En rangeant quelques papiers, je suis tombé sur ce document, d’époque (1981).
Vous y trouverez les prix des reflex et compacts Canon du moment, y compris quelques accessoires
Je ne résiste pas au petit exercice qui consiste à mettre le prix du A-1 au goût du jour.
Et donc, si un Canon A-1, équipé d’un objectif Canon FD 50mm f1,8, valait 23.700 fb, cela équivaudrait à 81.368,34 fb actuels, soit 2.017,06€ (je vous renvoie sur l’excellent site de conversion de devises si vous voulez vous amuser à cet exercice pour vos propres appareils).
Etant donné la technologie qu’apportait le boitier à l’époque, qui rompait avec les anciennes gammes, je peux le considérer équivalent à un Canon Eos R, qui assure aussi une transition entre deux mondes au sein des reflex de la marque.
Sur le site de Canon Belgique, un Canon R équipé d’un 24 – 105 mm f4 constant est proposé à 2059, 99€ (mars 2022 – remarquez la concordance des dates !).
Même si je trouve toujours cela très cher, je dois constater que les prix actuels se maintiennent si on compare ceux de 1978 à aujourd’hui, tenant compte de l’inflation.
Pourtant, hormis quelques pièces mécaniques, de nos jours, tout est affaire d’électronique. Alors qu’à l’époque du Canon A-1, la mécanique était encore très présente.
Mais je doute qu’un Canon R soit encore utilisable dans 50 ans, alors que mon bon vieux A-1 fonctionne encore. Pour peu que je puisse l’alimenter avec des bobines, qui sont – à ce jour et même si l’offre se raréfie – toujours produites (et il y a du stock pour un moment encore).
Ne soyons pas passéistes, les technologies actuelles permettent des prouesses inenvisageables à l’époque du Canon A-1. Même si ça n’a pas empêché cet appareil de produire d’excellentes photos tout au long de sa longue carrière. Mais force est de constater que les appareils modernes ont pour vocation de nous faire changer rapidement de matériel, parce que rapidement obsolète, y compris l’environnement numérique pour pouvoir les exploiter.
Ah, celui-là, je vous en ai touché un mot ICI, il y a un moment.
-« Mais alors, pourquoi revenir dessus aujourd’hui ? »
Vaste question, à laquelle je vais essayer de répondre …
Première raison, j’ai décidé de faire le ménage dans les appareils que je vais garder et utiliser : celui-ci en fait partie.
Seconde raison, en relisant le premier article, je me suis rendu compte que j’avais été rapide dans sa présentation, or il mérite toute mon attention et je crains qu’il ne suscite la vôtre.
Troisième raison, j’ai eu l’occasion d’en acquérir un très bel exemplaire, avec tous ses accessoires (flash, optiques diverses, filtres Cokin, filtres close-up et j’en passe – merci Ria, qui était heureuse que je lui donne une seconde vie).
Quatrième raison, parce que j’en avais envie, na !
Sérieusement, c’est un magnifique appareil qui serait presque éclipsé de nos jours par son cousin, le Canon AE-1.
Mais reprenons un peu la chronologie des A, pour mieux comprendre :
le premier best-seller fut le Canon FTb QL (1971), qui évolua un peu en FTbn QL (n pour new – 1973) qui était un « tout mécanique » avec une cellule, alimentée par une pile
ensuite, en 1976, grosse révolution avec l’apparition du Canon AE-1 car c’est le premier appareil Canon avec un micro-ordinateur numérique qui pilote ce semi-automatique à priorité vitesse.
puis c’est au tour du Canon AT-1, en 1977, un AE-1 simplifié qui n’a plus d’automatisme, seulement l’assistance de la cellule
en 1978, Canon frappe fort et présente celui qui nous occupe aujourd’hui, le A-1
enfin, en 1979, ce sera le Canon AV-1, qui renoue avec l’automatisme mais sera un priorité ouverture, contrairement au Canon AE-1
en clôture, le Canon AE-1 Program viendra, en 1981, finir la série, avec son automatisme programmé, débrayable
ah, il y aura encore le Canon AL-1, sorti lui en 1982. S’il a un air de famille avec le A-1, il est comme un appareil de transition, qui proposait une solution originale d’assistance à la mise au point, prémices de l’autofocus qui apparaitra en 1985 avec le Canon T80
Voilà, voilà …
Donc, en 1978, Canon présente un appareil tout électronique, piloté par un véritable ordinateur, qui résume le meilleur de tous les appareil Canon déjà sortis :
il propose 5 modes d’exposition et le contrôle manuel
mode priorité à la vitesse : vous choisissez une vitesse, il règle le diaphragme
mode priorité à l’ouverture : vous choisissez l’ouverture, il règle la vitesse
mode program (tout automatique) : il choisit la vitesse et le diaphragme
mode flash : avec les flashs Speedlite, – surtout le 199A prévu pour lui – la vitesse passe automatiquement au 1/60s et l’ouverture du diaphragme est réglée par le boitier
Mais le plus impressionnant – pour l’époque – c’est l’affichage, dans le viseur, avec des chiffres en rouge vif (qui rappelleront à ceux qui ont plus de 40 ans le charme des premières calculatrices Casio) des informations sur la vitesse et l’ouverture. Et si vous changez d’environnement – du clair au foncé et inversement – l’intensité des chiffres changent, pour qu’ils restent toujours bien visibles. Magique !
Bon, pour les chagrins ou ceux qui sont allergiques à la lumière rouge, il est possible de supprimer les indications de l’écran, en faisant pivoter le petit bouton vers le point blanc. Ceci ne change rien aux mesures, mais vous ne voyez plus les infos.
Et ce n’est pas tout : alors que l’exposition réelle est variable en continu dans l’ouverture et continue dans les vitesses d’obturation réelles, la lecture numérique fournit des demi-f.stops et des vitesses d’obturation moyennes de f/1,4 à f/32 et à partir de 30 secondes jusqu’à 1/1000 s.
Si vous passez en mode manuel, un M apparaît; si vous utilisez un flash entièrement couplé, un F apparaît lorsque le flash est prêt; vous décidez de passer à une pose longue, le mot « bulbe » apparaît ; en surexposition ou sous-exposition, le chiffre d’ouverture ou de vitesse d’obturation approprié clignote pour vous avertir; faites du « n’importe quoi » qui chamboule vos paramètres et une série lumineuse d’EEEEEE apparaît.
Le viseur est très clair, avec un stignomètre entouré de micro-prismes sur un dépoli très fin et lumineux.
Et une astuce que l’on rencontre rarement : lorsque vous êtes en pause longue, vous pouvez fermer l’oculaire, grâce à un petit levier près du viseur, pour empêcher les lumières parasites de pénétrer dans la chambre.
La cellule à diode au silicium est alimentée par une pile de 6v qui n’est pas au mercure. Les 4LR44 modernes vont donc parfaitement. Sa sensibilité est de 6 jusqu’à 12800 Asa. La mesure de la lumière est intégrale à prédominance centrale (environ 12% de la surface).
Tous les accessoires prévus, au fur et à mesure pour la série A, lui sont dédiés. Y compris deux moteurs, le Power Winder A sorti pour le AE-1 et le Motor Drive MA, très compact, qui autorise jusqu’à 5i/s et permet les prises de vue en vertical.
Vous aviez aussi accès à la vaste gamme des objectifs FD et New FD (noir avec bouton de blocage sur le coté), ainsi qu’aux anciens FL mais uniquement en manuel alors.
J’en profite pour revenir ici sur un des modes particulier du Canon A-1, l’exposition automatique à diaphragme fermé (le « stopped down »).
Il permet d’effectuer des prises de vue en exposition automatique avec les anciens objectifs FL ou avec les accessoires non couplés, tels ceux pour la macrophotographie, qu’on intercale entre le boitier et l’objectif. Pour utiliser ce mode, appuyer sur le levier de profondeur de champ, enlever la position A de l’objectif et le régler sur l’ouverture souhaitée.Vous pouvez faire les réglages en étant sur le Av ou le Tv car la vitesse d’obturation sera réglée automatiquement dans chaque cas. Seule l’indication de la vitesse retenue s’affichera dans le viseur.
Pourquoi cet appareil eut-il tant de succès, au point de bâtir une légende ?
C’est qu’il était avant tout un modèle professionnel utilisable par le débutant (pour peu qu’il sache faire une mise au point) et qu’il a été construit pour durer.
C’est un boitier plein d’astuces, faciles à utiliser et à comprendre, qui vous font gagner du temps dans la prise de vue et lorsque vous les manipulez avec aisance, c’est redoutable d’efficacité.
Quelques exemples en images et en vrac :
Vous voulez faire des expositions multiples, un petit levier à pousser sous le déclencheur et c’est parti, autant de fois que vous voulez le faire.
Vous voulez éviter de gâcher de la pellicule mais voulez pouvoir déclencher très vite ? Un « interrupteur » débloque le déclencheur, appareil armé (position A ou L = fermé).
Vous voulez déclenchez sans vibrations ? Le retardateur, qui varie de 2 à 10s, vous autorise à tout régler avant un déclenchement en douceur.
Le testeur de profondeur de champ est idéalement situé et efficace.
Un moment d’hésitation sur vos piles ? Un petit bouton au dessus a enfoncer et la diode rouge, à droite, près du déclencheur, s’allume pour vous rassurer.
Enfin, cerise sur le déclencheur, cet appareil est très précis : sa mesure d’exposition est très bonne et les informations que vous voyez dans le viseur très lisibles.
Afin d’améliorer la prise en mains, un petit grip vient se fixer sur le côté, qui protège en même temps la porte de la trappe à piles, toujours aussi fragile hélas.
Ce qui est frappant avec ce boitier, c’est qu’il est extrêmement moderne dans la distribution de ses possibilités. Si vous venez du numérique, vous ne serez pas (trop) décontenancé avec ses commandes :
vous voulez vous simplifier la vie et rester en mode tout automatique ? Pas de souci, vous mettez le sélecteur sur Av et réglez sur P (programme) et l’appareil s’occupe de tout, très bien.
vous désirez rester maître de vos ouvertures, rien de plus simple, vous mettez le sélecteur sur Av et avec la molette devant, vous sélectionnez les ouvertures désirées, le boiter se chargera de calculer la meilleure vitesse
vous désirez rester maître de vos vitesses, tout aussi simple, vous mettez le sélecteur sur Tv et toujours avec la molette devant, vous sélectionnez vos vitesses, le boitier se chargera alors de calculer le meilleur diaphragme
n’oubliez pas alors de laisser votre objectif sur la position A
par contre, si vous voulez tout contrôler vous -même, quittez la position A de votre objectif et basculez le levier sur le fut de l’appareil (mais avouez que c’est dommage de se passer des aides offertes, quoique cela dépende des circonstances de prises de vue, nous sommes d’accord).
encore au rayon des molettes utiles et modernes, celle pour régler la sur ou sous exposition volontaire
vous voulez garder l’exposition que vous avez sélectionnée ? Un petit bouton, sur le côté du fut d’objectif vous permet de mémoriser celle-ci
si vous voulez aller vite pour ré armer, le levier peut être ouvert à 30° pour une meilleure préhension dans l’action
A contrario du numérique, ne vous inquiétez pas de l’autonomie de la pile, elle vous suivra au moins un an. Mais il est toujours prudent d’en avoir une avec soi, au cas où. Sans pile, l’appareil ne fonctionne plus.
Au rayon des petits soucis, il y en a un assez récurrent, que l’on nomme le « squeeze » ou « squeak ». En fait, un bruit assez désagréable qui fait penser que le boitier va tomber en panne. Il s’agit surtout d’un manque de lubrification à un endroit bien précis. Y remédier n’est pas difficile, il vous faut : un tournevis, une seringue, de l’huile minéral ultra fine (comme pour les machines à coudre) et un peu de patience et de dextérité, car il ne faut en aucun cas mettre plus d’une (petite) goutte d’huile !
Allez, pour vous aider une petite vidéo d’illustration de la manipulation :
et si vous hésitez encore :
Et la seconde méthode
Toujours au rayon des petites choses à faire sur un boitier de 50 ans, les mousses. Surtout celle du miroir, pour éviter qu’il ne s’abime. Facile à faire si ce n’est qu’il faut porter une attention particulière, quand vous retirerez les débris de l’ancienne, à ce qu’ils ne tombent pas sur le dépoli.
Que penser de ce Canon A-1 ?
Pour moi, il est la meilleure synthèse des appareils de l’époque. Bien construit, agréable à l’usage, il vous offre suffisamment de possibilités de contrôle pour vous permettre de vous concentrer sur ce qui est, in fine, le plus important : la prise de vue.
Sauf à avoir été manipulé par un régiment de brutes, il ne vous laissera pas tomber facilement.
Couplé avec les meilleurs objectifs FD ou New FD de l’époque, vous avez là une redoutable machine à photographier. Ne craignez pas de le coupler aux 28 ou 35mm de la marque en f2,8; le 50mm f1,8 est un grand classique, comme le f1,4, même si je rêve encore du mythique f1,2; les 85, 100 ou 135mm en f1,8 sont des musts. Fouinez, ils en reste beaucoup à des prix acceptables (sauf le f1,2, grrrr ….).
Des millions d’exemplaires ont assis sa réputation, même si , de nos jours, comme je l’écrivais en préambule, il est un peu éclipsé par le AE-1, mais – de grâce – n’écoutez pas les « influenceurs », vils perroquets qui répètent ce qu’ont dit les mainates (dixit Benabar). Le Canon AE-1 est un très bon appareil, tout comme le Canon AV-1, mais celui-ci fait, dans un seul boitier, ce que ces deux là faisaient chacun de leur côté !
Est-il abordable ? Paradoxalement, oui … et non ! J’explique : comme la plupart des gens se ruent sur le Canon AE-1, il y a encore moyen de faire de bonnes affaires, mais comme il a été produit en moins d’exemplaires que le Canon AE-1, sa cote reste stable. Comptez environ 120€ pour un bel exemplaire en parfait état. Mais sachez que ça ne vas pas durer et qu’inévitablement, les prix vont monter.
Un mot, encore : investissez dans une bonne sangle, la solidité et la stabilité ont un poids (620gr nu). Mais quel plaisir de « sentir » cet appareil fonctionner dans les mains. Si vous vous sentez l’envie de redécouvrir les joies de l’argentique dans de (très) bonnes conditions, cet appareil est un must, à comparer au Pentax LX , au Nikon F3 et au Fujica AX-5, contemporains.
Deux videos de présentation (ben oui, il en mérite bien deux !)
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI. Je vous encourage à le télécharger, ne fusse que pour le plaisir de découvrir comment, en 104 pages concises, on vous explique comment fonctionne l’appareil mais on vous donne aussi un cours de photographie élémentaire et utile !
Résumé des caractéristiques techniques :
Appareil photo reflex à obturateur à plan focal Objectif normal Canon FD 55 mm f/1.2 SSC, FD 50 mm f/1.4 SSC Monture d’objectif FD Obturateur plan focal quatre axes à déplacement horizontal avec rideaux en tissu. X, B, 30, 15, 8, 4, 2, 1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250, 1/ 500, 1/1000 s. Toutes les vitesses contrôlées électroniquement. Retardateur intégré (avec délai de 2 et 10 secondes et LED clignotante). Expositions multiples activées avec un levier. Déclencheur électronique. Contacts de synchronisation à commutation automatique Flash Sync X-sync avec prise allemande et sabot. Viseur avec pentaprisme fixe au niveau des yeux. Grossissement 0,83x, couverture verticale 93,4 %, couverture horizontale 95,3 %. Télémètre à image divisée entouré d’un télémètre à microprisme au centre de l’écran mat de Fresnel. Obturateur d’oculaire fourni. Six écrans de mise au point interchangeables en option (installés par le personnel de service). L’écran standard a ensuite été remplacé par l’écran « Laser Matte », plus lumineux et plus net. Informations d’affichage numérique avec LED rouge à 7 segments pour la vitesse d’obturation, l’ouverture, la préparation du flash Speedlite dédié, les réglages manuels et les affichages d’avertissement. Contrôle d’exposition SPC pour la mesure moyenne pondérée centrale à pleine ouverture TTL ou la mesure arrêtée TTL. Plage de compensation d’exposition de 2 EV. Verrouillage AE fourni. Cinq modes AE : AE à priorité à la vitesse d’obturation, AE à priorité à l’ouverture, programme AE, AE à priorité à l’ouverture prédéfinie et Speedlite AE (avec Speedlite dédié). Le mode est réglé avec un sélecteur. Plage de mesure à ISO 100 et f/1.4 : EV -2 – 18. Plage de vitesse du film de ISO 6 à 12800 par pas de 1/3. Une pile à oxyde de mercure 4G-13 6 V ou une pile alcaline 4LR44. Contrôle de la batterie avec bouton et LED clignotante. Chargement de film et bobine de réception à fente avancée. Avancement avec une course à 120° du levier (possibilité de courses partielles). Position prête à 30°. Le compteur d’images se réinitialise automatiquement lorsque le dos de l’appareil photo est ouvert. Compte à rebours pendant le rembobinage. Rembobinage du film par la manivelle supérieure Poids 620 g nu
Là, j’avoue que je regrette avoir offert à mon frère le premier que j’ai acheté (non, je plaisante, je suis très content de lui avoir offert, il aime aussi les beaux boîtiers et s’en sert très bien).
C’est un excellent appareil, aussi bien – pour ma part – que le Canon A-1 au niveau de la douceur des commandes et de son silence de fonctionnement, tout en étant aussi performant (c’est un peu normal, il a 3 ans de moins et à cette époque – 1981, Canon et consorts ne se faisaient pas de cadeau et sortaient assez régulièrement des nouveautés, au seuil des années où l’autofocus était encore un phantasme, même si nous étions loin de la frénésie qui consiste à déclasser un appareil six mois après sa sortie !).
Je ne désespérais pas d’en retrouver un second, mais les prix augmentent sur le marché de l’occasion. Ceci étant, le parc optique est aussi important que celui du Canon et aussi qualitatif.
« C’est un appareil qui propose un mode d’exposition « tout automatique », en plus des modes priorité ouverture et manuel désormais traditionnels. Ce mode tout auto s’appelle le « Minolta Program System » (MPS) : tourner la bague des vitesses dans cette position permet à l’utilisateur de se concentrer sur la mise au point et le cadrage de la photo sans se soucier du tout de l’exposition ! » voir l’excellent site, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11522-Minolta_X-700.html pour d’autres explications.
Comme lorsque le Canon A-1 est sorti et avec lui les montures FD, le Minolta X 700MPS fait partie d’un « système », qui a inauguré une nouvelle monture chez Minolta, la MD, avec des cames spécifiques pour répondre aux nouveaux automatismes présents.
Une foule de petits détails font que cet appareil était très en avance à son époque
A gauche, le réglage de la sensibilité, avec le petit bouton pour déverrouiller celui-ci, à droite, les réglages des modes avec le P pour les programmes, le A de l’automatisme, les réglages manuels; vous voyez aussi la molette crantée sous le barillet des vitesses qui permet de mettre sur ON/OFF, le petit bouton qui permet de déverrouiller les réglages, le tout dans un design très épuré et ergonomique pour l’époque (petit bossage à l’avant, grip pour le pouce derrière)
Et les petits détails qui facilitent la vie : outre le mémo de film à l’arrière (photos plus haut), il y a sur la lanière d’origine ce petit container dans lequel vous pouvez mettre 2 piles de secours.
Bref, de nos jours encore, une fabuleuse machine à photographier. Ils faisaient beau, costaud et performant à l’époque !
Et, franchement, pour ceux qui ont plus de 40 ans, ce sont des appareils qui nous ont marqués et qui sont un peu comme l’archétype du réflex. Difficile de les oublier, d’autant que presque 50 ans plus tard, ils fonctionnent toujours, eux !
Le Minolta X 700 MPS a aussi eu une descendance : le X 500 et le X 300, qui sont un peu plus abordables et, même s’ils sont un peu « simplifiés » par rapport à leur ainé, ils ne déméritent pas. Le Minolta X 500 a d’ailleurs excellente réputation. Franchement, si vous n’arrivez pas à trouver le grand frère à un prix raisonnable, n’hésitez pas, prenez le X 500.
Oui, je notais « prix raisonnable » car il est difficile d’en trouver un en bon état sous les 100€. Le premier que j’ai acheté, fin 2018, m’avait couté 50€. Celui que j’ai racheté mi 2020, sans objectif cette fois, 90€, et j’ai fais une excellente affaire !
Les qualités de l’appareil les justifient-elles ? Franchement – et je pèse ce que je vais écrire – non. C’est comme pour les Canon F-1 et A-1, qui ont aussi marqué les esprits en leur temps. Qui restent de fabuleuses machines mais si vous voulez vous (re)mettre à l’argentique, vous aurez bien plus facile de le faire avec un appareil qui vous propose tout ce que ceux-ci font, avec l’apport de l’électronique et déjà de l’autofocus (Canon 500N, Canon 300, Minolta Dynax 505si Super, Dynax 5, p. ex.). Et si vous voulez rester en manuel, pour vous initier complètement, un Pentax P30, un Minolta XG2, un Fujica AX-1, un Canon AV, p. ex. font parfaitement l’affaire, tout en étant plus abordables.
Ces appareils sont pour ce que je qualifie les esthètes, qui aiment posséder des appareils un peu exceptionnels, pour s’en servir, mais qui maitrisent les réglages propres à ceux-ci … et qui ont les moyens.
Un concentré de « technologies » pour l’époque (1978), un superbe appareil sur lequel il est possible d’installer des cailloux de légende pour pas trop cher. J’avais trouvé un 50mm ouvrant à f1:1.4, un 35 mm ouvrant à f1:2.8 et un 135mm ouvrant lui aussi à f1:2.8 pour l’accompagner. Très souple d’utilisation, performant, relativement peu bruyant lors du déclenchement, je l’ai cédé à un étudiant en photographie, qui l’utilise toujours.
Le Canon A-1 est le grand frère du très connu Canon AE-1 qui a inauguré une longue lignée dont le AV -1 et l’AE-1 Program, plus tard.
Un appareil bien né, qui a marqué son époque. Et cela se ressent au niveau prix, de nos jours : difficile d’en trouver un , en bon état, sous la barre des 100€.
Quelques soucis sont bien connus : la porte qui masque la pile, fragile; un bruit parfois bizarre (le Squeeze) lors du déclenchement, qui nécessite une petite intervention facile (très bien décrite sur le Net à plusieurs endroits), … et c’est presque tout.
C’est du solide, du bel objet, qui délivre de magnifiques photos lorsque l’on parvient à le maîtriser, ce qui est plus facile que d’ingurgiter les 400 pages d’un numérique moderne.
Et des astuces qui ont fait la réputation de cet appareil : la possibilité de surimpression, enfantine; un petit loquet pour masquer la fenêtre du viseur en cas de pose longue; l’ergonomie bien pensée qui place tout à portée de doigts (l’index en l’occurrence); et – cerise sur le gâteau – le premier appareil au monde à proposer un ordinateur intégré numérique et non plus analogique, qui autorise plusieurs modes de fonctionnement. Une fois encore, je vous renvoie à l’excellent site http://www.fou-du-canon-f-1.net/appareils-canon-apres-le-f-1/canon-serie-a/ qui vous en apprendra encore plus sur ces merveilleuses machines.
Franchement, je me pose toutefois la question du prix : est-il raisonnable de dépasser les 100€ pour un boitier nu ? Si les mousses ont été changées dans les règles de l’art, si le squeeze a aussi été résolu dans les règles, si la porte de la pile n’est pas abîmée, s’il n’y a pas de coups flagrants sur le prisme ou les cotés et si l’appareil ne porte pas trop de traces d’usure (un peu de patine, c’est beau, trop de patine, c’est un appareil qui a beaucoup – trop – servi !), s’il a été nettoyé correctement, que le miroir est sans défauts, vous pouvez envisager la dépense car cet A-1 est reparti pour des années de bons et loyaux services.
Pourtant, je persiste à dire que ce type d’appareil doit être vendu avec un objectif, à minima un 50mm en f1:1,4 ou f1:1,8 (mine de rien, ça protège aussi la chambre si un objectif ou – à défaut – au moins un bouchon sont vendus avec l’appareil. Et c’est gage de sérieux de la part du vendeur).
Enfin, si l’appareil que l’on vous soumet ne répond pas à ces critères, soit vous renégociez sérieusement le prix, soit vous passez votre chemin. Le A-1 fut produit en suffisamment d’exemplaires que pour vous offrir un beau boitier.
Dernière remarque, peut-être : ce type d’appareil est très facile à utiliser … pour peu que vous ayez quelques notions de ce qu’est un appareil argentique ou que vous preniez la peine de les apprivoiser. Sinon, au risque d’être déçu, optez pour des appareils un peu plus modernes, style des premiers Eos (si vous restez chez Canon). Ceux-ci bénéficient déjà de l’autofocus, de réglages automatisés (roue P-AV-TV-M- et scènes), ce qui se rapprochent plus des appareils modernes.
Ceci étant, avec le Canon A-1 vous aurez entre les mains ce qui se faisait de mieux à l’époque, avec des facilités qui vous permettront des photos créatives (pour mémoire, surimpression facile, pause longue avec protection de l’œilleton, vitesses rapides et lentes envisageables sans soucis, automatismes à votre service ou débrayables, stabilité de l’appareil en main, fonctionnement même si la pile est out). Faites vous plaisir !
C’est un Eos des années 2000, un des derniers avant le tout numérique de la marque.
Il s’agit d’une refonte, en profondeur, d’un autre best seller de Canon, le Canon Eos 50e, qui avait inauguré ce « pilotage par l’oeil ».
Notez que l’appareil a été décliné en Eos 30 et 33, ce dernier n’étant pas piloté par la vision du photographe.
Bref, c’est un Eos presque comme nous les connaissons maintenant : ergonomie, robustesse et facilité d’utilisation. Il est aussi parmi le plus silencieux des réflexes, même modernes.
Léger et compact, il est très agréable à tenir en main et il bénéficie de tous les agréments des Eos modernes. Vous ne serez pas dépayssé si jamais vous en prenez un en main. Positionné comme en appareil destiné aux « experts », il ne vous décevra pas et vous offrira tout le confort que l’on peut attendre d’un Eos : le boîtier propose outre les classiques modes Programme, Av, Tv et manuel, les habituels « programmes résultat » de Canon : tout auto (rectangle vert), Portrait, Sport, Paysage, Macro, Nuit.
Enfin, cerise sur la baïonnette, vos pourrez utiliser tous les objectifs de la gamme EF. En sachant toutefois que les derniers EF sortis pour les Eos de dernière génération (plus de 20 millions de pixels) risquent d’être trop « chirurgicaux » pour les films et d’affecter le rendu de vos photos. Ceci étant, ça vous ouvre des possibilités immenses d’objectifs de grandes qualités, souvent injustement délaissés à cause de la précision des nouveaux capteurs.
Si vous voulez commencer l’argentique dans de bonnes conditions, à prix raisonnable, avec du matériel efficace, déjà très moderne, l’EOS 30 est un excellent choix, sans doute moins « glamour » qu’un F1, un A1 ou même un AE-1 mais bien plus simple à utiliser.
Franchement, si je devais me remettre ou découvrir l’argentique, je me tournerais sans hésiter vers cet appareil, qui ne rebute pas ceux qui ont déjà eu un réflex numérique en main, car ils retrouveront rapidement leurs marques avec ce boitier … le film en plus !
Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez - This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Paramètres des cookies/Cookie settingsACCEPTER / ACCEPT
Privacy & Cookies Policy
Privacy Overview
Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site. Parmi ces cookies, les cookies qui sont classés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels au fonctionnement des fonctionnalités de base du site Web. Nous utilisons également des cookies de tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site Web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre accord. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais le fait de refuser certains de ces cookies peut avoir un effet sur votre expérience de navigation.
Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these cookies, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may have an effect on your browsing experience.
Les cookies sont absolument nécessaires pour le bon fonctionnement du site Web. Cette catégorie ne comprend que les cookies qui assurent les fonctionnalités de base et les caractéristiques de sécurité du site Web. Ces cookies ne stockent aucune information personnelle. - Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.