Le Zinc du photographe

Le comparatif – toujours subjectif – des télémétriques qui me sont passés entre les mains

En février de cette année (2020), je vous proposais un petit comparatif subjectif de télémétriques argentiques.

Las, la saison était mal choisie, un vilain et minuscule virus allait tout bousculer et boucler pour de longs mois.

Ces moments de retraites forcées ont été bénéfiques, car j’ai pu – à loisir ! – essayer les différents appareils, mais pas en voir plus ou moins rapidement, les résultats photos. Les labo n’étant pas considérés comme commerces essentiels, ils étaient fermés. Et donc, les pellicules ont attendu sagement, au frigo, que des temps meilleurs nous reviennent.

Finalement, quasi à la mi-juin, j’ai pu confier ces précieux films à New Prodia, mon « petit » labo de prédilection (ben oui, ils sont compétant, sympas et tout près de chez moi, que demander de plus ?) Un petit coup de fil plus tard, ils me prévenaient que tout était développé et que je pouvais passer prendre connaissance de mes recherches, analyses fines et tests très (peu) scientifiques sur les meilleurs télémétriques du … Monde !

Pour mémoire, étaient en lice :

  • un Leica III f de 1951
  • un Zorki 1c de 1953
  • un Leica M3 de 1957
  • un Canon P de 1958
  • un Leica M5 de 1973
  • un Zorki 4K de 1974
  • un Kiev 4AM de 1982

Finalement, je n’ai pas essayé le Kiev 4AM mais j’ai ajouté un Leica M6 de 1984 et un Zeiss Ikon ZM de 2006.

Petit résumé de mes sensations avec ces appareils :

NomEsthétiqueManiabilitéRéglagesViséeRésultats
Leica IIIf++++++++++10
Zorki 1c++++++++++10
Leica M3+++++++++++++13
Canon P+++++++++++++++15
Leica M5+++++++++++++13
Zorki 4K+++++++++9
Kiev 4AM+++++++++9
Leica M6+++++++++++++13
Zeiss Ikon ZM++++++++++++++++++++20
Bon, je vous ai bien dit que c’était très subjectif …
  • Esthétique, ben oui, ça compte ! Autant avoir un bel appareil en main …
  • Maniabilité : ici, j’ai tenu compte de la facilité d’utilisation des appareils, en me souvenant que certains étaient âgés. Par contre, je trouve toujours inutile de charger un appareil par la semelle dans les années ’80 à 2000 !
  • Réglages : là aussi, il faut tenir compte de l’âge de certains appareils mais – p. ex. un Zorki 4K n’a toujours pas de cellule en 1984 – aussi des commodités apportées – p. ex. la roue des vitesses affleurant le capot du M5, qui permet de régler celles-ci sans quitter le viseur des yeux.
  • Visée : au pays des télémétriques, c’est le plus important. Les plus vieux appareils sont battus sans concession (même si leur visée apporte un certain charme) mais pour les autres c’est une question vitale. Le M3 a introduit un standard qui a été longtemps un absolu. Seul le Zeiss Ikon ZM fait encore mieux.
  • Résultat : simplement l’addition de mes « sensations »

Vous ne serez pas dupes de ma partialité dans ce comparatif, même si – vous en conviendrez – certaines de mes remarques en sont pas dénuées de bon sens !

Les photos développées sont mises en exemple près de chacun des appareils. Le résultat des prises de vues (au delà d’une esthétique qu’il vous appartient de discuter, éventuellement) donne des résultats amusants : le Zorki 1c fait mieux que le Leica IIIf; le Leica M5 fait part égale avec son ainé, le M6; le Zorki 4K est idéal pour tâter du télémétrique à prix contenu et ses qualités, certes moindres que les autres en scène, ne sont pas du tout médiocres; je n’ai pas eu envie de tester (encore) le Kiev 4AM, pourtant cousin très germain du Contax plus célèbre; et j’ai découvert un appareil vraiment séduisant avec le Zeiss Ikon ZM, véritable outsider qui a battu tout le monde sur le fil d’une découverte par hasard sur un site de vente en seconde main !

N’oubliez pas – encore – qu’un appareil photo n’est jamais qu’une chambre noire, plus ou moins sophistiquée et que l’objectif est aussi – parfois plus – important pour la délivrance de belles images. Dans ce petit test sans prétention autre que celle de nous divertir (et pourquoi pas d’apprendre certaines choses) le panel des objectifs, choisis cependant avec soin, étaient de toutes les époques mais avec les meilleurs de chacune, sans verser dans le superlatif, en tout cas en terme de prix (j’ai volontairement omis les objectifs Leica, hors budget).

Puisse ce petit aperçu vous donner envie de tester vous aussi ces fabuleuses machines à fabriquer de beaux témoignages de votre passage en tant que photographe …

Bonnes découvertes !

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos (ter) – Leica M6

Hé oui, celles du Leica M6, celui que j’ai échangé contre le Zeiss Ikon ZM.

Pour mémoire, ces photos ont été captées fin mai, dans les rue de Mons (Hainaut). J’avais monté le Jupiter 12 sur l’appareil, un 35mm ouvrant à f1:2,8 de fabrication russe. Sa particularité, si vous vous souvenez de l’article consacré à la présentation du M6, où j’en parlais, est d’avoir un verre arrière très proéminent et qui rentre assez profondément dans la chambre de l’appareil. Ce qui le rend particulièrement compact.

Mais cette particularité ne me permettait pas de le monter sur le Leica M5 car le risque qu’il heurte le bras de la cellule est trop important.

C’était donc un double essai, celui de l’appareil et de l’objectif.

Encore un mot sur l’appareil. Comme je l’ai écris, même s’il est très agréable à prendre en main, beaucoup plus proche du « standard » que représente le Leica M3, je restais dubitatif sur sa réelle plus value par rapport au M5. Tout d’abord au niveau de l’utilisation, deux flèches apparaissent dans le viseur, pour indiquer soit une sous-ex (flèche vers la gauche), soit une sur-ex (flèche vers la droite) et enfin une expo correcte si les deux flèches sont allumées en même temps. Sans rappel de la vitesse dans le viseur. Pour le M5, il faut faire coïncider deux lignes obliques, en tournant la molette des vitesses, du bout de l’index, sans quitter le viseur des yeux, et le rappel de cette vitesse s’inscrit dans le viseur.

Et bien, honnêtement, je préfère le M5, c’est plus clair. Ceci étant, le M6 expose juste, sa cellule étant un peu plus sensible que celle du M5, soyons de bons comptes.

Au niveau discrétion, le M5 est plus silencieux que son descendant. Pas de beaucoup, mais on s’habitue au silence … Mais là où ça (me) fâche, se sont les logos, en façade : assez discret sur le M5, impossible de ne pas les remarquer sur le M6 !

Enfin, là où je les laisse sur un parfait ex aequo, c’est sur la difficulté de les charger : je peux admettre que je n’ai pas l’habitude et que celle-ci fait sans doute gagner du temps, mais pourquoi toujours nous imposer cette semelle escamotable et cette roue en tulipe pour y accrocher le film ? Pas pratique du tout et chronophage.

Tout ceci étant dit, voici quelques photos d’illustration. Le film était un Fuji X-Tra 400 Asa, périmé depuis janvier 2014, même si gardé dans un frigo. C’est le même film pour les deux appareils. A noter que ce sont les fichiers bruts (c.-à-d. non retouchés via Luminar 4).

En conclusion, deux belles machines, même si je n’en garderai in fine qu’une seule. Mais le M6 fait déjà le bonheur d’un étudiant (n’est-ce pas Hugo ?), passionné de photo de rue aussi.

Le M6 a réussi ce que le M5 n’avait pu atteindre, 10 ans plus tôt : ajouter une cellule précise à la lignée du M3, sans embonpoint. Il a su garder les proportions de ses ainés, qui le rendent maniable et devraient le faire discret, si on excepte les logos criards qui, soit vous font repérer à 20 pas comme quelqu’un qui a les moyens (et dans certains lieux, c’est peu pratique), soit vous fait entrer dans la famille des Leicaistes modernes qui s’assument (remarquez que je note « modernes » car les anciens, qui affectionnent encore les M2 et les M3, sont eux, très discrets). Ceci étant dit, c’est une fabuleuse machine à photographier et si vous fouinez bien sur certains sites, vous en trouverez à des prix qui restent décents.

Bonne découverte et, surtout, bonnes photos …

Le Zinc du photographe

Je vais faire des jaloux : j’ai reçu un Zeiss Ikon ZM …

« Heu … c’est un nouvel objectif ? » – « Ben non, c’est un appareil télémétrique argentique, rare car produit à peu d’exemplaires et comparable au Leica M7 »

Bon, là, je vais vous tenir en haleine quelques jours, le temps de faire des photos et de vous le présenter mais je peux vous dire que c’est une petite merveille de précision et de sensations.

Conçue en Allemagne par Zeiss et fabriquée au Japon par Cosina de 2006 à 2012, la série des ZM a été réalisée en noir et argent et était destinée à être associée à la magnifique ligne d’objectifs ZM de Zeiss à monture M. Le mien est en livrée argent.

Si je devais résumer ce que j’ai pu lire à son sujet sur les différents sites dont vous trouverez les liens en bas de la page, sa comparaison se fait par rapport à un Leica M7 … et ce n’est pas (souvent) ce dernier que l’emporte dans les tests et avis.

Et – pour tout vous dire – comme je n’étais pas convaincu de la supériorité de mon Leica M6 sur le M5, il m’a servi de monnaie d’échange (merci Hugo) contre ce magnifique Zeiss Ikon ZM, avec un Elmarit 90mm f3,5 et son pare-soleil d’origine Leica.

Franchement, je ne le regrette pas, non pas que le Leica M6 fut mauvais, que du contraire, mais j’avais toujours cette impression que, hormis une taille plus conforme aux standards des Leica M, il n’était pas fondamentalement différent du M5, son ainé (ok, vous pourriez ergoter que le M6 était plus moderne et pour certaines choses, mieux conçu que le M5, soit, mais – fondamentalement – il n’était que « plus moderne »).

Vu le « manque » d’informations sur cet appareil en français, pour une fois, je serai un peu plus technique, dans un article séparé, celui-ci étant réservé à mes impressions, toutes subjectives, comme d’habitude.

Un peu de patience, je termine la présentation du Canon Eos 5D Mark III et puis je reviens sur ce Zeiss Ikon ZM.

Ne changeons pas les bonnes habitudes, quelques liens : https://www.kenrockwell.com/zeiss/ikon.htm , https://www.35mmc.com/19/03/2016/zeiss-ikon-review/ , https://casualphotophile.com/2017/10/16/zeiss-ikon-zm-35mm-rangefinder-review-everything-a-rangefinder-should-be/ en anglais (je n’ai rien pu trouver en français sur cet appareil)

Le Zinc du photographe

Première sortie avec le Leica M6

Après le Leica IIIf, le M3, le M5, que je vous ai déjà présentés, voici le Leica M6.

Pour la petite histoire, cet appareil est sorti en 1984 (1984 – 1999), soit neuf ans après le M5 (1973).

Comme son grand frère, il est muni d’une cellule, non plus montée sur un bras articulé, qui s’estompe au moment du déclenchement, mais la photodiode au silicium est placée en haut de la chambre et est orientée vers une pastille blanche, peinte à même le rideau. Il s’agit d’une mesure sélective, très précise.

Alors que sur le M5 le réglage de l’exposition se donnait en faisant coïncider deux lignes (une horizontale et une oblique), il y a ici deux diodes sous forme de triangles, qui s’allument pour signaler une sous exposition, une surexposition ou une exposition juste (les 2 s’illuminent).

Par contre, sur le M5, la vitesse choisie apparaissait dans le viseur, lors du réglage, ce qui n’est plus le cas avec le M6. Et, autre petit avantage au M5, il était possible de régler la molette des vitesses du bout de l’index, sans quitter le viseur de l’œil.

Mais la grande différence entre ces 2 appareils, c’est la taille. Si, à l’époque, les aficionados de la marque ont boudé le M5, c’est parce qu’il était près d’un centimètre plus long et plus haut qu’un M3, ce qui paraissait énorme à leurs yeux. Tandis que le M6 gardait la même taille que l’étalon M3.

Hé oui, en 10 ans, l’électronique avait déjà fait d’énormes progrès au niveau de la miniaturisation des composants, ce qui permit donc au M6 de rester dans la « bonne » taille.

Autre petite particularité, dans la lignée Leica, le M6 vient après le … M4-2 et le M4-P, dont il a gardé la ligne, comme je l’écrivais, héritée du M3, mais avec la manivelle de rembobinage curieusement en oblique (alors que sur le M5 elle est sous la semelle, invisible).

Toutes ces précisions étant posées, quelles sont mes impressions ?

C’est un appareil agréable, tout à fait dans la tradition, y compris celle – toujours controversée – du chargement par la semelle, avec un dos qui s’ouvre pour vérifier le bon positionnement de la pellicule dont il faut glisser l’amorce dans une espèce de « tulipe » qui sert de bobine réceptrice.

Je veux bien admettre que je ne suis sans doute pas doué pour installer le film dans l’appareil mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pour mémoire, depuis 1958, un Canon P (p. ex.) était muni d’un dos à charnière, bien plus pratique pour le chargement.

Autre grand avantage, la clarté du viseur, qui contient les cadres du 35mm au 135 mm (affichage par paires). La cellule ne s’anime qu’après avoir armé l’appareil, et s’éteint une fois le cliché pris afin d’économiser la pile (comme sur le M5 au demeurant). Si l’idée est bonne, parfois c’est frustrant car j’ai envie de préparer mon cliché et je dois armer pour bénéficier de la cellule, alors que je ne prendrai peut-être pas la photo de suite (idem pour le M5). Mais bon, celle-ci ne consomme pas excessivement.

Il est très silencieux, dans la tradition. Stable en main même s’il n’est pas léger (620gr tout nu), il est aisément transportable. Comme souvent, j’ai accroché les « pastilles » Peak Design et je l’amarre à la sangle de poignet (Cluff) bien pratique. Et il se glisse dans soucis dans le Sling 5l de la même marque.

Comme ce dimanche, je partais à la découverte du nouveau (et j’espère très temporaire) visage des marchés, j’avais pris le M6 avec l’Eos 50M. Désolé, mais pour pouvoir vous mettre quelques photos rapidement, il me fallait bien passer par le numérique. Le film (36 pauses) étant presque terminé, je n’en verrai le résultat que d’ici 2 semaines.

J’ai équipé le M6 d’un objectif russe, le Jupiter 12, qui est un 35mm ouvrant à f1:2,8 dont la particularité est d’avoir un verre arrière qui s’enfonce assez profondément dans le boitier (voir l’article « Petit comparatif (très subjectif) de télémétriques argentiques »). Son gros avantage est sa compacité, et son ouverture favorable. Par contre, il n’est pas aussi aisé à manipuler que le Voigtländer Ultron que j’ai monté sur le M5. Nous verrons le résultat bientôt donc.

Ah oui, le mien a une petite particularité : lorsque je l’ai acheté, il était affublé d’un Winder, sans doute pratique mais qui lui donnait une carrure d’armoire normande. Lorsque j’ai ôté ce Winder (quasi neuf), je me suis aperçu qu’il allait me falloir une semelle. J’en ai finalement trouvée une, venant d’Espagne, mais elle est chromée. Ce qui donne un petit côté hybride à l’appareil, assez amusant.

Dans la gamme Leica M6 il y a d’ailleurs eu un M6 dit « panda » : des appareils chromés ont reçu – allez savoir pourquoi – des pièces noires (levier d’armement, manivelle de rembobinage, sélecteur de champs, barillet des temps de pause). Somme toute, le mien reste dans une certaine tradition avec sa semelle chromée.

En résumé (provisoire sans doute), il est très agréable à manipuler mais il me reste toujours le doute de savoir s’il est vraiment très supérieur au M5, hormis les modifications cosmétiques. J’attends de voir les pellicules des deux appareils pour comparer.

Comme d’habitude, les liens utiles pour aller plus loin : http://www.summilux.net/materiel/Leica-M6 et http://www.summilux.net/materiel/Leica-M5

Le Zinc du photographe

Leica M5

Je vous ai déjà présenté le Leica M5 dans la rubrique « télémétrique » (petit comparatif très subjectif…).

Si j’en parle à nouveau (enfin, façon d’écrire !) c’est qu’il rejoins mes appareils pour la photo de rue, en tout cas pour l’instant car je vais le mettre « en compétition » avec le Leica M6.

Pourquoi les opposer ? Le Leica M5 a été le premier de la marque à intégrer une cellule, fiable, mais en 1973 l’électronique n’avait pas encore atteint le degré de miniaturisation que nous connaissons de nos jours. Ce qui imposa un choix douloureux aux ingénieurs de Wetzlar car le M5 rompait avec la tradition du M3, petit, (relativement) léger : il est plus grand d’environ 1,5cm partout, ce qui est conséquent. Mais il fut pensé dans la bonne tradition de la marque, pour durer, malgré un haut degré de sophistication. Et, même si ce n’est pas ce qui saute immédiatement aux yeux, avec une certaine réflexion au niveau de l’ergonomie de l’appareil.

Un exemple ? Cette idée bizarre de mettre deux attaches de portage sur un seul côté de l’appareil, qui le fait pendre verticalement. Hé bien, aussi étrange que cela paraisse, ça permet une préhension rapide et presque naturelle de l’appareil. C’est juste que c’est perturbant, au début. Un second exemple ? La roue des vitesses qui dépasse très légèrement du capot, ce qui permet de changer celles-ci du bout de l’index, sans quitter le viseur de l’œil (les infos apparaissant dans ledit viseur).

Comme je l’écrivais lors de ma première sortie avec le M5, je l’ai trouvé très agréable à manipuler, mais je n’en ai pas encore vu le résultat, n’ayant toujours pas pu faire développer la pellicule (fichu confinement !).

Pourquoi l’opposer au Leica M6 ? Parce que celui-là, né dans les années ’80, a su concilier la taille du M3 et l’électronique de la cellule embarquée, en ajoutant au passage un cadre pour le 28mm (pour mémoire, le M5 a les cadres du 35 – 50 – 90 – 135 mm dans le viseur). Ensuite, la nouvelle conception de la cellule lui permet de nouveau d’accepter toutes les optiques M, ce qui n’est pas le cas avec le M5 (la cellule étant montée sur un bras escamotable, les objectifs avec un fût entrant dans la chambre sont prohibés ou il faut installer des « bricolages » ridicules – cf. en bas de page les références de l’excellent site Summilux ). Il concilie donc la technologie inaugurée avec le M5 et le ratio poids/encombrement du M3.

Je ne l’ai pas encore essayé, faute de temps et surtout parce que je sais qu’il me faudra encore un temps incertain pour pouvoir faire développer les films.

Et donc, l’un ou l’autre rejoindra « mes appareils », ceux que je vais réellement utiliser et qui deviennent mes compagnons de photographie.

Au delà, il me faudra encore faire d’autres choix car, comme je l’ai déjà écris, je ne suis pas collectionneur et les appareils que je possède, je les utilise.

Je devrais donc faire un choix, final, entre un des 2 Leica, le Canon P et le Canonet QL 17 GIII.

Tiens, je vais peut-être inaugurer une rubrique « à vendre », qui sait ?

Comme d’habitude, pour en savoir plus sur le Leica M5 http://summilux.net/materiel/Leica-M5 et sur le Leica M6, que je vous présenterai ultérieurement, http://summilux.net/materiel/Leica-M6.

Mes appareils et leurs accessoires

Pour la photo de rue

En numérique, j’utilise finalement un Canon Eos 50 M. Petit, léger, discret et tout à fait dans la veine des compacts hybrides – c’est un APS-C , il a pour moi un avantage certain : les menus de réglages ne sont pas pléthoriques, ni trop abscons, dans la (bonne) tradition des Canon qui ont écris, il est vrai, une bonne partie des pages de l’histoire de la photographie moderne (innovation, ergonomie, qualité). Il est équipé soit d’un 22 mm (équivalant à un 35 mm en 24×36), soit d’un zoom 15 – 45 mm (équivalant à un 24 – 70 mm en 24×36). Muni d’une bague d’adaptation, je peux aussi y monter mes autres objectifs EF (bon, je n’y placerai pas le 24 – 70 f1:2,8 L, on ne le verrait plus derrière !)

Et pour une fois, je peux partager les batteries de l’Eos 100 D, dont je parle un peu plus loin, avec l’Eos 50 M. Comme j’en avais acheté 2 d’avance, chaque appareil aura donc 2 batteries et je peux déjà vous dire que le 50 M les utilisera plus que le 100 D (ben oui, c’est un hybride et l’autre un réflex).

En argentique, j’utilise un télémétrique Canon P et une optique 35 mm Canon f1:2,8 en monture LTM 39mm. Cet appareil date de 1958 et il fonctionne parfaitement. Il est secondé par une cellule à main. Et ici, pas de bottin de téléphone à ingurgiter, le mode d’emploi compte 34 pages, toutes utiles !

Restons encore chez Canon , en télémétrique, car je viens d’acquérir un Canonet 17 QL G 3. En fait, j’ai toujours regretté d’avoir revendu un 19 QL G3 que j’avais acheté car c’est vraiment un chouette appareil, très silencieux, facile à charger, automatique ou tout manuel, avec un objectif de 40mm qui ouvre à f1:1,7. Objectif qui a la réputation d’égaler un certain Leica CL et son 40 mm en f1:2. Il m’a juste fallu changer les mousses (classique) et lui retrouver une pile, y mettre un film et c’est reparti.

Toutefois, une petite infidélité à Canon, car j’emmène aussi un Leica M5 ou un M6 lors de mes balades. Leur avantage est la cellule embarquée, qui facilite quand même les choses

Toujours en argentique, un petit Richo R1 traîne toujours dans ma voiture ou une poche. Avec son 30 mm ouvrant à f1:3,5 (il peut passer en 24 mm rapidement) et son autofocus, c’est un petit bijou qui tient (je dirais presque, se cache) au creux de la main et en photo de rue, il est redoutable de discrétion et d’efficacité. Une fois que vous avez bien appréhendé la distance à respecter pour capturer vos photos, c’est un jeu d’enfant. Un objectif un peu plus lumineux aurait été le must absolu !

J’ai ajouté, en ce tout début janvier 2020, un Rollei A 110. Comme son nom l’indique, il utilise de la pellicule sous forme de « cassette » au format 110. Hé oui, on en trouve toujours (voir la rubrique). A son époque, il était le petit appareil en 110 le plus cher: tout métal, il pèse plus lourd que le Ricoh (150 gr contre 185gr). Il m’a été livré complet avec son étui en cuir et son mode d’emploi multilingues. A part un panachage de LR 44 et SR 43 pour compenser la pile PX 27 (au mercure), et un film, je n’ai rien dû changer ou modifier : tout fonctionne comme au premier jour et il date de 1974. Son objectif est en Tessar Carl Zeiss de 23 mm ouvrant à f1:2,8.