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Le résumé des concurrents de L’Olympus Mju

Si vous avez lu les différents essais et commentaires – très subjectifs – sur les différents concurrents de l’Olympus Mju, vous comprendrez mon classement :

  • le Ricoh R1
  • le Ricoh FF-70
  • le Canon MC
  • le Canon Prima Twins S
  • le Fuji DL 500 Mini Wide
  • l’Olympus AF-1
  • le Yashica AF J
  • l’Olympus Trip AF MD
  • l’Olympus Trip MD
  • (sauf si le look l’emporte sur tout), l’Olympus Trip 35

Il me reste à vous souhaiter de trouver l’appareil qui vous convienne le mieux. Mes avis ne sont que le reflet – encore une fois très subjectif – de mes ressentis v.-à-v. de tel ou tel appareil et mes critères ne sont peut être pas les vôtres.

L’important est de prendre du plaisir avec votre appareil photo, sans forcément « être à la mode » et suivre les tendances d’un marché de toute façon surfait. Rappelez-vous que l’Olympus Mju – qui est un très bon appareil – fut vendu à des millions d’exemplaires et qu’il n’est donc pas si rare que pour justifier les prix pratiqués actuellement.

Si vous allez vous promener sur différents sites de ventes, vous en trouverez des centaines à vendre, avec – malheureusement – une constante : un prix de plus en plus élevé car le marché se nourrit de lui-même, au détriment des personnes qui veulent trouver un petit appareil chouette à glisser dans un sac ou une poche !

Pour la plupart des appareils que je vous ai présenté, j’ai essayé de vous noter le prix moyen, relevé sur ces mêmes sites de vente. Et comme ces appareils ne sont pas les plus connus (ou plutôt ont été oublié car à l’époque de leur sortie, ils étaient tous des « hauts de gamme » (sauf le Trip AF MD et Trip MD).

Très honnêtement, ils sont d’excellentes alternatives.

Il me reste à vous souhaiter de faire de bonnes photos …

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L’Olympus Trip MD

Voilà un appareil dont je vous ai narré le « sauvetage » dans l’article « un peu de respect …« .

Je vais être rapide pour la présentation de cet appareil car je l’avais mis en vente et il est parti plus vite que prévu.

Néanmoins, mes quelques impressions et explications à son égard.

L’Olympus Trip MD est donc un « point and shoot » (en français « viser et déclencher ») sorti en 1987. MD pour Motor Drive, car il est équipé d’un moteur qui installe le film dans l’appareil automatiquement (il faut quand même le guider un peu) qui le fait avancer après chaque déclenchement, et qui réarme l’obturateur. Il faut remarquer que le bruit du moteur est relativement discret.

C’est un « fix focus », c.-à-d. que l’objectif est fixe, en l’occurrence un 35mm qui ouvre à f1:4 en 3 éléments dans 3 groupes. Il ne possède pas d’autofocus. Vous visez grâce à un oculaire grand et clair, qui vous indique le cadre de la photo mais la distance est à estimer. Tenant compte de la vitesse d’obturation et de la focale, on peut estimer que vous serez net de 2m à l’infini.

C’est encore un appareil à vitesse fixe, le 1/100s. En fait le seul réglage que vous pouvez effectuer est celui de la sensibilité du film (de 100 à 1000 Asa/Iso). C’est ici que l’on apprécie la grande latitude offerte par l’argentique en cas de surexposition, notamment. La modification de la sensibilité ne modifie que l’ouverture car la vitesse ne change pas.

Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route. Le flash se déploie à la demande. Une diode rouge apparait dans le viseur quand le flash charge, assez rapidement, il faut le reconnaître.

Ah, il y a encore un compteur de vue, un bouton pour forcer le rembobinage, un emplacement pour une dragone et un filetage sur le déclencheur pour un déclencheur souple (à mon avis tout à fait inutile).

Vous avez ainsi le premier d’une gamme, commencée en 1987, remaniée en 1989 avec le Trip MD2 et augmentée de l’autofocus avec le Trip MD 3 en 1990.

En somme, un appareil très simple, à la manière de son ainé, le Trip 35. Vous en tirerez sans doute de bonnes photos mais, surtout, vous ne risquerez rien à le sortir dans des lieux difficiles

En écrivant cela, je pense à un acheteur qui cherchait un « point and shoot » tout simple pour photographier une fête (le Holi) en Inde, là où un appareil « sophistiqué » aurait attiré trop les regards et – surtout – aurait pu être abîmé dans les mouvements de foule.

Actuellement, il se négocie autour des 40€ en parfait état.

Je vous le disais en entrée, je n’ai pas eu l’occasion de faire un film avec lui. Je l’ai juste manipulé, d’abord pour le nettoyer de fonds en comble, ensuite pour voir comment il fonctionnait. Il m’a semblé léger (+/- 400 gr avec piles), facile à prendre en mains, stable et solide, même si tout en plastique. De forme rectangulaire, il n’est pas très fin mais se glisse facilement dans une (grande) poche ou un sac. Le clapet coulisant assurant la protection de l’objectif. Clapet que l’on déverouille avec le bouton sur la droite de l’objectif (voir la vidéo ci-dessous). Facile à alimenter par 2 piles AA assez universelles.

Un bon entrée de gamme comme on en faisait encore dans les années 1980.

Comme à l’accoutumée, les sites de références : http://www.optiksammlung.de/Olympus/TripMD.html en allemand (pour changer), https://gra1ny.wordpress.com/2018/07/05/2018-7-4-olympus-trip-md-theoretically-a-great-street-photography-camera/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2277-Olympus_Trip%20MD.html en français

Et,une fois n’est pas coutume, une petite vidéo trouvée sur YouTube

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Et si vous essayiez autre chose que l’Olympus Mju (µ) ?

Car, enfin, qu’a-t’il de plus cet appareil ?

D’abord, c’est un Olympus de la bonne tradition, celle de l’innovation et de la compacité qui ne réduit pas la qualité, soit.

L’Olympus Mµ première et seconde génération offre un objectif 35mm ouvrant à f1:2,8. C’est un « point and shoot » avec mise au point automatique grâce à l’autofocus multi points, obturateur de 4s à 1/1000 s, mise au point minimale de 35cm. Il est étanche aux projections d’eau, se glisse dans une poche de blouson et son volet protège l’objectif tout en commandant la mise sous tension. Son autofocus est précis et rapide

Ajoutons qu’il s’est vendu à plus de 3.800.000 exemplaires depuis sa sortie en … 1997.

Ensuite, de nombreuses variantes, souvent avec des zooms, ont quelque peu édulcoré les qualités des ainés.

Je vous le concède, ce sont là des atouts intéressants mais cela ne justifie plus un prix qui ne cesse de décoller : en 2017, il se négociait entre 50 et 100€ en parfait état. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’il dépasse la barre des 150 voire 200€.

Mais il existe de nombreuses alternatives, dont je vais vous présenter quelques exemplaires qui me sont passés entre les mains.

Le Ricoh FF-70 est sorti en 1985. C’est un point and shoot offrant un objectif ouvrant à f1:2.8 reconnu pour sa précision et son piqué, autofocus fonctionnant de 80cm à l’infini. Son autofocus fonctionne sur 10 zones, très rapide et précis. Obturateur de 2s à 1/500s, flash automatique, reconnaissance automatique de la pellicule (codage Dx) ou manuelle. Il possède un écran qui récapitule les fonctions. Retardateur de 10 sec et possibilité (rare) de pouvoir compenser l’exposition.

Il se négocie autour des 90€ en parfait état.

Le Ricoh R1 est sorti de 1994 à 1998. C’est l’appareil le plus fin de tous. Il dépasse à peine la largeur de la cartouche du film qu’il contient. Il possède un vrai mode panoramique (24mm) sinon sa focale normale est de 30mm à f1:3,5. Détection du codage Dx de la cartouche et – grande particularité – il enroule le film dès que vous le mettez dans l’appareil (pratique en cas d’ouverture par erreur, vous ne perdez que la pellicule non encore exposée). Son autofocus est très rapide et précis. Il se glisse réellement dans une poche. On peut débrayer le flash, corriger l’exposition et forcer une mesure spot si besoin. Avec écran LCD pour résumer les infos de la prise de vue.

Son prix est plus conséquent et se négocie autour des 200€ mais il y a moyen de faire de très bonnes affaires à son sujet.

L’Olympus AF-1 est un point and shoot sorti en 1986. Il est le successeur du XA et l’ancêtre du Mju. Solide filiation s’il en est. Lui aussi est résistant à la pluie, la poussière et le sable (weatherproof ne pas confondre avec waterproof, qui veut dire étanche à l’immersion). Objectif Zuiko de 35mm ouvrant à f1:2,8 réputé pour ses qualités. Objectif protégé par un écran qui assure aussi la mise sous tension. Vitesses de 2s à 1 /750s. Flash ultra rapide automatique. Reconnaissance automatique de la pellicule chargée (codage Dx). Il est léger même si un peu plus massif que le Mju; il est sensiblement de la même taille que le Ricoh FF-70.

Il se négocie entre 50€ et 90€. Une excellente affaire.

L’Olympus Trip MD est encore un point and shoot sorti en 1987. Il faut régler la sensibilité du film (de 100 à 1000 iso) manuellemet. Son objectif est un 35mm ouvrant à f1;2,8. Entrainement du film par moteur électrique peu bruyant. Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route.Le flash se déploie à la demande.

Il se négocie autour des 40€

L’Olympus Trip 35, toujours en point and shoot sorti en 1968. Objectif de 40mm ouvrant à f1:2,8. Obturateur programmé de 1/40s à 1/200s. Contrairement aux Pen, à qui il ressemble, il est plein format. Sa cellule au silicium entoure l’objectif. C’est souvent là que le bat blesse car elle peut se dégrader et rendre l’appareil peu utilisable. Mon conseil : vérifiez s’il déclenche en très basse lumière (sinon, un « drapeau rouge » apparaît, indiquant que la photo est impossible). Distance de mise au point minimale de 1m. Bien évidemment, sans autofocus. Son allure retro-vintage le rend attrayant même s’il n’est pas le plus performant.

Il se négocie autour des 50€ à 100€ s’il est en parfait état.

Si vous avez de la chance, vous les trouverez pour bien moins cher dans des brocantes et vide-grenier.

Il vous faudra vérifier si les piles n’ont pas coulé à l’intérieur. Pour l’Olympus Trip MD et le Ricoh FF-70, munissez-vous de simples piles AA. Par contre, pour l’Olympus AF-1, il faut une CR-P2. et pour le Ricoh R1 c’est une CR-2. Pas de piles pour le Olympus Trip 35 mais rappelez-vous, la cellule est fragile si mal entretenue.

Enfin, je ne prétends surement pas être exhaustif dans ce descriptif. En fouinant sur la grande Toile vous trouverez d’autres références. Ceux-ci sont des appareils que j’ai acheté, parfois réparé (mousses) et essayé.

Comme d’habitude, des sites pour les infos complémentaires : https://benber.fr/presentation-olympus-mju-2/ , https://www.filmisundead.com/test-avis-olympus-mju-ii/ en français pour le Mju; https://photojottings.com/ricoh-ff-90-35mm-f-2-8-review/ en anglais pour le Ricoh FF-70 et http://www.mes-appareils-photos.fr/Ricoh-FF-70.htm en français. https://www.kenrockwell.com/tech/ricoh/r1.htm en anglais pour le Ricoh R1 et en français http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11834-Ricoh_R1.html. Pour l’Olympus AF-1 http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11644-Olympus_AF-1.html en français. Olympus Trip MD, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2277-Olympus_Trip%20MD.html et Olympus Trip 35 http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-664-Olympus_Trip%2035.html, https://casualphotophile.com/2016/10/03/olympus-trip-35-camera-review/