Argentique

Mamya M645

Bon , faut pas avoir mal au dos pour promener son M645 : il accuse, avec la pile et son objectif de base, 1,5 kg de métal ! C’est du costaud, du carré, du solide. Même si son poids impressionne, il n’est pas désagréable à prendre en mains (oui, avec « s », ça vaut mieux).

Pas besoin d’un mode d’emploi à rallonges mais un petit tour sur la grande toile vous permettra de trouver toutes les infos utiles pour vous en servir. Heu, prévoyez aussi une cellule à main, à moins que vous n’ayez trouvé un exemplaire avec un viseur prisme muni d’une cellule (Cds ou Silicium). Et peut-être un trépied, car vous l’utiliserez plus souvent pour du portrait ou du paysage, et vos cervicales vous diront merci.

Techniquement, c’est un moyen format en 6×4,5 sur film 120, soit environ 15 photos par film (contre 12 lorsque vous êtes avec un 6×6). La qualité des détails est impressionnante. Il faut juste prendre le temps avec ce type d’appareil, mais le résultat en vaut la peine.

Comme je l’ai écris quelque part ailleurs sur le site, c’est un appareil – en tout cas celui muni, comme le mien, d’un prisme de visée – qui permet une visée directe : il ne faut donc pas remettre l’image à l’endroit, comme sur les autres TLR (Yashica C et D, Rolleiflex décris sur le site). Ce qui, pour moi en tout cas, est un réel avantage.

Ce qui impressionne avec cet appareil, c’est le déclenchement : un gros clic sonore et ferme (là, ça change du silence des télémétriques, c’est certain !). Impossible de ne pas savoir que la photo est dans la boîte. Ceci étant, comme c’est un appareil peu propice pour faire de la Street, c’est pas grave en soi.

Autre chose, comme la plupart des moyens formats (sauf ceux à doubles objectifs façon Rolleiflex), vous pouvez changer de focale. Pensez à la conversion, selon vos besoins : ici c’est un 80mm équivalent à un 50mm en 24×36. La plupart des moyens formats ont une monture dite « propriétaire » donc vous ne pourrez pas y monter n’importe quoi, mais ça n’empêche un choix intéressant, sur les grands sites de ventes.

Un dernier point : le Mamya 645 M n’a pas un dos interchangeable comme les Hasselblad (horriblement chers !) ou les Kiev 88 (pas toujours en bon état). Lorsque vous avez chargé la pellicule, il faut aller jusqu’au bout avant de changer pour autre chose (couleur ou NB). Rassurez-vous, vous avez entre 12 et 15 vues à attendre !

Argentique

Rolleiflex Automat 4KB 3,5 bay 1 ou Rolleiflex MY-EVS type 1 3,5 bay 1

Vous dirais-je que parfois « l’occasion fait le larron » et, dans ce cas précis, je n’ai pas hésité à plonger un peu plus dans ma tirelire : un Rolleiflex Automat en bon état, avec des accessoires assez peu courants comme des lentilles spécifiques, des pare-soleil (chouette, y en a un qui va aussi sur le Yashica), des filtres, … ça se mérite.

Bon, c’est la version f1:3,5, mais c’est le début du « luxe ».

Une belle machine de 1956, pas exempte d’imperfections, après toutes ces années (par exemple, le verre de visée est un peu griffé, il manque deux petites vis autour du capot, mais tout le reste est ok). Il est parfaitement fonctionnel.

Le soucis, toutefois, reste entier pour moi qui éprouve les pires difficultés à remettre les images dans le bon sens : le dépoli vous renvoie un image inversée. Parfois je me demande comment faisaient les grands photographes qui ont utilisé ce type d’appareil.

Et, tiens, je n’y avais pas pensé jusqu’à ce qu’un amateur de mon Yashica D ne m’en fasse la réflexion : « et si on est gaucher, on fait comment ? »

Car, de fait, sur le Rollei, les réglages se font sur la gauche, à droite il n’y a que la manivelle d’avancement du film. Le déclencheur est en bas à droite, mais ça ne perturbe pas un gaucher.

Par contre, sur le Yashica D, les réglages sont à droite !

Finalement, ce sympathique amateur a acheté un Minolta Autocord, monté comme le Rolleiflex, en plus abordable !

Pour revenir au Rolleiflex, je vous avoue que je l’ai revendu. D’abord à cause de cette visée qui me perturbe toujours autant, ensuite parce que, honnêtement, je n’ai pas vu de différence entre le Rollei et le Yashica D, qui présente les mêmes caractéristiques. Les puristes vous diront que les objectifs du Rollei sont au dessus du lot. Soit, pour le f2,8, mais pour le f 3,5 (comme sur le mien) il n’y en a pas (là, je vais me faire des amis !) sauf au niveau du prix : un Yashica D, un Yashica Mat 124 se vend de 4 à 5 fois moins cher, pour le même plaisir.

Ceci étant, si vous pouvez en trouver un à prix raisonnable et en bon état, faites le pas. Se sont de belles machines et pour ceux qui n’ont jamais tâté du moyen format, c’est tout un monde qui s’ouvre à eux. Si vous avez lu ma rubrique sur le moyen format, vous comprendrez à quoi je fais allusion.

Bonne découverte.

Argentique

Yashica C et Yashica D

Un jour, lors d’une bourse photo, je découvre un vieil appareil, couvert de poussière, un peu comme oublié au fonds d’une caisse. Pourtant il m’attire, avec ses deux gros yeux ronds, superposés. Il a l’air endormi.

Je le prends en mains, le tourne et le retourne, ouvre son capot et tente d’apercevoir quelque chose sous la poussière qui ternit le verre. Et je demande au vendeur s’il le vend, ou s’il est en panne et oublié là pour cette dernière raison.

« Bah, j’en sais rien », me dit-il, « je l’ai ramassé dans un vide grenier et je ne l’ai jamais essayé ».

Nous négocions, plus pour le principe que par nécessité tant il fait peine à voir, et le vendeur me le cède. Me voilà propriétaire de mon premier appareil double objectif, au format 6×6 (un TLR dans le jargon des photographes pour Twin Lens Reflex), un Yashica C noir, enfin gris pour l’instant.

Si vous voulez en savoir plus sur le charme de ces appareils, je vous invite à suivre le lien suivant : https://www.filmisundead.com/5-raisons-davoir-un-tlr-dans-sa-collection-dappareils/, excellent site.

Bon, commençons par tout nettoyer : un peu d’alcool modifié pour nettoyer la carrosserie, un pinceau pour souffler les lentilles, puis un peu de produit d’opticien pour nettoyer la poussière collée aux objectifs, avec un tissus très doux en micro-fibres. De prime abord, pas de griffes, pas de coups sur les deux objectifs. Puis nouvelle ouverture du capot, pour dégager le verre de visée. Là aussi, un petit coup de pinceau pour dégager le plus de poussière possible, et ça marche, l’écran « s’éclaire ». Pas de griffe non plus. Jusque là, tout va bien. Ouverture du dos pour découvrir l’intérieur de l’engin. Chance, un peu de poussière mais pas de rouille, pas de saleté irrémédiable. Petit coup de soufflette, petit coup de chiffon en micro-fibres, y compris sur la lentille à l’intérieur, tout est propre. Là, il est noir, ses cuirs ne sont pas abîmés, les chromes sont beaux, les lettrages bien visibles, bref, il est beau !

Avant de bouger aux quelques boutons, petit tour sur la Toile pour dénicher un mode d’emploi (et par chance, j’en trouve même un en français !). J’essaie tout et … ça fonctionne.

C’est un art de la lenteur, qui change de la frénésie, parfois, des déclenchements rapides dus aux appareils numériques.

Bref, une manière différente de penser sa photo.

Sans doute est-ce moi qui suis lent avec le Yashica, des photographes célèbres s’en sortaient mieux que moi avec des appareils similaires (R. Cappa, V. Meyer, pour n’en citer que 2, rapidement).

C’est gai, surtout avec un trépied, pour composer à son aise. Pourtant, mais c’est moi que cela dérange, le fait que l’image soit inversée lors de la visée me pose problème : j’ai difficile à trouver mes repères.

il faut inverser gauche-droite pour remettre l’image à l’endroit

Premier développement de la première pellicule : pas terrible au niveau composition, quelques tâtonnements pour le juste couple ouverture/vitesse, mais quelles richesses de détails. Je pense que je ferai un poster de ma première « belle » photo avec ce type d’appareil, la taille du négatif autorisant de tel agrandissement.

Après le Yashica C, j’ai eu la possibilité d’acquérir un Yashica D. Idem que le C si se ne sont quelques évolutions, comme les réglages vitesse/ouverture qui se font par deux molettes situées entre les objectifs, façon Rolleiflex.

Franchement – et là je vais me faire incendier – il est aussi performant que le célèbre allemand, aussi facile d’emploi mais beaucoup plus abordable. Si vous voulez commencer le 6×6, c’est un excellent début.

Cet appareil est sorti avant le Yashica Mat 124 G, aboutissement de la gamme. Il date des années ’74 et fonctionne toujours comme au premier jour. Et si vous en trouvez un, voici le lien vers le mode d’emploi (en français) : http://babardestcyr.free.fr/yashica-D.htm

Quelques photos pour illustrer mes propos

Numérique

Fuji X-E2

Mon troisième Fuji télémétrique, si ce n’est que celui-ci est hybride : vous visez par une fenêtre décalée, comme avec (presque) tous les télémétriques mais plus de vision directe, c’est un écran qui retransmet l’image dans le viseur.

Son avantage – outre le look toujours aussi craquant – ce sont les objectifs interchangeables que l’on peut monter dessus. De fait, j’avais choisi un petit 18 – 55 (équivalant plus ou moins à un 35 – 100 mm en 24×36), pas trop gros, pour rester discret en photo de rue, et, comme ses prédécesseurs, en livrée noire (les Electro 35 de Yashica m’ont donné cette envie de voir mes télémétriques en noir, ça fait « pro » !)

Comme d’habitude, je vous renvoie sur le site « les numériques » pour les infos techniques (https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/fujifilm-x-e2-p17437/test.html) et je résumerai mon expérience comme ceci : excellent appareil, au look ravageur et techniquement très bon mais des menus de réglages à n’en plus finir, pas toujours très clairs ni bien ordonnés (comme ses petits frères que je vous ai présentés plutôt) et qui, à un moment, m’ont fatigué.

De fait, nonobstant le désagrément des menus à rallonges (commun aux autres hybrides et appareils numériques), il vaut mieux emporter avec soi plusieurs batteries car il consomme ! Et pourtant, je ne visais que par le viseur (électronique), sans passer par l’écran, pour économiser la batterie, mais sur une journée de prises de vue, il fallait compter 3 batteries.

Vous l’aurez compris, le temps de la séparation approche … que vais-je choisir ?

Numérique

Sony RX 100 Mark 2

Revoilà mon phantasme d’un tout petit appareil de poche, performant et au look sympa (autant se faire plaisir). Et, de lectures en comparatifs, j’ai arrêté mon choix chez Sony, pour le RX 100 M2 (soit second du nom qui en compte au moment où j’écris, un cinquième opus, en à peine 7 ans de vie du modèle).

Il tient au creux de la main, va vite et est très précis, paramétrable à l’infini, comme tous les hybrides, et permet réellement de sortir d’excellentes photos (mais – les constructeurs cités vont m’en vouloir – je dirais comme ces prédécesseurs, au creux de mes poches ou de mon sac).

Du beau, du bien pensé pour la pratique photo (sauf pour moi qui déteste lire un mode d’emploi qui n’en finit pas et d’essayer de trouver les bons réglages du premier coup), même si je trouvais le viseur un peu fragile et, surtout, qu’il consommait lui aussi beaucoup (prévoir des batteries de rechange pour une longue sortie).

De fait, ce qui est agaçant avec ces appareils (les hybrides en général), c’est le nombre de réglages que l’on peut affiner. A croire qu’auparavant nous ne savions pas faire de photo avec le seul triangle d’exposition, qui a longtemps permis aux plus grands de sortir des photos de légende ! Personnellement, je trouve qu’il est délicat de rester détaché de tous ces paramètres, au détriment de la prise de vue.

Je m’explique : si vous voulez modifier un paramètre avec votre réflex classique, vous avez deux molettes et trois boutons et tout tombe sous les doigts, rapidement. Avec les hybrides, même évolués, il y aura toujours un paramètre qu’il vous faudra aller chercher dans un menu, un sous menu, un sous sous menu, etc. … à moins de vous en remettre totalement à « l’intelligence » de votre appareil, mais alors, à quoi bon acheter un appareil dit expert ?

Vous aurez compris, je ne l’ai pas gardé non plus ! Pas parce qu’il ne donnait pas de beaux résultats mais un léger souci de santé ne me permettait plus de le « sentir » correctement dans la main, malgré un petit grip ajouté pour améliorer justement la préhension.

Je vais tenter ma chance chez Canon, avec le Powershot G5X

Le Zinc du photographe

Olympus OM-D E-M5

Mon premier réflex hybride. En version « expert » noir, petit, bourré de technologies utiles (stabilisation sur 5 axes, tropicalisé, nerveux et rapide, viseur clair), tenant bien en main. Equipé d’un zoom 12 – 50 mm en version MS (comme les pneus Mud et Snow ?), soit résistant aux poussières et embruns pour une belle polyvalence (en format 4/3, il suffit de multiplier par 2 pour convertir au format 24×36 – ça m’arrange, suis nul en calcul mental).

Bref, un chouette compagnon qui, cependant, avait pour moi 2 défauts : le premier, ses menus, par toujours faciles à comprendre (mais je suis allergique aux modes d’emploi), et le second, disons philosophique, car lorsque je vise à travers le prisme d’un réflex, je vois directement ce que je veux capter. Or ici, c’est le capteur qui me renvoie une image et donc je compose ma photo sur une image qui est le reflet d’une réalité, pas la mienne.

Ça va, vous suivez toujours ?

Bref – et je vous avoue que j’ai fait des efforts – j’ai beaucoup apprécié de travailler avec ce boitier, qui délivre de très belles images (niveau qualitatif s’entend, le niveau artistique c’est à vous et à moi d’en décider). C’est agréable de « voir » en temps réel les modifications que vous envisagez lors de la prise de vue (point commun à tous les hybrides), ça rassure parfois, mais j’en reviens à ce que je tentais d’expliquer plus haut, ça me déstabilise aussi.

Mais finalement, je l’ai cédé à un ami photographe, qui en fait très bon usage. Pour ma part, j’ai replongé chez Canon, avec un Eos 5 D M2, pas tout neuf mais qui me rassure.

Sauf que j’ai dû changer de sac et de sangle, car la différence de poids est bien là, aussi.

En résumé, mon expérience avec l’Olympus OM-D E-M 5 fut loin d’être négative (et vous en verrez des exemples photographiques sur le site – regardez dans les commentaires). Il est petit, léger, très réactif, tropicalisé, en métal (alliage) et son ratio image est facile à convertir. Olympus, qui est centenaire, a toujours en une excellente réputation au niveau de ses images et cet appareil – considéré comme un boitier expert – ne déroge pas à la règle. Autre avantage, sa monture 4/3 permet de passer chez Lumix et sa série L en collaboration avec Leica pour encore enrichir le parc optique.

Si les menus sont pléthoriques et pas toujours faciles à appréhender, ils ont le mérite de vous donner une multitude de possibilités lors de la prise de vue. Et comme c’est un hybride, vous voyez le résultat de vos essais directement à l’écran.

Argentique

Zenza Bronica S2 A

Le texte ci-dessous est inspiré par le site http://www.dirapon.be/bronica.htm (pages consultées en décembre 2019), qui parle beaucoup mieux que moi de cet appareil étonnant.

Un peu d’histoire … au sortir de la seconde guerre mondiale, l’industrie allemande est exsangue et des pans entiers de son industrie photographique vont passer de l’autre côté du (futur) rideau de fer.

Pendant des décennies, les Russes vont copier des Zeiss Contax (les Kiev), des Zeiss Super Ikonta (les Moskva), des Leica (les Zorki et autres FED), sans trop chercher à modifier fondamentalement les appareils copiés.

« Pendant ce temps, le Japon panse ses plaies et rumine son humiliation. Ses usines reprennent leur production, et les produits qui en sortent sont largement inspirés de ce qui se fait en Europe. En matière d’appareils photos, il s’agit essentiellement de réflex bi-objectifs inspirés du Rolleiflex, et de télémétriques à monture Leica 39 mm. Mais les japonais ont le soucis de la perfection et envie de conquérir le monde occidental ».

« Dans les années ’50, Mr Zenzaburo Yoshino, consacre une partie de sa fortune et plusieurs années de sa vie à concevoir de toutes pièces et fabriquer un réflex moyen format mono-objectif dénommé Zenza Bronica D, dont l’inspiration vient d’un modèle suédois très sobre ».

« Le mariage parfaitement dosé des surfaces chromées et noires, plates, bombées et en creux, la qualité des matériaux et la précision des assemblages font du Bronica S2 une véritable œuvre d’art ».

Je vous invite vraiment à aller sur le site car les explications sont nombreuses et donnent réellement envie de manipuler cet appareil, qui a marqué son époque : http://www.dirapon.be/bronica.htm

Bref, un appareil costaud (près de 2kg), qui demandera l’usage d’un trépied pour être confortable, en portrait ou en paysage, mais qui vous le rendra bien : les images sont impeccables et d’une grande qualité. Et en plus, il est beau !

Notez que sur ce type d’appareil, en fouinant un peu sur un grand site de vente, vous trouverez facilement d’autres types de viseur, dont un en visée directe, comme sur le Mamya 645, que je trouve toujours plus agréable (déformation due à la pratique du réflex ?).

Et, parfois, mais c’est selon votre pratique photographique, vous trouverez aussi des objectifs de focales différentes. Pensez à la « conversion » de celle-ci, p. ex. le 75mm monté sur celui des photos correspond à un 50mm.

Objectif qui a une particularité : il y a une « double » baïonnette : dans la baïonnette collée à l’appareil vous pouvez venir « visser » l’objectif (sorry, je n’ai pas pensé à en faire des photos) ce qui me laisse penser qu’il doit y avoir moyen de n’acheter que l’objectif seul, sans devoir reprendre à chaque fois le tout.

Le Zinc du photographe

Canon Powershot G5X

En photo de rue (Street Photography) en numérique, j’utilisais un Canon G5X. Petit, léger, discret et tout à fait dans la veine des compacts experts, il avait pour moi un avantage certain : les menus de réglages ne sont pas pléthoriques, ni trop abscons, dans la (bonne) tradition des Canon qui ont écrit, il est vrai, une bonne partie des pages de l’histoire de la photographie moderne (innovation, ergonomie, qualité) et, surtout, il possède un viseur intégré.

Je vous mets ci-dessous quelques photos réalisées avec le G5X, pour illustration de ses qualités.

Franchement, pour avoir utilisé un Sony RX 100 M2 dans le même exercice, je trouve le Canon G5X beaucoup plus qualitatif : le viseur est fixe, la construction est mieux finie, l’écran – monté sur rotule – est excellent, tactile si besoin. L’amplitude et l’ouverture du zoom sont meilleures : équivalant à un 24 – 100 mm, plus lumineux (f1,8 – 2,8). Il se glisse dans toutes les poches ou sacs (même tous petits) et dans la main, il passe (presque) inaperçu. Redoutable d’efficacité en Street !

Je ne vous parle pas des connections par WIFI ou NFC, que je n’utilise pas, mais qui feront le bonheur de quelques-uns, ni des capacités en video (en 4K), que je ne pratique pas non plus (ben oui, pour moi un appareil photo fait des photos, une caméra, des films !).

« Bon, mais alors, pourquoi avoir changé ? » … ben parce qu’il était tout petit et que j’avais quelques difficultés à le tenir. Non pas qu’il soit mal équilibré ou pas assez ergonomique – au contraire – juste que j’ai un petit souci qui fait que j’ai parfois l’impression que ce que je tiens en main me glisse des doigts ! La personne qui me l’a racheté a des « grosses paluches » et il l’a tout de suite adopté car il a toutes les qualités ergonomiques des Eos (poignée bien creusée et ergonomie bien pensée).

Bref, il va faire le bonheur d’un autre amoureux de belles photos.

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 5 D Mark II

En photo « généraliste », c’est un Canon Eos 5 D Mark II qui m’épaule pour exprimer ce que je ressens. Mes optiques privilégiées sont un 24 – 70 mm f1:2,8 série L constant de chez Canon et un 70 – 200 mm f1:4 (série L) de chez Canon, auxquels j’ai ajouté un 17 – 40 mm f1:4 toujours en série L. Ce n’est pas le plus léger des appareils mais il assure et me rassure.

Son viseur ne couvre que 98% du cadre ? Sa rafale ne dépasse pas 3,9 images seconde ? Sa sensibilité n’est que de 25600 ISO ? Bon, et alors ? Je l’ai payé un prix raisonnable avec moins de 40000 déclenchements. Pour avoir des caractéristiques plus « performantes », il me fallait sortir, au bas mot, 2500€. Donc, comme je ne photographie pas par nuit noire des endroits tout noirs, que je ne fais pas de photos sportives et que je connais les limites de mon cadre, il est parfait.

Du côté des avantages : il est tropicalisé, costaud (certains disent indestructible, mais je n’ai pas essayé !), très digne successeur du 5 D premier du nom, qui a ouvert la légende.

Et pour tout vous avouer, j’ai hésité à le revendre : j’avais acheté un Canon 6 D qui devait le remplacer dans mon sac, mais … il est très attachant et – petite coquetterie – il va bien avec les optiques au liseré rouge.

Ce n’est pas par snobisme que j’utilise les optiques Canon au filet rouge, mais pour leurs qualités optiques et leur solidité. Pour tout vous dire, j’avais d’abord acquis un Tamron 24 -70 f1:2,8 constant, qui faisait le job. Puis, j’ai eu l’occasion (c’est le cas de le dire puisque acheté en seconde main) d’acheter la même chose chez Canon, avec le liseré rouge et là, comme on dit, « y a pas photo » ! Tout d’abord, le silence de fonctionnement, l’onctuosité des bagues, leur tropicalisation, la qualité des images, p. ex., font toute la différence.

il y a même une échelle de profondeur, parfois bien pratique

Bref, le Canon Eos 5 D mark II est pour moi un excellent choix, même si je vous avoue que, parfois, il me semble bien lourd, d’où l’importance, comme souligné ailleurs, d’une bonne sangle et d’un bon sac.

Et finalement, j’ai racheté un troisième boitier Canon Eos, l’Eos 5D … Mark III . Je vais tester le nouveau venu pour voir qui sera le plus souvent dans le sac, avec le 24 – 70 mm f2,8. Mais je garde les deux, ils fonctionnement trop bien.

Comme je le dis souvent, même si mon premier réflex fut un Fuji ST 601, c’est avec le Canon Ftb des parents que j’ai appris et pris goût à la photo.

Je fus parfois infidèle à la marque, mais j’y reviens toujours car je n’ai pas encore trouvé mieux. Il y a une constance chez eux. Et, franchement, je commence à pouvoir en témoigner : le Canon P (1958), le Canonet 17 QL GIII (1972), le F-1 News (1981), l’Eos 30 (au début des années 2000), l’Eos 5D MII, l’Eos 5D mark III, l’Eos 6D, l’Eos 50M, le Zoemini C sont mes partenaires privilégiés.

Le Canon Eos 5 D MarkII est un appareil idéal, même s’il eut pu être plus léger. Mais vous pouvez le sortir partout, par tous les temps, il répond toujours présent. Au niveau ergonomie, la poignée aurait pu être un peu plus fine et creusée, comme l’Eos 5D Mark III, mais pour le reste, il ne lui manque rien et tout tombe sous les doigts, rapidement, presque sans plus regarder. Comme dit l’adage, « l’essayer, c’est l’adopter! »

La seule chose que l’on pourrait reprocher à ces appareils, en comparaison avec leurs aïeux, c’est qu’ils se marquent de manière moins esthétique !

Bon, écrit ainsi, ça à l’air bête, mais quand vous voyez un A-1 ou un F-1 patinés, c’est beau à voir. Alors que les nouveaux Eos, même si leur coque est composite (alliage de magnésium et « plastique » renforcé), se marquent de façon moins jolie : la couleur se perd et reste apparent le plastique gris qui est dessous, donnant air un peu « cheap » à l’ensemble, alors qu’ils sont très solides. Je crois que le gaffer va ressortir !

Tiens, ça me fait penser au malheureux photo-reporter Bill Biggart, tragiquement disparu dans l’effondrement de la seconde tour des Twin Towers, le 11 septembre 2001. Il était équipé de 3 appareils Canon, deux Eos argentiques et un Eos 30D numérique. Les sauveteurs ont retrouvé son corps et quelques effets personnels, dont les 3 appareils. Les deux argentiques, hélas, étaient éclatés et les pellicules à l’intérieur voilées. L’Eos numérique était lui fêlé de partout, toutefois Chip East, l’ami de toujours, réussit, avec mille précautions à sortir la carte et à la lire, dévoilant ainsi la toute dernière photo prise par Bill Biggart, moins de deux minutes avant son décès.

L’historie complète est à lire dans « les Héros du photojournalisme » dont les références sont dans ‘Les incontournables », les livres.

Et l'informatique ?

Luminar

Vous le savez, j’ai choisi Luminar 4 plutôt que Lightroom. Pourquoi ? Je n’aime pas que l’on m’impose un système d’abonnement, fut il assorti de gadgets dont je n’ai pas besoin, alors que j’avais opté pour un achat de licence.

Luminar n’est pas le seul à proposer cette alternative mais il est facile à appréhender et les résultats sont excellents.

Luminar 4.3 est l’une des alternatives les plus complètes à Lightroom du moment. Boosté à l’intelligence artificielle, le logiciel propose un grand nombre d’outils automatiques pour améliorer vos photos, qui s’intègrent dans vos clichés de manière très naturelle. En mélangeant retouche manuelle et apprentissage automatique à partir d’un vaste catalogue d’images en amont, Skylum a voulu réinventer l’édition photo pour la rendre plus facile et appliquer des retouches automatiques de qualité.

Honnêtement, je commence à utiliser toutes les fonctionnalités, et celles que j’ai utilisées jusqu’à présent sont non seulement assez faciles à mettre en œuvre mais leur résultat est très « naturel », d’autant que vous gardez la main sur le dosage de l’intervention de l’AI (intelligence artificielle). Et – surtout – vous pouvez vous contenter de « développer » vos photos avec Luminar 4.3 et garder la main sur tout le processus de développement. C’est particulièrement utile si, comme moi, vous faites développer vos films argentiques par un labo, qui vous restitue des fichiers en haute définition, que vous pourrez, si besoin, retravailler en « post-production ».

Pour une fois, voilà un programme complet, facile à appréhender et à comprendre, avec une interface intuitive et claire, avec des outils puissants. Bref, que demander de plus ?

Vous hésitez encore ? Sachez qu’il y a pas mal de tutoriels sur Luminar 4.3, dont un excellent sur Phototrend (tuto remplacement de ciel) entre autre.

Si vous désirez acquérir ce programme, vous pouvez cliquer ici sur Luminar 4.3 et … bonnes photos.

Sachez que vous avez toujours la possibilité d’essayer gratuitement le programme pendant 14 jours, c’est intéressant quand on hésite …

Pour vous donner une idée des possibilités de Luminar 4.3, quelques exemples avant/après :

quand l’Intelligence Artificielle aide « naturellement » à améliorer vos clichés

Argentique

Canon F-1 Old

Hé oui, j’ai eu envie de m’offrir une légende. Et comme je ne suis pas Nikon, je suis resté chez … Canon.

A gauche, le Canon F-1 News et à droite le Canon F-1 Old

Je ne vais pas reprendre les explications détaillées que vous trouverez sur ces toujours aussi intéressants sites : http://35mm-compact.com/reflex/canonf1.htm. et https://www.danstacuve.org/test-canon-f1/ et bien sûr http://www.fou-du-canon-f-1.net/materiels/index-4/

Par contre, je vais (essayer de) vous donner mes impressions face à ce boitier mythique.

Enfonçons une porte ouverte, il est lourd (820 g tout nu), mais pas désagréable à tenir en main. Carré, bien équilibré, tout est à portée de main (ou doigts en l’occurrence). Tout en métal, à une époque où le plastique n’avait pas encore tout envahi, il respire le costaud de service.

Pour tout dire, avec son concurrent, le Nikon F, il fut de tous les champs de bataille de son époque (1971 – 1981), et il en eut : le Viêtnam, le Laos, le Cambodge, la Jordanie, la Rhodésie, l’Éthiopie, Israël, l’Égypte, le Liban, …. (voir la liste sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_contemporaines).

A ce sujet, saviez-vous que Don Mc Cullin dû la vie sauve à son boitier Nikon F ? Je vous renvoie à cette image terrible (https://www.flickr.com/photos/martsharm/4683329492/) du boitier qui reçut la balle à sa place. Heureusement qu’à l’époque les constructeurs fabriquaient en métal, solide !

Malgré ce côté pro – ou à cause de – il est très facile a utiliser : vous sélectionnez la vitesse et le diaphragme et il ne reste plus qu’à faire la mise au point et déclencher. Avec l’excellent parc des optiques FD (créées pour lui), que l’on trouve encore à des prix abordables, vous avez une machine à faire de belles photos.

Celui que j’ai acheté m’a juste demandé de commander un 50 mm f1:1,4 monture FD (le f1:1,2 c’est un autre mythe, qui reste inabordable) pour l’accompagner. Je vais devoir changer les mousses, notamment celle du miroir, qui a disparu; de trouver des piles compatibles – et ici j’ai fait une exception à mon habitude de « fourrer » partout une LR44 – j’ai commandé une Weincel MRB 625 de 1,35 V car la cellule est sensible au voltage.

Dernier jour de l’année 2019 et j’ai terminé les petites réparations du F1. Tout d’abord les mousses : pas facile de nettoyer tout ça car il faut éviter que des résidus ne tombent sur le miroir ou, pire, le dépoli. Patience et concentration sont de rigueur … et un petit « PostIt » pour protéger le dépoli. Pour ôter les résidus de colle, un petit produit que l’on trouve en grande surface (trouvé chez Aldi), mieux que l’acétone tant pour les odeurs que pour les plastiques, qui sont sensibles à ce produit (même s’il n’y a pas de plastique sur le F1, mais juste avant lui, j’ai aussi changé la mousse du Ricoh R1, qui lui est tout en plastique). Puis il faut aussi s’armer de patience et de méticulosité pour couper les différentes mousses au bon gabarit. Notamment pour les rainures du dos (2 mm et 1 mm de largeur). Si vous deviez le faire, munissez-vous de bons cutters (genre scalpel) et faites gaffe à vos doigts, d’une plaque à découper (vous voyez, ces grandes plaques en plastique vert, graduées et quadrillées que l’on trouve dans les magasins destinés au hobby (ou bêtement chez Action); de quelques coton-tiges et, petite astuce, de baguettes (que vous avez souvent en trop avec vos sushis) et de cure-dents. C’est avec eux, taillés en biseau ou à plat, que vous allez pouvoir racler les vielles mousses. Comptez deux bonnes heures pour arriver au bout : changement de la mousse de la charnière, des deux rainures du dos, du miroir. Et où trouver ces mousses ? Parfois sur un grand site de vente mais toujours sur http://www.aki-asahi.com/store/html/light-seal/string/foam.php. (et, petite astuce, chez lui, vous trouvez les mousses prédécoupées). Ce site est incontournable pour les mousses et aussi pour les vrais ou faux cuirs de vos appareils, que vous pouvez customiser dans des couleurs parfois, disons, psychédéliques.

Ensuite, j’ai reçu et l’objectif commandé (comme neuf et il a près de 50 ans !) et les Weincel. Petite installation de tout et …. tout fonctionne comme au premier jour. Vraiment c’est extraordinaire de « sentir » ce vieux boitier (mon boitier date de février 1976, un des derniers « vrais » Old F 1) repartir sans rouspéter et de découvrir au fur et à mesure les astuces d’avant le « tout électronique ». Si un jour vous avez la chance de manipuler un F 1, vous comprendrez ce dont je parle (petite fenêtre pour éclairer la barre de mesure, rappel des vitesses avec couleurs différentes pour les rapides et les lentes, prismes interchangeables, verres de visées interchangeables, etc.).

A l’époque, on fabriquait solide et durable : la mise au point du F1 a pris 5 ans et Canon y a mis tout son savoir-faire de l’époque. Bien qu’il y eut, en 1976, une petite évolution avec le F 1 N, il sera opérationnel 10 ans, sans être dépassé (de 1971 à 1981). Ce n’est qu’à cette époque que sortit celui qui devait le remplacer, le New F 1.

Une petite video fort bien faite pour illustrer mes propos :

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 6D Mark I

J’avais l’impression qu’en achetant cet appareil, et après avoir lu pas mal d’articles sur la Toile, j’allais avoir plus facile qu’avec le Canon 5 D Mark 2, tant au niveau poids que gabarit.

Finalement, il n’en est rien : monté avec le 24 – 70 mm f1:4 en série L ou le 24 – 70mm f1:2,8 série L (un peu plus long et plus lourd), il n’est pas fondamentalement plus maniable. Il est un peu plus léger (40 gr !), la poignée un peu plus fine et bien marquée, le boîtier est un peu plus compact (environ 1 cm de moins en longueur) mais à côté de ça il n’est pas franchement différent du 5D M2.

Là où j’ai flippé, c’est quand j’ai vu le mode d’emploi : 590 pages ! Notamment pour des fonctions que je n’utiliserai sans doute pas, comme le Wi-Fi, le GPS, la vidéo.

Soyons de bon compte, c’est un excellent appareil, facile à appréhender (comme tous les Eos) et je pensais ne pas pouvoir garder les deux mais tout compte fait, je le monte avec le 70 – 200 mm f1:4.

Faudra juste que je passe par le SAV, je me suis aperçu d’un petit souci : le bouton de verrouillage de l’objectif ne revient pas toujours, il faut un peu l’aider, sinon il ne me bloque pas la baïonnette.

Ceci étant, au jeu des 7 erreurs, voici les petites différences entre les deux appareils

 Canon EOS 5 D Mark IICanon EOS 6 D Mark I
Résistant à l’eau/poussièresOuioui
Couverture viseur98%97%
Points autofocus911
AF trackerNonOui
Sensibilité max.25600 Iso102400 Iso
Nbre de Mégapixels21,1 Mp20,02 Mp
Compatible Wi-FiNonOui
Focalisation auto par détection de phaseOuiOui
Rafale3,9 i/s4,5 i/s

J’ajouterai que l’Eos 5D MII a un corps en alliage de magnésium tandis que l’Eos 6D MI est en polycarbonate. Le premier étant considéré comme « expert », le second comme « amateur » dans la gamme des Eos plein format. De fait, le 6D est le ticket d’entrée au full frame, avec des arguments de poids, une réelle facilité d’utilisation et une excellente qualité d’image, surtout si vous lui adjoignez des optiques en série L.

Honnêtement, si vous en trouvez un d’occasion, en bon état, vous pourrez faire l’effort d’une belle optique. Et, personnellement, je vous recommanderais le 24 -105 f1:4 en série L : pas trop lourd, d’excellente facture, polyvalent, il fait parfaitement corps avec l’Eos 6D, pour des prix encore raisonnables.

En résumé, un très bon appareil, capable de fournir aussi de très bonnes vidéo pour ceux que ça intéresse, en plus d’une excellente qualité photo. Facile à appréhender si vous avez déjà eu un Eos (ou même sans), avec des menus simples et bien ordonnés (et vous pouvez même choisir des aides dans les menus). Un très bon autofocus, rapide et qui accroche bien, il fera merveille avec un objectif de qualité (série L de chez Canon ou Sigma Art/Contemporary). Même un objectif un peu moins lumineux ferait l’affaire, la sensibilité ISO de l’appareil pouvant vous sortir de quelques mauvais pas. Bref, du tout bon (surtout en occasion).

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon New F1

Le principe des légendes, c’est d’être remplacées à plus ou moins long terme, par … d’autres légendes !

Sur ce blog, je vous présentais le Canon F1, né en 1971 et je vous précisais que cet appareil était le résumé de tout ce que Canon savait faire à l’époque en termes d’appareil pro. Hormis une petite mise à jour en 1976 (le Canon F1 N), son règne durera dix ans.

à gauche, le Canon F-1 New et le Old F-1 à droite

Les photographes pro de l’époque, qui parcourraient les nombreuses guerres des années ’70 à ’80, se partageaient en Canonistes F1 et F1N et en Nikonistes F (F2 – F3).

En 1981 donc, une nouvelle légende s’inscrivait au panthéon du 24 x 36, le Canon New F1. Canon a réussi un équilibre parfait entre les mondes de l’électronique et de la mécanique. Après les succès du Canon AE-1 entièrement automatique et du Canon A-1 multimodes, Canon créait un appareil bénéficiant de l’automatisation et de l’électronique mais sans diminuer la durabilité et la fiabilité. Bref, le New F-1, c’est le concept de base du F-1 d’origine – un corps mécanique fiable, un concept modulaire permettant d’adapter l’appareil aux besoins de l’utilisateur via des accessoires- et l’automatisation, mais qui reste derrière, prête à être utilisée comme une option possible (ce texte est inspiré du super site http://www.fou-du-canon-f-1.net/materiels/canon-new-f-1/ que je vous invite à découvrir pour de plus amples explications sur ces appareils mythiques).

Et donc … j’ai craqué pour un exemplaire venu tout droit du Japon, en parfait état et tout à fait fonctionnel.

C’est du beau, du lourd, des astuces utiles, sans fioritures ni mode d’emploi d’un kilo.

Tout dans cet appareil respire le « pro » et aussi étonnant qu’il paraisse, il est « extrêmement facile à utiliser. Parce que les reporters de l’époque devaient pouvoir agir vite et que leur matériel devait être à la hauteur de leurs attentes, sans faillir.

Le plastique est peu présent et lorsqu’il y en a, on sent que ce n’est pas par hasard et qu’il sera solide.

L’appareil est lourd, gage de stabilité aussi lors des prises de vue, et pourtant les commandes sont étonnamment douces et fluide.

Mon exemplaire a été très bien entretenu et les mousses ont été remplacées par un professionnel japonais. Il « tourne » comme une horloge, sans à coups.

Décidément, après le A-1 Canon a réussi avec le New F- 1 a consolider sa légende.

Argentique

Asahi Pentax Auto 110

Bon, dehors il y a du vent et dedans, je ne suis pas encore parvenu à me débarrasser de cette bronchite qui m’empêche de sortir depuis une semaine.

Bah, c’est l’occasion de vous montrer quelques petites perles, assez rares, que je ne désespère pas de tester un de ces jours.

Commençons par cet Asahi Pentax Auto 110. Disons le tout de suite, il fut – et reste – le plus petit réflex du monde à objectifs interchangeables. Il fut présenté à la Photokina de 1978 et débarqua ensuite en Europe début des années 1980.

Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un reflex avec objectifs interchangeables. Il était aussi fourni avec un flash, un moteur d’entrainement et, généralement, trois objectifs, plus quelques filtres spécialement développés pour lui. Les objectifs sont respectivement un 18mm f/2.8 grand angle, 24 mm f/2.8 normal et 50 mm f/2.8 un petit télé. Vu la taille du film, il faut utiliser un coefficient de conversion de x1,5.

Bref, un système à lui tout seul. Pour le charger, rien de plus facile que d’insérer une cartouche de film en 110 (et on en trouve toujours de nos jours). Il y a une cellule derrière l’objectif, qui est une cellule pondérée et calibrée pour réussir les photos horizontales. L’exposition est automatique et une led verte indique si la vitesse est supérieure à 1/30s, sinon elle est orange et signale un risque de flou.

Admettons que le flash semble un peu disproportionné et que je n’ai pas ni la mallette ni le moteur d’entrainement avec le mien. A l’époque, le tout tenait dans une valisette de 51 x 24 cm. Pas trop de problème de sac pour le porter celui-là ! En fait, faut surtout essayer de ne pas le perdre …

Franchement, je ne sais pas (encore) ce que ça donne mais j’ai bien envie de l’essayer un jour de beau temps. Mais avouez qu’il est craquant et étonnant ce petit appareil.

Je n’ai pas pu résister et je mets en « compétition » le Canon 6D (en arrière), le Canon Eos M50 et le Asahi Pentax Auto 110. Ensuite, pour vous faire une autre idée, le Rollei A110 et le Pentax.

Pour de plus amples explications, comme d’habitude, je vous renvoie chez http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1488-Pentax_Auto%20110.html en français ou https://www.lomography.com/magazine/24976-pentax-auto-110-the-worlds-smallest-slr en anglais.