Lorsque l’on doit vider la maison de ses parents, décédés, on se doute que l’on va, tôt ou tard, tomber sur des morceaux de nostalgie, des souvenirs accrochés parfois à des objets tout simples, des cadeaux qui vous ont marqué, des livres oubliés.
Ici, au détour d’un énième visite dans le capharnaüm dû au syndrome de Diogène (ou syllogomanie, c’est-à-dire le fait, entre autre, d’accumuler des objets), j’ouvre une boite marquée pulls d’hiver et, à côté de matériel de couture, je trouve un petit appareil photo avec son flash.

Et là je revois un matin de Saint Nicolas où mes parents nous offrent, à mon frère et moi, chacun un petit appareil photo, dans leurs boîtes de plastique, avec un film 126 et un petit flash à monter sur le dessus, avec une boite d’ampoules …
Emotion, rappel de ces instants de bonheur tout simple, cette envie de mettre tout de suite le flash sur l’appareil, la cassette de film à l’intérieur et prendre en photo les parents qui sourient.
Peut-être vais-je retrouver ces photos, ou les négatifs. Deuxième choc en perspective !
Oh, il n’a rien d’exceptionnel, pas même de marque, juste une inscription instant load, due sûrement au fait qu’il se chargeait facilement avec le film 126 et deux inscriptions en allemand pour le verrou commandant l’ouverture du dos.


Deux ouvertures : soleil ou nuage et la position flash. Pas de réglage de distance, c’est un fix focus. Pas d’indication non plus quand à l’ouverture ni la vitesse, unique de l’engin. Sans doute un 40mm ouvrant à f11 car le viseur, tout simple, sans marques ni cadre, donne à peu près la vision normale de la scène.



Notez que si aujourd’hui je me pose ces questions, à l’époque seul comptait le plaisir d’actionner le déclencheur, un simple curseur à descendre, monté sur le pourtour de l’objectif.
Je ne sais plus combien de photos j’ai pu prendre avec cet appareil rudimentaire, mais j’ai le sentiment qu’il m’a laissé l’envie de photographier.




Plus tard, j’emprunterai le Canon FTb des parents ou leur Rollei 35, avant d’acheter en Andorre (pas de taxe à l’époque) mon Fuji ST 605, que je vous ai déjà présenté.
Moments d’émotions …


Cet appareil est certainement le plus précieux de ta collection. Celui que tu garderas sans jamais oser penser le céder, même à prix d’or.
Et tu auras raison. Je te comprends…
Magnifique (re)trouvaille.
Bonjour Philippe, en tout cas, si pas le plus précieux celui que j’ai mis de côté, à côté du Fujica ST 605 et qui ne bougera pas de mon armoire à (petits) trésors. Bon weekend ensoleillé. Bien amicalement.
Bonjour,
Nostalgie… Pour ma part, mon premier appareil était un ISO RAPID que je me suis payé avec mes petites économies, puis un Zenit 3M qu’un oncle m’a ramené de Pologne, puis encore un Asahi Pentax II – mais ça c’était plus tard.
J’ai commencé à développer les films ISO RAPID et à tirer les photos dans la salle de bain avec un agrandisseur que j’avais bricolé… et qui fonctionnait très bien.
Tour ça ne nous rajeunit pas.
Bonne journée ensoleillée.
Michel.
Bonjour Michel, comme beaucoup de passion, celle de la photographie nous prend assez tôt, nous fait expérimenter, nous oblige à nous documenter, à essayer encore, … et ça n’a pas de prix car ce sont des belles années, surtout si on commencé petit. Merci de partager ton expérience aussi. Bien amicalement.