Mes appareils et leurs accessoires

Trépied et monopode

Comme je l’écrivais précédemment, mon trépied était un Redged (marque hollandaise) qui a surtout pour lui de ne mesurer que 34 cm replié et qui est léger (1,2kg). Mais son seul défaut, ce sont les « rotules » pour le déplier : je préfère des « cliquets » plutôt qu’un système à viser, beaucoup plus lent. Et donc j’ai opté, finalement, pour un trépied Manfrotto compact MKC3 avec une rotule rapide (malheureusement ?) propriétaire. Aussi très léger (alu) mais un peu plus haut que le précédant (43 cm avec la rotule).

Le monopode est aussi un petit accessoire utile. Forcément moins stable que le trépied, il vous permet de sortir de situation délicate et assure quand même une meilleure assisse que vos seules mains. Si vous fouinez un peu sur le Net, vous trouverez plein de tutoriels dans lesquels on vous explique comment assurer la stabilité de votre monopode.

Et puis, j’ai toujours un petit Gorilla pas loin, vous savez ce drôle de petit trépied que s’articule dans tous les sens et qui peut même s’accrocher à une barre, une branche ou autre point d’appui un peu étrange. Bon, soyons raisonnable : vais-je lui confier l’Eos 5 D et le 24 -70 série L en équilibre précaire ? Mais pour le reste, c’est un artifice excellent.

Dans mon fourre-tout, j’ai aussi redécouvert un tout petit trépied que je traîne avec moi depuis si longtemps et dont je viens de connaître son histoire. Il s’agit d’un petit trépied inventé par Yashica, dans les années ’70 dont les pieds se replient à l’intérieur d’un fourreau d’une quinzaine de centimètre, qui ne pèse rien et tient bien la route (la table, le banc, le bord de la falaise, etc.). Idéal pour un petit appareil comme le Canon 50 M ou le Fuji X 20, mais pas plus.

Et comme parfois même les gros appareils ont besoin d’un petit trépied, j’ai acheté sur un site bien connu un Moman, tout en alu, qui peut supporter une charge de 80 kg. Particularité ? Deux en fait : sa bague qui permet de le mettre à plat (hauteur max 3 cm) ou de bloquer les pieds, garnis de caoutchouc efficace, en position haute et deux filets « standards » différents qu’il suffit d’escamoter selon l’usage. J’y ai fixé une platine Neewer avec attache rapide et universelle (plus 2 cm). Il a la particularité de pouvoir été attaché avec des sangles si on veut le faire tenir dans des endroits « bizarres ». Moins de 20€ pour le tout, imbattable.

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Le portage

Les sacs à dos sont un investissement assez incontournable. Comme beaucoup, j’ai pas mal pataugé avant de trouver ce que je cherchais. Finalement j’ai arrêté mes choix sur :

  • un Peak Design Everyday Sling 5l, tout petit à l’extérieur et grand à l’intérieur (j’y mets 2 télémétriques avec leurs objectifs, 2 cellules à main, ou le Canon Eos M50 et un télémétrique, plus quelques babioles !), idéal pour la Street;
  • un Peak Design Everyday Messenger 15″, qui est un véritable fourre-tout super bien organisé qui sait rester élégant, qui avale sans broncher le 5D M2 et le 24 – 70 f1;2,8, ou 2 télémétriques et le Canon Eos M50, un flash, un chiffon micro-fibre, un canif Victorinox, … et un raton laveur;
  • un Lowepro Passport sling, qui se porte en bandoulière et est assez passe-partout, idéal pour la street, lui aussi à la contenance déconcertante (1 télémétrique, l’Eos 50 M et un Fuji Q10, des batteries, des mouchoirs, un canif suisse, une cellule à main et je peux encore l’étendre si je veux y glisser une boisson p.ex.;
  • un Lowepro Slingshot ancienne génération, qui bascule sur le devant et permet d’extraire facilement son appareil (il accueille sans broncher l’Eos 5D M2 et le 17-40 f 1:4, un 50 mm, ou l’Eos 100D et son 18 – 55mm, et quelques accessoires utiles;
  • un vieux CaseLogic dans lequel je peux mettre l’Eos 5D M2 (ou l’Eos 6D s’entend) avec le 24 – 70 f1;2,8, le 17 – 40 f1:4, quelques filtres vissant dans leur pochette, un chiffon, et quelques petits accessoires utiles
  • un Neewer Pro Camera, un grand sac à dos quand j’ai besoin d’emporter plus de matériel, qui a le grand avantage de s’ouvrir par l’arrière en le faisant basculer vers l’avant pour atteindre le matériel sans devoir le poser au sol. Je peux y mettre l’Eos 5D M2 avec le 24 – 70 f1;2,8, le 70 – 200 f1:4, l’Eos 6D, le 17 – 40 f1:4,le flash, le porte-filtres et les filtres, et il reste de la place ;
  • un bon vieux Eastpak, trouvé pour 5€ dans une brocante, dans lequel j’ai placé un insert photographique acheté séparément 10€ (ça c’est quand je veux être vraiment très discret);

Les sangles pour porter les appareils sont importantes, pour le confort et la protection du matériel. J’en ai essayées quelques unes et j’ai finalement retenu la marque Peak Design tant pour le confort que pour le côté « technique » de leur gamme. Et quand vous portez, p. ex., un reflex full frame avec son 24 – 70 toute la journée, vous êtes heureux d’avoir choisi le confort !

Oubliez les sangles des marques (Canon, Nikon, Sony et consort) qui, à part la promotion de leur marque, ne sont pas efficaces. Et avouez que pour la discrétion, on repassera (Rouge vif pour Canon, Jaune fluo pour Nikon, et j’en passe).

J’ai aussi une sangle rapide qui permet de porter l’appareil à la hanche, avec un renfort large sur l’épaule et une petite sangle de rappel qui permet de bien la fixer quand on marche, escalade, etc. Pratique et pas chère.

Ensuite, quand je me balade avec l’Eos M50 ou les télémétriques, j’ai finalement opté pour une sangle de poignet Peak Design Cuff (pour une fois, je vous mets le lien vers une petite vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_hYLeP_crk4) et lorsque je porte l’Eos 5D MII à la main, j’ai choisi, toujours chez Peak Design, le Clutch (le lien vers la vidéo de chez eux : https://www.youtube.com/watch?v=U9mO1Rb1lw0) qui tient bien,peut être utilisé avec une sangle et permet de poser l’appareil sur un trépied le cas échéant, et se règle facilement.

Vous aurez noté que je cite souvent la marque Peak Design … Hé bien non, je ne suis pas sponsorisé par eux (dommage !) mais franchement, c’est du super matériel, bien pensé, avec plein d’astuces pour se faciliter la vie (exemple tout bête, ces petites encoches pour y glisser le surplus d’une sangle, qui évite que ça traine partout).

Vous me direz que ce n’est pas donné, mais avec un peu d’astuces vous trouverez la bonne occasion, comme moi. Et les autres marques ont aussi un prix, souvent conséquent. Mention aussi à Lowepro, qui fait de très bons sacs, solides et faciles d’utilisation (je songe surtout au Passport Sling et Slingshot)

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Des films en argentique ?

Pour ceux qui se posent la question, légitime « et on trouve toujours des films facilement ? » la réponse est oui (sauf pour certains Polaroïd). Tant en 24×36, qu’en 120 (et même dans d’autres formats plus exotiques comme le 110, le 126 ou le format Minox 8×11 – mais là, faut trouver où le faire développer ou le faire soi-même).

Mes fournisseurs de prédilection sont : de bonnes affaires sur le Net, sinon le site de Fotoimpex en Allemagne (https://www.fotoimpex.com/) ou en Belgique Retro Camera (https://www.retrocamera.be/en/).

Pour des films plus artisanaux et sortant de l’ordinaire, il y a Owax dont je vous ai parlé ICI

Pour le développement des films, je fais confiance à New Prodia, à Nimy. Je leur demande de développer mes films 24×36 ou 120 et de les numériser en haute définition, ce qui me permet, le cas échéant, de retravailler un peu les photos avec Luminar 4.3. Ça devient rare un labo photo près de chez soi et pourtant il reste indispensable pour ceux qui, comme moi, ne possèdent pas de labo à la maison. Et leur utilité ne se limite pas qu’au développement, ils peuvent faire des tirages pro pour les expositions, par exemple. Le lien vers leur site : http://newprodia.be/

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Et les autres

Ici aussi, petite évolution du matériel : un Mamya 645 Super vient remplacer le 645 M. L’avantage de ce nouveau venu est qu’il possède un prisme avec cellule, une poignée motorisée et des dos amovibles si l’on veut passer de la couleur au NB, ou inversement. Il vient de Vilvorde, d’un passionné qui me l’a cédé avec le secret espoir que celui-ci ne termine pas sa vie dans une vitrine. « Pierre, rassures toi, il va sortir et faire de superbes clichés » (en 4,5×6). Ici aussi, je reviens dès que je l’ai testé.

Drôle d’acquisition, un Polaroïd 360. Un bon vieux pola des années ’70, à soufflet mais avec un télémètre et des lentilles en verre. J’ai commandé des films. Je vous dis quoi dès que je l’ai essayé. Si vous cherchez des infos sur les Polaroïd, une adresse en français : http://polaroid-passion.com/.

Bon, au sujet des films pour ce Polaroïd 360, c’est la galère car après Polaroïd, Fuji a décidé, en 2016 si mes souvenirs sont bons, de ne plus les fabriquer, condamnant injustement ces appareils à mourir de leur belle mort d’appareils exotiques. Mais, grâce à la « magie » d’un grand site de vente, j’ai pu me procurer, à un prix assez raisonnable, 5 packs Fuji pack 100. A essayer, mais ce sera un chant du cygne car les possesseurs de ces films n’en auront pas pour 100 ans de réserve !

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En photo de paysage, portrait, urbaine

En numérique, finalement, j’ai revendu mon Canon Eos 5 D M 2, remplacé par un … Eos 5D Mark III. J’avais acheté un Canon Eos 6 D M 1 pour le remplacer et finalement, je garde l’Eos 6D, dont l’approche ergonomique est plus proche de l’Eos 5D Mark III

Les optiques qui les accompagnent : Canon EF 24 -70 f1:2,8 USM série L, Canon EF 70 -200 f1:4 USM série L, Canon EF 85 mm f1:1,8 et un zoom EF 70 – 300 f4 -5,6 IS USM

Ici aussi, lorsque je photographie ces thèmes en argentique, je fais confiance à un Canon Eos 30. Il s’agit d’un des derniers Eos argentiques dont l’ergonomie a inspiré les Eos que nous connaissons aujourd’hui. Celui-ci a la particularité d’être piloté par l’œil (enfin, disons plutôt que le suivi du regard choisi le collimateur utilisé pour prendre la photo). Il est monté d’un Canon EF 28 – 105 mm f:3,5 – 5,3 de chez Canon, très polyvalent.

L’avantage de travailler avec ces appareils est de pouvoir intervertir les objectifs de l’un vers l’autre.

En cas de dépannage (ou si mes vertèbres ne s’accommodent pas de l’un ou l’autre), j’utilise un Canon Eos 100 D, ultra compact, léger et performant. Comme c’est un format APS-C, il est monté d’un zoom 18 – 55 mm f1:3,5 – 5,6 Canon, en monture EF-S. Je pourrais y monter mes optiques en monture EF mais la taille du capteur modifierait le ratio de ces optiques.

les numériques (de gauche à droite)
Canon Eos 50 M – Canon Eos 100 D – Canon Eos 5 D Mark 2
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Pour la photo de rue

En numérique, j’utilise finalement un Canon Eos 50 M. Petit, léger, discret et tout à fait dans la veine des compacts hybrides – c’est un APS-C , il a pour moi un avantage certain : les menus de réglages ne sont pas pléthoriques, ni trop abscons, dans la (bonne) tradition des Canon qui ont écris, il est vrai, une bonne partie des pages de l’histoire de la photographie moderne (innovation, ergonomie, qualité). Il est équipé soit d’un 22 mm (équivalant à un 35 mm en 24×36), soit d’un zoom 15 – 45 mm (équivalant à un 24 – 70 mm en 24×36). Muni d’une bague d’adaptation, je peux aussi y monter mes autres objectifs EF (bon, je n’y placerai pas le 24 – 70 f1:2,8 L, on ne le verrait plus derrière !)

Et pour une fois, je peux partager les batteries de l’Eos 100 D, dont je parle un peu plus loin, avec l’Eos 50 M. Comme j’en avais acheté 2 d’avance, chaque appareil aura donc 2 batteries et je peux déjà vous dire que le 50 M les utilisera plus que le 100 D (ben oui, c’est un hybride et l’autre un réflex).

En argentique, j’utilise un télémétrique Canon P et une optique 35 mm Canon f1:2,8 en monture LTM 39mm. Cet appareil date de 1958 et il fonctionne parfaitement. Il est secondé par une cellule à main. Et ici, pas de bottin de téléphone à ingurgiter, le mode d’emploi compte 34 pages, toutes utiles !

Restons encore chez Canon , en télémétrique, car je viens d’acquérir un Canonet 17 QL G 3. En fait, j’ai toujours regretté d’avoir revendu un 19 QL G3 que j’avais acheté car c’est vraiment un chouette appareil, très silencieux, facile à charger, automatique ou tout manuel, avec un objectif de 40mm qui ouvre à f1:1,7. Objectif qui a la réputation d’égaler un certain Leica CL et son 40 mm en f1:2. Il m’a juste fallu changer les mousses (classique) et lui retrouver une pile, y mettre un film et c’est reparti.

Toutefois, une petite infidélité à Canon, car j’emmène aussi un Leica M5 ou un M6 lors de mes balades. Leur avantage est la cellule embarquée, qui facilite quand même les choses

Toujours en argentique, un petit Richo R1 traîne toujours dans ma voiture ou une poche. Avec son 30 mm ouvrant à f1:3,5 (il peut passer en 24 mm rapidement) et son autofocus, c’est un petit bijou qui tient (je dirais presque, se cache) au creux de la main et en photo de rue, il est redoutable de discrétion et d’efficacité. Une fois que vous avez bien appréhendé la distance à respecter pour capturer vos photos, c’est un jeu d’enfant. Un objectif un peu plus lumineux aurait été le must absolu !

J’ai ajouté, en ce tout début janvier 2020, un Rollei A 110. Comme son nom l’indique, il utilise de la pellicule sous forme de « cassette » au format 110. Hé oui, on en trouve toujours (voir la rubrique). A son époque, il était le petit appareil en 110 le plus cher: tout métal, il pèse plus lourd que le Ricoh (150 gr contre 185gr). Il m’a été livré complet avec son étui en cuir et son mode d’emploi multilingues. A part un panachage de LR 44 et SR 43 pour compenser la pile PX 27 (au mercure), et un film, je n’ai rien dû changer ou modifier : tout fonctionne comme au premier jour et il date de 1974. Son objectif est en Tessar Carl Zeiss de 23 mm ouvrant à f1:2,8.

Le Zinc du photographe

« Tombe la neige … » (air connu)

Je vous l’accorde, vu la météo de ce mois de décembre, en Belgique, c’est pas gagné !

Mais bon, certains d’entre vous partiront peut-être à la montagne, ou dans des pays où la neige et le gel montreront le bout de leurs glaçons.

Voici quelques trucs, glanés ici ou là, pour réussir vos photos lorsque le thermomètre plonge sous le zéro degré Celcius (en Farenheight ça fait bizarre : -10° C = 14° F) :

  • Si vous avez trop froid, vous tremblerez et risquerez de faire des photos floues ! Pensez – outre à vous habillez chaudement – à vous munir d’un trépied.
  • et puisque nous parlons de s’habiller chaudement, petit truc utile : multipliez les couches de vêtements légers mais chauds, par exemple en fleece graté à l’intérieur, qui créeront une superposition de lames d’air, le meilleur isolant qui soit. Privilégiez les textiles techniques plutôt que le coton qui, lorsqu’il est mouillé (transpiration) vous donnera une sensation de froid, voire la laine mérinos, légère, saine, sans odeur et terriblement chaude en première couche (sous vêtement)
  • et, second truc utile, si vous utilisez un trépied, mettez des gants, surtout si la température est franchement négative car si votre trépied est en métal, vous risquez de vous « brûler » les mains. Et pour vous réchauffer les mains, il existe des petits sachets chauffant (la plupart réutilisables) que vous pourrez glisser dans vos poches, près de vos mains et de … vos batteries
  • puisque nous parlons batteries, pensez à en emporter deux fois plus que d’ordinaire car le froid épuisera plus vite vos accus. Essayez de les garder au chaud, dans une poche, le plus longtemps possible avant de les changer. Au fait, marquez toujours vos batteries pour les ranger au fur et à mesure et savoir quelles sont les chargées et déchargées (code couleur dans une boîte de rangement, élastique autour de celles qui sont chargées, etc.)
  • s’il fait vraiment très froid, tournez vos bagues de réglages de vos objectifs d’abord à la main, sans forcer. En effet, vos bagues risquent de « geler », surtout si vous n’avez pas utilisé votre objectif depuis un moment. Rangez toujours vos objectifs dans un sac de qualité, au pire, dans un étui adapté et rembourré
  • méfiez vous de la condensation ! En passant rapidement du froid au chaud, votre appareil photo risque de se couvrir de condensation et de s’endommager. Richard Walch (ambassadeur Canon) propose le conseil suivant : « Lorsque vous allez déjeuner, restez à l’extérieur ou laissez votre sac dehors. Si vous passez du froid au chaud et que vous essayez de consulter vos images, vous courez à la catastrophe. Une couche de buée se formera sur votre appareil photo et votre objectif, et vous abîmerez votre équipement. Vous devez laisser votre appareil dans une zone de même température. »
  • n’oubliez pas votre pare-soleil et un chiffon en micro fibres. En effet, le pare-soleil évitera que de la neige qui tombe ne se dépose sur l’objectif. Et, avant de ranger vos appareils et objectifs, un petit coup de chiffon pour enlever toute trace d’humidité néfaste
  • pour en revenir aux vêtements chauds, une grande enseigne française spécialisée dans le sport pour tous (bon , Décathlon, pour faire rapide) propose toute une gamme abordable de vêtements adaptés aux pratiques extérieures, sinon, AS Adventure n’est pas mal non plus (surtout aux soldes !)

Bonnes photos ! La neige et la glace offrent des spectacles fascinants, souvent dès son propre jardin …

Le Zinc du photographe

Le gaffer

Il y a des produits qui sont comme des légendes et le gaffer en fait partie.

Heu … c’est quoi le « gaffer » ? C’est un ruban adhésif toilé très résistant, déchirable à la main et qui ne laisse pas de trace quand on l’enlève. Le mot vient de l’anglais « gaffer« , qui est l’équivalent du poste de chef éclairagiste dans les pays anglophones, d’où est tiré le nom du gaffer tape, le ruban adhésif utilisé par les gaffers. Ce gaffer tape a d’ailleurs été inventé en 1959 par Ross Lowell , photographe, cinéaste et éclairagiste de plateau américain.

Très souvent utilisé dans l’événementiel, le cinéma et les photographes, c’est un peu le couteau suisse de ces métiers. Il sert aussi bien à assembler des câbles que de fixer des objets entre eux, ou marquer des points de repère au sol. Il sert encore à masquer les marques trop voyantes sur un appareil quand c’est nécessaire, ou à réparer une trappe à piles qui se débine, une poignée qui se décolle, … votre imagination fera le reste.

Pour en avoir toujours sur soi, facile : prenez un bout de crayon de la hauteur de votre gaffer, attachez y un trombone, en laissant dépasser sa pointe (qui servira d’attache à un anneau), enroulez environ un mètre de gaffer autour de ce bricolage, bien serré, et attachez le à votre porte-clés ou à un mousqueton de votre sac photo. Vous pourrez toujours vous dépanner rapidement.

Le Zinc du photographe

Il pleut (encore) !

Mi décembre 2019, il pleut, il pleut, …. si seulement il pouvait neiger !

Bref, si un peu de pluie ne rebute pas le photographe, les averses font réfléchir ! Pourtant, que de belles photos en perspectives, lorsque les sols sont mouillés, créant de magnifiques reflets; lorsque les rares feuilles trempées laissent couler les dernières gouttes sur leur couleur de rouille.

Quelques petits trucs pour (quand même) profiter de ces moments humides:

  • pensez à vous équiper d’un poncho, ça ne coûte pas cher et si vous le prenez large, il vous couvrira ainsi que votre sac à dos ou autre. L’avantage de le prendre large c’est qu’il ne se transformera pas trop vite en cabine de sauna portable (aération meilleure),
  • prévoyez une housse étanche pour votre sac. Certaines marques le fournissent d’origine (Lowepro, Neewer, par exemple). Si ce n’est pas fourni avec, un petit tour chez Décathlon, où vous acheterez votre poncho p. ex., vous permettra de trouver votre bonheur à prix raisonnable pour presque toutes les tailles de sac,
  • équipez vous de Goretex (vêtements et chaussures), ou produits similaires, pour rester au sec le plus longtemps possible. Il y a moyen de faire de bonnes affaires, les soldes arrivent (janvier), ou sur les sites de seconde main,
  • si vous voulez éviter d’avoir froid, pensez au principe des couches. Un sous vêtement en laine de mérinos ou en textile technique, sur lequel vous passez un pull léger en fleece, sur lequel vous pouvez encore superposer un pull en fleece « lourd » (250 gr ou 300 gr). Pourquoi le fleece ? Ben d’abord parce que la plupart de ces vêtements sont issus du recyclage de plastique (la planète vous dit merci), mais encore parce qu’ils construisent une mince couche d’air entre vos différents vêtements et c’est là la meilleure isolation qui soit,
  • il existe aussi, pour ceux qui ont vite froid aux mains, de petits accessoires chauffants et réutilisables. Ce sont de petits sachets contenant un gel qui s’active sous l’effet d’une pastille métallique que l’on « croque ». Chaleur confortable d’au moins une demi heure. Pour regénérer, un petit plouf dans une eau bouillante et c’est reparti. Très abordable,
  • il existe aussi des « manchons » souples dans lequel vous allez glisser votre appareil, laissant seulement le bout de l’objectif dehors. Protection maximale pour l’appareil, que vous pouvez manipuler facilement par les ouvertures prévues à cet effet et qui ne laissent pas passer l’eau et n’oubliez pas de garder votre pare-soleil au bout de l’objectif, ça sert aussi à protéger des gouttelettes,
  • pensez à avoir un petit carré de tissu en micro-fibres pour essuyer vos boitiers ou lentilles,
  • prenez des batteries de rechange car le froid qui s’invite généralement avec la pluie, surtout l’hiver, va vite épuiser vos accus. Et gardez ces rechanges dans vos poches, elles aiment la chaleur !
  • si vous partez seul en randonnée photo, prévoyez un thermos avec une boisson chaude plutôt qu’une flasque d’alcool (d’accord, ça prend moins de place, mais ça réchauffe moins longtemps – effet coup de fouet), et un petit coupe-faim car le froid consomme de l’énergie,
  • certains boitiers sont tropicalisés mais ça ne veut pas dire qu’ils apprécient l’eau ! Et n’oubliez pas que vos objectifs doivent aussi être munis de joints pour continuer à assurer l’étanchéité (p. ex. le Canon Eos 5 D est tropicalisé et les objectifs de la gamme L ont un joint d’étanchéité entre la monture et l’objectif, idem chez Olympus OM D 5 ME ou OM D 1 M, chez Fuji, etc.),
  • enfin, lorsque vous quitterez le petit bistrot où vous aurez pris un chocolat chaud – ben oui, vous aviez oublié le thermos ! – pensez à la différence de température qui formera une buée sur la lentille de l’objectif (merci le petit carré de micro fibre). Au fait, pourquoi un chocolat chaud et pas un thé ou un café ? Parce que c’est moins diurétique et que les sanisettes sont rares en Belgique !
  • pour terminer, ne jetez plus les petits sachets de silicate que vous trouvez souvent lors de vos achats d’appareils électroniques, ils peuvent toujours vous sortir d’un mauvais pas si vraiment il a beaucoup plu. Nichés au fonds de votre sac, ils absorberont le surplus d’humidité jusqu’à ce que vous remettiez le tout au sec, à la maison, par exemple.

Voilà, je pense avoir fait le tour des petits trucs qui vous permettront d’apprécier – à sa juste valeur – les joies de la pluie ! Bonnes photos.