Les improbables

Connaissez vous le ZorSony ?

Hé oui, voici un nouvel hybride vraiment original, loin des habitudes des as du marketing mais tellement proche de l’esprit qui anime ce blog …

Je vous avais déjà présenté une hybridation improbable, celle d’un Fed et d’un Lumix. Ici, c’est un pas plus loin !

Notre ami Georges a ouvert une voie et quelques passionnés lui emboitent le pas, pour le plaisir de photographier autrement.

Et donc, un collectionneur ne pouvait se résoudre à jeter un vieux Zorki qui, s’il ne fonctionnait plus, gardait l’attrait de ces vieux télémétriques : une bouille sympathique et un parfum d’hier …

Mais trêve de nostalgie car dans les tiroirs de ce bon monsieur trainait aussi un très moderne Sony RX100 qui lui aussi avait dû connaître des jours meilleurs. Toutefois, si son ramage n’était plus à la hauteur, sa technologie était toujours parfaitement fonctionnelle.

Alors pourquoi ne pas mixer ces deux mondes improbables ?

Petit coup de fil à notre ami Georges, qui aime les défis, et le voilà recevant les deux boitiers pour cette délicate opération

L’opération est classique : démontage complet du Zorki, pour estimer au mieux l’espace disponible, dépouillage du Sony de ses plastiques; mise en perspective des deux et tracé des découpes à envisager.

Car, de fait, l’insertion du Sony va imposer une rehausse de 9mm du corps du Zorki.

Opération découpe : le boitier du Zorki est découpé en 4 parties, la rehausse installée et ressoudée.

Il faut se résoudre aussi à sacrifier le micro flash du Sony. Ceci étant, l’objectif de ce dernier est un équivalent 28 – 100mm ouvrant à f1,8 – 4,9 et son capteur permet des montées en ISO confortables : la mise hors service du flash ne sera pas une perte vraiment préjudiciable.

Bref, quelques découpes, soudures, escamotages, introduction millimétrée, ajustage précis des divers éléments, ré assemblage, recouvrement, nettoyage et voilà un vrai hybride : le ZorSony !

Encore une fois, j’applaudis : plutôt que de finir en fonderie pour le vieux Zorki et à la déchetterie pour le moderne Sony, cette greffe inhabituelle permet de faire revivre un appareil photo tout à fait fonctionnel.

Et d’ajouter ce que je qualifie d’humour, au sens où le photographe qui utilisera cet appareil le fait en toute connaissance de cause et les sujets photographiés auront toujours un doute salutaire auquel ils n’auront réponse que s’ils franchissent le pas de la rencontre avec le photographe, ouvrant sans doute le débat, le plaisir de la découverte, le partage des idées …

Le résumé en quelques images :


Et parce que notre ami Georges n’est jamais avare de ses bons conseils, trucs et astuces, je vous livre la phrase qui clôturait le mail de nos échanges : « A ceux qui voudraient  reproduire cette réalisation ,je suis prêt à leurs donner quelques infos« . 

Donc si vous vous l’âme chirurgicale, si votre établis frémit d’impatience, si vous avez des vieux boitiers qui aspirent à une (au moins) seconde vie, prenez contact avec moi via le formulaire de contact et je me ferai un plaisir de relayer vos demandes vers Georges.

Exceptionnellement, je vais me permettre de traduire le commentaire de Christian pour ceux qui ne comprennent pas la langue de Goethe (ok, moi je triche, j’ai un bon traducteur ;-))

« J’ai rencontré Georges par hasard. Une coïncidence que je ne voudrais plus manquer. Je suis photographe amateur Leica depuis le début et je suis maintenant dans la deuxième moitié (la plus courte) de ma vie. C’est là que j’ai trouvé l’offre de Georges de convertir un Leica à vis en appareil photo numérique. Je n’ai pas cru mes yeux pour croire ce que Georges avait prévu. Il m’a donné de bons conseils et m’a suggéré de ne pas prendre un vrai vieux Leica, mais un ‘Goldleica’ (réplique). Il m’a laissé faire partie de toutes les étapes de travail et a posé des questions sur mes souhaits personnels. J’ai eu la chance de connaître personnellement Georges en revenant de vacances en Méditerranée. Ce qui m’attendait m’a assommé. J’ai reçu un chef-d’œuvre de savoir-faire parfait qui fonctionne toujours parfaitement aujourd’hui, et dont la vue me met toujours de bonne humeur. Merci encore et une recommandation à tous ceux qui veulent combiner l’ancienne technologie avec la précision numérique. Georges a un sens aigu de l’esthétique et vous pouvez lui faire entièrement confiance.« 

Les improbables

Le plaisir de photographier différemment …

Vous le savez, j’aime découvrir des appareils qui sortent de l’ordinaire ou de beaux objets, qui ont une histoire, que j’ai envie de partager avec vous.

Et puis, il y a des rencontres improbables, comme celle du Fed digitalisé que je vous ai présenté il y a peu.

Son inventeur et moi avons échangé quelques mails au sujet de cet appareil étonnant et j’ai reçu quelques images de ses autres réalisations, toujours aussi belles et décalées.

Puis je lui ai proposé un échange téléphonique, pour mieux comprendre sa démarche, ses envies, ses réalisations. Un matin donc, nous avons pu parler à bâtons rompus de tout cela et, avec son autorisation, je vous livre ici le résumé de nos échanges.

Georges, retraité, pour combler ses moments perdus, s’est lancé dans la réalisation d’objets insolites : montre habillée de bois, manomètre industriel transformé en pendule, vieux reflex MAMIYA  transformé en radio transistor, téléphone rétro transformé en poste à galène ! … et puis un jour …la reproduction d’un LEICA en BUIS

Ensuite pourquoi ne pas faire la rencontre avec le passé, ces merveilleuses  pièces de collection, et ces  » indécents »  APN  dont certains ressemblaient plutôt à des « savonnettes » tout en proposant des photos acceptables, et surtout, accessibles à tous .

Une première expo a retenu l’attention des dirigeants d’un club bien connu et l’idée a fait son chemin avec la transformation d’appareils en panne voire des épaves.

Un site a été créé et rapidement des échanges et demandes se sont faits.

La production est faible, il faut compter de 60 à 80 heures pour une transformation, quelques fois avec des échecs, par exemple lors d’un dérapage de fer à souder sur une carte électronique d’un APN

L’intérêt étant, outre le plaisir de bricoler, les nombreux retours et contacts avec les personnes qui ont acheté un appareil, dont certains venant de très loin de son Beaujolais.

Vous découvrirez son lien  sur l’excellent site du CLUB NIEPCE LUMIERE   à  Georges Durand .