Mes appareils et leurs accessoires

J’ai – peut-être – enfin trouvé la combinaison qui me convient !

En septembre, je tentais un récapitulatif de mes appareils, que vous pouvez retrouver ICI.

Depuis, des réflexions, menées avec d’autres photographes et par rapport à mes pratiques, m’ont permis de refaire le point et de reconsidérer certains de mes choix, que je vous présente ici.

J’ai envie d’écrire que ce devrait être le dernier chapitre, mais sait on jamais…

Pour la photo de rue, en numérique, je cherche un appareil léger, discret et performant au niveau de l’autofocus et du temps de sortie en mode veille, avec objectifs interchangeables, même si je privilégie toujours une focale grand angle.

J’ai donc arrêté mon choix sur le Lumix DMC-GX9 avec un objectif pancake 14mm f1:2,5 (28mm en 24×36). Son écran et son viseur orientable, sa rapidité de mise en route et de sortie de veille en font un excellent compagnon de rue.

Pour le fun et quand je suis d’humeur taquine, le Fed digitalisé qui est un vrai hybride, au sens noble du terme (et un beau moyen de communiquer).

En argentique, je garde mon Ricoh R1 avec son objectif fixe 30mm f1:3,5. Sachant que je vais encore faire pas mal d’essais d’appareils plus anciens, que je vous présente au fur et à mesure de mes découvertes.

Pour la photo de paysage, portrait, animalière, en numérique, je garde le Canon Eos 5D Mark III, que je double d’un Canon Eos 70D, un réflex expert performant avec un écran orientable et tactile, au format APS-C (coefficient de 1,62 pour la conversion en 24×36).

Au niveau des objectifs, je garde :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L qui, monté sur l’Eos 70D me donne l’équivalent d’un 28 – 64 en 24×36
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 série L
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM avec un doubleur de focale Kenko
  • EF 85mm f1:2,8 USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • EF-S 18 – 55 f1:3,5 – 5,6

En argentique, je garde le Canon Eos 30,qui peut utiliser tous les objectifs des numériques même si sa focale préférée reste le 28 – 80 f3,5 – 5,6 de son époque.

Je garde le Mamya 645 Super (moyen format en 4,5×6) que je sortirai pour les portraits et le paysage

Et pour les photos souvenirs instantanées, le Kodak Classic Smile avec son grand format (10x9cm).

Voilà …

Ce qui veut dire, si vous me suivez depuis un moment, qu’il y a donc des appareils à vendre. Vous trouverez le lien dans la rubrique A VENDRE

Sans doute y aura t’il parfois des ajustements mais en principe, j’ai trouvé la combinaison des appareils qui me conviennent et – surtout – avec lesquels je garde du plaisir à photographier.

Le Zinc du photographe

Récapitulatif de mes appareils (novembre 2020)

Le récapitulatif que je vous présente ici est celui des appareils que j’utilise vraiment régulièrement.

J’ai encore quelques pépites dans mes armoires, que je sors au fur et à mesure de mes envies d’essais, tests et autres comparaisons, toujours très subjectives, mais c’est plus pour le plaisir de découvrir ces quelques belles machines – et pourtant je ne suis pas collectionneur, je vous assure !

Donc, ceux que je vous présente ici sont mes appareils de « tous les jours ».

En photo de rue :

  • Lumix GX9 + 14 mm f1:2,5 (28mm en 24×36)
  • Leica M5
  • Ricoh R1 (argentique) focale fixe 30 mm f1:3,5

En photo de paysage, urbaine, portrait :

  • Canon Eos 6D
  • Canon 7D
  • Canon Eos 30 (argentique)

Avec ces trois Canon Eos, des objectifs de la marque :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L,
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 constant série L,
  • EF 70 – 200 mm f1:4 série L,
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • et un doubleur de focale Kenko (x2)

Pour les autres :

  • Mamya 645 Super (argentique) 4,5×6
  • Kodak Classic Smile (instantané) 89x108mm ZeroInk

Parfois je me dis que ce qui est fatiguant c’est de penser à ces appareils électroniques dont je sais que les jours sont comptés. Parce que les obturateurs ont été prévus pour X milliers de déclenchements et puis … on ne sait pas, sauf à – peut-être – devoir passer par le SAV, pour autant que le coût de la réparation ne dépasse pas la valeur de l’appareil et/ou que les pièces soient encore disponibles.

Avec les anciens appareils argentiques la question se pose sous une autre forme : jusqu’à quand fabriquera t’on encore les pellicules pour les alimenter ? Au rythme ou certaines disparaissent, ça fait peur.

Jamais je pense, depuis l’invention de la photographie, les industriels n’ont aussi bien orchestré l’obsolescence programmée de leurs appareils, obligeant à toujours faire « évoluer » son parc, pas seulement pour rester au goût du jour mais tout simplement pour pouvoir continuer à photographier.

A l’époque de l’argentique, ne nous leurrons pas, la bataille marketing faisait aussi rage et les nouveaux produits sortaient aussi régulièrement, mais pas au rythme d’aujourd’hui (Canon aura attendu 10 ans avant de remplacer son fleuron, le F-1 p. ex.). Et il n’était pas rare qu’un photographe garde son appareil dix, vingt ans sans que ses photos n’en pâtissent. Les réglages étaient toujours liés au triangle de l’exposition, point barre ! Mais il savait s’en servir et comprendre la lumière, plutôt que les 500 pages de réglages des appareils « modernes ».

Le Zinc du photographe

Canon Eos 5D mark III

Il est tout frais, il vient d’arriver … d’Espagne (tiens, comme l’Eos 6D qu’il va remplacer !).

En superbe état, avec sa boîte et tous ses accessoires, j’ai hâte de l’essayer.

Ce que je viens de faire, un peu par hasard (vous comprendrez mieux si vous lisez mon article sur le doubleur de focale Canon) et franchement, il a l’air épatant.

Un premier constat toutefois : il ressemble plus à un Eos 6D qu’à mon bon vieux Eos 5D Mark II. C.-à-d. qu’il est un peu plus léger, plus compact, avec une poignée mieux marquée et agréable à saisir, et un bouton pour l’allumer qui se situe autour du barillet des modes d’exposition (alors que sur le 5D MI il est sur la face arrière, avec 3 crans). Il fait moins « costaud » que son grand frère et pourtant il a les mêmes caractéristiques au niveau protection – tropicalisation). C’est vraiment un premier jet, je vous en parlerai plus dans les jours qui viennent.

Mais voilà donc un nouveau pensionnaire pour mon sac et un nouveau copain pour les objectifs Canon qui s’y trouvent. Il y restera en compagnie de l’Eos 6D.

Voilà, nous sommes le 09 juin (2020) et je reviens – enfin – sur le Canon Eos 5D mark III, que j’avais un peu laissé de côté, occupé à découvrir le Zeiss Ikon ZM.

Peut être tout d’abord, un petit comparatif entre le Mark II et le Mark III, sans tomber dans le descriptif trop technique :

  • 52 plus de points de focalisation en plus (61 vs 9) – ok, utile. Ces collimateurs sont répartis sur une zone de couverture plus large que les collimateurs du 5D Mark II. Cela permettra de mieux suivre automatiquement un sujet en mouvement
  • 28 zones de mesure de la lumière en plus (63 vs 35 z). Cela apportera une mesure de l’exposition plus précise dans les conditions complexes en permettant de découper la scène photographiée en plus de zones, afin d’obtenir une mesure moyenne plus précise.
  • 10.9% de mégapixels en plus (23.4MPvs21.1MP) – ok, utile
  • 4x plus de sensibilité à la lumière maximale (102400 ISO vs 25600 ISO) – ouais, à voir si utile car la plupart des tests estiment qu’au delà des 6400 Iso l’image se dégrade trop
  • Durée de la batterie environ 100 shots plus longue (950 shots vs 850 shots) – ok, utile
  • Une prise de photos 1.54x plus rapide en haute résolution avec AF en format JPEG (6fps vs 3.9fps) – surtout utile pour les photos rapides mais nous n’en sommes pas encore à la photo de sport, réservée au 1DX.
  • Couverture de visée 2% supérieure (100% vs 98%) – oui, tout à fait utile et surtout confortable
  • Deux emplacements pour cartes mémoires : une CF (comme sur le 5D MII) plus une SD (compatibles cartes SDHC et cartes SDXC). On peut déterminer ce que l’on veut mettre sur chaque emplacement carte mémoire. Exemple : RAW d’un côté et JPEG de l’autre, ou RAW d’un côté et vidéo de l’autre. Pratique !
  • Un mode HDR que le 5D MII ne possède pas
  • Et – pour ceux que ça intéresse – le Canon Eos 5D Mark III est encore meilleur en vidéo, mais personnellement, je ne m’en sers pas.

Ils sont tous les deux tropicalisés, avec un peu plus de joints sur le MIII.

Au fait, petite précision sur cette notion de tropicalisation : cela veut dire que votre appareil résistera à un ruissellement, même important (genre « drache » nationale du 21 juillet en Belgique) mais en aucun cas il ne résistera à une immersion. Tropicalisation ne veut pas dire étanche ! Et après avoir été arrosé, même copieusement, votre appareil appréciera beaucoup que vous l’essuyez complètement (d’où l’utilité du carré de micro-fibres ultra absorbant dans votre sac). D’autant plus s’il y a des différences de températures importantes entre le dedans et le dehors car un autre élément risque de faire mourir votre chère électronique, la condensation. Donc, le mot d’ordre est : essuyez tout le matériel. Enfin, dernier petit truc utile : ne jetez plus les petits sachets de dessicant que vous trouverez dans de nombreux achats, notamment d’appareils électroniques et mettez les dans votre sac, ils vous sauveront la mise (et ils sont réutilisables après un petit passage au micro-ondes). Voyez aussi l’article « il pleut (encore) ! »

La question qui tue : l’Eos 5D mark II est il encore une référence intéressante ? La réponse est oui, cent fois oui. Les améliorations du Mark III ne le rendent pas complètement obsolète et il fera le plaisir de nombreux photographes qui n’osaient pas, faute de budget, faire le pas vers le plein format.

Sa solidité, ses capacités ont pleinement satisfait des générations de photographes pro ou experts, non sans raison. Si l’Eos 5D première génération est lui dépassé (18Mp et plus reconnu par les systèmes informatiques nouveaux), l’Eos 5D seconde génération est largement encore dans le coup, surtout si votre pratique est celle du studio et du paysage.

Pour en revenir à notre Canon Eos 5D mark III, il devient mon boitier principal, épaulé par l’Eos 6D.

Je le teste avec le doubleur et le 70-200 mm sur des Rouges-Gorges, Geais, Mésanges et quelques écureuils facétieux et gourmands. Les photos seront bientôt dans la rubrique « La Terre est belle« .

A ce sujet, je pense avoir trouvé l’explication de pourquoi l’autofocus du Eos 5D mark II et du Eos 6D ont déclaré forfait. Je vous la livre telle quelle : « … le module AF de Canon est le plus complet du moment avec 61 points dont 41 en croix et 5 en double croix. Mais attention, ces chiffres varient en fonction de la luminosité des optiques et des modèles. Ainsi, les 5 points en double croix ne sont actifs qu’avec certaines optique à f/2,8 ou plus lumineuses. A f/4, 5 les 5 poins en double croix ne fonctionnent plus et il faudra se «contenter» des 41 collimateurs en croix. À f/5,6 seuls les 21 collimateurs centraux en croix sont actifs, les 20 restant sur les 61 points sont linéaires. Avec certaines optiques le nombre total de collimateurs se réduit à 33.

Avec une ouverture à f/8, l’autofocus ne fonctionne simplement pas. Ainsi, les optiques f/4 utilisées avec un doubleur 2x ne disposeront pas d’autofocus ». Dixit un test fait par « Les numériques » (https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-5d-mark-iii-p46451/test.html, pages consultées le 09/06/’20). Là où je pense que l’explication peut être logique avec le 6D et le 5D, elle est erronée avec l’Eos 5D mark III car il fonctionne parfaitement avec le doubleur, il suffit de monter un peu dans les ISO.

C’est donc un nouveau compagnon, bien agréable à prendre en mains et je vous avoue que j’aimerais pouvoir prendre quelques jours de vacances pour le tester en paysages, autres que ceux de mon quartier !

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 5 D Mark II

En photo « généraliste », c’est un Canon Eos 5 D Mark II qui m’épaule pour exprimer ce que je ressens. Mes optiques privilégiées sont un 24 – 70 mm f1:2,8 série L constant de chez Canon et un 70 – 200 mm f1:4 (série L) de chez Canon, auxquels j’ai ajouté un 17 – 40 mm f1:4 toujours en série L. Ce n’est pas le plus léger des appareils mais il assure et me rassure.

Son viseur ne couvre que 98% du cadre ? Sa rafale ne dépasse pas 3,9 images seconde ? Sa sensibilité n’est que de 25600 ISO ? Bon, et alors ? Je l’ai payé un prix raisonnable avec moins de 40000 déclenchements. Pour avoir des caractéristiques plus « performantes », il me fallait sortir, au bas mot, 2500€. Donc, comme je ne photographie pas par nuit noire des endroits tout noirs, que je ne fais pas de photos sportives et que je connais les limites de mon cadre, il est parfait.

Du côté des avantages : il est tropicalisé, costaud (certains disent indestructible, mais je n’ai pas essayé !), très digne successeur du 5 D premier du nom, qui a ouvert la légende.

Et pour tout vous avouer, j’ai hésité à le revendre : j’avais acheté un Canon 6 D qui devait le remplacer dans mon sac, mais … il est très attachant et – petite coquetterie – il va bien avec les optiques au liseré rouge.

Ce n’est pas par snobisme que j’utilise les optiques Canon au filet rouge, mais pour leurs qualités optiques et leur solidité. Pour tout vous dire, j’avais d’abord acquis un Tamron 24 -70 f1:2,8 constant, qui faisait le job. Puis, j’ai eu l’occasion (c’est le cas de le dire puisque acheté en seconde main) d’acheter la même chose chez Canon, avec le liseré rouge et là, comme on dit, « y a pas photo » ! Tout d’abord, le silence de fonctionnement, l’onctuosité des bagues, leur tropicalisation, la qualité des images, p. ex., font toute la différence.

il y a même une échelle de profondeur, parfois bien pratique

Bref, le Canon Eos 5 D mark II est pour moi un excellent choix, même si je vous avoue que, parfois, il me semble bien lourd, d’où l’importance, comme souligné ailleurs, d’une bonne sangle et d’un bon sac.

Et finalement, j’ai racheté un troisième boitier Canon Eos, l’Eos 5D … Mark III . Je vais tester le nouveau venu pour voir qui sera le plus souvent dans le sac, avec le 24 – 70 mm f2,8. Mais je garde les deux, ils fonctionnement trop bien.

Comme je le dis souvent, même si mon premier réflex fut un Fuji ST 601, c’est avec le Canon Ftb des parents que j’ai appris et pris goût à la photo.

Je fus parfois infidèle à la marque, mais j’y reviens toujours car je n’ai pas encore trouvé mieux. Il y a une constance chez eux. Et, franchement, je commence à pouvoir en témoigner : le Canon P (1958), le Canonet 17 QL GIII (1972), le F-1 News (1981), l’Eos 30 (au début des années 2000), l’Eos 5D MII, l’Eos 5D mark III, l’Eos 6D, l’Eos 50M, le Zoemini C sont mes partenaires privilégiés.

Le Canon Eos 5 D MarkII est un appareil idéal, même s’il eut pu être plus léger. Mais vous pouvez le sortir partout, par tous les temps, il répond toujours présent. Au niveau ergonomie, la poignée aurait pu être un peu plus fine et creusée, comme l’Eos 5D Mark III, mais pour le reste, il ne lui manque rien et tout tombe sous les doigts, rapidement, presque sans plus regarder. Comme dit l’adage, « l’essayer, c’est l’adopter! »

La seule chose que l’on pourrait reprocher à ces appareils, en comparaison avec leurs aïeux, c’est qu’ils se marquent de manière moins esthétique !

Bon, écrit ainsi, ça à l’air bête, mais quand vous voyez un A-1 ou un F-1 patinés, c’est beau à voir. Alors que les nouveaux Eos, même si leur coque est composite (alliage de magnésium et « plastique » renforcé), se marquent de façon moins jolie : la couleur se perd et reste apparent le plastique gris qui est dessous, donnant air un peu « cheap » à l’ensemble, alors qu’ils sont très solides. Je crois que le gaffer va ressortir !

Tiens, ça me fait penser au malheureux photo-reporter Bill Biggart, tragiquement disparu dans l’effondrement de la seconde tour des Twin Towers, le 11 septembre 2001. Il était équipé de 3 appareils Canon, deux Eos argentiques et un Eos 30D numérique. Les sauveteurs ont retrouvé son corps et quelques effets personnels, dont les 3 appareils. Les deux argentiques, hélas, étaient éclatés et les pellicules à l’intérieur voilées. L’Eos numérique était lui fêlé de partout, toutefois Chip East, l’ami de toujours, réussit, avec mille précautions à sortir la carte et à la lire, dévoilant ainsi la toute dernière photo prise par Bill Biggart, moins de deux minutes avant son décès.

L’historie complète est à lire dans « les Héros du photojournalisme » dont les références sont dans ‘Les incontournables », les livres.