Les improbables

Le plaisir de photographier différemment …suite

Ah, ce f… confinement ! Soit vous vous morfondez, broyez du noir dans votre coin, soit vous mettez à profit ces précieuses heures de tranquillité un peu forcée pour créer.

C’est la seconde option que notre ami Georges a choisie et j’ai le plaisir de vous présenter sa dernière réalisation, qui a demandé patience, minutie et quelques recherches pour obtenir le résultat escompté.

Il s’agit d’un boitier  « LEICA »,  copie réalisée sur base d’un Fed 1G en laiton.

Le premier tour de force est d’être parvenu à conserver le revêtement  en vulcanite d’origine . Généralement fragilisé avec le temps, ce revêtement part vite en lambeaux (éclats). L’avoir conservé intact est la preuve de la minutie apportée aux travaux de découpes.

Ensuite, le nouveau « cœur » de l’appareil est un LUMIX XS1, modifié pour qu’à l’arrêt l’objectif ne se retire pas dans le corps de l’appareil. Esthétiquement c’est beaucoup plus joli et cela évite que des poussières n’entrent dans l’objectif évidé du Leica – Fed.

Superbe idée et très belle réalisation.

Enfin, la mise en marche se fait à partir de la bague des vitesses avec rappel auto et le déclencheur est resté celui d’origine. Du travail d’orfèvre en mécanique et électronique.

Pourquoi se priver d’utiliser de vraiment beaux boitiers anciens ? Olympus et Fuji nous ont habitué à une certaine mode du « néo-retro » avec leurs modèles phares que sont le Pen F et le X100.

Ici nous allons un pas plus loin : rendre vie à des boitiers esthétiquement en très bon état mais dont la mécanique a fini par lâcher (ils ont généralement plus de 50 ans) et dont le sort aurait été de se retrouver en fonderie au pire ou comme presse-livres au mieux.

Et puis il y a ce côté « joueur » plaisant à sortir ce genre d’appareil, réellement hybride au sens noble du terme, qui sème un peu la confusion car les personnes photographiées hésiteront toujours entre « c’est un vrai ? » … oui, mais un vrai quoi : argentique, numérique ?

Soyez curieux, faites en, l’expérience …

Les improbables

Le plaisir de photographier différemment …

Vous le savez, j’aime découvrir des appareils qui sortent de l’ordinaire ou de beaux objets, qui ont une histoire, que j’ai envie de partager avec vous.

Et puis, il y a des rencontres improbables, comme celle du Fed digitalisé que je vous ai présenté il y a peu.

Son inventeur et moi avons échangé quelques mails au sujet de cet appareil étonnant et j’ai reçu quelques images de ses autres réalisations, toujours aussi belles et décalées.

Puis je lui ai proposé un échange téléphonique, pour mieux comprendre sa démarche, ses envies, ses réalisations. Un matin donc, nous avons pu parler à bâtons rompus de tout cela et, avec son autorisation, je vous livre ici le résumé de nos échanges.

Georges, retraité, pour combler ses moments perdus, s’est lancé dans la réalisation d’objets insolites : montre habillée de bois, manomètre industriel transformé en pendule, vieux reflex MAMIYA  transformé en radio transistor, téléphone rétro transformé en poste à galène ! … et puis un jour …la reproduction d’un LEICA en BUIS

Ensuite pourquoi ne pas faire la rencontre avec le passé, ces merveilleuses  pièces de collection, et ces  » indécents »  APN  dont certains ressemblaient plutôt à des « savonnettes » tout en proposant des photos acceptables, et surtout, accessibles à tous .

Une première expo a retenu l’attention des dirigeants d’un club bien connu et l’idée a fait son chemin avec la transformation d’appareils en panne voire des épaves.

Un site a été créé et rapidement des échanges et demandes se sont faits.

La production est faible, il faut compter de 60 à 80 heures pour une transformation, quelques fois avec des échecs, par exemple lors d’un dérapage de fer à souder sur une carte électronique d’un APN

L’intérêt étant, outre le plaisir de bricoler, les nombreux retours et contacts avec les personnes qui ont acheté un appareil, dont certains venant de très loin de son Beaujolais.

Vous découvrirez son lien  sur l’excellent site du CLUB NIEPCE LUMIERE   à  Georges Durand .