Argentique

Pas si Minox que ça cet 35 AF

Préambule

Première journée printanière ce 1er mars 2026, avec du soleil en plus ! L’idéal pour faire l’une ou l’autre brocante extérieure, même si celles-ci sont encore rares.

Sur la brocante permanente de Bois de Villers, j’ai trouvé quelques appareils intéressants, que je vous réserve sous peu mais ici, c’est à Jemeppe-S-Sambre que je l’ai trouvé.

Il trônait dans une vitrine à côté de quelques Minolta 16 et d’autres plus classiques, dont un Canonet 28 première génération mais qui ne m’inspirait rien.

J’ai donc jeté mon dévolu sur ce petit appareil. Après avoir manipulé une chambre, c’est reposant.

Un peu d’histoire

Cette partie a déjà été abordée lorsque je vous ai présenté les Minox B, LX et le Minox 35 GT. Car non content d’avoir fait des trous dans les poches des espions avec les 2 premiers cités, ces personnages de l’ombre vieillissant aussi, on leur à construit des appareils plus adaptés à leur vue déclinante, les 35 qui utilisaient du film 24x36mm.

Les deux premiers utilisent un film toujours produit, le 8x11mm, très petit, alors que les Minox 35, comme je l’écrivais, utilisent du film classique, le 24×36. Dès lors, les appareils ont pris de l’embonpoint, quoique, parlant d’un Minox, c’est presque une insulte !

Ces derniers se glissent toujours dans une (plus grande) poche mais restent étonnamment petits dans le monde de l’argentique. Leur grand rival étant le Rollei 35, tout aussi compact une fois fermé mais qui les dépassait lorsqu’il fallait sortir l’objectif pour le mettre en batterie.

Bref, de 1974 (Minox EL, le premier de la gamme) jusque 2004 (Minox GT-S), ils sont restés les lilliputiens du film 135.

Toutefois, si à l’époque ils étaient des concentrés de technologie, celle-ci les a rattrapé et dépassé avec, par exemple, l’autofocus. Que Minox a tardé à faire entrer dans ses petits appareils. Il faudra attendre la Photokina de 1988 pour qu’ils sortent celui que nous allons découvrir, le Minox 35 AF (soit près de dix ans après Konica, Minolta, Canon et consorts).

C’est aussi le premier de la gamme 35 a perdre sa porte basculante et son objectif sortant.

Disons le tout de suite, ce modèle est le mal aimé de la bande car son design change et il n’est plus considéré comme un sub miniature du fait de son élargissement dû au module autofocus. Oh, il n’est pas beaucoup plus grand (107.5x68x41 mm contre 100x61x31mm), mais que voulez-vous, les histoires de famille … Ils ont été jusqu’à l’exclure de l’arbre généalogique !

Il ne démérite pas, toutefois on ne retrouve pas la compacité solide des modèles 35 avec abattant, qui sont construits dans un plastique spécial, très résistant (le makrolon renforcé de fibres de verre) alors que l’autofocus est dans un autre plastique (Novodur renforcé par fibre de verre).

Tiens, au fait, savez-vous pourquoi la majorité des Minox 35 est de couleur noire matte ? Tout simplement à cause de la fibre de verre incluse dans le Makrolon ou le Novodur. Car celle-ci est brillante et peut refléter la lumière. C’est pourquoi on ajoute une teinte noire matte afin de contrer ces effets indésirables.

D’autres Minox autofocus seront produits, le Minx AF-90 (1990) et le Minox AF Mini (1994), mais leur design sera tout à fait différent de celui des originaux et – mais c’est très subjectif – nettement moins attrayants.

Avant de vous présenter ce 35 AF plus en détail, sachez que Minox sera repris par Leica en 1996.

Présentation du Minox 35 AF

Hormis les puristes qui lui reprochent ses 0,0007×0,0007×0,0010m de plus que ces frères, il reste compact et facilement mettable dans une (grande) poche ou un petit sac.

Un appareil photo compact Minox 35 AF avec objectif Minoxar de 32 mm, fabriqué en Allemagne.

Et si on peut regretter que l’objectif ouvre maintenant à f3,5, on gagne quand même en profondeur puisqu’il passe au 32mm (quatre éléments en 3 groupes, avec filtre lumière intégré pour réduire le flare). En photo de rue, c’est toujours utile. S’il est 1cm plus épais, c’est aussi parce que l’objectif ne sort plus, le mouvement étant remplacé par le travail de l’autofocus.

C’est un appareil fait pour vous simplifier la vie : le sigle DX signale qu’il lit le codage des bobines et règle la sensibilité de la cellule en fonction (de 100 à 640 Iso. A défaut de codage, réglage à 100 Iso) ; c’est un appareil à exposition automatique, avec des vitesses de 1/30s à f3,5 et 1/500s à f11 ; en cas de faible luminosité, l’obturateur se verrouille si on descend sous le 1/30s ; la plage de réglage de l’autofocus est matérialisée par un petit cercle au milieu du viseur. L’autofocus est fiable mais moins rapide que ce à quoi nous sommes habitués de nos jours, sans être rédhibitoire.

Petit détail, celle de la petite fenêtre ronde à côté de l’objectif, qui est celle de la cellule. Comme il est possible de viser des filtres devant l’objectif (discret filet devant), elle ne tiendra pas compte des effets de ceux-ci, qu’il faudra compenser d’une manière ou d’une autre.

Pour gérer l’électronique embarquée, il faudra le nourrir de 4 piles LR44 (soit 6v). Le compartiment demande un peu d’habitude pour l’ouvrir facilement et le marquage n’est pas clair car on pourrait penser qu’il suffit de mettre une pile alors qu’il faut bien 4 LR 44, à moins que vous n’optiez pour deux CR1/3 de 3v (plus chères)

Un appareil photo Minox 35 AF noir, vu de face, avec un flash sur le dessus.

Ensuite, si la lumière est vraiment trop faible, vous pouvez toujours utiliser le flash qui lui est dédié, le Minox AF-F : il se fixe sur le dessus en glissant d’abord les griffes dans leurs encoches puis le clip à ressort de l’autre côté. Comme il est assez haut au dessus de l’objectif, on évite généralement les yeux rougis de vos sujets.

Que peut-on ajouter ? Que le boitier possède un minuteur de 10 secondes, un testeur de batterie (la lampe verte à droite du viseur) et d’une diode rouge qui signale si la vitesse est trop faible et qu’il faut recourir au flash.

Vue rapprochée des boutons d'un flash d'appareil photo, montrant les étiquettes 'READY', 'FLASH' et 'CHECK'.

Le viseur est grand et clair pour un si petit appareil, avec cadre lumineux et correction de la parallaxe. Au centre, le rond qui indique si la mise au point est bonne. Presque du luxe.

Autre changement dans cet appareil : le dos ne s’escamote plus en entier mais il est monté sur charnière. Un discret verrou, sur la tranche gauche permet de libérer celui-ci. La chambre est inchangée si ce n’est que le compartiment des piles est maintenant en dessous du boitier.

Le déclencheur, toujours rouge ici, a une forme un peu étrange car elle épouse l’arrondi du dessus, ce qui le rend moins agréable au toucher. Ce dernier est toujours aussi léger et il n’est pas rare d’avoir l’impression que l’on n’a pas appuyé assez fort.

Un appareil photo 35mm noir avec des boutons pour le flash, le minuteur et un indicateur de vérification.

Dernier point à ne pas négliger cependant, l’interrupteur qui se trouve sur le côté droit de l’objectif, à remettre sur OFF en fin de session de photos, pour économiser les piles, quoique l’appareil s’éteigne automatiquement après 10 minutes d’inactivité.

Que penser de cet appareil ?

S’il ne se glisse plus dans une poche de chemise, il nous offre l’autofocus et ça me va bien. En effet, comme ma vue baisse, je ne sais plus utiliser un 35 classique sans mes lunettes, ce qui n’est guère pratique, ni discret en photo de rue.

Il pourrait être un peu moins bruyant mais ce n’est pas encore catastrophique (on est loin du Zenit 122 !).

Et même si les puristes de la marque ne l’aiment pas, il n’est pas si moche que ça (c’est toujours subjectif), on a déjà vu pire.

Au niveau fonctionnalité, je préfère utiliser des piles CR1/3 car elles demandent moins de manipulation (rien de plus agaçant qu’une LR44 qui se place systématiquement à l’envers !).

Ici, pas besoin de correction puisque le boitier était prévu pour des piles alcalines.

Ce qui peut être pénalisant, c’est qu’on ne sait pas ce que l’appareil choisit comme combinaison pour capter une photo, mais comme il le fait bien et que je pars du principe qu’il ne faut pas toujours essayer de tout comprendre, cela me convient.

Bref, un petit compact original, moins connu que ses frères et/ou cousins, mais qui fait le job pour lequel on l’a créé : faire des photos, et bien.

Pour vous donner une idée de ce dont il est capable, voyez ICI.

Vidéo d’illustration

Un peu de technique

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

Minox 35 AF DX

Objectif : Minoxar 32 mm ƒ/3,5 (4 éléments, 3 groupes, style Tessar).
Mise au point : Autofocus actif à 4 zones, de 0,7 m à l’infini.
Déclencheur : 1/30 à 1/500 s.
Mesure : EV 8 à 16 avec film ISO 100. Si la vitesse d’obturation requise est inférieure à 1/30 s, l’obturateur est verrouillé jusqu’à ce que le flash soit fixé.
Flash : Flash dédié à clip AF-F.
Minuteur 10 secondes.
Film codé DX de ISO 100 à 640. Film non-DX réglé à ISO 100.
Transport du film : levier manuel, manivelle de rebobinage
Alimentation : 2 x cellules CR1/3.
Dimensions : 107x68x41 mm, 190 g.
Fabriqué en Allemagne en 1988

Des références

Argentique

Les appareils espions, suite : le Minox B

« What is your name ? » – « Bond, James Bond »

Voilà le décor, bien planté, pour vous présenter ce Minox B.

En effet, s’il y a bien un appareil minuscule qui fait partie intégrante du monde de l’espionnage, fantasmé ou réel, c’est bien le Minox.

Notre bon James l’a utilisé au moins deux fois, dans « On ne vit que deux fois » (1967) et « Au service de sa Majesté » (1969) et d’autres héros, comme Mission Impossible (1967).

Mais commençons par le commencement.

C’est l’ingénieur Walter Zapp qui a conçu ce petit bijou, dès les années vingt . Il a ensuite conclu un accord avec la société VEF (Valsts Elektrotehniskā Fabrika) en Létonie pour la fabrication et la vente dans le monde entier. Ils furent produits là-bas de 1937 à 1943. Le premier Minox s’appelait d’ailleurs Riga.

Imaginé dès les années vingt (1922) les premiers modèles ont vu le jour en 1934 mais la production ne commença qu’à partir de 1936.

Ensuite, la société déménagea en Allemagne, à Wetzlar (tient, comme Leica et Zeiss Ikon) et depuis 1948, c’est là qu’ils sont produits.

Pourquoi a t’il imaginé ce minuscule appareil ? Ses débuts en photographie ont eu lieu dans le studio photographique de Walter Lemberg (1922) et il trouvait les appareils de l’époque lourds, encombrants et mal commodes. C’est ce qui l’a poussé a inventer un appareil beaucoup plus petit et très performant.

Ça ne vous rappelle pas l’histoire d’un autre ingénieur ? Oskar Barnak, le père du Leica a aussi construit son appareil pour faciliter la vie des photographes (1923).

A l’origine, le Minox se destinait à une clientèle aisée et était considéré comme un produit de luxe.

La qualité de ses images, sa robustesse et – surtout – sa très petite taille ont fait qu’il fut finalement adopté par les services de renseignements tant des Alliés que de l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, puis par les services secrets russes pendant la guerre froide.

Une interview de Walter Zapp décrivait son désarroi devant ce « détournement » de son appareil : « ...le premier VEF Minox Riga officiellement vendu est allé à un diplomate étranger, et malheureusement j’ai tout de suite compris ce que cela signifiait en anglais simple: Espionnage ! J’étais horrifié ! Je n’ai jamais pensé à la possibilité d’utiliser [la caméra] pour cette application. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas (désiré?) que [l’appareil photo] a été utilisé davantage dans ce domaine. C’était la meilleure publicité gratuite, mais la plus méchante! [..] – Des sources ultérieures indiquent qu’il s’agissait peut-être d’un diplomate français »

« Son principal avantage était sa taille. Le Minox était tout simplement idéal, il pouvait être expédié sur le territoire ennemi par divers canaux (dans des objets discrets) et ensuite facilement caché par son opérateur lors de la réalisation d’opérations secrètes dangereuses. Vous devez être capable de masquer une caméra du mieux que vous le pouvez. Surtout lors de l’observation ou même de l’entrée dans des zones ou des bâtiments top secrets, vous deviez inévitablement passer de nombreux points de contrôle. Par exemple, vous pouvez cacher la caméra de manière circulaire sur votre corps car vous ne feriez que rarement ou jamais l’objet d’une fouille à nu complète. De même, vous pouvez le cacher dans un objet et vous en éloigner en danger. Cela dépendait vraiment de la situation. »

 » Son plus gros inconvénient était le transport du film. Avancer manuellement chaque image en ouvrant et en fermant la caméra était un énorme obstacle et montre que la caméra n’a pas été conçue comme une caméra espion. Soit vous deviez faire sauter votre couverture et prendre des photos rapidement lorsque vous en aviez l’occasion, soit avancer minutieusement chaque image en secret. Cela coûtait un temps précieux, rendant les prises de vue séquentielles presque impossibles. Déménager était toujours mieux et comme vous seriez presque toujours entouré de quelqu’un. La règle d’or serait de ne pas se comporter différemment des autres. Pas d’arrêt, pas d’attente. Tochka, la copie Minox post-guerre ultérieure, a résolu ce problème en intégrant un mécanisme à ressort dans l’appareil photo permettant aux photos de prendre rapidement sans révéler aucun mouvement. » source : http://minoxriga.atwebpages.com/

Si vous voulez en apprendre plus sur les espions qui ont utilisés cet appareil, je vous renvoie au site Minox Riga qui est une mine de renseignements.

Donc, chronologiquement, nous avons le Riga, premier Minox, (1938- 1943), celui de la seconde guerre mondiale, ensuite le Minox A (1948 – 1969), celui de la guerre froide, avec son successeur le Minox B (1958 – 1969), puis un Minox C (1969 – 1978), un Minox LX (1978 – 2003), un Minox EC (1981 – 1992) le premier Minox en plastique,

Minox a aussi créé des appareils utilisant le format 24×35 : c’est la gamme des Minox 35, mais ça, c’est une autre histoire !

Actuellement, la firme se spécialise dans la production d’appareils miniatures digitaux, qui sont des « hommages » au Leica, Rolleiflex, …

Elle appartient, le croirez-vous, à Leica, qui s’est aussi offert son concurrent historique, Zeiss Ikon.

Mais revenons à notre Minox B.

C’est donc un subminiature, tellement petit qu’il tient dans la paume d’une main. Successeur du modèle A de l’après-guerre, il a été le modèle le plus célèbre et le plus utilisé dans le monde de la photo d’espionnage et ce jusque la fin de la guerre froide, au début des années nonante.

Même s’il fut remplacé en 1969 par le modèle C, amélioré, c’est lui qui a gardé la plus grande popularité. Il fut produit à 384 327 unités, fabriquées entre 1958 et 1969

Le corps de l’appareil est en aluminium et fermé, il mesure 97x27x15 mm, ce qui permet de le dissimuler facilement sur soi.

L’appareil photo est actionné en le tirant vers l’extérieur par une des deux extrémités. Lorsqu’il est fermé, le film avance à la position suivante. C’est ce mouvement tirer – fermer qui fait sa particularité et qui pouvait être considéré comme gênant lors de la copie de documents.

Le Minox est entouré de quelques accessoires particuliers qui accentuent encore ce côté espion. Par exemple, la chainette qui permet de l’attacher à ses vêtements (pour ne pas le perdre) : lors de la photographie de documents, la chaine mesure 60 cm de long et possède de petits marqueurs (nœuds) à 20, 24, 30 et 40 cm, tout comme les marquages ​​sur le cadran de mise au point (lorsque vous utilisez toute la longueur de la chaîne – soit 60 cm, la distance est idéale pour photographier des documents au format A4 +).; un minuscule trépied, à monter rapidement, permet de le fixer à la bonne hauteur pour les copies; un autre accessoire permet de le fixer sur l’oculaire d’une paire de jumelle et de lui adjoindre ainsi un super téléobjectif; il y a aussi un flash que l’on peut monter à son extrémité, mais à réserver aux espions qui se savent vraiment seuls !

La bande du film, non perforée, mesure 9,2mm de large. Elle est stockée sur une bobine à l’intérieur d’une cartouche pouvant contenir 50 images. Actuellement, les films sont limités à 36 vues, sauf si vous les coupez vous-mêmes dans des cartouches de film 135 (il existe une découpeuse dédiée à cet effet). Le négatif est de 8×11 mm, généralement en N/B, plus performant au niveau qualité des détails que le film en couleurs.

L’objectif de très haute qualité, combiné à un film au rendu excellent, permet d’obtenir des images (N/B) avec d’énormes détails malgré de si petits négatifs.

Le Minox B est le premier appareil subminiature avec une cellule intégrée, qui ne nécessite pas de pile, c’est une cellule au sélénium, qui convertit la lumière en électricité et entraine directement la jauge de la cellule.

Le compteur de vues augmente à chaque prise de vue, jusqu’à un maximum de 50 expositions. La fermeture de la caméra protège également l’objectif en déplaçant une plaque devant lui. Veuillez noter qu’à chaque fois que l’appareil photo est fermé, le film avance à la position suivante, que la photo ait été prise ou non. Cette mauvaise fonctionnalité, ou anomalie, a été résolue dans les modèles Minox ultérieurs.

Son obturateur mécanique fonctionne avec des vitesses allant de 1/2 à 1/1000 sec. L’objectif de haute précision permet une mise au point de 20 cm (8 pouces) à l’infini.

Lorsque vous tournez la molette de mise au point, le viseur se déplace en tandem pour corriger les erreurs de parallaxe. Au-dessus du viseur se trouve une barre de filtre, qui permet de déplacer un filtre vert ou neutre (ND) devant l’objectif. Ces filtres sont utilisés pour augmenter le contraste et réduire la luminosité en plein jour. Ce dernier est nécessaire pour photographier à l’extérieur alors que l’appareil photo est chargé d’un film très sensible.

Si vous vous rappelez que cet appareil, à l’origine, était prévu pour être un appareil destiné aux photographes aisés et exigeants, vous avez là tous les éléments d’une machine d’exception, dans un format lilliputien.

Mais est-il toujours exploitable ?

Pourquoi pas ? De fait, on fabrique toujours des films, que vous pouvez trouver chez Fotoimpex et il est possible d’acheter les films avec le processus de développement inclus pour un prix tout à fait raisonnable.

L’Allemagne voue un certain culte à cet appareil. Des clubs existent à son sujet et il y a de véritables spécialistes de tous les modèles produits par Minox. Un univers à découvrir.

Je vous ai trouvé une petite vidéo explicative

Des références, comme d’habitude : https://boowiki.info/art/entreprises-fondee-en-1937/minox.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Minox en français, https://cryptomuseum.com/covert/camera/minox/index.htm une bible de l’espionnage, http://minoxriga.atwebpages.com/ en anglais, http://minoxclub.de/ en allemand