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Le Canon MC

Finalement, j’aime bien vous parler de ces appareils qui sont devenus des légendes.

Souvent, je les découvre avec vous, parce que je dois faire des recherches pour être le plus complet possible et savoir aussi comment utiliser ces vieilles machines quand j’arrive à en trouver une.

C’est aussi – souvent – l’occasion de les présenter en français car s’il existe des textes, c’est souvent en anglais, voire en allemand. Heureusement, il y a Deepl traducteur car vous me connaissez, les langues et moi !

Bref, je vous présente le dernier arrivé, le Canon MC que j’avais évoqué dans le second article sur les alternatives de l’Olympus Mju.

Le Canon MC – pour Mini Compact- fut présenté en avril 1984.

Sa première particularité, outre sa taille réduite, est d’être un autofocus. C’est sans aucun doute un des plus petits appareils plein cadre (35mm) doté de cet autofocus.

Sa lentille est protégée par un volet qui, en coulissant, met sous tension ou éteint l’appareil.

Tout a été pensé pour simplifier la vie de l’utilisateur : chargement, avancement et rembobinage du film sont entièrement automatiques et motorisés.

S’il n’y a pas encore de codage DX pour la sensibilité de la pellicule, une petite molette sous l’objectif vous permet de la régler, de 60 à 1000 Iso/Asa.

Son objectif est un 38mm ouvrant à f1:2,8 en 4 éléments et 4 groupes. Il est reconnu pour la finesse de ses détails.

Le viseur est grand et lumineux par rapport aux autres appareils de prise de vue automatique du moment. Comme la plupart de ses concurrents, il comporte des lignes de cadrage corrigées sans parallaxe indiquant la vue en angle semi-large, ainsi qu’une échelle de mise au point à base d’icônes sur la gauche et un indicateur de mise au point central de forme ovale. Si le système d’exposition détecte qu’un flash est recommandé, un voyant du viseur situé dans le coin supérieur gauche clignote.

Les autofocus de l’époque n’étaient encore capable de détecter plusieurs points de mise au point. Vous êtes donc « limité » à la mise au point automatique au centre de l’image.

Quoique chez Canon, ils ont imaginé quelque chose – certes peu pratique – mais qui permet de contourner cet écueil.

Tout d’abord, vous devez faire glisser l’interrupteur « Pre Focus / Self Timer » sur le dessus de l’appareil, puis centrer votre point de mise au point dans l’ovale central et appuyer complètement sur le déclencheur. Cela lance un compte à rebours de 10 secondes pour le retardateur, au cours duquel vous pouvez recomposer votre image comme vous le souhaitez. Une fois l’image réglée, une seconde pression sur le déclencheur annule le retardateur et expose l’image. Curieusement, une fois que vous avez commencé cette séquence, il n’y a aucun moyen d’annuler le compte à rebours du retardateur. L’appareil photo va déclencher l’obturateur dans 10 secondes ou chaque fois que vous appuyez une seconde fois sur le déclencheur.

Un autre point désarmant est l’échelle des distances, que vous voyez sur le côté gauche du viseur. En fait, elle ne vous donne la distance estimée qu’après avoir déclenché, ce qui est perturbant si vous voulez pouvoir tout maîtriser avant.

Ceci étant, il semble que l’appareil se trompe rarement, mais , avouons le , c’est étrange !

Dès éléments que j’ai pu recueillir, et avant d’y consacrer un film qui donnera un meilleur verdict, il semble que le Canon MC était considéré, à l’époque comme un « haut de gamme ». Pour ses automatismes performants, la qualité de ses optiques, la précision de son autofocus (lorsqu’on l’utilisait « plein cadre »), sa compacité.

Pour ma part, je l’ai tourné dans tous les sens, avec ou sans son flash (qui se clipse sur le côté) et j’avoue que c’est un appareil que l’on a bien en mains, malgré sa petite taille.

Celui que j’ai reçu est de plus doté d’un dos dateur, hélas en japonais. Mais si je me fie à celui du Canon AF 35 MII, je pense pouvoir le régler sans trop de soucis. Et je retrouve le même problème : impossible d’encoder l’année 2020, le compteur s’arrête à 100 (soit l’an 2000). Ce qui n’était pas mal comme espérance de vie … si ce n’est que ces appareils fonctionnent toujours ! Et ce dateur peut être mis sur OFF, évitant ainsi les disgracieuses indications sur la pellicule (franchement, je trouve que ça ne sert que dans le cadre d’un travail précis, telle l’expertise p. ex.)

Ensuite, au niveau alimentation, deux piles AA suffissent pour l’animer (plus une 2025 pour le dos dateur)

En résumé, un chouette petit appareil que j’ai hâte de sortir dans la rue (il n’est pas trop bruyant).

Il se négocie autour des 100€ en très bon état et avec sa lanière et son flash.

Je reviendrai donc vous mettre quelques exemples de photographies dès que j’en ai le temps.

Voilà, j’ai terminé le film de ce Canon MC la semaine passée (début septembre 2020). J’attends de recevoir les épreuves.

Mais voici mes impressions d’utilisateur de cet appareil.

Je reviens sur ce que j’écrivais, il est vraiment petit, surtout si comme moi vous laissez le flash à la maison. Si c’est un avantage pour le portage, il faut savoir où mettre ses doigts ! Rien de bien gênant mais faites attention à ne pas laisser un doigt dépasser sur la lentille (bon, on le voit quand ça arrive, mais le temps de l’ôter …).

Au niveau taille, je le remets aux Minox, avec cet avantage indubitable de posséder un autofocus alors qu’avec le Minox, vous devez utiliser le zone focus (et mettre vos lunettes pour lire les indications de prise de vue). Il est juste un peu plus épais et plus lourd.

Je vous indiquais aussi, ci-dessus, que le fait de voir « a posteriori » l’endroit visé par l’autofocus devait être perturbant. En fait, c’est tellement nous avons l’habitude de nous faire assister avec nos appareils modernes que ça semble étrange car lorsque vous visez, c’est l’objet ou l’endroit choisi qui est accroché par l’autofocus (petit cadre au milieu qui sert à faire la mise au point). S’il vous indique l’icône montagne, c’est parce que vous étiez au delà des 6m lors de votre visée.

Finalement, on s’y fait. Toutefois, pour avoir utilisé le Minolta DL500 Mini Wide après le Canon, c’est vrai que j’ai retrouvé les sensations « modernes » avec le Minolta car il fait la mise au point « avant » le déclenchement. Mais près de 10 ans séparent ces deux compacts.

Les sites de références ont été indiqués dans l‘article précédant

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Le Canon AF 35 MII

Hé oui, encore un point and shoot de légende.

Si je ne le mets pas dans les concurrents directs de l’Olympus Mju, c’est pour deux raisons : d’abord sa taille. Il est plus proche d’un Canonet 28 en gabarit, même si lui est en plastique.

Ensuite, son âge. Le premier Canon AF 35 M est sorti en 1979 et son successeur, le MII qui nous occupe, en 1983.

Le Canon AF 35 M et son successeur ont été produit à quelques millions d’exemplaires, ils ne sont donc pas forcément rares, quoiqu’en trouver en excellent état ne soit pas toujours facile, car ils ont travaillé ces appareils !

Le Canon AF 35 M premier du nom

Ceci étant, il est le second appareil au monde à proposer une mise au point autofocus, le premier étant le Konica C 35 AF, (que je vous présenterai plus tard) en 1978.

Le système de mise au point automatique de l’appareil n’est ni la détection de contraste utilisée dans les appareils photo numériques actuels, ni la détection de phase utilisée dans les reflex numériques. Il utilise plutôt la triangulation du faisceau actif dans le proche infrarouge. Ce système n’offre pas de mise au point automatique multipoint ni de détection des visages, mais il permet à l’appareil photo de faire la mise au point dans l’obscurité totale !

Le système d’auto-exposition utilise une photorésistance CdS, et c’est l’un des meilleurs systèmes de mesure que l’on puisse trouver dans un compact d’époque. Même dans les situations les plus difficiles, comme la prise de vue de nuit et la prise de vue dans la neige claire, les sous-expositions et les surexpositions sont très rares.

Autre innovation, il est un des premiers appareils à proposer un objectif sans bouchon. En effet, un astucieux système d’ailettes servent à cacher la lentille et, lorsqu’elles sont fermées, empêche le déclenchement de l’obturateur.

Et encore, enroulement automatique du film (système QL simplifié) avec armement et avancement automatique du film. Bref, du costaud pour l’époque !

Puisque j’évoque l’objectif, il s’agit ici d’un 38mm ouvrant à f1:2,8 en 4 éléments et 4 groupes. La distance de mise au point minimale est de 90 cm.

Il fonctionne avec 2 piles AA, qui assurent environ 50 films de 36 vues. Pas mal au niveau autonomie, et pas ruineux ! Et, à la fin du film, l’alimentation de l’appareil se coupe, pour économiser encore un peu les piles. Il se remettra en route lorsque vous le chargerez de nouveau d’une pellicule.

Tout n’est pas parfait dans ce Canon AF 35 MII. Par exemple son viseur, s’il est relativement clair ne donne pas pléthore d’informations : le cadre collimaté pour viser avec correction de la parallaxe pour les prises de vue à distance réduite, et un témoin d ‘indication de mise au point … qui se fait au moment du déclenchement complet, après la prise de vue. Pas très logique.

Pourtant Canon a prévu une parade : un petit levier de pré-focus, qui permet de faire la mise au point où l’on veut (comme l’appareil photo utilise un point central dans le viseur pour la mise au point, c’est ce qui se trouve au milieu du cadre au moment du déclenchement qui sera mis au point). En utilisant l’autofocus… je veux dire le « levier de pré-focus », il est possible de faire la mise au point de manière sélective, de recomposer et d’appuyer à nouveau sur le déclencheur pour prendre la photo. Bien sûr, nous sommes loin de la facilité de presser à mi-course un déclencheur, comme c’est le cas aujourd’hui.

L’appareil accepte des films de 50 à 1000 Iso/asa, ce qui est intéressant si l’on doit travailler en basse lumière.

Le Canon est équipé d’un flash, que le photographe doit déployer si besoin, ou lorsque la cellule détecte un manque de lumière, qui est signalé dans le viseur par une diode rouge. Personnellement, j’aime toujours mieux ce système qui évite des coups de flashs intempestifs.

Certains modèles, comme le mien, ont été équipé qu’un dos dateur (prévoir une pile 2025) qui offre une petite particularité : impossible d’encoder l’année 2020, le système revient à 1980 dès que l’on dépasse 2019 ! Si les ingénieurs de Canon avaient prévu large, c’est encore trop court car leurs appareils fonctionnent toujours en 2020.

Enfin, pour la photo de rue, il faut – peut-être – un peu ruser : son moteur est assez bruyant, sauf si vous gardez le doigt sur le déclencheur car ce n’est qu’au moment où vous le relâchez que le moteur se met en route. Juste une petite astuce à avoir en tête pour ne pas (trop) se faire remarquer, le cas échéant, qui vous permet de vous éloigner discrètement après la prise de vue.

Ne comptez pas trop le mettre en poche, il fait son poids. L’idéal étant de le trouver avec sa sangle d’origine et sa pochette, que l’on peut porter autour du cou ou à la ceinture d’un pantalon. Pour le mien, il manque la lanière mais j’ai la pochette d’origine.

Reste que c’est un appareil agréable à tenir en mains, l’ergonomie étant soignée (petite poignée à l’avant). On aime ou pas son look très typé années ’80, mais ça lui donne un certain charme.

C’est un appareil qui se négocie aux alentours des 100€ avec sa pochette.

Encore une petite video d’illustration

Je vous ai trouvé un mode d’emploi (en anglais mais très compréhensible) : https://www.cameramanuals.org/canon_pdf/canon_af_35m_ii.pdf

Bien évidemment, les sites de référence : https://mycameracabinet.wordpress.com/2011/02/10/canon-af35m-ii/ et https://www.35mmc.com/07/03/2019/canon-sureshot-or-autoboy-af35m-ii-review/ en anglais

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L’Olympus Trip AF MD

Cet appareil est sorti en 1986, soit 2 ans après le Trip MD.

Ce dernier était un point and shoot tout simple, celui-ci ajoute l’autofocus au modèle.

Les modèles Trip de nouvelle génération (c.-à-d. du début des années 1980) ont emprunté le nom du très populaire Trip 35 (1967), qui a été abandonné peu après l’introduction du Trip AF en 1984. Pour le reste, il n’y a absolument aucun rapport en termes de conception, de technologie ou d’accessoires de l’appareil photo. Mais l’utilisation de ce nom n’était pas seulement une technique de marketing – il reflétait la même philosophie des appareils photo, à savoir transporter à tout moment n’importe quel appareil sans être gêné par une surcharge de poids ou de technique.

C’est la base même de l’esprit « point and shoot » : viser et déclencher … si ce n’est que les progrès apportés, dont l’autofocus, ont permis – encore – de simplifier la prise de vue.

Rien de bien révolutionnaire, ce Trip AF MD reste un entrée de gamme. Il reconnait le codage DX des bobines. Le flash est à la demande (interrupteur en dessous), ce que – personnellement – je trouve pratique car il ne se déclenche pas intempestivement. Un couvercle coulissant protège l’objectif et sert à la mise en marche ou à la fermeture de l’appareil. Il fonctionne avec 2 piles AA. Objectif Zuiko 35mm f1:3,8 et obturateur au 1/125s

Petite particularité du mien : lorsque vous installez le film, il ne se charge pas automatiquement à la fermeture du dos de l’appareil. Il faut déclencher une ou deux fois et vérifier sur une petite fenêtre, au dessus du capot, que celui-ci s’est bien enroulé et que l’appareil est prêt.

Ceci étant, c’est encore un appareil que vous pourrez emmener partout, sans regret s’il doit supporter quelques coups.

Il se négocie autour des 30€

Les sites de référence : https://esif.world-traveller.org/om-sif/camhistory/camhistory.htm, http://camera-wiki.org/wiki/Olympus_Trip_AF_MD en anglais

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L’Olympus AF-1

L’Olympus AF-1 est un point and shoot sorti en 1986 et fabriqué jusqu’en 1992.

Il est le successeur du XA, très connu lui aussi pour sa compacité mais tout manuel, et l’ancêtre du Mju. Solide filiation s’il en est.

A sa sortie, il fut reconnu comme un des appareils les plus avancés de son époque : tout automatique et traité weatherproof)

Lui aussi est résistant à la pluie, la poussière et le sable (weatherproof ne pas confondre avec waterproof, qui veut dire étanche à l’immersion). Vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas le glisser dans un sac ou une (grande) poche

Son objectif est un Zuiko de 35mm ouvrant à f1:2,8 4 éléments en 4groupes réputé pour ses qualités. Cet objectif est protégé par un écran qui assure aussi la mise sous tension ou la fermeture de l’appareil. La mise au point minimale est de 0,75 m jusque l’infini.

Cet objectif est le même que celui, reconnu, installé sur le XA (l’ancêtre) en 1979 et ensuite sur le Mju (le petit fils) en 1997. C’est dire ses qualités !

Les vitesses programmées vont de 1/30s à 1 /750s, ce qui est appréciable, notamment avec les films rapides. La plage d’obturation est de f1:2,8 à 1/30s et f1:13,5 à 1/750s. Reconnaissance automatique de la pellicule chargée (codage Dx) de 50 à 3200 Iso/Asa, mais vous ne pouvez pas modifier les Asa/Iso reconnus par l’appareil.

Son flash est ultra rapide et automatique. Personnellement, j’aurais aimé qu’il soit débrayable, je n’aime pas les coups de flash intempestifs. Le module de mesure de l’exposition est celui qui équipe aussi l’OM-40. Celui-ci est basé sur l’utilisation de deux cellules placées sous l’objectif. L’une effectue une mesure spot, l’autre, une mesure intégrale. Un programme compare le résultat des deux mesures et juge suivant la différence, si le flash doit se déclencher automatiquement. Le système gère très bien les contre-jours pour les sujets centrés et donne une excellente utilisation du fill-in.

Ensuite, il y a un retardateur électronique de 12 secondes, ce qui vous permet amplement de courir vous mettre en place …

Le cadre est collimaté et un indicateur vous prévient quand le flash est prêt. Une zone, au milieu du viseur, vous indique l’endroit où se fait la mise au point. Un indicateur LED orange situé dans le coin supérieur gauche du cadre du viseur clignote lorsque l’autofocus a été activé. Une petite touche, à l’arrière, appelée « focus lock » permet de verrouiller la mise au point. De nos jours, il suffit d’appuyer sur le déclencheur à mis-course pour le même résultat, mais pour cet appareil, c’était déjà assez révolutionnaire (à défaut d’être pratique à mettre en œuvre).

Un indicateur LED rouge de batterie faible, situé dans le coin inférieur droit de l’écran du viseur, indique que la batterie de l’appareil est presque épuisée et doit être remplacée. La LED rouge peut également clignoter lorsque l’appareil photo est exposé au froid, immédiatement après l’ouverture du volet de l’objectif ou après l’activation du flash automatique

Il est léger même si un peu plus massif que le Mju; il est sensiblement de la même taille que le Ricoh FF-70. La prise en mains est agréable et il est possible de le mettre en œuvre à une seule main. Ceci étant, ce genre d’appareil est économe en pile (ici une CR-P2) et il vous autorise plus de 15 films de 36 vues, avec déclenchement du flash à chaque photo. Donc, si vous êtes en sortie, laissez le en position allumé, il n’y a pas de mise en veille comme sur les appareils avec batteries.

Je vous ai trouvé une petite vidéo de présentation de l’appareil

Quelques sites de références : https://www.imagingpixel.com/p/olympus-af-1.html, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Olympus_AF-1, https://www.35mmc.com/15/06/2016/olympus-af-1-twin-review/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11644-Olympus_AF-1.html en français.

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Le Ricoh R1

Avec celui-ci, l’Olympus Mju n’a aucune chance : il est moitié plus fin, plus rapide, son objectif est un 30mm (ou un 24mm) ouvert à f1:3,5 en 4 lentilles 4 groupes +2 lentilles (au 24mm, f1:8), le flash est débrayable et il est particulièrement bien équilibré pour les fill in, il y a une correction d’exposition possible et vous pouvez forcer une mesure spot si besoin, son viseur est collimaté et toutes les infos sont résumées sur un discret mais efficace écran LCD

Le Ricoh R1 est sorti de 1994 à 1998. C’est l’appareil le plus fin de tous. Il dépasse à peine la largeur de la cartouche du film qu’il contient. Ce qui permet réellement de le glisser dans une poche, même de chemise sans faire de pli (j’exagère à peine !).

Autre gros avantage, en cas d’ouverture inopinée du dos, seule la partie non exposée du film est fichue car lors du chargement de la pellicule, l’appareil enroule celle-ci sur un axe et toutes les photos prises ensuite rentrent dans la cartouche.

Bien évidemment, il possède un système de reconnaissance du code DX pour la sensibilité des films, comprise entre 50 et 3200 Asa/iso.

L’obturateur fonctionne de 2s à 1/400s. L’autofocus est multi spots

 » Il est doté d’un VRAI mode panoramique. La focale normale est 30 mm, le passage en mode panoramique peut se faire à cette longueur, mais il est aussi possible de modifier la focale en 24 mm, avec ou sans les volets internes. Dans tous les cas, le viseur suit. Génial !
Ce viseur est collimaté d’une façon originale. L’habituelle fenêtre d’illumination des cadres de collimatage est remplacée par un écran à cristaux liquides éclairé par la lumière naturelle. Le cadre de collimatage change de taille et de forme suivant le format et la focale ».(extrait de collection-appareils.fr). Avec correction automatique de la parallaxe.

Et il possède un mode « super nigth » qui permet une double exposition : une première fois au premier plan avec le flash, et une seconde fois à l’infini pour l’arrière-plan.

La distance de mise au point minimale est de 35cm.

« Bon, mais il doit bien avoir des défauts, non ? » …

Oui, le premier est son prix, autour des 200€ souvent, mais c’est comme le Mju. Et en cherchant bien, vous pouvez faire de très bonnes affaires.

L’objectif se déploie dès que vous allumez le R1 et verrouille la mise au point en appuyant à moitié sur le déclencheur, mais même si vous verrouillez la mise au point, il y a toujours un délai d’obturation car l’objectif ne se déplace pas dans sa position finale pour une mise au point correcte avant que vous ayez appuyé à fond sur le déclencheur. Cette situation ne peut pas être évitée par la mise au point préalable ; l’appareil attend que l’obturateur soit enfoncé pour déplacer l’objectif.

Ensuite, je trouve que le bouton de mise en route en mal placé et trop petit. Il est parfois délicat de l’actionner.

Il pourrait être un peu plus discret lors du réarmement, quoique dans le bruit de la ville cela ne prête pas à conséquence et c’est là qu’il est le plus à son aise.

Sa construction en plastique, recouverte d’alu peut faire craindre le pire, mais c’est du costaud.

Pour le reste, je n’ai pas encore trouvé …

Pour le mien, je vous avoue que mon premier film a montré une fuite de lumière, vite trouvée : c’était la mousse autour de la fenêtre permettant de voir le film inséré qui était fichue. Ça m’a pris un quart d’heure pour la remplacer. Depuis, plus de soucis (à vérifier donc lors de votre achat).

Il tient dans la main, ce qui permet de faire des photos très discrètement si besoin.

L’autofocus est rapide et la mise au point minimale permet de faire presque des photos en mode macro.

En résumé, c’est un appareil qui est toujours dans la voiture et quand j’ai oublié d’en prendre un, il est toujours présent.

Franchement, si vous en trouvez un à prix intéressant, n’hésitez pas !

Je vous ai trouvé encore une petite vidéo

Toutes les infos sur des sites de référence : https://www.kenrockwell.com/tech/ricoh/r1.htm en anglais et http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11834-Ricoh_R1.html en français.

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Le Ricoh FF-70

Voilà un concurrent très sérieux pour l’Olympus Mju (µ).

Pour mémoire, le Ricoh FF-70 (aussi appelé Ricoh FF-90) est sorti en 1985. Il était à l’époque reconnu comme « haut de gamme ».

C’est un point and shoot offrant un objectif ouvrant à f1:2.8 reconnu pour sa précision et son piqué. C’est un Rikenon de 35mm, 5 lentilles en 5 groupes. Il est, parait-il, d’excellente qualité (j’attends le film que j’ai déposé au développement pour voir).

Il est autofocus, fonctionnant de 80cm à l’infini. Ce dernier fonctionne sur 10 zones, très rapide et précis.

Obturateur de 2s à 1/500s, flash automatique, reconnaissance automatique de la pellicule (codage Dx) ou manuelle. Retardateur de 10 sec et possibilité (rare) de pouvoir compenser l’exposition.

Son viseur est bien clair, avec cadres collimatés et indication de la parallaxe par cadre optique

Franchement, je ne peux pas dire qu’il est beau, mais il était dans les canons esthétiques des appareils de cette époque. Rectangulaire et massif, il inspire confiance, même s’il est tout plastique. Et sa prise en main est très bonne, la petite protubérance à l’avant permet une bonne préhension (comme une mini poignée).

Ce qui frappe surtout, c’est l’écran de contrôle au dessus et les nombreux boutons qui sont à côté. Les point and shoot nous ont habitué à une épure de leur ligne, rendue possible par leurs fonctions forcément réduites car, pour les plus évolués, tout automatiques.

L’écran reprend les fonctions suivantes : présence d’un film, accrochage correct du film, présence du code DX sur la cartouche, sensibilité et nombre de vue disponible, nombre de vues prises, état des piles, correction d’exposition et ouverture du volet protecteur. Ouf !

A part ça, il est très facile à charger : installer la pellicule jusqu’à un marquage et refermer le dos du Ricoh, qui s’occupe du reste, sans trop de bruit.

Je reviens aussi sur la possibilité de corriger l’exposition en cas de contre-jour car c’est assez rare que pour être signalé. Correction de +2

Bon, assez « parlé » de la technique, venons-en au ressenti avec l’appareil. Je suis sorti à Namur avec lui, un film d’essai de 12 vues (périmé) calé dans son ventre.

Première impression très bonne, il tient bien en main, le viseur monte naturellement à l’œil et le déclencheur tombe bien sous l’index, sans tâtonnements.

Si le grand écran donne des indications pertinentes, je peux ne pas avoir le nez collé dessus, sauf à vérifier la progression du film, 12 vues ça va vite ! Sinon, ça donne un petit côté « science fiction » à l’appareil, qui devait plaire en ces années là, mais qui n’est pas des plus discret, sans être gênant.

C’est un vrai régal, on vise, on appuie, un léger grrrrr… et on passe à la vue suivante. Alors soit on est frustré de ne pas savoir à quelle vitesse, à quel diaphragme la photo a été prise, soit en s’en fiche, se qui compte, c’est de se concentrer sur le cadrage et le moment à ne pas perdre. Et à ce petit jeu, le Ricoh FF-70 joue très bien.

Encore une fois, restera à voir le résultat au développement (ben oui, pas d’écran pour vérifier ici !)

Je vous avoue que je me suis bien amusé avec cet appareil, réactif et qui semble bien suivre les sujets. Pas de soucis d’autonomie, 2 piles AA suffisent si besoin mais j’ai lu quelque part qu’il avait une autonomie d’au moins 10 bobines de 24 vues, avec utilisation du flash à chaque vue. Vu le soleil actuel je pense pouvoir tenir 360 vues sans soucis avec de « bêtes » piles alcalines ! Ça change des camions de batterie habituels ( 3 batteries pour le Lumix GX80, 3 pour l’Olympus OM-D 10, 3 pour le Canon 100D …. à +/- 30€ pièces, faites le calcul !)

J’en reviens donc à ce que j’écrivais en tête de cet article : c’est un très sérieux concurrent de l’Olympus Mju et – surtout – il sort de l’ordinaire.

J’attends avec impatience les photos pour terminer cet article.

Gardons notre petite habitude car je vous ai trouvé une vidéo sur YouTube

J’ai reçu hier les photos de l’appareil. Pour mémoire, je l’avais chargé d’un film Agfa HDC+ 200 Asa en 12 vues, périmé depuis janvier 2002 !

Sur deux images, j’ai crains une fuite de lumière mais je crois plutôt que ce sont mes doigts qui ont trainé là où il ne fallait pas car cette « fuite » ne se représente pas ailleurs. Faudra donc que je fasse attention la prochaine fois.

Je suis agréablement surpris par ce Ricoh FF-70. Je pense que je vais le réessayer – en faisant attention où je mets les doigts ! – avec une pellicule neuve, pour conforter (ou pas) ma première (bonne) impression.

Comme je l’avais écris, à l’époque, cet appareil était un haut de gamme, il est toujours très efficace, 35 ans après. Ils faisaient solide en ce temps là !

Les liens vers les sites de références : https://e-ca.pagesperso-orange.fr/Ricoh%20FF-70.htm et http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11654-Ricoh_FF-70.html en français, https://www.wadesworld.com.au/products/ricoh-ff-70 en anglais

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L’Olympus Trip 35

Voilà, comme son filleul le Trip MD, je n’ai pas eu l’occasion de l’essayer car le premier que j’ai eu est vite parti, mais je vais vous donner mes impressions, comme d’habitude, très subjectives pour le second que j’ai acheté pour pouvoir vous écrire cet article.

Mais tout d’abord, je me suis demandé, justement, pourquoi il avait suscité tant d’intérêts, si vite.

Sans doute pour son côté retro vintage (il date des années septante), qui plait beaucoup en ce moment. C’est vrai qu’il a une certaine allure, tout en métal, avec ce « nid d’abeille » de la cellule autour de l’objectif qui ajoute un petit côté futuriste (pour l’époque). Le premier avait un revêtement gris, plus courant, tandis que le second est noir, plus rare.

Ah, nostalgie quand tu nous tiens ! Car la fiche technique nous ramène à la réalité …

Mais soyons de bon compte et commençons par ses qualités. Le Trip 35 a la réputation d’un objectif Zuiko excellent (40 mm f2,8 en 4 éléments, 3 groupes), qui donne des images bien nettes, quoique avec un léger vignettage.

Toutefois, il faudra pouvoir estimer les distances pour arriver à ce résultat, ce qui demandera quelques tâtonnements.

Les réglages se font sur l’objectif, avec des icônes :

  • pictogramme visage : en dessous d’1,2 m (distance minimale de 0,9 m)
  • picto deux personnages : de 1,2 m à 2 m
  • picto groupe : de 2 m à 6 m
  • picto montagne : de 6 m à l’infini

Le viseur est un Standard Albada, avec les marques de parallaxe. Un indicateur rouge signale la lumière trop faible (drapeau rouge). Si la lumière est trop faible, on peut ajouter un flash, qui sera synchronisé sur 1/40s. Il y a un petit judas pour voir les réglages de mise au point qui sont gravés sur le fut de l’objectif mais il n’est pas très visible. Ne pas hésiter à revérifier la distance sur l’objectif pour éviter les déconvenues.

En fait, vous utilisez le principe du zone focus ce qui vous permet de vous concentrer sur la photo et pas sur les réglages. C’est le principal en fait !

A l’époque de cet appareil, les sensibilités des films étaient encore réduites. Ce qui se marque sur le Trip 35, qui permet un réglage des ISO de 25 à 200 Asa/Iso pour les premiers modèles et jusque 400 Iso pour les suivants. De fait, les meilleurs films pour lui auront une sensibilité entre 100 (grand soleil) et 200 Asa/400Asa (temps couvert/pluvieux). C’est un peu juste.

Ensuite, il ne possède que deux vitesses d’obturation, le 1/40s et le 1/200s. Grâce à son ouverture de f1:2,8 vous aurez de superbes photos avec assez de lumière mais au 1/40s les flous de bougé ne seront pas rares en cas de luminosité moindre. Il faut compter 1/40s à f1:2,8 et à 1/200s f1:22. De fait, vous travaillerez en Automatique, c’est la cellule de l’appareil qui détermine quelle ouverture choisir (dans les limites ci-dessus). Si néanmoins vous voulez travailler en manuel, la vitesse sera uniquement de 1/40 s.

Si l’exposition descend en dessous de 1/40 à f/2,8, l’obturateur se verrouille et un drapeau rouge transparent s’élève du bas du viseur en réglage A. (Si cela se produit, utilisez un flash).

Enfin, là où le bat blesse, c’est au niveau de la cellule. Celle-ci est au sélénium, une substance qui réagit à la lumière – sans besoin de piles pour l’alimenter donc – mais qui « s’épuise » justement si elle est toujours exposée, ce qui rend l’appareil quasi inutilisable.

Si vous en trouvez un, essayer de déclencher dans des conditions de lumières différentes et vers les plus basses. Si l’appareil refuse de déclencher à un moment, c’est que la cellule estime n’avoir pas assez de lumière mais qu’elle réagit. Si par contre l’appareil refuse de déclencher, c’est que la cellule est morte (drapeau rouge bloqué).

Notez que le fait d’en trouver un couvert de poussière, notamment sur le fameux nid d’abeille autour de l’objectif, est parfois salutaire, la poussière jouant (un peu) le rôle de bouchon d’objectif, préservant ainsi la cellule. Mais ce n’est pas gagné pour autant, donc, petit coup de chiffon doux et vérification du déclenchement avant achat. Et achetez vite un bouchon d’objectif !

Encore une chose : les mousses devront être remplacées si elles ne l’ont pas été. C’est facile à faire et je vous recommande d’en acheter des bonnes plutôt que d’essayer de bricoler quelque chose (je recommande toujours http://www.aki-asahi.com/store/html/light-seal/string/foam.php pour la qualité et les prix ou https://cameramill.co.uk/ pour les mêmes raisons).

Au sujet de Aki-Asahi, vous trouverez aussi de multiples « covering » pour personnaliser votre Trip 35.

Au niveau pratique, il est petit et se glisse dans n’importe quel sac, voire poche, ce qui en fait un compagnon agréable et discret.

Car oubliez tout ce que je viens d’écrire au niveau « technique » ! Cet appareil a été vendu à plus de dix millions d’exemplaires (entre 1967 date de sortie et 1984 date de fin) et il a fait les beaux jours de milliers d’albums familiaux, à une époque où les gens ne se noyaient pas dans des menus à rallonge, aux explications confuses et absconses.

Cet appareil fait de superbes photos et lui-même a beaucoup de charme, alors, faites-vous plaisir si vous en trouvez un en bon état.

Actuellement, il se négocie entre 50 et 100€

Et je vous ai dégoté une petite vidéo de présentation sur YouTube (et il y a en a plein d’autres à découvrir)

Bien entendu, les sites de références sont https://www.lomography.fr/magazine/167426-58-54-olympus-trip-35-a-world-famous-classic, https://www.filmisundead.com/test-avis-olympus-trip-35/ en français et https://www.kenrockwell.com/olympus/trip-35.htm en anglais

Argentique

L’Olympus Trip MD

Voilà un appareil dont je vous ai narré le « sauvetage » dans l’article « un peu de respect …« .

Je vais être rapide pour la présentation de cet appareil car je l’avais mis en vente et il est parti plus vite que prévu.

Néanmoins, mes quelques impressions et explications à son égard.

L’Olympus Trip MD est donc un « point and shoot » (en français « viser et déclencher ») sorti en 1987. MD pour Motor Drive, car il est équipé d’un moteur qui installe le film dans l’appareil automatiquement (il faut quand même le guider un peu) qui le fait avancer après chaque déclenchement, et qui réarme l’obturateur. Il faut remarquer que le bruit du moteur est relativement discret.

C’est un « fix focus », c.-à-d. que l’objectif est fixe, en l’occurrence un 35mm qui ouvre à f1:4 en 3 éléments dans 3 groupes. Il ne possède pas d’autofocus. Vous visez grâce à un oculaire grand et clair, qui vous indique le cadre de la photo mais la distance est à estimer. Tenant compte de la vitesse d’obturation et de la focale, on peut estimer que vous serez net de 2m à l’infini.

C’est encore un appareil à vitesse fixe, le 1/100s. En fait le seul réglage que vous pouvez effectuer est celui de la sensibilité du film (de 100 à 1000 Asa/Iso). C’est ici que l’on apprécie la grande latitude offerte par l’argentique en cas de surexposition, notamment. La modification de la sensibilité ne modifie que l’ouverture car la vitesse ne change pas.

Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route. Le flash se déploie à la demande. Une diode rouge apparait dans le viseur quand le flash charge, assez rapidement, il faut le reconnaître.

Ah, il y a encore un compteur de vue, un bouton pour forcer le rembobinage, un emplacement pour une dragone et un filetage sur le déclencheur pour un déclencheur souple (à mon avis tout à fait inutile).

Vous avez ainsi le premier d’une gamme, commencée en 1987, remaniée en 1989 avec le Trip MD2 et augmentée de l’autofocus avec le Trip MD 3 en 1990.

En somme, un appareil très simple, à la manière de son ainé, le Trip 35. Vous en tirerez sans doute de bonnes photos mais, surtout, vous ne risquerez rien à le sortir dans des lieux difficiles

En écrivant cela, je pense à un acheteur qui cherchait un « point and shoot » tout simple pour photographier une fête (le Holi) en Inde, là où un appareil « sophistiqué » aurait attiré trop les regards et – surtout – aurait pu être abîmé dans les mouvements de foule.

Actuellement, il se négocie autour des 40€ en parfait état.

Je vous le disais en entrée, je n’ai pas eu l’occasion de faire un film avec lui. Je l’ai juste manipulé, d’abord pour le nettoyer de fonds en comble, ensuite pour voir comment il fonctionnait. Il m’a semblé léger (+/- 400 gr avec piles), facile à prendre en mains, stable et solide, même si tout en plastique. De forme rectangulaire, il n’est pas très fin mais se glisse facilement dans une (grande) poche ou un sac. Le clapet coulisant assurant la protection de l’objectif. Clapet que l’on déverouille avec le bouton sur la droite de l’objectif (voir la vidéo ci-dessous). Facile à alimenter par 2 piles AA assez universelles.

Un bon entrée de gamme comme on en faisait encore dans les années 1980.

Comme à l’accoutumée, les sites de références : http://www.optiksammlung.de/Olympus/TripMD.html en allemand (pour changer), https://gra1ny.wordpress.com/2018/07/05/2018-7-4-olympus-trip-md-theoretically-a-great-street-photography-camera/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2277-Olympus_Trip%20MD.html en français

Et,une fois n’est pas coutume, une petite vidéo trouvée sur YouTube

Argentique

suite des alternatives à l’Olympus µ (Mju)

Dans l’article précédant, je vous présentais quelques alternatives intéressantes au (trop) célèbre Mju (µ dans le texte).

Je vous indiquais que je n’étais pas exhaustif à ce sujet et donc je vais ajouter un appareil qui fut un best seller en son temps, le Canon MC.

Le Canon MC est un ce que l’on appelle un « Mini Compact » et pourtant, c’est un appareil photo 35 mm plein cadre Il est doté d’une coque compacte sans flash intégré, un peu comme les Olympus de la série XA. Mais contrairement à ces derniers, le Canon MC est un appareil à mise au point automatique complète et un autofocus performant.

Le corps de l’appareil est plus petit que la plupart des autres appareils de l’époque, avec un grand objectif à 4 éléments pour une ouverture de f1:2,8. L’appareil possède une liste de caractéristiques très intéressantes, comme une exposition automatique programmée, un chargement et un rembobinage entièrement automatiques, un obturateur de 1/8s à 1/500s, un viseur très clair et large avec des icônes indiquant les distances focales, un retardateur, il accepte les films de 64 jusque 1000 Iso, un compteur facilement lisible et il se contente de 2 piles AAA pour fonctionner. Il faut régler soi-même la sensibilité du film (pas de codage DX). Enfin, il pèse 255 grammes avec les piles et on peut lui adjoindre un flash dédié qui se clipse sur le côté.

Il fut présenté en avril 1984 et concurrença le Ricoh FF-70 présenté avant, le Pentax PC35AF, l’Olympus Trip AF (lui aussi repris dans l’article cité en haut de page), par exemple.

Comme les autres appareils que je vous ai présenté, il est assez facile à trouver car peu recherché (et c’est dommage) sauf par ceux qui connaissent sa valeur.

Il se négocie autour des 90€ actuellement.

Et pour ne pas laisser seul le Canon MC, je vous présente l’Olympus Trip AF MD

« Tiens, Trip MD, ça me dit quelque chose … ». Et bien oui, je vous l’ai présenté dans notre article précédant mais là il s’agissait du Trip MD … la différence réside dans les deux lettres AF pour autofocus, ce dont le Trip MD était dépourvu.

A part ça, rien de bien révolutionnaire, ce Trip AF MD reste un entrée de gamme. Il reconnait le codage DX des bobines. Le flash est à la demande (interrupteur en dessous), ce que – personnellement – je trouve pratique car il ne se déclenche pas intempestivement. Un couvercle coulissant protège l’objectif et sert à la mise en marche ou à la fermeture de l’appareil. Il fonctionne avec 2 piles AA. Objectif Zuiko 35mm f1:3,8 et obturateur au 1/125s

Petite particularité du mien : lorsque vous installez le film, il ne se charge pas automatiquement à la fermeture du dos de l’appareil. Il faut déclencher une ou deux fois et vérifier sur une petite fenêtre, au dessus du capot, que celui-ci s’est bien enroulé et que l’appareil est prêt.

Ceci étant, c’est encore un appareil que vous pourrez emmener partout, sans regret s’il doit supporter quelques coups.

Je mettrai dans quelques jours des essais plus descriptifs des appareils dont je parle dans ces deux articles Et si vous essayiez autre chose que l’Olympus Mju (µ) et celui-ci.

Vous les trouverez dans la section « argentique –> et les autres ? » dans laquelle j’ouvrirai un article par appareil présenté (enfin, presque !).

Et comme toujours, les liens vers des sites qui en parlent : https://www.mikeeckman.com/2018/06/canon-mc-1984/ en anglais et http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1147-Canon_MC.html et https://e-ca.pagesperso-orange.fr/Canon-MC.htm en français. Pour l’Olympus Trip AF MD, https://www.pointandshootfilmcameras.com/content/olympus-trip-af-md/ en anglais et si vous voulez reconstituer l’histoire de la marque https://esif.world-traveller.org/om-sif/camhistory/camhistory.htm

Argentique

Et si vous essayiez autre chose que l’Olympus Mju (µ) ?

Car, enfin, qu’a-t’il de plus cet appareil ?

D’abord, c’est un Olympus de la bonne tradition, celle de l’innovation et de la compacité qui ne réduit pas la qualité, soit.

L’Olympus Mµ première et seconde génération offre un objectif 35mm ouvrant à f1:2,8. C’est un « point and shoot » avec mise au point automatique grâce à l’autofocus multi points, obturateur de 4s à 1/1000 s, mise au point minimale de 35cm. Il est étanche aux projections d’eau, se glisse dans une poche de blouson et son volet protège l’objectif tout en commandant la mise sous tension. Son autofocus est précis et rapide

Ajoutons qu’il s’est vendu à plus de 3.800.000 exemplaires depuis sa sortie en … 1997.

Ensuite, de nombreuses variantes, souvent avec des zooms, ont quelque peu édulcoré les qualités des ainés.

Je vous le concède, ce sont là des atouts intéressants mais cela ne justifie plus un prix qui ne cesse de décoller : en 2017, il se négociait entre 50 et 100€ en parfait état. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’il dépasse la barre des 150 voire 200€.

Mais il existe de nombreuses alternatives, dont je vais vous présenter quelques exemplaires qui me sont passés entre les mains.

Le Ricoh FF-70 est sorti en 1985. C’est un point and shoot offrant un objectif ouvrant à f1:2.8 reconnu pour sa précision et son piqué, autofocus fonctionnant de 80cm à l’infini. Son autofocus fonctionne sur 10 zones, très rapide et précis. Obturateur de 2s à 1/500s, flash automatique, reconnaissance automatique de la pellicule (codage Dx) ou manuelle. Il possède un écran qui récapitule les fonctions. Retardateur de 10 sec et possibilité (rare) de pouvoir compenser l’exposition.

Il se négocie autour des 90€ en parfait état.

Le Ricoh R1 est sorti de 1994 à 1998. C’est l’appareil le plus fin de tous. Il dépasse à peine la largeur de la cartouche du film qu’il contient. Il possède un vrai mode panoramique (24mm) sinon sa focale normale est de 30mm à f1:3,5. Détection du codage Dx de la cartouche et – grande particularité – il enroule le film dès que vous le mettez dans l’appareil (pratique en cas d’ouverture par erreur, vous ne perdez que la pellicule non encore exposée). Son autofocus est très rapide et précis. Il se glisse réellement dans une poche. On peut débrayer le flash, corriger l’exposition et forcer une mesure spot si besoin. Avec écran LCD pour résumer les infos de la prise de vue.

Son prix est plus conséquent et se négocie autour des 200€ mais il y a moyen de faire de très bonnes affaires à son sujet.

L’Olympus AF-1 est un point and shoot sorti en 1986. Il est le successeur du XA et l’ancêtre du Mju. Solide filiation s’il en est. Lui aussi est résistant à la pluie, la poussière et le sable (weatherproof ne pas confondre avec waterproof, qui veut dire étanche à l’immersion). Objectif Zuiko de 35mm ouvrant à f1:2,8 réputé pour ses qualités. Objectif protégé par un écran qui assure aussi la mise sous tension. Vitesses de 2s à 1 /750s. Flash ultra rapide automatique. Reconnaissance automatique de la pellicule chargée (codage Dx). Il est léger même si un peu plus massif que le Mju; il est sensiblement de la même taille que le Ricoh FF-70.

Il se négocie entre 50€ et 90€. Une excellente affaire.

L’Olympus Trip MD est encore un point and shoot sorti en 1987. Il faut régler la sensibilité du film (de 100 à 1000 iso) manuellemet. Son objectif est un 35mm ouvrant à f1;2,8. Entrainement du film par moteur électrique peu bruyant. Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route.Le flash se déploie à la demande.

Il se négocie autour des 40€

L’Olympus Trip 35, toujours en point and shoot sorti en 1968. Objectif de 40mm ouvrant à f1:2,8. Obturateur programmé de 1/40s à 1/200s. Contrairement aux Pen, à qui il ressemble, il est plein format. Sa cellule au silicium entoure l’objectif. C’est souvent là que le bat blesse car elle peut se dégrader et rendre l’appareil peu utilisable. Mon conseil : vérifiez s’il déclenche en très basse lumière (sinon, un « drapeau rouge » apparaît, indiquant que la photo est impossible). Distance de mise au point minimale de 1m. Bien évidemment, sans autofocus. Son allure retro-vintage le rend attrayant même s’il n’est pas le plus performant.

Il se négocie autour des 50€ à 100€ s’il est en parfait état.

Si vous avez de la chance, vous les trouverez pour bien moins cher dans des brocantes et vide-grenier.

Il vous faudra vérifier si les piles n’ont pas coulé à l’intérieur. Pour l’Olympus Trip MD et le Ricoh FF-70, munissez-vous de simples piles AA. Par contre, pour l’Olympus AF-1, il faut une CR-P2. et pour le Ricoh R1 c’est une CR-2. Pas de piles pour le Olympus Trip 35 mais rappelez-vous, la cellule est fragile si mal entretenue.

Enfin, je ne prétends surement pas être exhaustif dans ce descriptif. En fouinant sur la grande Toile vous trouverez d’autres références. Ceux-ci sont des appareils que j’ai acheté, parfois réparé (mousses) et essayé.

Comme d’habitude, des sites pour les infos complémentaires : https://benber.fr/presentation-olympus-mju-2/ , https://www.filmisundead.com/test-avis-olympus-mju-ii/ en français pour le Mju; https://photojottings.com/ricoh-ff-90-35mm-f-2-8-review/ en anglais pour le Ricoh FF-70 et http://www.mes-appareils-photos.fr/Ricoh-FF-70.htm en français. https://www.kenrockwell.com/tech/ricoh/r1.htm en anglais pour le Ricoh R1 et en français http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11834-Ricoh_R1.html. Pour l’Olympus AF-1 http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11644-Olympus_AF-1.html en français. Olympus Trip MD, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2277-Olympus_Trip%20MD.html et Olympus Trip 35 http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-664-Olympus_Trip%2035.html, https://casualphotophile.com/2016/10/03/olympus-trip-35-camera-review/

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Bilora Gevabox pour Gevaert

C’est donc la société allemande Bilora qui a fabriqué, de 1955 à 1959, ce Gevabox, pour compte de la société Gevaert.

Commençons par l’aspect « technique » car cela va aller vite : 3 vitesses d’obturation : 1/100, 1/50 et B. Son objectif est un 105 mm à mise au point fixe avec des ouvertures f11 et f16. Il utilise du film en bobine de 120 pour un format de 6x9cm. Autrement dit, pas plus de 8 photos par bobine. Ah, et il y a une griffe porte flash, pas très esthétique.

Reste l’aspect général de l’appareil : un gros « cube » aux formes arrondies (si, si, ça existe), surmonté d’un étrange viseur en bakélite (un tunnel quoi). Tout en métal, hormis donc le viseur, il est léger.

Un peu d’histoire, en passant. Gevaert est un fabriquant belge de produits chimiques et de papiers photographiques, qui fusionnera avec Agfa en 1964. Il fera construire des appareils photos, avec le nom Gevaert, par d’autres constructeurs.

Le Gevabox existe en trois versions :

  • une version en bakélite (1950 – 1951)
  • une version métallique (1951 – 1954) fabriquées en Allemagne par Hermann Wolf GMBH
  • une version métallique avec viseur tubulaire (1955 – 1959) fabriquée par Bilora. Celui qui nous occupe ici.

Il s’agit toujours d’appareils très simples, le but étant clairement de vendre du papier et du film photo par le biais de l’utilisation par le plus grand nombre de ce type d’appareil (Kodak n’a pas fait autre chose !).

Au point de vue manipulation, il faut tourner un gros verrou placé sur le côté gauche de l’appareil pour libérer la partie droite, solidaire de la poignée de maintien, ce qui, je l’avoue, n’est guère pratique. On reçoit alors en main le « magasin » de l’appareil. Le film se met en dessous et on le tire vers la bobine du dessus. Cependant, la fenêtre rouge inactinique est de mauvaise qualité, qui rend difficile la lecture des chiffres annonçant les photos et comme il n’y en a déjà que 8 à tirer, faudra faire très attention.

L’avance du film se fait avec le gros bouton situé sur la droite de l’appareil, en prise directe avec la tige de la bobine. L’avancement n’arme pas l’obturateur, qui – de fait – ouvre dès que l’on appuie dessus. Pratique pour les doubles expositions, redoutable pour les distraits ! Notons qu’il est muni d’un filetage, contrairement au Dualflex, ce qui le rend plus pratique en cas d’utilisation de la pause B.

Voilà, voilà …. je pense avoir fait le tour du propriétaire. Je vais y mettre une Porta 160. Vu les réglages, j’éviterai sans doute le souci que je pressens avec le Dualflex, que j’avais chargé en Porta 400, par grand soleil.

Je pense que je vais de nouveau faire un tour dans la Ville de Mons pour le tester.

Donc, comme on dit, la suite au prochain numéro !

Et voilà la suite de cet essai, fait le 19 août 2020, non pas dans la Ville de Mons mais dans un des plus beaux villages de Belgique, j’ai nommé Ménil (près de Jodoigne).

Et je vous avoue que c’est un fiasco complet !

L’appareil est difficile à charger car la lanière tient toujours au côté qui s’ouvre, ce qui rend la manœuvre délicate. Quand j’y suis enfin arrivé, comme je le signalais plus haut, la fenêtre inactinique rend la lecture du film quasi impossible.

Je croyais avoir pu distinguer le premier chiffre, qui indiquait la première vue. Ben, je n’en suis pas certain …

Je crois que je n’ai pu faire que 4 photos sur les 8, et encore, je ne suis pas certain qu’elles aient été bien positionnées et que j’en ai superposées la plupart.

Impossible de voir l’avancement du film ni de « sentir » celui-ci car je n’avais aucun point de repères pour savoir combien de tours effectuer pour faire progresser les vues du film.

Bref, de prime abord, une catastrophe. Je verrai la réalité lors du développement et cette fois je ne demanderai qu’un tirage, sans passer par la numérisation en HD.

En résumé, un appareil qui a toute sa place comme … presse papier ou cale-livres !

Je reviens de nouveau sur cet appareil, car j’ai reçu le film développé et scanné.

Comme je le craignais, seules 3 photos ont pu être « sauvées », mais je vous avoue ma grande surprise, au moins pour l’une d’elles, elle est magnifique !

Sans doute la pellicule y est elle pour quelque chose (Kodak Porta 160) mais je trouve, vu les caractéristiques basiques de l’appareil, que c’est vraiment pas mal.

Nous passerons vite sur les 2 autres

Franchement, j’ai beaucoup d’admiration pour nos grands-parents qui arrivaient à tirer quelque chose de ce genre d’appareil. Ok, la fenêtre inactinique était sans doute en meilleur état à l’époque, ce qui permettait d’en rater moins; ils prenaient peut-être plus le temps et maitrisaient mieux les réglages, pourtant basiques… je ne sais pas.

En tout cas, quand on parvient à en tirer quelque chose, le résultat est étonnamment bon. Bien mieux qu’avec le Dualflex, dont vous pourrez découvrir les photos … heu, spéciales !

Argentique

Première sortie avec le Kodak Dualflex I

Avant que le soleil ne soit trop présent, petite balade dans les rues de Mons (Belgique) avec le Dualflex premier du nom.

Il a plu abondamment cette nuit, ce qui a fait chuter le thermomètre de quelques précieux degrés, ceux qui nous permettent de faire cette promenade sans être trop accablé. Avec un second petit avantage, la couverture nuageuse, encore présente, diffuse la lumière et l’empêche d’être trop violente.

Pour mémoire, j’ai chargé le Dualflex avec de la Porta 400. Son ouverture fixe de f1:15 et sans doute la qualité moyenne de l’objectif m’ont incité à le charger de la sorte, mais le plein soleil risque de faire brûler les hautes lumières car la vitesse (fixe elle aussi) doit tourner autour du 1/30 sec.

Je vous avoue que je vérifiais parfois avec la cellule à main que j’avais mise en poche … et … on verra bien le résultat.

Franchement, je ne suis dis qu’à l’époque glorieuse de cet appareil (entre 1949 et 1955), ses heureux propriétaires ont pu faire de « belles photos » avec, sans se poser autant de question. Et de toute manière, ils ne pouvaient – comme moi – rien y faire : fix focus de f1:15 et vitesse de 1/30 fixés une bonne fois pour toute (il reste le mode bulbb mais ça ne nous aidera pas plus).

Sauf que, à l’époque, je ne suis pas certain que les films aient pu atteindre le 400Asa. Ils devaient plutôt avoir des sensibilités de l’ordre des 25 à 200 Asa maximum.

Mais, de toute manière, je n’avais que de la Porta 400 en 120 pour essayer. Donc, nous verrons bien au développement.

D’abord, visite de l’expo de Yann Arthus-Bertrand sur le site du beffroi de Mons (classé à l’Unesco), histoire d’un peu d’humilité devant ses magnifiques clichés. J’ai essayé d’y faire une photo mais je me rends compte que le dégagement de l’objectif (75mm – équivalant à un 50mm en 24×36 ?) me perturbe, alors que je suis plus habitué au 35mm, voire au 28mm. Faut reculer pas mal pour avoir ce que l’on veut dans le cadre.

Ensuite – mais c’est tout personnel – pas facile de cadrer car l’appareil est comme un vrai TLR, il inverse l’image (principe de la camera obscura), d’autant qu’au soleil, il n’a pas, comme un Rolleiflex ou un Yashica D, une sorte de cheminée pour protéger le verre de visée. Mais avec un peu de patience et d’obstination, j’y arrive. Et j’ai hâte de voir le résultat (+/- une semaine)

Car oui, j’ai fait les 12 vues … enfin, onze, car j’ai raté le passage de la première à travers le rouge de la fenêtre inactinique à l’arrière.

Au niveau déclencheur, c’est – aussi – un peu surprenant car la course est assez longue et sans appui intermédiaire : on l’enfonce et puis ça fait « clic » (au passage, de façon très discrète). Juste que s’il n’y avait pas assez de lumière, il faut penser à tenir fermement l’appareil pour éviter les flous de bougé lorsque l’on actionne le déclencheur.

Étonnamment, ce déclencheur n’est pas fileté, ce qui interdit l’usage d’un déclencheur souple, qui serait pourtant le bienvenu en cas de pause longue (le fameux B de Bulbb). Franchement, je me demande comme faisait nos grands parents !

Ceci étant, peu ou pas de réactions des gens dans la rue. Il faut avouer que le Dulaflex n’est pas d’un gabarit qui le fait remarquer. Donc,je me suis même essayé à la photo de rue (heureusement qu’il y avait du soleil quand même). J’attends le résultat de ça aussi.

Bon, pour résumer :

  • l’appareil est léger, facile à tenir en mains,
  • pas très pratique à charger (rappelez-vous, il faut bricoler la cartouche de 120 pour la rendre compatible au format 620)
  • le déroulement du film est facile même s’il est délicat de bien voir les numéros de photos défiler par la petite fenêtre rouge au dos de l’appareil (mais ça concerne tous ces vieux appareils)
  • il faut penser à armer après chaque prise car l’entrainement du film ne réarme pas l’obturateur
  • néanmoins, c’est facile pour faire des doubles expositions
  • les réglages sont inexistants (fix focus f1:15, vitesse fixe de +/- 1/30sec, ou pause B mais sans filetage pour le déclencheur, ce qui rend la manœuvre à mon avis délicate)
  • la vision est claire à travers le verre bombé qui est au dessus mais en cas de grand soleil, il faut y mettre la main pour protéger la vision
  • la focale de 75mm est celle équivalente à un 50mm en 24×36, il faut y penser … surtout quand on travaille d’habitude au grand angle.
  • la mise au point minimale est de 1,5m environ mais vu la focale, ce n’est pas trop dérangeant même si je pouvais m’attendre à mieux

Il me faut donc attendre le résultat des onze vues, que je vous présenterai dès que je les reçois. J’ai déposé le film chez New Prodia ce matin.

Ceci étant, c’était une chouette expérience à tenter. L’espace d’un moment, je me suis pris à remonter le temps, à repenser la photo d’une autre manière, celle de viser la tête penchée vers l’avant, essayant de maintenir l’appareil de telle ou telle manière pour être droit et organiser le cadre dans le bon sens (image inversée), celle de réfléchir à réarmer immédiatement (ou pas) pour éviter des doubles expositions. Je vous avoue que j’étais tellement absorbé – alors que, in fine, les réglages se réduisent à leur plus simple expression ! – j’ai fait abstraction de ce qui se passait autour de moi, une petite bulle salvatrice.

Tiens, et en cherchant de la pellicule en 620, j’ai découvert une petite société, belge de surcroit, qui fabrique des films improbables : Owax film. J’y reviendrai sans doute sous peu, j’ai pu entrer en contact avec eux.

Quelques photos de cet appareil attachant de … simplicité !

Argentique

Kodak Dualflex I

Certes, mais encore …?

Allez, je vous raconte … un soir, je regarde la RTBf (télévision belge) et lors d’une émission (Visitwallonia.be), je remarque un vieil appareil qui sert un peu de fil rouge à la présentation de la dite émission.

Comme je suis curieux, je tente – et réussi – à voir la marque : un Dualflex ! En creusant un peu, je découvre que cet appareil est en fait un Kodak.

Encore quelques recherches sur la grande Toile et je trouve des infos utiles : c’est un faux TLR (Twins Lens Reflex, autrement dit, appareil réflex à deux objectifs) car s’il présente bien deux « objectifs » sur la face avant, le premier (au dessus) ne sert qu’à la visée à travers un verre placé au dessus (un peu comme les vieux « box » de chez …Kodak, notamment). Il fut fabriqué de 1949 à 1955 par Kodak UK.

Donc, nous visons à travers le verre incurvé que se trouve sur le dessus de l’appareil et voyons (à peu près) la scène grâce au verre du dessus.

En dessous, se trouve l’objectif proprement dit. Heu, objectif, le mot est grand ! Il s’agit d’un « ménisque » (une seule lentille) qui offre une focale équivalant à un 75mm dont la mise au point minima est de +/- 1,5m (5 pieds). Pas de réglage, c’est du fix focus. Ouverture unique de f1:15.

Quand aux vitesses, ben … y en a deux : B pour Bulbb (c-à-d le temps que vous voulez mettre) et un I qui devrait être de 1/30 sec (mais ça dépend des appareils, certains ont constaté 1/50sec pour le leur). Le déclencheur est à droite, le bouton qui dépasse.

Jusque là, rien d’affriolant, mais je trouve que cet appareil à « une gueule sympathique », complètement hors du temps ! Je fouine sur un grand site de vente et j’en dégote un à … 25€, frais de port compris.

Trois jours d’attente et le voila qui débarque de son Angleterre natale. Il est tout complet, avec une protection spéciale qui se fixe sur le dessus, en plus de sa house, et avec sa lanière d’origine. Propre et tout à fait fonctionnel.

Que me réserve t’il d’autre comme surprise ? En l’ouvrant, je constate qu’il n’accepte que du film en 620. Aïe, c’est un format rare, très difficile à trouver. En fait, c’est du 120 mais enroulé sur une bobine beaucoup plus fine et au diamètre réduit. Je pourrai sortir des photos en 6×6 (12 vues).

Je trouve bien quelques sites, aux USA, qui refabriquent cette pellicule mais je n’ai vraiment pas envie de passer par eux (frais de douane élevés). Il y aurait même une société belge qui la fabrique, je les ai questionné à ce sujet et j’attends leur réponse (daté du 10/08/2020).

Sinon, comme d’habitude, il existe plein de tutos pour transférer une bobine de 120 sur un axe de 620 mais j’ai essayé, c’est une galère pas possible qui m’a coûté une Porta 400 bonne pour la poubelle. Vu comme ça, à la lumière, c’est simple mais quand vous devez faire ça dans le noir, ce n’est plus du tout évident. D’autant qu’il vous faut déjà 2 bobines de 620 pour la manœuvre : transfert du 120 vers le 620 (film enroulé à l’envers) puis repassage du film vers une seconde bobine 620 pour remettre le film à l’endroit. A éviter !

Reste une autre idée, dont je livre la vidéo :

Je vous avoue que j’ai un peu modifié la technique, en utilisant un pied à coulisse pour vérifier l’épaisseur du support de la 620 qui, rappelons le, est en métal (1/10mm) et une petite ponceuse électrique avec du grain à 80gr pour réduire le plastique de la 120 à l’épaisseur voulue. Je ne découpe pas non plus le pourtour aux ciseaux mais j’arrondis avec la ponceuse aussi. Et honnêtement, ça prend 10 minutes pour transformer une bobine de 120 en 620. Petit coup de pinceau doux pour éliminer toutes les poussières et hop, dans le ventre de l’appareil. Ça entre tout juste (faut vraiment bien respecter le 1/10mm) mais ça rentre, et ça tourne autour de l’axe sans soucis.

Voilà, j’ai donc chargé l’appareil d’une autre Porta 400. J’ai repris une cellule à main, au cas où … et je vous livrerai le résultat sous peu.

La prise en main se fait comme pour un TLR classique et l’on vise « par au dessus » comme avec un Rolleiflex ou un Yashica D, à la différence qu’il n’y a pas de « protection » autour de la vitre de visée et qu’il n’est pas possible de régler la distance, fixe. Il faudra vérifier avec la cellule en tenant compte d’une ouverture fixe de f1:15 et une vitesse de 1/30sec. Je pense que je vais essayer d’éviter les sur-ex et les flous de bougé en cas de faible lumière.

Voilà, voilà, j’ai reçu le film fait avec le Dualflex … et je suis perplexe !

Vous aller comprendre …

Pour mémoire, j’avais chargé l’appareil avec une Kodak Porta 400, qui ne s’en sort pas trop mal au niveau du rendu (grand soleil mais réglages à minima f1:15 et 1/30s). Et je n’ai pas perdu une seule photo, contrairement au Gevabox.

Mais là où s’est vraiment bizarre, ce sont ces déformations qui vont dans tous les sens.

Pour ceux qui aiment la « lomographie » et ses surprises, ils vont être gâté !

Je ne sais pas si à l’époque ce gendre d’effets étaient recherché, mais j’imagine les albums de famille faits avec cet appareil !

Reste que l’appareil est joli – pas totalement inutilisable – mais joli. Un nouveau presse-papier ou cale-livres en somme ou pour le fun de photos improbables.

Argentique

Le Rolleimatic

source : https://www.lomography.com/magazine/40299-rollei-rolleimatic-a-german-masterpiece

La marque Rollei résonne encore sans doute dans les oreilles des plus de … 40 ans ou chez les découvreurs de ces merveilleux appareils argentiques.

Bien souvent, lorsque l’on parle Rollei, on associe la marque au célébrissime Rolleiflex, pour lequel j’ai écris un article ICI.

Mais la célèbre marque a aussi commis quelques autres perles, dont les plus connues sont le Rollei A110, le Rollei 35 – dont le plus performant est le Rollei 35 S – (pour la petite histoire, j’en possédais un, qui me fut volé au Pont du Gard, en 1991) et celui qui nous préoccupe, le Rolleimatic.

Ces appareils sont l’œuvre d’un ingénieur génial, Monsieur Heinz Waaske, qui fut le « papa » du Rolleiflex SL26, du Rollei A110 et du Rolleimatic. Il avait commencé sa carrière chez Edixa, où il imagina le fameux Edixa 16mm, un subminiature qui marqua les esprits non seulement pour sa taille mais surtout pour son degré de sophistication.

Quelles sont les particularités des différents appareils cités ?

Leur petite taille, d’abord, qui les rend particulièrement portables. Ensuite, sur le Rollei 35, Monsieur Waaske imagine un objectif rentrant, que l’on sort pour prendre la photo et qui se rétracte ensuite, pour le protéger des chocs. Cet objectif est très qualitatif car signé Carl Zeiss (pour le Rollei 35 S, c’est un 40mm ouvrant à f1;2,8). Il inclut une cellule performante. Pour le Rollei A110, il réduit encore la taille, met un Carl Zeiss Tessar de 23mm ouvrant à f1:2,8 et une cellule au silicium dans un format minimum, celui du 110.

Quant au Rolleimatic – qui fut le dernier appareil créé pour Rollei en 1978 par Monsieur Waaske – c’est un condensé de tout :

  • la taille de l’appareil est très petite (équivalente à un Lomo LC-A, la lentille en moins)
  • la lentille se rétracte à l’ouverture d’un volet
  • volet qui en se refermant protège l’objectif
  • mais sert aussi à armer l’appareil
  • sans oublier une cellule performante
  • et un objectif cette fois signé Rolleinar HFT 2,8/38mm (formule Tessar de Carl Zeiss)

Le tout dans un petit rectangle(114 x 60 x 33,5 mm) en métal noir et plastique (très peu) de 315gr du plus bel effet !

Son fonctionnement est des plus astucieux, voyez cette animation :

source: Wikimedia

En somme, nous avons là le meilleur de plusieurs mondes, à savoir la compacité, la qualité optique et de la cellule, une mécanique fiable quoique de haute précision. C’est un appareil rare et (trop) méconnu, que je vais me faire un plaisir d’essayer.

J’ai reçu cet appareil ce matin (merci Jordan), livré avec son étui en plastique rigide, capitonné de velour rouge, et accompagné de sa dragonne .J’ai trouvé une pile 4LR44 pour remplacer la PX28. Tout fonctionne parfaitement ! Je vais ensuite y glisser un film couleur et dans quelques jours, les résultats.

Comme d’habitude, je vous renvoie à des sites plus techniques pour lesdits détails. Citons : http://35mm-compact.com/minicompact/rolleimatic.htm en français et https://www.lomography.com/magazine/40299-rollei-rolleimatic-a-german-masterpiece ou http://elekm.net/pages/cameras/spotlight_rolleimatic.htm en anglais.

Argentique

Le Zeiss Ikon ZM

Contrairement à mon habitude, je vais être un peu « technique » pour cet appareil. Pourquoi ?

En fait, j’ai fait le tour de la Toile pour y trouver des informations et je n’ai rien trouvé, sauf en anglais. Bien que je ne sois pas très doué – doux euphémisme – en langue (sauf en Langouste et langue de bœuf), je sais me servir d’un traducteur (Deepl.com en l’occurrence) et il me reste quelques souvenirs scolaires pour que ces traductions ressemblent à du français correct. Soyons honnête, je vais m’inspirer des 3 sites référencés en bas de page mais je ne vais pas vous les traduire intégralement et mots à mots.

Commençons… Cet appareil est le fruit de réflexions allemandes et de construction japonaise. Nous devrions nous attendre au meilleur dès lors.

Il fut construit de 2006 à 2012, finalement en assez peu d’exemplaires car beaucoup de ses possibles acquéreurs ont choisi la facilité de se tourner vers un autre grand nom de la photographie argentique, le Leica 7.

Pour la petite histoire, il faut savoir que Zeiss et Leica ont toujours été concurrents et qui plus est, voisins car les usines se faisaient quasi face à Wetzlar. Zeiss Ikon est aussi une grande marque dont les origines remontent aux années ’20 (1920) et qui a marqué le monde de la photographie et du cinéma. Las, la seconde guerre mondiale et son après, avec la partition de l’Allemagne, a sonné le glas de cette maison prestigieuse. Zeiss a absorbé Voigtländer et a cessé de fabriquer des caméras. Le savoir-faire issus de ces années de gloire s’est retrouvé chez Contax et Yashica.

En 2004, alors que la marque Zeiss Ikon n’existait plus, Carl Zeiss AG a tenté de relancer celle-ci à travers l’appareil que je vous présente aujourd’hui. Conçu en Allemagne par Zeiss et fabriqué au Japon par Cosina de 2006 à 2012, le ZM était fabriqué en noir et argent et était destiné à être associé à la magnifique ligne d’objectifs ZM à monture M de Zeiss, et il fonctionne avec tous les objectifs en monture M.

Lors de sa sortie, le Zeiss Ikon ZM coutait cependant presque trois fois moins que son concurrent, tout en offrant quelques avantages certains dont, par exemple :

  • un chargement du film vraiment simplifié, avec un dos à charnière
  • un viseur encore plus lumineux que le Leica
  • un « patch » aérien qui permet de viser rapidement
  • une meilleure ergonomie
  • une excellente fiabilité
  • un télémètre superlatif
  • une cellule très précise
  • un mode automatique débrayable, qui permet de se concentrer totalement à la prise de vue
  • une légèreté remarquable, qui n’entache pas sa solidité

Soyons de bon compte, il pourrait lui être reproché :

  • il manquerait les lignes de cadrage au 135mm (perso, je trouve déjà que le 90mm est un maximum en télémétrique)
  • l’obturateur est plus bruyant que le Leica (normal, celui du Zeiss est en métal, contre du caoutchouc pour le Leica – ce qui lui permet d’atteindre le 1/2000ème/sec. ce que le rideau du Leica ne sait pas faire). Ceci étant très relatif, car il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre le léger « clic » de l’obturateur. Croyez-moi, ce n’est pas lui qui dérangera le conférencier que vous voulez immortaliser !
  • le bouton de verrouillage AE est au dos de l’appareil, sous la prise flash
  • il n’a pas de mesure TTL du flash mais sa synchro est au 1/125 (contre 1/50 au Leica)

Ce qui m’a frappé avec cet appareil, c’est son aspect, étrangement épuré et très ergonomique. C’est vraiment un plaisir de le prendre en main. D’autant qu’il est plus léger que les Leica (458 gr avec ses piles et un film, sans objectif).

Et, surtout, la taille de son oculaire de visée à l’arrière ! Y plonger son œil c’est comme regarder à travers un voile de cristal : clair, limpide, aérien. Les lignes de visées sont bien présentes cependant, clairement visibles mais pas envahissantes (28 -35 -50 -85). Le grossissement est de 0,74x.

Les 28mm et 85mm apparaissent ensembles, tandis que les 35mm et 50mm apparaissent seuls, en actionnant le levier sur la gauche. Contrairement à son rival, la ligne des 28mm est bien visible et confortable.

Les vitesses d’obturation sont indiquées par des chiffres rouges sur le côté gauche du viseur. Elles apparaissent entre les positions des lignes de cadrage de 28mm et 35mm.

Le compteur de vue est automatique et discret, près du levier d’armement. Les symboles S, 24 et 36 sont de couleur orange, bien visibles.

Il est alimenté par 2 piles de 1,5v, des LR44 font très bien l’affaire. Et vous pouvez compter faire au moins 50 films de 36 vues avec un jeu de piles, en le laissant allumé pendant un shooting. On est loin des camions de batteries à prévoir en numérique …

Au niveau des vitesses : elles vont de la seconde au 1/2000ème en mode manuel et de 8 sec au 1/2000ème en mode automatique.

Le Zeiss Ikon mesure la lumière réfléchie sur une barre grise sur les lames de l’obturateur. La surface est large et la cellule est très précise (évaluative).

Comme tout bon télémétrique, impossible de faire la mise au point en deçà des 70 centimètres.

Tout ceci étant écrit, que penser de cette belle machine à photographier ?

Elle est comme la synthèse de ce qui se fait de mieux en télémétrique, avec des idées originales et avant-gardistes (un peu comme le CLE de Minolta, qui aiguillonnera Leica en son temps et l’obligera un bon moment à se remettre en question). La comparer au Leica M7 me semble, finalement, vain, car nous ne sommes plus dans la même philosophie. Ici, on prépare une vision différente, qui va de l’avant; là, on thésaurise sur des acquis, ceux de la lignée des M (notez que c’est une bonne base).

Bref, si vous voulez vous faire plaisir, sans avoir le sentiment de devoir appartenir à une « tribu », à ses codes, ses manies, ses coûts, l’alternative du Zeiss Ikon ZM est la voie royale car vous bénéficiez du meilleur de ce que le télémétrique peut vous offrir à des prix encore raisonnables (attention, après cet article, les prix vont monter !).

Et pour en revenir à ce que j’esquissais dans le premier article à son sujet, choisir le Zeiss Ikon ZM c’est choisir la liberté de faire mieux dans bien des cas sans devoir se plier à une mode, un snobisme, celui d’afficher une marque, certes connue et reconnue, mais qui cultive l’élitisme comme d’autres la recherche et le progrès.

Les liens si vous voulez en savoir encore plus : https://www.kenrockwell.com/zeiss/ikon.htm, https://www.35mmc.com/19/03/2016/zeiss-ikon-review/ et https://casualphotophile.com/2017/10/16/zeiss-ikon-zm-35mm-rangefinder-review-everything-a-rangefinder-should-be/