Lorsque je suis sur une brocante ou une foire spécialisée et que je présente des appareils à la vente, nombreux sont ceux qui viennent d’abord pour des informations car ils ont (re)découvert chez eux ou un proche un des appareils exposés.
C’est de bonne guerre, où voulez-vous aller chercher ces explications si ce n’est auprès des personnes qui en vendent par passion ?
Ensuite, il y a ceux qui voudraient s’initier à ces techniques qu’ils ne connaissent pas (souvent les moins de 30 ans) et qui leur semble si éloignée de leur monde digital.
Là c’est parfois plus compliqué et plus frustrant car comment transmettre une passion en quelques minutes, interrompues souvent par d’autres questions de potentiels acheteurs ?
Et puis, il faut être honnête nous pouvons insuffler une envie, conforter une idée qui va se concrétiser par l’achat d’un boitier argentique, voire initier le désir de passer à un autre format pour ceux qui ont déjà fait un premier pas mais nous ne pouvons pas accompagner vraiment la démarche plus longtemps que celle d’une discussion sur le stand.
La grand majorité des exposants se reconnaitront, je pense, dans ces quelques lignes.
Et pour ceux qui cherchent encore des explications sur le fonctionnement de tels ou tels appareils, il existe des sites comme le mien, qui tentent de répondre aux plus grands nombres.
Cependant, pour les autres qui aimeraient eux en connaître plus sur la pratique de l’argentique, c’est plus compliqué. Si vous vous en souvenez, j’ai commis un article à ce sujet, LA.
En résumé, j’y écrivais que sur le Net on pouvait trouver quelques sites vraiment bien faits et utiles mais qu’il était souvent compliqué d’éviter ceux qui sont de véritables catastrophes dont le seul but est de vous soutirer de l’argent. Puis je recommandais, lors de brocantes, dans les vide-greniers, les bibliothèques, les Emmaüs ou Oxfam (liste non exhaustive) de chercher d’anciens livres qui traitaient de l’argentique, des méthodes de tirages, de conseils sur l’utilisation de tel ou tel matériel de l’époque. On y apprend une foule de choses utiles. J’en ai quelques uns qui m’aident bien dans la rédaction des articles que vous lisez sur le site.
Oui, je sais, ils ne sont pas toujours attrayant, en N/B, sur du papier qui a jauni, mais ils sont le reflet des préoccupations des photographes ou apprentis photographes d’un moment. Evitez toutefois les livres trop généralistes du style des collections des tels ou tels types de photographie (exemple : l’encyclopédie de la photo de paysage, de nu, de sport, etc.).
Enfin, le meilleur conseil que je puisse vous donner c’est de sortir avec des personnes qui maitrisent ces appareils et ces techniques : prendre le temps d’une balade (au moins) pour comprendre les réglages, la lecture de la lumière, quelques trucs et ficelles expliqués en direct.
Peut-être certains Clubs photo le font-ils encore ou pourrait l’inscrire à leur programme. Personnellement, et pour l’avoir testé, je recommande les sorties accompagnées, c’est tellement riche en expériences.
Hélas en Belgique, je crains que cela n’existe plus mais dans les Hauts de France, dans la région lilloise il existe Studio Argentique qui propose encore ce genre de balades-découvertes, outre les articles qu’il consacre sur son blog à ce médium qu’il maitrise parfaitement.
C’est à Tournai – car notre ami franchit aisément la frontière – que j’ai eu l’occasion de faire une jolie balade avec Frédéric Laurent, le GO (génial organisateur) de cette sortie. Armé de son vieux Nikon et moi du mien, nous avons déambulé dans les rues anciennes de la ville, avec de nombreux arrêts pour découvrir tels ou tels coins pittoresques et avec ses explications précises sur des réglages, fonction de la lumière, de la profondeur de champ, de la vitesse voulue.
Un vrai parcours initiatique captivant où le temps reprend sa place car le résultat de cette balade ne sera visible que quelques jours plus tard, après le développement et le tirage des photos, évidemment. Un must !
Ici je vais rependre texto les phrases de Fred, car elles sont le reflet de son style : l’apprentissage ne se fait jamais en un jour et cette persévérance en vaut toujours la peine.
C’est exactement ce qu’il veut vous transmettre : acceptez vos erreurs, pratiquez sans relâche, et laissez le temps faire son œuvre.
Alors, et si vous vous laissiez tenter ?



Pour avoir beaucoup appris en photo-club, aux côtés de passionnés, je ne peux que conforter tes propos. La pratique et l’apprentissage « sur le terrain » est à la fois passionnant, enrichissant, motivant et très formateur.
Ah ces soirée projection diapos avec analyse critique, ces sorties à thème, parfois nocturnes, ces ateliers divers et variés, etc…
C’est dans un photo-club que j’ai découvert le studio et appris les techniques de prises de vues avec modèles. Une révélation pour moi !
Bon weekend, Jean-Pascal.
Bonsoir Phil, nous avons eu le même parcours, comme beaucoup d’autres je pense car c’était logique de précéder de la sorte, il n’y avait pas de « tutto » à l’époque ! Je pense fermement que cela reste le meilleur moyen d’apprendre et de se perfectionner, encore de nos jours, car là on touche le matériel en vrai et on suit les conseils en direct. Si d’autres pouvaient faire comme l’ami Fred, on gagnerait sans doute en qualité sans devoir passer par des corrections chronophages sur PC ensuite. Toutes mes amitiés et bon weekend à toi aussi.