Pour la photo de rue

Lumix DMC-GX9

Je vous ai présenté le Lumix DMC-GX80 il y a peu et je ne reviens pas sur ce que j’ai écris à son sujet, à savoir que c’est un merveilleux petit appareil, idéal pour la photo de rue, discret et rapide.

Si je comprends bien la logique de Panasonic, les DMC-GX à deux chiffres sont ceux destinés aux familles, et c’est tant mieux, tant la qualité de ces appareils est bonne.

Tandis que la famille à un chiffre est considérée comme « expert », avec des réglages et quelques améliorations ergonomiques utiles si on veut aller plus loin.

En fait, j’ai eu l’occasion, pour le prix de mon DMC-GX80 de trouver un Lumix DMC-GX9. Je n’ai donc pas hésité et il est arrivé hier.

Bon, une petite présentation d’abord de la gamme, ce sera plus facile pour comprendre.

Sur le site de Panasonic, pour la gamme des GX, voici ce qu’ils en disent « Découvrez la gamme d’appareils photo Lumix pensée pour le street photographie, au design vintage et boitiers compacts ».

En 2013, ils sortaient le Panasonic Lumix GX7, qui était présenté comme le « Ninja » de la photo de rue par la presse spécialisée. Châssis en magnésium, discret, rapide, très bien fabriqué, excellent en qualité photo.

En 2015, Panasonic réitérait l’exploit du premier opus en présentant le GX8, encore plus performant. Voici ce que titrait le magazine en ligne Les Numériques : « Test Panasonic Lumix GX8, plus loin, plus beau, plus fort, plus rapide. Il a tout, il fait tout, il le fait vite, et bien »

Le seul reproche que l’on pouvait faire à ces deux boitiers était peut-être leur taille, qui ne permettait pas de les glisser dans toutes les poches.

Pour cela, le GX80 était parfait car plus petit et capable, lui, de se glisser dans toutes les poches ou petits sacs.

Alors, en 2018 les ingénieurs de Panasonic ont sorti le GX9, soit un boitier de la taille du GX80 mais emportant la technologie du GX8 !

Pour vous donner une idée, quelques photos seront plus parlantes :

Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’il allie compacité et performances en reprenant le gabarit contenu du GX80 et les principales caractéristiques techniques du GX8, dont le capteur 4/3″ Live CMOS 20,3 Mpx sans filtre passe-bas (ce qui améliorerait la qualité des images) et le processeur Venus Engine optimisé. Il offre un écran orientable agréable et tactile, un viseur électronique excellent, lui aussi orientable pour des prises de vues originales, une réactivité redoutable, une stabilisation 5 axes efficace qui pardonne les tremblements du photographe – ben oui, l’hiver approche ! – et qui se combine avec la stabilisation des objectifs, magnifique pour travailler en basses lumières.

« Mais on doit bien pouvoir lui reprocher quelque chose, non ? » – Oui, en ergotant sur les détails, il lui manquerait une âme, une fantaisie qu’offre, par exemple, le Pen F d’Olympus ou les Fuji X100 encore plus typés rétro vintage. Et il n’est pas tropicalisé, il faudra y faire attention en cas d’averse.

Voilà, je vous présente le mien, tel qu’il ma été livré hier, et auquel j’ai ajouté le 14MM avec son pare-soleil. Il est muni d’une poignée, je crois réalisée avec une imprimante 3D, fort réussie et qui améliore encore la pris en mains.

Et bien il me reste à le tester là où il est paraît il le meilleur, en rue.

A bientôt avec ses premières photos.

PS, il y a un Lumix DMC-GX80 dans la rubrique A VENDRE !

Le Zinc du photographe

Le Lumix DMC-GX 80

Hé bien, je m’aperçois que je vous l’ai souvent cité mais jamais présenté !

Profitons de ce samedi maussade, balayé par la tempête Odette pour réparer cet oubli.

Pour mémoire, c’est un appareil que j’utilise pour la photo de rue.

C’est un télémétrique hybride au format 4/3 de 16Mpx, avec une stabilisation sur 5 axes du capteur, qui peut se coupler à la stabilisation des optiques Lumix ou Olympus, extrêmement rapide à mettre en œuvre et à sortir de veille. Il est paramétrable dans tous les sens et ses menus, s’ils ne sont pas à la hauteur des menus de chez Canon, sont bien moins alambiqués que chez Sony ou Fuji. Son autonomie n’est pas extraordinaire – comme la grande majorité des hybrides – mais j’ai acheté une seconde batterie.

Voilà, pour le reste des données techniques (qui m’intéressent peu), je vous renvoie au site des Numériques, ou 01net qui ont fait le test de l’appareil et chez Panasonic, qui le vante aussi très bien.

En fait, ce que je retiens, c’est son look (ben oui, ça compte aussi) un peu rétro – à l’instar des Fuji – qui le ferait presque passer pour un vieil argentique, surtout en version noire.

Il est très léger et tout petit, ce qui permet de le glisser dans un petit sac, voire une (grande) poche avec le 14mm pancake monté dessus. Et oui, les objectifs sont interchangeables et de qualité, parce que l’on peut piocher tant chez Lumix que Olympus. Sa prise en main, malgré sa petite taille est très bonne, même si j’y ai ajouté un petit repose-pouce pour maximiser son maintient.

J’aime surtout le fait qu’il se mette rapidement en route et qu’il sorte vite du mode veille, ça évite de rater des photos. Et il est excellent en faible lumière.

Son viseur est bon, avec un correcteur dioptrique, bien utile quand la vue baise. C’est vrai que je garde un peu la nostalgie des Fuji X avec leurs viseurs analogiques et numériques, mais il est loin d’être mauvais. Son écran, orientable et tactile, est précis pour les cadrages qui sortent de l’ordinaire. Je pourrais regretter qu’il ne soit pas orientable dans tous les sens, mais bon, je ne m’en sers pas souvent (je ne sais pas cadrer sur un écran !).

J’apprécie aussi son silence, surtout en mode électronique, mais même en mode mécanique, il fait le même bruit que le Leica M5, c’est dire …

Toutes les commandes tombent bien sous les doigts et elles sont agréablement marquées (clics fermes).

Vous pouvez travailler directement en Jpeg ou en Raw. Personnellement, j’ai opté, comme pour tous mes appareils, pour le format RAW, qui m’autorise de petites corrections via Luminar 4,3 si besoin.

Au niveau des reproches, le fait que son autonomie soit limitée à environ 300 photos et qui nécessite une seconde batterie (au moins) pour les longues sorties, surtout quand il fait froid. Et encore, qu’il ne soit pas « tropicalisé » – et quand je regarde par la fenêtre en écrivant ceci, je devrais même dire étanche tant il pleut !

Si vous suivez le blog, vous avez vu les appareils par lesquels je suis passé avant ce Lumix GX80 et, franchement, c’est celui qui me convient le mieux jusqu’à présent.

Le Zinc du photographe

Premières sorties avec le Lumix GX80

Hé oui, sorties avec « s » car je l’ai baladé deux fois, histoire de voir se qu’il vaut sur le terrain.

Tout d’abord, une brocante, à Enghien et ensuite à Lille. Deux sorties par beau temps, un peu de foule et beaucoup de … masques, vilain virus oblige !

Alors, premiers constats ? Le Lumix GX80 est chouette mais pas parfait ….

Passons aux aspects réjouissants :

  • en mode silencieux, il est absolument … silencieux (obturateur électronique)
  • il tient dans la main, ce qui le rend très discret
  • lorsque le repose pouce est placé, il est très agréable à porter
  • il est très réactif et l’autofocus est rapide, précis
  • selon le réglage choisi, les couleurs sont top
  • monté avec le 14mm (équivalent 28mm en 24×36), il tient dans la poche d’une veste ou d’un short
  • sa construction est qualitative
  • l’écran est très clair, aux couleurs fidèles, avec toutes les infos dont vous pouvez avoir besoin
  • et il est tactile (et très réactif)
  • l’oculaire est doté d’un détecteur, qui éteint l’écran lorsque vous approchez votre œil,
  • oculaire très clair et bien visible
  • vous pouvez paramétrer un horizon (bien pratique si comme moi vous êtes toujours de travers)
  • et vous pouvez paramétrer différents types de grilles pour faciliter la composition
  • le déclencheur à mis course garde la mémoire de l’exposition sélectionnée, ce qui permet un recadrage facilité

Ensuite, ce qui fâche :

  • pourquoi diable indiquer, sur la carrosserie de l’appareil, toutes les fonctions dans un gris si terne qu’en cas de base lumière ou grand soleil on ne sache rien lire ? Des lettres blanches, bien visibles, rendent toujours de bien meilleurs services
  • l’écran est bien défini mais (comme tous les écrans) totalement illisible par grand soleil
  • l’écran se déplie vers le haut et le bas mais pas latéralement, ce qui limite parfois les prises de vues originales – enfin, ça ne les empêche pas mais sans maîtrise du résultat
  • les menus n’ont pas encore la fluidité et la cohérence des produits Canon mais ils sont déjà bien mieux que ceux de Fuji ou Sony
  • l’appareil manque de grip : la poignée avant est trop peu creusée et pas de repose pouce à l’arrière. Il me restait un repose pouce à insérer dans la griffe porte flash et ça change tout !
  • son autonomie est courte, il faut absolument prévoir au moins deux batteries de rechange en cas de sortie un peu longue
  • un traitement tout temps aurait été un must

En conclusion très parcellaire, je pense que c’est un bon appareil. Je vous avoue n’avoir pas encore fait le tri des photos prises mais – promis- j’en poste quelques unes bientôt- ce que j’ai déjà pu apercevoir me semble très bon.

Voilà, je viens de terminer le tri et l’édition des photos avec Luminar 4.3 (28/07/2020) Je vous les livre en partie, le reste sera sur mon autre site, dédié à la photo de rue et sur le compte Flickr.

Et, en résumé, tout le bien que je pensais de ce petit Lumix s’est confirmé. Je n’ai pas dû corriger beaucoup les fichiers RW2, les couleurs étaient bien équilibrées, les tons justes, les hautes lumières bien maîtrisées, tout comme les ombres.

Je ne regrette pas cet achat, il répond à mes attentes, même si la perfection n’est pas de ce monde.

Le Lumix DMC-GX80 (c’est son vrai nom complet) va rejoindre mon sac « spécial photo de rue », ou une poche si j’ai envie de voyager très léger !

Mes appareils et leurs accessoires

Canon Eos M50

Après mes déboires avec le Fuji X20, j’ai choisi de reprendre mon Canon Eos M50, et je me suis aperçu que si je l’avais parfois évoqué, je ne l’avais pas présenté.

Bon, comme d’habitude, c’est un appareil acheté d’occasion mais quasi neuf (moins de 500 déclenchements !). Lorsque je l’ai acheté, il était « boitier nu » et il me fallait donc trouver les optiques ad hoc.

Vu la taille de l’appareil et la destination prévue à son usage, je voulais quelque chose de compact et/ou polyvalent : j’ai donc arrêté mes choix sur un EF-M 22mm et le EF-M 15 – 45mm, le passe partout plus ou moins équivalent au 24 -70 en format full frame. Auxquels j’ai adjoint, au cas où, un adaptateur pour les optiques EF.

A ce sujet, restons raisonnables, je me vois mal lui coller un 24 -70 mm en f1:2,8, ni même le 70 -200 en f1:4 : on ne le verrait plus derrière !

C’est un APS-C Canon (coefficient conversion de 1,5) avec 24,1 Mp au capteur. Autrement dit, c’est confortable et il délivre une très bonne qualité d’images. Il est super léger (514 gr avec l’objectif 15 – 45mm, une carte SD et sa batterie), avec l’ergonomie habituelle des Canon Eos et la facilité des menus propres à la marque.

Si vous venez d’un réflex Canon, vous ne serez pas dépaysé – juste surpris par son poids plume ! – et vous trouverez très vite vos marques pour vos premières photos.

Même s’il est tout en plastique, sa construction est robuste, tout est bien assemblé (je serais tenté d’écrire « comme d’habitude ») et les molettes sont bien « crantées ».

Ses gros avantages sont son viseur (hybride) et son écran monté sur rotule : fini de se contorsionner pour prendre des photos sous des plans originaux (pratique en photos de rue). Ecran tactile qui plus est.

Pour les plus technophiles, il possède plein de connectiques différentes : HDMI, Wi-Fi, Bluetooth pour piloter l’appareil à distance et transférer les fichiers si vous ne pouvez pas attendre de le faire à la maison.

Les « experts » de la presse spécialisée le considère comme destiné au grand public. Et c’est tant mieux, ledit grand public aura un appareil facile à prendre en main, fiable et d’excellente qualité d’image à se mettre sous les doigts.

Ah oui, il est aussi équipé pour la vidéo en 4K mais ça, sorry, je n’en parlerai pas, je ne m’en sers jamais.

Un reproche ? Bah, son viseur électronique, que je trouve un peu « froid » même s’il est précis. Pourtant, l’ayant utilisé pour faire les photos qui illustrent certains articles de ce site, j’ai constaté que lorsque j’utilisais un éclairage LED, des lignes apparaissent, ce qui rend la visée désagréable. Est-ce la lumière issue de la technologie LED qui est en cause ? Je ne sais pas, je creuse. Et puis vous connaissez mes réticences « philosophiques » à cette image non pas vue directement (comme avec un vrai réflex) mais par le biais, déjà, du capteur.

En résumé donc, un excellent petit appareil, que je glisse dans mon petit sling Everyday de chez Peak Design, souvent à côté du Leica M6. Avec une batterie de rechange si je prévois une longue sortie. A ce sujet, il « consomme » peu (bien moins que les Fuji) et la batterie est compatible avec le Canon Eos 100D. S’il est plus grand (tout est relatif) que le Canon Powershot G5X dont j’ai déjà fait la présentation dans le rubrique numérique, monté avec le 22 mm, il est encore possible de le glisser dans la poche d’un blouson ou d’un manteau.

Mes appareils et leurs accessoires

Les appareils instantanés

Si les personnes de plus de vingt ans (et quelques …) pensent Polaroïd quant on parle de photos instantanées, les plus jeunes vous citeront Fuji Instax, Lomo, Canon Zink, Impossible project, par exemple.

Mais heu … pourquoi parler d’appareils aux photos instantanées ?

Un jour, nous avions fait une photo d’une petite famille dans un pays lointain et ces personnes nous avaient réellement bien accueilli, nous laissant même nous mettre en scène avec leur matériel de cuisine des rues. Après les avoir chaudement remerciés, et avoir goûté à leur préparation, nous avons eu l’idée de leur offrir une photo, pour marquer ce souvenir fugace mais d’intense humanité. Et là, ce fut compliqué pour parvenir à trouver une boutique qui possédait un appareil capable de lire nos cartes mémoires et d’imprimer la photo voulue.

Depuis ce jour là, je me suis dis que je devais avoir avec moi un appareil à développement instantané.

Bon, le bon vieux Pola, de nos jours, c’est plus compliqué. Si les greniers, les brocantes, les Emmaüs et autres boutiques de seconde main regorgent de ces appareils, il est plus rare et difficile de trouver des films pour tous les modèles, car la firme a disparu. Et même si une partie des avoirs de Polaroïd a été racheté par l’Impossible project, pour redonner vie à ce procédé, tous les films ne sont pas reproduits et quand ils les sont, il faut se rendre à l’évidence, les prix sont « costauds ».

En fait, la saga Polaroïd termine une sorte de boucle : Polaroïd a fermé ses portes en 2007 et fini de produire des films en 2008. Onze salariés de la dernière usine située en Hollande décident de racheter les machines et de relancer la production de films instantanés. Le projet étant complètement fou, ils appellent leur projet Impossible Project et, dès 2010, de nouveaux films instantanés sortent, qui font la joie de milliers de possesseurs de bons vieux Pola (en tout cas ceux qui n’avaient pas jeté leurs appareils ou les avaient oubliés dans un grenier, une cave, …). Impossible project a ensuite racheté tous les droits, y compris intellectuels, de la firme Polaroïd. Ils ont donc transformés le nom d’Impossible project en Polaroïd Originals en 2017. Polaroïd redevient donc Polaroïd !

Fuji, toujours à l’affût des bonnes idées, a développé les films instantanés, dont certains étaient compatibles avec quelques Polaroïd, comme ceux des séries 300 (les films Pack 100) mais il a abandonné leur production en 2016 pour développer ses propres films, dont la gamme Instax et les appareils qui vont avec. Si le prix est plus « réaliste », il faut convenir que la taille des dits films est souvent très petite : les Intax mini ont à peu près la taille d’une carte de crédit et les square (carré) proposent à peu près le double de surface. Seuls les wide (large) se rapprochent de la taille des anciens Polaroïd, et ce n’est déjà pas bien grand.

Au niveau qualité, je trouve, personnellement, que les films Fuji sont plus justes au niveau coloris et même netteté, mais – encore une fois – vu la taille des épreuves, c’est un peu difficile à juger.

Tant chez les Pola de chez Polaroïd que pour les Instax de Fuji, ce sont des films contenant une émulsion sur le papier qui assure l’impression, plus ou moins rapide, de la photo captée.

Et puis, Canon (et quelques autres plus confidentiels) ont développé une autre méthode, qui se rapproche plus de la sublimation thermique : les encres Zink, contraction de Zéro-Ink, c.-à-d. sans encre mais avec des cristaux. Les papiers contiennent donc aussi une émulsion, mais « sèche » qui se développera au contact de la chaleur. Comme d’habitude, je vous mets en bas de page des liens de sites intéressants à ce sujet.

Là, je trouve que le niveau est encore meilleur, mais la surface toujours aussi petite.

Solennellement, je demande à Canon de faire un effort et de nous présenter un Canon Zoemini « quelque chose » qui pourrait nous sortir au moins des photos au format carré !

Ne nous y trompons pas, les jeunes raffolent de ce genre d’appareil, eux qui sont pourtant accros à leur smartphone, sur lequel ils entassent toute leur vie photographique … mais n’éprouvent que des plaisirs fugaces au partage de ces images. Au moins, avec un support papier, fut-il de médiocre qualité, ils ont une trace tangible de ce bon moment, qu’ils mettent dans un portefeuille, qu’ils collent sur la surface de leur choix (y compris leur téléphone !), bref, ils ont le plaisir de tenir une photo en main.

Car c’est bien là le but : disposer rapidement d’une épreuve photographique qui, si c’est possible, durera plus que les quelques secondes à visionner un minuscule écran de téléphone.

Dans la rubrique « les incontournables », je vous proposais le livre The Polaroïd book, qui reprends quelques unes de meilleurs photos réalisées avec ce type d’appareil. Car c’est aussi un médium pour inventer, découvrir de nouvelles formes d’expressions.

Si, à l’époque du Polaroïd, il a existé de nombreux formats, force est de constater que de nos jours, le choix est limité aux lois du marketing, éternel frère ennemi de la créativité.

En résumé, si vous voulez découvrir un moyen différent de faire de la photo, si vous voulez pouvoir offrir rapidement un souvenir d’un instant suspendu, vous savez ce qu’il vous reste à faire : une pétition pour que les constructeurs nous proposent enfin quelque chose de tangible à se mettre sous le déclencheur !

Pour ma part, j’utilise un Canon Zoemini C et un Fuji Instax Square SQ 10. Le premier reste souvent à la maison mais nous permet de capter des attitudes furtives de nos petites filles, le second est souvent dans mon sac sling lorsque je fais de la photo de rue, pour laisser un souvenir si besoin. En attendant de trouver un Fuji au format wide (Instax 100, 200 ou 300, p. ex.) mais en tenant compte que ces appareils sont assez lourds comparés au SQ 10.

Si vous voulez éviter le coût de ces appareils, il reste les occasions et vous pouvez toujours vous tourner vers les bons vieux Pola dont je parlais en début d’article, le prix de la pellicule sera compensé par le coût ridicule de ces appareils. Pour éviter les mauvaises surprises, un petit détour par le site https://polaroid-passion.com/.

Voilà, il me reste à vous souhaiter bon amusement avec des techniques différentes, qui donneront le sourire à celui qui reçoit la photo.

Les liens utiles : https://printyourlife.fr/papier-zink/ pour les encres sans encres (Zéro Ink), en français et https://apprendre-la-photo.fr/la-photo-instantanee/, ou encore https://www.declenchermalin.com/histoire-de-la-photographie/histoire-du-polaroid/ pour les Polaroïd. Ensuite, un guide d’achat, si vous voulez vous laisser tenter : https://phototrend.fr/guides-dachat-phototrend-photo-instantanee-polaroid/

Argentique

Première sortie avec le Canon P

Dans mon sac Peak Design Everiday Sling 5l (ouf !) j’ai mis côte à côte le Leica M3 et le Canon P, avec 2 cellules à main (ben oui, j’ai chargé 2 types de pellicules de sensibiltiés différentes, celles que j’avais sous la main, confinement oblige).

Et je ne reviendrai pas sur la facilité du chargement de la pellicule dans le Canon P par rapport au Leica … quoique !

Comme il reste encore un peu de place, j’y ai glissé aussi le Fuji X20 : tout l’univers télémétrique est réuni.

Les balades étant réduites à leur plus simple expression, je vais quand même tenter de finir les films, en attendant de pouvoir les porter au labo.

Bref, je vais pouvoir utiliser les 2 grands rivaux et vous faire part de mes observations, très subjectives.

Tout d’abord, au niveau prise en main, comme je l’avais déjà signalé, c’est kifkif : les deux sont agréables et tout tombe naturellement sous les doigts. Le réglage de l’objectif du Canon est un régal, avec sa petite barre latérale qui aide à la vitesse de mise au point, tandis que le Jupiter 3 demande un peu plus d’attention.

Pour ce qui est du « bruit », les 2 se valent : un clic assourdi pour le Leica, la même chose en plus métallique pour le Canon, et le réarmement se fait dans un silence presque parfait (à peine un petit « rrrrr… » au moment d’armer, et deux fois pour le Leica M3 avec son armement en 2 coups). Ceci étant, vu le peu de personnes présentes, ce n’était vraiment pas un soucis, j’aurais pu armer un Canon A35F sans que quiconque ne le remarque !

Le patch du Leica est un peu plus lumineux mais celui du Canon ne démérite pas, et quand il y a beaucoup de lumière, c’est même confortable qu’il soit un peu assombri.

Au niveau de la visée, le Leica est très clair (hélas sans le cadre pour le 35mm) et on sait visualiser un cadre éventuellement différent avec le petit levier sur la gauche, qui simule la visée avec le 90 ou le 135 mm. Pour le Canon, il faut bien coller son œil au viseur pour bien voir le cadre en 35mm (sans que ce soit vraiment contraignant, sauf peut-être avec des lunettes ?) mais en 50 et 100 mm, pas de soucis, les cadres étant gravés dans le verre. Cela semble juste un peu moins « aérien » qu’avec le Leica mais sans être désagréable ni difficile.

Si je devais ergoter un peu (c’est – vraiment – pour le plaisir), je regrette que le levier d’armement du Leica soit si proche de la griffe flash. En effet, si celui-ci n’est pas un peu dégagé (mode rapide), j’accroche systématiquement la griffe. Ensuite, le retardateur est trop sensible car à chaque fois que je prends l’appareil, je l’accroche et j’entends le petit bruit de minuterie se mettre en route une fraction de seconde.

Très honnêtement, il sera quasi impossible de départager ces deux là, sauf pour des questions d’esthétique ou … de mode ! En effet, le Leica aura toujours plus de cote à la revente, mais sera aussi près de 8 fois plus cher qu’un Canon P à l’achat. De quoi vous permettre d’investir dans de beaux cailloux car, finalement, ce sont eux qui feront la différence au bout du compte. Le Canon P accepte toutes les optiques en standard LTM 39.

En résumé, voilà deux beaux challengers à avoir dans son sac (enfin, au moins un des deux, restons raisonnables) pour arpenter les rues et se faire plaisir avec des appareils qui ont plus de 60 ans maintenant et qui fonctionnent toujours parfaitement.

Voilà, personnellement, je vais garder le Canon P. Soyons de bons comptes, le Leica est tout aussi bon, mais vous le savez maintenant, même si je ne suis pas collectionneur, j’essaie de garder une certaine cohérence dans les appareils que j’utilise et je reste – tant que faire se peut – fidèle à une marque qui ne m’a – jusqu’à présent – jamais déçu.

Argentique

Ricoh R1

C’est un petit appareil étonnant, apparu au tournant de 1996 en Europe, alors qu’il sévissait depuis déjà 2 ans au Japon.

Etonnant à plus d’un titre. La première chose qui frappe, c’est sa minceur. En effet, hormis le petit renflement qui sert de poignée et qui accueille la cartouche de film, le reste de l’appareil est plus fin. Parce qu’en fait, lorsque vous chargez le film, celui-ci sera enroulé sur lui-même, sans le support d’une autre bobine et, au fur et à mesure des prises de vue, le film rentrera dans la bobine. En cas d’ouverture accidentelle du dos de l’appareil, seules les photos non encore prises seront voilées. Déjà un bon point.

La seconde chose qui frappe, ce sont les modes de prise de vue : le 35 mm est le standard mais vous pouvez passer en mode panorama ou en wide panorama et là, l’objectif passe au 24 mm. Les cadres de visée suivent, sans que vous ne deviez modifier quoique ce soit. Pratique.

Enfin, mais c’est moins visible, vous pouvez activer ou désactiver le flash, lancer le retardateur et choisir un mode de prise de vue (spot, paysage, nuit). Bref, il a tout d’un grand et son autofocus est rapide et très précis.

Il sera le premier d’une longue lignée dont le GR1 est le suivant, qui se décline encore aujourd’hui en numérique.

Concrètement, il se cache dans la main et en photo de rue, il est redoutable de discrétion. Attention toutefois, il est (très) sensible au flare et il faut vérifier si la mousse qui entoure la fenêtre du film ne doit pas être changée (elle a tendance à devenir collante et à se désagréger), sinon entrée de lumière garantie (visible sur certaines photos prise avec lui en plein soleil).

En résumé, un chouette petit appareil, peu courant (ce qui justifie des prix parfois « irréalistes » sur certains sites de vente !) qui fonctionne très bien en photo rapprochée.

Pour en savoir plus sur cet étonnant petit appareil, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11834-Ricoh_R1.html (en français) ou https://classicameras.blogspot.com/2009/02/ricoh-r1.html ( en anglais)

Les télémétriques

Canonet QL 17 G 3

Cet appareil est l’aboutissement de la gamme Canonet, commencée au début des années ’60.

C’est un appareil relativement compact, même s’il fait son poids (620 gr.), tout en métal, à une époque où les constructeurs fabriquaient « pour durer ».

Cet appareil date de 1972 et il sera construit à plus de 1 200 000 exemplaires (jusqu’en 1982), tant son succès fut grand. Ridiculement appelé le « Leica du pauvre », il est toujours apprécié pour ses qualités propres : silencieux, facile à charger (le QL veut dire « quick loading » ou chargement rapide – essayez de faire ça avec un Leica M4 !); objectif fixe 40 mm ouvrant à f1:1,7; automatique à priorité vitesse ou tout manuel; la cellule est une Cds qui fonctionne en mode priorité à la vitesse, avec le rappel du diaph dans le viseur par un galvanomètre; retardateur et deux prises synchro flash. Bref, du classique qui plait toujours.

C’est un bel appareil, esthétiquement. Fabriqué en livrée bis-tons noir et argent, ou tout noir, c’est un appareil – un peu comme les Yashica Electro 35 – qui traverse le temps sans vraiment se démoder. Et, ce qui ne gâte rien, il est plaisant à prendre en main, bien équilibré et facile à appréhender.

Hormis remplacer les mousses, ce qui demande un peu de temps et de patience, trouver une pile pour remplacer celle initialement prévue au mercure, vérifier que le télémètre est bien calé, il y a peu de chose à faire pour que la machine se réveille et redevienne efficace.

A propos de pile, il faut noter que la cellule est sensible au voltage. Donc si vous optez pour une LR44 à tout faire, pensez à compenser sur la sensibilité car l’appareil aura tendance à surexposer. Sinon, une pile zinc-air PX 675 fera l’affaire (avec un adaptateur), voire une WeinCell MRB 625, plus onéreuse.

Au niveau des prix, comptez de 50€ à plus de 200€ pour la version noire, plus rare (prix indicatifs en début d’année 2020). Il est évident que sur l’exemplaire à 50€ (version bi-tons), vous devrez changer les mousses et le nettoyer. Disons que pour un exemplaire en parfait état de marche, prêt à prendre vos premières photos, vous serez plutôt vers les 90€ minimum.

Je viens de recevoir mon « nouveau » Canonet QL 17 G 3 en version noire : magnifique !

Le gros avantage de cet appareil est sa visée, très claire, large et lumineuse, à la Leica M3 (si, si j’ose … j’ai les 2!). Il est silencieux, vraiment facile à charger et rapide à mettre en œuvre.

Son seul « défaut » serait son objectif fixe, un superbe 40 mm ouvrant à f1:1,7 ? Pas forcément, en général on s’habitue à une distance, notamment en photo de rue et on change peu de focale, justement parce que l’on a bien appréhendé cette distance. D’autant que 35 et 40 mm sont très proches.

Honnêtement, j’ai parfois difficile à choisir qui je vais sortir en rue !

Pour des infos plus techniques, je vous renvoie chez http://www.suaudeau.eu/memo/collection/Tlmfx/canonetg3ql17.html, jamais avare en bons conseils, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10538-Canon_Canonet%20G-III%2017%20QL%20.html et http://35mm-compact.com/compact/canonetql17g3.htm, toujours utiles à consulter. Et j’ajoute http://benber.fr/presentation-canonet-ql17-g-iii/, qui lui aussi l’a testé et … approuvé !