Lorsque j’ai reçu la nouvelle batterie pour le Nikon D40, que j’ai chargée, j’ai pu enfin avoir accès à l’appareil et notamment à sa carte mémoire, oubliée là avec des photos, dont certaines très intimes, que je ne gardent pas.
Mais comme promis, voici ce que peut encore offrir un appareil de 6,1 Mp en 2022.
J’avais rêvé, un jour, d’acheter un Canon Eos 7D, dont j’avais lu le plus grand bien.
Petit tour sur un grand site de vente, et j’en découvre un, en Angleterre, qui est abordable et en très bon état.
Quelques traductions plus tard, l’affaire est conclue et je reçois l’appareil.
Habitué à ce que les numériques soient généralement envoyé sans carte mémoire, j’ouvre le compartiment pour en glisser une dedans et là je constate que le précédant propriétaire en a laissé une. Qui plus est, celle-ci n’a pas été formatée !
Plus de 280 photos sont toujours sur la carte (vie de famille, vacances, …).
Nouveau message à l’encontre du vendeur pour le lui signaler et lui demander s’il a dupliqué ses photos. Comme il n’en est pas certain, je les lui expédie via Wetransfer.
Il était heureux, car il ne les avais pas sauvegardées toutes.
Je n’en ai gardé que quelques unes, à titre d’exemple, puis j’ai formaté la carte CF en profondeur, avec un logiciel qui écrase les données sans espoir de pouvoir les récupérer.
Comme je l’expliquais précédemment, c’est toujours émouvant de découvrir dans un appareil qu’il y a un film dans la chambre.
Mais c’est toujours un risque de vouloir le faire développer car je ne sais pas si l’appareil à déjà été ouvert par mégarde (=film voilé), si l’appareil a été conservé dans de bonnes conditions (chaleur/humidité), si le labo va pouvoir faire quelque chose vu l’âge certain de quelques films …
Ainsi, j’avais trouvé un Kodak Brownie Starlet avec un film 127 dedans depuis …. un temps certain mais au développement, de vagues ombres seulement (temps de développement pas assez long, film vraiment trop vieux, …?).
Récemment encore, j’ai déposé un film APS, retrouvé chez les parents avec un mot dans la capsule en plastique « terminé 02/2009 ». Hélas, le labo m’a prévenu que le film était vierge !? Mauvais développement ou mauvais « étiquetage » des parents ?
Bref, tout cela pour vous expliquer que cette petite manie a un coût et que c’est très aléatoire.
Mais quand ça marche, c’est souvent de bonnes surprises et en tous cas des moments de découvertes émouvantes …
Des photos issues d’un Pentax Espio G105, d’un Nikon Coolpix 2000
Je pense l’avoir déjà écris, mais je suis toujours touché lorsque je découvre dans un appareil photo que je viens d’acheter qu’il contient encore un film, ou une carte mémoire.
Bien sûr, la première question qui me traverse l’esprit est : est-ce exploitable ? Car si c’est un appareil trouvé en brocante, chez un vide grenier, un magasin de seconde main je ne peux pas savoir si ce boitier n’a pas déjà été ouvert cent fois avec pour résultat de « griller » la pellicule qu’il renferme.
Et, seconde question, où en est ce film ? A la moitié des prises de vues, au début, à la fin ? Parfois l’appareil est équipé d’un compteur de vues, ce qui est une aide utile pour savoir où nous en sommes. Mais avec les boitiers qui abritent déjà de l’électronique, le fait que les piles soient mortes peut provoquer la perte de ces données (l’appareil se réinitialise avec les nouvelles piles).
Si c’est un ancien reflex, ou un ancien compact, en débrayant le film, on peut « sentir » lors du rembobinage si on est loin ou pas dans la pellicule et s’arrêter à temps pour ne pas « avaler » l’amorce. Avec les plus récents, qui avaient pour bonne habitude de vous assister dans le chargement et l’armement de votre film grâce à leur moteur, ça devient quasi impossible : ils rembobinent plus vite que leur ombre … quoique certains ont été programmé pour que l’amorce du film soit toujours visible lors du rembobinage, mais c’est loin d’être la majorité et quelques autres peuvent être programmé pour obtenir le même résultat (cf Fred dans Histoires de photo pour le Canon Eos 33 qui nous donne le code à utiliser).
Avec les moyens formats et les films en 120 ou autres, pas moyens, il faut aller jusqu’au bout de la pellicule dans l’appareil ou rembobiner immédiatement car on ne sait pas revenir en arrière, la bobine réceptrice dans le boitier devenant la nouvelle bobine du film.
Donc, selon que je « sens » que le film peut contenir des images, soit je le termine dans l’appareil (comme avec le Kodak 324) parce que c’est un format spécial que je ne retrouverai pas (ici du 126 en cassette), soit je sors le film et je l’installe dans un autre boitier que j’ai envie d’essayer, soit encore le film était en bout de course et je le porte au labo pour développement.
Car je pense que la majorité des photographes sont des curieux et pour ma part, je le revendique et j’ai envie de savoir ce qu’il pouvait y avoir sur le film. Ce qui me coûte souvent car comme expliqué plus haut, quelques films ont été voilés, la plupart sont très approximatifs.
Le cas des cartes mémoires est similaires. Certains oublient tout simplement que leur ancien APN contient toujours une carte, avec leurs précieux souvenirs, ou essais hésitants. D’autres ont cru bon de « formater » leur carte, croyant l’avoir « vidée ». Un simple programme de restauration de fichiers permet généralement de recouvrir ceux qui ont été « effacés ».
Dans le premier cas, j’essaie, si je peux identifier le vendeur, de l’avertir et je lui renvoie ses images (merci WeTransfer). Sinon, je parcours les images … que je vais partager avec vous, pour le plaisir des découvertes parfois insolites que je peux faire dans cet exercice de ma curiosité.
Attention, je ne garde pas les films développés, je reformate à fonds les cartes mémoires avec un programme qui détruit réellement les données. Autre chose que je m’interdis, je ne montrerai jamais les enfants (reconnaissables) qui sont sur ces films ou cartes, ni les situations qui pourraient être dégradantes (ce qui limite, croyez le, le nombre d’images à vous partager).
Si jamais quelqu’un reconnait ses propres photos, un petit mot à mon endroit avec le formulaire de contact et je me ferai un plaisir de lui envoyer (sous forme numérique, les films ayant été scannés).
Alors, pèle-mèle :
Le Ricoh KR-5 (1979) contenait un film, hélas voilé en partie quand je l’ai ouvert par inadvertance. Vu les tenues, je pense que le film doit dater des années quatre-vingt(photos prises en Angleterre)Un meeting aérien saisi avec un Pentax SFX (et oubliées depuis longtemps)
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