Martin Parr est toujours dans nos esprits : l’exposition Global Warning

Martin Parr est toujours dans nos esprits : l’exposition Global Warning

Il y a quelques temps, je vous faisais part de son décès.

Des réactions sont apparues un peu partout pour regretter ce grand photographe humaniste, à la vie féconde et à la production rafraichissante.

Humaniste car il a centré son œuvre sur l’homme, dans sa banalité, ses travers, ses extravagances, ses différences. Pas de jugement ici, juste un regard, plein d’empathie et d’ironie, ce qui pourrait paraître antinomique mais fonctionne ici parfaitement. Conséquence de ce non-sens britannique ?

Il nous reste encore bien présent aussi grâce à ses nombreux livres et à quelques expositions qui sont judicieusement proposées.

Notre ami Patrick a eut l’occasion d’en visiter une à Paris et il nous livre ici le lien vers les photos qu’il a réalisées en hommage à Martin Parr .

Merci à lui de les partager avec nous.

Et voici les coordonnées de cette belle expo, au Jeu de Paume à Paris, ouverte jusqu’au 24 mai 2026

Femme se relaxant au soleil avec des lunettes de soleil, sur une serviette bleue, photographiée par Martin Parr à Benidorm, Espagne, en 1997.

Reader Comments

  1. Bonjour Jean-Pascal, merci d’avoir partagé ce lien dans cet article.
    A noter qu’une de mes photos de compte-rendu (la dernière) montre un très court aperçu du travail de Jo Ratcliffe, photographe sud-africaine qui a fait un superbe travail en noir et blanc (donc quelques photos avec… un Holga, hé oui) sur les paysages d’Afrique australe où elle trace les stigmates des conflits armés (Angola…) ou de l’Apartheid.
    Cette exposition se déroule aussi au Jeu de Paume, en même temps que celle sur Martin Parr.
    Sur le plan formel, les styles photographiques sont on ne peut plus différents (l’exubérance colorée de Parr, le minimalisme monochrome de Ratcliffe) mais à la réflexion, il s’agit de deux réflexions humanistes sur l’état de notre monde, par deux photographes à l’oeil acéré.

    1. Bonjour Patrick, c’est vrai que notre médium a ce pouvoir immense de raconter des histoires d’autant de manière qu’il y a de sensibilités du photographe. Un Sebastiao Salgado racontera dans des noirs et blancs intenses ce que McCurry traduira en couleurs tout aussi denses. La force de certains commissaires d’exposition est de comprendre ces forces et de les présenter côte à côte pour que le public puisse réfléchir aux différences du monde. C’est le propre de l’art : donner à voir avec des sensibilités différentes ce qui touche à l’humain. Réduire, comme le font certains gouvernements (dont le nôtre en Belgique) la part du culturel aujourd’hui est ouvrir la porte à intolérance demain). Bien amicalement.

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