Argentique

Le Cosmic 35

Préambule.

Ah, celui-ci, il fleure bon son pays d’origine, de l’autre côté d’un rideau de fer, gravé fièrement sur le fut de l’objectif!

Le Cosmic 35 est un petit appareil soviétique qui utilise du film en cartouche 135 que je classerai pour ma part dans la catégorie Lomography, même si les résultat photographiques ne sont pas si mauvais que ça, nous le verrons plus loin.

Un peu d’histoire.

Eh bien je vous invite à lire l’article que j’ai consacré au Lomo Smena 8 car le Cosmic 35 ou Revue 35 s’il est re badgé par l’importateur allemand, voire Global 35 pour un autre importateur, est la version d’exportation de cet appareil.

Apparu en 1964, il sera produit jusqu’en 1971. Il fait partie de ces appareils bon marché destinés aux peuples de l’URSS mais que l’on a également vendu à l’Ouest car il fallait bien faire rentrer des devises. De toute manière, contrairement à l’idéologie de l’Est, tous les habitants de l’Ouest n’étaient pas forcément riches et donc ce petit appareil a aussi eu son lot de clients occidentaux.

Simple d’utilisation, il allait quand même se heurter très vite à la machine de guerre de Kodak, qui sortait aussi, en 1963, ses Instamatic avec les cassettes 126, mais c’est une autre histoire …

Présentation du Cosmic 35

C’est un petit appareil tout en plastique, solide, presque comme de la bakélite. La plaque supérieure, bleu/gris est ornée d’un motif granuleux sensé rappeler le cuir.

Vu de face, à droite, une petite molette métallique, à peu près au centre, une griffe flash dite froide (il y a une prise PC sur le fut de l’objectif) et à côté d’elle, un rond encastré dans la plaque assure la fenêtre du compteur de vue (qu’il faut remettre à zéro soi-même) et un mémo pour les Asa, limité à 200 Asa. A gauche, une grosse roue qui est en partie sous le capot, servira à entrainer le film après chaque prise de vue.

Ce qui m’ a perturbé au premier regard, c’est qu’il n’y a pas de manivelle pour rembobiner, ni, en dessous de l’appareil, un bouton de déverrouillage quelconque.Il faut chercher l’astuce.

De fait, celle-ci est double car il faut d’abord enfoncer le bouton de déclenchement et le faire tourner un quart de tour vers à gauche pour aligner deux points rouges, puis il faut (essayer de) faire tourner la petite molette métallique, et c’est pas gagné car le mécanisme est super dur !

Toujours sur le capot supérieur, le viseur, un simple tunnel, sans marques de cadre ou de corrections de parallaxe. De toute manière, avec une mise au point commençant 90cm, on n’en a pas vraiment besoin.

Pour le chargement du film, il suffit d’ouvrir le loquet sur la tranche et c’est tout le dos qui s’enlève. Attention, la bobine réceptrice est amovible, ne la perdez pas. Si cette solution à l’air de simplifier la mise en place d’un film, imaginez-vous assis sur un banc, avec votre cartouche de film en main, le dos de l’appareil posé quelque part et la bobine folle qui ne demande qu’à se faire la malle : pas confortable ni pratique in fine.

Comme mon exemplaire est bloqué, je ne suis dit que je pouvais le démonter pour voir ce qu’il y avait lieu de faire pour (essayer de) le réparer.

Deux vis fendues à ôter et le capot bouge mais reste bloqué par la petite molette métallique. En soulevant le capot, il faut regarder par dessous la molette et découvrir un petit ressort sur le fut qui supporte la molette. Avec un fin tourne-vis, faite le sauter pour pouvoir dégager la molette.

Une fois cela effectué, vous pouvez enlever le tout et découvrir le mécanisme. Notamment celui de la bobine de rembobinage qui était si dure à l’usage : c’est en fait un renvois d’angle, ce qui explique sans doute que lorsqu’il y a tension, ça coince, d’autant que la molette est petite et peu pratique pour les doigts.

Pour le reste, c’est assez basique, comme vous pouvez le voir sur les photos.

Au point de vue des manipulations, si vous n’armez pas d’abord l’obturateur via le levier marqué d’un point rouge, vous ne pourrez pas déclencher. Ensuite, photo faite, vous devriez pouvoir tourner la grosse molette noire pour faire avancer le film et ce mouvement doit entrainer le compteur. Regardez-le bien pour la progression des images car il n’y a pas de blocage, ni réarmement de l’obturateur !

Avantage : vous pouvez faire autant de surimpressions que vous voulez ; inconvénient : la même chose si vous êtes distrait !

Venons-en à l’objectif, un Lomo T43 de 40mm ouvrant de f4 à f16. La mise au point se fait en faisant tourner la couronne contre le boitier tandis que l’ouverture se règle en faisant tourner la fine bague juste devant la lentille. Ici, deux soucis : le réglage se dérègle très vite et ensuite il arrivera vite que vous empreintes digitales se retrouvent sur le verre. Comme l’obturateur est presque collé à la lentille, elles risquent d’apparaître sur vos clichés. Chiffon plus qu’utile dans la poche.

Si vous regardez bien, il y a une rangée de chiffres supplémentaires au dessus des chiffres des vitesses. En fait, si vous utilisez une cellule à main qui donne les valeurs EV (comme les anciens Zeiss Ikon Ikaphot par exemple), le chiffre de la vitesse ajouté à celui de l’ouverture doit être la valeur EV requise.

Autrement dit, si votre cellule indique EV14, vous choisirez une ouverture de f8, qui porte aussi le chiffre 6 (8+6=14) et si vous regardez EV14 moins l’ouverture 6 donne une vitesse de 8, soit le 1/250s.

Autre exemple : si la cellule indique EV12 et vous voulez une vitesse d’obturation de 1/125s pour éviter le flou de bougé. 1/125s porte le chiffre 7. Donc EV12 moins la vitesse 7 donne une ouverture de 5 qui est f5.6.

Les vitesses se limitent au 1/250s maximum, plus une pose B. Cependant, comme l’obturateur est dans l’objectif, la synchronisation du flash se fait à toutes les vitesses et donc jusqu’au 1/250s, via la prise PC sur le fut de l’objectif.

Sous cette prise, le petit levier est celui du retardateur, de 10s, à n’armer que lorsque le levier d’armement de l’obturateur est abaissé.

Que penser de ce Cosmic 35 ?

Avouons-le, il a un petit côté sympa avec cette forme improbable, qui est loin d’être un modèle d’ergonomie.

Même s’il a l’air solide, il reste fragile et les exemplaires en forme sont assez rares. La faute sans doute à ce manque d’ergonomie qui fait que certains le forcent.

Si vous prenez la peine de regarder les références ici en dessous, vous constaterez que les images prises avec l’appareil ne sont pas mauvaises du tout, l’objectif s’en tire plus qu’honorablement.

Comme je l’écrivais au début de l’article, je le classe toutefois dans la catégorie lomographie car il est loin des standards de ce type d’appareil, même si les images sont meilleures qu’avec un Instamatic de Kodak.

S’il n’est pas vraiment rare, il n’est pas commun, du moins en Europe de l’Ouest, quelque soit le nom utilisé pour le nommer. Les pays autrefois dits « de l’Est » sont un meilleur réservoir que nos pays.

Au niveau prix, si vous en trouvez un en parfait état, avec sa gaine en vrai faux cuir russe, ne dépensez pas plus que 15€ pour l’acquérir.

Ensuite, ça peut être un petit compagnon amusant mais peu fiable.

Vidéo d’illustration

Un peu de technique

Objectif : Lomo T-43 de 40mm ouvrant de f4 à f16
Plage de mise au point: 90cm à l’infini
Ajustement de l’objectif: fixe
Obturateur: armement séparé du déclencheur
Vitesses: 1/15 à 1/250s plus pose B
Flash: connecteur PC et synchro X jusq’au 1/250s
Taille du film: 35 mm

Des références.

https://www.mes-appareils-photos.fr/Gomz-Cosmic-35.htm, https://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11477-Gomz_Cosmic%2035.html, https://35mm-compact.com/forum/viewtopic.php?t=9900, http://www.ericconstantineau.com/photo/review_lomocosmic35_fr.html, en français ; https://www.35mmc.com/21/01/2019/cosmic-35-review-multiple-exposure-project/, https://cameragocamera.com/2022/04/03/lomo-cosmic-35-smena-8/, https://www.35mmc.com/21/01/2019/cosmic-35-review-multiple-exposure-project/, https://365project.org/phil_howcroft/365/2023-07-26, https://oldcamera.blog/2017/05/27/cosmic-35-aka-smena-8/, https://oldcamera.blog/2017/05/27/cosmic-35-aka-smena-8/, en anglais.

Argentique

Le Smena 8

Toujours sur la brocante de Soignies, j’ai aussi dégoté ce Russe. Oui, je sais, il y a embargo sur leurs produits mais celui-ci fut produit sous Leonid Brejnev, Anastase Mikoyan, Nikolaï Podgorny et encore ce bon vieux Leonid (entre 1963 et 1971, pour l’appareil). Y a prescription !

Je vous avoue que je ne pensais pas trouver tant de choses à écrire sur cet appareil tout en plastique, à la forme étrange, pas vraiment beau et qui sent bon l’appareil que je classe dans les « lomographiques », c-à-d. aux rendus sans doute très, heu … aléatoires ?

Mais commençons par la présentation illustrée de l’engin

1 – ouverture, 2 – vitesses, 3- objectif, 4- échelle de profondeur de champ, 5 -levier d’armement, 6 -déclencheur, 7 – aide mémoire du film, 8 – compteur de vue, 9 – Viseur, 10 – molette de rembobinage, 11 – corps de l’appareil, 12 – couronne des vitesses, 13 – échelle des distances, 14 – verrou du dos, 15 – prise de synchro flash (PC), 16 – levier du retardateur, 17 – contrôle de l’ouverture, 18 – échelle des distances

19 – griffe flash dite froide, 20 – compteur de vue, 21 – viseur, 22 – molette d’armement, 23 – bobine réceptrice, 24 – dos détachable, 25 – presse film

Comme ça, le décor est planté.

Un peu d’histoire pour commencer : le nom Smena (Смена) est celui d’une longue série d’appareils conçus pour être peu coûteux, simples à utiliser, faciles à produire.

Le premier de la liste sera produit en 1939, tout en bakélite. Conçu par Ilya Grigoryevich Shapiro, il s’inspirait d’un Kodak Bantam avec quelques améliorations comme un obturateur plus souple d’utilisation, la possibilité de faire la mise au point et un viseur intégré à l’appareil, mais moins « beau ».

Source : About Photography Legend, le Kodak Bantam Art Déco
Source : Wikipedia, le Smena premier du nom.

Presque tous les Smena furent fabriqués à Leningrad (l’ancienne St Petersbourg qui redeviendra St Petersbourg !) dans l’usine de GOMZ (Gosudarstvenniy Optiko-Mekhanicheskii Zavod ou fabrique d’appareils optiques).

Un mot au sujet de cette entreprise pour comprendre mon allusion à la lomographie : LOMO (en russe : ЛОМО), acronyme russe de Ленинградское oптико-механическое oбъединение (Leningradskoïe Optiko-Mekhanitcheskoïe Obiedinienie, signifiant Association optico-mécanique de Léningrad), est la principale entreprise russe d’optique instrumentale.

Localisée à Saint-Pétersbourg, c’était à l’origine une firme franco-russe fondée en 1914. Nationalisée en 1919, elle a pris le nom de GOMZ en 1930, puis celui de LOMO en 1962.

La particularité de cette société est d’avoir produit une gamme astronomique d’appareils avec néanmoins une certaine constance : des appareils peu coûteux qui visaient à introduire la photographie de masse dans l’Union Soviétique. C’est sans doute un des producteurs les plus prolifique au monde.

Entre temps, la seconde guerre mondiale est passée par là et même si l’usine de GOMZ fut épargnée de la destruction, il faut attendre 1953 pour que le même Ilya Grigoryevich Shapiro sorte un nouveau Smena.

Pourquoi avoir repris ce nom, qui signifie « changement » ? La petite histoire dit que la sortie de l’appareil coïncide avec la disparition du tyran Joseph Staline et que notre bon Ilya Grigoryevich espérait sans doute du changement dans la politique de son pays …

Le Smena donc repart et se « perfectionne » au fil des numéros, jusqu’au Smena 5 qui introduit le premier corps bicolore.

Source : Soviet Camera’s

Heu, si vous regardez bien cet appareil, vous constatez qu’il n’y a pas de molette de rembobinage sur le dessus (ni en dessous d’ailleurs) : le film terminé, vous deviez vous mettre dans une chambre noire, ouvrir l’appareil et rembobiner à la main le film. Sans doute économique mais absolument pas pratique !

Les spécialistes considèrent qu’il y a une première génération de Smena, du 1 au 4, et une seconde qui débute avec le 5 pour se terminer au 9. Avec, entre temps, des variantes qui présentaient des changements mineurs entre elles.

Mais venons-en à notre numéro 8. Le Smena 8 (nom écrit en cyrillique pour le marché intérieur ou romain pour l’exportation), qui sera aussi appelé Cosmic 35 pour le marché anglais ou Global 35, ou encore Revue pour le distributeur allemand Foto-Quelle, est clairement destiné à une production visant aussi l’Occident décadent.

Bref, avec toutes les variantes, on estime que plus de trente millions d’appareils ont été vendu sous appellation Smena. Un fameux record !

Ce qui est un avantage, car ces appareils sont tellement courant qu’on en trouve un peu partout, à des prix « démocratiques ».

Si je résume à cet instant la philosophie des appareils Smena, nous pouvons dire qu’il s’agit d’appareils « low cost » et simples, destinés aux amateurs peu fortunés mais qui veulent quand même un appareil avec un bon objectif.

Le Smena 8 est dans la tradition avec un corps en plastique qui, s’il ne pèse que 327gr, semble dense en main; avec un petit côté ergonomique – la simili poignée à gauche, ce qui est bizarre parce que le déclencheur reste à droite, mais permet toutefois une bonne prise en mains.

Détaillons un peu l’engin : la plaque supérieure est banale, avec un petit bouton de rembobinage sur la gauche, à côté d’une griffe porte-accessoires, un cadran de rappel de film et un compteur d’exposition combinés, et un bouton de déclenchement fileté, garni de petits picots. L’avance du film est réalisée par une roue à droite, sous la plaque supérieure.

Cette roue a existé sur d’autres appareils de l’époque, si ce n’est qu’ici elle est accessible par devant ou derrière l’appareil, pour une meilleure prise. Ce qui n’est pas du luxe car elle n’est pas très « fluide ».

En dessous, rien de bien particulier, sauf peut-être la douille pour fixer un trépied, qui est au standard 1/4″ et pas au standard russe de 3/8″. Exportation oblige.

Le déverrouillage du dos se fait en actionnant le loquet qui est sur la tranche gauche de l’appareil (en le regardant de face). Le verrou est efficace et tient bien mieux que celui du Holga par exemple (mais ce n’est pas un bon exemple).

C’est le dos complet que s’enlève pour accéder à la chambre, ce qui n’est guère facile car lors d’un changement de bobine, il faut le tenir à l’œil pour qu’il ne tombe pas, p. ex. Autre particularité, il y a une bobine réceptrice dans l’appareil, amovible, un peu comme sur les anciens Zorki, Fed et consorts. Notez que si l’exemplaire que vous avez acquis en est dépourvu, vous pouvez la remplacer par une bobine de film « classique ». Elle se place à gauche dans la chambre.

Je note toutefois que des rainures permettent un bon assemblage et je pense qu’il ne doit pas y avoir de fuite de lumière de ce côté là. Le pastique est costaud.

Autre particularité de l’engin, son levier d’armement ! Je récapitule : pour faire avancer le film, vous tournez la grosse molette, jusqu’à ce qu’elle cale car vous êtes à la vue suivante. Mais ce mouvement n’arme pas l’obturateur. Vous devez le faire vous-même avec le petit levier qui se trouve sur le côté de l’objectif (le point 5 sur le dessin du dessus). Enfin, le déclencheur ne sert qu’a libérer l’obturateur.

Et si vous voulez utiliser le retardateur, on recommence : avance du film avec la grosse roue, armement de l’obturateur avec son levier, armement du retardateur avec l’autre levier sur l’objectif (le point 16 du dessin) et déclenchement avec le bouton du dessus.

A croire que ce système a été inventé pour favoriser les doubles expositions involontaires !

Ceci étant, l’obturateur offre 5 vitesses, de 1/15s au 1/250s, plus une pause B. C’est un peu court, surtout avec nos films modernes qui peuvent proposer du 800 Asa, voire plus. Si vous avez choisi ces vitesses rapides, sachez que vous aurez intérêt à n’utiliser le Smena 8 qu’à l’intérieur ! Un film de 100 Asa sera plus utilisable s’il y a du soleil.

Allez, autre rayon des choses étranges, le réglage de l’ouverture de l’objectif, qui se fait en tournant la bague à l’avant de celui-ci. Comme les bons vieux Jupiter 12 ou les anciens Leica Elmar. Vous aurez donc toutes les chances de laisser à un moment ou un autre des traces de doigts sur la lentille.

Mais vous constaterez que le devant de cet objectif comporte de fait deux échelles : celle des distances (de f4 à f16) et une notée de 4 à 8.

On s’y fait car c’est finalement assez pratique, étrange mais utile. Plutôt que d’aligner des mots, je vous invite à regarder la video ci-dessous pour saisir l’intérêt de ce système, finalement assez génial à défaut d’être pratique.

Ah, un mot sur le viseur, très lumineux, et pour cause : il s’agit de deux verres plats, sans grossissement, sans aucune marque pour aider à la visée, rien ! Un tube, point barre. Ce qui va compliquer la vie des porteurs de lunettes car sans grossissement, ils ne verront jamais l’entièreté du cadre de visée.

Vous avouerez que jusque là, ce n’est pas encourageant pour tester cet engin étrange. qu’est-ce qui pourrait bien rattraper l’impression de « bidule » induit par le Smena 8 ?

Son objectif ! Un triplet T-43, soit un 40mm qui ouvre, comme je l’ai écris plus haut, de f4 à f16. Si vous regardez l’échelle de mise au point, à f8, vous serez net de 2m à l’infini; à f11, vous serez net de 1,5m à l’infini. Autrement dit, si vous oubliez de faire la mise au point, il y a de forte chance pour que vos images soient nettes quand même.

Au vu des exemples que je vous invite à découvrir ICI et encore ICI, le rendu des images est bon, voire très bon.

Bon, que penser de cet appareil ?

Selon les critères de chacun, il est franchement moche, vintage, décalé, mignon.

Comme d’habitude, les goûts et les couleurs …

Mais à part quelques bizarreries, il n’est pas si mauvais et pourrait même apporter son lot de (bonnes) surprises, pour autant que vous soyez conscient de ses limites.

Si j’ai écris un peu plus haut qu’il n’est pas rare, on n’en trouve quand même pas beaucoup en Belgique. L’Angleterre et l’Allemagne semblent avoir été de bien meilleurs marchés.

Donc, si vous tombez sur un exemplaire en bon état et que vous n’avez pas peur de l’exotisme, laissez vous tenter. Car vous l’emporterez pour une quinzaine d’euros tout au plus.

Une petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

Un peu de technique :

Ce modèle est similaire au Smena-6 , mais avec rembobinage du film ajouté, possibilité d’utiliser une seule cassette avec bobine réceptrice et système de blocage
Bouton de rembobinage contextuel
Obturateur : central, vitesses 1/15-1/250 + B avec synchronisation flash
Objectif : T-43 (Triplet) 40mm f/4 en trois éléments, avec couche de protection
Ouverture : f/4 – f/16
Retardateur +/- 10 sec.
Mise au point : 1 mètre à l’infini
Batterie : Aucune (pas de cellule)
Support Flash : griffe froide, synchro M et X

Des références : https://sovietcameras.org/smena-8/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Smena-8, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Smena_Series_by_GOMZ_%26_MMZ_%26_LOMO, https://www.mikeeckman.com/2020/10/lomo-smena-8-1963/ https://www.lomography.com/magazine/12138-smena-8, http://ussrphoto.com/Wiki/default.asp?WikiCatID=71&ParentID=1, https://www.commiecameras.com/sov/simplecameras/index.htm, https://oldcamera.blog/2017/05/27/cosmic-35-aka-smena-8/ en anglais, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=43, https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Lomo/Lomo_Smena_8, https://fr.wikipedia.org/wiki/Smena, http://www.lumieresenboite.com/collection2.php?l=1&c=Lomo_Smena_8M en français