Argentique

Première sortie avec le Leica M5

Une sortie en ville qui s’apparente à déambuler dans un monde post apocalypse … vraiment étrange … tout ça à cause d’un petit virus au nom bizarre …

Bref, le ciel était laiteux, il ne faisait pas franchement froid, juste un peu humide sur la ville de Mons, avec son marché dominical. Qui ressemblait à un triste désert, avec des scènes irréalistes de (très) rares chalands faisant la file en respectant les distances, en ligne ou en quinconce … jamais je n’ai pu photographier la Ville avec autant de latitude ! Rendez-vous compte, la Grand’ Place vide, le Marché aux Herbes désert !

Que dire sur le Leica M5 ? Il fait son poids le bougre (937 gr exactement avec son objectif, sa pile et un film en 36 pauses) il n’est pas très facile à porter car c’est un modèle de 1973 avec 2 lugs (je traduis : 2 attaches) sur un seul côté, le gauche, qui devrait le faire porter à la verticale. A l’époque, les ingénieurs de Leica trouvaient ça ergonomique … peut-être mais comme je ne possède pas la lanière ad hoc, je le porte à la main, ou dans mon sling (entendez, mon sac bandoulière). Notez qu’à partir de 1975, ces mêmes ingénieurs ont replacé un troisième lug (attache) sur le côté droit (vous donnant ainsi le choix du portage)

Ceci étant, il est plus volumineux qu’un M3, que le Canon P, ou le Leica IIIf et le Zorki 1c, mais pas désagréable en main : je le sens bien et les « commandes » tombent naturellement sous les doigts.

à titre de comparaison : derrière, de gauche à droite Kiev 4AM, Leica M5; au milieu, le Leica M3; devant, de gauche à droite Canon P, Zorki I et Leica IIIf

En fait de commandes, pas besoin ici de lire 590 pages d’explications indigestes : vous avez réglé la sensibilité ISO (ou ASA), vous réglez l’ouverture, vérifiez dans le viseur ce que dit la cellule et adaptez la vitesse en fonction (ou l’inverse). Simple, rapide, efficace !

Heu … le mode d’emploi fait 36 pages et vous avez compris comment tout fonctionne.

J’ai équipé mon M5 d’un Voigtländer Ultron 35mm f1:1,7, très clair et facile à régler. Avec le grand « patch » du télémètre, c’est un régal, même si j’ai commandé des « black focus wrench » (je traduis : des bouts de caoutchouc à coller pour mieux sentir la bague de distances).

J’avais envisagé de l’équiper de mon Jupiter 12 mais de par la conception de la cellule – en fait un bras articulé qui porte la cellule et se place devant le rideau juste avant le déclenchement – ce n’est pas possible car c’est un objectif qui « rentre » profondément dans le corps de l’appareil et donc qui empêcherait le bras de se déployer, risquant de l’endommager. Quelques autres objectifs aux mêmes particularités ne peuvent être de ce fait montés sur le M5.

le Voigtländer est peut-être moins prestigieux qu’un objectif Leitz mais il est abordable

De fait, comme le M5 est le premier Leica équipé d’une mesure de l’exposition à travers l’objectif (TTL), il n’y a pas d’appendice disgracieux sur le capot (comme les M3), qui sont des télémètres non couplés. Vous devez armer l’appareil pour que la cellule soit opérationnelle (ça économise la pile), puis, lorsque vous visez, une aiguille sur la barre inférieure du verre de visée vous indique où vous devez faire coïncider une autre aiguille, qui bouge avec le sélecteur de vitesse. Vous voyez ainsi apparaître, lors de votre composition, la vitesse sélectionnée, que vous pouvez modifier soit avec le diaphragme, soit la vitesse. Facile, rapide et précis, le sélecteur de vitesse étant un poil plus large que le capot, ce qui vous permet de le faire tourner du bout de l’index sans avoir à quitter de l’œil votre composition.

Ensuite, au niveau discrétion, lorsque vous déclenchez, c’est juste un petit « clic » à peine audible, tout comme lorsque vous réarmez. Vous ne dérangerez personne avec cet appareil même lors d’un discours ou d’un concert. Honnêtement, j’avais toujours été septique quand au silence de fonctionnement des Leica, mais avec celui-ci, c’est un fait avéré.

Bon, il y a quand même un truc agaçant avec cet appareil : le chargement du film ! Il faut ôter la semelle, ouvrir la petite porte au dos, engager la cartouche de film avec une longueur d’amorce d’environ 10cm tirée, amorce que vous devez faire glisser entre les lamelles de la bobine réceptrice, fixe. Je manque sans doute de pratique, mais j’avoue que j’ai un peu galéré avant d’y arriver correctement.

L’avantage de cet assemblage étrange (semelle, porte) est d’assurer une très bonne étanchéité à la lumière une fois le tout refermé.

Résultat ? Ben disons dans … – on ne sait pas vu le confinement prévu jusqu’au 19/04/20 – mais le temps de déposer le film au labo et de le recevoir, développé et scanné en haute résolution sur un CD.

Sinon, première impression : très bonne, vraiment. L’appareil fait son poids mais il est tout à fait portable, même si je cherche une lanière pour avoir plus facile. Il est agréable à prendre en main (juste une petite remarque : j’accroche sans cesse le bouton du retardateur) et facile à régler. Silencieux comme dit plus haut. Restera à voir la qualité des photos délivrées.

Franchement, si je n’ai aucun scrupules à revendre le Leica M3, je sais que je garderai ce M5 : il a été mon premier Leica et surtout, il est très agréable à utiliser.

Mal aimé par les puristes de la marque, il mérite pourtant le détour, ne fut-ce parce qu’il a déjà une cellule, précise, intégrée et que, hormis les 2 attaches bizarrement placées sur le côté, il est très agréable à manipuler. Son poids le rend très stable.

Franchement, un bon achat à prévoir, d’autant que les prix ne s’envolent pas encore sur le grand site de vente, sur lequel vous en trouverez pas mal en excellent état. Attention toutefois, il n’en fut pas produit des centaines de millier (96.999 exactement).

Pour des infos techniques plus complètes, je vous suggère http://www.summilux.net/materiel/Leica-M5 en français, ou http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/T37/2129.pdf et https://www.japancamerahunter.com/2012/04/the-leica-m5-the-lost-leica/ en anglais

Argentique

Canon Eos 30

C’est un Eos des années 2000, un des derniers avant le tout numérique de la marque.

Il s’agit d’une refonte, en profondeur, d’un autre best seller de Canon, le Canon Eos 50e, qui avait inauguré ce « pilotage par l’oeil ».

Notez que l’appareil a été décliné en Eos 30 et 33, ce dernier n’étant pas piloté par la vision du photographe.

Bref, c’est un Eos presque comme nous les connaissons maintenant : ergonomie, robustesse et facilité d’utilisation. Il est aussi parmi le plus silencieux des réflexes, même modernes.

Léger et compact, il est très agréable à tenir en main et il bénéficie de tous les agréments des Eos modernes. Vous ne serez pas dépayssé si jamais vous en prenez un en main. Positionné comme en appareil destiné aux « experts », il ne vous décevra pas et vous offrira tout le confort que l’on peut attendre d’un Eos : le boîtier propose outre les classiques modes Programme, Av, Tv et manuel, les habituels « programmes résultat » de Canon : tout auto (rectangle vert), Portrait, Sport, Paysage, Macro, Nuit.

Enfin, cerise sur la baïonnette, vos pourrez utiliser tous les objectifs de la gamme EF. En sachant toutefois que les derniers EF sortis pour les Eos de dernière génération (plus de 20 millions de pixels) risquent d’être trop « chirurgicaux » pour les films et d’affecter le rendu de vos photos. Ceci étant, ça vous ouvre des possibilités immenses d’objectifs de grandes qualités, souvent injustement délaissés à cause de la précision des nouveaux capteurs.

Si vous voulez commencer l’argentique dans de bonnes conditions, à prix raisonnable, avec du matériel efficace, déjà très moderne, l’EOS 30 est un excellent choix, sans doute moins « glamour » qu’un F1, un A1 ou même un AE-1 mais bien plus simple à utiliser.

Franchement, si je devais me remettre ou découvrir l’argentique, je me tournerais sans hésiter vers cet appareil, qui ne rebute pas ceux qui ont déjà eu un réflex numérique en main, car ils retrouveront rapidement leurs marques avec ce boitier … le film en plus !

Comme d’habitude, pour en savoir plus : http://35mm-compact.com/reflex/canon-eos-30.htm, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1055-Canon_Eos%2033.html et http://www.canon.photo.free.fr/photos/modeles/reflex.php?canon=201 pour avoir une vue d’ensemble de la gamme des derniers Eos argentiques.

Argentique

Ricoh R1

C’est un petit appareil étonnant, apparu au tournant de 1996 en Europe, alors qu’il sévissait depuis déjà 2 ans au Japon.

Etonnant à plus d’un titre. La première chose qui frappe, c’est sa minceur. En effet, hormis le petit renflement qui sert de poignée et qui accueille la cartouche de film, le reste de l’appareil est plus fin. Parce qu’en fait, lorsque vous chargez le film, celui-ci sera enroulé sur lui-même, sans le support d’une autre bobine et, au fur et à mesure des prises de vue, le film rentrera dans la bobine. En cas d’ouverture accidentelle du dos de l’appareil, seules les photos non encore prises seront voilées. Déjà un bon point.

La seconde chose qui frappe, ce sont les modes de prise de vue : le 35 mm est le standard mais vous pouvez passer en mode panorama ou en wide panorama et là, l’objectif passe au 24 mm. Les cadres de visée suivent, sans que vous ne deviez modifier quoique ce soit. Pratique.

Enfin, mais c’est moins visible, vous pouvez activer ou désactiver le flash, lancer le retardateur et choisir un mode de prise de vue (spot, paysage, nuit). Bref, il a tout d’un grand et son autofocus est rapide et très précis.

Il sera le premier d’une longue lignée dont le GR1 est le suivant, qui se décline encore aujourd’hui en numérique.

Concrètement, il se cache dans la main et en photo de rue, il est redoutable de discrétion. Attention toutefois, il est (très) sensible au flare et il faut vérifier si la mousse qui entoure la fenêtre du film ne doit pas être changée (elle a tendance à devenir collante et à se désagréger), sinon entrée de lumière garantie (visible sur certaines photos prise avec lui en plein soleil).

En résumé, un chouette petit appareil, peu courant (ce qui justifie des prix parfois « irréalistes » sur certains sites de vente !) qui fonctionne très bien en photo rapprochée.

Pour en savoir plus sur cet étonnant petit appareil, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11834-Ricoh_R1.html (en français) ou https://classicameras.blogspot.com/2009/02/ricoh-r1.html ( en anglais)

Argentique

Canon P

Le Canon P est un appareil télémétrique, mis sur le marché en 1958 et ce jusqu’en 1961.

P pour Populaire, car Canon voulait produire un appareil télémétrique simplifié à moindre coût. Et ce fut un succès commercial avec la vente de 87875 exemplaires.

Ses plus :

  • monture visante LTM 39 mm
  • télémètre combiné à une correction automatique de la parallaxe avec des cadres pour les focales 35, 50 et 100 mm
  • armement par levier, obturateur à rideaux en acier donnant de la seconde au 1/1000s, synchro X et M au 1/25s
  • dos à charnière
  • manivelle de rembobinage intégrée dans le capot

Contemporain des Leica M2 et M3, il est sans conteste très moderne avec son dos à charnière, son levier de rembobinage, sa sécurité contre l’ouverture accidentelle du dos, son levier d’armement rapide.

Par comparaison :

  • les Leica M3 n’avaient pas de cadre pour le 35 mm (le 50, le 90 et le 135 mm étaient seuls affichés. Les Leica M2 – contemporains du Canon P (1958) – eux, en étaient pourvus mais le compteur de vues était manuel.
  • Tous les deux étaient à chargement par la semelle, certes simplifié depuis les Leica I à III, puisqu’il y a une « trappe » qui permet de bien positionner le film, et la bobine réceptrice est amovible. Tandis que le Canon a un dos monté sur charnières et une bobine réceptrice fixe.
  • Les Leica possèdent depuis toujours des rideaux en toile caoutchoutée qui assure une belle discrétion lors du déclenchement, qui nécessitent tôt ou tard un réglage (pour les retendre). Le Canon a un obturateur en lamelles métalliques, qui donnent un bruit un peu plus « sec » sans être plus bruyant. Les lamelles sont extrêmement fines et doivent faire l’objet d’attention pour ne pas les froisser complètement (à vérifier lors de l’achat de ce type d’appareil) – mon exemplaire est légèrement atteint et cela ne porte pas conséquence sur les photos.
  • Point de vue esthétique, c’est affaire du goût de chacun mais, perso, je les trouve chacun très beaux : d’inspiration Bauhaus et streamline, les Leica sont assez intemporels; le Canon est plus carré mais ses formes tendues sont très modernes pour l’époque et il y a aussi une grande recherche du détail (voir la manivelle de rembobinage).
  • Au niveau optique, les cailloux de chez Leitz sont magnifiques mais ceux de chez Canon ne déméritent pas (certains sont aussi inabordables que ceux du confrère allemand !).
  • Le Leica M3 inaugurait une nouvelle monture, plus facile et plus sécurisée pour les objectifs (baïonnette) alors que le Canon restait fidèle à l’ancien standard Ltm 39, qui assurait un parc optique immense (pour l’époque) sans nécessiter une bague d’adaptation, mais le principe du vissage était moins rapide et plus délicat (l’objectif pouvait ne pas être bien visé et donc fixé, ou alors trop serré et difficile à enlever)

Comme je l’écrivais, la qualité des optiques Canon de l’époque en font des objectifs recherchés et parfois à des prix … stratosphériques (surtout le 50 mm f1:1,2 ou le fameux f1:0,95 !).

Ici pas de plastique, que du bon métal. L’appareil n’est donc pas léger mais il tombe bien en main, très bien équilibré et si vous avez la chance de trouver un objectif dit rapide (comme celui illustré ici), c’est un régal pour les réglages.

Je rêvais d’un beau télémétrique et j’en ai trouvé un chez Canon.

Je vous encourage à lire l’article consacré au Leica M3 (Première sortie avec le Leica M3) pour y découvrir le comparatif que je propose avec le Canon P … qui reste un « maître achat » pour découvrir la photographie télémétrique avec un appareil de qualité. Tout comme je vous encourage à lire l’article intitulé « première sortie avec le Canon P« .

Pour des infos plus techniques, comme d’habitude, je vous recommande http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10534-Canon_P.html, en français, ou en anglais https://www.casualphotophile.com/2017/08/11/canon-p-camera-review/

Les télémétriques

Canonet QL 17 G 3

Cet appareil est l’aboutissement de la gamme Canonet, commencée au début des années ’60.

C’est un appareil relativement compact, même s’il fait son poids (620 gr.), tout en métal, à une époque où les constructeurs fabriquaient « pour durer ».

Cet appareil date de 1972 et il sera construit à plus de 1 200 000 exemplaires (jusqu’en 1982), tant son succès fut grand. Ridiculement appelé le « Leica du pauvre », il est toujours apprécié pour ses qualités propres : silencieux, facile à charger (le QL veut dire « quick loading » ou chargement rapide – essayez de faire ça avec un Leica M4 !); objectif fixe 40 mm ouvrant à f1:1,7; automatique à priorité vitesse ou tout manuel; la cellule est une Cds qui fonctionne en mode priorité à la vitesse, avec le rappel du diaph dans le viseur par un galvanomètre; retardateur et deux prises synchro flash. Bref, du classique qui plait toujours.

C’est un bel appareil, esthétiquement. Fabriqué en livrée bis-tons noir et argent, ou tout noir, c’est un appareil – un peu comme les Yashica Electro 35 – qui traverse le temps sans vraiment se démoder. Et, ce qui ne gâte rien, il est plaisant à prendre en main, bien équilibré et facile à appréhender.

Hormis remplacer les mousses, ce qui demande un peu de temps et de patience, trouver une pile pour remplacer celle initialement prévue au mercure, vérifier que le télémètre est bien calé, il y a peu de chose à faire pour que la machine se réveille et redevienne efficace.

A propos de pile, il faut noter que la cellule est sensible au voltage. Donc si vous optez pour une LR44 à tout faire, pensez à compenser sur la sensibilité car l’appareil aura tendance à surexposer. Sinon, une pile zinc-air PX 675 fera l’affaire (avec un adaptateur), voire une WeinCell MRB 625, plus onéreuse.

Au niveau des prix, comptez de 50€ à plus de 200€ pour la version noire, plus rare (prix indicatifs en début d’année 2020). Il est évident que sur l’exemplaire à 50€ (version bi-tons), vous devrez changer les mousses et le nettoyer. Disons que pour un exemplaire en parfait état de marche, prêt à prendre vos premières photos, vous serez plutôt vers les 90€ minimum.

Je viens de recevoir mon « nouveau » Canonet QL 17 G 3 en version noire : magnifique !

Le gros avantage de cet appareil est sa visée, très claire, large et lumineuse, à la Leica M3 (si, si j’ose … j’ai les 2!). Il est silencieux, vraiment facile à charger et rapide à mettre en œuvre.

Son seul « défaut » serait son objectif fixe, un superbe 40 mm ouvrant à f1:1,7 ? Pas forcément, en général on s’habitue à une distance, notamment en photo de rue et on change peu de focale, justement parce que l’on a bien appréhendé cette distance. D’autant que 35 et 40 mm sont très proches.

Honnêtement, j’ai parfois difficile à choisir qui je vais sortir en rue !

Pour des infos plus techniques, je vous renvoie chez http://www.suaudeau.eu/memo/collection/Tlmfx/canonetg3ql17.html, jamais avare en bons conseils, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10538-Canon_Canonet%20G-III%2017%20QL%20.html et http://35mm-compact.com/compact/canonetql17g3.htm, toujours utiles à consulter. Et j’ajoute http://benber.fr/presentation-canonet-ql17-g-iii/, qui lui aussi l’a testé et … approuvé !

Mes appareils et leurs accessoires

Trépied et monopode

Comme je l’écrivais précédemment, mon trépied était un Redged (marque hollandaise) qui a surtout pour lui de ne mesurer que 34 cm replié et qui est léger (1,2kg). Mais son seul défaut, ce sont les « rotules » pour le déplier : je préfère des « cliquets » plutôt qu’un système à viser, beaucoup plus lent. Et donc j’ai opté, finalement, pour un trépied Manfrotto compact MKC3 avec une rotule rapide (malheureusement ?) propriétaire. Aussi très léger (alu) mais un peu plus haut que le précédant (43 cm avec la rotule).

Le monopode est aussi un petit accessoire utile. Forcément moins stable que le trépied, il vous permet de sortir de situation délicate et assure quand même une meilleure assisse que vos seules mains. Si vous fouinez un peu sur le Net, vous trouverez plein de tutoriels dans lesquels on vous explique comment assurer la stabilité de votre monopode.

Et puis, j’ai toujours un petit Gorilla pas loin, vous savez ce drôle de petit trépied que s’articule dans tous les sens et qui peut même s’accrocher à une barre, une branche ou autre point d’appui un peu étrange. Bon, soyons raisonnable : vais-je lui confier l’Eos 5 D et le 24 -70 série L en équilibre précaire ? Mais pour le reste, c’est un artifice excellent.

Dans mon fourre-tout, j’ai aussi redécouvert un tout petit trépied que je traîne avec moi depuis si longtemps et dont je viens de connaître son histoire. Il s’agit d’un petit trépied inventé par Yashica, dans les années ’70 dont les pieds se replient à l’intérieur d’un fourreau d’une quinzaine de centimètre, qui ne pèse rien et tient bien la route (la table, le banc, le bord de la falaise, etc.). Idéal pour un petit appareil comme le Canon 50 M ou le Fuji X 20, mais pas plus.

Et comme parfois même les gros appareils ont besoin d’un petit trépied, j’ai acheté sur un site bien connu un Moman, tout en alu, qui peut supporter une charge de 80 kg. Particularité ? Deux en fait : sa bague qui permet de le mettre à plat (hauteur max 3 cm) ou de bloquer les pieds, garnis de caoutchouc efficace, en position haute et deux filets « standards » différents qu’il suffit d’escamoter selon l’usage. J’y ai fixé une platine Neewer avec attache rapide et universelle (plus 2 cm). Il a la particularité de pouvoir été attaché avec des sangles si on veut le faire tenir dans des endroits « bizarres ». Moins de 20€ pour le tout, imbattable.

Mes appareils et leurs accessoires

Le portage

Les sacs à dos sont un investissement assez incontournable. Comme beaucoup, j’ai pas mal pataugé avant de trouver ce que je cherchais. Finalement j’ai arrêté mes choix sur :

  • un Peak Design Everyday Sling 5l, tout petit à l’extérieur et grand à l’intérieur (j’y mets 2 télémétriques avec leurs objectifs, 2 cellules à main, ou le Canon Eos M50 et un télémétrique, plus quelques babioles !), idéal pour la Street;
  • un Peak Design Everyday Messenger 15″, qui est un véritable fourre-tout super bien organisé qui sait rester élégant, qui avale sans broncher le 5D M2 et le 24 – 70 f1;2,8, ou 2 télémétriques et le Canon Eos M50, un flash, un chiffon micro-fibre, un canif Victorinox, … et un raton laveur;
  • un Lowepro Passport sling, qui se porte en bandoulière et est assez passe-partout, idéal pour la street, lui aussi à la contenance déconcertante (1 télémétrique, l’Eos 50 M et un Fuji Q10, des batteries, des mouchoirs, un canif suisse, une cellule à main et je peux encore l’étendre si je veux y glisser une boisson p.ex.;
  • un Lowepro Slingshot ancienne génération, qui bascule sur le devant et permet d’extraire facilement son appareil (il accueille sans broncher l’Eos 5D M2 et le 17-40 f 1:4, un 50 mm, ou l’Eos 100D et son 18 – 55mm, et quelques accessoires utiles;
  • un vieux CaseLogic dans lequel je peux mettre l’Eos 5D M2 (ou l’Eos 6D s’entend) avec le 24 – 70 f1;2,8, le 17 – 40 f1:4, quelques filtres vissant dans leur pochette, un chiffon, et quelques petits accessoires utiles
  • un Neewer Pro Camera, un grand sac à dos quand j’ai besoin d’emporter plus de matériel, qui a le grand avantage de s’ouvrir par l’arrière en le faisant basculer vers l’avant pour atteindre le matériel sans devoir le poser au sol. Je peux y mettre l’Eos 5D M2 avec le 24 – 70 f1;2,8, le 70 – 200 f1:4, l’Eos 6D, le 17 – 40 f1:4,le flash, le porte-filtres et les filtres, et il reste de la place ;
  • un bon vieux Eastpak, trouvé pour 5€ dans une brocante, dans lequel j’ai placé un insert photographique acheté séparément 10€ (ça c’est quand je veux être vraiment très discret);

Les sangles pour porter les appareils sont importantes, pour le confort et la protection du matériel. J’en ai essayées quelques unes et j’ai finalement retenu la marque Peak Design tant pour le confort que pour le côté « technique » de leur gamme. Et quand vous portez, p. ex., un reflex full frame avec son 24 – 70 toute la journée, vous êtes heureux d’avoir choisi le confort !

Oubliez les sangles des marques (Canon, Nikon, Sony et consort) qui, à part la promotion de leur marque, ne sont pas efficaces. Et avouez que pour la discrétion, on repassera (Rouge vif pour Canon, Jaune fluo pour Nikon, et j’en passe).

J’ai aussi une sangle rapide qui permet de porter l’appareil à la hanche, avec un renfort large sur l’épaule et une petite sangle de rappel qui permet de bien la fixer quand on marche, escalade, etc. Pratique et pas chère.

Ensuite, quand je me balade avec l’Eos M50 ou les télémétriques, j’ai finalement opté pour une sangle de poignet Peak Design Cuff (pour une fois, je vous mets le lien vers une petite vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_hYLeP_crk4) et lorsque je porte l’Eos 5D MII à la main, j’ai choisi, toujours chez Peak Design, le Clutch (le lien vers la vidéo de chez eux : https://www.youtube.com/watch?v=U9mO1Rb1lw0) qui tient bien,peut être utilisé avec une sangle et permet de poser l’appareil sur un trépied le cas échéant, et se règle facilement.

Vous aurez noté que je cite souvent la marque Peak Design … Hé bien non, je ne suis pas sponsorisé par eux (dommage !) mais franchement, c’est du super matériel, bien pensé, avec plein d’astuces pour se faciliter la vie (exemple tout bête, ces petites encoches pour y glisser le surplus d’une sangle, qui évite que ça traine partout).

Vous me direz que ce n’est pas donné, mais avec un peu d’astuces vous trouverez la bonne occasion, comme moi. Et les autres marques ont aussi un prix, souvent conséquent. Mention aussi à Lowepro, qui fait de très bons sacs, solides et faciles d’utilisation (je songe surtout au Passport Sling et Slingshot)

Mes appareils et leurs accessoires

Des films en argentique ?

Pour ceux qui se posent la question, légitime « et on trouve toujours des films facilement ? » la réponse est oui (sauf pour certains Polaroïd). Tant en 24×36, qu’en 120 (et même dans d’autres formats plus exotiques comme le 110, le 126 ou le format Minox 8×11 – mais là, faut trouver où le faire développer ou le faire soi-même).

Mes fournisseurs de prédilection sont : de bonnes affaires sur le Net, sinon le site de Fotoimpex en Allemagne (https://www.fotoimpex.com/) ou en Belgique Retro Camera (https://www.retrocamera.be/en/).

Pour des films plus artisanaux et sortant de l’ordinaire, il y a Owax dont je vous ai parlé ICI

Pour le développement des films, je fais confiance à New Prodia, à Nimy. Je leur demande de développer mes films 24×36 ou 120 et de les numériser en haute définition, ce qui me permet, le cas échéant, de retravailler un peu les photos avec Luminar 4.3. Ça devient rare un labo photo près de chez soi et pourtant il reste indispensable pour ceux qui, comme moi, ne possèdent pas de labo à la maison. Et leur utilité ne se limite pas qu’au développement, ils peuvent faire des tirages pro pour les expositions, par exemple. Le lien vers leur site : http://newprodia.be/

Mes appareils et leurs accessoires

Et les autres

Ici aussi, petite évolution du matériel : un Mamya 645 Super vient remplacer le 645 M. L’avantage de ce nouveau venu est qu’il possède un prisme avec cellule, une poignée motorisée et des dos amovibles si l’on veut passer de la couleur au NB, ou inversement. Il vient de Vilvorde, d’un passionné qui me l’a cédé avec le secret espoir que celui-ci ne termine pas sa vie dans une vitrine. « Pierre, rassures toi, il va sortir et faire de superbes clichés » (en 4,5×6). Ici aussi, je reviens dès que je l’ai testé.

Drôle d’acquisition, un Polaroïd 360. Un bon vieux pola des années ’70, à soufflet mais avec un télémètre et des lentilles en verre. J’ai commandé des films. Je vous dis quoi dès que je l’ai essayé. Si vous cherchez des infos sur les Polaroïd, une adresse en français : http://polaroid-passion.com/.

Bon, au sujet des films pour ce Polaroïd 360, c’est la galère car après Polaroïd, Fuji a décidé, en 2016 si mes souvenirs sont bons, de ne plus les fabriquer, condamnant injustement ces appareils à mourir de leur belle mort d’appareils exotiques. Mais, grâce à la « magie » d’un grand site de vente, j’ai pu me procurer, à un prix assez raisonnable, 5 packs Fuji pack 100. A essayer, mais ce sera un chant du cygne car les possesseurs de ces films n’en auront pas pour 100 ans de réserve !

Mes appareils et leurs accessoires

En photo de paysage, portrait, urbaine

En numérique, finalement, j’ai revendu mon Canon Eos 5 D M 2, remplacé par un … Eos 5D Mark III. J’avais acheté un Canon Eos 6 D M 1 pour le remplacer et finalement, je garde l’Eos 6D, dont l’approche ergonomique est plus proche de l’Eos 5D Mark III

Les optiques qui les accompagnent : Canon EF 24 -70 f1:2,8 USM série L, Canon EF 70 -200 f1:4 USM série L, Canon EF 85 mm f1:1,8 et un zoom EF 70 – 300 f4 -5,6 IS USM

Ici aussi, lorsque je photographie ces thèmes en argentique, je fais confiance à un Canon Eos 30. Il s’agit d’un des derniers Eos argentiques dont l’ergonomie a inspiré les Eos que nous connaissons aujourd’hui. Celui-ci a la particularité d’être piloté par l’œil (enfin, disons plutôt que le suivi du regard choisi le collimateur utilisé pour prendre la photo). Il est monté d’un Canon EF 28 – 105 mm f:3,5 – 5,3 de chez Canon, très polyvalent.

L’avantage de travailler avec ces appareils est de pouvoir intervertir les objectifs de l’un vers l’autre.

En cas de dépannage (ou si mes vertèbres ne s’accommodent pas de l’un ou l’autre), j’utilise un Canon Eos 100 D, ultra compact, léger et performant. Comme c’est un format APS-C, il est monté d’un zoom 18 – 55 mm f1:3,5 – 5,6 Canon, en monture EF-S. Je pourrais y monter mes optiques en monture EF mais la taille du capteur modifierait le ratio de ces optiques.

les numériques (de gauche à droite)
Canon Eos 50 M – Canon Eos 100 D – Canon Eos 5 D Mark 2
Mes appareils et leurs accessoires

Pour la photo de rue

En numérique, j’utilise finalement un Canon Eos 50 M. Petit, léger, discret et tout à fait dans la veine des compacts hybrides – c’est un APS-C , il a pour moi un avantage certain : les menus de réglages ne sont pas pléthoriques, ni trop abscons, dans la (bonne) tradition des Canon qui ont écris, il est vrai, une bonne partie des pages de l’histoire de la photographie moderne (innovation, ergonomie, qualité). Il est équipé soit d’un 22 mm (équivalant à un 35 mm en 24×36), soit d’un zoom 15 – 45 mm (équivalant à un 24 – 70 mm en 24×36). Muni d’une bague d’adaptation, je peux aussi y monter mes autres objectifs EF (bon, je n’y placerai pas le 24 – 70 f1:2,8 L, on ne le verrait plus derrière !)

Et pour une fois, je peux partager les batteries de l’Eos 100 D, dont je parle un peu plus loin, avec l’Eos 50 M. Comme j’en avais acheté 2 d’avance, chaque appareil aura donc 2 batteries et je peux déjà vous dire que le 50 M les utilisera plus que le 100 D (ben oui, c’est un hybride et l’autre un réflex).

En argentique, j’utilise un télémétrique Canon P et une optique 35 mm Canon f1:2,8 en monture LTM 39mm. Cet appareil date de 1958 et il fonctionne parfaitement. Il est secondé par une cellule à main. Et ici, pas de bottin de téléphone à ingurgiter, le mode d’emploi compte 34 pages, toutes utiles !

Restons encore chez Canon , en télémétrique, car je viens d’acquérir un Canonet 17 QL G 3. En fait, j’ai toujours regretté d’avoir revendu un 19 QL G3 que j’avais acheté car c’est vraiment un chouette appareil, très silencieux, facile à charger, automatique ou tout manuel, avec un objectif de 40mm qui ouvre à f1:1,7. Objectif qui a la réputation d’égaler un certain Leica CL et son 40 mm en f1:2. Il m’a juste fallu changer les mousses (classique) et lui retrouver une pile, y mettre un film et c’est reparti.

Toutefois, une petite infidélité à Canon, car j’emmène aussi un Leica M5 ou un M6 lors de mes balades. Leur avantage est la cellule embarquée, qui facilite quand même les choses

Toujours en argentique, un petit Richo R1 traîne toujours dans ma voiture ou une poche. Avec son 30 mm ouvrant à f1:3,5 (il peut passer en 24 mm rapidement) et son autofocus, c’est un petit bijou qui tient (je dirais presque, se cache) au creux de la main et en photo de rue, il est redoutable de discrétion et d’efficacité. Une fois que vous avez bien appréhendé la distance à respecter pour capturer vos photos, c’est un jeu d’enfant. Un objectif un peu plus lumineux aurait été le must absolu !

J’ai ajouté, en ce tout début janvier 2020, un Rollei A 110. Comme son nom l’indique, il utilise de la pellicule sous forme de « cassette » au format 110. Hé oui, on en trouve toujours (voir la rubrique). A son époque, il était le petit appareil en 110 le plus cher: tout métal, il pèse plus lourd que le Ricoh (150 gr contre 185gr). Il m’a été livré complet avec son étui en cuir et son mode d’emploi multilingues. A part un panachage de LR 44 et SR 43 pour compenser la pile PX 27 (au mercure), et un film, je n’ai rien dû changer ou modifier : tout fonctionne comme au premier jour et il date de 1974. Son objectif est en Tessar Carl Zeiss de 23 mm ouvrant à f1:2,8.