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Canon Eos 30

Un des derniers Eos argentiques, très performant bien que destiné aux « amateurs experts » de l’époque (les années 2000), avec la particularité d’un pilotage par l’œil du collimateur (le 33 n’était pas pourvu de cette particularité).

J’ai craqué sur cet appareil quand je voyais le prix des « full frame » numériques ! Quand je pense que certains trouvent « abordables » les derniers full frame sortis à plus de 2500€ tout nus !

Oui, j’aurais pu acheter un Canon EOS 5 D mark 1 – je l’ai d’ailleurs fait – pour un prix raisonnable (le mien m’avait coûté 280€, sans objectif), mais grosse arnaque du constructeur et des fossoyeurs de belle mécanique (je cite Windows), impossible de faire reconnaître le boîtier par Windows 7 et encore moins par Windows 10 et plus de suivi par Canon. Bref, un bel et bon appareil mais qui « n’existe plus » pour les programmes nouveaux avec lesquels je travaille.

Fermons cette triste parenthèse pour en revenir donc à l’EOS 30. Son ergonomie est celle des Eos modernes, donc pas de surprises de ce côté là. Un appareil qui reste très actuel, avec un autofocus très performant, rapide, discret (un des Eos les plus silencieux produits), pas compliqué à utiliser (son mode d’emploi ne fait qu’une centaine de page, utiles). Si vous lui ajoutez le grip prévu (BP 300 pour 4 piles AA), vous aurez l’impression d’avoir en face de vous un appareil numérique … sans écran.

Largement peu gourmand en piles : un jeu de piles CR123 pour environ 60 films (x 36 poses quand même) … essayez de faire ça avec un numérique, qui nécessite à chaque sortie un camion de batteries !

En plus, c’est un Eos, donc les objectifs en monture EF sont transférables de votre numérique vers l’argentique, et l’inverse est vrai aussi. Ce qui vous ouvre un parc énoooorme de belles optiques.

Attention toutefois, que les optiques très récentes, prévues pour le « piqué » millimétrique des numériques peuvent défavoriser l’Eos 30. Mais un bon film argentique peu encaisser des écarts inconnus en numérique, presque sans perte de qualité. Il vous faut un bon labo (sauf si vous développez vous-même) à qui vous donnez les instructions nécessaires pour obtenir le rendu voulu.

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Minolta X-700 MPS

Là, j’avoue que je regrette avoir offert à mon frère le premier que j’ai acheté (non, je plaisante, je suis très content de lui avoir offert, il aime aussi les beaux boîtiers et s’en sert très bien).

C’est un excellent appareil, aussi bien – pour ma part – que le Canon A-1 au niveau de la douceur des commandes et de son silence de fonctionnement, tout en étant aussi performant (c’est un peu normal, il a 3 ans de moins et à cette époque – 1981, Canon et consorts ne se faisaient pas de cadeau et sortaient assez régulièrement des nouveautés, au seuil des années où l’autofocus était encore un phantasme, même si nous étions loin de la frénésie qui consiste à déclasser un appareil six mois après sa sortie !).

Je ne désespérais pas d’en retrouver un second, mais les prix augmentent sur le marché de l’occasion. Ceci étant, le parc optique est aussi important que celui du Canon et aussi qualitatif.

« C’est un appareil qui propose un mode d’exposition « tout automatique », en plus des modes priorité ouverture et manuel désormais traditionnels. Ce mode tout auto s’appelle le « Minolta Program System » (MPS) : tourner la bague des vitesses dans cette position permet à l’utilisateur de se concentrer sur la mise au point et le cadrage de la photo sans se soucier du tout de l’exposition ! » voir l’excellent site, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11522-Minolta_X-700.html pour d’autres explications.

Comme lorsque le Canon A-1 est sorti et avec lui les montures FD, le Minolta X 700 MPS fait partie d’un « système », qui a inauguré une nouvelle monture chez Minolta, la MD, avec des cames spécifiques pour répondre aux nouveaux automatismes présents.

Une foule de petits détails font que cet appareil était très en avance à son époque

Bref, de nos jours encore, une fabuleuse machine à photographier. Ils faisaient beau, costaud et performant à l’époque !

Et, franchement, pour ceux qui ont plus de 40 ans, ce sont des appareils qui nous ont marqués et qui sont un peu comme l’archétype du réflex. Difficile de les oublier, d’autant que presque 50 ans plus tard, ils fonctionnent toujours, eux !

Le Minolta X 700 MPS a aussi eu une descendance : le X 500 et le X 300, qui sont un peu plus abordables et, même s’ils sont un peu « simplifiés » par rapport à leur ainé, ils ne déméritent pas. Le Minolta X 500 a d’ailleurs excellente réputation. Franchement, si vous n’arrivez pas à trouver le grand frère à un prix raisonnable, n’hésitez pas, prenez le X 500.

Oui, je notais « prix raisonnable » car il est difficile d’en trouver un en bon état sous les 100€. Le premier que j’ai acheté, fin 2018, m’avait couté 50€. Celui que j’ai racheté mi 2020, sans objectif cette fois, 90€, et j’ai fais une excellente affaire !

Les qualités de l’appareil les justifient-elles ? Franchement – et je pèse ce que je vais écrire – non. C’est comme pour les Canon F-1 et A-1, qui ont aussi marqué les esprits en leur temps. Qui restent de fabuleuses machines mais si vous voulez vous (re)mettre à l’argentique, vous aurez bien plus facile de le faire avec un appareil qui vous propose tout ce que ceux-ci font, avec l’apport de l’électronique et déjà de l’autofocus (Canon 500N, Canon 300, Minolta Dynax 505si Super, Dynax 5, p. ex.). Et si vous voulez rester en manuel, pour vous initier complètement, un Pentax P30, un Minolta XG2, un Fujica AX-1, un Canon AV, p. ex. font parfaitement l’affaire, tout en étant plus abordables.

Ces appareils sont pour ce que je qualifie les esthètes, qui aiment posséder des appareils un peu exceptionnels, pour s’en servir, mais qui maitrisent les réglages propres à ceux-ci … et qui ont les moyens.

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Canon A-1

Un concentré de « technologies » pour l’époque (1978), un superbe appareil sur lequel il est possible d’installer des cailloux de légende pour pas trop cher. J’avais trouvé un 50mm ouvrant à f1:1.4, un 35 mm ouvrant à f1:2.8 et un 135mm ouvrant lui aussi à f1:2.8 pour l’accompagner. Très souple d’utilisation, performant, relativement peu bruyant lors du déclenchement, je l’ai cédé à un étudiant en photographie, qui l’utilise toujours.

Le Canon A-1 est le grand frère du très connu Canon AE-1 qui a inauguré une longue lignée dont le AV -1 et l’AE-1 Program, plus tard.

Un appareil bien né, qui a marqué son époque. Et cela se ressent au niveau prix, de nos jours : difficile d’en trouver un , en bon état, sous la barre des 100€.

Quelques soucis sont bien connus : la porte qui masque la pile, fragile; un bruit parfois bizarre (le Squeeze) lors du déclenchement, qui nécessite une petite intervention facile (très bien décrite sur le Net à plusieurs endroits), … et c’est presque tout.

C’est du solide, du bel objet, qui délivre de magnifiques photos lorsque l’on parvient à le maîtriser, ce qui est plus facile que d’ingurgiter les 400 pages d’un numérique moderne.

Et des astuces qui ont fait la réputation de cet appareil : la possibilité de surimpression, enfantine; un petit loquet pour masquer la fenêtre du viseur en cas de pose longue; l’ergonomie bien pensée qui place tout à portée de doigts (l’index en l’occurrence); et – cerise sur le gâteau – le premier appareil au monde à proposer un ordinateur intégré numérique et non plus analogique, qui autorise plusieurs modes de fonctionnement. Une fois encore, je vous renvoie à l’excellent site http://www.fou-du-canon-f-1.net/appareils-canon-apres-le-f-1/canon-serie-a/ qui vous en apprendra encore plus sur ces merveilleuses machines.

Franchement, je me pose toutefois la question du prix : est-il raisonnable de dépasser les 100€ pour un boitier nu ? Si les mousses ont été changées dans les règles de l’art, si le squeeze a aussi été résolu dans les règles, si la porte de la pile n’est pas abîmée, s’il n’y a pas de coups flagrants sur le prisme ou les cotés et si l’appareil ne porte pas trop de traces d’usure (un peu de patine, c’est beau, trop de patine, c’est un appareil qui a beaucoup – trop – servi !), s’il a été nettoyé correctement, que le miroir est sans défauts, vous pouvez envisager la dépense car cet A-1 est reparti pour des années de bons et loyaux services.

Pourtant, je persiste à dire que ce type d’appareil doit être vendu avec un objectif, à minima un 50mm en f1:1,4 ou f1:1,8 (mine de rien, ça protège aussi la chambre si un objectif ou – à défaut – au moins un bouchon sont vendus avec l’appareil. Et c’est gage de sérieux de la part du vendeur).

Enfin, si l’appareil que l’on vous soumet ne répond pas à ces critères, soit vous renégociez sérieusement le prix, soit vous passez votre chemin. Le A-1 fut produit en suffisamment d’exemplaires que pour vous offrir un beau boitier.

Dernière remarque, peut-être : ce type d’appareil est très facile à utiliser … pour peu que vous ayez quelques notions de ce qu’est un appareil argentique ou que vous preniez la peine de les apprivoiser. Sinon, au risque d’être déçu, optez pour des appareils un peu plus modernes, style des premiers Eos (si vous restez chez Canon). Ceux-ci bénéficient déjà de l’autofocus, de réglages automatisés (roue P-AV-TV-M- et scènes), ce qui se rapprochent plus des appareils modernes.

Ceci étant, avec le Canon A-1 vous aurez entre les mains ce qui se faisait de mieux à l’époque, avec des facilités qui vous permettront des photos créatives (pour mémoire, surimpression facile, pause longue avec protection de l’œilleton, vitesses rapides et lentes envisageables sans soucis, automatismes à votre service ou débrayables, stabilité de l’appareil en main, fonctionnement même si la pile est out). Faites vous plaisir !

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Les Yashica Electro 35

Quelques lectures sur les plus beaux télémétriques anciens ont attiré ma curiosité vers les Yashica Electro 35.

Comme d’habitude, les bonnes adresses sont en bas de page.

Et donc, je me suis laissé tenter par un Electro 35 GSN, en premier. Fabuleuse machine des années ’70 avec, là aussi, un objectif magique de 45 mm ouvrant à f1:1,7. Une visée claire, facile à régler, un déclencheur très discret.

Ensuite, je suis passé à l’Elecro 35 GT, en noir. Petite anecdote de ces années-là : le noir passait pour faire professionnel. Outre ce petit clin d’œil, en noir, les Electro 35 sont magnifiques.

Puis, pour faire la balance, j’ai trouvé un Electro 35 GTN, l’équivalent du GSN, mais en mode « pro ». Du plaisir tout simple et un fabuleux moyen de communication en Street Photography.

Quant vous prenez quelqu’un en photo, et qu’il s’en aperçoit, (presque) à tous les coups, c’est l’occasion de parler souvenirs et photos à l’ancienne, au point qu’il en oublie ensuite d’avoir été mis en boîte.

Enfin, pour clôturer ma trilogie, j’ai craqué pour le petit dernier de la série : l’Electro 35 GX. Plus petit que ses prédécesseurs, toujours aussi agile et magnifique en noir, c’est un excellent appareil pour la photo de rue.

Honnêtement, c’est un plaisir de travailler avec ces appareils : lumineux, faciles à utiliser, discrets. Juste un petit travail pour trouver les piles adéquates, mais les bonnes vieilles LR 44 et CR123 font l’affaire (et un peu de bricolage sur le GX pour les faire tenir dans le logement ad hoc).

Ces appareils valent largement une marque célèbre mais inabordable. Peut on leur reprocher un objectif unique, non interchangeable ? Peut-être mais, franchement, quand vous êtes habitué à une focale, en changez-vous souvent ? Un objectif fixe, c’est un exercice de style : celui d’appréhender la juste distance (surtout en photo de rue), de maîtriser son cadre en jouant des particularités de l’optique. Et quand on peut – enfin – jongler avec ces possibilités, rare sont les fois où l’on change son caillou.

Encore un petit dernier, un Electro 35 MC, trouvé dans une brocante, mal en point : couvert de poussière avec un vilain coup sur le pourtour de l’objectif. Je le teste, il déclenche; le télémètre fonctionne. Allez, je négocie pour le plaisir et je l’emporte pour une bouchée de pain.

Rentré à la maison, je le nettoie délicatement, parviens à redresser le tour de l’objectif, trouve une pile et test : tout fonctionne parfaitement. Vraiment solide ces appareils ! Il date des années ’70 (1972) pourtant. Et comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, il tient dans la main.

Contrairement à ses grands frères, il est automatique avec priorité à l’ouverture. L’utilisateur sélectionne celle-ci (en fonction de la sensibilité du film et des conditions météorologiques) et l’appareil règle la vitesse d’obturation. Son automatisme n’est pas débrayable.

Vous aurez noté que les futs des objectifs portent une échelle de profondeur de champ. Rapide et pratique pour utiliser le zone focus (plage de netteté à régler préalablement). Ce qui ajoute encore à l’agrément de ces appareils.

Pour le reste, ce sont de magnifiques objets, solides, qui fonctionnent presque comme au premier jour sans grand entretien ni intervention. A essayer, vraiment, pour le plaisir.

Ici encore, je vous renvoie au site de Monsieur Suaudau, décidément une mine de renseignements, en français : http://www.suaudeau.eu/memo/pratique/tel_yas.html. Là encore, un petit tour sur le site http://35mm-compact.com/compact/yashicaelectro35gx.htm pour comprendre l’intérêt de ce petit bijou, dont un objectif de 40 mm ouvrant à f1:1,8. Et puis sur http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1377-Yashica_Electro%2035%20GSN.html et sur https://mgroleau.com/photo/japon/yashica/yashica_electro35.html ou encore https://francoislegeait.blogspot.com/2015/11/yashica-electro-35-gt-une-occasion-en-or.html

Une idée des tailles : Yashica Electro 35 GX, au fonds, Electro 35 MC au milieu et un Canon Ixus 2 (APS) devant
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Le Canonet 19 QL GIII

N’étant pas spécialiste, je préfère vous renvoyer auprès de personnes qui ont les compétences et me borner à vous donner mes impressions, toutes subjectives, celles que l’on peut expliquer parce qu’on a eu l’appareil en mains. En bas de page, vous trouverez les adresses utiles.

Le Canonet QL 19 G3 est apparu en 1972, en remplacement du QL 19, sorti moins d’un an avant lui.

QL pour « quick load », à savoir un système tout mécanique assez génial pour charger sa pellicule sans soucis et en épargnant quelques précieuses vues : vous tirez un peu de film, jusqu’à un repère orange, vous vérifiez d’être bien au dessus des roulettes d’entrainement et … vous refermez le dos de l’appareil, armez deux ou trois fois en vérifiant la petite fenêtre au dos et si le porte bobine, à gauche, tourne, c’est bon ! Plus facile qu’un Leica M4 avec sa bobine en corolle…

Et « G III » pour grade trois, ce qui correspond à la troisième évolution du New Canonet.

Pour terminer avec les explications du nom, 19 signifie l’ouverture maximale de l’objectif (de même, vous aurez compris que le Canonet 28 ouvre à f1:2,8, le Canonet 17 ouvre à f1:1,7 … facile pour s’y retrouver !).

C’est un appareil bien équilibré, joli avec sa robe bi-tons, métal et noir (il a existé en noir, mais ils sont rares et … chers). Pas beaucoup de plastic là-dedans. Si nous le comparons au Yashica Electro 35 et Minolta Hi-Matic, de la même époque, ce n’est pas le plus grand mais vous ne pourrez pas le glisser dans une poche non plus (ce qui serait dommage, on ne le verrait pas !). D’ailleurs avec près de 620 gr, il déformerait votre poche.

Il est facile à utiliser, soit en mode tout auto, soit tout manuel. L’avantage est que la pile ne sert qu’à alimenter la cellule et donc en cas de pile usagée, vous pouvez continuer à faire des photos. C’est rassurant. Au sujet de la cellule, elle est sensible au changement de voltage (1,35 V à l’origine). Donc si vous mettez des LR 44 de 1,5 V il aura tendance à surexposer; pensez à corriger (via la sensibilité du film par exemple).

Ce Canonet QL 19 G 3 se place juste en dessous du QL 17 G 3. La seule différence de ce dernier tient dans l’optique qui est un 40mm ouvrant à f1:1,7. Mais le prix du second semble inversement proportionné à cette petite différence : en 2019, un 19 se négociait aux alentours de 50€, en parfait état, alors qu’il fallait compter entre 90€ et 100€ pour un 17 dans le même état (et je ne parle pas de la version noire du 17 qui dépasse souvent les 200€).

Donc, si vous voulez vous faire plaisir avec un bon appareil télémétrique abordable, cherchez plutôt un Canonet QL 19 G 3.

Franchement, c’était un appareil attachant. A part y mettre une nouvelle pile (une LR 44 à tout faire) et changer les mousses devenues collantes, je n’avais rien dû bricoler pour l’emporter en balade.

Juste un petit soucis : la fenêtre du télémètre était « voilée » mais ça n’empêchait pas de viser (télémètre très correct) et faire de belles photos, même par temps (très) couvert, voire en début de soirée. Grâce notamment à un objectif de 45mm assez lumineux (f1:1,9).

Cependant, je l’ai revendu (après avoir nettoyé la fenêtre de visée – très facile à faire sur ce genre d’appareil, enfin surtout grâce aux explications de ce site de référence : http://www.suaudeau.eu/memo/index.html et 35mm-compact.com/compact/canonetql17g3.htm).

Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande les excellents sites 35mm compact (http://35mm-compact.com/compact/canonetql19.htm) et https://www.filmisundead.com/test-avis-canonet-ql-19-canon/.

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Mamya M645

Bon , faut pas avoir mal au dos pour promener son M645 : il accuse, avec la pile et son objectif de base, 1,5 kg de métal ! C’est du costaud, du carré, du solide. Même si son poids impressionne, il n’est pas désagréable à prendre en mains (oui, avec « s », ça vaut mieux).

Pas besoin d’un mode d’emploi à rallonges mais un petit tour sur la grande toile vous permettra de trouver toutes les infos utiles pour vous en servir. Heu, prévoyez aussi une cellule à main, à moins que vous n’ayez trouvé un exemplaire avec un viseur prisme muni d’une cellule (Cds ou Silicium). Et peut-être un trépied, car vous l’utiliserez plus souvent pour du portrait ou du paysage, et vos cervicales vous diront merci.

Techniquement, c’est un moyen format en 6×4,5 sur film 120, soit environ 15 photos par film (contre 12 lorsque vous êtes avec un 6×6). La qualité des détails est impressionnante. Il faut juste prendre le temps avec ce type d’appareil, mais le résultat en vaut la peine.

Comme je l’ai écris quelque part ailleurs sur le site, c’est un appareil – en tout cas celui muni, comme le mien, d’un prisme de visée – qui permet une visée directe : il ne faut donc pas remettre l’image à l’endroit, comme sur les autres TLR (Yashica C et D, Rolleiflex décris sur le site). Ce qui, pour moi en tout cas, est un réel avantage.

Ce qui impressionne avec cet appareil, c’est le déclenchement : un gros clic sonore et ferme (là, ça change du silence des télémétriques, c’est certain !). Impossible de ne pas savoir que la photo est dans la boîte. Ceci étant, comme c’est un appareil peu propice pour faire de la Street, c’est pas grave en soi.

Autre chose, comme la plupart des moyens formats (sauf ceux à doubles objectifs façon Rolleiflex), vous pouvez changer de focale. Pensez à la conversion, selon vos besoins : ici c’est un 80mm équivalent à un 50mm en 24×36. La plupart des moyens formats ont une monture dite « propriétaire » donc vous ne pourrez pas y monter n’importe quoi, mais ça n’empêche un choix intéressant, sur les grands sites de ventes.

Un dernier point : le Mamya 645 M n’a pas un dos interchangeable comme les Hasselblad (horriblement chers !) ou les Kiev 88 (pas toujours en bon état). Lorsque vous avez chargé la pellicule, il faut aller jusqu’au bout avant de changer pour autre chose (couleur ou NB). Rassurez-vous, vous avez entre 12 et 15 vues à attendre !

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Rolleiflex Automat 4KB 3,5 bay 1 ou Rolleiflex MY-EVS type 1 3,5 bay 1

Vous dirais-je que parfois « l’occasion fait le larron » et, dans ce cas précis, je n’ai pas hésité à plonger un peu plus dans ma tirelire : un Rolleiflex Automat en bon état, avec des accessoires assez peu courants comme des lentilles spécifiques, des pare-soleil (chouette, y en a un qui va aussi sur le Yashica), des filtres, … ça se mérite.

Bon, c’est la version f1:3,5, mais c’est le début du « luxe ».

Une belle machine de 1956, pas exempte d’imperfections, après toutes ces années (par exemple, le verre de visée est un peu griffé, il manque deux petites vis autour du capot, mais tout le reste est ok). Il est parfaitement fonctionnel.

Le soucis, toutefois, reste entier pour moi qui éprouve les pires difficultés à remettre les images dans le bon sens : le dépoli vous renvoie un image inversée. Parfois je me demande comment faisaient les grands photographes qui ont utilisé ce type d’appareil.

Et, tiens, je n’y avais pas pensé jusqu’à ce qu’un amateur de mon Yashica D ne m’en fasse la réflexion : « et si on est gaucher, on fait comment ? »

Car, de fait, sur le Rollei, les réglages se font sur la gauche, à droite il n’y a que la manivelle d’avancement du film. Le déclencheur est en bas à droite, mais ça ne perturbe pas un gaucher.

Par contre, sur le Yashica D, les réglages sont à droite !

Finalement, ce sympathique amateur a acheté un Minolta Autocord, monté comme le Rolleiflex, en plus abordable !

Pour revenir au Rolleiflex, je vous avoue que je l’ai revendu. D’abord à cause de cette visée qui me perturbe toujours autant, ensuite parce que, honnêtement, je n’ai pas vu de différence entre le Rollei et le Yashica D, qui présente les mêmes caractéristiques. Les puristes vous diront que les objectifs du Rollei sont au dessus du lot. Soit, pour le f2,8, mais pour le f 3,5 (comme sur le mien) il n’y en a pas (là, je vais me faire des amis !) sauf au niveau du prix : un Yashica D, un Yashica Mat 124 se vend de 4 à 5 fois moins cher, pour le même plaisir.

Ceci étant, si vous pouvez en trouver un à prix raisonnable et en bon état, faites le pas. Se sont de belles machines et pour ceux qui n’ont jamais tâté du moyen format, c’est tout un monde qui s’ouvre à eux. Si vous avez lu ma rubrique sur le moyen format, vous comprendrez à quoi je fais allusion.

Bonne découverte.

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Yashica C et Yashica D

Un jour, lors d’une bourse photo, je découvre un vieil appareil, couvert de poussière, un peu comme oublié au fonds d’une caisse. Pourtant il m’attire, avec ses deux gros yeux ronds, superposés. Il a l’air endormi.

Je le prends en mains, le tourne et le retourne, ouvre son capot et tente d’apercevoir quelque chose sous la poussière qui ternit le verre. Et je demande au vendeur s’il le vend, ou s’il est en panne et oublié là pour cette dernière raison.

« Bah, j’en sais rien », me dit-il, « je l’ai ramassé dans un vide grenier et je ne l’ai jamais essayé ».

Nous négocions, plus pour le principe que par nécessité tant il fait peine à voir, et le vendeur me le cède. Me voilà propriétaire de mon premier appareil double objectif, au format 6×6 (un TLR dans le jargon des photographes pour Twin Lens Reflex), un Yashica C noir, enfin gris pour l’instant.

Si vous voulez en savoir plus sur le charme de ces appareils, je vous invite à suivre le lien suivant : https://www.filmisundead.com/5-raisons-davoir-un-tlr-dans-sa-collection-dappareils/, excellent site.

Bon, commençons par tout nettoyer : un peu d’alcool modifié pour nettoyer la carrosserie, un pinceau pour souffler les lentilles, puis un peu de produit d’opticien pour nettoyer la poussière collée aux objectifs, avec un tissus très doux en micro-fibres. De prime abord, pas de griffes, pas de coups sur les deux objectifs. Puis nouvelle ouverture du capot, pour dégager le verre de visée. Là aussi, un petit coup de pinceau pour dégager le plus de poussière possible, et ça marche, l’écran « s’éclaire ». Pas de griffe non plus. Jusque là, tout va bien. Ouverture du dos pour découvrir l’intérieur de l’engin. Chance, un peu de poussière mais pas de rouille, pas de saleté irrémédiable. Petit coup de soufflette, petit coup de chiffon en micro-fibres, y compris sur la lentille à l’intérieur, tout est propre. Là, il est noir, ses cuirs ne sont pas abîmés, les chromes sont beaux, les lettrages bien visibles, bref, il est beau !

Avant de bouger aux quelques boutons, petit tour sur la Toile pour dénicher un mode d’emploi (et par chance, j’en trouve même un en français !). J’essaie tout et … ça fonctionne.

C’est un art de la lenteur, qui change de la frénésie, parfois, des déclenchements rapides dus aux appareils numériques.

Bref, une manière différente de penser sa photo.

Sans doute est-ce moi qui suis lent avec le Yashica, des photographes célèbres s’en sortaient mieux que moi avec des appareils similaires (R. Cappa, V. Meyer, pour n’en citer que 2, rapidement).

C’est gai, surtout avec un trépied, pour composer à son aise. Pourtant, mais c’est moi que cela dérange, le fait que l’image soit inversée lors de la visée me pose problème : j’ai difficile à trouver mes repères.

il faut inverser gauche-droite pour remettre l’image à l’endroit

Premier développement de la première pellicule : pas terrible au niveau composition, quelques tâtonnements pour le juste couple ouverture/vitesse, mais quelles richesses de détails. Je pense que je ferai un poster de ma première « belle » photo avec ce type d’appareil, la taille du négatif autorisant de tel agrandissement.

Après le Yashica C, j’ai eu la possibilité d’acquérir un Yashica D. Idem que le C si se ne sont quelques évolutions, comme les réglages vitesse/ouverture qui se font par deux molettes situées entre les objectifs, façon Rolleiflex.

Franchement – et là je vais me faire incendier – il est aussi performant que le célèbre allemand, aussi facile d’emploi mais beaucoup plus abordable. Si vous voulez commencer le 6×6, c’est un excellent début.

Cet appareil est sorti avant le Yashica Mat 124 G, aboutissement de la gamme. Il date des années ’74 et fonctionne toujours comme au premier jour. Et si vous en trouvez un, voici le lien vers le mode d’emploi (en français) : http://babardestcyr.free.fr/yashica-D.htm

Quelques photos pour illustrer mes propos

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Zenza Bronica S2 A

Le texte ci-dessous est inspiré par le site http://www.dirapon.be/bronica.htm (pages consultées en décembre 2019), qui parle beaucoup mieux que moi de cet appareil étonnant.

Un peu d’histoire … au sortir de la seconde guerre mondiale, l’industrie allemande est exsangue et des pans entiers de son industrie photographique vont passer de l’autre côté du (futur) rideau de fer.

Pendant des décennies, les Russes vont copier des Zeiss Contax (les Kiev), des Zeiss Super Ikonta (les Moskva), des Leica (les Zorki et autres FED), sans trop chercher à modifier fondamentalement les appareils copiés.

« Pendant ce temps, le Japon panse ses plaies et rumine son humiliation. Ses usines reprennent leur production, et les produits qui en sortent sont largement inspirés de ce qui se fait en Europe. En matière d’appareils photos, il s’agit essentiellement de réflex bi-objectifs inspirés du Rolleiflex, et de télémétriques à monture Leica 39 mm. Mais les japonais ont le soucis de la perfection et envie de conquérir le monde occidental ».

« Dans les années ’50, Mr Zenzaburo Yoshino, consacre une partie de sa fortune et plusieurs années de sa vie à concevoir de toutes pièces et fabriquer un réflex moyen format mono-objectif dénommé Zenza Bronica D, dont l’inspiration vient d’un modèle suédois très sobre ».

« Le mariage parfaitement dosé des surfaces chromées et noires, plates, bombées et en creux, la qualité des matériaux et la précision des assemblages font du Bronica S2 une véritable œuvre d’art ».

Je vous invite vraiment à aller sur le site car les explications sont nombreuses et donnent réellement envie de manipuler cet appareil, qui a marqué son époque : http://www.dirapon.be/bronica.htm

Bref, un appareil costaud (près de 2kg), qui demandera l’usage d’un trépied pour être confortable, en portrait ou en paysage, mais qui vous le rendra bien : les images sont impeccables et d’une grande qualité. Et en plus, il est beau !

Notez que sur ce type d’appareil, en fouinant un peu sur un grand site de vente, vous trouverez facilement d’autres types de viseur, dont un en visée directe, comme sur le Mamya 645, que je trouve toujours plus agréable (déformation due à la pratique du réflex ?).

Et, parfois, mais c’est selon votre pratique photographique, vous trouverez aussi des objectifs de focales différentes. Pensez à la « conversion » de celle-ci, p. ex. le 75mm monté sur celui des photos correspond à un 50mm.

Objectif qui a une particularité : il y a une « double » baïonnette : dans la baïonnette collée à l’appareil vous pouvez venir « visser » l’objectif (sorry, je n’ai pas pensé à en faire des photos) ce qui me laisse penser qu’il doit y avoir moyen de n’acheter que l’objectif seul, sans devoir reprendre à chaque fois le tout.

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Canon F-1 Old

Hé oui, j’ai eu envie de m’offrir une légende. Et comme je ne suis pas Nikon, je suis resté chez … Canon.

A gauche, le Canon F-1 News et à droite le Canon F-1 Old

Je ne vais pas reprendre les explications détaillées que vous trouverez sur ces toujours aussi intéressants sites : http://35mm-compact.com/reflex/canonf1.htm. et https://www.danstacuve.org/test-canon-f1/ et bien sûr http://www.fou-du-canon-f-1.net/materiels/index-4/

Par contre, je vais (essayer de) vous donner mes impressions face à ce boitier mythique.

Enfonçons une porte ouverte, il est lourd (820 g tout nu), mais pas désagréable à tenir en main. Carré, bien équilibré, tout est à portée de main (ou doigts en l’occurrence). Tout en métal, à une époque où le plastique n’avait pas encore tout envahi, il respire le costaud de service.

Pour tout dire, avec son concurrent, le Nikon F, il fut de tous les champs de bataille de son époque (1971 – 1981), et il en eut : le Viêtnam, le Laos, le Cambodge, la Jordanie, la Rhodésie, l’Éthiopie, Israël, l’Égypte, le Liban, …. (voir la liste sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_contemporaines).

A ce sujet, saviez-vous que Don Mc Cullin dû la vie sauve à son boitier Nikon F ? Je vous renvoie à cette image terrible (https://www.flickr.com/photos/martsharm/4683329492/) du boitier qui reçut la balle à sa place. Heureusement qu’à l’époque les constructeurs fabriquaient en métal, solide !

Malgré ce côté pro – ou à cause de – il est très facile a utiliser : vous sélectionnez la vitesse et le diaphragme et il ne reste plus qu’à faire la mise au point et déclencher. Avec l’excellent parc des optiques FD (créées pour lui), que l’on trouve encore à des prix abordables, vous avez une machine à faire de belles photos.

Celui que j’ai acheté m’a juste demandé de commander un 50 mm f1:1,4 monture FD (le f1:1,2 c’est un autre mythe, qui reste inabordable) pour l’accompagner. Je vais devoir changer les mousses, notamment celle du miroir, qui a disparu; de trouver des piles compatibles – et ici j’ai fait une exception à mon habitude de « fourrer » partout une LR44 – j’ai commandé une Weincel MRB 625 de 1,35 V car la cellule est sensible au voltage.

Dernier jour de l’année 2019 et j’ai terminé les petites réparations du F1. Tout d’abord les mousses : pas facile de nettoyer tout ça car il faut éviter que des résidus ne tombent sur le miroir ou, pire, le dépoli. Patience et concentration sont de rigueur … et un petit « PostIt » pour protéger le dépoli. Pour ôter les résidus de colle, un petit produit que l’on trouve en grande surface (trouvé chez Aldi), mieux que l’acétone tant pour les odeurs que pour les plastiques, qui sont sensibles à ce produit (même s’il n’y a pas de plastique sur le F1, mais juste avant lui, j’ai aussi changé la mousse du Ricoh R1, qui lui est tout en plastique). Puis il faut aussi s’armer de patience et de méticulosité pour couper les différentes mousses au bon gabarit. Notamment pour les rainures du dos (2 mm et 1 mm de largeur). Si vous deviez le faire, munissez-vous de bons cutters (genre scalpel) et faites gaffe à vos doigts, d’une plaque à découper (vous voyez, ces grandes plaques en plastique vert, graduées et quadrillées que l’on trouve dans les magasins destinés au hobby (ou bêtement chez Action); de quelques coton-tiges et, petite astuce, de baguettes (que vous avez souvent en trop avec vos sushis) et de cure-dents. C’est avec eux, taillés en biseau ou à plat, que vous allez pouvoir racler les vielles mousses. Comptez deux bonnes heures pour arriver au bout : changement de la mousse de la charnière, des deux rainures du dos, du miroir. Et où trouver ces mousses ? Parfois sur un grand site de vente mais toujours sur http://www.aki-asahi.com/store/html/light-seal/string/foam.php. (et, petite astuce, chez lui, vous trouvez les mousses prédécoupées). Ce site est incontournable pour les mousses et aussi pour les vrais ou faux cuirs de vos appareils, que vous pouvez customiser dans des couleurs parfois, disons, psychédéliques.

Ensuite, j’ai reçu et l’objectif commandé (comme neuf et il a près de 50 ans !) et les Weincel. Petite installation de tout et …. tout fonctionne comme au premier jour. Vraiment c’est extraordinaire de « sentir » ce vieux boitier (mon boitier date de février 1976, un des derniers « vrais » Old F 1) repartir sans rouspéter et de découvrir au fur et à mesure les astuces d’avant le « tout électronique ». Si un jour vous avez la chance de manipuler un F 1, vous comprendrez ce dont je parle (petite fenêtre pour éclairer la barre de mesure, rappel des vitesses avec couleurs différentes pour les rapides et les lentes, prismes interchangeables, verres de visées interchangeables, etc.).

A l’époque, on fabriquait solide et durable : la mise au point du F1 a pris 5 ans et Canon y a mis tout son savoir-faire de l’époque. Bien qu’il y eut, en 1976, une petite évolution avec le F 1 N, il sera opérationnel 10 ans, sans être dépassé (de 1971 à 1981). Ce n’est qu’à cette époque que sortit celui qui devait le remplacer, le New F 1.

Une petite video fort bien faite pour illustrer mes propos :

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Asahi Pentax Auto 110

Bon, dehors il y a du vent et dedans, je ne suis pas encore parvenu à me débarrasser de cette bronchite qui m’empêche de sortir depuis une semaine.

Bah, c’est l’occasion de vous montrer quelques petites perles, assez rares, que je ne désespère pas de tester un de ces jours.

Commençons par cet Asahi Pentax Auto 110. Disons le tout de suite, il fut – et reste – le plus petit réflex du monde à objectifs interchangeables. Il fut présenté à la Photokina de 1978 et débarqua ensuite en Europe début des années 1980.

Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un reflex avec objectifs interchangeables. Il était aussi fourni avec un flash, un moteur d’entrainement et, généralement, trois objectifs, plus quelques filtres spécialement développés pour lui. Les objectifs sont respectivement un 18mm f/2.8 grand angle, 24 mm f/2.8 normal et 50 mm f/2.8 un petit télé. Vu la taille du film, il faut utiliser un coefficient de conversion de x1,5.

Bref, un système à lui tout seul. Pour le charger, rien de plus facile que d’insérer une cartouche de film en 110 (et on en trouve toujours de nos jours). Il y a une cellule derrière l’objectif, qui est une cellule pondérée et calibrée pour réussir les photos horizontales. L’exposition est automatique et une led verte indique si la vitesse est supérieure à 1/30s, sinon elle est orange et signale un risque de flou.

Admettons que le flash semble un peu disproportionné et que je n’ai pas ni la mallette ni le moteur d’entrainement avec le mien. A l’époque, le tout tenait dans une valisette de 51 x 24 cm. Pas trop de problème de sac pour le porter celui-là ! En fait, faut surtout essayer de ne pas le perdre …

Franchement, je ne sais pas (encore) ce que ça donne mais j’ai bien envie de l’essayer un jour de beau temps. Mais avouez qu’il est craquant et étonnant ce petit appareil.

Je n’ai pas pu résister et je mets en « compétition » le Canon 6D (en arrière), le Canon Eos M50 et le Asahi Pentax Auto 110. Ensuite, pour vous faire une autre idée, le Rollei A110 et le Pentax.

Pour de plus amples explications, comme d’habitude, je vous renvoie chez http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1488-Pentax_Auto%20110.html en français ou https://www.lomography.com/magazine/24976-pentax-auto-110-the-worlds-smallest-slr en anglais.

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Rollei A 110

Dans les années ’70 et ’71, Kodak met sur le marché un film en cassette appelé 110. Le film est plus grand que la cassette courbe des 16 mm des appareils dits « espions » de l’époque, mais le film est environ 1,5 moins grand qu’un film 24×36 classique.

Cette réduction drastique du film va permettre la création d’appareils très petits, et pas forcément toujours de bonne qualité. Rappelez-vous tous les pockets 110 de votre enfance (enfin, pour ceux qui ont plus de 20 ans !)

En 1974, Rollei présente le Rollei A 110, considéré comme le plus petit pocket du monde à l’époque. Ce fut aussi le pocket le plus cher de l’époque. Qualité de construction, cellule au sélénium, avance du film par pousser-glisser, objectif superlatif (un Carl Zeiss Tessar 23 mm ouvrant à f1:2,8) : des ingrédients qui expliquent ce prix élevé et la longévité de cet appareil.

Paradoxalement, malgré sa (toute) petite taille, le viseur est grand et bien visible. En haut de celui-ci, le rappel de la distance sélectionnée avec le curseur orange, en dessous de l’objectif. Les symboles sont archi simples : 1m – 1 personnage en tronc = 1,5m – 2m – 2 personnages = 3m – montage = infini. C’est la cellule qui sélectionne la vitesse appropriée et lorsque vous déclenchez à mi-course, une diode verte vous indique que c’est ok et vous appuyez à fonds pour prendre la photo.

En cas de trop faible luminosité, vous pouvez accrocher sur le côté gauche un petit flash. Enfin, je dirais plutôt un support de lampe flash (les cubes d’antan). La vitesse se synchronise avec le flash.

Aussi étonnant que cela paraisse, on l’a bien en main, enfin, entre les doigts. Vous l’ouvrez, il s’arme; vous visez et déclenchez, puis un pousser – ouvrir et il est réarmé, prêt pour la photo suivante.

Il ne fait quasiment pas de bruits, tant en réarmant qu’au déclenchement. Vraiment très discret !

En fait, le plus difficile, c’est de l’extirper de sa jolie gaine en cuir noir, qui épouse parfaitement son contour et que vous pouvez, toujours aussi discrètement, accrocher à votre ceinture. L’appareil sera relié à un passant de ceinture ou une boutonnière par sa dragonne en métal, ce qui évitera les chutes.

L’ingénieur Monsieur Heinz Waaske, qui fut le « papa » du Rolleiflex SL26, du Rollei A110 et du Rolleimatic a vraiment fait ici un « condensé » de technologie et de technique. Notons qu’il avait commencé sa carrière chez Edixa, où il avait imaginé le fameux Edixa 16mm, un subminiature qui marqua les esprits non seulement pour sa taille mais surtout pour son degré de sophistication.

Nous voilà avec un second appareil de poche, si je le compare au Asahi Pentax Auto 110, parfaitement utilisable, contrairement aux appareils en 16 mm, pour lesquels il est difficile de trouver des films et, surtout, de les faire développer.

Celui-là aussi je l’ai chargé d’une pellicule en 110 (200 Asa) et j’espère pouvoir le sortir dès qu’il fera meilleur.

Comme d’habitude, pour les infos techniques, je vous renvoie chez https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2585-Rollei_A110.html en français et https://www.lomography.com/magazine/23226-rollei-a110-one-of-the-best-subminiature-cameras en anglais.

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Première sortie avec le Canon P

Dans mon sac Peak Design Everiday Sling 5l (ouf !) j’ai mis côte à côte le Leica M3 et le Canon P, avec 2 cellules à main (ben oui, j’ai chargé 2 types de pellicules de sensibiltiés différentes, celles que j’avais sous la main, confinement oblige).

Et je ne reviendrai pas sur la facilité du chargement de la pellicule dans le Canon P par rapport au Leica … quoique !

Comme il reste encore un peu de place, j’y ai glissé aussi le Fuji X20 : tout l’univers télémétrique est réuni.

Les balades étant réduites à leur plus simple expression, je vais quand même tenter de finir les films, en attendant de pouvoir les porter au labo.

Bref, je vais pouvoir utiliser les 2 grands rivaux et vous faire part de mes observations, très subjectives.

Tout d’abord, au niveau prise en main, comme je l’avais déjà signalé, c’est kifkif : les deux sont agréables et tout tombe naturellement sous les doigts. Le réglage de l’objectif du Canon est un régal, avec sa petite barre latérale qui aide à la vitesse de mise au point, tandis que le Jupiter 3 demande un peu plus d’attention.

Pour ce qui est du « bruit », les 2 se valent : un clic assourdi pour le Leica, la même chose en plus métallique pour le Canon, et le réarmement se fait dans un silence presque parfait (à peine un petit « rrrrr… » au moment d’armer, et deux fois pour le Leica M3 avec son armement en 2 coups). Ceci étant, vu le peu de personnes présentes, ce n’était vraiment pas un soucis, j’aurais pu armer un Canon A35F sans que quiconque ne le remarque !

Le patch du Leica est un peu plus lumineux mais celui du Canon ne démérite pas, et quand il y a beaucoup de lumière, c’est même confortable qu’il soit un peu assombri.

Au niveau de la visée, le Leica est très clair (hélas sans le cadre pour le 35mm) et on sait visualiser un cadre éventuellement différent avec le petit levier sur la gauche, qui simule la visée avec le 90 ou le 135 mm. Pour le Canon, il faut bien coller son œil au viseur pour bien voir le cadre en 35mm (sans que ce soit vraiment contraignant, sauf peut-être avec des lunettes ?) mais en 50 et 100 mm, pas de soucis, les cadres étant gravés dans le verre. Cela semble juste un peu moins « aérien » qu’avec le Leica mais sans être désagréable ni difficile.

Si je devais ergoter un peu (c’est – vraiment – pour le plaisir), je regrette que le levier d’armement du Leica soit si proche de la griffe flash. En effet, si celui-ci n’est pas un peu dégagé (mode rapide), j’accroche systématiquement la griffe. Ensuite, le retardateur est trop sensible car à chaque fois que je prends l’appareil, je l’accroche et j’entends le petit bruit de minuterie se mettre en route une fraction de seconde.

Très honnêtement, il sera quasi impossible de départager ces deux là, sauf pour des questions d’esthétique ou … de mode ! En effet, le Leica aura toujours plus de cote à la revente, mais sera aussi près de 8 fois plus cher qu’un Canon P à l’achat. De quoi vous permettre d’investir dans de beaux cailloux car, finalement, ce sont eux qui feront la différence au bout du compte. Le Canon P accepte toutes les optiques en standard LTM 39.

En résumé, voilà deux beaux challengers à avoir dans son sac (enfin, au moins un des deux, restons raisonnables) pour arpenter les rues et se faire plaisir avec des appareils qui ont plus de 60 ans maintenant et qui fonctionnent toujours parfaitement.

Voilà, personnellement, je vais garder le Canon P. Soyons de bons comptes, le Leica est tout aussi bon, mais vous le savez maintenant, même si je ne suis pas collectionneur, j’essaie de garder une certaine cohérence dans les appareils que j’utilise et je reste – tant que faire se peut – fidèle à une marque qui ne m’a – jusqu’à présent – jamais déçu.

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Le Lubitel 2

Ou comment accéder au moyen format sans se ruiner ?

Déjà, Lubitel veut dire « amateur » en russe, sans que cela soit ironique le moins du monde. On peut dire que le décor est planté ! Cet appareil a été pensé pour être, à tout point de vue, économique et disponible en grand nombre. De fait, il fut produit de 1954 à 1980, sans grands changements, à 2 232 245 exemplaires. Un record pour un moyen format.

Economique et facile à réaliser écrivais-je quelques lignes plus haut. Figurez-vous que dans un monde où le métal prévalait, le Lubitel fut fabriqué en … bakélite !

A part cette « petite » particularité, il a tout d’un grand : visée sur verre dépoli, avec une loupe pour la mise au point fine, déclencheur à retardement, prise synchro-flash, obturateur central avec 5 vitesses automatiques, le réglage de la netteté (distance) se fait en tournant la collerette autour de l’objectif, facilité de chargement (film 120 autorisant 12 vues en 6×6), possibilité d’utiliser en trépied. Bref, il ne manque de rien.

Mais tout est simplifié : pour avancer le film, une grosse molette sur le côté; il faut penser à armer l’obturateur car l’avancement du film n’arme pas ce dernier; pas de compteur de vue, juste une fenêtre rouge (inactinique) à l’arrière pour voir le numéro de la photo sur le film, pas de système de fermeture du dos sophistiqué mais de bons gros ressorts. Et ça fonctionne !

Petite coquetterie, sur le côté il y a une petite trappe pour y installer 2 filtres.

Bref, c’est du simple mais fonctionnel. Si vous vous laisser tenter par cet appareil, vérifiez qu’il n’est pas fêlé (sinon adieu l’étanchéité à la lumière), que les lentilles ne sont pas trop sales (mais ça peut se nettoyer), que le déclencheur déclenche, que l’armement de l’obturateur fonctionne … et bonne découverte.

Son objectif est un 75 mm qui ouvre de f1:4,5 à 22; c’est l’équivalent d’un 50mm en 24×36. L’objectif du dessus ne sert qu’à composer la mise au point, le second, en dessous, capture la photo. Et il est possible d’ajouter des filtres sur l’objectif (filetage). Les vitesses vont de 1/15 au 1/250, ce qui est amplement suffisant tenant compte que vous avez aujourd’hui l’opportunité d’utiliser des films dits rapides (400 Asa)

Ah oui, gros avantages de cet appareil : son poids plume, surtout par rapport à ses concurrents; son côté complètement décalé qui vous attirera la sympathie.

Enfin, pour conclure, la société GOMZ, qui fabriquait le Lubitel depuis 1949, changea deux fois de nom. En 1965, elle pris le nom de « LENINGRAD » puis devint LOMO en 1980. C’est a cette époque que cet appareil sera remplacé par les Lubitel 166 et Lubitel 166B, un peu plus sophistiqués.

Ne changeons pas nos bonnes habitudes, les liens pour en savoir plus : http://www.sovietcams.com/index.php?784016222 et https://camerapedia.fandom.com/wiki/Lubitel_2 en anglais ou http://serge.papierski.free.fr/Le_Lubitel_2.php en français

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Le Leica M3, mythe ou réalité ?

Ben oui, dans la vie, faut parfois prendre des risques, alors je m’attaque au mythe du Leica M3 !

Si vous avez lu les articles précédents, concernant le petit comparatif des télémétriques que je vous propose, j’ai finalement eu en mains quelques beaux exemples de ces appareils réputés : du Zorki Ic au Canon P, en passant par le Leica IIIf, un Kiev 4AM et un Zorki 4K.

Mais me direz-vous, ce sont soit des Leica, soit des copies ! Oui, et non (mes lecteurs normands vont être ravis) car oui, Oskar Barnak a inventé un appareil compact en 1913 (le Ur-Leica) mais le premier télémétrique fut le Kodak Autographic Spécial (1916), et non, car dans les années ’30, Leica, Contax, Zeiss ont développés leurs propres modèles, qui ont inspiré d’autres constructeurs (Foca p. ex. en France) et suscité quelques copies, dont des appareils russes, mais aussi japonais (Nikon, Canon, Minolta,…).

Donc tous n’ont pas copié Leica mais beaucoup s’en sont inspirés, avec parfois des avancées que Leica a lui-même intégrées … après.

Ça, c’était avant 1953 car à cette date, Leica a présenté le M3. Qu’avait-il de plus ? Tout d’abord, il a inauguré une nouvelle monture, pour remplacer le vissage de l’objectif sur l’appareil, ce qui était plus rapide pour changer de focale et plus sûr (pas de risque de dévissage, même partiel, qui fausse la mise au point). La fameuse monture M était née. Autre avantage de celle-ci, elle améliore la précision du télémètre avec une correction automatique de la parallaxe. Ensuite, adoption d’un levier d’armement qui assure l’armement de l’obturateur et l’avancement du film, avec le déclencheur dans le prolongement de ce levier. Et, surtout, adoption d’un bloc viseur télémètre aux images confondues, qui supprime les deux « viseurs » des anciens modèles. Grâce à cette prouesse technique, l’image est claire et lumineuse, avec un cadre collimaté avec correction automatique de la parallaxe. Trois cadres sont disponibles, qui couvrent les champs des objectifs 50 – 90 et 135mm.

Oui mais, dès 1951, Zorki présentait le Zorki 3 M qui, s’il utilisait toujours la monture à vis, proposait déjà dans une seule et même fenêtre le viseur et le télémètre ! Ok, il n’était pas collimaté mais le principe était déjà là. Mais c’est une autre histoire …

D’autres améliorations sont à relever, comme la présence d’une « porte » au dos de l’appareil, qui permet de mieux insérer le film et celle-ci est munie d’un presse-film; le compteur de vue est interne et se remet à zéro lorsqu’on enlève la bobine réceptrice; le barillet des vitesses reprend toutes les vitesses (rapides et lentes ensembles, enfin !) et il ne tourne plus lors de l’armement et du déclenchement (on peut changer les vitesses avant ou après avoir armé).

Un bel appareil, en plus, esthétiquement, aux lignes assez intemporelles; mélange Art Déco, du streamline et de l’influence du Bauhaus.

Il connu bien sûr quelques modifications pendant sa carrières, et une descendance, mais le principal était là, dès le début. Il fut fabriqué de 1954 à 1966, à 226 178 exemplaires.

Cet appareil a reçu le meilleur accueil chez les plus grands photographes et il a ouvert une longue lignée de M. Quelques images et photographes célèbres, pour mémoire, que vous pourrez retrouver facilement sur la toile : la photo de Che Guevara d’Alberto Diaz Gutiérrez, dit Korda- 1960 (prise avec un M2, le petit frère du M3); le dernier concert des Beatles par Jim Marshall – 1966; une fleur contre des fusils de Marc Riboud (prise avec un M4, le successeur du M3) – 1967.

De nombreux photographes de Magnum ont utilisé le M3 et son petit frère, le M2.

Pourtant ses jours étaient comptés car un nouveau venu pointait le bout de son nez ; le reflex, dont le fameux Nikon F (1959) puis le Canon F-1 (1971) et ils allaient le remplacer sur la plupart des fronts de guerre.

Cependant, le M3 a gardé de nombreux adeptes, tant en reportage qu’en photo familiale, et en photo de rue, où il excelle par sa discrétion (taille et silence de fonctionnement).

Utiliser un Leica M3, et les M argentique en général, c’est une démarche, au delà de l’aspect snob que d’aucun attache à la possession de ces appareils. Il faut avouer que Leica est cher, très cher (et toutes les raisons données n’enlèvent pas les zéros à ajouter au premier chiffre !). Il faut souvent se résoudre à se tourner vers l’occasion, ce que j’ai fait, vous me connaissez maintenant. Les bonnes occasions existent toujours, même s’il est parfois nécessaire de mettre la main à la pâte.

Les premières photos du M3 que j’ai acheté montraient des signes évidents de pertes importantes dans la vulcanite (le revêtement granuleux en caoutchouc cuit). Un petit coup sur le côté (près du compteur de vue), ce dont j’avais été averti lors de l’achat (les vendeurs allemands, comme les Japonais, sont d’une extrême correction, en général), mais il était précisé que l’appareil fonctionnait parfaitement (visée, vitesses, soit le principal somme toute). Quelques recherches sur le Net pour voir comment faire, une bonne adresse pour les nouveaux recouvrements (http://www.aki-asahi.com/store/, c’est un incontournable, pour les mousses aussi) et me voilà recevant (en une semaine) le « covering » du Japon.

De grandes feuilles de papier sur la table, quelques lames de scalpel pour faire sauter les morceaux et racler les restes de colle, puis des cotons tige avec de l’acétone pour dissoudre toute la colle restante et bien dégraisser le métal. Enfin, avec précaution, pose du nouveau cuir, d’un beau Navy Blue Crinkled Emboss, en cuir de vachette. Il est comme neuf et, je pense, discrètement personnalisé. Ça m’a pris moins de deux heures, sans me presser. Faisable, non ?

Ceci étant, résumons-nous :

  • le Leica M3 a créé une rupture dans la lignée des télémétriques de la marque, introduisant des innovations qui le rendaient bien plus facile d’utilisation
  • c’est un bel appareil, fidèle aux principes du Bauhaus (la ligne épouse la fonction)
  • c’est un appareil solide, construit pour durer (et toujours réparable) même s’il n’est pas indestructible
  • c’est un appareil discret (bruit, taille) à défaut d’être léger (logique, il est tout en métal)

MAIS

  • les années ’60 ont sonné le glas de la plupart des télémétriques, supplantés par le reflex, plus polyvalent et souple d’utilisation
  • le Leica M3 s’est réfugié dans des niches photographiques, même s’il n’a pas tout à fait déserté les différents fronts de l’époque
  • sa qualité de fabrication – et celle de ses successeurs (même s’il y eu des ratés) – a créé une aura qui autorise la marque à pratiquer des prix … costauds !
  • et – encore plus paradoxal – un « club » d’inconditionnels s’est constitué autour de cette légende de qualité, qui acceptent ces prix exhaustifs, créant une sorte d’élite photographique
  • au delà des ces « esthètes » de la marque, il est intéressant de découvrir le mythe et de s’y frotter, en connaissant ses limites (usage des focales limitées, manipulations qui demandent un peu de connaissances en photographie à l’ancienne) et le coût que cela représente, mais qui reste comme un investissement (le prix de revente est quasi toujours garanti).

Ma conclusion, toute personnelle, enfin : j’ai pris beaucoup de plaisir à manipuler cet appareil, à lui rendre un aspect discrètement plus moderne, mais je n’aurai aucun remord à le revendre car je trouve le Leica M5 plus adapté à ma pratique photographique.

Pour terminer, ne changeons pas nos bonnes habitudes, quelques références pour les curieux : http://www.posephoto.net/2013/09/lhistoire-de-leica.html ou http://summilux.net/materiel/Leica-M3, http://www.posephoto.net/2013/09/lhistoire-de-leica.html