Posséder un appareil argentique, c’est bien. L’utiliser avec plaisir, c’est mieux !

Posséder un appareil argentique, c’est bien. L’utiliser avec plaisir, c’est mieux !

Cette petit accroche à l’air simpliste, et pourtant …

Pourquoi vouloir acquérir à notre époque un appareil argentique ? Les réponses sont nombreuses et variées : par nostalgie d’une époque bien connue, par curiosité pour un médium méconnu, pour changer de rythme en photographiant autrement, pour revenir à l’essence de la photographie, pour le plaisir de manipuler un bel objet, …

Toutes ces raisons, et les autres, sont valables et vous appartiennent.

Cependant, il semble qu’il faille faire un constat : posséder un appareil argentique et l’utiliser pour photographier n’est pas (toujours) aussi simple qu’il n’y parait.

Pourquoi ? Eh bien parce que depuis la fin des années quatre-vingt (ça ne nous rajeunit pas !), les appareils argentiques puis numériques nous ont de plus en plus simplifié la vie : autofocus, contrôle de la lumière, réglages à tous les étages automatisés et même – de nos jours – intervention de l’intelligence artificielle avant même de prendre la photo.

Et pourtant, saisir un sujet avec un boitier ne nécessite de maitriser que trois concepts, la fameuse règle du triangle d’exposition : l’ouverture, la vitesse et la sensibilité.

Ce n’est pas l’objet du billet mais en quelques mots : l’ouverture gère la quantité de lumière qui entre dans la boite, la vitesse sert à figer (ou pas) le mouvement, la sensibilité est celle du film. La gestion de ces trois éléments permet d’exposer correctement l’image.

Alors, quant on se retrouve avec l’objet de nos désirs entre les mains, sans écran, sans menus à rallonge, sans une multitude de boutons, on … ne sait pas quoi faire.

Premier réflex : aller voir sur Internet les nombreux avis de spécialistes dont la plupart n’étaient même pas nés au déclin des appareils aux sels d’argent ; découvrir les pléthoriques tutoriels de ces mêmes personnages et de quelques autres ; puis tenter, en autodidacte de refaire ce qui a été vu ou entendu, bêtises et approximations comprises.

De quoi se décourager bien vite car, oui, le rendu de l’argentique est totalement différent de ce à quoi vous vous attendiez si vous ne l’avez jamais pratiqué. Et en plus, comme on travaille en aveugle (on ne voit le résultat qu’après avoir fait développer le film), il y aura des ratés : des photos mal cadrées, des photos moches, des flous involontaires, etc.

Bref, si vous ajoutez à ces déception le prix de certains films et leur traitement, à moins d’être masochiste et/ou riche, on risque d’abandonner bien vite. Ce qui est dommage car vous avez investi plus ou moins cher dans votre appareil photo et la déconvenue est d’autant plus amère.

Comment résoudre ce cercle vicieux ? Par la pratique, oui, mais encadrée par de vrais professionnels de l’argentique – et je vous rassure, il y en a qui ont moins de quatre-vingt ans ! – qui vont prendre le temps de vous accompagner quelques heures pour vous montrer et vous expliquer les subtilités du triangles d’exposition, simplement, avec votre appareil, sur le terrain, en toute décontraction car photographier, c’est un plaisir et doit le rester.

Honnêtement, je ne connais pas, en Belgique, de photographes qui le font. Mais à Lille, chez nos voisins en somme, je connais personnellement Fredéric (dit Fred), que j’ai eu la chance d’accompagner lors d’une telle sortie, à Tournai. Lui avec un Nikon FM2 si mes souvenirs sont bons et moi avec un Nikkormat FTn que je testais pour la première fois. Deux réflex purement mécaniques, avec juste une cellule pour estimer la lumière et une belle ville, pleine de jolis coins à découvrir : un beau terrain de jeux pour essayer le Nikkormat et écouter Fred lire la lumière, d’instinct.

Alors oui, j’ai pratiqué la photo argentique dès 1974 (chuuut !), que j’ai délaissée au seuil des années 2000 et, comme beaucoup, je suis passé au numérique puis à l’hybride. Et, je l’avoue, j’ai perdu quelques uns de mes réflexes mais pas le souvenir de ce qu’il fallait faire avec un réflex argentique.

Donc, faire quelques pas avec un photographe professionnel, qui lui n’a jamais abandonné la pratique de l’argentique et en est même venu à presque exclure le numérique de sa pratique, eh bien, ça n’a pas de prix. Si vous voulez apprendre ou réapprendre, c’est le meilleur moyen que je connaisse, pour l’avoir testé sur le terrain.

Car si de fait j’essaie beaucoup des vieux appareils qui sont sur le site, je ne peux pas le faire avec tous. C’est pourquoi je m’appuie aussi sur les expériences de Fred ou d’Olivier, Marc, Patrick, Bernard, Laurent, et ceux que j’oublie ne m’en voudront pas. Des passionnés passionnant et toujours prêts à partager leurs connaissances.

Alors si vous êtes prêt à tenter l’aventure, il vous reste à vous connecter à ce lien Studio argentique et partez, confiant, à la découverte de votre appareil et de ses capacités, en très bonne compagnie, dans une ville et ses environs qui ne manquent ni de charme ni de convivialité.

Des références : https://studio-argentique.fr/category/photographie-argentique/, https://studio-argentique.fr/photographie-argentique-noir-et-blanc/, https://studio-argentique.fr/.

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