Le Zinc du photographe

Canon Eos 5D mark III

Il est tout frais, il vient d’arriver … d’Espagne (tiens, comme l’Eos 6D qu’il va remplacer !).

En superbe état, avec sa boîte et tous ses accessoires, j’ai hâte de l’essayer.

Ce que je viens de faire, un peu par hasard (vous comprendrez mieux si vous lisez mon article sur le doubleur de focale Canon) et franchement, il a l’air épatant.

Un premier constat toutefois : il ressemble plus à un Eos 6D qu’à mon bon vieux Eos 5D Mark II. C.-à-d. qu’il est un peu plus léger, plus compact, avec une poignée mieux marquée et agréable à saisir, et un bouton pour l’allumer qui se situe autour du barillet des modes d’exposition (alors que sur le 5D MI il est sur la face arrière, avec 3 crans). Il fait moins « costaud » que son grand frère et pourtant il a les mêmes caractéristiques au niveau protection – tropicalisation). C’est vraiment un premier jet, je vous en parlerai plus dans les jours qui viennent.

Mais voilà donc un nouveau pensionnaire pour mon sac et un nouveau copain pour les objectifs Canon qui s’y trouvent. Il y restera en compagnie de l’Eos 6D.

Voilà, nous sommes le 09 juin (2020) et je reviens – enfin – sur le Canon Eos 5D mark III, que j’avais un peu laissé de côté, occupé à découvrir le Zeiss Ikon ZM.

Peut être tout d’abord, un petit comparatif entre le Mark II et le Mark III, sans tomber dans le descriptif trop technique :

  • 52 plus de points de focalisation en plus (61 vs 9) – ok, utile. Ces collimateurs sont répartis sur une zone de couverture plus large que les collimateurs du 5D Mark II. Cela permettra de mieux suivre automatiquement un sujet en mouvement
  • 28 zones de mesure de la lumière en plus (63 vs 35 z). Cela apportera une mesure de l’exposition plus précise dans les conditions complexes en permettant de découper la scène photographiée en plus de zones, afin d’obtenir une mesure moyenne plus précise.
  • 10.9% de mégapixels en plus (23.4MPvs21.1MP) – ok, utile
  • 4x plus de sensibilité à la lumière maximale (102400 ISO vs 25600 ISO) – ouais, à voir si utile car la plupart des tests estiment qu’au delà des 6400 Iso l’image se dégrade trop
  • Durée de la batterie environ 100 shots plus longue (950 shots vs 850 shots) – ok, utile
  • Une prise de photos 1.54x plus rapide en haute résolution avec AF en format JPEG (6fps vs 3.9fps) – surtout utile pour les photos rapides mais nous n’en sommes pas encore à la photo de sport, réservée au 1DX.
  • Couverture de visée 2% supérieure (100% vs 98%) – oui, tout à fait utile et surtout confortable
  • Deux emplacements pour cartes mémoires : une CF (comme sur le 5D MII) plus une SD (compatibles cartes SDHC et cartes SDXC). On peut déterminer ce que l’on veut mettre sur chaque emplacement carte mémoire. Exemple : RAW d’un côté et JPEG de l’autre, ou RAW d’un côté et vidéo de l’autre. Pratique !
  • Un mode HDR que le 5D MII ne possède pas
  • Et – pour ceux que ça intéresse – le Canon Eos 5D Mark III est encore meilleur en vidéo, mais personnellement, je ne m’en sers pas.

Ils sont tous les deux tropicalisés, avec un peu plus de joints sur le MIII.

Au fait, petite précision sur cette notion de tropicalisation : cela veut dire que votre appareil résistera à un ruissellement, même important (genre « drache » nationale du 21 juillet en Belgique) mais en aucun cas il ne résistera à une immersion. Tropicalisation ne veut pas dire étanche ! Et après avoir été arrosé, même copieusement, votre appareil appréciera beaucoup que vous l’essuyez complètement (d’où l’utilité du carré de micro-fibres ultra absorbant dans votre sac). D’autant plus s’il y a des différences de températures importantes entre le dedans et le dehors car un autre élément risque de faire mourir votre chère électronique, la condensation. Donc, le mot d’ordre est : essuyez tout le matériel. Enfin, dernier petit truc utile : ne jetez plus les petits sachets de dessicant que vous trouverez dans de nombreux achats, notamment d’appareils électroniques et mettez les dans votre sac, ils vous sauveront la mise (et ils sont réutilisables après un petit passage au micro-ondes). Voyez aussi l’article « il pleut (encore) ! »

La question qui tue : l’Eos 5D mark II est il encore une référence intéressante ? La réponse est oui, cent fois oui. Les améliorations du Mark III ne le rendent pas complètement obsolète et il fera le plaisir de nombreux photographes qui n’osaient pas, faute de budget, faire le pas vers le plein format.

Sa solidité, ses capacités ont pleinement satisfait des générations de photographes pro ou experts, non sans raison. Si l’Eos 5D première génération est lui dépassé (18Mp et plus reconnu par les systèmes informatiques nouveaux), l’Eos 5D seconde génération est largement encore dans le coup, surtout si votre pratique est celle du studio et du paysage.

Pour en revenir à notre Canon Eos 5D mark III, il devient mon boitier principal, épaulé par l’Eos 6D.

Je le teste avec le doubleur et le 70-200 mm sur des Rouges-Gorges, Geais, Mésanges et quelques écureuils facétieux et gourmands. Les photos seront bientôt dans la rubrique « La Terre est belle« .

A ce sujet, je pense avoir trouvé l’explication de pourquoi l’autofocus du Eos 5D mark II et du Eos 6D ont déclaré forfait. Je vous la livre telle quelle : « … le module AF de Canon est le plus complet du moment avec 61 points dont 41 en croix et 5 en double croix. Mais attention, ces chiffres varient en fonction de la luminosité des optiques et des modèles. Ainsi, les 5 points en double croix ne sont actifs qu’avec certaines optique à f/2,8 ou plus lumineuses. A f/4, 5 les 5 poins en double croix ne fonctionnent plus et il faudra se «contenter» des 41 collimateurs en croix. À f/5,6 seuls les 21 collimateurs centraux en croix sont actifs, les 20 restant sur les 61 points sont linéaires. Avec certaines optiques le nombre total de collimateurs se réduit à 33.

Avec une ouverture à f/8, l’autofocus ne fonctionne simplement pas. Ainsi, les optiques f/4 utilisées avec un doubleur 2x ne disposeront pas d’autofocus ». Dixit un test fait par « Les numériques » (https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-5d-mark-iii-p46451/test.html, pages consultées le 09/06/’20). Là où je pense que l’explication peut être logique avec le 6D et le 5D, elle est erronée avec l’Eos 5D mark III car il fonctionne parfaitement avec le doubleur, il suffit de monter un peu dans les ISO.

C’est donc un nouveau compagnon, bien agréable à prendre en mains et je vous avoue que j’aimerais pouvoir prendre quelques jours de vacances pour le tester en paysages, autres que ceux de mon quartier !

Argentique

Canon Eos 30

Un des derniers Eos argentiques, très performant bien que destiné aux « amateurs experts » de l’époque (les années 2000), avec la particularité d’un pilotage par l’œil du collimateur (le 33 n’était pas pourvu de cette particularité).

J’ai craqué sur cet appareil quand je voyais le prix des « full frame » numériques ! Quand je pense que certains trouvent « abordables » les derniers full frame sortis à plus de 2500€ tout nus !

Oui, j’aurais pu acheter un Canon EOS 5 D mark 1 – je l’ai d’ailleurs fait – pour un prix raisonnable (le mien m’avait coûté 280€, sans objectif), mais grosse arnaque du constructeur et des fossoyeurs de belle mécanique (je cite Windows), impossible de faire reconnaître le boîtier par Windows 7 et encore moins par Windows 10 et plus de suivi par Canon. Bref, un bel et bon appareil mais qui « n’existe plus » pour les programmes nouveaux avec lesquels je travaille.

Fermons cette triste parenthèse pour en revenir donc à l’EOS 30. Son ergonomie est celle des Eos modernes, donc pas de surprises de ce côté là. Un appareil qui reste très actuel, avec un autofocus très performant, rapide, discret (un des Eos les plus silencieux produits), pas compliqué à utiliser (son mode d’emploi ne fait qu’une centaine de page, utiles). Si vous lui ajoutez le grip prévu (BP 300 pour 4 piles AA), vous aurez l’impression d’avoir en face de vous un appareil numérique … sans écran.

Largement peu gourmand en piles : un jeu de piles CR123 pour environ 60 films (x 36 poses quand même) … essayez de faire ça avec un numérique, qui nécessite à chaque sortie un camion de batteries !

En plus, c’est un Eos, donc les objectifs en monture EF sont transférables de votre numérique vers l’argentique, et l’inverse est vrai aussi. Ce qui vous ouvre un parc énoooorme de belles optiques.

Attention toutefois, que les optiques très récentes, prévues pour le « piqué » millimétrique des numériques peuvent défavoriser l’Eos 30. Mais un bon film argentique peu encaisser des écarts inconnus en numérique, presque sans perte de qualité. Il vous faut un bon labo (sauf si vous développez vous-même) à qui vous donnez les instructions nécessaires pour obtenir le rendu voulu.

Le Zinc du photographe

Olympus OM-D E-M5

Mon premier réflex hybride. En version « expert » noir, petit, bourré de technologies utiles (stabilisation sur 5 axes, tropicalisé, nerveux et rapide, viseur clair), tenant bien en main. Equipé d’un zoom 12 – 50 mm en version MS (comme les pneus Mud et Snow ?), soit résistant aux poussières et embruns pour une belle polyvalence (en format 4/3, il suffit de multiplier par 2 pour convertir au format 24×36 – ça m’arrange, suis nul en calcul mental).

Bref, un chouette compagnon qui, cependant, avait pour moi 2 défauts : le premier, ses menus, par toujours faciles à comprendre (mais je suis allergique aux modes d’emploi), et le second, disons philosophique, car lorsque je vise à travers le prisme d’un réflex, je vois directement ce que je veux capter. Or ici, c’est le capteur qui me renvoie une image et donc je compose ma photo sur une image qui est le reflet d’une réalité, pas la mienne.

Ça va, vous suivez toujours ?

Bref – et je vous avoue que j’ai fait des efforts – j’ai beaucoup apprécié de travailler avec ce boitier, qui délivre de très belles images (niveau qualitatif s’entend, le niveau artistique c’est à vous et à moi d’en décider). C’est agréable de « voir » en temps réel les modifications que vous envisagez lors de la prise de vue (point commun à tous les hybrides), ça rassure parfois, mais j’en reviens à ce que je tentais d’expliquer plus haut, ça me déstabilise aussi.

Mais finalement, je l’ai cédé à un ami photographe, qui en fait très bon usage. Pour ma part, j’ai replongé chez Canon, avec un Eos 5 D M2, pas tout neuf mais qui me rassure.

Sauf que j’ai dû changer de sac et de sangle, car la différence de poids est bien là, aussi.

En résumé, mon expérience avec l’Olympus OM-D E-M 5 fut loin d’être négative (et vous en verrez des exemples photographiques sur le site – regardez dans les commentaires). Il est petit, léger, très réactif, tropicalisé, en métal (alliage) et son ratio image est facile à convertir. Olympus, qui est centenaire, a toujours en une excellente réputation au niveau de ses images et cet appareil – considéré comme un boitier expert – ne déroge pas à la règle. Autre avantage, sa monture 4/3 permet de passer chez Lumix et sa série L en collaboration avec Leica pour encore enrichir le parc optique.

Si les menus sont pléthoriques et pas toujours faciles à appréhender, ils ont le mérite de vous donner une multitude de possibilités lors de la prise de vue. Et comme c’est un hybride, vous voyez le résultat de vos essais directement à l’écran.

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 5 D Mark II

En photo « généraliste », c’est un Canon Eos 5 D Mark II qui m’épaule pour exprimer ce que je ressens. Mes optiques privilégiées sont un 24 – 70 mm f1:2,8 série L constant de chez Canon et un 70 – 200 mm f1:4 (série L) de chez Canon, auxquels j’ai ajouté un 17 – 40 mm f1:4 toujours en série L. Ce n’est pas le plus léger des appareils mais il assure et me rassure.

Son viseur ne couvre que 98% du cadre ? Sa rafale ne dépasse pas 3,9 images seconde ? Sa sensibilité n’est que de 25600 ISO ? Bon, et alors ? Je l’ai payé un prix raisonnable avec moins de 40000 déclenchements. Pour avoir des caractéristiques plus « performantes », il me fallait sortir, au bas mot, 2500€. Donc, comme je ne photographie pas par nuit noire des endroits tout noirs, que je ne fais pas de photos sportives et que je connais les limites de mon cadre, il est parfait.

Du côté des avantages : il est tropicalisé, costaud (certains disent indestructible, mais je n’ai pas essayé !), très digne successeur du 5 D premier du nom, qui a ouvert la légende.

Et pour tout vous avouer, j’ai hésité à le revendre : j’avais acheté un Canon 6 D qui devait le remplacer dans mon sac, mais … il est très attachant et – petite coquetterie – il va bien avec les optiques au liseré rouge.

Ce n’est pas par snobisme que j’utilise les optiques Canon au filet rouge, mais pour leurs qualités optiques et leur solidité. Pour tout vous dire, j’avais d’abord acquis un Tamron 24 -70 f1:2,8 constant, qui faisait le job. Puis, j’ai eu l’occasion (c’est le cas de le dire puisque acheté en seconde main) d’acheter la même chose chez Canon, avec le liseré rouge et là, comme on dit, « y a pas photo » ! Tout d’abord, le silence de fonctionnement, l’onctuosité des bagues, leur tropicalisation, la qualité des images, p. ex., font toute la différence.

il y a même une échelle de profondeur, parfois bien pratique

Bref, le Canon Eos 5 D mark II est pour moi un excellent choix, même si je vous avoue que, parfois, il me semble bien lourd, d’où l’importance, comme souligné ailleurs, d’une bonne sangle et d’un bon sac.

Et finalement, j’ai racheté un troisième boitier Canon Eos, l’Eos 5D … Mark III . Je vais tester le nouveau venu pour voir qui sera le plus souvent dans le sac, avec le 24 – 70 mm f2,8. Mais je garde les deux, ils fonctionnement trop bien.

Comme je le dis souvent, même si mon premier réflex fut un Fuji ST 601, c’est avec le Canon Ftb des parents que j’ai appris et pris goût à la photo.

Je fus parfois infidèle à la marque, mais j’y reviens toujours car je n’ai pas encore trouvé mieux. Il y a une constance chez eux. Et, franchement, je commence à pouvoir en témoigner : le Canon P (1958), le Canonet 17 QL GIII (1972), le F-1 News (1981), l’Eos 30 (au début des années 2000), l’Eos 5D MII, l’Eos 5D mark III, l’Eos 6D, l’Eos 50M, le Zoemini C sont mes partenaires privilégiés.

Le Canon Eos 5 D MarkII est un appareil idéal, même s’il eut pu être plus léger. Mais vous pouvez le sortir partout, par tous les temps, il répond toujours présent. Au niveau ergonomie, la poignée aurait pu être un peu plus fine et creusée, comme l’Eos 5D Mark III, mais pour le reste, il ne lui manque rien et tout tombe sous les doigts, rapidement, presque sans plus regarder. Comme dit l’adage, « l’essayer, c’est l’adopter! »

La seule chose que l’on pourrait reprocher à ces appareils, en comparaison avec leurs aïeux, c’est qu’ils se marquent de manière moins esthétique !

Bon, écrit ainsi, ça à l’air bête, mais quand vous voyez un A-1 ou un F-1 patinés, c’est beau à voir. Alors que les nouveaux Eos, même si leur coque est composite (alliage de magnésium et « plastique » renforcé), se marquent de façon moins jolie : la couleur se perd et reste apparent le plastique gris qui est dessous, donnant air un peu « cheap » à l’ensemble, alors qu’ils sont très solides. Je crois que le gaffer va ressortir !

Tiens, ça me fait penser au malheureux photo-reporter Bill Biggart, tragiquement disparu dans l’effondrement de la seconde tour des Twin Towers, le 11 septembre 2001. Il était équipé de 3 appareils Canon, deux Eos argentiques et un Eos 30D numérique. Les sauveteurs ont retrouvé son corps et quelques effets personnels, dont les 3 appareils. Les deux argentiques, hélas, étaient éclatés et les pellicules à l’intérieur voilées. L’Eos numérique était lui fêlé de partout, toutefois Chip East, l’ami de toujours, réussit, avec mille précautions à sortir la carte et à la lire, dévoilant ainsi la toute dernière photo prise par Bill Biggart, moins de deux minutes avant son décès.

L’historie complète est à lire dans « les Héros du photojournalisme » dont les références sont dans ‘Les incontournables », les livres.

En photo de paysage, portrait, urbaine

Canon Eos 6D Mark I

J’avais l’impression qu’en achetant cet appareil, et après avoir lu pas mal d’articles sur la Toile, j’allais avoir plus facile qu’avec le Canon 5 D Mark 2, tant au niveau poids que gabarit.

Finalement, il n’en est rien : monté avec le 24 – 70 mm f1:4 en série L ou le 24 – 70mm f1:2,8 série L (un peu plus long et plus lourd), il n’est pas fondamentalement plus maniable. Il est un peu plus léger (40 gr !), la poignée un peu plus fine et bien marquée, le boîtier est un peu plus compact (environ 1 cm de moins en longueur) mais à côté de ça il n’est pas franchement différent du 5D M2.

Là où j’ai flippé, c’est quand j’ai vu le mode d’emploi : 590 pages ! Notamment pour des fonctions que je n’utiliserai sans doute pas, comme le Wi-Fi, le GPS, la vidéo.

Soyons de bon compte, c’est un excellent appareil, facile à appréhender (comme tous les Eos) et je pensais ne pas pouvoir garder les deux mais tout compte fait, je le monte avec le 70 – 200 mm f1:4.

Faudra juste que je passe par le SAV, je me suis aperçu d’un petit souci : le bouton de verrouillage de l’objectif ne revient pas toujours, il faut un peu l’aider, sinon il ne me bloque pas la baïonnette.

Ceci étant, au jeu des 7 erreurs, voici les petites différences entre les deux appareils

 Canon EOS 5 D Mark IICanon EOS 6 D Mark I
Résistant à l’eau/poussièresOuioui
Couverture viseur98%97%
Points autofocus911
AF trackerNonOui
Sensibilité max.25600 Iso102400 Iso
Nbre de Mégapixels21,1 Mp20,02 Mp
Compatible Wi-FiNonOui
Focalisation auto par détection de phaseOuiOui
Rafale3,9 i/s4,5 i/s

J’ajouterai que l’Eos 5D MII a un corps en alliage de magnésium tandis que l’Eos 6D MI est en polycarbonate. Le premier étant considéré comme « expert », le second comme « amateur » dans la gamme des Eos plein format. De fait, le 6D est le ticket d’entrée au full frame, avec des arguments de poids, une réelle facilité d’utilisation et une excellente qualité d’image, surtout si vous lui adjoignez des optiques en série L.

Honnêtement, si vous en trouvez un d’occasion, en bon état, vous pourrez faire l’effort d’une belle optique. Et, personnellement, je vous recommanderais le 24 -105 f1:4 en série L : pas trop lourd, d’excellente facture, polyvalent, il fait parfaitement corps avec l’Eos 6D, pour des prix encore raisonnables.

En résumé, un très bon appareil, capable de fournir aussi de très bonnes vidéo pour ceux que ça intéresse, en plus d’une excellente qualité photo. Facile à appréhender si vous avez déjà eu un Eos (ou même sans), avec des menus simples et bien ordonnés (et vous pouvez même choisir des aides dans les menus). Un très bon autofocus, rapide et qui accroche bien, il fera merveille avec un objectif de qualité (série L de chez Canon ou Sigma Art/Contemporary). Même un objectif un peu moins lumineux ferait l’affaire, la sensibilité ISO de l’appareil pouvant vous sortir de quelques mauvais pas. Bref, du tout bon (surtout en occasion).