En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 5 D Mark II

En photo « généraliste », c’est un Canon Eos 5 D Mark II qui m’épaule pour exprimer ce que je ressens. Mes optiques privilégiées sont un 24 – 70 mm f1:2,8 série L constant de chez Canon et un 70 – 200 mm f1:4 (série L) de chez Canon, auxquels j’ai ajouté un 17 – 40 mm f1:4 toujours en série L. Ce n’est pas le plus léger des appareils mais il assure et me rassure.

Son viseur ne couvre que 98% du cadre ? Sa rafale ne dépasse pas 3,9 images seconde ? Sa sensibilité n’est que de 25600 ISO ? Bon, et alors ? Je l’ai payé un prix raisonnable avec moins de 40000 déclenchements. Pour avoir des caractéristiques plus « performantes », il me fallait sortir, au bas mot, 2500€. Donc, comme je ne photographie pas par nuit noire des endroits tout noirs, que je ne fais pas de photos sportives et que je connais les limites de mon cadre, il est parfait.

Du côté des avantages : il est tropicalisé, costaud (certains disent indestructible, mais je n’ai pas essayé !), très digne successeur du 5 D premier du nom, qui a ouvert la légende.

Et pour tout vous avouer, j’ai hésité à le revendre : j’avais acheté un Canon 6 D qui devait le remplacer dans mon sac, mais … il est très attachant et – petite coquetterie – il va bien avec les optiques au liseré rouge.

Ce n’est pas par snobisme que j’utilise les optiques Canon au filet rouge, mais pour leurs qualités optiques et leur solidité. Pour tout vous dire, j’avais d’abord acquis un Tamron 24 -70 f1:2,8 constant, qui faisait le job. Puis, j’ai eu l’occasion (c’est le cas de le dire puisque acheté en seconde main) d’acheter la même chose chez Canon, avec le liseré rouge et là, comme on dit, « y a pas photo » ! Tout d’abord, le silence de fonctionnement, l’onctuosité des bagues, leur tropicalisation, la qualité des images, p. ex., font toute la différence.

il y a même une échelle de profondeur, parfois bien pratique

Bref, le Canon Eos 5 D mark II est pour moi un excellent choix, même si je vous avoue que, parfois, il me semble bien lourd, d’où l’importance, comme souligné ailleurs, d’une bonne sangle et d’un bon sac.

Et finalement, j’ai racheté un troisième boitier Canon Eos, l’Eos 5D … Mark III . Je vais tester le nouveau venu pour voir qui sera le plus souvent dans le sac, avec le 24 – 70 mm f2,8. Mais je garde les deux, ils fonctionnement trop bien.

Comme je le dis souvent, même si mon premier réflex fut un Fuji ST 601, c’est avec le Canon Ftb des parents que j’ai appris et pris goût à la photo.

Je fus parfois infidèle à la marque, mais j’y reviens toujours car je n’ai pas encore trouvé mieux. Il y a une constance chez eux. Et, franchement, je commence à pouvoir en témoigner : le Canon P (1958), le Canonet 17 QL GIII (1972), le F-1 News (1981), l’Eos 30 (au début des années 2000), l’Eos 5D MII, l’Eos 5D mark III, l’Eos 6D, l’Eos 50M, le Zoemini C sont mes partenaires privilégiés.

Le Canon Eos 5 D MarkII est un appareil idéal, même s’il eut pu être plus léger. Mais vous pouvez le sortir partout, par tous les temps, il répond toujours présent. Au niveau ergonomie, la poignée aurait pu être un peu plus fine et creusée, comme l’Eos 5D Mark III, mais pour le reste, il ne lui manque rien et tout tombe sous les doigts, rapidement, presque sans plus regarder. Comme dit l’adage, « l’essayer, c’est l’adopter! »

La seule chose que l’on pourrait reprocher à ces appareils, en comparaison avec leurs aïeux, c’est qu’ils se marquent de manière moins esthétique !

Bon, écrit ainsi, ça à l’air bête, mais quand vous voyez un A-1 ou un F-1 patinés, c’est beau à voir. Alors que les nouveaux Eos, même si leur coque est composite (alliage de magnésium et « plastique » renforcé), se marquent de façon moins jolie : la couleur se perd et reste apparent le plastique gris qui est dessous, donnant air un peu « cheap » à l’ensemble, alors qu’ils sont très solides. Je crois que le gaffer va ressortir !

Tiens, ça me fait penser au malheureux photo-reporter Bill Biggart, tragiquement disparu dans l’effondrement de la seconde tour des Twin Towers, le 11 septembre 2001. Il était équipé de 3 appareils Canon, deux Eos argentiques et un Eos 30D numérique. Les sauveteurs ont retrouvé son corps et quelques effets personnels, dont les 3 appareils. Les deux argentiques, hélas, étaient éclatés et les pellicules à l’intérieur voilées. L’Eos numérique était lui fêlé de partout, toutefois Chip East, l’ami de toujours, réussit, avec mille précautions à sortir la carte et à la lire, dévoilant ainsi la toute dernière photo prise par Bill Biggart, moins de deux minutes avant son décès.

L’historie complète est à lire dans « les Héros du photojournalisme » dont les références sont dans ‘Les incontournables », les livres.

Mes appareils et leurs accessoires

Les appareils instantanés

Si les personnes de plus de vingt ans (et quelques …) pensent Polaroïd quant on parle de photos instantanées, les plus jeunes vous citeront Fuji Instax, Lomo, Canon Zink, Impossible project, par exemple.

Mais heu … pourquoi parler d’appareils aux photos instantanées ?

Un jour, nous avions fait une photo d’une petite famille dans un pays lointain et ces personnes nous avaient réellement bien accueilli, nous laissant même nous mettre en scène avec leur matériel de cuisine des rues. Après les avoir chaudement remerciés, et avoir goûté à leur préparation, nous avons eu l’idée de leur offrir une photo, pour marquer ce souvenir fugace mais d’intense humanité. Et là, ce fut compliqué pour parvenir à trouver une boutique qui possédait un appareil capable de lire nos cartes mémoires et d’imprimer la photo voulue.

Depuis ce jour là, je me suis dis que je devais avoir avec moi un appareil à développement instantané.

Bon, le bon vieux Pola, de nos jours, c’est plus compliqué. Si les greniers, les brocantes, les Emmaüs et autres boutiques de seconde main regorgent de ces appareils, il est plus rare et difficile de trouver des films pour tous les modèles, car la firme a disparu. Et même si une partie des avoirs de Polaroïd a été racheté par l’Impossible project, pour redonner vie à ce procédé, tous les films ne sont pas reproduits et quand ils les sont, il faut se rendre à l’évidence, les prix sont « costauds ».

En fait, la saga Polaroïd termine une sorte de boucle : Polaroïd a fermé ses portes en 2007 et fini de produire des films en 2008. Onze salariés de la dernière usine située en Hollande décident de racheter les machines et de relancer la production de films instantanés. Le projet étant complètement fou, ils appellent leur projet Impossible Project et, dès 2010, de nouveaux films instantanés sortent, qui font la joie de milliers de possesseurs de bons vieux Pola (en tout cas ceux qui n’avaient pas jeté leurs appareils ou les avaient oubliés dans un grenier, une cave, …). Impossible project a ensuite racheté tous les droits, y compris intellectuels, de la firme Polaroïd. Ils ont donc transformés le nom d’Impossible project en Polaroïd Originals en 2017. Polaroïd redevient donc Polaroïd !

Fuji, toujours à l’affût des bonnes idées, a développé les films instantanés, dont certains étaient compatibles avec quelques Polaroïd, comme ceux des séries 300 (les films Pack 100) mais il a abandonné leur production en 2016 pour développer ses propres films, dont la gamme Instax et les appareils qui vont avec. Si le prix est plus « réaliste », il faut convenir que la taille des dits films est souvent très petite : les Intax mini ont à peu près la taille d’une carte de crédit et les square (carré) proposent à peu près le double de surface. Seuls les wide (large) se rapprochent de la taille des anciens Polaroïd, et ce n’est déjà pas bien grand.

Au niveau qualité, je trouve, personnellement, que les films Fuji sont plus justes au niveau coloris et même netteté, mais – encore une fois – vu la taille des épreuves, c’est un peu difficile à juger.

Tant chez les Pola de chez Polaroïd que pour les Instax de Fuji, ce sont des films contenant une émulsion sur le papier qui assure l’impression, plus ou moins rapide, de la photo captée.

Et puis, Canon (et quelques autres plus confidentiels) ont développé une autre méthode, qui se rapproche plus de la sublimation thermique : les encres Zink, contraction de Zéro-Ink, c.-à-d. sans encre mais avec des cristaux. Les papiers contiennent donc aussi une émulsion, mais « sèche » qui se développera au contact de la chaleur. Comme d’habitude, je vous mets en bas de page des liens de sites intéressants à ce sujet.

Là, je trouve que le niveau est encore meilleur, mais la surface toujours aussi petite.

Solennellement, je demande à Canon de faire un effort et de nous présenter un Canon Zoemini « quelque chose » qui pourrait nous sortir au moins des photos au format carré !

Ne nous y trompons pas, les jeunes raffolent de ce genre d’appareil, eux qui sont pourtant accros à leur smartphone, sur lequel ils entassent toute leur vie photographique … mais n’éprouvent que des plaisirs fugaces au partage de ces images. Au moins, avec un support papier, fut-il de médiocre qualité, ils ont une trace tangible de ce bon moment, qu’ils mettent dans un portefeuille, qu’ils collent sur la surface de leur choix (y compris leur téléphone !), bref, ils ont le plaisir de tenir une photo en main.

Car c’est bien là le but : disposer rapidement d’une épreuve photographique qui, si c’est possible, durera plus que les quelques secondes à visionner un minuscule écran de téléphone.

Dans la rubrique « les incontournables », je vous proposais le livre The Polaroïd book, qui reprends quelques unes de meilleurs photos réalisées avec ce type d’appareil. Car c’est aussi un médium pour inventer, découvrir de nouvelles formes d’expressions.

Si, à l’époque du Polaroïd, il a existé de nombreux formats, force est de constater que de nos jours, le choix est limité aux lois du marketing, éternel frère ennemi de la créativité.

En résumé, si vous voulez découvrir un moyen différent de faire de la photo, si vous voulez pouvoir offrir rapidement un souvenir d’un instant suspendu, vous savez ce qu’il vous reste à faire : une pétition pour que les constructeurs nous proposent enfin quelque chose de tangible à se mettre sous le déclencheur !

Pour ma part, j’utilise un Canon Zoemini C et un Fuji Instax Square SQ 10. Le premier reste souvent à la maison mais nous permet de capter des attitudes furtives de nos petites filles, le second est souvent dans mon sac sling lorsque je fais de la photo de rue, pour laisser un souvenir si besoin. En attendant de trouver un Fuji au format wide (Instax 100, 200 ou 300, p. ex.) mais en tenant compte que ces appareils sont assez lourds comparés au SQ 10.

Si vous voulez éviter le coût de ces appareils, il reste les occasions et vous pouvez toujours vous tourner vers les bons vieux Pola dont je parlais en début d’article, le prix de la pellicule sera compensé par le coût ridicule de ces appareils. Pour éviter les mauvaises surprises, un petit détour par le site https://polaroid-passion.com/.

Voilà, il me reste à vous souhaiter bon amusement avec des techniques différentes, qui donneront le sourire à celui qui reçoit la photo.

Les liens utiles : https://printyourlife.fr/papier-zink/ pour les encres sans encres (Zéro Ink), en français et https://apprendre-la-photo.fr/la-photo-instantanee/, ou encore https://www.declenchermalin.com/histoire-de-la-photographie/histoire-du-polaroid/ pour les Polaroïd. Ensuite, un guide d’achat, si vous voulez vous laisser tenter : https://phototrend.fr/guides-dachat-phototrend-photo-instantanee-polaroid/