Argentique

Tiens, revoilà un Polaroid ! Le 1200 FF, une Image pas comme les autres.

Préambule

La brocante de Ciply ne se présente pas sous les meilleures augures, un ciel bas et bouché, un vent fort qui arrache les tonnelles et, pour finir, un crachin persistant mais intermittent.

Bref, un dimanche pas très propice à la balade et la chine. Mais nous y sommes et, si mes souvenirs sont bons, un grand collectionneur de Polaroid doit vendre encore quelques pièces rares.

De fait, au bout de sa rue, sous une tonnelle bien arrimée, un ensemble d’objets et dans des caisses, près des tables, un monceau de Polaroid, des ensembles de filtres spéciaux, des sacs estampillés de la marque, des supports de flash, des flashs, etc. Tout ce qu’un collectionneur de la marque peut avoir en double et que d’autres recherchent avec ferveur car ce sont, pour la grande majorité, des objets peu courant. Pour ceux que cela peut intéresser, la brocante à lieu tous les ans, fin juillet.

Je me suis plutôt attaché à trouver des appareils qui sortent de l’ordinaire, pas une énième variation en bleu ou en jaune d’un 636, ni un bel exemplaire de 600 encore neuf, dans sa boite. Non, quelque chose qui m’intrigue et, je l’espère, vous aussi.

Voilà pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur de Polaroid 1200 FF, étonnant à plus d’un titre.

Un peu d’histoire

Les nombreux articles du site sur les Polaroid vous auront déjà donné une belle idée de l’histoire de la marque, toujours captivante.

Ici, je vais m’attarder un peu plus sur cette gamme particulière des Images ou Spectra si vous êtes de l’autre côté de l’Atlantique.

Cette gamme est apparue en 1986, en même temps que les appareils de la gamme 600 (appelés ainsi en fonction de leur type de film). Les premiers étaient des hauts de gamme, les seconds plus abordables.

Les formats étaient différents : les Images ont un format de 10,3 x10,2 cm pour une image de 7,2 x 9,1cm. Un peu plus large que le film 600 (7,9 x 7,9cm, format carré) et donc plus étirée, elle n’est que 6% plus grande. Un film pack Image/Spectra contenait le film, la chimie et la pile (comme les 600). Les images étaient au nombre de 10 par pack, sauf pour les boitiers 1200 qui en comptaient 12 et la batterie.

A gauche, le format Image, à droite le 600.

J’ai sciemment utilisé l’imparfait car, contrairement au film 600, le Spectra/Image a définitivement disparu (depuis 2008 pour les Polaroid et 2017 pour les Impossible Project), à moins d’en trouver encore quelques reliquats chez des commerçants ou amateurs qui ont pris la précaution de les placer au frigo. Mais même cette mesure ne garantit pas de les trouver intacts et fonctionnels.

Les deux systèmes proposaient la même technique et la même chimie, ainsi que la batterie. Leur sensibilité était de 640Asa/29Din.

Avec les Image, Polaroid voulait passer à un stade supérieur, tant dans la qualité des images que de celle des appareils : l’optique était de bien meilleure qualité et la mesure de la lumière améliorée et plus précise.

Presque tous les modèles utilisent un système de mise au point à lentilles en arc à l’intérieur du boitier, qui pivotent devant la lentille extérieure pour assurer un mise au point plus précise. Ceci plutôt que d’ajuster la distance entre les éléments optiques internes.

Schéma de la lentille Quintic des Image/Spectra

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Je cite un texte trouvé sur Internet à ce sujet :

La maison Polaroid n’est pas en reste pour les solutions imaginatives. Si ses appareils donnent parfois l’impression de sortir d’une pochette surprise, l’examen de l’intérieur révèle de véritables délires d’ingénieur. En témoigne l’objectif Quintic de 1986, qui équipait les Spectra et/ou Image System. Ouvert à f/10, ce 125mm est peu lumineux, mais il faut rappeler qu’il est destiné à couvrir du quasi grand format : 9,2×7,3cm. Cela donne un cercle image de diamètre 82 mm environ (angle de champ à vue de nez : 36° et des poussières). C’était un triplet, pas si simple que ça d’ailleurs : on hésite à donner le nom de « lentille » à l’élément intermédiaire  : il s’agit encore d’une légumineuse, mais d’après sa forme c’est plutôt un haricot synthétique (qui se déplace transversalement à l’axe optique). Impossible d’y trouver la moindre portion de sphère. Le plus étonnant est que cela donne des résultats satisfaisants. (source : dg77.net)

Autre particularité des Image : ils se déplient (presque) tous, dans l’esprit du SX-70 mais en moins fragile et en un peu plus épais.

La gamme des appareils Image, de 1986 à 2001

Certains utilisent le sonar pour faire la mise au point tandis que les derniers modèles fonctionnent avec des ultra-sons. Si vous avez parcouru le site, vous y aurez découvert les Polaroid Image System (1986), Polaroid Image 2 (1991), Polaroid Image Elite (1997). D’aucuns sont tout automatiques tandis que d’autres le sont mais peuvent être utilisés en manuel. Une chose est certaine : ces appareils étaient vraiment le haut de gamme de la marque.

Et celui que je vous présente aujourd’hui, le 1200 FF est dans les tous derniers produits (2001) des appareils de la marque et le dernier de la gamme Image/Spectra.

Présentation du Polaroid 1200FF

Lors de son lancement, en 2001, le 1200 FF a étonné tout le monde par son design original, inédit dans le sérail Polaroid, même s’il semblait se rattacher à un autre modèle emblématique, le SX-70, une fois ouvert.

Plus portable et moins encombrant que les autres Polaroid, toute gamme confondue, il a séduit la clientèle par la taille de ses images et leur qualité. La courroie de portage le fait porter verticalement, et il suffit d’un petit bouton pour le mettre en fonction.

Comme le SX-70, celui-ci s’ouvre en soulevant le bloc optique et viseur. Pas besoin de tirer dessus mais plutôt enfoncer un petit bouton noir, près du viseur, appareil replié. Ceci fait, c’est toute la partie qui se soulève et la protection de l’objectif s’ôte, le boitier se met sous tension (s’il y a un film dedans bien évidemment, c’est lui qui porte la pile !).

Le refermer est encore plus pratique car il suffit d’appuyer sur la plaque métallique sous le viseur et l’appareil se referme, souplement.

Cette position haute du viseur fait irrémédiablement penser au SX-70 mais attention, ici, pas de visée réflex, plutôt un viseur un peu chiche, qui a la chance d’exister.

On le tient avec les deux mains, à l’horizontale cette fois, pour effectuer la visée et prendre la photo.

L’objectif retient notre attention car il est considéré comme un grand angle : il est 25% plus large que celui des autres Image et 33% plus large que celui des Polaroid 600. De plus, il est bien protégé par un cache métallique qui ne se rabat que lorsque l’appareil est en ordre de marche.

Lorsque le pictogramme Portrait est sélectionné avec le curseur placé autour de l’objectif, la distance de prise de vue est réduite de 0,6 à 1,2 mètre grâce à l’activation d’une lentille de rapprochement et un voyant d’avertissement rouge s’allume à côté du viseur. Le pictogramme Personnage correspond, en intérieur, à une distance comprise entre 1,2 et 3 mètres, et, en extérieur, à une distance comprise entre 1,2 mètre et l’infini.

Pour le reste, l’exposition se règle automatiquement, le flash se déclenche lui encore en mode automatique, sans pouvoir le désactiver.

Fait remarquable : ici pas de réglage clair/obscur (pourtant si classique sur les Polaroid – j’en connais qui vont le chercher !), l’appareil réglant lui-même la luminosité. Autre entorse aux habitudes : le compteur de vue ne décroit pas mais incrémente positivement. Enfin, pas de pas de vis pour y fixer un trépied.

Techniquement maintenant, quelques éléments utiles :

L’objectif est un 100mm ouvrant à f11,5. La mise au point est fixe bien que l’on puisse descendre à 60cm. Un voyant, près du viseur, rappelle que l’on est en mode macro, au cas où.

Le flash électronique intégré dispose de 2 réglages, qui en fait un flash d’appoint (fill in, pour éviter la perte de détails dans un contraste clair/foncé élevé) ou un flash normal. Une fonction particulière, appelée Quench, minimise l’effet de surexposition à distance normale (l’anti yeux rouges de Polaroid en somme).

Au niveau du film, spécifique à la gamme, il faut savoir qu’habituellement il était vendu en pack de 10 clichés mais qu’il a été porté à 12 (d’où les appellations 1200).

Malheureusement tous discontinués tant par Polaroid qu’Impossible Project (redevenu Polaroid).

Petite remarque au sujet du pack film : il ne peut être introduit dans l’appareil que lorsque celui-ci est ouvert (c’est-à-dire objectif relevé).

Enfin, pour les indicateurs de fonctionnement, ils sont réduits à leur plus simple utilité : une lumière rouge près du viseur pour signaler la position macro, et une lumière verte pour indiquer que le flash est prêt.

Voici donc un appareil étonnant, qui a pu séduire une large clientèle, grâce à ses qualités photographiques.

Que penser de cet appareil ?

C’est toujours frustrant de décrire un appareil intrigant quand on sait que l’on ne pourra pas le tester, faute de pellicule.

L’Image 1200 FF fait partie de ces frustrations. Alors si vous voulez avoir une idée des possibilités de ce dernier, allez voir LA quelques images qui ont pu être captées.

Ceci dit, pour un collectionneur, c’est un appareil intéressant car vraiment différent de la production habituelle de la marque.

Et celui que je vous ai présenté est en très bel état. Quelques traces discrètes signalent qu’il a été utilisé mais sans ostentation. Il a gardé un très bel aspect extérieur (et intérieur).

Sa côte est fixée autour des 40€, dans cet état. Alors, si vous êtes curieux de la production des Polaroid, cet appareil est fait pour vous.

Vidéos d’illustration

Un peu de technique

Pour le mode d’emploi, c’est par LA et ICI.

Format de filmImage/Spectra
Format d’image91 mm x 72 mm
Type d’objectifobjectif fixe
Distance focale100 mm
Ouverture maximalef/11.5
Distance minimale de mise au point60 cm
Exposition automatiqueOui
PosemètreOui
Modes d’expositionProgramme automatique
FlashFlash intégré
Filetage pour trépiedOui
Alimentation1x pile Filmpack
MarquePolaroid

Des références

https://filmphotography.eu/fr/appareils-photo/polaroid-spectra-1200ff/, https://www.polaroid-passion.com/appareils-format-image-spectra.php?id=40, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-14297-Polaroid_1200FF.html, en français ; https://theinstantmuseum.com/cameras/spectra-1200ff, https://camera-wiki.org/wiki/Polaroid_Spectra, https://filmphotography.eu/en/camera/polaroid-spectra-1200ff/, https://danfinnen.com/article/polaroid-spectra-system-instant-film-camera-guide/, https://thelomographer.com/2008/nl_spectra/, https://asminhascamaras.blogspot.com/2019/10/polaroid-spectra-1200ff-1985.html, en anglais ; https://de.wikipedia.org/wiki/Polaroid_Image, https://kameramuseum.de/objekte/polaroid-1200-ff/, en allemand

Argentique

Le Polaroid Image System

Alors celui-ci, c’est la charmante dame qui m’a vendu le Canon AS-1 qui me l’a donné.

Je lui avais expliqué que je trouvais l’appareil intéressant mais malheureusement inutilisable, le film Spectra n’existant plus depuis quelques années.

Et comme nous avions parlé d’autres choses et découverts des points communs, elle a eu la gentillesse de me l’offrir.

A moi maintenant de vous décortiquer l’engin.

C’est en 1986 que Polaroid introduit le format Spectra, et les appareils qui vont avec. Enfin, Spectra pour les USA, pour les autres c’est le système Image dont il s’agit.

En quoi ce film est-il différent des 600 bien connus (et dans la foulée, des SX-70 puisqu’ils ont la même taille) ?

Si le 600 a un format carré, le Spectra sera un rectangle (9,2×7,3cm).

Pour le reste, c.-à-d. les ISO, la méthode de développement et son processus restent inchangé, y compris le principe de la pile intégrée dans le pack film. Dix vues étaient proposées par paquet.

Outre le fait que le film est plus grand, et rectangulaire, la gamme Spectra/Image offrait une bien meilleure qualité de fabrication que les séries 600 et des fonctionnalités plus poussées.

Comme par exemple, un objectif 125 mm f10, un système de mise au point automatique à ultrasons, un affichage de la mise au point en pieds ou en mètres, un retardateur de 10 secondes, une mise au point automatique que l’on pouvait débrayer, tout comme le flash, normalement automatique et une compensation d’exposition de +/- 1,5 stop.

Cet appareil bénéficie d’un système de mise au point assez particulier, composé d’un élément central en forme d’arc segmenté qui pivote sur un axe pour ajuster la mise au point. Lorsque le signal envoyé/reçu par les ultrasons (sonar) reviennent au calculateur, celui-ci actionne un moteur qui fait tourner cet élément pour que la mise au point soit nette. Pas simple, mais efficace.

Je ne résiste pas d’ailleurs à vous soumettre l’analyse ci-après, un régal :

« La maison Polaroid n’est pas en reste pour les solutions imaginatives. Si ses appareils donnent parfois l’impression de sortir d’une pochette surprise, l’examen de l’intérieur révèle de véritables délires d’ingénieur. En témoigne l’objectif Quintic de 1986, qui équipait les Spectra et/ou Image system. Ouvert à f/10 ce 125mm est peu lumineux, mais il faut rappeler qu’il est destiné à couvrir du quasi grand format : 9,2×7,3cm. C’était un triplet, pas si simple que ça d’ailleurs : on hésite à donner le nom de « lentille » à l’élément intermédiaire  : il s’agit encore d’une légumineuse, mais d’après sa forme c’est plutôt un haricot synthétique (qui se déplace transversalement à l’axe optique). Impossible d’y trouver la moindre portion de sphère. Le plus étonnant est que cela donne des résultats satisfaisants. »

Source : dg77

Ceci étant, nous sommes toujours face à un appareil entièrement automatique. Mais, avec un peu d’astuces …

Si vous enfoncez le déclencheur à mi-course, la boitier mesure la lumière et fait une mise au point au centre de la photo. Un voyant vert indiquera que l’exposition est bonne et un nombre s’affiche pour vous indiquer la distance de mise au point. Classique et qui vous permettra de recadrer votre sujet tant que vous gardez le déclencheur enfoncé à mi-course..

Vous pourrez aussi jouer avec la correction d’exposition car ici le boitier recalculera en fonction des données introduites (pas comme le système à curseur des 600).

Bien évidemment, ici aussi vous pouvez désactiver le flash mais bien qu’il soit plus « évolué » que les 600, ça reste un Polaroid, gourmand de lumière.

Autre astuce intéressante, celle de la superposition d’images que vous rendrez possible en utilisant le retardateur. Car le film ne sortira pas tant que vous n’aurez pas relancé le retardateur. Si vous fermez l’appareil après le premier cliché, le fait de ré-ouvrir celui-ci relance la minuterie et vous pourrez faire une seconde image sur la première.

Cet appareil est voulu plus évolué, plus complet. Il sera par exemple livré avec des kits de filtres à effets particuliers.

Source : Theautomaticfilmmaker

La gamme évoluera au fil du temps mais la plupart intègre un objectif en plastique Quintic de 125mm ouvrant à f10, en trois éléments (46mm en équivalent 24×36), un retardateur, une exposition automatique et un autofocus avec sonar. Le reste sera l’ajout ou le retrait de certaines fonctionnalités (le Spectra 2 n’a qu’un réglage de l’exposition alors que le Spectra E n’a que les commandes AF, flash et la possibilité d’éclaircir/assombrir.

Il y aura aussi des variantes comme le ProCam avec une ouverture différente, ou des appareils destinés à la macro.

Comment fonctionne-t-il ?

Ici pas question de lui « arracher la tête » pour l’ouvrir.

Sur le côté, sous la lanière de portage, il y a un verrou pour ouvrir l’appareil.

Et lorsque celui-ci est en position de prise de vue, sur le côté droit, un second levier permet de déverrouiller le « bac » du film.

C’est, je trouve, un appareil élégant, finalement peu encombrant lorsqu’il est fermé et guère plus lorsqu’il est ouvert. Toute la technologie Polaroid est là, concentrée.

Bon, tout ça c’est bien mais quel film mettre dedans ?

Ben … il n’y en a plus !

Sauf à trouver, à prix délirant, des packs inutilisables car les piles sont mortes et la chimie cuite.

Ah, si vous fouinez un peu sur la Grande Toile, vous trouverez quelques aventuriers qui placent des films de 600 dans des cartouches vides de Spectra, moyennant des cales, des piles recoupées, bref, du bricolage.

-« Et ça fonctionne ? »

Les videos tendent à démontrer que oui, mais allez savoir !

Mais la question fondamentale est de savoir quel intérêt il y a de mettre un film carré dans un appareil prévu pour faire des photos rectangulaires ….

Pendant un (petit) moment, Impossible Project, redevenu entre temps Polaroid Originals, avait relancé la fabrication du film (le PZ 600 Silvershade), avec beaucoup de déboires (la chimie n’était pas au point). Toujours est-il qu’ils ont re-laissé tomber, au grand dam des possesseurs de ces beaux appareils, qui y croyaient encore … un peu.

Que faire si vous en trouvez un ?

Soit vous êtes collectionneur et son achat peut s’intégrer dans une collection; soit vous êtes amateur de bel objet et celui-ci en est un; soit vous avez envie de pouvoir vous en servir et là …

Bref, selon la catégorie dans laquelle vous vous trouverez, ne dépensez quand même pas plus de 15€ pour un bel exemplaire, avec sa boite.

Et si vous avez l’âme bricoleuse, pourquoi pas essayer le 600 dans la cartouche ?

Pub de l’époque

Source : Collection-appareils, Porst 1986-87.

Videos d’illustration

Si vous voulez découvrir la gamme des appareils Spectra/Image, allez voir LA

Quelques références : http://theautomaticfilmmaker.com/blog/2010/8/5/the-polaroid-image-system.html, https://en.polaroid-passion.com/format-image-spectra-films.php?id=72, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Polaroid_Spectra, https://en.wikipedia.org/wiki/Instant_film#Integral_film en anglais; http://www.appaphot.be/fr/brands/polaroid-land-camera/polaroid-image-system/, https://www.autrefoislaphoto.com/musee/appareils-photographiques/polaroid/polaroid-image-system , https://www.evmag.fr/quel-film-pour-polaroid-image-system/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-12668-Polaroid_Image%20System.html, http://dg77.net/photo/tech/fastasph.htm (très intéressant sur les objectifs) en français