Les nouveautés en un lieu

Faut pas pousser bobonne dans les orties …

Vous connaissez cette expression, qui exprime bien le ras-le-bol face à certaines pratiques.

Alors, pour la dernière ineptie en date qui me fait bondir, ce sont nos amis de Lomography qui vont en faire les frais …

Voyez cette publicité :

Vous allez me dire : « mais pourquoi il s’énerve encore ? »

On n’arrête pas de nous bassiner avec la « green attitude » et là on nous balance un bout de plastique, vaguement remis au goût du jour, au prix de l’or !

Que Lomography nous ressorte des films, dont certains exotiques ou curieux, pour faire des expérimentations, soit, c’est même une excellente idée mais, que diable, il y a un parc extraordinaire de vieux appareils, vachement mieux fichus que le Lubitel, qui peuvent encore parfaitement servir.

Mais il faut aller farfouiller …

« Dites, les jeunes à qui s’adresse cette publicité, vous n’en avez pas assez de vous faire pigeonner au nom du sacro-saint dieu marketing ? »

Soyez originaux, faites preuve d’audace, d’intelligence et intéressez-vous aux presque deux siècles de photographie argentique qui ont encore tant d’appareils à vous faire découvrir.

Allez, des exemples (comme ça vous ne devrez même pas trop chercher) :

1- Yashica A – B – C – D qui proposent des vitesses jusqu’au 1/300s, avec un objectif en 3 éléments ouvrant à f3,5. Avec un peu de recherches, ils sont à moins de 300€.

2 – Minolta Automat avec objectif Promar 75mm f3.5 et obturateur Crown II-Tiyoko 1 à 1/300s, lui aussi aux environs des 300€.

3 – Semflex, une marque française qui offrait l’équivalent du Rolleiflex à bon prix : Semflex Standard 3,5b, Semflex Oto 3,5b avec objectifs Angénieux ou Berthiot et vitesses au 1/300s voire 1/400s. Moins de 300€

4 – Yashicaflex B et C avec objectifs ouvrant à f3,5 et vitesses jusqu’au 1/300s, la même qualité que les Yashica. Moins de 300€

5 – Rolleicord, le Rolleiflex des « amateurs » : allez voir les Rolleicord III et IV, encore accessibles et tout aussi bons que le « professionnel ». Autour des 300€

6 – Lubitel, le vrai : Lubitel 166 – 166 B – 166 Universal. Au moins, vous ferez faire des économies de plastique, ils existent toujours et offrent peu ou prou les mêmes fonctionnalités que le « nouveau ». Généralement à moins de 200€ si en excellent état, avec gaine et filtres (sinon, pas plus de 60€).

7 – Echoflex, Lustreflex, Elegaflex (c’est le même appareil), japonais, peu courant, avec un objectif de 75mm ouvrant à f3,5 et obturateur au 1/300s. Moins de 300€

La liste est encore longue, mais vous trouverez déjà là de quoi vous faire plaisir.

Les films en 120 sont courants, tant chez Lomography que chez Retrocamera ou Fotoimpex

Tous les appareils cités ci-dessus vous offrent les mêmes « arguments » que le « nouveau » Lubitel 166+ (en stock limité une fois – pour bien presser le citron) :

  • les réglages sont manuels
  • les objectifs sont en verre
  • les obturateurs sont costauds car métalliques et offrent au moins le 1/300s
  • un filetage pour trépied
  • certains ont une griffe porte-accessoires (pour le flash), sinon on attache une rampe par dessous sur laquelle on fixe le dit flash. Mais l’usage de cet accessoire n’est pas indispensable (encombrant, agressif)
  • hormis le « vrai » Lubitel, ils sont tous en métal
  • on trouve encore une foule d’accessoires intéressants (filtres, pare-soleil, verres de visée quadrillé, etc.)

Et, cerise sur le déclencheur, non seulement vous recyclez mais vous aurez en main de beaux boitiers, avec une histoire. Pas un bout de plastique ruminé par des as du marketing qui ne font que ressasser de vieilles recettes !

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Une série d’articles exceptionnels.

Vous le savez, j’aime les appareils aux histoires singulières, attachantes, différentes.

Cet article est en fait le second d’une série. Tous les articles qui participeront de celle-ci seront identifiés pour rappeler leur caractère particulier. Pourquoi ?

Un jour une Dame me contacte, ayant découvert le site, pour me demander si je peux l’aider dans l’expertise de la collection que lui a laissée son défunt mari.

Rendez-vous est pris pour une première rencontre, celle où je verrai si je peux effectivement lui être d’une quelconque utilité.

Pour situer cette collection, disons qu’elle a commencé en 1965 et qu’elle s’est arrêtée, malheureusement, au décès de Monsieur, en 2017.

Cinquante-deux ans de passion, d’achats, de ventes, d’essais et erreurs pour trouver l’appareil qui fait palpiter le cœur, qui intrigue, ou simplement qui est une occasion de trouver – encore – un modèle différent.

De l’argentique aux balbutiements du numérique, ce Monsieur a patiemment construit une collection éclectique, non figée, seulement dictée par ses envies, sa curiosité, ses moyens du moment.

Ah ! j’aurais aimé reprendre les quelques 700 appareils et accessoires de cette passion mais mon budget ne le permet pas, ni la place pour l’installer d’ailleurs.

Alors j’ai acquis quelques uns de ces appareils, soigneusement rangés, amoureusement répertoriés, généralement dans un état proche du neuf quand ils ne le sont pas (j’ai plusieurs tickets de caisse, factures qui en témoignent).

Et dans la mesure du possible, j’essaye d’aider Madame à vendre à d’autres amoureux de ces beaux objets les pièces qu’elle possède encore.

Car elle ne veut en aucun cas que cette collection ne soit dispersée qu’à des « marchands », qui n’auront aucun égards ni affects pour ces boitiers/objectifs/accessoires réunis avec patience par son mari et qu’elle a soutenue avec amour et bienveillance.

Au fur et à mesure, nous cochons des noms sur des listes, ceux qui s’en vont …

S’il n’y a pas forcément de « pièces rares » au sens excentrique du terme, il y a des pièces dignes d’intérêt car elles représentent une époque, un format, une innovation particulière d’un temps donné. Et il y a des objets étonnants, à l’image, par exemple, de ce coffret intégralement complet d’un Photo Sniper FS-12 que l’on dirait sorti du magasin quelques heures plus tôt ou ce Fujita 66 peu courant, ou encore le Gomz Leningrad que je vous ai présenté il y a peu et qui est le premier article de la série.

Voilà, vous comprendrez mieux dès lors le rappel discret que je ferai lorsque je vous présenterai un appareil ayant appartenu à ce Monsieur. C’est ma manière de lui rendre hommage et de remercier son épouse pour la confiance qu’elle m’a témoignée.

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Bien débuter en argentique : le workshop avec un professionnel

Pas mal de personnes me posent la question : « où trouver de bons conseils pour débuter en argentique ? »

Si vous vous en souvenez, j’avais écris un article à ce sujet, vous recommandant quelques sites que je pense utiles et bien faits.

Mais le mieux, sans conteste, est de pouvoir apprendre sur le terrain avec un professionnel, qui va vous donner les conseils utiles et judicieux pour que votre expérience photographique soit pertinente : lire la lumière, les réglages des appareils argentiques selon les situations réelles (vous serez en immersion), le choix des films et, pourquoi pas, comment les développer.

Alors rassurez-vous, ce n’est pas moi qui propose ce genre d’expériences, mais Fred, d’Histoire de photos qui met en place ces sorties, sur Lille.

Si vous voulez en savoir plus, un petit tour sur son site vous donnera toutes les informations pratiques : Histoire de photos.

Croyez-moi, pour avoir déambulé avec Fred notamment à Tournai, vous apprendrez plus en quelques heures avec lui qu’en restant des heures devant votre PC à regarder des tutos.

Alors il me reste à vous souhaiter bonne balade et bonne découverte de ces appareils qui vous plaisent tant. Vous serez surpris de tout ce qu’on peut faire avec eux …

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Transformer un argentique en numérique ? Rêve ou (bientôt) réalité …

Certains vont crier au scandale, d’autres trouveront l’idée surprenante et, in fine, pourquoi pas ?

Je vous ai déjà présenté en son temps des réalisations léchées de l’ami Georges, comme le Fed digitalisé ou le ZorSony, qui sont des hybridations au vrai sens du terme : le mélange d’un appareil argentique avec un appareil numérique.

D’autres se sont essayé à cet exercice avec plus ou moins de bonheur mais le principe reste le même : vider de ses entrailles mécaniques le donneur pour les remplacer par un appareil numérique.

Et puis il y a une autre voie, celle qu’à choisie la société « I’m Back Film » depuis 2016, à savoir garder intact l’appareil mais lui adjoindre un dos numérique en ôtant seulement le dos de l’appareil, remplacé par un montage qui contient l’alimentation et un capteur digital.

Si l’idée était intéressante, il faut reconnaître que l’ajout était imposant et pas très pratique, d’autant qu’il utilisait un petit capteur, comme ceux des petits compacts d’autrefois.

Bien sûr on ne touchait pas à l’intégrité de l’appareil mais la qualité n’était pas (plus) vraiment au rendez-vous, sans compter les problèmes de conversions dues au objectifs conçus pour le 24×36 et un micro-capteur pour recevoir la lumière.

En soi l’idée était de proposer un dos qui contienne le capteur, l’électronique nécessaire, l’alimentation. Mais c’était encombrant :

« Early bird », le nom de cet engin, était vendu plus ou moins 539€. C’était le prix à payer pour garder son vieil appareil mais bénéficier d’une capture digitale digne de ce nom. Les capteurs proposés ayant évolués et les derniers proposaient même du 16Mpx.

Vous l’aurez compris, le frein principal était la taille et l’embonpoint créé par cet appendice, finalement peu pratique.

Mais chez « I’m Back Film » ils ont de la suite dans les idées et ils nous proposent une nouvelle version de leur gentil délire. Une campagne de financement participatif (Kickstarter) vient d’être lancée pour financer ce nouveau projet et remporte un franc succès.

Cette fois il ne faut plus démonter le dos de son appareil mais bien glisser une « cartouche de pellicule » attachée à une mappe de connexion qui porte un capteur Micro 4/3 de 20Mpx qui lui vient se positionner dans la chambre, comme le film d’antan.

Voici une image du module :

Que l’on glisse dans l’appareil argentique :

Comment ça fonctionne ?

Un câble souple vient se brancher sur la « cartouche » et devra sortir du dos. Il se connecte à un bloc, qui sert de grip et que l’on fixe à la base de l’appareil avec un adaptateur. Ce boitier contient la batterie au lithium et une carte SD (SD Class 1 jusqu’à 256Go). C’est lui qui reçoit les images du capteur. Il porte aussi un petit écran couleur de 1,5″ et une commande à coller au dos de l’appareil, un gros bouton rouge, le déclencheur en fait du système (c’est lui qui met en marche le capteur). La poignée abrite aussi le logement d’un micro et d’un haut-parleur, liés à un Voice Commander, sans doute pour des commandes vocales ultérieures.

L’ensemble dispose encore d’une sortie HDMI, d’une prise USB-C (pour la recharge et le transfert filaire sur PC sous Windows 2000/XP/VISTA/7 ou plus, ou sur Mac OSX depuis 10.3.6) et d’une connexion WiFi pour un transfert vers Smartphone ou tablette piloté par l’application I’m Back Film (pas encore disponible).

Bon, ça c’est pour la « mécanique ». De fait, le capteur Micro 4/3 placé dans un appareil conçu pour le 24×36 donne droit à un … recadrage : un 35mm devient un 70mm par exemple.

Evidemment cela va poser problème pour viser correctement aussi le kit contient-il un cache translucide à coller sur le verre interne du viseur pour délimiter précisément la zone de cadrage, celle du capteur.

La question du « recadrage » pose aussi problème vis-à-vis des objectifs : comme écrit plus haut, un 35mm devient de facto un 70mm. Pour ne pas changer son parc de cailloux, « I’M Back » suggère d’utiliser un convertisseur optique grand-angle pour retrouver la focale standard (livré dans le kit d’installation), solution peu onéreuse, mais moins qualitative qu’un réducteur de focale monté derrière l’objectif.

Franchement, il y a intérêt à posséder des objectifs lumineux pour compenser la perte de luminosité due à cet ajout optique.

Malheureusement, outre la dégradation optique inhérente à l’ajout d’une pièce extérieure, il faut aussi compter sur la déformation du champ de vision que ce complément induit. La couverture angulaire absolue pourrait être de la partie (35 x 0,5 x 2 = 35 mm), mais entre les problèmes d’alignement du plan focal image (le capteur) – si vous regardez bien les images, le capteur n’est « fixé » au cadre de la chambre que par le presse-film – et la distorsion apportée par le complément et la réduction de la qualité d’image, il est clair que votre objectif préféré ne donnera pas les résultats optimaux !

Ceci étant, l’enregistrement photo se fait en RAW et JPEG, avec une sensibilité allant de 100 à 6400 ISO. Il est accompagné de Presets Noir et Blanc, Kodachrome et Fujifilm. Il peut même filmer avec un format vidéo montant à 4K et 60fps.

Ils auraient pu utiliser un capteur « full frame » pour simplifier la vie de tout le monde, mais c’est une question de coût. En effet, la production en petite quantité de capteur APS-C et de capteur plein format atteint des prix rédhibitoires. Restait donc l’option du capteur Micro 4/3, un peu plus accessible.

« Mais comment ça fonctionne ? »

De fait, entre le module et le boitier, il n’y a pas de connexion directe. Il vous faudra d’abord presser le déclencheur (le gros bouton rouge au dos du boitier) pendant 2 secondes pour activer le capteur. Puis vous pourrez activer le déclencheur de l’appareil ce qui va libérer l’obturateur et laisser entrer la lumière sur le capteur. Réarmer et recommencer.

Sauf que vous pourriez aussi utiliser la pose B, qui laisse l’obturateur ouvert, et actionner le déclencheur du système. Là, non seulement vous gagnez un appareil digital mais aussi un « vrai » hybride puisque vous verrez sur le minuscule écran l’image se former devant vos yeux ébahis !

Dans ce cas de figure, les fonctions telles que la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO sont automatiquement prises en charge par le module, permettant au photographe de se concentrer uniquement sur la mise au point et l’ouverture de l’objectif.

En résume vraie bonne idée à peaufiner ou énième tentative de bidouiller du digital dans des appareils qui n’ont jamais été conçu pour ça ?

Honnêtement, si ce n’était le prix (673€ en principe), je me laisserais bien tenter (mon côté curieux) mais en même temps je me dis que pour moins que cette somme je peux de nos jours acheter un vrai hybride un peu passé comme un excellent Olympus OM-D EM-1 de première génération, voire même de la seconde ou encore un Canon Eos M50. Le premier cité a en outre la bonne idée de ressembler assez fort aux anciens boitiers argentiques et c’est aussi un Micro 4/3

Bah, dans quelques années, les capteurs full frame seront abordables, la miniaturisation encore meilleure et I’m Back Film nous proposera encore une solution plus élégante et enfin pleinement utilisable, qui sait …

Voici à quoi ressemble la boite du kit, proposé à 673€ dès juillet 2024.

Des références : https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/i-m-back-film-le-retour-de-la-pellicule-numerique-chimere-ou-realite-n213908.html, https://imback.eu/home/, https://phototrend.fr/2023/10/kit-im-back-film-capteur-numerique-boitier-argentique/, https://www.frandroid.com/produits-android/photo/appareil-photo/1834119_im-back-film-on-en-sait-un-peu-plus-sur-la-pellicule-numerique-pour-appareils-argentiques, https://www.reponsesphoto.fr/actualites/materiel/im-back-film-le-capteur-micro-4-3-reflex-argentiques-51464.html#item=1

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Restauration profonde d’un vieil appareil argentique.

Souvent je fais allusion à mon désappointement quand je tombe sur une caisse d’appareils maltraités.

Et je me désespère de pouvoir en sauver l’un ou l’autre, certains « vide-grenier » n’ont vraiment aucun respect pour les objets qui passent entre leurs mains et c’est ainsi que disparaissent parfois certains petits bijoux, faute de pouvoir leur redonner vie.

Mais Mathieu Stern, photographe expérimental français va nous montrer que (presque) tout est possible quand on tombe sur une perle que l’on veut absolument sauver.

En l’occurrence, un Edixa – Mat Reflex des années soixante qui a connu des jours bien meilleurs et plein de (mauvaises) surprises …

Mais je vous laisse découvrir la vidéo qu’il a réalisée à son sujet.

Bon, tous les appareils ne se démontent pas aussi facilement, mais ne boudons pas notre plaisir, le travail est excellent et voilà un beau boitier revenu à la vie.

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Un Minolta 5000 AF à donner

Amis français qui habitez près de Lyon Est (environs de la centrale nucléaire du Bugey) , une charmante lectrice me fait part de sa volonté de donner un boitier nu, un Minolta 5000 AF, qui appartenait à son papa.

Si cet appareil vous intéresse, communiquez moi une adresse mail, que je transmettrai à cette lectrice, qu’elle puisse correspondre avec vous pour l’enlèvement.

Et je remercie cette gentille personne de son choix car elle se refuse à détruire cet appareil. Elle n’aura pas l’occasion de l’utiliser et préfère lui donner la chance d’une seconde vie chez un photographe.

J’attends vos réactions, merci.

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Tout fout l’camp mon bon Monsieur, ma bonne Dame …où l’histoire improbable d’un Leica M9

Mon ami Pierre m’envoie, pour le plaisir, cette offre sur Ebay :

Le vendeur ajoute dans ses commentaires « En BON ÉTAT et EN BON ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, mais avec une CORROSION DU CAPTEUR. Photos réelles de l’appareil. Boîte complète, avec tous les accessoires et manuels. »

Il illustre ses dires par cette image :

Heu … est-il certain qu’il fonctionne correctement ?

Lancé en septembre 2009 après les peu convaincants M8 et M8.2, le M9 était présenté comme « le vrai et l’unique Leica numérique […] » avec capteur full frame (source Les numériques).

Le testeur du magasine soulevait bien quelques points discutables : « Certains resteront sans doute un peu déçus par l’absence de système antipoussière ou la petite taille et la faible définition de l’écran, mais le M9 reste un Leica avec sa qualité de fabrication légendaire et un système de visée et de mise au point télémétrique manuelle qui rend certains photographes complètement accros… » mais, in fine, il estimait que cet appareil était dans la lignée des M3 et suivant, de par sa qualité d’usinage.

Je vous laisse satisfaire votre curiosité en lisant l’intégralité du test, si vous en avez envie.

En 2011, révision du modèle avec deux versions : le M9 dit classique, avec la pastille rouge bien devant et, plus discret, le M9-P qui abandonne pastille et nom voyant.

Ensuite, en 2012, ce sera le M9 Monochrom, qui devient l’aïeul des Leica M9 actuels.

Lancé au prix de 5500€ nu en 2009, il est dans la « norme » Leica de ce point de vue.

Et donc, voir cet appareil, en occasion, autour des 350€, ça peut donner des envies …

Mais voilà, comme je suis curieux, je me dit que son prix va encore grimper (il reste 5 jours d’enchères) et donc qu’il serait intéressant de voir quel coût engendrera le remplacement dudit capteur.

Et là, je tombe sur le site officiel Leica, où l’on nous annonce que les Leica M9 – M9-P – M9 Monochrom et M-E ne sont plus réparables !

En effet, la production des capteurs CCD pour ces modèles a été arrêtée et donc les capteurs défectueux ne peuvent plus être remplacés.

Dernières informations concernant la réparation des capteurs des modèles Leica M9 / M9-P / M9 Monochrom / M-E

La production des capteurs CCD pour les modèles Leica M9 a été arrêtée. Par conséquent, il n’y aura plus aucune livraison de capteurs CCD ; les capteurs défectueux ne peuvent donc plus être remplacés.

Bien entendu, toute autre réparation peut encore être effectuée sur les modèles M9 jusqu’à nouvel ordre.
Au lieu de changer les capteurs, nous proposons de nouvelles conditions intéressantes aux clients, pour échanger leur boitier doté d’un capteur défectueux et acheter un modèle d’appareil photo Leica actuel.

Alors que la marque se targue de pouvoir encore réparer et entretenir ses mythiques M3 et consorts (apparu en 1953), elle est incapable d’aider ses clients « numériques ».

Pire, je les cites « …Au lieu de changer les capteurs, nous proposons de nouvelles conditions intéressantes aux clients, pour échanger leur boitier doté d’un capteur défectueux et acheter un modèle d’appareil photo Leica actuel ».

Cynique jusqu’au bout quand on sait qu’un Leica M11 Monochrom est vendu, nu, 9.450€ !

Ici, je me pose quelques questions :

  • est-ce courant qu’on doive changer son capteur chez Leica ?
  • comment se fait-il qu’il se corrode à ce point ?
  • pourquoi ne peut-on envisager un échange avec un autre capteur ?

J’imagine, à la dernière question, que les évolutions tant du capteur que de ce qui l’entoure doivent rendre cette solution compliquée (il faut changer trop de pièces ?) mais quand on pense aux mises à jour successives que font les concurrents – qui ne concernent bien souvent que la partie « software » – je me prends à rêver qu’un capteur d’une autre génération peut encore être compatible.

Bref, que dire de plus devant cette lamentable découverte ?

Tout d’abord qu’avant d’acheter un Leica numérique d’occasion, il faut s’assurer qu’il soit encore réparable (et à quel coût).

Que la marque n’a aucun scrupule v.-à-v. de sa clientèle (là, je ne suis pas certain que les autres fassent mieux !), surtout eu égard aux tarifs pratiqués.

Si vous avez envie de craquer pour un télémétrique d’occasion, rappelez-vous qu’il existe aussi les Fuji (le X-E4 ou le X-Pro2) et l’Olympus Pen F qui sont excellents et … abordables, même s’ils ne sont pas plein format et qu’ils n’arborent pas un cercle rouge vif.

Addendum : le 04 juillet 2023 ce boitier virtuellement en panne s’est vendu 1230€ plus 39€ de frais de port. Ça laisse pensif …

Des références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Leica_M9, https://leica-camera.com/fr-FR/service-support/repair-maintenance, https://www.01net.com/tests/leica-m9-fiche-technique-11955.html, en français; https://www.dpreview.com/products/leica/slrs/leica_m9, en anglais.

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300.000 visiteurs au 25 juin 2023, MERCI !

Parfois je doute de ce travail, amusant mais parfois fastidieux, et puis je me souviens de vos commentaires et je regarde les statistiques du site.

Alors quand je découvre qu’au 25 juin vous avez été 300.021 personnes à me faire l’honneur de lire ces pérégrinations, je me dis que ce qui est fait n’est pas vain.

Vous le découvrez aussi sans doute, la plupart des explications et vidéos qui m’aident à préparer les articles sont en anglais (majoritairement). Le français étant bien minoritaire, c’est une petite manière de rééquilibrer la balance linguistique !

Juste pour vous donner envie de continuer, sachez que j’ai encore environ 45 articles à vous présenter cette année, issus de mes balades en brocantes, en vide-grenier et autres trouvailles (les dons sont rares ;-)).

Bref, j’espère encore pouvoir vous divertir et vous donner les informations utiles sur des appareils que vous ne connaissez pas, que vous découvrez, que vous avez envie d’utiliser ou tout simplement par curiosité.

300.000 mercis en tout cas.

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Nikon bat l’AI à son propre jeu ! Photographes de tous bords, faites de même …

C’est un très bel article, lu sur Phototrend qui m’inspire cet article, je vous encourage à le lire.

Ce que je retiens surtout de cet article c’est qu’effectivement, la nature n’a pas besoin d’une quelconque « intelligence artificielle » pour nous montrer des choses étonnantes, qu’elles soient microscopiques ou monumentales, sa fantaisie innée supplée à la pauvreté de l’imagination de certains.

Depuis des millénaires elle sculpte les roches, façonne les paysages, enrichit sa palette de couleurs, pousse les fleurs ou les animaux à se parfaire pour offrir le plus beau des spectacles qui soit.

Mais il faut de la patience, du talent, quelques connaissances, de l’humilité pour le voir et le montrer aux autres.

Abonnez-vous à National Geographic ou Geo si vous en doutez encore, relisez « Vu du ciel » de Yann Artus-Bertrand, entre autre, pour vous en convaincre.

S’il faut reconnaître une vraie intelligence aux personnes qui inventent ces algorithmes, je pense aussi qu’il leur manque cette part d’intelligence émotionnelle qui fait ressentir les vrais besoins de l’humain, qui ne sont pas forcément qu’on lui mâche la besogne pour tout, qu’on réfléchisse à sa place, qu’on l’infantilise au point de considérer que seul un monde « irréel » ou « augmenté » peut répondre à ses besoins fondamentaux.

Ce dont les humains ont besoin, c’est de la solidarité, de l’entraide, de la tolérance, d’un monde où il fait bon vivre, où tout le monde a un toit sur la tête, mange à sa faim, s’instruit et peut aimer à sa manière.

L’humain est un animal grégaire, qui a besoin des autres pour s’épanouir et avancer. Il peut s’amuser, un temps, de fantasmagories, de monde irréel, mais pas s’en contenter.

Alors, oui, si l’AI permet de détecter plus vite et mieux des maladies, aider à résoudre des problèmes complexes.

Mais non à une AI qui viserait à supprimer des centaines de milliers d’emploi pour augmenter le capital de certains.

D’ailleurs, je me pose souvent cette question : si demain des milliers d’employés ou d’ouvriers se retrouvent au chômage parce qu’une certaine intelligence artificielle les remplace, qu’adviendra-t-il ?

Certes, les coûts sociaux seront réduits à la portion congrue mais qui va consommer s’il n’a plus d’argent ? Et qu’en sera-t-il de la différentiation des produits et services, toutes les intelligences artificielles s’abreuvant aux mêmes sources pour « enrichir » leurs connaissances ? Quelle sera la qualité décisionnelle de ces AI qui remuent toujours les mêmes thèmes pour aboutir à quel résultat ? Qui croira encore l’information distillée par des journaux ou autres médias quand on sait que le pire, manipulé, partagera avec le vrai, non contrôlé.

Si l’humain a eut l’intelligence de créer celles-là, c’est encore et toujours lui qui doit rester le maître du jeu et tout doit être mis en place pour cela perdure.

Et à notre échelle d’humbles photographes, allons chercher ses merveilles, captons-les pour les offrir aux autres et les faire rêver eux aussi.

Elles ne sont pas forcément au bout du monde car comme le chante Benabar, « C’est le complexe du sédentaire, Tête en l’air et pied à terre, Mais pour quelqu’un de tout là-bas, Le bout du monde, t’y es déjà » (in le Complexe du Sédentaire, album Le début de la Suite).

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La découverte de l’argentique

C’est un fait avéré, de nombreux jeunes – et moins jeunes – se tournent vers les appareils et techniques argentiques, pour découvrir « autre chose » que les ultra performants mais froids appareils numériques.

Des lecteurs ou des acheteurs des boitiers que je revends me posent parfois des questions sur « où trouver des bonnes infos » pour ne pas être déçus ?

Si ce site essaie, modestement, de vous aider à choisir du matériel utilisable, rien ne vaut la pratique et la découverte, sur le terrain, des réglages utiles. Mais avant de se lancer, quelques infos sont bien utiles …

Le Net, comme d’habitude, regorge d’informations mais souvent le pire y côtoie le meilleur et sans bases de départs, il est difficile de s’y retrouver.

Voici une petite sélection toute personnelle de sites qui aideront à comprendre et à progresser avec ce médium qui intrigue tant.

Je vais commencer par une petit video, celle de Baptiste de EMGK.

Notre ami Baptiste y va avec humour et sans prise de tête, un must !

Et voici la liste de ce que EMGK Photographie vous propose, assurément incontournable : EMGK Photograhie, c’est super bien fait, par un professionnel passionné … passionnant.

Alors, si j’apprécie Baptiste, que je ne connais pas personnellement, je vous recommande encore le site de Frédéric, d’Histoire de Photos : lui est un ami et surtout un photographe professionnel du Nord de la France (pardon, les Hauts de France !) qui n’a jamais cessé de pratiquer tant pour ces activités professionnelles que personnelles la photographie argentique. Non seulement il la maitrise parfaitement mais il vous donne des conseils utiles et judicieux tant sur les films que sur les appareils. Un autre passionné qui aime partager. Voyez d’ailleurs sur son site, il organise des sorties d’apprentissage avec votre boitier argentique. Un site incontournable.

Encore un site où il fait bon se perdre : Dans ta cuve. Plein d’infos sur les pratiques, les appareils, les films, les techniques et un agenda pour les activités argentiques (en France).

Un classique aussi, Apprendre la Photo, qui approche aussi avec des petits guides gratuits la photographie et la photographie argentique en particulier.

Pour la découvert de quelques matériel argentique, je vous propose encore le site de la FilleRenne, qui a fait – et fait toujours – pas mal d’expérimentations avec toutes sortes de vieux boitiers.

Plus généraliste, car on y parle de photo en général : Objectif photographe.

Un autre site super bien fait, qui porte bien son nom : Pose Partage.

Dans le même genre, un autre incontournable, le site de Thomas Hammoudi, parce que la photographie, c’est aussi voir plus loin que le bout de son objectif.

Plus commercial mais pas inintéressant, Lomography relance sa « School Lomography » où ils vont reprendre les principes de la double exposition, le light painting, les films, etc. Malheureusement en anglais, mais avec Deepl Traducteur cela devient un jeu d’enfant (en tout cas pour ceux qui ne sont pas habitué à l’anglais).

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Le sursaut des sels d’argent.

Cela ne vous échappe pas, le matériel photographique argentique subit un large regain d’intérêt depuis au moins trois ans.

Si cet attrait intéresse surtout la génération Y, celle qui a encore connu l’argentique, elle intrigue la génération Z (celle d’après les années 2000) qui n’a pas connu ces appareils ni ces techniques.

Pourquoi ce regain ?

Nous pourrions penser a un effet « post-covid », où les photographes « à l’ancienne » se découvraient plus de temps et l’envie de re découvrir des techniques autrefois maitrisées, pour lesquels ils avaient encore – parfois en tout ou partie – du matériel utilisable : appareil photo, matériel de développement, de labo, …

Cela a sans doute joué, mais pour la génération des plus jeunes, il s’agit clairement d’une forme de rejet, peut-être même inconscient, des techniques trop parfaites, trop surfaites, trop manipulées ou manipulables (phénomène des AI).

Ne soyons pas naïfs, les manipulations existaient aussi au temps de l’argentique (rappelons-nous les photos d’officiels disparaissant au gré des coups d’états sur les photos « historiques »). Toutefois, déposer son film, ou le développer soi-même, apporte toujours cette magie de l’image qui se révèle et la certitude, à ce moment précis, que cette image est la traduction intacte d’une vision, qui peut être toute personnelle.

Une autre raison pourrait être évoquée, celle de pouvoir « réellement » partager un moment de vie.

Fuji l’a très bien compris et c’est une des raisons qui fait cartonner les films Instax : nos plus jeunes découvrent les joies de la photo instantanée, que l’on partage « en vrai », physiquement, qui reste en souvenir tangible d’un moment de « communion » entre ami(e)s.

C’est ce qui a expliqué, un moment, le retour en grâce des vieux Polaroid. Cependant, la gourmandise et/ou la radinerie de la marque (dont tout le monde connait maintenant la saga) font que même les plus assidus se posent des questions : 8 vues au lieu des 10 d’antan, un prix qui frôle voire dépasse les 2€ la vue, ça fait réfléchir !

D’autant que la qualité des films plus modernes, Instax ou Zink, distance réellement celle des Pola. De même, les appareils d’aujourd’hui proposent des solutions bien plus intéressantes/utiles que celles des ancêtres de l’instantané.

Autre indice sérieux de l’intérêt renouvelé pour l’argentique : le prix des vieux appareils, qui ne cesse de monter, parfois – souvent – au delà de tout réalisme.

J’en fais souvent l’écho dans les articles que je vous soumets, horrifié de voir aujourd’hui que des appareils vendus hier entre 10 et 15€ atteignent voire dépassent les 100€.

Cela concerne tant de vieux reflex, que des télémétriques, que les compacts des années nonante, et, dans un autre mesure, les moyens formats.

Autrefois dédaignés, délaissés, tout ce qui touche aux sels d’argent semble se muer en valeur or !

Enfin, un troisième signe, pourtant tout à fait improbable il y a encore moins de deux ans, des marques historiques nous ressortent, ou sont sur le point de le faire, des appareils neufs mais avec film.

Oublions peut-être Leica et son « new » M6 au prix stratosphérique mais Pentax, un autre vieux de l’histoire photographique, semble sur le point de nous ressortir un « tout mécanique » à prix capable de rivaliser avec ce qui se vend aujourd’hui, en occasion.

pour passer à la traduction en français, allez dans les « paramètres, sous-titres« 

Effet de mode, baroud d’honneur ? La question reste en suspend car elle implique quand même quelques questions. A moins d’avoir gardé dans leurs cartons à archives des plans réutilisables (des modèles de dernière génération qui ne seraient pas sortis à cause de la déferlante du numérique), on s’imagine mal les services RD (recherche et développement) se lancer à grands frais dans cette aventure.

D’autant que ces firmes, et les autres aussi d’ailleurs, n’ont plus le personnel ayant les connaissances de ces appareils. A moins de rappeler quelques ingénieurs retraités et encore vaillants ?

Économiquement, tout le monde est d’accord, ce n’est pas réaliste.

Et pourtant … nous aimerions y croire : posséder un appareil argentique, garanti, à un prix abordable, utilisant – ironie de l’histoire – les optiques des numériques pour ne pas devoir se refaire une sacoche de cailloux onéreux, ce serait comme un rêve devenu réalité …

Une autre piste serait peut-être que des labo puissent de nouveau assurer la réparation, l’entretien de ces anciens appareils, sachant pertinemment que le stock de pièces diminue et/ou se fait rare. Il y aurait quelques essais, mais encore bien isolés.

En attendant, modestement, ce site continue à vous proposer de (re)découvrir des appareils d’autrefois, surtout ceux que l’on peut encore utiliser sans trop de complications (on trouve encore des objectifs, des accessoires), en gardant en mémoire qu’ils sont toujours susceptibles, un jour, de ne plus fonctionner, sans trop d’espoir.

Mais tant qu’ils nous délivrent les images qu’ils sont capables de faire, profitons-en, presque deux siècles d’histoire photographique, ça laisse un parc suffisant et des moments de bonheur.

Les nouveautés en un lieu

Connaissez-vous le leporello ?

Alors non, ce n’est pas le valet de Don Juan mais plutôt un livre « accordéon », qui se déplie pour présenter soit du texte, soit des images, soit – comme ici – des photos.

Pour la petite histoire, le nom de ce carnet est un clin d’œil au personnage Leporello, qui dans le premier acte du Don Giovanni de Mozart montre à Elvire la liste des conquêtes de son maître Don Juan, énumérées sur un papier plié en accordéon sans fin.

C’est lors d’un stage organisé à la bibliothèque provinciale de La Louvière la semaine du 27/02 au 03/03/23 que j’ai découvert ce terme et ce qu’il cache.

Etaient réunies une dizaine de personnes, de tous âges et horizons pour fabriquer notre premier livre dépliant.

Les lundi et mardi seront consacrés aux prises de vue, le long du Canal du Centre. Nous allons rencontrer des ouvrages d’art assez exceptionnels, comme l’ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu, les anciens ascenseurs et le Pont Canal du Sart, sans oublier la Cantine des Italiens, autre lieu historique de l’immigration qui fit la richesse des mines wallonnes.

Le temps était splendide, un ciel bleu et … un vent glacial ! Mais armés de nos bonnets, gants, écharpes et boitiers bien chargés, nous avons fait moisson de vues qui allaient alimenter notre livre.

Retour au chaud et débriefing de la journée : pour demain, nous devrons sélectionner les 10 premières photos qui seront le point de départ de notre travail.

Dès mercredi matin, nous attaquons la maquette de celui-ci : l’animateur nous avait imprimé les photos que chacun avait sélectionnées, aux dimensions choisies, en N/B ou en couleurs, selon les sensibilités des uns et des autres.

C’est là que nous commençons à comprendre que ce n’est pas si simple que prévu : il faut prévoir les séquences, le rythme que l’on veut donner, les respirations éventuelles (page blanche), l’endroit où vont se positionner les pliures et puis, il faut construire les « passes-partout » qui donneront la tenue de l’ensemble.

Cutters et règles en métal (la boîte de pansements n’était pas loin, au cas où !), crayons et gommes, nous avons calculé – ou pas d’ailleurs, selon l’humeur de certain, coupé, recommencé, collé, décollé, … bref, refait cent fois sur le métier …

Et nos livres ont commencés à prendre forme … dans les rires et la bonne humeur.

Enfin l’animateur a imprimé sur papier photo de qualité nos épreuves : nous allions pleinement réaliser notre premier livre accordéon, notre premier leporello.

Après les tâtonnements des maquettes, venait le temps de vraiment réaliser LE livre.

Appliqués et consciencieux, nous avons repris nos lames tranchantes (la boite de pansements était toujours là, proche), nos règles et équerres, le papier collant, le « double face », la colle en bombe …

Petit à petit, les livres prenaient forme, avec parfois des ratés tels qu’il fallait faire appel à la débrouillardise pour sauver la réalisation. Mais avec un peu d’humilité, des fous rires et un brin d’astuce, tout le monde aura un livre original.

Que retenir de ce stage enrichissant ?

Outre les rencontres, les échanges toujours riches entre gens de bonne volonté et à la passion commune, que nos photos méritent d’être mises en valeur et que le leporello est un instrument fort pour montrer nos travaux.

L’utilisation des appareils numériques produit une quantité énorme d’images, trop souvent remisées dans la carte mémoire ou le disque dur d’un ordinateur, la mémoire d’un smartphone. Et finalement, nous ne les montrons pas assez, pas avec le « panache » qu’elles méritent.

Comme le proclame Philippe (Filimages) : « à quoi servent les images que l’on ne montre pas ? »

Le leporello est une réponse pour nous inciter à modifier nos habitudes et à trouver des moyens élégants de mettre nos photos, nos histoires en valeur.

Personnellement j’ai adoré ce stage et trouvé là un moyen de publication épatant.

Les nouveautés en un lieu

Franchement, ils m’énervent …

Pris de remords (allez savoir pourquoi), je voulais retrouver un petit Canon Prima Zoom 90u.

Le temps des brocantes est encore loin et donc, je décide d’aller faire un tour sur le site 2ememain.be pour voir s’il y en avait un à prix raisonnable …

Et c’est bien le mot que je veux mettre en avant : RAISONNABLE !

Mais voyez plutôt

Vouloir vendre un Canon Prima 5 à 135€, c’est se f… des amateurs qui recherchent un chouette petit compagnon de sortie !

Heureusement, le chaland est raisonnable car depuis août, il ne l’a pas encore vendu son Canon !

Pour la plupart, ce sont des appareils chinés dans les brocantes, les vide grenier, dont on ne sait pas comment ils ont été traité, ni dans quel état ils sont : exposés à la pluie ? – j’en ai tellement vu dégoulinant d’eau; tombé ? combien de fois; entreposé à l’humidité/la chaleur ?

Lorsque j’ai analysé la plupart de ces appareils je vous donnais une fourchette réaliste d’environ 20€, le prix auquel je les ai achetés moi-même lorsqu’ils sont en bon état, c.-à-d. pas de piles ayant coulés, de trace d’oxydation due à l’humidité, mousse en bonne santé, la trappe des piles qui ferme, pas de fissures, etc.

Sinon, c’est 10€ maximum car il faut tout nettoyer, remplacer les mousses autour des petites fenêtres à l’arrière (permettant de voir le film dans la chambre), vérifier qu’ils chargent le film test, qu’ils déclenchent, qu’ils enroulent le film à la prochaine vue sans encombre, que le flash fonctionne …

Je peux comprendre que l’on veuille faire un peu de bénéfice en revendant du matériel, mais il faut arrêter de prendre les gens pour des pigeons et proposer des prix qui, finalement, dégoûtent ceux qui voulaient juste un petit appareil facile et argentique.

Lorsque vous voyez défiler à longueur de pages des prix élevés, et que vous êtes néophyte en la matière, vous aurez tendance à penser que ce sont là des prix du marché.

Non, ça c’est un marché de dupes, créé par quelques uns et entretenus par les autres !

Revenons sur terre et dénonçons ces pratiques qui dénaturent le principe même des petites annonces entre particuliers (de plus en plus envahies par des « professionnels »).

Et tant que j’y suis à dire tout haut ce que je pense, y en a marre de 2ememain (repris par Ebay depuis quelques années) : si vous placez une annonce « normale » et donc gratuite comme cela existait dans le temps, vous n’aurez aucune chance de vous trouver dans les premières pages au moment même où celle-ci sera publiée car les « pro » payants ont leurs annonces systématiquement remontées en temps réel. Il ne reste plus qu’une solution, mettre la main à la poche pour « remonter » et avoir une petite chance d’être vu.

Les esprits mercantiles me diront que c’est normal, qu’un tel site doit bien gagner sa vie, que l’infrastructure est onéreuse, que les professionnels ont payé, etc.

Certes mais alors faites des tarifs différenciés pour les marchands et les vrais amateurs qui désirent vendre leurs biens en surplus, et annoncez-le clairement, avec des rubriques séparées : les amateurs et les professionnels chacun de leur côté. Le client ira voir ce qu’il veut trouver là où il l’estime le mieux.

Bon, je me calme … et je serai patient, j’attendrai la première brocante …

Les nouveautés en un lieu

Luminar Neo, une bonne idée ?

Logo de Luminar Neo avec une étoile orange sur fond noir.

Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté Luminar 4 et ses évolutions, puis Luminar AI et les siennes.

Pour mémoire, ce sont des programmes qui permettent de développer facilement et assez rapidement vos photos. Pour le second, aidé en cela par l’AI (intelligence artificielle).

Honnêtement, ils fonctionnent très bien, vous avez pu le constater via les photos que je postais sur le site et qui, dorénavant, seront sur L’ Atelier de JP en rue.

Mais j’ai omis de vous parler du petit dernier, Luminar Neo.

Je ne vais pas vous en faire l’article car Phototrend le fait bien mieux que moi, notamment dans cet article-ci.

Bref, Luminar Neo est vraiment un chouette programme avec des extensions étonnantes, que vous mettrez à votre sauce le plus souvent.

Les résultats seront soit extravagants soit très discrets et au service de votre histoire photographique, selon vos choix, vos humeurs du moment.

Alors, si je vous en parle aujourd’hui c’est parce qu’ils proposent une offre « que vous ne pourrez pas refuser » (cette réplique-là, ça fait un moment que j’attends pour la sortir !).

Voyez plutôt :

  • Abonnement Luminar Neo Pro : 99€ au lieu de 119€
  • Licence Luminar Neo à vie : 119€ au lieu de 149€ 

Personnellement, j’ai choisi la première formule, car elle offre l’avantage de bénéficier immédiatement de toutes les nouveautés (extensions, mises à jour, etc.), gratuitement.

Tandis que dans la seconde – que j’avais avant – j’étais propriétaire de la licence à vie mais si je voulais une extension intéressante, c’était en plus.

Mais bon, c’est affaire de choix pour chacun.

Alors, si vous êtes intéressés, rien de plus simple, il suffit de cliquer sur Offre Luminar Neo.

Attention toutefois, le lien ne fonctionnera qu’à partir du 20 janvier 2022 à 14h00 et jusqu’au 31 janvier 2022 à 14h00 (oui, ils sont joueurs chez Luminar !)

Si vous hésitez encore sur le choix d’un bon programme pour le traitement de vos images, c’est le moment où jamais d’aller faire un tour sur le site de Luminar et de voir tout ce que Neo peut vous apporter (un clic sur le mot et vous êtes sur le site).

Là, il vous reste quelques heures pour lire à tête reposée tout ce que le programme propose et faire votre choix.

Les nouveautés en un lieu

Quand l’AI veut faire des photos …

Aïe, je sens que je lance là un débat qui pourrait être houleux …

Je m’étais inscrit à des challenges photographiques hebdomadaires, avec des thèmes imposés.

Le thème 52/18 était de « figer le mouvement ».

Comme je n’étais pas trop en forme pour affronter les trompes d’eau de ce fichu hiver 2023, et que je ne voulais pas piocher dans mes anciennes photos, j’ai eu une idée saugrenue : tester un programme d’AI (intelligence artificielle), en l’occurrence Midjourney.

Si vous avez cliqué sur le lien ci-dessus, vous aurez compris comment ça fonctionne, sinon, je résume : vous devez décrire, le plus complètement possible – et en anglais – ce que vous voulez que l’AI crée pour vous.

Pour ma part, voici le message laissé : « / imagine / Realistic 4K of a grey Dacia Logan MCV Stepway jumping over a ditch half filled with water in a countryside in the early morning, in the fog. Three-quarter view from below with the wheels spinning in the void » (en français : / imagine / vue réaliste en 4K d’une Dacia Logan MCV Stepway grise sautant par-dessus un fossé à moitié rempli d’eau dans une campagne au petit matin, dans le brouillard. Vue de trois quarts depuis le bas avec les roues qui tournent dans le vide).

Le programme vous propose ensuite 4 images, qui vous conviennent ou pas. Si rien ne vous plait, vous relancez le processus et de nouveau, 4 images sont générées.

Soit vous en choisissez une, définitivement, soit vous en choisissez une que l’AI va devoir peaufiner encore.

Et voici ce que l’engin m’a proposé après quelques tâtonnements (de ma part) :

Bon, ok, ce n’est pas tout à fait ce qui était demandé (mon anglais fait appel à Deepl traduction) et j’ai choisi, in fine, celle qui me plaisait le plus, sans « forcer » l’AI a reprendre la description exacte.

Mais avouons que c’est assez bluffant !

Si vous avez la curiosité d’aller sur le Discord réservé à Midjourney, vous verrez des résultats vraiment étonnants.

Vous pouvez même tenter le coup (les 25 premiers essais sont gratuits).

Ceci étant, au vu de ces résultats, reste les éternelles questions qui agitent le petit monde de la réflexion (et ce monde-là devrait être beaucoup plus grand à mon sens) :

  • jusqu’où les intelligences artificielles peuvent-elles modifier le réel ?
  • l’AI peut-elle se substituer à l’humain pour créer (texte ou image, objet en 3D) ?
  • quels garde-fous doit on envisager pour éviter les abus ?
  • … vous en avez certainement aussi

Reste que, en ayant les deux pieds bien sur terre, il ne faut jamais oublier que ce sont des humains qui ont inventé et inventeront encore ces fameuses « intelligences artificielles ». Seul leur libre arbitre et leur déontologie feront que leurs usages seront conformes ou pas au bien ou au mal.

PS : n’oublions pas que nous sommes sur un « bidule » dans l’esprit très puritain et hypocrite du moment : n’essayez pas de lui demander un nu, ça affole ses neurones ! Par contre, tous les monstres possibles sont envisageables, des détournements d’image, du sanglant (zombie et consorts), etc. Cherchez l’erreur.

Rendez-vous dans les commentaires, ça risque de chauffer !