Argentique

Mamya M645

Bon , faut pas avoir mal au dos pour promener son M645 : il accuse, avec la pile et son objectif de base, 1,5 kg de métal ! C’est du costaud, du carré, du solide. Même si son poids impressionne, il n’est pas désagréable à prendre en mains (oui, avec « s », ça vaut mieux).

Pas besoin d’un mode d’emploi à rallonges mais un petit tour sur la grande toile vous permettra de trouver toutes les infos utiles pour vous en servir. Heu, prévoyez aussi une cellule à main, à moins que vous n’ayez trouvé un exemplaire avec un viseur prisme muni d’une cellule (Cds ou Silicium). Et peut-être un trépied, car vous l’utiliserez plus souvent pour du portrait ou du paysage, et vos cervicales vous diront merci.

Techniquement, c’est un moyen format en 6×4,5 sur film 120, soit environ 15 photos par film (contre 12 lorsque vous êtes avec un 6×6). La qualité des détails est impressionnante. Il faut juste prendre le temps avec ce type d’appareil, mais le résultat en vaut la peine.

Comme je l’ai écris quelque part ailleurs sur le site, c’est un appareil – en tout cas celui muni, comme le mien, d’un prisme de visée – qui permet une visée directe : il ne faut donc pas remettre l’image à l’endroit, comme sur les autres TLR (Yashica C et D, Rolleiflex décris sur le site). Ce qui, pour moi en tout cas, est un réel avantage.

Ce qui impressionne avec cet appareil, c’est le déclenchement : un gros clic sonore et ferme (là, ça change du silence des télémétriques, c’est certain !). Impossible de ne pas savoir que la photo est dans la boîte. Ceci étant, comme c’est un appareil peu propice pour faire de la Street, c’est pas grave en soi.

Autre chose, comme la plupart des moyens formats (sauf ceux à doubles objectifs façon Rolleiflex), vous pouvez changer de focale. Pensez à la conversion, selon vos besoins : ici c’est un 80mm équivalent à un 50mm en 24×36. La plupart des moyens formats ont une monture dite « propriétaire » donc vous ne pourrez pas y monter n’importe quoi, mais ça n’empêche un choix intéressant, sur les grands sites de ventes.

Un dernier point : le Mamya 645 M n’a pas un dos interchangeable comme les Hasselblad (horriblement chers !) ou les Kiev 88 (pas toujours en bon état). Lorsque vous avez chargé la pellicule, il faut aller jusqu’au bout avant de changer pour autre chose (couleur ou NB). Rassurez-vous, vous avez entre 12 et 15 vues à attendre !

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Zenza Bronica S2 A

Le texte ci-dessous est inspiré par le site http://www.dirapon.be/bronica.htm (pages consultées en décembre 2019), qui parle beaucoup mieux que moi de cet appareil étonnant.

Un peu d’histoire … au sortir de la seconde guerre mondiale, l’industrie allemande est exsangue et des pans entiers de son industrie photographique vont passer de l’autre côté du (futur) rideau de fer.

Pendant des décennies, les Russes vont copier des Zeiss Contax (les Kiev), des Zeiss Super Ikonta (les Moskva), des Leica (les Zorki et autres FED), sans trop chercher à modifier fondamentalement les appareils copiés.

« Pendant ce temps, le Japon panse ses plaies et rumine son humiliation. Ses usines reprennent leur production, et les produits qui en sortent sont largement inspirés de ce qui se fait en Europe. En matière d’appareils photos, il s’agit essentiellement de réflex bi-objectifs inspirés du Rolleiflex, et de télémétriques à monture Leica 39 mm. Mais les japonais ont le soucis de la perfection et envie de conquérir le monde occidental ».

« Dans les années ’50, Mr Zenzaburo Yoshino, consacre une partie de sa fortune et plusieurs années de sa vie à concevoir de toutes pièces et fabriquer un réflex moyen format mono-objectif dénommé Zenza Bronica D, dont l’inspiration vient d’un modèle suédois très sobre ».

« Le mariage parfaitement dosé des surfaces chromées et noires, plates, bombées et en creux, la qualité des matériaux et la précision des assemblages font du Bronica S2 une véritable œuvre d’art ».

Je vous invite vraiment à aller sur le site car les explications sont nombreuses et donnent réellement envie de manipuler cet appareil, qui a marqué son époque : http://www.dirapon.be/bronica.htm

Bref, un appareil costaud (près de 2kg), qui demandera l’usage d’un trépied pour être confortable, en portrait ou en paysage, mais qui vous le rendra bien : les images sont impeccables et d’une grande qualité. Et en plus, il est beau !

Notez que sur ce type d’appareil, en fouinant un peu sur un grand site de vente, vous trouverez facilement d’autres types de viseur, dont un en visée directe, comme sur le Mamya 645, que je trouve toujours plus agréable (déformation due à la pratique du réflex ?).

Et, parfois, mais c’est selon votre pratique photographique, vous trouverez aussi des objectifs de focales différentes. Pensez à la « conversion » de celle-ci, p. ex. le 75mm monté sur celui des photos correspond à un 50mm.

Objectif qui a une particularité : il y a une « double » baïonnette : dans la baïonnette collée à l’appareil vous pouvez venir « visser » l’objectif (sorry, je n’ai pas pensé à en faire des photos) ce qui me laisse penser qu’il doit y avoir moyen de n’acheter que l’objectif seul, sans devoir reprendre à chaque fois le tout.

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Mamya 645 Super

Le moyen format me fait rêver, de grand négatif, plein de détails mais qui doit rester abordable.

Le moyen format, c’est quoi ? Généralement, nous parlons de 135 mm pour le film « standard » – aussi appelé 24×36. Mais ce standard ne l’a pas toujours été.

A l’origine, il s’agissait de plaques de verre ou de métal enduis de produits réactifs à la lumière. Puis il y eut les plans-film que le photographe glissait, un à un, dans un chassis. Toutes les tailles étaient envisagées car peu standardisées, même si certaines devaient prendre le dessus. Il faudra attendre 1888 pour voir apparaître le premier film sur support souple, en 70 mm, qui sera commercialisé dès 1889 par Georges Eastman (qui deviendra Kodak plus tard). Mais début 1900, c’est le format 120 mm qui est le plus employé, notamment dans les folding (appareil à soufflet) ou les box (ces drôles de boîtes en carton que l’on trouve souvent en brocante).

C’est en 1913 qu’est apparu pour la première fois le format 24×36 mm, inventé par Oskar Barnack.

Bref, alors que l’optique et la mécanique étaient toujours plus précises, les films devenaient de plus en plus petits pour se fixer au standard qui aura cours jusqu’à l’avènement du numérique, le format 24×36.

Cette référence est toujours la norme puisque les full frame possèdent un capteur de la taille d’un film, soit 24 x 36 mm.

Mais, et le moyen format dans tout ça ?

On considère que les films dit 120 (et 220) sont du moyen format, qui autorise des négatifs en 4,5×6, 6×6, 6×7 et le 6×9, pour les plus courants. Notez qu’on ne parle pas de 120mm car le film fait 6cm de large.

Il y eut d’autres formats, que l’on trouve très difficilement, voire plus du tout, comme le 126, le 127. Ces formats doivent conditionner votre attention si vous voulez acquérir un ancien appareil en moyen format car vous risqueriez de ne plus trouver de quoi l’alimenter (par exemple un Yashica 44 demande du film en 127, que l’on trouve encore par exemple chez Retrocamera, même s’il est toujours possible de bidouiller des supports pour travailler en 24×36 sur ces appareils, mais alors, quel intérêt ?).

Aujourd’hui, en numérique, il existe aussi des capteurs en moyen format mais là, sauf si vous avez gagné au loto (ou lotto si vous êtes français), vous oubliez : le ticket d’entrée est à 6000€, sans objectif !

En résumé, si vous voulez vous faire plaisir avec du moyen format, vous avez le choix dans la vaste gamme des Rolleiflex et Rolleicord (attention au prix), les Yashica C – D – Mat, Les Minolta Autocord, les Kiev 60 ou 88 , les Mamya 645, les Contax, …

A ce sujet, je vous invite à découvrir : http://objectif-photographe.fr/appareil-photo-argentique/ et https://www.stevenberruyer.com/argentique-2/guide-dachat-moyen-format/

Bref, pour ma part, j’ai opté, après un passage par les Yashica C et D, un Rolleiflex, un Mamya 645M, un Zenza Bronica S2A, pour un Mamya 645 Super.

Pourquoi celui-là ? Les 6×6 sont de belles machines mais j’ai besoin de pouvoir viser directement, sans devoir redresser la photo vue sur le dépoli. Et mon Mamaya 645 Super m’offre ce confort, outre le fait qu’il soit un peu plus moderne et que le prisme de visée compte une cellule (ce modèle a vu le jour entre 1985 et 1993).

Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Format_35_mm, http://www.didio.biz/histoire/1924.html et surtout http://maisondelaphotoargentique.fr/histoire-de-photographie/

Mes appareils et leurs accessoires

Et les autres

Ici aussi, petite évolution du matériel : un Mamya 645 Super vient remplacer le 645 M. L’avantage de ce nouveau venu est qu’il possède un prisme avec cellule, une poignée motorisée et des dos amovibles si l’on veut passer de la couleur au NB, ou inversement. Il vient de Vilvorde, d’un passionné qui me l’a cédé avec le secret espoir que celui-ci ne termine pas sa vie dans une vitrine. « Pierre, rassures toi, il va sortir et faire de superbes clichés » (en 4,5×6). Ici aussi, je reviens dès que je l’ai testé.

Drôle d’acquisition, un Polaroïd 360. Un bon vieux pola des années ’70, à soufflet mais avec un télémètre et des lentilles en verre. J’ai commandé des films. Je vous dis quoi dès que je l’ai essayé. Si vous cherchez des infos sur les Polaroïd, une adresse en français : http://polaroid-passion.com/.

Bon, au sujet des films pour ce Polaroïd 360, c’est la galère car après Polaroïd, Fuji a décidé, en 2016 si mes souvenirs sont bons, de ne plus les fabriquer, condamnant injustement ces appareils à mourir de leur belle mort d’appareils exotiques. Mais, grâce à la « magie » d’un grand site de vente, j’ai pu me procurer, à un prix assez raisonnable, 5 packs Fuji pack 100. A essayer, mais ce sera un chant du cygne car les possesseurs de ces films n’en auront pas pour 100 ans de réserve !