Si vous vous en souvenez, j’ai écris un article sur le Gaumont Spido Reportage, un appareil étonnant de par sa taille et son poids.
C’est au hasard d’une lecture que j’ai bien eu confirmation que cet appareil était bien destiné au reportage, et je réitère ce que j’avais écris à l’époque : chapeau au reporter qui portait à bout de bras un engin de plus de 4kg !
Ce (grand) livre raconte l’histoire de Keystone, une agence de presse internationale dont le bureau français vit le jour en 1927 à Paris, fondée par un Hongrois, Bert Garaï et un Américain, W.H. Sierichs avec le soutien financier d’un second Américain, Lloyd Singley .
Mais vous lirez tout ça dans le livre dont voici les coordonnées : Keystone, 60 ans de grands reportages, préface de Lucien Bodard, textes de Marc Dolisi, Ed. EPI Filipacchi, 1987, ISBN 2 85018 521 3
Cette agence de presse à couvert tous les grands évènements de la planète, qu’il s’agisse de faits de guerre, de découvertes scientifiques, de spectacles, de grands personnages, de catastrophes. Partout, elle était partout où quelque chose se passait, à la chasse au scoop.
Aujourd’hui, elle appartient au Groupe Lagardère.
Ce qui est surtout utile pour qui s’intéresse un peu aux appareils employés à telle ou telle époque, c’est justement que ceux-ci sont présents entre les mains des reporters de l’agence.
C’est donc ainsi que j’ai pu voir le Gaumont Spido Reportage en situation :
Lors d’une photo de groupe des reporters de l’agence, vous pouvez voir le Gaumont Spido Reportage dans les mains du second reporter accroupi, en bas à gauche. On y découvre aussi les caméras de l’époque et d’autres appareils de reportage, souvent des chambres (vers 1930).
Quelques pages plus loin, seconde confirmation entre les mains de Jean De Witt, reporter de l’agence.
Comme je l’expliquais dans l’article cité en préambule, chaque appareil était destiné à un photographe en particulier, selon le type de photo qu’il était amené à effectuer pour son travail.
Je regrette toujours de ne pas avoir accès à cette liste de fabrication, qui devrait être riche d’enseignements.
Je crains malheureusement que les douze plaques, toujours dans mon appareil, ne soient plus exploitables, car qui sait ce qu’elles ont vu …
Autre chose d’intéressante, c’est qu’à l’époque de ces photos, deux autres appareils qui deviendront des légendes existaient déjà mais ne sont pas utilisés par ces reporter-photographes : le Leica (1925) et le Rolleiflex (1930).
Sans doute parce que les petits formats n’avaient pas encore intégrés la chaine de production de l’époque, où l’on faisait encore des tirages directs pour la presse, en 9×12 ((comme avec le Gaumont et quelques chambres), voire plus grand encore.
Comme d’habitude, la météo nous avait prévu des averses généralisées et un franc soleil nous accompagnait ! Il y eut bien des endroits en Belgique qui ont essuyés des trombes d’eau, mais ce fut, in fine, assez localisé et j’ai une pensée émue pour les personnes qui se sont trouvées avec des caves, des garages sous eau.
Pourquoi parler météo ? Tout simplement parce que ces annonces ont refroidi plus d’un brocanteur sur les deux endroits que nous avions pensé visiter ce dimanche 27 juillet. Et je me désespérais de trouver quelque chose d’intéressant.
Sauf que au dernier stand de la dernière brocante, je suis tombé sur un charmant Monsieur, collectionneur de Polaroid et qui revendait quelques uns de ses doubles, dont un très chouette Tazz au format 600 qui me permit d’engager la conversation.
De fil en aiguille, je découvris qu’il avait à vendre quelques films en pack 100, un petit Pentax ME ayant appartenu à son papa mais bien oxydé et ce petit compact à la bouille sympathique.
Les films, le Pentax et ce Chinon se sont retrouvé dans la boite d’époque du Pentax et aujourd’hui je vais tenter de vous faire découvrir cet appareil.
Un peu d’histoire.
Lorsque je vois un appareil avec un chiffre romain, ou autre qui m’indique deux, je me dis qu’il y a dû avoir un numéro un à la série.
Ici, il y en eut même deux pour le même prix, mais avec des carrosseries différentes. Le tout premier Chinon 35 F-A est apparu en 1979, au tout début de l’aventure autofocus des appareils compacts. Il ressemblait d’ailleurs assez bien au Konica C 35 AF, qui fut lui le précurseur (1977). Comme son comparse, il utilisait le système d’autofocus Visitronic (je vous encourage à relire l’article sur le Konica pour vous souvenir des détails de ce système innovant).
Puis, en 1984, le design change et le Chinon 35 F apparait. C’est un petit compact simplissime : pas de réglages, sauf celui de la sensibilité de la pellicule.
C’est un fix-focus, un 35mm ouvrant à f3,8. Et comme je le citais ci-dessus, le réglage de la sensibilité, de 100 – 200 et 400 – 1000 Iso, est important car c’est le choix de la sensibilité qui fixe l’ouverture, l’appareil n’ayant qu’une vitesse d’obturation. L’ouverture est donc de f3,8, de f8 ou f16. Il compte un flash, que l’on extrait comme sur le premier 35 F-A, qui va aussi jouer sur le choix de la vitesse. Le flash n’est donc pas automatique, c’est une diode rouge, à côté du viseur qui vous suggère de l’utiliser.
Ensuite vint le Chinon 35 FA II ou 35 FA Super selon les marchés.
Il a pris de l’embonpoint (13,3 x 6,9 x 4,7 cm pour 315gr) mais sa silhouette reste identifiable au premier coup d’œil : un clapet coulissant qui protège l’objectif, mais qui cette fois porte aussi le flash, et sur le bord fixe du clapet, une bande opaque qui dissimule les fenêtres de l’autofocus intégré.
Présentation du Chinon 35 AF II.
Car oui, si l’appareil garde son bon objectif de 35mm, il passe de f3,8 à f3,5, construit avec 4 éléments répartis en 3 groupes, et maintenant il est piloté par l’autofocus. La mise au point minimale est fixée à 1m.
Comme c’est un appareil tout automatique, c’est le posemètre qui va dicter la vitesse et l’ouverture au boitier. Normalement, les sensibilités du posemètre sont de 50 à 400Iso, que l’on peut sélectionner par incréments d’1/3, mais on peut aussi définir la valeur de 1000Iso.
Nous ne sommes plus dans la configuration précédente (100-200 ; 400-1000), le réglage de la sensibilité du film se fait à partir de 100 – 200 – 400 – 1000 en tournant la bague autour de l’objectif
Le flash intégré a une portée de 1m jusque 4,2m (pour un film 100Iso). Son action jour aussi sur la programmation de l’ouverture et de la vitesse.
Par dessous, un filetage autorise le montage de l’appareil sur un trépied.
Sur le capot, un bouton clair, c’est le déclencheur et à ses côtés, un bouton coulissant (S.T.), c’est le retardateur. Vraiment très simple.
Au dos, près de l’œilleton de visée, 2 petites diodes : une rouge pour signaler un manque de lumière et l’utilisation du flash et la seconde, verte, pour signaler que la mise au point est faite. Tout à côté, un nouveau curseur, celui du flash. Une lampe orange signale lorsqu’il est prêt.
Certains modèles ont pu être équipés d’un dos dateur, qui n’a plus guère d’utilité de nos jours, le compteur s’arrêtant à 2019. Il permettait de dater les clichés.
Au niveau énergie, 2 piles AA communes sont nécessaire pour faire fonctionner le tout (2 LR44 étaient placées dans le dos dateur. A vérifier pour les enlever avant qu’elles ne coulent).
Insérer un film est aussi d’une grande simplicité : vous ouvrez le dos avec le verrou qui est juste à côté de la porte. Il suffit ensuite de poser le film dans la chambre, en tirant l’amorce jusqu’au dessus de la bobine réceptrice, de refermer le dos et le moteur lance le bobinage du film jusqu’à la première vue.
Difficile de faire plus simple et efficace.
Un conseil toutefois : regardez bien l’état de la mousse autour de la fenêtre de repère du film car comme souvent elle est à changer. Cela vous évitera de désagréable fuite de lumière.
Que penser de cet appareil ?
C’est un bon produit des années quatre-vingt, avec ce qu’il faut pour vous simplifier la vie et donner de bons résultats.
Bien évidemment, vous n’avez aucune maîtrise à la prise de vue mais pour beaucoup, c’est un avantage.
Bien fini, avec un minimum de précautions, vous pourrez l’emmener partout. Il reste facile à mettre en œuvre et son déclenchement est discret, le bruit du moteur aussi.
Un petit compact bien pensé, pas très courant mais agréable à l’œil et à l’usage pour qui ne veut pas s’embarrasser de réglages inutiles, juste bien viser et appuyer sur le déclencheur.
D’aucuns considèrent qu’il se rapproche, en terme de rendu et de qualité, du Lomo LC-A. Ils l’ont testé avec une pellicule, je leur fait donc confiance à ce niveau-là.
Qu’à sa tenue, elle n’est pas loin de celle des Pentax qui affichaient eux aussi un panneau coulissant pour protéger l’objectif. Ce qui donnera l’esthétique du Mju plus tard.
Le viseur est très lisible, avec un beau cadre lumineux et des traits pour la correction de la parallaxe. Un cercle au centre du viseur est l’endroit où l’autofocus fait sa mise au point. Si vous maintenez le déclencheur à mi-course, vous pouvez déplacer le point.
Autre petit détail bien vu, le flash, qui est légèrement déporté et évite ainsi autant que faire se peut de transformer vos sujets en lapins effrayés.
Bref, ce Chinon 35 AF II est une bonne affaire. Son prix ne devrait pas dépasser les 25€ s’il est en très bon état. Un investissement rationnel.
Et vous, vous en pensez quoi ?
Vidéos d’illustration.
Le Chinon FA 35, pour comparaison.
Un peu de technique.
Type d’appareil photo Appareil photo instantané Format de film 35mm Transport de film Automatique avec moteur Format d’image 24 mm x 36 mm Distance focale 35 mm, la plus grande ouverture f2.8 Distance minimale de mise au point 100 cm Mise au point Autofocus Conception de l’objectif 4 éléments en 3 groupes Posemètre Oui Vitesses de film prises en charge ISO 100 – 200 – 400 – 1000 Modes d’exposition : programme automatique Réglages d’exposition manuels Non DX automatique (sensibilité du film) Non Impression de la date possible selon une variante du modèle Flash intégré Portée du flash 1 à 4,2 m Support de trépied Oui Retardateur : Oui Alimentation 2x piles AA Taille 13,3 x 6,9 x 4,7 cm Poids 315 grammes
Cet appareil fait partie de la série de ceux ayant appartenu à un collectionneur, que je vous ai présenté dans un article hommage.
En principe, il était dans une caisse contenant des appareils en panne, mais hormis sans doute la cellule et une languette manquante à la molette de rembobinage, tout fonctionne bien. Nous verrons bien …
C’est en tout cas un très bel appareil, très particulier, comme souvent les Miranda.
Et je me rends compte que j’ai été un peu vite pour vous présenter l’histoire de cette marque singulière, aux appareils étonnants. Rattrapons-nous donc …
Ogihara Akira et Ōtsuka Shintarō sont deux ingénieurs en aéronautique qui ont travaillé sur un moteur à réaction à impulsions, comme celui de la sinistre fusée allemande V1. A la fin de la seconde guerre mondiale, ils se retrouvent sans emploi.
Otsuka retrouvera du travail dans l’aéronautique civile et travaillera sur des moteurs à turbines à gaz civils.
Pendant ce temps, Ogihara s’installe dans les locaux de l’ancien centre de recherche de l’université de Tokyo et fonde Orion Seki Sangyō en 1947.
Le premier produit d’Orion, conçu par Otsuka, qui a entre-temps rejoint son ami, est un coupleur qui permet de monter les objectifs Contax RF et Nikon S sur des boitiers de type Leica à montage visant.
Ensuite, ils lancent un viseur reflex, le Mirax, des soufflets macro, le Focabel et un ensemble d’objectifs.
Ces accessoires se vendent bien et le duo se proposent de lancer leur premier appareil photo.
Ce sera l’Orion Six en 1954, un folding en 6×6 ou 4,5x6cm. Ensuite, ce sera le tour du Phoenix, premier reflex japonais à utiliser un pentaprisme.
En 1957, la société change de nom, pour devenir Miranda Camera K.K.
Divers distributeurs s’occupent de vendre leurs produits mais en 1959, c’est Ricoh qui s’en occupe. Dès lors, les produits sont intégralement vendus à l’export et ne sont plus disponibles au Japon. Il faudra attendre 1964 pour que les Japonais puissent de nouveau acheter les produits Miranda.
Le premier produit est assez anguleux, mais les formes s’arrondissent lentement dès le Miranda D (1960), puis l’Automex. Au fil des améliorations de leurs appareils, Miranda change la conception du boitier de ses appareils et ils lancent donc le premier appareil à disposer d’une cellule, au sélénium. Cette cellule, externe avec mesure à aiguille dans le viseur, s’ajoute à une autre nouveauté importante, une monture double, c’est-à-dire à baïonnette et vissante (M44) afin de préserver les clients qui ont d’anciennes optiques de la marque.
Les nouveaux objectifs à monture à baïonnette ont ajouté la capacité d’actionner en interne le diaphragme et ont permis à une liaison mécanique de communiquer l’ouverture réglée sur l’objectif avec le corps pour la mesure couplée.
Dès 1962, Miranda décide de produire ses propres optiques. Auparavant, elle se fournissait chez Zunow, Soligor (marque du distributeur de Miranda aux USA, optiques fabriquées par Kenko/Tokina).
En 1963, l’entreprise lance son usine d’objectifs Miranda. Elle fit évoluer l’Automex devenu second du nom et lance le Miranda F.
En 1965, les cellules au sélénium sont abandonnées au profit de celles au CdS. Celles-ci sont placées en externe sur l’Automex III. En 1966, Le Sensorex remplace la série des Automex et il intègre lui une mesure TTL à ouverte complète, avec un affichage dans le viseur via une aiguille.
La nouveauté de cette cellule au CdS est qu’elle permettait d’être toujours opérationnelle, même avec le prisme ôté.
1967, le Sensorex sort et propose une mesure de la lumière TTL originale et un pentaprisme. Construit avec soin, c’est un reflex mono objectif, interchangeable, avec une cellule au CdS. Il est assez lourd (près d’1kg) mais superbement construit.
Sept modifications seront appliquées au Sensorex, jusqu’au Sensorex EE, qui recevait un mode semi-automatique à priorité ouverture.
Petit à petit, Allied Impex, leur importateur US, prend de plus en plus de part dans l’entreprise. L’usine déménage et quitte Tokyo (1970).
Le Sensorex EE sort en 1971 avec un mode priorité vitesse qui oblige à changer la monture de l’appareil.
Nouvelle innovation en 1972, le Sensoret, le seul télémétrique produit par Miranda, mais magnifique inspiration : obturateur électronique Seiko et cellule au CdS, objectif Soligor de 38mm ouvrant à f2,8.
En 1975, un Sensorex RE-II et un DX-3 sortent pour essayer que Miranda puisse rester dans la course : les prismes ne sont plus interchangeables, la monture change radicalement et passe à la EC, ils sont semi-automatiques et le DX-3 .
En 1975, l’entreprise sort le DX-3, un reflex avec prisme fixe et obturateur contrôlé électroniquement. Hélas, ce sera un échec commercial tragique car il faut quand même régler soi-même l’ouverture et la vitesse. Miranda fait faillite (1976) car elle rate complètement le passage à l’électronique. Pourtant la marque sera réutilisée pour vendre un peu de tout, sans rapport avec les anciens produits.
Finalement, la société Dixons a acheté le droit pour le nom Miranda et a produit plusieurs appareils sous ce label après 2011, bien qu’il semble qu’elle ne l’utilise plus.
Que retenir de cette épopée ? Chez Miranda, tout était fabriqué en interne, hormis les optiques, au début. Les deux concepteurs à l’origine de l’entreprise étaient des professionnels pointus dans leur métier (aéronautique) qui ont sans doute gardé de leur passé cette rigueur de fabrication, qui n’excluait pas l’innovation. Car ils ont été précurseurs, vous l’avez lu. Mais comme souvent, les précurseurs ratent le passage à un autre niveau que celui de leur expertise (Polaroid, Kodak, Voigtländer, Agfa, par exemple, pour citer les cas célèbres).
N’empêche, ils nous ont livré de superbes appareils, qui fonctionnent encore pour la plupart, 60 ans plus tard.
Présentation du Miranda Sensorex.
Tout d’abord, balayons les grincheux qui tiennent pour acquis que tous les Miranda sont mauvais. Au contraire, en ce qui concerne le Sensorex, c’est une petite merveille d’ingénierie, pour son époque. Même s’il est vrai que dans les années septante (et pour la production de ces années-là), la qualité fut moindre.
Il succède à l’Automex, qui offrait déjà, en 1961, pour 299,99$ un appareil photo avec posemètre intégré alors que le Nikon F (329,50$) n’en avait pas.
En 1966, Miranda fait migrer le posemètre dans le boitier pour la mesure TTL (à travers l’objectif), ce qui permettait la mesure à pleine ouverture. Mais pour y arriver, il fallait modifier la monture d’objectif, en ajoutant un bras à l’extérieur, qui se couplerait à un anneau autour du corps de l’objectif afin que le boitier puisse connaître l’ouverture sélectionnée sur l’objectif.
C’est un peu le principe repris aussi par Nikon et ses oreilles de lapin sur les objectifs Nikkor pour le réglage de la cellule. Mais le bras de couplage de Miranda était mieux pensé que celui de Nikon car il ne fallait pas toute une gymnastique pour calibrer la position de l’accouplement. Par contre, comme chez Nikon, il rendait incompatibles les anciens objectifs Miranda, sans ce bras.
Le Sensorex a utilisé à peu près le même design de carrosserie de base que l’Automex, remplaçant l’espace occupé par la grande grille en ni d’abeille de la cellule au sélénium par une plaque décorative garnie de noir et de chrome qui ressemble un peu à la calandre d’une Mercedes. Le Sensorex n’était pas seulement le haut de gamme de la gamme Miranda à l’époque, mais allait également devenir une sorte de produit de référence pour la marque.
C’est un appareil manuel avec une cellule au CdS (pour rappel en 1967, la plupart des appareils ont des cellules au sélénium) qui nous réserve d’autres surprises, car le Miranda s’inscrit dans un véritable système modulaire :
sa monture, double ! En effet, l’extérieur est spécifique aux Miranda mais à l’intérieur, il y a en une seconde, filetée, qui permettait aux anciens clients de garder leurs anciens objectifs tout en bénéficiant, s’ils le désiraient, de la nouvelle pour compléter leur parc ;
sa monture donc (44mm), tout d’abord, qui a été étudiée pour permettre d’adapter la plupart des objectifs en M42 de l’époque moyennant un modeste adaptateur et la mise au point à l’infini est conservée (le plan film est très serré) ;
le pentaprisme peut s’ôter et laisser la place à un viseur poitrine, tout en gardant la cellule fonctionnelle et la mise au point sur le verre de visée ;
un autre prismes est prévu : il permet d’agrandir 15 fois le centre de l’image, ou l’ensemble de la visée peut s’agrandir 5 fois (utile pour la macrophotographie ou la microphotographie couplé à un microscope) ;
un sélecteur indique l’ouverture maximale de l’objectif sur l’appareil (de f1,4 à f8). Il neutralise les plus grandes ouvertures dans la mesure de l’exposition qui s’effectue à travers l’objectif (mesure TTL à pleine ouverture) ;
la mesure est pondérée, c’est-à-dire que l’exposition à la lumière est mesurée dans la moitié basse de l’image (on voit d’ailleurs les marques de la cellule sur le miroir) ;
le déclencheur est monté à l’avant de l’appareil et pas sur le capot supérieur ;
il est doté d’un miroir sans vibrations ;
et d’un obturateur très silencieux ;
les objectifs montés sur le Sensorex comprenaient un levier à ressort pour le fonctionnement manuel du diaphragme afin de prévisualiser la profondeur de champ.
Publicité d’époque
De fait, le Sensorex propose des solutions que d’autres appareils, certes un peu plus légers, (comme Le Pentax MTL 30) ne proposeront que 10 ans plus tard. Son but était de concurrencer, à prix plus abordable, le Nikon F et le Topcon Super D, appareils pro qui avaient aussi la fonction du prisme interchangeable.
Le Miranda Sensorex comptera, nous l’avons lu, sept versions différentes. Celui que je vous présente est de la troisième génération.
En résumé, c’est un appareil assez sophistiqué pour son époque, qui demande un peu d’habitude pour en tirez le meilleur.
Trouver des objectifs n’est pas toujours chose aisée, sauf si vous avez la chance de posséder l’adaptateur qui vous autorisera à y monter des cailloux en M42.
Vous aurez aussi remarqué que dans les premières moutures, il n’y a pas de griffe porte-accessoires, bien qu’il y ait une prise flash sur la tranche gauche. Le levier pour mettre l’appareil en synchronisation avec le flash est sous la couronne de la molette de rembobinage.
Pour ouvrir le boitier et y glisser un film, il faut d’abord appuyer sur le petit verrou sur la tranche de la réglette et ensuite tirer sur le verrou proprement dit. En fin de pellicule, appuyer sur le bouton de débrayage, sur la semelle, sortir la manivelle de rembobinage et tourner. A notre que le compteur de vue se remet à zéro automatiquement.
Pour ôter le prisme, faite glissez vers la gauche le petit bouton rond, à côté du compartiment de la pile, et tirez lentement vers vous le prisme. C’est une pièce fragile aux rayures, ne le posez pas n’importe où ni n’importe comment.
Le réglage de l’ouverture maximale de l’objectif que vous allez utiliser est sur le bouton rond en façade. On fait avancer ou reculer les chiffres en actionnant la couronne sur la face de ce bouton. Remarquez aussi le bras de commande autour de l’objectif.
Enfin, pour déverrouiller l’objectif de la baïonnette, il fut appuyer sur la tirette sur la droite (vu de face) et tourner un quart de tour anti-horaire. Pour le refixer, faites bien correspondre les deux points rouges de repère et tourner dans le sens horaire d’un même quart de tour.
Que penser de cet appareil ?
Pour le dire familièrement, c’est un gros bébé. Prévoyez d’office une sangle confortable pour l’emmener avec vous en balade, vos cervicales vous remercieront.
Est-il toujours utilisable ? Oui, sans aucun doute, en tout cas pour qui veut revenir aux prémices de la photo reflex.
Rappelez-vous, oui, il y a une cellule au CdS qui fonctionne à travers la vision de votre sujet (TTL) dans l’objectif et vous permet donc un réglage assez fin. Au sujet de la cellule, il faut une pile normalement de 1,35v pour remplacer celle au mercure, introuvable heureusement. Vous devrez soit utiliser une pile moderne 625A (1,5v) ou une pile Zinc-Air de 1,35v à glisser dans un adaptateur. Ceci dit, cette pile ne sert qu’à alimenter ladite cellule. En cas de panne de cette dernière, l’appareil reste tout à fait fonctionnel.
Oui, vous pouvez enlever le prisme pour faire une vision à hauteur de poitrine, vous rendant plus discret (parfois). Et la cellule continue de vous informer.
Oui, vous pourrez monter dessus votre collection de M42, si vous avez un adaptateur adéquat. Sinon, il vous reste à utiliser l’engin avec son 50mm. Il ne s’en sort pas trop mal d’ailleurs.
C’est un très bel exemple de ce qui se concevait dans les années soixante et il peut donc certainement être une pièce de collection attirante.
Au niveau prix, pour un appareil en très bon état et fonctionnel, comptez quand même de 80 à 100€ pour en acquérir un. Au poids, vous n’êtes pas perdant !
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI (multi-lingues).
Ces données appartiennent à la caméra Sensorex Type 1
Fabriqué par Miranda Camera Co., Tokyo, Japon Tous les Miranda Sensorex seront produits entre 1966 et 1972 Appareil photo reflex 35 mm Objectif : Auto Miranda 50 mm f/1.9 en 5 groupes de 6 éléments, diaphragme entièrement automatique couplé à un posemètre TTL CdS, avec réglage du diaphragme et leviers de prévisualisation de la profondeur de champ, interchangeable Monture à baïonnette Miranda et la monture d’objectif dispose également d’une vis intérieure de 44 mm pour Miranda 44M ou d’autres objectifs à monture à vis via des adaptateurs Ouverture : f/1.9 – f/16, pas de butée de clic Plage de mise au point : 0,3-5 m +inf. Molette de sélection du numéro de l’objectif : réglages entre f/I.4 – f/8, sur la face avant gauche de l’appareil photo Libération de l’objectif : Tout en appuyant sur le levier de verrouillage de l’objectif sur le côté droit du barillet de l’objectif, tournez l’objectif dans le sens inverse des aiguilles d’une montre l/8 d’un tour complet. Lorsque le point rouge sur le barillet s’arrête à la ligne rouge sur le boîtier de l’appareil photo, l’objectif se détache facilement. Mise au point : par centre d’écran multi-microprismes, bague et échelle sur l’objectif, avec échelle DOF Obturateur : tissu, plan focal horizontal, vitesses 1-1/1000 +B, marquage rouge de la synchronisation du flash.1/60 Indicateur d’enroulement de film (armement de l’obturateur) Miroir : Retour instantané Viseur : Pentaprisme reflex, interchangeable, (mais pas écran), pas de parallaxe (différence entre la zone couverte par le viseur et par l’objectif de prise) Désengagement du viseur : à l’aide d’un petit bouton argenté à l’arrière de la plaque supérieure, faites glisser le bouton vers la gauche et faites glisser le viseur vers l’arrière Posemètre : cellule au CdS, TTL, mesure moyenne pondérée inférieure (élimine l’influence lumineuse du ciel), lecture de la lumière à ouverture totale Réglage de l’exposition : réglez d’abord la vitesse souhaitée, réglez la sensibilité du film (ASA), réglez la molette de sélection de l’objectif de l’appareil photo et allumez l’interrupteur du compteur, puis tournez la bague d’ouverture jusqu’à ce que les aiguilles (l’une est en forme de C ouvert) correspondent dans le viseur, (en effet, ces aiguilles sont à l’écran) Réglage ASA : 25-1600, fenêtre sur la numérotation abrégée ; Réglage : en soulevant et en tournant la bague extérieure Interrupteur On/Off : près du bouton de rembobinage, Indicateur On/Off : petite fenêtre à côté de l’estampage batterie, sur la bague de sélection du synchroniseur de flash au bas du bouton de rembobinage Prise PC flash : côté gauche de l’appareil photo Synchronisation du flash : FP (plan focal des ampoules du flash) 8t ; X 1/60t, réglage via la bague de sélection du synchroniseur de flash, petite fenêtre à côté de l’estampage Flash, au bas du bouton de rembobinage Autres : Retardateur ; Douille de trépied 1/4 pouce ; anneaux pour sangle; Coque arrière amovible Corps : métal ; Poids : 988 g avec objectif 35 mm Batterie : uniquement pour posemètre, Mercury 1.35v PX625, (accepte PX625A / LR9, mais mieux est 1.35v Zinc/air dans un adaptateur)
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