Le Zinc du photographe

Finalement, que me reste-t-il comme matériel pour entamer 2023 ?

Ah, ça fait un moment que je ne vous ai plus embêté avec mes pérégrinations au sujet de mon matériel.

En fait, je me suis adapté, au fur et à mesure de mes pratiques, de mes envies, de mes ressources aussi. Il faut bien l’écrire, car le prix des appareils ne cessent de dépasser les milliers d’euros, du moins en neuf (et quelques vieilles gloires qui me surprennent encore).

Bref, qu’ai-je gardé dans mes sacs photo pour commencer 2023 ?

  • Pour la photo de rue en numérique, j’ai repris un Olympus OM-D E-M1 avec un zoom 14-150 Lumix G Vario IOS. Il est « tropicalisé » et la pluie ne lui fait donc pas peur. Petit et alerte, il offre une bonne visée et une réactivité largement éprouvée. En plus, avec son écran monté orientable, je peux l’utiliser discrètement si besoin. Je l’ai glissé dans mon sac Lowepro Passport Sling avec deux batteries de rechange (ben oui, c’est un hybride).
  • Pour la photo de rue en argentique, mon bon vieux Ricoh R1 et sans doute l’un ou l’autre vieux boitier que j’aurai envie d’essayer au fur et à mesure. Lui, il est souvent dans une poche (et dans l’autre, il y a un film ou deux, selon l’humeur).
  • Pour toutes les autres formes de photographie, un Sony A7 premier du nom avec un objectif 24 – 70mm Sony Vario-Tessar ZA OSS signé Carl Zeiss ouvrant à f4 constant. Lui aussi est tropicalisé et je peux vous assurer que ce n’est pas un vain mot, il a résisté à une pluie diluvienne lors de notre stage à la Côte d’Opale. Le tout se promène généralement dans un sac Hama, accompagné de filtres ND K&F Concept ND 1000 magnétiques, un filtre ND 400 Hoya à viser, une télécommande intervallomètre Rollei et quatre batteries.

Il me reste toujours un Canon Eos 30 dont je n’arrive pas à me séparer.

Un autre appareil que je dois encore et toujours tester, le Mamya 645 Pro, un 6×6.

Enfin, je garde le Kodak Classic Smile et le Lomo Instant Wide pour les instantanés.

Pour le portage, un Lowepro Passport Sling donc, un Peak Design Everyday Sling 5l, un Lowepro Flipside 400AW et un sac Hama Daytour 230. Tous sont imperméables et si besoin, équipés d’un sac étanche pour le Flipside et le Daytour.

En trépied, après avoir hésité et tâtonné, j’ai acquis en occasion un [pro]Master Professional Specialist SP528 avec une rotule SPH45P de la même marque. Un peu lourd mais inébranlable.

Voilà, voilà … me reste plus qu’ à vous montrer ce que je peux en faire, au fil des jours.

Le Zinc du photographe

Kodak Classic Smile, l’instantané

Pourquoi un appareil instantané dans mes appareils ?

Je vais reprendre une anecdote que j’ai déjà citée : un jour, nous étions en île Maurice et voyant un couple cuire des samoussa, nous leur avions demandé si nous pouvions les prendre en photo.

Non seulement ils ont accepté mais ils ont invité mon épouse à essayer de les cuire elle-même.

Nous voulions les remercier et nous avons pensé qu’une photo souvenir leur ferait plaisir.

De fait, nous avons passé une bonne demi-journée à trouver une borne pour pouvoir effectuer la démarche et développer les quelques photos que nous leur destinions.

Dès lors, il m’a semblé utile de toujours avoir avec nous un appareil instantané.

Là, ça se complique car si l’offre de Fuji est pléthorique, malheureusement, la taille des photos, si elle ravi les plus jeunes, me semble bien trop petite.

Il y a bien les Square et les Wide, mais ils font respectivement 6,2×6,2 et 9,5×6,09, tandis que le Kodak fait 10,08 x 8,9 cm, sur papier Zink.

Je pourrai aussi utiliser un bon vieux pola, mais les films sont trop chers et la qualité moindre que la technologie Zink.

L’avantage de cet appareil, comme les Fuji d’ailleurs, est qu’il possède une carte mémoire, qui permet de retirer les photos si besoin, voir de les retravailler un peu. Ne nous attendons pas à pouvoir les tirer en grand format, la qualité ne suivra pas mais elle reste acceptable aux mêmes dimensions que celle prévue pour la photo originale.

Attention, chaque photo faite est imprimée : il faut y penser avant de déclencher pour réduire les coûts.

Petit avantage du Kodak Classic Smile : vous pouvez l’utiliser comme imprimante à partir d’un téléphone, via une application dédiée.

Les photos donnent un effet un peu vintage mais elles sont précises et bien détaillées. C’est un peu le trait de caractère du papier Zink.

Au chapitre des regrets, on ne peut pas voir la photo avant de l’imprimer et on n’a aucun contrôle sur les réglages. Soyons de bon compte, avec un Polaroïd non plus et ça n’a jamais empêché personne de faire de bonnes photos. Il faut parfois savoir lâcher prise !

Bref, si l’appareil n’est pas parfait, il rempli le job et c’est ce que nous lui demandons.

En photo de paysage, portrait, urbaine

En photo de paysage, portrait, urbaine (évolution septembre 2020)

Puisque je modifie le panel de mes appareils, j’en profite pour refaire un petit point sur le site, pour le mettre à jour.

Après le changement d’appareils pour la photo de rue, modifications aussi pour la photographie de paysage, portrait et urbaine.

En numérique, je garde l’Eos 6D Mark I, qui est finalement très performant, tropicalisé et – surtout – plus léger et compact que le Canon Eos 5D Mark III que j’utilisais.

Pour aimer son appareil, il faut avoir envie de le sortir, de se sentir bien avec lui. Malheureusement, je n’avais plus ces sensations avec l’Eos 5D Mark III. Quelques soucis de santé me contraignent à faire attention au poids que je transporte, et là, le 5D Mark III devenait trop lourd pour moi.

Cela reste un appareil d’exception, ultra performant, mais je n’avais plus envie de le sortir.

Je double le 6D d’un Canon Eos 100D parce que ce modèle est le plus performant des reflex vraiment compacts de chez Canon. C’est un APC-S et donc je ne peux utiliser que mon 17 – 40 série L avec lui, pour garder à peu près l’équivalent du 24 -70mm ou garder le 18 -55 de base, un peu moins performant.

Comme objectifs, justement, je garde donc le 17 -40 série L f4, le 85mm f1,8 constant, le 70 – 300 f4 – 5,6 ,le 18 – 55 compact et passe partout (mais uniquement avec l’Eos 100D).

En argentique, je garde le Canon Eos 30 et le Mamya 645 Super – qui est un moyen format en 4,5×6

En développement instantané, le Kodak Classic Smile parce que ses photos sont de plus grandes dimensions que le square ou le wide de chez Fuji.

Bien sûr, je garde quelques appareils disons « exotiques », que j’ai envie d’essayer dans l’une ou l’autre discipline, mais ceux-le je vous les présente au fur et à mesure, il ne font pas partie de mon équipement de base.

Il me reste à vous souhaiter aussi de trouver la bonne combinaison d’appareil, ceux qui vous font plaisir et qui correspondent à vos besoins, ou envies.

Le Zinc du photographe

Récapitulatif de mes appareils (novembre 2020)

Le récapitulatif que je vous présente ici est celui des appareils que j’utilise vraiment régulièrement.

J’ai encore quelques pépites dans mes armoires, que je sors au fur et à mesure de mes envies d’essais, tests et autres comparaisons, toujours très subjectives, mais c’est plus pour le plaisir de découvrir ces quelques belles machines – et pourtant je ne suis pas collectionneur, je vous assure !

Donc, ceux que je vous présente ici sont mes appareils de « tous les jours ».

En photo de rue :

  • Lumix GX9 + 14 mm f1:2,5 (28mm en 24×36)
  • Leica M5
  • Ricoh R1 (argentique) focale fixe 30 mm f1:3,5

En photo de paysage, urbaine, portrait :

  • Canon Eos 6D
  • Canon 7D
  • Canon Eos 30 (argentique)

Avec ces trois Canon Eos, des objectifs de la marque :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L,
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 constant série L,
  • EF 70 – 200 mm f1:4 série L,
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • et un doubleur de focale Kenko (x2)

Pour les autres :

  • Mamya 645 Super (argentique) 4,5×6
  • Kodak Classic Smile (instantané) 89x108mm ZeroInk

Parfois je me dis que ce qui est fatiguant c’est de penser à ces appareils électroniques dont je sais que les jours sont comptés. Parce que les obturateurs ont été prévus pour X milliers de déclenchements et puis … on ne sait pas, sauf à – peut-être – devoir passer par le SAV, pour autant que le coût de la réparation ne dépasse pas la valeur de l’appareil et/ou que les pièces soient encore disponibles.

Avec les anciens appareils argentiques la question se pose sous une autre forme : jusqu’à quand fabriquera t’on encore les pellicules pour les alimenter ? Au rythme ou certaines disparaissent, ça fait peur.

Jamais je pense, depuis l’invention de la photographie, les industriels n’ont aussi bien orchestré l’obsolescence programmée de leurs appareils, obligeant à toujours faire « évoluer » son parc, pas seulement pour rester au goût du jour mais tout simplement pour pouvoir continuer à photographier.

A l’époque de l’argentique, ne nous leurrons pas, la bataille marketing faisait aussi rage et les nouveaux produits sortaient aussi régulièrement, mais pas au rythme d’aujourd’hui (Canon aura attendu 10 ans avant de remplacer son fleuron, le F-1 p. ex.). Et il n’était pas rare qu’un photographe garde son appareil dix, vingt ans sans que ses photos n’en pâtissent. Les réglages étaient toujours liés au triangle de l’exposition, point barre ! Mais il savait s’en servir et comprendre la lumière, plutôt que les 500 pages de réglages des appareils « modernes ».