Le Zinc du photographe

Nous avons toujours besoin d’un labo compétent près de chez soi

Et pourtant, ils se font rare car beaucoup estiment qu’ils peuvent s’en passer, obnubilés par la « chaine informatique » qu’ils pensent maitriser de la prise de vue, le « développement » avec un logiciel dédié (Luminar 4,3 par ex.), à leur imprimante photo ultra performante …

Pourtant, lorsqu’il s’agit de tirages d’art ou d’expo dans des formats classiques ou inhabituels, le recours à un labo est indispensable. Et un labo « physique », où l’on s’adresse à des personnes réelles, avec qui un dialogue va s’établir pour tirer le meilleur parti des photos que l’on désire produire.

Les technophiles me diront qu’ils se débrouillent très bien avec leur site en ligne, leur labo à distance. Peut-être, mais il manquera toujours cet aspect humain qui fait passer les émotions que la photo doit restituer et que seul un dialogue personnel permettra d’établir, une relation de confiance en somme.

Parce que je pratique et le numérique et l’argentique, j’ai cherché – et trouvé – un labo près de chez moi, dont je vous ai déjà cité le nom, New Prodia.

Je n’ai pas la possibilité de développer mes films, par manque d’espace dédié, et – je vous l’avoue – parce que je n’aime pas travailler à la lumière rouge, outre le fait que j’ai beaucoup oublié de mes pratiques de laboratoire de développement.

Ensuite, j’ai besoin que mes négatifs soient scannés en haute définition (Tiff) pour pouvoir, le cas échéant, les retravailler avec Luminar 4,3 et ensuite les exploiter.

Bien souvent mes photos se retrouvent sur le Net, sur ce site ou sur L’atelier de JP se balade en rue et sur Flickr. Je n’ai donc pas (toujours) besoin de définition exceptionnelle.

Parfois j’imprime moi même quelques photos, notamment pour un petit book que je promène avec moi lorsque je fais de la photo de rue (ça désamorce souvent les incompréhensions de certains photographiés). Je possède une Epson de très bonne qualité sans qu’elle soit pro.

Et je cède aussi aux chants de sirène du site CEWE, d’abord pour faire vivre un site belge, ensuite parce que leur travail est très bon, lorsque j’ai besoin de confectionner quelques albums familiaux.

Mais je sais que lorsque je préparerai une expo, individuelle ou collective, je passerai par New Prodia, pour leur expertise et la qualité de leur travail.

Tout d’abord parce qu’ils pourront tirer mes photos comme je le désire, ensuite dans des formats que je ne peux maitriser, enfin pour la finition pro qu’ils ajouteront aux photos.

Pour mémoire, les photos de l’exposition de Yann Arthus-Bertrand, « Legacy, L’héritage que nous laissons à nos enfants » (installée à Mons du 04 juillet au 25 octobre 2020) ont été réalisées par New Prodia. Gage de leur sérieux et de leur engagement envers le photographe.

Ce sérieux et cet engagement ne concernent pas que les « grands » photographes car c’est tous les jours qu’ils doivent répondre aux exigences de qualité de leurs clients, privés ou professionnels.

Bref, un labo près de chez soi est chose rare, qui se cultive et dont je mesure à chaque bobine déposée le rôle primordial de leur travail dans l’expression du mien.

Si vous avez la chance d’en avoir un près de chez vous, cultivez le aussi. Sinon, venez chez eux, ils seront heureux de vous accueillir pour donner vie à vos envies.

Mes appareils et leurs accessoires

Des films en argentique ?

Pour ceux qui se posent la question, légitime « et on trouve toujours des films facilement ? » la réponse est oui (sauf pour certains Polaroïd). Tant en 24×36, qu’en 120 (et même dans d’autres formats plus exotiques comme le 110, le 126 ou le format Minox 8×11 – mais là, faut trouver où le faire développer ou le faire soi-même).

Mes fournisseurs de prédilection sont : de bonnes affaires sur le Net, sinon le site de Fotoimpex en Allemagne (https://www.fotoimpex.com/) ou en Belgique Retro Camera (https://www.retrocamera.be/en/).

Pour des films plus artisanaux et sortant de l’ordinaire, il y a Owax dont je vous ai parlé ICI

Pour le développement des films, je fais confiance à New Prodia, à Nimy. Je leur demande de développer mes films 24×36 ou 120 et de les numériser en haute définition, ce qui me permet, le cas échéant, de retravailler un peu les photos avec Luminar 4.3. Ça devient rare un labo photo près de chez soi et pourtant il reste indispensable pour ceux qui, comme moi, ne possèdent pas de labo à la maison. Et leur utilité ne se limite pas qu’au développement, ils peuvent faire des tirages pro pour les expositions, par exemple. Le lien vers leur site : http://newprodia.be/