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Préambule.
Comme son confrère, il est en mauvais état. Pas que ces appareils soient foncièrement mauvais mais ils ne sont pas faits non plus pour résister aux brutes qui vident les greniers à la hussarde et tentent de faire fonctionner ce qu’ils ne connaissent pas au marteau, ou presque !
Ceci étant, le miroir bouge et ne reste pas collé mais impossible de le réarmer ni de le déclencher. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé d’explications ou manuels pour comprendre mieux la mécanique que j’ai découverte sous la semelle. Qui, soit dit en passant, n’est pas mal faite.
Voici dont une présentation a minima car Petri n’a pas produit tant de réflex que pour en ignorer un.
Un peu d’histoire.
Inutile de reprendre ce que j’ai déjà écrit lors de l’article sur le Penta V, juste resituer celui-ci dans la chronologie des appareils de la marque.
Le Petri FTX, aussi appelé Petri TTL et sous d’autre marque selon les distributeurs (Argus, Kmart, Spiratone, JCPenney entre autres), est apparu sur le marché en 1974.
Pour mémoire, Petri, d’abord connu sous le nom de Kuribayashi Shashin Kōgyō ou Kuribayashi Camera Industry, inc. Japan, avant de devenir Petri Camera Ltd en 1962, a produit de nombreux modèles d’appareils : des folding à ses débuts, puis des compacts, des télémétriques, des TLR et des réflex.
En ce qui concerne ces seuls réflex, le premier fut le Penta (1959) et il sera suivi par quelques autres : Pétri Flex Pétri Flex V (1961), Pétri Flex 7 (1964), Pétri V et VI, Pétri V et VI II, Pétri FT (1967), Pétri TTL, Pétri ETP (1973), Pétri FTX (1974), Pétri FT II, Pétri FT EE, Pétri FT 1000 (1976), Pétri FA-1 (1975), Pétri FT 500 (1976) ), Pétri MF-1 (1977), Pétri TTL-2.
Il y en eut d’autres mais fabriqués par Cosina, l’entreprise ayant fait faillite en 1977.
Si les premiers appareils utilisaient la monture universelle M42, à partir du Penta IV, les Flex et FT utiliseront la baïonnette propriétaire à verrouillage de culasse de la marque.
Même si des adaptateurs ont permis d’utiliser les anciennes optiques, avec perte de certaines fonctions parfois, ils n’ont pas produits beaucoup de nouvelles optiques destinées à la baïonnette nouvelle et ils sont revenus, dès le modèle Petri FTX à la monture en M42.
Ce qui ouvrait un vaste choix de focales, à prix abordables, ce qui correspondait mieux aux appareils et surtout à ceux d’entrée de gamme comme les FT1000/500 ainsi que les boîtiers compacts MFT1000 et Micro MF-1.
De fait, le FTX est une reconduction du Petri FT II de 1967 mais en monture M42. Il y eut quelques variations sur le même thème car les appareils que vous trouverez peut-être ne sont pas forcément identiques à ceux décrit dans le mode d’emploi que vous trouverez sous la rubrique un peu de technique.
Présentation du Petri FTX ou TTL.
Incontestablement, c’est un appareil des années septante, où le métal prime, dedans et dehors.
Lorsqu’on le voit pour la première fois, impossible de ne pas penser aux Praktika. En effet, la carrosserie est très proche avec sa forme rectangulaire assez anguleuse et, surtout, son déclencheur en façade et non pas sur le dessus du capot.
Voyons ça de plus près.


Sur le capot, à droite, le levier d’armement et d’avance du film ; juste devant, une fenêtre avec le compteur de vue (remise à zéro automatique) ; juste à côté, une grosse molette avec les vitesses, graduée de 1s au 1/1000s, plus pose B et synchro flash au 1/60s. Au milieu, le prisme avec une griffe flash intégrée avec contact de synchronisation, bien qu’il y ait encore une prise PC pour les plus anciens flashs sur la tranche gauche. A gauche, une petite molette pour le réglage de la sensibilité des films, de 25 à 1600Asa et au bout du capot, la manivelle de rebobinage.

Sur la face avant, à droite, sous le nom du modèle, le déclencheur saillant et en dessous, le levier du retardateur (plus ou moins 10 secondes) ; contre le fut de l’objectif, un bouton pour le contrôle du diaphragme. Sur le côté gauche, un rond strié qui est en fait la trappe pour une pile autrefois au mercure mais que l’on peut remplacer par une PX625 alcaline.

Au dos, le viseur et en dessous, le pas de vis pour le fixer sur un trépied et le petit bouton chromé de déverrouillage en fin de film.

Dépouillé mais il vous offre le minimum syndical nécessaire.
L’objectif est ici un Petri CC Auto de 55mm ouvrant à f1,8, qui possède cette position Auto – Manuel typique.

La marque A (pour automatique), en vert et une marque M (pour manuel) en rouge sont gravées sous l’objectif. Lorsque l’on déplace le commutateur A/M vers la gauche, le diaphragme est réglé en position A, qui est la position normale la plupart du temps. En position A, le diaphragme se ferme à l’ouverture présélectionnée juste avant le déclenchement de l’obturateur et s’ouvre à nouveau après chaque exposition pour une mise au point facile et précise.
Lorsque vous souhaitez utiliser le diaphragme manuel, déplacez le commutateur A/M vers la droite. L’avantage du fonctionnement manuel est que vous pouvez prévisualiser la profondeur de champ et voir dans le viseur la zone de netteté de l’objectif avec n’importe quelle ouverture. Le fonctionnement manuel peut également être obtenu simplement en appuyant sur le bouton du diaphragme.

L’autre appellation, TTL, du FTX est plus explicite quant au fonctionnement de sa cellule : à travers l’objectif. De fait, deux cellules au CdS à l’intérieur du pentaprisme analyse la lumière passée à travers l’objectif. Un indicateur, en forme d’aiguille, doit se situer au centre d’un autre indicateur en forme de sucette comme l’appellent certains auteurs. Ce second indicateur se déplace en fonction du choix de la vitesse d’obturation.


Assez classique mais déjà un peu dépassé car l’objectif doit être fermé à l’ouverture de prise de vue (le bouton à côté du fut de l’objectif) pour activer le posemètre.
Rien de transcendant mais du classique qui a fait ses preuves.
Que penser de cet appareil ?
Quand ils ne sont pas maltraités, ces boitiers sont de bons appareils écoles, comme les … Praktica.
Son avantage est de proposer une vitesse de 1/1000s et sa cellule en TTL, sans oublier que celui-ci accepte tous les objectifs en monture M42 dont les excellents Takumar, par exemple.
Cependant, ce n’est pas un appareil sexy, plutôt un dur au labeur, avec des limites tout de même,en témoigne mon exemplaire hors service. Que j’arriverai peut être à relancer si je trouve quel engrenage coince !
Point de vue coût, c’est un appareil très abordable. Comptez moins de 50€ pour un exemplaire en très bon état et avec un objectif d’au moins 50mm. De quoi vous payer quelques bobines pour l’essayer.
On a plus l’habitude de voir des Petri sous forme d’appareils compacts, dont d’excellents télémétriques (Petri 7S) mais il y eut aussi quelques réflex, dont celui-ci.
Il n’est pas très courant, sans être rare.
Si vous en trouvez un et que vous cherchiez un appareil école, prenez-le, s’il est en bon état, il ne vous décevra pas.
Un peu de technique.
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.
| Modèle | Petri TTL FTX |
| Format | 35mm |
| Introduit en | 1974 |
| Autres noms | JC Penny SLR 3; Argus STL 1000; Spiraflex |
| Origine | Japan |
| Type | réflex à objectif interchangeable |
| Construction du boitier | Metal |
| Modes de fonctonnement | Manuel, assisté par le posemètre |
| Poids | 690 gr, nu |
| Sensibilité en ASA | 25-1600 |
| Objectif d’origine | 55mm f1,8 |
| Marque de l’optique | Petri CC Auto |
| Taille du filtre | 52 mm |
| Monture de l’objectif | à viser |
| Taille de la monture | 42mm |
| Ouverture | Miroir relevé à la visée |
| Obturateur | plan focal horizontal |
| Cellule | CdS, TTL, couplée |
| Vitesses | B, 1-1000 |
| Miroir | retour automatique |
| Viseur | à prisme à hauteur d’yeux |
| Pré vision de la profondeur de champ | oui |
| Griffe | avec synchro au centre |
| Synchro externe | X |
| Vitesse de synchro flash | 1/60 |
| Minuteur | oui, mécanique |
| Batterie originale | PX 625 au mercure |
| Batterie de remplacement | PX625A, alcaline de 1,5v |
| Voltage initial | 1.35v |
Des références.
https://camera-wiki.org/wiki/Petri_FTX, https://cameracollector.net/petri-ftx/, https://en.wikipedia.org/wiki/Petri_Camera, https://camera-wiki.org/wiki/Petri_FTX, https://www.pbase.com/cameras/petri, https://camera-wiki.org/wiki/Petri, en anglais ; https://fr.wikiital.com/wiki/Petri_Camera_Company, en français


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