Argentique

L’improbable Agfa Flexilette

Préambule.

C’est bien évidemment sur une brocante que je l’ai trouvé mais cela fait un long moment qu’il est dans ma caisse des appareils à vous présenter.

Pourquoi ai-je attendu alors que c’est un appareil que j’ai longtemps cherché ? Sans doute parce que je craignais la longueur de l’article à lui consacrer, car, il faut bien l’avouer, cet appareil fait partie des curiosités de l’histoire des appareils photo, vous verrez.

Ceci étant, il est en parfait état, dans son sac-tout-prêt impeccable.

Alors, allons-y, lançons-nous dans sa présentation …

Un peu d’histoire.

Si on parle souvent – à juste titre – de Kodak dans le milieu de la photographie, ils ne sont pas les seuls à avoir débuté dans les années 1800. Agfa fait partie de ces entreprises qui ont traversé les siècles.

Tout commence en 1867 lorsqu’une usine de colorants s’établit près de Berlin (Allemagne). En 1873, elle s’enregistre sous le nom de Aktien-Gesellschaft für Anilin-Fabrikation, AGFA en résumé (Société anonyme pour la fabrication d’aniline), une teinture dans les bleus très utilisée dans la fabrication de tissu coloré.

Un peu plus loin, à Anvers (Belgique), en 1890, un photographe, Lieven Gevaert ouvre une boutique de photographie avec sa mère, veuve et qui faisait vivre la famille grâce à sa petite entreprise de fabrique de papier. Il se rend très vite compte que son papier photographique est couteux et qu’il dépend de l’étranger pour en bénéficier. Il décide dès lors de le fabriquer lui-même (il a un diplôme en chimie) et crée son propre atelier de fabrication de papier calcium destiné à la photographie. Il fonde une société en Commandite, la L. Gevaert & Cie. Le succès de son papier est énorme et les photographes amateurs achètent en masse le papier et les fournitures (chimie). De fait, le trait de génie de Lieven Gevaert fut de croire au papier plutôt qu’aux plaques, très en vogue à l’époque, mais fragiles et difficiles d’emploi, alors que le papier est fabriqué industriellement, sa durée de conservation est garantie, l’équipement nécessaire pour le photographe était simple et les ventes pouvaient se faire via un réseau de distribution.

Boîte de papier photographique sensibilisé Gevaert, avec des instructions d'utilisation, fabriquée en Belgique.

Agfa sort en 1892 un révélateur qui va traverser le temps, le fameux Rodinal.

En 1894, sous l’impulsion d’Armand Seghers, avec un capital de 20.000 francs belge (à peine 500€), l’entreprise devient une société anonyme, la L.Gevaert & Cie.

A peine un an plus tard, la société annonce la création de sa première filiale à l’étranger. Elle rachète la société parisienne Blue Star Papers qui introduit un nouveau papier gélatine.

Elle entame le nouveau siècle en déménageant d’Anvers vers Mortsel, dans des locaux bien plus grands (1904). Petite particularité de l’entreprise : les employés sont autorisés à participer aux bénéfices de l’entreprise ! Lieven Gevaert est un visionnaire et compte beaucoup sur la recherche et le développement de nouvelles idées. Il déposera de nombreux brevets pour ses inventions, comme celle, en 1919, qui consiste à créer une langue dans la pellicule pour insérer plus facilement le film dans les bobines (l’amorce).

L. Gevaert & Cie continue son expansion. En 1920, elle s’appelle désormais Gevaert Photo Producten N.V.

Dès 1916, Agfa a développé des produits pour la photographie couleur. Le Dr. Rudolf Fischer (Berlin) était un pionnier de la couleur et Agfa a toujours amélioré celle-ci, notamment pendant les années vingt jusqu’à aboutir, dans les années 1930 a produire l’Agfacolor-Neu (1936). Pour la première fois, un seul film, une exposition unique et un seul processus de développement suffisaient pour la photographie couleur générale. 278 brevets ont protégés ces découvertes majeures !

Depuis le début du siècle, Agfa est un acteur majeur de l’industrie cinématographique, en fournissant des films et des projecteurs pour les salles de cinéma.

Jusque là, Agfa n’avait pas produit d’appareils photo. C’est suite au rachat de Rietzschel en 1925 qu’il va en fabriquer et vendre. Elle commence par marquer les produits Rietzschel de son fameux losange.

Finalement, le premier appareil conçut par Agfa, le Standard (appareil à plaque de verre), voit le jour en 1926 et en 1927 le sigle Rietzschel disparaît définitivement des productions.

Appareil photo reflex Agfa Standard, modèle ancien avec un châssis repliable, en cuir noir et accessoires visibles.

En 1928, Agfa présente son premier appareil photo à film en rouleau, l’Agfa Billy, qui sera commercialisé aux USA par Ansco.

Puis, en 1930, sort le premier Agfa Box 6 x 9 qui utilisait le film 120. L’année suivante il vend le Box 44 pour 4 Reichsmarks seulement. Comme Kodak, il compense plus que largement ses pertes sur cet appareil grâce à ses ventes de films 120. Agfa produira des Box jusqu’en 1958 (Agfa Synchro Box)

En 1938, Agfa propose un papier couleur et un film de cinéma amateur en 16mm couleur. Il lance la série des appareils Karat et la première tentative de chargement rapide grâce à la cartouche du même nom.

Appareil photo Agfa Karat, vue de face, avec un design vintage, situé sur une surface réfléchissante.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Agfa améliore ses appareils d’avant-guerre puis produit un nouvel appareil 35 mm, la Solinette.

Agfa fabrique aussi des films à rayons X, assez récemment découverts, En 1947, il lance de nouveaux produits, avec une sensibilité plus élevée, un contraste bien meilleur, une meilleure luminosité et des marges d’exposition plus larges. Le monde médical adore les produits Agfa X-ray.

De son côté, Gevaert développe son secteur RD (recherches et développements) et cela produit de nouvelles technologies et de nouveaux produits innovants. Les plaques et films Scientia sont destinés essentiellement aux scientifiques, aux chercheurs, aux techniciens car cette gamme sera utilisée en physique nucléaire, en photographie infrarouge, en micrographie, entre autre.

Chez Agfa, en 1954 apparaissent les appareils de la série Silette, les non moins célèbres Agfa Click (24x36mm) et Clack (film 120) et les Isola.

Afga croit lui aussi (décidément, comme son grand rival Kodak) que la photographie ne peut se développer que si elle est simple et facile à manipuler par les photographes, même (et surtout) amateurs. 1956 voit le lancement du premier appareil à commande entièrement automatique de l’exposition, baptisé Automatic 66 puis, en 1959, ils dévoilent un autre appareil 35mm entièrement automatique, l’Agfa Optima. Un succès immédiat et colossal : de 1959 à 1961, Agfa vend 1 million de ces appareils Optima.

Ils tenteront l’aventure des appareils télémétriques à objectif interchangeable (Agfa Ambi-Silette), les reflex mono objectif (Agfa Ambiflex) et les étonnants reflex bis-objectifs (Agfa Flexilette)

1964 sera l’année d’un mariage historique : Agfa AG, filiale à 100% de Bayer, fusionne avec Gevaert Photo Producten N.V. et donne naissance à Agfa-Gevaert AG à Leverkussen (Allemagne) et Gevaert-Agfa NV à Mortsel (Belgique). Chacun des partenaires possèdent 50% des parts.

Agfa perd une bataille vis-à-vis de Kodak, qui lance en 1963 le film en cassette plastique au format 126. Ils n’ont pas fait le poids avec leur cassette Rapid, inspirée de la Karat (1937) face à la simplicité de la 126. Ils doivent acheter la licence pour leurs propres appareils dans ce segment (les Agfa Agfamatic Sensor).

Agfa lance en 1968 le fameux bouton orange, le Sensor : un déclencheur ultra doux pour éviter les flous de bougé. Il équipera tous les appareils Agfamatic en format 126 et 110.

Ce sera l’essor des Agfa Optima Sensor 535 et 1035 (1970).

Appareil photo Agfa Optima 535 avec objectif Solitar, affichant un design compact et moderne, incluant un viseur et un capteur flood.

De cette union entre les deux grands naîtra de nouveaux produits (Gevafax X-10, premier copieur xérographique européen – 1971), de nouveaux appareils photo (la gamme des Agfamatic et des Optima), de nouveaux films N/B et couleurs.

Vue de face d'un appareil photo Agfamatic 3008 avec objectif Color Apotar, posé sur un bureau avec un clavier en arrière-plan.

Si les années soixante et septante sont un âge d’or pour Agfa-Gevaert, les débuts des années quatre-vingt commencent mal : le prix de l’argent coûte sept fois plus cher qu’auparavant. Or l’argent est l’un des matériaux de base de l’activité photographique. La situation financière d’Agfa-Gevaert s’en ressent et Bayer intervient en contre-partie de 100% des parts du groupe. Dès lors le nom de Gevaert disparait progressivement.

Contrairement à certains de ses concurrents, Agfa-Gevaert pense déjà au numérique, dès 1982. Ils rachètent Compugraphic Corporation (USA) et deviennent leader mondial des machines de réglage photographique contrôlées par ordinateur.

On reste dans l’impression car Agfa acquiert Hoechst en 1996 (plaque d’impression et industrie de l’épreuve en imprimerie), puis, un an plus tard, la division Arts graphiques de DuPont. Plus de 40% de tous les imprimés de par le monde sont fabriqués via les produits ou systèmes Agfa.

A la fin des années nonante, Agfa rachète Sterling Diagnostic Imaging et devient de ce fait leader mondial de l’imagerie médicale.

Autre gros changements en 1999 : Agfa est introduit sur les bourses de Bruxelles et de Francfort.

Les années deux mille verront Agfa s’investir dans l’imagerie numérique, dans le secteur médical, de l’imprimerie, l’informatique, les réseaux d’image et d’information médicales, dans le secteur de la prépresse automatisée, les systèmes de flux numériques, les arts graphiques, la production de films pour le cinéma.

Toutefois, en 2004, Agfa cède toutes ses activités photographiques à une nouvelle société indépendante, AgfaPhoto.

Les années suivantes permettront à Agfa de consolider ses positions dans des solutions d’impression numérique innovantes qui respectent l’environnement ; dans le secteur médical (imagerie, solutions globales pour le patient, etc.).

Par contre, les marchés du film s’érodent et Agfa se concentre alors sur des solutions de papier synthétique, des matériaux spécifiques pour les cartes d’identité, des matériaux organiques conducteurs.

De nos jours, Agfa s’est reconcentré sur des marchés d’impressions industrielles et continue à développer des solutions modernes et innovantes dans ces domaines.

AgfaPhoto produit de son côté des appareils photo, des films, de la chimie pour le grand public. Les appareils photo sont bien évidemment numériques. Et il propose donc aussi des imprimantes, des cadres numériques et les accessoires de ces produits.

Impossible de faire plus court tant il y a à raconter sur cette vieille marque.

Présentation de l’Agfa Flexilette.

En matière d’appareils photo, outre les folding (pliant), les compacts et les télémétriques, il y a les réflex mono objectif interchangeable (SLR) et les reflex bis-objectifs (TLR), généralement à objectifs fixes. En exemples, je citerai le Canon F1 (oui, je l’aime bien) en SLR et le Yashica D en TLR.

Ensuite, il y a ceux qui utilisent du film 120 (moyen format), avec la possibilité parfois d’y placer du 135 (je ne vois toujours pas l’intérêt de la chose) et ceux qui utilisent du film 24×36 (ou 135).

Puis il y a un mélange des genres : un réflex mono objectif interchangeable qui utilise du film 120 et dont le viseur (natif)* est celui d’un TLR – le Pentacon Six en est un bel exemple – ou un SLR qui utilise du film 135 avec lui aussi un viseur dit de poitrine (natif) – l‘Exa 1a en est un autre exemple.

*Je note natif car on peut y ajouter des viseurs dit à hauteur d’œil, c’est-à-dire des viseurs à pentaprismes ou à prisme.

Et enfin, il y a cet Agfa Flexilette, qui brouille encore plus les pistes car c’est un réflex à objectif modifiable, avec un viseur dit de poitrine (ou encore puits de lumière) et un double objectif comme les TLR, qui utilise du film 135 !

Notez qu’il y eut encore plus farfelu : le Bolsey Model C, sorti en 1950. Il conjuguait viseur de poitrine, viseur télémétrique, double objectif et usage du film 135 !

N’oublions pas le Meisupi TLR, un compact fix focus TLR horizontal avec viseur tunnel et puits de lumière (1937) ; l’anecdotique Tougodo Hobix D1(1952), lui aussi avec un viseur classique, un puits de lumière mais qui est un fix focus utilisant du film 24x32mm ; ou encore le Samocaflex 35 TLR, lui aussi avec deux objectifs superposés, un puits de lumière et un viseur tunnel (1954).

Vous le voyez, la grande différence avec l’Agfa Flexilette (ou encore Agfa Reflex) c’est que celui-ci possède un double objectif qui est un vrai TLR, c’est-à-dire un objectif au dessus qui sert à la visée et celui du dessous qui prend la photo.

Vue rapprochée de l'appareil photo Agfa Flexilette, mettant en évidence son objectif à double lentille et son design vintage.

Le meilleur des deux mondes dans un seul appareil ?

Nous allons tenter de le découvrir avec la présentation de ce singulier appareil, né en 1960 et qui ne vivra qu’un an. En 1962, il sera remplacé par l’Agfa Optima Reflex qui sera muni d’un prisme plus conventionnel.

Partons du postulat que les ingénieurs de chez Agfa ont voulu réunir dans un seul boitier les envies des partisans du TLR (visée claire à hauteur de poitrine, réglages fins de la mise au point) et ceux du SLR (format 35mm, possibilité de changer d’objectif, utilisation de filtres simplifiée).

Dans ce cas, le pari est plutôt réussi :

  • le viseur de poitrine est lumineux et une loupe aide à la mise au point fine
  • les deux objectifs sont sur la même platine, ce qui évite les distorsions
  • le viseur peut se transformer en viseur dit sportif (plus facile aussi pour les cadrages verticaux)
  • composition aidée par un stignomètre à coïncidence et image divisée horizontale
  • l’objectif de visée est un Agfa Color Apotar de 45mm ouvrant à f2,8 (ce qui est assez rapide) jusque f22 (en 3 éléments)
  • l’objectif de prise de vue est identique à celui de la visée
  • la mise au point commence à 90cm (selon les marchés, les distances sont exprimées en mètres ou en pieds)
  • filtre à clipser au diamètre de 51mm
  • l’obturateur est un Gauthier Prontor 500 qui, comme son nom le laisse supposer va jusqu’au 1/500s (1s – 1/2s – 1/4s – 1/8s – 1/15s – 1/30s – 1/60s – 1/125s – 1/250s – 1/500s plus pose B), synchro flash 1/30s
  • prise flash PC sur le devant, sous l’objectif
  • mise au point par la première bague à l’avant. Sa couronne est découpée pour une meilleure préhension
  • réglage de l’ouverture par la seconde bague chromée
  • réglage des vitesses par la troisième bague, munie de pièces en plastique pour une bonne manipulation

Au niveau des accessoires, des filtres et un complément optique pour les gros plans.

L’appareil est quasi tout métallique et à un poids raisonnable, qui assure une bonne stabilité.

Son ergonomie est un peu particulière car l’objectif est un véritable pancake tant il est réduit. De fait, il n’est pas interchangeable au sens propre du terme mais il peut évoluer grâce à des compléments optiques, une pratique en vogue à l’époque chez Agfa et aussi chez Zeiss Ikon par exemple.

Gros plan sur l'objectif d'un appareil photo Agfa Flexilette, montrant les réglages d'ouverture et de vitesse d'obturation.

Les nervures et découpes, les pièces en plastique sur le côté assure un maniement aisé mais les (très) gros doigts ne vont pas être à la fête !

Ensuite le levier d’armement est situé en dessous, à gauche. C’est déroutant au début mais on s’y fait assez vite et cette présentation permet d’aller vite tout en restant en visée, par exemple. Toutefois, sa course est assez longue (environ 270°). Ceci dit, il est particulièrement silencieux, tout comme le déclencheur d’ailleurs (avec un filet pour y installer un déclencheur souple si besoin), qui aurait lui mérité d’être un peu décalé car il est collé contre le puits de lumière. Etant donné la forme et le taille de l’appareil, il est pourtant bien placé pour l’index droit.

Sur l’arrière du boitier, trois petits curseurs à faire glisser : celui du milieu ouvre le puits de lumière, celui à coté d’une flèche et de la lettre R vous permettra de déverrouiller l’engrenage pour le rebobinage , et enfin celui de gauche, il vous sera utile pour mettre le compteur de vue au nombre de vues du film. Celui-ci décompte ensuite les prises.

Vue latérale du dessus d'un appareil photo Agfa Flexilette, montrant les boutons de contrôle et le viseur.

J’allais oublier le petit curseur rond, sur le capot, qui sert d’aide mémoire pour le film inséré dans la chambre. Défileront les lettres CT Day – CK A – CF F – CK – CT – CN – et un damier alternant noir et blanc.

Détail du sommet d'un appareil photo analogique, montrant le bouton de réglage de la vitesse d'obturation et un indicateur de vitesse sur fond sombre.

Par dessous, le filetage pour y installer un trépied, une grosse molette plate pour rebobiner le film, le levier d’armement et un petit plot en plastique qui assure la stabilité de l’appareil si on le pose sur une surface plane.

Enfin, pour ouvrir la porte arrière, à peine plus large que l’épaisseur d’un film 24×36, il faut tirer sur une languette dans la serrure sur le flanc gauche. Deux attaches métalliques, sur les côtés, permettent de fixer une lanière quoique celle-ci soit présente sur le sac tout près. Mais vous pourriez ne pas avoir envie de vous encombrer de lui, pourtant prévenant à votre égard car un macaron au centre vous rappelle d’ôter le filtre avant de refermer le sac.

Que penser de ce boitier ?

Force est de constater qu’il est original. Si vous sortez photographier avec, rencontres et questionnements assurés !

Ceci dit, même si je n’en servirai pas car les puits de lumière et moi sommes fâchés (je n’arrive pas à remettre les images dans le bon sens), sa tenue en mains n’est pas mauvaise et son fonctionnement est doux : pour actionner les bagues de réglages ou l’armement, le déclencheur, particulièrement discret.

Sa construction, tout en métal, a un revers : son poids. Nu, il pèse 756gr. On a vu pire me direz vous et vous aurez raison.

Son sac-tout-prêt est magnifique et l’ensemble lui confère un statut très classe. Qu’on le sorte pour faire des images ou qu’on le mette sur une étagère, il intrigue mais ne dépare pas d’un certain style très sixty.

Ce n’est pas un appareil très courant puisqu’il ne fut fabriqué qu’un an. En trouver un en bon état, complet et fonctionnel renforce son attrait et … son prix.

Comptez entrer 80 et 100€ en général mais sachez que les accessoires (comme les filtres) se négocient au même prix que l’appareil !

Seriez-vous tenté d’en faire l’expérience ?

Vidéos d’illustration

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

  • Type d’appareil photo Appareil photo reflex à double objectif
  • Format film 35mm, format d’image 24 mm x 36 mm
  • Distance focale 50 mm, ouverture maximale f/2.8 jusque f22, distance minimale de mise au point 100 cm
  • Temps d’exposition de 1s à 1500s plus pose B, synchro flash 1/30s
  • Filet pour trépied
  • Nom de la marque Agfa Camera Werk AG
  • Pays de production : Allemagne
  • Production de 1960 à 1961

Des références.

https://www.35mmc.com/05/03/2019/agfa-flexilette-review/, https://camera-wiki.org/wiki/Flexilette, https://vintagecameralab.com/agfa-flexilette/, https://fupduckphoto.wordpress.com/2025/01/02/agfa-flexilette/, https://filmphotography.eu/en/agfa-flexilette/, https://www.rolandandcaroline.co.uk/flexilette.html, en anglais ; https://benber.fr/revue-agfa-flexilette/, https://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10405-Agfa_Flexilette.html, https://99camerasmuseum.com/fr/agfa-flexilette, en français ; https://kameramuseum.de/objekte/agfa-flexilette/, en allemand ; https://doemee.museumvanvlaanderen.be/topics/1453/entries/34021, en néerlandais

Si vous désirez en savoir plus sur les papiers photo de Gevaert, le Fomu est le lieu idéal : il regroupe plus de 377 types de papier et 1300 emballages de papier photo numérisés et toutes les archives Gevaert.

Argentique

Un compact étonnant, l’Agfa Paramat

Préambule.

Zut, encore un Agfa me suis-je dit en fouillant dans une caisse. Un sac tout prêt noir taché et la gravure du logo de la marque ne me trompaient pas. Pourtant, mu par une idée étrange, j’ouvre le cuir qui fut un jour noir et je découvre, presque neuf, un petit Agfa Paramat.

Il me semble avoir déjà écris un article sur cette gamme ? Mais oui, un Agfa Optima Parat dit Sylverfish et si mes souvenirs sont exacts, je l’ai vendu à mon ami Marc lors de la foire de Villers Bretonneux l’an passé. Un très beau petit appareil, à l’époque où Agfa, comme son grand concurrent, Kodak, faisait encore de beaux appareils photo, en métal et pas encore destinés à être vendu par camion entiers

Bref, comme d’habitude, petite négociation et le voilà dans mon sac à dos.

Un peu d’histoire.

Les boitiers Agfa Parat ont vu le jour en 1963. D’abord avec le Parat I, basique, suivi par le Paramat un peu plus sophistiqué. La gamme est couronnée en 1964 par un Optimat-Parat (voir l’article précité).

Si ces appareils utilisent le film 135mm, ce n’est pas au format 24x36mm mais bien en18x24mm, soit le demi-format. Et donc, si vous avez acheté un film de 36 vues, vous en obtiendrez 72 et 48 avec un 24 vues.

Ça peut être long de les finir ces films et à l’époque, Kodak avait lancé sur le marché un film limité à 12 vues, ce qui en fin de compte offrait quand même 24 vues utiles.

Mais attention, le boitier ne fournit pas exactement le double de vues sur un film à la longueur donnée, notamment à cause du nombre d’espaces supplémentaires entre les images. Néanmoins, le compteur de vues va jusque 72.

Nous allons découvrir à quoi cela ressemble…

Présentation de l’Agfa Paramat

Je dois reconnaître que pour tout noir qu’il soit, cet appareil est assez joli, notamment avec la platine blanche autour de l’objectif, ses chromes très sixties, et en plus, il est vraiment compact pour l’époque.

Revenons un moment sur son objectif, un triplet Agfa Color Apotar traité anti-reflets de 30mm ouvrant à f2,8. C’est le même objectif pour les trois Agfa (Parat, Paramat, Optima Parat) mais les commandes peuvent varier d’un modèle à l’autre. La mise au point commence à 90cm et se termine à l’infini.

Objectif de l'Agfa Paramat, montrant la lentille Agfa Color-Apotar de 30mm avec une ouverture de f2.8.

Pour effectuer la mise au point sur ce Paramat, deux solutions : en tournant la bague argentée autour de l’objectif vous utilisez les pictogrammes situés sur le dessus ou les distances (en mètre ou en pieds), situées en dessous, que vous positionnez avec le pointeur.

En ce qui concerne la qualité de cet objectif, il est reconnu comme très bon, avec un contraste élevé et des couleurs saturées. A son époque, on considérait que les photos délivrées étaient très bonnes, ce que recherchait un public familial qui ne voulait pas d’un appareil compliqué.

Pour l’ouverture, c’est un curseur noir sur le pourtour à gauche de l’objectif, de f2,8 à f22 et pour le reste, c’est l’autre curseur noir, qu’il faut enfoncer pour faire bouger. Avec ce dernier vous réglez l’appareil sur le symbole du flash, le A de automatique et la pose B.

Gros plan sur l'objectif d'un appareil photo Agfa Paramat avec inscription 'AGFA COLOR APOTAR f:2.8 30mm' visible.

Car, de fait, l’appareil n’a que deux vitesses, de 1/125s et 1/30s, la synchro flash. C’est donc l’ouverture qui est corrigée par le posemètre au sélénium (cellule à gauche dans le bandeau marqué Agfa). Vous activez celui-ci en appuyant à mi-course le déclencheur. Si vous voyez un indicateur vert dans le viseur, c’est que l’exposition est bonne sinon c’est un signal rouge qui apparait.

Petite remarque utile : le déclencheur est en façade et il faut appuyer vers le bas pour déclencher. N’y allez pas trop fort pour la mi-course, on a vite déclenché de cette manière car si l’appareil vous donne un signal rouge (sous exposition ou vitesse trop lente), il ne bloque pas le déclencheur et vous risquez de gâcher une photo. d’autant que le déclencheur n’est pas un modèle de souplesse ou de fluidité et on a parfois tendance à appuyer trop fort dessus.

Appareil photo Agfa Paramat avec un objectif Agfa Color Apotar, posé sur une surface sombre, avec un fond flou.

Pour armer et faire avancer le film d’une vue, un petit levier en partie caché dans le capot donne une course assez courte et est finalement discret.

Vue de face d'un appareil photo Agfa Paramat, avec un design noir et argent, posé sur une surface de travail.

Imaginons un instant que vous avez réussi à terminer votre film. Pour le rembobiner, il faudra faire pivoter un petit curseur, à côté de la griffe porte-accessoire puis actionner la manivelle à gauche sur le capot pour faire revenir le film dans sa cartouche.

Vue du dessus d'un appareil photo Agfa Paramat montrant les commandes de réglage de sensibilité et de mode, ainsi que la griffe flash.

Ensuite, retournez le boitier car pour ouvrir la chambre, il faut ouvrir le verrou (AUF) et faire glisser tout le dos.

Enfin, sur le dessus, à côté du curseur de rembobinage, un cadran pour régler la sensibilité de la cellule, en DIN et AA, que l’on fait tourner avec une pièce de monnaie ou un petit tournevis.

Mais j’allais oublier de parler du viseur, clair et collimaté en hauteur, avec correction de la parallaxe. Si je le compare avec celui d’un Olympus Pen, il est plus lumineux et confortable. Un signal rouge ou vert apparaitra lorsque vous appuierez à mi-course sur le déclencheur, vous signalant si vous êtes en sous-exposition ou juste pour faire la photo.

Vue rapprochée de la fenêtre du viseur d'un appareil photo Agfa Paramat, montrant des détails internes.
Publicité pour les appareils photo Agfa Paramat et Parat I, montrant les caractéristiques techniques et les illustrations des deux modèles.

Que penser de cet appareil ?

S’il n’a pas l’aura du Sylverfisch, il reste très agréable à l’œil, même si cela est subjectif.

Sa simplicité d’utilisation et sa qualité de fabrication en ont fait un petit appareil apprécié et recherché, d’autant que produit seulement de 1963 à 1965, il n’est pas très courant, sans être rare.

Ce qui risque de flancher, c’est la cellule au sélénium, qui vieillit mal si on la laisse à la lumière : il vaut mieux la laisser dans sa trousse mais sans certitude.

L’exemplaire que je possède a encore sa cellule fonctionnelle, pour combien de temps encore …

Bref, un petit appareil sympa, facile à utiliser et qui sort des sentiers battus si on veut l’utiliser. Quant à son prix, comptez une fourchette, selon l’état, comprise entre 35 et 50€ pour un exemplaire en très bon état avec son sac tout prêt.

Serez-vous tenté de l’essayer ?

Vidéos d’illustration

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.

  • Appareil photo compact 135 demi-format
  • Format d’image : 18 × 24 mm
  • Nombre maximum d’images : 72
  • Avance du film : Levier
  • Rembobinage du film : Manuel
  • Objectif : Color-Apotar de 30mm f2.8 – f22, en 3 éléments, enduits
  • Distance minimale de mise au point : 0,9 m
  • Mode de mise au point : mise au point manuelle avec une échelle guidée par des icônes/symboles et une échelle en mètres et en pieds
  • Obturateur : Agfa Paratique (central), une seule vitesse fixe 1/125s, plus pose B
  • Sensibilité de la cellule : 10 – 200 Iso, cellule au sélénium
  • Synchro flash, griffe flash
  • Taille : 109 x 73 x 52
  • Poids : 332g

Des références.

https://filmosaur.wordpress.com/2015/03/31/meet-the-camera-agfa-paramat/, https://camera-wiki.org/wiki/Parat, https://www.lomography.com/magazine/276933-lomopedia-agfa-paramat (avec des exemples d’images prises avec cet appareil), https://www.rolandandcaroline.co.uk/paramat.html en anglais ; https://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-827-Agfa_Paramat.html, en français

Argentique

L’Agfamatic 4008 Sensor : un vrai argentique au format 110

Préambule.

Mon (petit) stock de découvertes de la brocante de Maroilles diminue encore.

Cet appareil est plus commun que les autres déjà vu jusqu’ici mais comme le format 110 revient à la mode (merci Lomography), il est un bel exemple des bons appareils dans ce format, facile à utiliser et bien construit. La preuve ? Cinquante ans après sa première sortie, il est toujours en forme.

Un peu d’histoire.

Je ne vais pas revenir sur l’histoire du format 110, que vous pourrez découvrir au fil de vos lectures sur les appareils pocket déjà vus sur le site.

Simplement re-préciser que si c’est Kodak qui l’a inventé, dix ans après le format 126, le format 110 a détrôné l’ancien format 16 (des Minolta MG-16), alors le plus courant pour les tous petits appareils de poche (hormis le 8×11 des Minox, mais ce n’est pas le même monde).

Ce nouveau format (1972) a été adopté par presque toutes les marques, qui ont inventé des boitiers de plus en plus petits, parfois très simples, souvent un peu plus sophistiqués, pour tenter de pallier la médiocre qualité des grandissements du film, un négatif de 13x17mm.

La plupart des appareils Instamatic ou Agfamatic, comme ceux des concurrents, sont équipés d’optique en plastique, qui ne contribuent pas à l’amélioration de la qualité des photos. Cependant, même chez Kodak et Agfa et surtout chez leurs concurrents, de nombreux boitiers seront aussi équipés d’optiques en verre, voire d’objectifs avec plusieurs lentilles (Canon, Minolta, Rollei, Pentax, par exemple).

Les Agfamatic ont bénéficié du concours de Schlagheck Design pour définir leur forme que beaucoup considère comme presque parfaite. C’est vrai que les contours arrondis, le mélange du métal satiné et du noir, plus l’intégration du gros bouton rouge du déclencheur Sensor, lui vont à ravir.

Dans la gamme des Agfamatic, apparue en 1974 et qui s’éteindra au seuil des années quatre-vingt,il y a des séries :

  • celles en millier (1000, 2000, etc.) qui sont équipées de Magicube (flash carré à 4 ampoules) ; elles s’appelleront Flash Pocket si un flash est intégré
  • celles des huit (1008, 2008, etc.) qui travaillent avec des Flipflash, ces rampes de 8 ou 10 ampoules flash (qui ont l’avantage d’éloigner la source de lumière de l’objectif pour éviter l’effet yeux rouges) ; elles peuvent être Télé Pocket si une lentille additionnelle donne cet effet télé ; elles peuvent aussi être Macro Pocket si l’objectif est macro (disons plutôt proxiphotographie)
  • la série des 901avec une taille différente car équipé d’un moteur
  • quelques appareils portant des noms seuls, sans numéro (Snapper, Traveler, Sport, par exemple), surtout donnés à des appareils de fin de règne, au début des années quatre-vingt.

Personnellement, j’ai tendance à considérer les séries en huit comme étant des hauts de gamme et celles en millier comme des entrées de gamme. Les appareils motorisés étant une série à part.

Une page de catalogue montrant différents modèles d'appareils photo Agfa, avec des descriptions et des spécifications techniques, y compris le modèle Agfamatic 4008 Pocket Sensor.
Source : Collection-appareils.

Tous ces boitiers ultra légers et éminemment destinés à être glissés dans toutes les poches, sont équipés du système Répitomatic, que la plupart des utilisateurs vont exprimer en nommant les appareils schris-scrach-click du fait des bruits émis par ceux-ci lorsque l’on déplie puis replie le boitier pour armer et le click pour la prise de vue.

Tous sauf ceux équipés, bien évidemment d’un moteur (901, Tramp, Sport et Star).

En effet, le mouvement d’avant- arrière opéré par le photographe arme l’obturateur, le déclencheur et allume la cellule. Pour éteindre le boitier, il faut le refermer et faire glisser une espèce de verrou, situé en dessous, pour bloquer le mouvement et fermer la cellule. Il faut remarquer que si vous ouvrez-fermez plusieurs fois de suite l’appareil sans déclencher, une protection spéciale fait que le film n’avance pas tant que vous n’avez pas déclenché en appuyant sur le Sensor.

Les moins de cinquante ans se souviennent sans doute avec nostalgie de ces pocket, que l’on offrait pour les communions, les anniversaires, les réussites scolaires. Abordable, simple d’utilisation (chargement facile du film, utilisation quasi instinctive pour la prise de vue) en ont fait des grands succès des années septante et quatre-vingt. Si vous fouillez un peu dans les albums photos familiaux, vous en trouverez des traces émues ou émouvantes …

Présentation de l’Agfamatic 4008 Sensor.

Ce 4008 est en fait un 4000 a qui l’on a offert un nouveau flash : exit le Magicube, voici le Flipflap.

Si le 4000 était le fleuron de la série des millier, le 4008 sera précédé des 1008, 2008, 3008 et suivi par un 5008 et, le haut de la gamme, le 6008.

Pour le reste, rien ne change (ou comment faire du neuf avec de l’éprouvé) : système Repitomatic, objectif Color Apotar fixe 26mm f6.3 à 3 lentilles de verre, cellule CdS qui commande la vitesse lors de la prise de vue, automatiquement ; utilisation de deux piles A625 (ou 2 LR44 dans un adaptateur) et vous voilà prêt pour des images instinctives, amusantes.

Comme je le faisais remarquer dans l’article sur le 2008, Bernard Plossu a utilisé ces appareils pour un projet devenu livre, justement à cause de l’instantanéité de la prise de vue, la facilité de celle-ci qui fait que l’on se concentre sur le cadrage ou sur la spontanéité de l’action.

Le viseur est projeté et collimaté, avec un signal lumineux lorsqu’on descend sous le 1/30s et qu’un Flipflash est nécessaire. Très clair malgré la taille de l’appareil, c’est très agréable de viser à travers.

Vue à travers le viseur d'un appareil photo, montrant une tasse colorée avec des motifs.

Sur ce modèle, vous avez trois positions de prise de vue : pour le portrait (de 90cm à 1,2m), pour un groupe (de 1,2m à 2m) et pour l’infini (montagne). On peut juste regretter qu’il n’y a pas de rappel des distances choisies dans le viseur, mais ça, c’est pour le 5008 et le 6008 seulement.

Vue en gros plan du dessus d'un appareil photo Agfamatic 4008 Sensor, montrant le bouton de déclenchement rond rouge et les réglages de mise au point pour portrait, groupe et infini.

Pour alimenter la cellule et l’obturateur, il faut glisser 2 piles A625 dans un petit compartiment dont l’ouverture se situe sur le côté.

Vue rapprochée du compartiment des piles d'un appareil photo Agfamatic 4008, montrant les inscriptions sur le couvercle de la batterie.

Que penser de ce pocket ?

C’est un petit appareil bien fini, bien construit. La seule chose à laquelle faire attention, c’est (comme d’habitude) au compartiment des piles, dans lequel on les a vite oubliées. Et elles peuvent faire des dégâts irrémédiables.

Pour le reste, ouvrez le compartiment du film et actionnez le mécanisme d’avant – arrière pour vérifier si les roues dentées tournent correctement, ce sont elles qui doivent entrainer les vues du film.

Les objectifs sont rarement sales car ils sont généralement protégés par une plaquette qui ne s’escamote qu’au moment de la prise de vue.

Si vous en trouvez un exemplaire avec son petit sac de transport et sa dragonne en métal, vous ne devriez pas dépenser plus de 20€ (soit 6 fois moins que le 110 de Lomography) et vous en aurez autant de plaisir.

Et vous savez que si je taquine bien volontiers Lomography, je leur suis reconnaissant d’encore sortir des films en 110, avec des coloris spéciaux parfois, voire des déclinaisons d’appareils marrants.

Ils nous offre d’ailleurs une belle collection de photos réalisées, notamment, avec cet Agfamatic 4008, que vous pouvez découvrir LA.

Ce pocket, comme tous ceux de cette famille de petits appareils, méritent vraiment d’être redécouverts par les plus jeune (et les autres aussi, en souvenir). Outre ce que j’ai déjà écris au sujet de leur facilité d’emport, d’usage, de spontanéité, de plaisir simple, c’est une manière de photographier, décomplexée, qui rappelle l’âge d’or de la photographie.

Soyez raisonnable, faites-vous plaisir …

Vidéos d’illustration.

Ces appareils se prêtent à toutes les fantaisies.

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.

Caméras : analogique catégorie/type appareil photo de poche
Marque : Agfa, Allemagne
Film photographique : format 110
Film photographique format négatif 13 x 17 mm (pochette)
Transport de films : manuel
Posemètre intégré, couplé au CdS, sensibilité de 25 à 400Iso
Contrôle de l’exposition automatique (priorité vitesse)
Objectif Color Apotar fixe 26mm f6.3 à 3 lentilles en verre, mise au point minimale de 90cm, mise au point sur personne, groupe, montagne
Obturateur à plan focal de 1/30s à 1/500s ; déclencheur Sensor d’Agfa avec possibilité de monter une commande filaire à viser
Flash : Flipflash, possibilité de monter sur le côté un flash électronique Agfalux 400T à brancher sur la prise du Flipflash
Période de production à partir de 1975
Matériaux du boîtier : Métal (aluminium), plastique

Des références.

https://kameramuseum.de/objekte/agfa-agfamatic-4008-pocket-sensor/, https://www.kamera-museum-scholz.de/agfa-kamera/agfamatic-pocket/agfamatic-pocket-4008/ en allemand ; https://camera-wiki.org/wiki/Agfamatic_4008_pocket_sensor, http://www.submin.com/110/collection/agfa110/cameras/4008.htm, https://www.aperturepreview.com/agfamatic-4008-pocket-sensor, en anglais ; https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=10015