Argentique

Le Rolleimatic

source : https://www.lomography.com/magazine/40299-rollei-rolleimatic-a-german-masterpiece

La marque Rollei résonne encore sans doute dans les oreilles des plus de … 40 ans ou chez les découvreurs de ces merveilleux appareils argentiques.

Bien souvent, lorsque l’on parle Rollei, on associe la marque au célébrissime Rolleiflex, pour lequel j’ai écris un article ICI.

Mais la célèbre marque a aussi commis quelques autres perles, dont les plus connues sont le Rollei A110, le Rollei 35 – dont le plus performant est le Rollei 35 S – (pour la petite histoire, j’en possédais un, qui me fut volé au Pont du Gard, en 1991) et celui qui nous préoccupe, le Rolleimatic.

Ces appareils sont l’œuvre d’un ingénieur génial, Monsieur Heinz Waaske, qui fut le « papa » du Rolleiflex SL26, du Rollei A110 et du Rolleimatic. Il avait commencé sa carrière chez Edixa, où il imagina le fameux Edixa 16mm, un subminiature qui marqua les esprits non seulement pour sa taille mais surtout pour son degré de sophistication.

Quelles sont les particularités des différents appareils cités ?

Leur petite taille, d’abord, qui les rend particulièrement portables. Ensuite, sur le Rollei 35, Monsieur Waaske imagine un objectif rentrant, que l’on sort pour prendre la photo et qui se rétracte ensuite, pour le protéger des chocs. Cet objectif est très qualitatif car signé Carl Zeiss (pour le Rollei 35 S, c’est un 40mm ouvrant à f1;2,8). Il inclut une cellule performante. Pour le Rollei A110, il réduit encore la taille, met un Carl Zeiss Tessar de 23mm ouvrant à f1:2,8 et une cellule au silicium dans un format minimum, celui du 110.

Quant au Rolleimatic – qui fut le dernier appareil créé pour Rollei en 1978 par Monsieur Waaske – c’est un condensé de tout :

  • la taille de l’appareil est très petite (équivalente à un Lomo LC-A, la lentille en moins)
  • la lentille se rétracte à l’ouverture d’un volet
  • volet qui en se refermant protège l’objectif
  • mais sert aussi à armer l’appareil
  • sans oublier une cellule performante
  • et un objectif cette fois signé Rolleinar HFT 2,8/38mm (formule Tessar de Carl Zeiss)

Le tout dans un petit rectangle(114 x 60 x 33,5 mm) en métal noir et plastique (très peu) de 315gr du plus bel effet !

Son fonctionnement est des plus astucieux, voyez cette animation :

source: Wikimedia

En somme, nous avons là le meilleur de plusieurs mondes, à savoir la compacité, la qualité optique et de la cellule, une mécanique fiable quoique de haute précision. C’est un appareil rare et (trop) méconnu, que je vais me faire un plaisir d’essayer.

J’ai reçu cet appareil ce matin (merci Jordan), livré avec son étui en plastique rigide, capitonné de velour rouge, et accompagné de sa dragonne .J’ai trouvé une pile 4LR44 pour remplacer la PX28. Tout fonctionne parfaitement ! Je vais ensuite y glisser un film couleur et dans quelques jours, les résultats.

Comme d’habitude, je vous renvoie à des sites plus techniques pour lesdits détails. Citons : http://35mm-compact.com/minicompact/rolleimatic.htm en français et https://www.lomography.com/magazine/40299-rollei-rolleimatic-a-german-masterpiece ou http://elekm.net/pages/cameras/spotlight_rolleimatic.htm en anglais.

Argentique

Rollei A 110

Dans les années ’70 et ’71, Kodak met sur le marché un film en cassette appelé 110. Le film est plus grand que la cassette courbe des 16 mm des appareils dits « espions » de l’époque, mais le film est environ 1,5 moins grand qu’un film 24×36 classique.

Cette réduction drastique du film va permettre la création d’appareils très petits, et pas forcément toujours de bonne qualité. Rappelez-vous tous les pockets 110 de votre enfance (enfin, pour ceux qui ont plus de 20 ans !)

En 1974, Rollei présente le Rollei A 110, considéré comme le plus petit pocket du monde à l’époque. Ce fut aussi le pocket le plus cher de l’époque. Qualité de construction, cellule au sélénium, avance du film par pousser-glisser, objectif superlatif (un Carl Zeiss Tessar 23 mm ouvrant à f1:2,8) : des ingrédients qui expliquent ce prix élevé et la longévité de cet appareil.

Paradoxalement, malgré sa (toute) petite taille, le viseur est grand et bien visible. En haut de celui-ci, le rappel de la distance sélectionnée avec le curseur orange, en dessous de l’objectif. Les symboles sont archi simples : 1m – 1 personnage en tronc = 1,5m – 2m – 2 personnages = 3m – montage = infini. C’est la cellule qui sélectionne la vitesse appropriée et lorsque vous déclenchez à mi-course, une diode verte vous indique que c’est ok et vous appuyez à fonds pour prendre la photo.

En cas de trop faible luminosité, vous pouvez accrocher sur le côté gauche un petit flash. Enfin, je dirais plutôt un support de lampe flash (les cubes d’antan). La vitesse se synchronise avec le flash.

Aussi étonnant que cela paraisse, on l’a bien en main, enfin, entre les doigts. Vous l’ouvrez, il s’arme; vous visez et déclenchez, puis un pousser – ouvrir et il est réarmé, prêt pour la photo suivante.

Il ne fait quasiment pas de bruits, tant en réarmant qu’au déclenchement. Vraiment très discret !

En fait, le plus difficile, c’est de l’extirper de sa jolie gaine en cuir noir, qui épouse parfaitement son contour et que vous pouvez, toujours aussi discrètement, accrocher à votre ceinture. L’appareil sera relié à un passant de ceinture ou une boutonnière par sa dragonne en métal, ce qui évitera les chutes.

L’ingénieur Monsieur Heinz Waaske, qui fut le « papa » du Rolleiflex SL26, du Rollei A110 et du Rolleimatic a vraiment fait ici un « condensé » de technologie et de technique. Notons qu’il avait commencé sa carrière chez Edixa, où il avait imaginé le fameux Edixa 16mm, un subminiature qui marqua les esprits non seulement pour sa taille mais surtout pour son degré de sophistication.

Nous voilà avec un second appareil de poche, si je le compare au Asahi Pentax Auto 110, parfaitement utilisable, contrairement aux appareils en 16 mm, pour lesquels il est difficile de trouver des films et, surtout, de les faire développer.

Celui-là aussi je l’ai chargé d’une pellicule en 110 (200 Asa) et j’espère pouvoir le sortir dès qu’il fera meilleur.

Comme d’habitude, pour les infos techniques, je vous renvoie chez https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2585-Rollei_A110.html en français et https://www.lomography.com/magazine/23226-rollei-a110-one-of-the-best-subminiature-cameras en anglais.