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Le Diana Instant Square

Préambule.

Ah, le Diana ! On l’a déjà mis à toutes les sauces depuis le temps qu’il existe !

Si vous vous en souvenez, je vous l’ai déjà présenté LA, alors qu’il s’appelait Diana F+ ou ICI pour l’original.

Lomography l’avait déjà doté d’un dos, alors amovible, pour des films Instax Mini. Mais sa mise en œuvre et, surtout, la qualité des images délivrées, ne lui ont pas offert un grand succès.De plus, il fallait ôter le dos, retirer une petite pièce qu’on perdait un coup sur deux et qui empêchait alors de pouvoir remettre un film 120 dedans, puis insérer le dos Instax, qui avait une commande à part pour le déclenchement. Pas pratique.

Mais c’était sans compter sur ces gentils fous, qui ont remis le couvert, en grand cette fois.

Un peu d’histoire.

Vais-je vous refaire l’historique du Diana ?

Et bien pour une fois, je vous renvoie aux articles déjà écris et que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens ici plus haut.

Chouette …

Présentation du Lomography Diana Instant Square 75mm.

Vous ne serez pas étonné si je vous dis qu’il est toujours en plastique, toujours dans les mêmes couleurs noire et bleue un rien flashy.

Mais il a pris de l’embonpoint car il est plus haut que son homologue en 120 et là où se trouvait le viseur, nous avons maintenant une plaque miroir (pour les selfies ?), ce qui oblige celui qui a l’habitude de cadrer avec un viseur d’ajouter encore un peu de hauteur en glissant un viseur dans la griffe porte-accessoire. Ce qui est sans conséquence sur le flash, celui-ci se fichant dans deux trous sur le dessus du capot.

Ensuite il y a l’objectif, tout en plastique comme il se doit mais lui aussi à bien grossi.

Il est muni comme d’habitude d’une curseur B/N : B étant la pose longue (peu utile car il n’y a pas de déclencheur souple et le risque de bougé est alors important) et N le mode normal soit 1/100s environ. A côté, le levier de déclenchement, et en dessous, un curseur pour passer du P au soleil, au soleil sous nuage ou enfin aux nuages, ce qui correspond, dans l’ordre, à une ouverture de f150 (un sténopé), f32, f19 et f11.

La lentille tourne, pour régler la distance, de 4m à l’infini (paysage ou grand groupe), de 2 à 4m (ou groupe), de 1 à 2 m (portrait).

Les compléments optiques correspondent à un 20 mm Fisheye, 38 mm Grand Angle, 55 mm Gros plan, 75 mm normal et 110 mm Télé.

Pour les réglages, c’est tout.

Une remarque : ne forcez jamais en remettant ou ôtant l’objectif ou un complément optique car les tenons en plastique qui assurent la liaison entre les éléments sont fragiles. Et si vous les casez, l’appareil est hors service.

Sur la tranche droite, un discret interrupteur noté MX, ON/OFF. Le Mx vous permet de faire des doubles expositions, le reste, vous avez compris.

La semelle porte un pas de vis pour un trépied et à son autre extrémité, une trappe discrète pour glisser 4 piles AAA, celles qui serviront à alimenter le moteur pour faire sortir les images produites.

Car, vous l’avez compris, ce Diana Instant Square est un appareil instantané qui délivre des images au format carré (square). C’est plus petit que le Wide de chez Instax mais plus proche de la philosophie « Polaroid ».

Quant à la lanière fournie avec l’appareil, je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer : un bête lien de plastique tout fin. Il est vrai que l’ensemble ne pèse pas des tonnes, mais quand même !

La porte arrière s’ouvre après avoir abaissé un verrou de plastique qui n’inspire pas trop confiance, mais on n’est plus à cela près.

Pour l’intérieur de la chambre, tout en plastique (ben tiens), elle montre d’abord des fils qui passent là sans protection pour arriver à un connecteur, heu, … simpliste.

Tout comme le mécanisme de l’obturateur, fragile, qui doit quand même assurer le contact pour lancer le moteur de sortie de la pellicule et, éventuellement, le flash.

Bref, on reste dans le low cost pour produire du lo-fi.

Pour mémoire, le mouvement lo-fi (basse fidélité) est né dans les années quatre-vingt dans les milieux musicaux qui voulaient revenir à des sons moins travaillés, plus bruts de décoffrage et la photographie lomo s’est emparée de ce mouvement. Nous ne sommes pas dans le conceptuel de la Foto Povera mais plutôt dans la décomplexion de l’acte de photographier (je vous renvoie aux 10 règles de la lomographie).

Si je résume, c’est du basique qui a le mérite de fonctionner à minima mais qui reste fragile.

Ceci étant, l’appareil est quand même vendu, neuf, 89€, 129€avec le flash et 179€ en coffret de luxe. Ce dernier propose, il est vrai, des compléments optiques pour des effets surprenants (FishEye et filtres colorés, par exemple). Chaque complément optique bénéficie aussi du viseur adéquat, ne vous trompez pas si vous ne voulez pas rater (trop) de photos.

Installer la cartouche est simplissime. Il faut juste faire attention lorsqu’on referme le dos de ne pas casser le verrou.

Ensuite, vous mettez l’appareil sur ON et faites vos réglages avant d’abaisser le levier de l’obturateur : clic, zzziiiip, la photo sort après 3 ou 4 secondes et il reste à attendre quelques minutes pour voir apparaître votre chef d’œuvre se révéler au grand jour.

C’est un simple levier, animé par un petit moteur, sans doute à vis sans fin, qui pousse la photo vers l’extérieur. Tirez-là délicatement vers le haut et laissez-là sécher un moment, à l’abri de la lumière.

Que penser de cet appareil ?

C’est un appareil rigolo, qui sort des sentiers archi battus, pour peu que vous achetiez les différents compléments qui vous permettront presque toutes les fantaisies. Là, c’est jouissif.

Mais cela a un coût !

Ensuite, un peu comme pour les Polaroid, c’est un appareil qui aime la lumière. Vous serez plus souvent à f11 qu’aux autres vitesses et vous regretterez vite de ne pas avoir acheté le flash si vous ne l’avez pas, surtout en intérieur et pour les portraits quand il fait sombre dehors.

Le vignettage sera important et d’aucuns n’aimeront pas du tout ces gros bords franchement noirs tandis que d’autres trouveront cela hipe. Chacun son truc.

Sous ses dehors simplistes, n’oubliez quand même pas qu’il y a un peu d’électronique et de mécanique. Ne le laissez pas tomber, il risque de ne pas s’en remettre.

Enfin, cela reste un appareil tout manuel et un minimum de connaissances sont requises (estimation de la lumière pour les ouvertures). Dans le doute, mettez sur f11 et lancez le flash.

Sinon, c’est amusant à utiliser et on ne vous en voudra pas de photographier avec dans la rue, il inspirera la sympathie, voire les questions.

Videos d’illustration.

Des références.

https://www.instamaniac.com/test-avis-diana-instant-square-lomography/, https://www.lomography.fr/magazine/342169-lomotuto-10-astuces-pour-faire-des-photos-avec-le-diana-instant-square, en français.