Belles rencontres

Connaissez-vous Danny Dulieu ?

Amis de l’argentique, vous allez l’adorer !

Mais que je vous pose la rencontre : dimanche, une brocante et mon épouse qui me téléphone pour me signaler que je venais de rater un Canon AE1 dont elle négociait le prix. Ni une ni deux, je rebrousse chemin et la trouve en compagnie du vendeur et d’un potentiel acheteur un peu déçu car la vente de l’appareil venait d’être conclue.

Mais de fil en aiguille, le dialogue se noue avec l’acheteur malchanceux, et Monsieur Dulieu – puisque c’est lui – me convainc de ses connaissances et compétences en matière de photographie.

Car, outre que c’est un passionné (et je les aime bien ces gens-là), il enseigne aussi comme professeur de … photographie depuis 2008, au CMAH (Cours des Métiers d’Art du Hainaut) de Mons où il a en charge les cours de Technique et Post-Production.

Mais là où ça devient vraiment intéressant pour les amoureux de l’argentique, qu’ils soient novices, débutants ou confirmés, c’est que Danny Dulieu est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les sels d’argent.

On me demande souvent où trouver des explications claires et précises sur ce medium qui n’en finit pas de revivre : voilà une bonne adresse.

Ensuite, cerise sur la bobine, il est aussi l’auteur de plusieurs vidéos sur sa chaine YouTube dans lesquelles il explique l’utilisation de tel ou tel film, des réparations, des conseils pour utiliser son smartphone (ben, on peut aimer l’argentique et être pratique !), des explications sur de vieux appareils, etc.

Comme je vais mettre ses références ici plus bas, vous ne pourrez plus dire que vous ne trouvez pas des infos sérieuses, en Belgique qui plus est (mais c’est aussi valable pour nos amis français), sur notre passion commune des films et des vieux boitiers.

Les références :

  1. la chaine YouTube : MranalogDan12
  2. les livres :
L’original et puis sa nouvelle édition,augmentée

Du choix du matériel en passant par celui des films, les techniques de prises de vue, le flash, la macro, l’utilisation d’une chambre (ça me tente bien cette partie), le développement, le tirage papier, etc. Danny Dulieu repasse tout en revue dans un langage clair et accessible qui fera plaisir au plus grand nombre.

Enfin, si vous voulez le contacter, voici ses coordonnées :

Danny Dulieu pour la Belgique

Tel. : 0472 309 275
Email : dannydulieu@sfr.fr

et pour la France
Tel. : 07 78 46 05 08
Email : dannydulieu@sfr.fr


Belles rencontres

Rencontre amicale sur la brocante d’Imagipark (Mons)

Ce dimanche là il faisait beau, les promeneurs et acheteurs nombreux et, à l’exception d’une averse que personne n’avait pu prévoir, tout se passa bien.

J’ai eu le plaisir de revoir Michel et d’échanger à nouveau quelques mots avec lui. Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté son blog qui parle de sa passion pour les objectifs anciens en M42.

Il se fait que j’avais dans mes « vieux machins » un bel objectif Minolta Rokkor 50mm f1,4 dont le diaphragme semblait hors service.

Bon, ce n’est pas du M42 mais connaissant Michel, il va pouvoir en faire quelque chose, que je vous invite à découvrir sur son site car il a toujours plein d’astuces et de ressources.

Crédit photo : Michel Maurice.

Promis, la prochaine fois, je prends la caisse avec les M42 que je possède encore, tu vas t’amuser.

A bientôt pour une autre rencontre bien sympathique.

Belles rencontres

Le Matos Museum

Ah, c’est bien le moment d’en reparler, le temps est exécrable depuis la mi-juillet en Belgique. Là, les nappes phréatiques ont fait le plein, c’est certain !

Alors quand on ne sait plus à quel saint s’adresser pour trouver une réponse aux « je m’ennuie » de vos enfants (normal, les saints n’étaient pas parents), une solution c’est de visiter un musée.

Mais pas n’importe lequel car celui que je vous propose, le « Matos Museum » ou musée des médias et des technologies obsolètes, va leur faire découvrir des technologies aujourd’hui dépassées, qui fleurent bon la nostalgie pour les parents et grands-parents.

En effet, Pascal Becker, l’initiateur de ce musée privé et gratuit, a eu la bonne idée de réunir de vieilles radios, des projecteurs, des appareils photos anciens, des vieux PC, d’anciennes calculatrices électroniques, des jeux vidéo, des GSM et téléphones.

Bref, de quoi se promener dans les années qui ont vu l’émergence puis l’ancrage d’appareils que nous utilisons tous les jours.

Curieux d’en savoir d’avantage ?

Commençons par l’adresse : Bierges (1301), rue Provinciale 171 (voir la carte).

Les visites se font sur RDV par mail (formulaire de contact) et Monsieur Becker est très réactif.

Si vous voulez visiter le site au préalable, c’est ICI.

L’entrée est gratuite et la visite est guidée.

Voilà, voilà … quand ils auront vu tout ça, les enfants ne s’ennuieront plus mais ils risquent de chiner au grenier ou à la cave à la recherche de vos trésors …

Belles rencontres

Mori Film Lab, vous connaissez ?

Vous le savez, j’ai toujours un faible pour les belles histoires, celles qui naissent d’une rencontre, souvent.

Ici, j’avais publié une annonce sur un site de vente entre particuliers, pour vendre les appareils que je vous ai présentés et qui encombrent mes armoires, ma table, mon bureau … Et j’ai été contacté par Raphaël, qui désirait venir voir ce que je proposais.

Rendez-vous fut donc pris.

J’avais remarqué qu’il représentait une société, Mori Film Lab, à Forest (Bruxelles) et j’ai donc un peu farfouillé sur leur site.

Ce qui avait retenu mon attention c’est le professionnalisme que je pressentais derrière les mots, les images.

Mais commençons l’histoire !

Il était une fois … deux amis, unis comme deux frères, Raphaël et Cole, qui vivent à Melbourne (Australie). Comme beaucoup de plus jeunes, ils ont découvert le monde de l’argentique en empruntant les vieux reflex de leurs parents, et ils y ont pris goût.

Ils ont travaillé au labo FilmNeverDie (tout un programme car pour ceux qui ne pratiquent pas la langue de Shakespeare cela veut dire « le film ne meurt jamais »), sans doute le labo argentique le plus connu d’Australie. C’est là que le fondateur historique du labo, Gary, les prend sous son aile et leur apprend comment gérer un laboratoire moderne.

Devenus tireurs expérimentés, ils murissent doucement leur propre idée, celle de leur propre labo « idéal » : Mori Film Lab se peaufine.

De retour au pays de Jacques Brel, ils se lancent dans l’aventure.

Trois grands axes se profilent :

  • le laboratoire proprement dit avec leur « sainte trinité » du développement, à savoir la qualité du travail, la rapidité tout en restant abordable
  • la vente d’appareils analogiques révisés et garantis 6 mois
  • la création d’une communauté de photographes

Bon, c’est bien d’avoir des idées mais il faut trouver les fonds, et nous ne sommes pas en Australie. Dès lors, ils lancent un appel sur KissKissBankBank.

Et ça marche ! Des centaines de personnes répondent et font les dons nécessaires au lancement de cette aventure et après des mois de travail, le labo Mori Film Lab ouvre ses portes le 15 décembre 2020 à Bruxelles, plus précisément à la Rue du Croissant 66B, 1190 Forest.

Voilà, voilà … et lorsque je vous parlais de professionnalisme, il s’est avéré lors de notre rencontre : sens du détail, connaissance du matériel, connaissance du marché, volonté de proposer le meilleur. Nous avons donc pu conclure la vente d’appareils qui se retrouveront bientôt sur leurs étagères et qui feront le bonheur de nouveaux photographes.

Car, outre la vente, le développement, je vous ai cité la création d’une communauté de photographes. Des amateurs, voire même des professionnels qui aiment travailler avec les sels d’argent et qui partagent cet engouement.

Des activités ludiques sont ainsi organisées régulièrement (le mieux étant de vous abonner à leur « newsletter ») qui soudent cette petite bande : des sorties photos, des expos dans leurs locaux, des cours pour apprendre à développer, la possibilité de tester un vieil appareil, des conseils de réparations quand c’est possible, etc.

Bref, une jeune entreprise qui mérite d’être connue et encouragée car si l’argentique semble intéresser de plus en plus de monde, surtout les plus jeunes qui y découvrent un monde plein de surprises, il y a finalement peu d’endroit où trouver les réponses utiles à une bonne pratique.

Déjà celle du choix de son boitier, du/des films, leur développement et la photographie en elle-même, avec des conseils avisés.

Vous savez maintenant à qui vous adresser …

Belles rencontres

Une chouette découverte sur Flickr : Yung Cheng Lin

Bon, vous pourriez la trouver sur Instagram aussi mais vous connaissez ma position v-à-v de ce média …

Donc, voilà notre artiste Tawainaise sur Flickr, sous son surnom de « 3cm ».

Sculptrice, illustratrice et photographe, elle métamorphose le corps féminin en des scénettes que d’aucun verrait surréalistes.

D’accord si on évoque le surréalisme de Magritte, celui de Duchamp, de Dali, par exemple, qui usaient du réel pour en faire des mondes oniriques et plein de clins d’yeux malicieux.

Car ici, l’artiste utilise le questionnement, un peu à la façon de la sculpture hyperréaliste : on en vient à se demander si c’est vrai !

Réaction au monde virtuel , qui est mondialisé, qui tend à uniformiser non seulement la pensée mais aussi les corps, les désirs, la vie.

Plus spécifiquement, elle explore un monde qu’elle connait bien, celui de la féminité, dans sa sexualité, la maturité, l’enfantement, les menstruations, les obstacles auxquelles toutes les femmes sont confrontées et face aux attentes que la société, bouleversée, indécise peut avoir à leur égard.

Ses photos interpellent, dérangent sans doute parfois, mais nous questionnent sur des thèmes universels.

La différence avec d’autres artistes, qui cherchent à choquer le public pour le faire réagir, c’est la poésie, une sorte de délicatesse dans son utilisation des modèles, la lumière, les ambiances, voire même des précédés photographiques qui révèlent son talent.

Elle me rappelle une autre artiste asiatique, Ziqianqian, à la poésie très particulière aussi, dont je vous avais touché un mot dans Les Liens.

Honnêtement, ça fait du bien de voir des photos différentes, alors mon conseil, allez les découvrir.

Belles rencontres

Un musée dans son salon

Si vous vous en souvenez, dans un article intitulé « la couleur, témoin de vie« , j’ai brossé rapidement les étapes qui ont conduit à la photographie couleur.

Et dans cet article, j’ai fait mention d’une invention, sans doute la première à avoir eu un avenir industriel, l’autochrome.

Pour mémoire (et pour ceux qui n’ont pas été voir l’article précité), il s’agit d’un processus utilisant de la fécule de pomme de terre, colorée et couchée sur une surface sensible, le premier qui rendait assez fidèlement les couleurs.

Un célèbre banquier, Albert Kahn, séduit par le procédé, eut l’idée géniale, mais ruineuse, de lancer à l’assaut du monde connu, des centaines de photographes, qui allaient ramener des photographies, destinées à illustrer le monde d’alors.

Un musée a été érigé pour montrer ce formidable travail documentaire, le Musée Albert Kahn. Après quelques remaniements, il est de nouveau accessible, physiquement (2 rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt, ouvert de 11h à 18h, fermé le lundi. Tarif : 8 € – tarif réduit 5 €, gratuit pour les -26 ans).

Mais depuis peu, il offre la possibilité de consulter, en haute définition, plus de 69.000 images et videos d’archive via Internet.

Cerise sur la pomme de terre, l’accès est libre et gratuit !

Franchement, c’est un voyage fascinant, non seulement à travers le temps mais aussi les coutumes des uns et des autres (dont certaines ont disparus, emportées par la modernité).

A l’heure où l’AI (intelligence artificielle) essaie de reproduire des images photographiques, rappelons-nous que seul le génie Humain permet de dépasser les certitudes d’aujourd’hui.

Et hier, c’est avec de la fécule de pomme de terre que les couleurs du monde nous étaient dévoilées.

Bonne visite.

Références : Phototrend 2023, Phototrend 2022

Belles rencontres

Connaissez-vous Fabian Oefner ?

Eh bien moi non plus, du moins jusqu’à ce que je tombe sur un article publié par Phototrend sur cet artiste suisse étonnant.

Alors que je m’efforce de vous trouver des vieux appareils en bon état, lui, il les découpe en tranches !

Notez qu’il avait commencé avec des voitures de course, des cafetières italiennes, des radio, des cannettes … bref, tout ce qui peut se découper ou exploser.

C’est un travail étonnant de précision, qui « ouvre » les entrailles de nos machines préférées et – curieusement – sans les dénaturer.

Je me suis permis de vous traduire sa page biographie, pour vous donner envie de le découvrir :

Le travail de Fabian Oefner explore les frontières entre le temps, l’espace et la réalité. Il crée des moments et des espaces fictifs, qui semblent et se sentent absolument réels, mais qui ne le sont pas. À travers cela, Oefner dissèque les différentes composantes de la réalité et nous donne une compréhension plus claire de la façon dont nous la percevons et la définissons.

Inspirée par la science, l’approche de l’art d’Oefner est hautement méthodique et en même temps ludique pour que des moments inattendus se produisent. Il crée des œuvres soigneusement orchestrées, qui sont planifiées dans les moindres détails ainsi que des pièces, qui utilisent un cadre lâche pour que l’art se produise.

Dans sa série très acclamée «Disintegrating», l’artiste dépeint des voitures de performance qui semblent exploser. Il crée ces moments artificiels dans le temps en photographiant chaque pièce de la voiture démontée individuellement et les arrange numériquement en une seule photographie. Passant des centaines d’heures sur chaque pièce, les photographies deviennent une interprétation hyperréaliste d’un moment, qui n’a jamais existé.

Dans ses dernières séries «Exploding Collages» et «Bildersturm», Oefner tire apparemment à travers des photographies et des peintures, créant des illusions superposées de la réalité. Chaque œuvre représente un portrait ou un tableau déchiré par un coup de feu ou une explosion. Ce qui semble être une image authentique d’un moment éphémère n’est en fait qu’une illusion: l’artiste crée ces œuvres en capturant des milliers de fragments de l’estampe et des peintures originales et les arrange avec diligence en une nouvelle pièce. La précision méticuleuse d’Oefner aboutit finalement à une illusion hyperréaliste, qui montre un moment réel, mais inexistant dans le temps.

Moi, ça me donne envie de parcourir ses œuvres, que vous pourrez trouver sur son site officiel : Fabian Oefner.

Et puis il y a son site Instagram, résumé de son travail.

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une vidéo d’une de ses réalisations, pour achever de vous convaincre

Encore une belle découverte !