Encore un engin bizarre, sorti de la caverne des parents …
Bon, disons le tout de suite, Polaroïd a créé des inventions géniales, dont le fameux film à développement instantané, le film qui se développe tout seul dans la cuve Autoprocesor, par exemple, mais aussi ….ça !
Qui n’a pas laissé une trace indélébile dans l’histoire de la photographie, ni dans celle des jumelles d’ailleurs.
En soi, l’idée n’est pas totalement ridicule : vous regardez avec les jumelles un sujet que vous pourriez être amené à vouloir prendre en photo, des animaux par exemple, et avec un seul appareil, vous pouvez le faire.
La partie jumelle est basique mais pas plus que celles que l’on vend chez Décathlon : le grossissement est de 10X. Ce qui veut dire que ce que vous voyez sera multiplié par 10. Plus ce chiffre est élevé, plus le champ sera restreint. Une jumelle de randonnée oscillera généralement entre 7 et 10. Si vous voulez en savoir plus sur le facteur de grossissement, je vous conseille cet article ICI.
Voyons la partie appareil photo maintenant.
La fiche technique nous dit qu’il s’agit d’un appareil avec un objectif fixe de 6,35mm ouvrant à f2,8. Tout y est automatique (exposition, balance des blancs). Le capteur est aussi un 6,35mm (ou 1/4 de pouce). L’appareil peut prendre environ 20 photos en qualité VGA (640×480) ou environ 80 photos en QVGA) (320×240). Il n’y a pas de carte mémoire, seulement la mémoire de l’appareil lui-même (16Mo SDRAM).
Il possède un retardateur (?) de 10 secondes et les modes de prise de vue sont à minima : photo unique, avec retardateur, prise de vue en « rafale », enregistrement vidéo court (AVI).
La vitesse varie de 1/60s au 1/1500s. Le processeur autorise une vitesse de traitement de 12i/sec. ou 8i/sec en prise de vue en continu ou video courte.
Deux piles AAA sont nécessaire pour alimenter la chose, ce qui autorise 10h de prise de vue en continu … heu, avec 16Mo de mémoire ?
Il y a un tout petit écran LCD, qui ne sert qu’à savoir dans quel mode on a choisi de travailler ou si on veut supprimer une photo, le format de la définition (haute ou base), par exemple.
Bref, pour avoir essayé l’engin, qu’en retenir ?
Pas facile de faire la mise au point avec les jumelles (je sais, je ne suis pas doué). Mais quand vous y êtes parvenu, il faut encore se souvenir que la photo que vous aller capter n’aura pas la même taille que ce que vous avez vu !
Eh oui, l’objectif est fixe, il ne suit pas votre vision totalement.
Ensuite, pas évident de s’y retrouver dans les codes du minuscule écran LCD.
Et il est quasi impossible de savoir si on a pris la photo, à moins de regarder ledit minuscule écran. Pas pratique.
En résumé : un gadget qui fera sourire les enfants, tout au plus.
Ah oui, un dernier mot au sujet de la partie « informatique », les pilotes sont prévus pour Windows 98, ME 2000, XP, Vista ou Windows 7.
Je ne pense pas acheter toute la gamme des Canon commençant par A mais comme on dit, « l’occasion fait le larron » et j’ai eu l’opportunité de trouver celui-ci à un prix intéressant, sans objectif toutefois. Mais comme il me restait quelques optiques en monture FD, ce n’était pas un obstacle.
Profitons en pour refaire la lignée : en 1976 sort le Canon AE-1, grand frère très doué du A-1 destiné aux pros. Le succès du AE-1 a été étonnant, sans doute parce que l’appareil répondait parfaitement aux attentes du public des amateurs éclairés de l’époque (et il continue à séduire les – nouveaux – amateurs en argentique). Logiquement, il a donné lieu à une lignée qui allait répondre aux besoins du plus grand nombre.
Se seront, successivement, le AT-1 (semi-automatique), le A-1 (double automatisme) et celui qui nous préoccupe aujourd’hui, le Canon AV-1, sorti lui en 1979.
Si vous vous en souvenez, le Canon AE-1 est un priorité vitesse. Alors le Canon AV-1 sera un priorité ouverture (non débrayable).
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Pourquoi ce changement technique ? Pour au moins deux raisons : la première, tous les amateurs ne se sentaient pas à l’aise avec la priorité vitesse. Canon a voulu « ratisser large » et contenter tous les clients potentiels, notamment aux USA et quelques autres pays qui préféraient la priorité ouverture.
Ensuite, il semble que construire un appareil à priorité ouverture soit moins compliqué et nécessite moins de pièces, d’où de substantielles économies d’autant que si vous l’avez gardé en mémoire, la gamme des A bénéficiait d’une production largement automatisée qui garantissait une excellente qualité de fabrication à des coûts contenus.
Et tant qu’à faire des économies, les ingénieurs ont aussi sucré le testeur de profondeur de champ. Y a pas de petits profits, non ?
Mais ils ont laissé la nouvelle monture FD et la compatibilité avec tous les accessoires du AE-1 ou A-1. En dotation d’origine, l’appareil était livré avec un 50mm ouvrant à f2 de moindre coût (toujours les économies d’échelle !) mais rien ne vous empêchait ensuite de faire votre marché dans la vaste gamme des optiques FD et New FD, souvent excellentes (et pour nous – enfin – abordables, sauf quelques cailloux d’exception qui restent chers comme le 50mm f1,2).
Une remarque importante toutefois au niveau de la monture FD pour le Canon AV-1, que j’extrais du mode d’emploi pour être plus clair :
Plus léger que les autres appareils de la gamme A (520gr avec sa pile), il est aussi un peu plus compact (moins haut). Il ressemble un peu à un Olympus OM10.
Il est assez rapidement devenu le second boitier de ceux qui possédaient un AE-1.
En partie tout mécanique et en partie électronique, il gère le meilleur des deux mondes : solide et bien construit, son électronique règle correctement la vitesse d’obturation lorsque vous avez choisi l’ouverture qui vous convient.
Puisqu’il s’agit d’un priorité ouverture, vous n’avez (théoriquement) pas besoin d’une molette avec les vitesse d’obturation. Le sélecteur positionné sur Auto (généralement), la technologie travaille pour vous : vous composez le cadre, vous travaillez la profondeur de champ (diaphragme) et le boitier calcule la meilleure vitesse d’obturation pour vous.
Ne cherchez pas un bouton d’alimentation, il n’y en a pas ici mais le déclencheur est à « deux étages » : le premier alimente le viseur et le circuit électronique, le second libère l’obturateur. Il y a tout de même un verrou autour du déclencheur, qui empêche les déclenchements intempestifs.
Il possède un retardateur électronique (10 secondes) qu’une LED rouge en façade rappelle lorsqu’il est en fonction (elle clignote de plus en plus vite avant le déclenchement, vous stimulant à courir rapidement vous placer dans le cadre).
Vous l’aurez deviné, sans pile, une 6v de type 4LR44 ou 4SR44, rien ne fonctionne : l’obturateur sera verrouillé et le levier d’armement sera bloqué. Utile à savoir si vous en convoitez un, prenez une pile neuve avec vous.
Notez que la porte est mieux fabriquée que celle du Canon AE-1
Bon, admettons que vous en ayez trouvé un bel exemplaire, avec un 50mm f1,8 (la combinaison classique) et vous avez très envie de l’essayer – je vous comprends, je suis comme vous !
Tirez sur la molette de rembobinage pour ouvrir le dos de l’appareil. Vous y glissez une bobine et tirez sur l’amorce, que vous glisserez dans la fente de la bobine réceptrice – pas de chargement QL comme sur le FTb ici ! – vous armez une fois pour bien enrouler le film, refermez le dos et réarmez et déclenchez encore deux fois pour être prêt.
N’oubliez pas de régler la sensibilité avec la couronne autour de la molette de rembobinage (il faut appuyer sur le petit bouton noir pour la faire tourner dans un sens ou dans l’autre). Pour info, la cellule est sensible de 25 à 1600 Asa.
Ensuite, vous mettez le commutateur principal sur A, vous visez et réglez l’ouverture qui vous convient (profondeur de champ), appuyez à mi-course sur le déclencheur pour vérifier que vous êtes dans les limites du champ d’action de la cellule et vous verrez une aiguille se placer devant la vitesse choisie par l’appareil.
Cette aiguille bouge en fonction des changements de luminosité, c’est la raison pour laquelle l’appareil ne tient compte que de la lumière au moment où vous appuyez à fond sur le déclencheur.
Si l’aiguille se place dans la zone de sur exposition ou de sous exposition, il vous reste à corriger l’ouverture ou prévoir le flash.
Je reviens un instant sur le commutateur central car il n’y a pas que la position Automatique.
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Alors, tout d’abord, pour quitter la position A, vous devrez appuyer sur le bouton au milieu du commutateur pour le dégager. Notez qu’ensuite, pour les autres positions, il n’est pas nécessaire de le faire.
Le 60 suivi du symbole flash est réservé à la photographie avec des flashs qui ne sont pas les Speedlite Canon
Le B indique la pause longue, au delà des 2 secondes
Le Self avec le symbole flash est a réserver aux prises de vue avec retardement en utilisant des flashs autres que les Speedlite Canon
Le A Self est à choisir pour les prises de vues normales à retardement avec un flash Speedlite Canon
Voilà, je crois avoir fait le tour …
Imaginons que vous ayez terminé votre film, il vous faut appuyer sur le petit bouton sous la semelle et sortir la petite manivelle de rembobinage pour remettre la pellicule dans la cartouche.
Si le Canon AV-1 n’a pas l’aura de son grand frère AE-1, il n’est pas moins performant.
Pour vous faire une idée (et vous décider peut-être ?) aller voir sur ces liens des exemples étonnants : Lomography Canon AV-1 ou encore ICI
Une conclusion ? C’est un appareil moins couru que son grand frère, le AE-1 qui frise parfois l’hystérie au niveau des prix. Sa réputation de robustesse et de précision n’est plus à faire : il délivre d’excellentes photos en vous laissant composer votre image à votre goût et surtout en vous laissant gérer l’ouverture, lui se charge de la vitesse, et il le fait bien.
Pour être complet, il a aussi existé en noir (plus rare et plus cher), ce qui ne changera rien à ses qualités mais allègera plus vite votre portefeuille !
Associez-le à un bon FD 50mm f1,8 ou encore f1,4 et vous serez (agréablement) surpris de sa polyvalence et de ses capacités. Bref, c’est un bel appareil pour se lancer dans l’aventure argentique, sans remords.
Petite video de présentation
Les données techniques
Appareil photo reflex à obturateur à plan focal 35 mm
Objectif normal Canon New FD 50mm f/1.8, New FD 50mm f/2 (Type à montage/démontage rapide)
Monture d’objectif Monture FD
Obturateur Obturateur plan focal quatre axes à déplacement horizontal avec rideaux en tissu. X, B, 2, 1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250, 1/500, 1/1000 s. Toutes les vitesses en continu et contrôlées électroniquement. Retardateur intégré (avec délai réglable et LED clignotante).
Griffe Flash Sync X-sync.
Viseur Pentaprisme fixe au niveau des yeux. Grossissement 0,87x, couverture verticale 92 %, couverture horizontale 93 %. Télémètre à image divisée entouré d’un télémètre à microprisme au centre de l’écran mat de Fresnel. Aiguille du compteur d’exposition, échelle de vitesse d’obturation, avertissements de surexposition et de sous-exposition, index de vérification de la batterie et avertissement de bougé de l’appareil photo, et indicateur de disponibilité du flash fourni.
Comptage & Contrôle d’exposition SPC pour la mesure TTL à pleine ouverture avec priorité à l’ouverture AE (moyenne pondérée centrale). Plage de sensibilité du film de ISO 25 à 1600.
Source d’alimentation Une pile alcaline 4LR44
Chargement de film et bobine de réception à fente avancée. Avance avec la course 120 du levier supérieur de la caméra (courses partielles activées). Position prête à 30.
Le compteur d’images incrémente positivement. Se réinitialise automatiquement lorsque le dos de l’appareil photo est ouvert.
Rembobinage du film Manivelle supérieure de la caméra
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