Même brocante que pour le Minolta AF 35 C, pas la même caisse, mais le même désastre … des tas de boitiers empilés à la sauvage …
Néanmoins, je vois un étui Canon, que j’ouvre, pour y trouver un appareil qui sera sans doute mon second rescapé de la matinée : un Canon Prima Zoom Mini.
Je vous passe les détails sordides mais une fois passé au grand nettoyage, remis deux piles dedans, il fonctionne !
Juste un petit éclat dans le verre du flash, mais cela n’empêche pas celui-ci de déclencher et de recharger, assez rapidement d’ailleurs
Petit tour sur la grande Toile pour en apprendre plus à son sujet car en fait – et je vous l’avoue – à l’époque, je ne regardais jamais ces appareils, trop content de posséder un magnifique Minolta 7Xi et ses objectifs qui, finalement, mourut dans un accident de la circulation (il a traversé l’habitacle et s’est écrasé à mes pieds, en passant par le ciel de toit, l’appuie-tête, le volant, le tableau de bord, les pédales).
Et donc, le Canon Prima Zoom Mini, ou Autoboy Ace A au Japon et Sure Shot Zoom Max aux Amériques, est un appareil présenté en septembre 1992.
C’est un compact à zoom entièrement automatique qui peut passer du mode normal au mode panoramique (version japonaise uniquement) par simple pression d’un levier.
L’autofocus est doté d’un autofocus intelligent à 3 points avec faisceau proche infrarouge. Il y a 161 niveaux de mise au point.
Lorsque vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, le pré-focus est activé. La mise au point commence à 60cm jusque l’infini.
Son objectif est un 38 -76mm ouvrant à f3,8 – 7,2 en 7 groupes. Pour les prises de vue macro, vous pouvez vous approcher jusqu’à 0,45 m. Mode macro que vous activez avec une touche à l’arrière de l’appareil.
Le viseur est à zoom direct, c.-à-d. qu’il avance, ou recule, en même temps que vous zoomez ou dé-zoomez. L’agrandissement est de 0,43x – 0,75x et la couverture est de 84% du champ. Dans la zone de l’image se trouvent les cadres AF (pour les distances normales et rapprochées), le cadre de correction de la parallaxe, le cadre panoramique. Une LED verte « OK-to-Shoot » s’allume lorsque la mise au point est effectuée ; elle clignote aussi pour l’avertissement de mise au point rapprochée, l’avertissement de macro hors gamme (45cm), l’avertissement de risque de bougé de l’appareil, la lampe de réduction des yeux rouges allumée, et elle clignote deux fois par seconde pour la mise au point sur un seul point et s’éteint pendant le recyclage du flash.
Le flash se déclenche automatiquement en cas de faible luminosité, avec pré flash pour la réduction des yeux rouges. Il est débrayable.
Lecture du codage DX des films. De 25 à 3200 Iso. Sans codage, l’appareil considère que c’est du 100 Iso.
Et donc, un appareil qui peut encore rendre de très bons services, son petit zoom pouvant vous sortir d’un mauvais pas. Mieux qu’un appareil jetable car il possède le minimum que l’on attendait d’un appareil en ce temps là, et même un peu plus, vu sa fiche technique.
En très bon état, avec son étui et sa dragonne (munie d’une petite pointe pour le rembobinage), il se négocie autour des 50€
Et encore un … sauvé d’une caisse où s’entassaient pèle-mèle des appareils compacts qui auraient dus être euthanasié il y a longtemps, pour abréger leurs souffrances !
Bref, dans ce fouillis poussiéreux, j’extirpe un Minolta Riva AF 35 C, encore dans sa pochette.
Petit coup d’oeil à la trappe des piles, pas de coulées … c’est bon signe ça. J’ouvre le compartiment film et… le referme aussitôt car il y en a encore un dedans !
Il y a l’air d’avoir des griffes près du viseur, mais en y regardant de plus près, c’est de la saleté… mais j’en profite pour négocier un peu.
De retour à la maison, j’ouvre ma bouteille d’alcool à 90°C, de la ouate, et hop, séance nettoyage. Là, il a déjà meilleure mine. Je mets deux nouvelles piles AA, et tout fonctionne.
Ensuite, j’enlève le film, de toute manière complétement voilé et je teste l’appareil avec un film qui ne sert qu’à ça : tout marche comme au premier jour ! Solide ces appareils des années nonante …
Quelques recherches sur la grande Toile me révèle que ce Minolta Riva AF 35c, ou Freedom AF 35R en Amérique, est un appareil compact autofocus lancé en 1992 dans le prolongement du Riva 35 et du Riva AF 35. C’est un entrée de gamme mais objectif est pointu.
Sa seule caractéristique supplémentaire est une fonction de pré-flash pour éviter les yeux rouges. Pour le reste, c’est un appareil entièrement automatique, ce qui signifie chargement automatique, avance automatique, rembobinage automatique, flash automatique, exposition automatique et mise au point automatique. Il est toutefois équipé d’un retardateur intégrés. L’objectif est protégé par un couvercle coulissant, qui commande la mise sous tension de l’appareil. Comme beaucoup d’appareils Minolta du même âge, il n’expose les films qu’à 100 ou 400 ISO. Une version datée était également disponible.
Vu comme ça, il est basique, mais c’est un loup déguisé en mouton, car si nous résumons, il possède un objectif 35 mm étonnamment pointu avec autofocus, flash intégré, retardateur, et il utilise des simples piles AA.
Quelques spécifications :
Objectif : 35 mm f/4,5.
Mise au point : autofocus actif par infra-rouge de 0,95 m à l’infini.
Exposition : mesure pondérée en fonction du sujet
Flash: Intégré, auto-activé, non débrayable avec pré-flash optionnel. Portée : 0,95-3,3 m. Signal LED de disponibilité de l’éclair.
Sensibilité des films : décodage ; les films en dessous de 400 ISO sont exposés comme ISO 100, ceux au-dessus comme ISO 400. Les films non-DX sont exposés à 100 ISO.
Avance du film : chargement automatique, avance et rembobinage.
Energie : 2 x AA alcalines et une CR2025 pour les appareils avec dos dateur.
Dimensions: 136 x 73 x 47,5 mm.
Poids : 235 g sans batteries.
Un appareil tout simple, un « point and shoot » comme il y en avait dans les années nonante, qui fait son travail sans chichis. Plutôt que d’investir dans un jetable, autant emporter ce type d’appareil, qui ne déçoit pas et qui possède les automatismes suffisants.
En très bon état, avec sa pochette et sa dragonne, il se négocie autour des 30€.
Tout doucement, je vais clôturer le cycle des compacts argentiques.
Mais hier, dimanche, j’ai déniché dans une caisse de vide-grenier, un Canon Prima Twin S (pour l’Europe ou Sure Shot Tele Max pour les Amériques et Autoboy Mini T pour le Japon).
Bon, le pauvre avait souffert : couvert de poussière, il était jeté avec des compacts qui auraient dû rejoindre le cimetière des compacts de zone Z depuis longtemps. Le compartiment à pile s’ouvre tout seul, un ergot de maintient est cassé, mais pas de traces de coulées d’acide; le compartiment à film est tout propre, les mousses sont intactes et toujours en forme. Je marchande pour le principe et je l’emporte.
De retour à la maison, passage à l’alcool à 90°C pour le nettoyer, plus produit d’opticien pour la lentille et le viseur. Il me restait une pile 123 de 3v dans un tiroir, et hop, l’appareil revit !
Quand je vous disais que Canon c’était du costaud ! J’ai mis un bout de gaffer pour tenir la porte du compartiment pile, ça fait baroudeur ! – mais surtout, ça tient …
Mais, que je vous présente l’engin.
Ce Canon Prima Twin S est sorti en septembre 1991. Il est le successeur d’une lignée commencée en 1979 par le Canon AF 35 M (dont je vous ai présenté le grand frère ICI). Cette lignée s’achèvera en 2005 avec le Canon Prima Zoom 90u II Date.
Qu’a t’il de spécial ? Un peu comme le Fuji DL 500 Mini Wide, il propose 2 focales distinctes : un 38mm ouvrant à f1:3,8 et un 70mm ouvrant à f1:6. Donc, pas de focales intermédiaires (38 – 50 – 70 p. ex.) mais un 38mm et un 70mm.
Son autofocus travaille sur une longueur d’onde proche de l’infra-rouge et travaille sur 3 points de référence.
Petit résumé des spécifications :
objectifs : permutation entre un 38mm, f/3.5 (3 éléments en 3 groupes) et un 70mm f/6 (6 éléments en 6 groupes).
autofocus intelligent à 3 points avec verrouillage de la mise au point préalable. Avertissement en cas de gros plan. Portée de 0,65 m à l’infini.
flash: flash automatique avec réduction des yeux rouges, Flash-On, Flash-Off.
reconnaissance de la sensibilité du film par codage DX
minuterie : délai de 10 secondes, clignote pendant le compte à rebours, et clignote rapidement dans les 2 dernières secondes.
corps fin : 125 x 68 x 48.5 mm
énergie : 3V CR123A avec contrôle de la batterie
durée d’utilisation avec une pile : 15 rouleaux de 24 exposition avec utilisation du flash à 50%
Cet appareil connu un large succès commercial, notamment parce que son optique est très bonne.
Au niveau manipulation, il est très facile à utiliser : vous posez la pellicule, son moteur la charge automatiquement. Vous visez au 38mm et d’un simple glissement d’un curseur en façade, vous passez en 70 mm. En fait, vous entendez et voyez l’optique changer et le … viseur qui s’adapte aux focales choisies.
Je l’ai essayé aujourd’hui et je le trouve agréable à porter et à utiliser. Il me semble que l’autofocus accroche bien et assez vite – j’aurai la confirmation au développement du film – même si j’ai le sentiment qu’il hésite lors de plan rapproché un peu rapide.
Si je le comparais au Fuji 500 DL Mini Wide, c’est aussi parce que ce sont deux appareils de la même époque, et aux mêmes caractéristiques. Inutile de faire ce genre de comparatif avec les autres compacts que je vous ai présenté (voir https://latelierdejp.org/et-les-autres/) parce que nous ne sommes pas dans les mêmes générations et donc les mêmes compétences.
Ce qui est, par contre, intéressant, c’est de « ressentir » l’évolution de ces appareils, pour comprendre où nous en sommes aujourd’hui.
Et lorsque je reviens à des appareils anciens, je vais accepter leurs contraintes et prendre le temps de photographier.
En bon état, il se négocie autour des 50€, que vous ne regretterez pas.
Cet appareil est apparu en 1982. Même si le boîtier a été conçu par le designer industriel italien Mario Bellini, ce qui était un must à l’époque, il est cependant daté aujourd’hui.
Comme ses compagnons, tels que le Canon AF35M, il est équipé d’un objectif 38 mm f/2,8, d’un moteur d’avance automatique du film, d’un flash et fonctionne avec des piles AA courantes.
Il a été un des premiers modèles Fujica à utiliser le système de chargement « drop in loading » (DL) pour faciliter le chargement du film – la porte arrière s’ouvre seulement suffisamment pour permettre de déposer une cassette de film 35 mm, qui s’enroule automatiquement. Il est intéressant de noter que la porte arrière est équipée d’un coupe-film intégré qui permet de couper l’amorce si elle dépasse du corps lorsque la porte est fermée.
Canon avait inventé le QL pour « Quick loading » mais il fallait poser la bobine et tirer le bout de film jusqu’à une marque orange, puis armer une ou deux fois après avoir fermé le dos de l’appareil. Ici, tout est automatisé.
Un interrupteur, sur le dessus de l’appareil, verrouille le déclencheur pour éviter de le déclencher accidentellement.
Le viseur indique la zone de mise au point à l’aide de trois icônes : une tête (1m ), deux personnes (3m – 6m) et une montagne (infini).
Contrairement au modèle de Canon, la zone de mise au point est indiquée lors de la pré-mise au point, et non pas lorsqu’on a déclenché. Une lumière dans le viseur avertit si la vitesse d’obturation est faible. Si elle est trop faible, il vous faut sortir le flash manuellement.
Comme l’appareil photo est antérieur au système DX, il utilise à la place l’ancien système d’identification de la vitesse des films Fuji uniquement.
A défaut, il considère qu’il y a un film de 100 Iso.
Les données techniques :
point and shoot avec autofocus
objectif 38 mm à f1:2,8 en 4 éléments en 4 groupes, avec filtre UV intégré
distance minimale de mise au point : 90 cm
vitesses d’obturation : de 1/8s à /500s, obturateur Seiko
cellule : Cds
possibilité de pré-focus par pression à mi course sur le déclencheur
flash : flash à déclenchement manuel
vitesse des films de 50 à 400 Iso, à défaut d’identification, l’appareil travaille sur un 100 Iso
énergie : two AA batteries
dimensions : 12,95 x 7,95 x 5,8 cm
poids : 445 g
L’appareil que j’ai reçu est tout à fait complet, même avec le cache objectif tout aussi design que le reste. J’y ai juste inséré 2 piles AA, et tout fonctionne.
En mains, il est assez imposant, plus que le Canon AF 35 M. La tenue en mains est bonne même si je trouve que le dégagement entre la poignée et l’objectif est un peu court. Le viseur est clair, avec les marques du cadre et une petite correction de parallaxe pour les prises de vue rapprochées (min 90 cm).. Étonnamment, il semble qu’il faille charger un film pour pouvoir tester l’appareil car lorsque j’appuie sur le déclencheur, le moteur d’avance du film se met en route.
En tout cas, je pense avoir fait un peu le tour des appareils autofocus de cette époque. D’aucun me dirait qu’il manque le Nikon, mais au vu des prix pratiqués pour celui-ci, je passe.
Ceci étant, si vous en croissez un, essayez le, ça vous fera un bout d’histoire à tester.
Tout complet et en bon état, il se négocie autour des 50€. Un bon investissement.
Après les Canon, Olympus, Yashica, Ricoh, nous pouvons aussi envisager un Fuji.
Cette grande marque, toujours active et innovante dans le numérique a aussi eu ses lettres de noblesse dans l’argentique.
Ici je vais vous présenter encore une alternative très crédible à l’Olympus Mju, le Fuji DL 500 Mini Wide
L’exemplaire que je vous ai déniché ne paie pas de mine. Il était, comme (trop) souvent, jeté dans une caisse, couvert de poussière. Mais bon, je regarde son objectif … tiens, tiens, un 28mm et un 45mm, ça peut être intéressant. Je vérifie si la pile n’a pas coulé (une CR123) et je négocie pour l’emporter.
Arrivé à la maison, passage à l’alcool à 90° pour bien le nettoyer. Je change la pile et celle du dos dateur, tout fonctionne, chouette. Nettoyage de l’objectif et du viseur, tout est aussi ok même s’il y a quelques griffes sur le verre du viseur externe mais ce n’est pas gênant pour viser et prendre une photo.
Bon, et que nous dit la grande Toile à son sujet, car je ne connais pas cet appareil.
C’est un modèle apparu sur nos marchés en 1990.
Tout d’abord, parlons de ses optiques : il est équipe d’une double focale, la première de 28mm à f3,5, 3 éléments en 3 groupes et la seconde de 45mm à f4,5, 5 éléments en 5 groupes. Pour en changer, un appuis bref sur un bouton au dessus et le bloc objectif avance ou recule, selon la focale choisie. C’est quasi immédiat et l’autofocus suit. Pas mal. La distance minimale de mise au point est de 45cm.
La caractéristique la plus unique de cet appareil est qu’il a en fait deux longueurs focales : une de 28 mm et une de 45 mm, et il n’y a rien entre les deux. Cette disposition est obtenue en faisant pivoter un élément d’objectif supplémentaire à l’intérieur du trajet lumineux et en repositionnant l’objectif en même temps. Un bouton situé sur le dessus de la caméra permet de basculer entre les deux longueurs focales. En outre, le grossissement du viseur change pour donner une vue équivalente pour la longueur focale sélectionnée.
Quelle(s) autre(s) surprise(s) nous réserve t’il ?
Tout d’abord, lorsque l’on veut ouvrir la partie film, il y a une espèce de loquet qui empêche d’ouvrir à fonds le dos de l’appareil. Loquet que l’on peut soulever et là on comprend le pourquoi de sa présence : en fait, on peut présenter la cartouche, avec un bout d’amorce sortie et lorsque l’on referme le dos, l’appareil charge automatiquement le film jusqu’à la première vue. C’est en fait l’expression du DL qui est à côté du nom de l’appareil, pour « drop in loading », que l’on pourrait traduire par chargement rapide. Système déjà apparu sur le Fujica DL-100que je vous présentais il y a peu.
Simplement, en huit ans, les choses ont changé et l’appareil s’est miniaturisé, sa mécanique aussi
Pas besoin de réglage de sensibilité, le Fuji lit le codage DX des cartouches de film. Les sensibilités supportées vont de 50 à 1600 Iso. Et, cerise sur le mont Fuji, l’appareil enroule la bobine sur un axe. Il restitue donc les photos en les remettant dans la bobine au fur et à mesure. L’avantage ? En cas d’ouverture inopinée du dos, vous ne perdez que les photos non encore faites, les autres étant à l’abri de la cartouche. Comme dans le Ricoh R1.
Un petit flash permet, le cas échéant, de déboucher des ombres. Notons qu’il est débrayable par simple appuis sur une petite touche à l’arrière. Et, petite astuce, sous ledit flash, vous sentez une petite aspérité, qui vous empêche (normalement) de mette le doigt devant.
Autre petite pépite, la possibilité de surexposer en cas de contre jour (petite pression sur un bouton à l’arrière).
Décidément ce petit appareil n’a pas fini de nous étonner.
Il possède encore un retardateur et un mode « montagne » qui bloque l’autofocus sur l’infini. A noter que l’autofocus est efficace et qu’il se fait avec une pression à mi-course du déclencheur, une LED verte à côté du viseur s’allume pour dire « OK » et la photo peut être prise sans délai, contrairement à l’Olympus Mju qui fait sa mise au point au moment du déclenchement, induisant un délai non négligeable.
Ah oui, une remarque au sujet du dos dateur. Décidément, les ingénieurs de l’époque ne croyaient pas assez en leur appareil car ici aussi, impossible d’entrer l’année 2020.
Mais bon, ça n’a jamais empêché de faire des photos.
Un dernier mot au sujet des piles : l’appareil en réclame en fait deux. Une CR123 pour la partie « mécanique » et une 2025 qui sert non seulement à alimenter le dos dateur mais aussi les fonctions de changement d’objectifs. Y penser si vous avez l’impression que l’appareil ne fonctionne plus : les 2 piles sont elles toujours au top ?
En résumé, un petit appareil bien sympa, facile à glisser dans une poche ou un petit sac. Avec un bel avantage que ces 2 objectifs, dont un grand angle utile Il est peu bruyant et rapide à mettre en œuvre.
Un excellent candidat à opposer à l’Olympus.
En excellent état, il se négocie autour des 40€. Quand je vous écrivais qu’il y avait des alternatives intéressantes au Mju !
Je vous ai trouvé une petite vidéo sur la méthode de chargement particulier de l’appareil
Voilà, ce dimanche 20 septembre 2020, je viens de terminer le film que j’avais mis dans le Fuji DL-500 Mini Wide. Encore un peu de patience et je vous livrerais mes commentaires sur les photos.
Cela étant, je me suis bien amusé avec cet appareil : il est petit et tient bien dans la main. Son moteur est présent mais sans être excessivement bruyant. Il est rapide, tant pour accrocher le sujet que pour déclencher et passer à la vue suivante. J’ajoute que c’est amusant et parfois utile ce changement de focales ; d’une simple pression sur le petit bouton au haut, on passe du 28mm au 45mm. Attention, sans transition : c’est 28 ou 45 !
Une petite remarque lors du chargement automatisé (le drop in loading) : j’ai dû m’y reprendre à deux fois avant que le film ne soit pris. Sans doute parce que la lamelle métallique très fine qui joue le rôle de « pousseur » a été un peu abîmée. Je l’ai juste aidée à se mettre en place avec la lame de mon Victorinox (quand je vous disais qu’il fallait toujours en avoir un sous la main !). Une fois l’amorce engagée, l’appareil enroule toute la pellicule sur le second axe et donc les photos reviennent dans la cartouche au fur et à mesure de prises de vue. En cas d’ouverture inopinée du dos, seules les photos non exposées seront fichues. Ah, et l’appareil « mange » deux photos sur le film ; j’avais mis un 24 vues dedans mais il ne m’en a laissée que 22 à photographier.
Si vous avez lu les différents essais et commentaires – très subjectifs – sur les différents concurrents de l’Olympus Mju, vous comprendrez mon classement :
le Ricoh R1
le Ricoh FF-70
le Canon MC
le Canon Prima Twins S
le Fuji DL 500 Mini Wide
l’Olympus AF-1
le Yashica AF J
l’Olympus Trip AF MD
l’Olympus Trip MD
(sauf si le look l’emporte sur tout), l’Olympus Trip 35
Il me reste à vous souhaiter de trouver l’appareil qui vous convienne le mieux. Mes avis ne sont que le reflet – encore une fois très subjectif – de mes ressentis v.-à-v. de tel ou tel appareil et mes critères ne sont peut être pas les vôtres.
L’important est de prendre du plaisir avec votre appareil photo, sans forcément « être à la mode » et suivre les tendances d’un marché de toute façon surfait. Rappelez-vous que l’Olympus Mju – qui est un très bon appareil – fut vendu à des millions d’exemplaires et qu’il n’est donc pas si rare que pour justifier les prix pratiqués actuellement.
Si vous allez vous promener sur différents sites de ventes, vous en trouverez des centaines à vendre, avec – malheureusement – une constante : un prix de plus en plus élevé car le marché se nourrit de lui-même, au détriment des personnes qui veulent trouver un petit appareil chouette à glisser dans un sac ou une poche !
Pour la plupart des appareils que je vous ai présenté, j’ai essayé de vous noter le prix moyen, relevé sur ces mêmes sites de vente. Et comme ces appareils ne sont pas les plus connus (ou plutôt ont été oublié car à l’époque de leur sortie, ils étaient tous des « hauts de gamme » (sauf le Trip AF MD et Trip MD).
Très honnêtement, ils sont d’excellentes alternatives.
Il me reste à vous souhaiter de faire de bonnes photos …
Finalement, j’aime bien vous parler de ces appareils qui sont devenus des légendes.
Souvent, je les découvre avec vous, parce que je dois faire des recherches pour être le plus complet possible et savoir aussi comment utiliser ces vieilles machines quand j’arrive à en trouver une.
C’est aussi – souvent – l’occasion de les présenter en français car s’il existe des textes, c’est souvent en anglais, voire en allemand. Heureusement, il y a Deepl traducteur car vous me connaissez, les langues et moi !
Bref, je vous présente le dernier arrivé, le Canon MC que j’avais évoqué dans le second article sur les alternatives de l’Olympus Mju.
Le Canon MC – pour Mini Compact- fut présenté en avril 1984.
Sa première particularité, outre sa taille réduite, est d’être un autofocus. C’est sans aucun doute un des plus petits appareils plein cadre (35mm) doté de cet autofocus.
Sa lentille est protégée par un volet qui, en coulissant, met sous tension ou éteint l’appareil.
Tout a été pensé pour simplifier la vie de l’utilisateur : chargement, avancement et rembobinage du film sont entièrement automatiques et motorisés.
S’il n’y a pas encore de codage DX pour la sensibilité de la pellicule, une petite molette sous l’objectif vous permet de la régler, de 60 à 1000 Iso/Asa.
Son objectif est un 38mm ouvrant à f1:2,8 en 4 éléments et 4 groupes. Il est reconnu pour la finesse de ses détails.
Le viseur est grand et lumineux par rapport aux autres appareils de prise de vue automatique du moment. Comme la plupart de ses concurrents, il comporte des lignes de cadrage corrigées sans parallaxe indiquant la vue en angle semi-large, ainsi qu’une échelle de mise au point à base d’icônes sur la gauche et un indicateur de mise au point central de forme ovale. Si le système d’exposition détecte qu’un flash est recommandé, un voyant du viseur situé dans le coin supérieur gauche clignote.
Les autofocus de l’époque n’étaient encore capable de détecter plusieurs points de mise au point. Vous êtes donc « limité » à la mise au point automatique au centre de l’image.
Quoique chez Canon, ils ont imaginé quelque chose – certes peu pratique – mais qui permet de contourner cet écueil.
Tout d’abord, vous devez faire glisser l’interrupteur « Pre Focus / Self Timer » sur le dessus de l’appareil, puis centrer votre point de mise au point dans l’ovale central et appuyer complètement sur le déclencheur. Cela lance un compte à rebours de 10 secondes pour le retardateur, au cours duquel vous pouvez recomposer votre image comme vous le souhaitez. Une fois l’image réglée, une seconde pression sur le déclencheur annule le retardateur et expose l’image. Curieusement, une fois que vous avez commencé cette séquence, il n’y a aucun moyen d’annuler le compte à rebours du retardateur. L’appareil photo va déclencher l’obturateur dans 10 secondes ou chaque fois que vous appuyez une seconde fois sur le déclencheur.
Un autre point désarmant est l’échelle des distances, que vous voyez sur le côté gauche du viseur. En fait, elle ne vous donne la distance estimée qu’après avoir déclenché, ce qui est perturbant si vous voulez pouvoir tout maîtriser avant.
Ceci étant, il semble que l’appareil se trompe rarement, mais , avouons le , c’est étrange !
Dès éléments que j’ai pu recueillir, et avant d’y consacrer un film qui donnera un meilleur verdict, il semble que le Canon MC était considéré, à l’époque comme un « haut de gamme ». Pour ses automatismes performants, la qualité de ses optiques, la précision de son autofocus (lorsqu’on l’utilisait « plein cadre »), sa compacité.
Pour ma part, je l’ai tourné dans tous les sens, avec ou sans son flash (qui se clipse sur le côté) et j’avoue que c’est un appareil que l’on a bien en mains, malgré sa petite taille.
Celui que j’ai reçu est de plus doté d’un dos dateur, hélas en japonais. Mais si je me fie à celui du Canon AF 35 MII, je pense pouvoir le régler sans trop de soucis. Et je retrouve le même problème : impossible d’encoder l’année 2020, le compteur s’arrête à 100 (soit l’an 2000). Ce qui n’était pas mal comme espérance de vie … si ce n’est que ces appareils fonctionnent toujours ! Et ce dateur peut être mis sur OFF, évitant ainsi les disgracieuses indications sur la pellicule (franchement, je trouve que ça ne sert que dans le cadre d’un travail précis, telle l’expertise p. ex.)
J’ajoute qu’à l’époque les ingénieurs faisaient aussi preuve d’idées originales pour la … sangle de poignet. En effet, la manière dont elle est faite permet en un tour de main de porter l’appareil au poignet ou autour du cou. Pas bête et franchement pratique.
Ensuite, au niveau alimentation, deux piles AA suffissent pour l’animer (plus une 2025 pour le dos dateur)
En résumé, un chouette petit appareil que j’ai hâte de sortir dans la rue (il n’est pas trop bruyant).
Il se négocie autour des 100€ en très bon état et avec sa lanière et son flash.
Je reviendrai donc vous mettre quelques exemples de photographies dès que j’en ai le temps.
Voilà, j’ai terminé le film de ce Canon MC la semaine passée (début septembre 2020). J’attends de recevoir les épreuves.
Mais voici mes impressions d’utilisateur de cet appareil.
Je reviens sur ce que j’écrivais, il est vraiment petit, surtout si comme moi vous laissez le flash à la maison. Si c’est un avantage pour le portage, il faut savoir où mettre ses doigts ! Rien de bien gênant mais faites attention à ne pas laisser un doigt dépasser sur la lentille (bon, on le voit quand ça arrive, mais le temps de l’ôter …).
Au niveau taille, je le remets aux Minox, avec cet avantage indubitable de posséder un autofocus alors qu’avec le Minox, vous devez utiliser le zone focus (et mettre vos lunettes pour lire les indications de prise de vue). Il est juste un peu plus épais et plus lourd.
Je vous indiquais aussi, ci-dessus, que le fait de voir « a posteriori » l’endroit visé par l’autofocus devait être perturbant. En fait, c’est tellement nous avons l’habitude de nous faire assister avec nos appareils modernes que ça semble étrange car lorsque vous visez, c’est l’objet ou l’endroit choisi qui est accroché par l’autofocus (petit cadre au milieu qui sert à faire la mise au point). S’il vous indique l’icône montagne, c’est parce que vous étiez au delà des 6m lors de votre visée.
Finalement, on s’y fait. Toutefois, pour avoir utilisé le Minolta DL500 Mini Wide après le Canon, c’est vrai que j’ai retrouvé les sensations « modernes » avec le Minolta car il fait la mise au point « avant » le déclenchement. Mais près de 10 ans séparent ces deux compacts.
Si je ne le mets pas dans les concurrents directs de l’Olympus Mju, c’est pour deux raisons : d’abord sa taille. Il est plus proche d’un Canonet 28 en gabarit, même si lui est en plastique.
Ensuite, son âge. Le premier Canon AF 35 M est sorti en 1979 et son successeur, le MII qui nous occupe, en 1983.
Le Canon AF 35 M et son successeur ont été produit à quelques millions d’exemplaires, ils ne sont donc pas forcément rares, quoiqu’en trouver en excellent état ne soit pas toujours facile, car ils ont travaillé ces appareils !
Le Canon AF 35 M premier du nom
Ceci étant, il est le second appareil au monde à proposer une mise au point autofocus, le premier étant le Konica C 35 AF, (que je vous présenterai plus tard) en 1978.
Le système de mise au point automatique de l’appareil n’est ni la détection de contraste utilisée dans les appareils photo numériques actuels, ni la détection de phase utilisée dans les reflex numériques. Il utilise plutôt la triangulation du faisceau actif dans le proche infrarouge. Ce système n’offre pas de mise au point automatique multipoint ni de détection des visages, mais il permet à l’appareil photo de faire la mise au point dans l’obscurité totale !
Le système d’auto-exposition utilise une photorésistance CdS, et c’est l’un des meilleurs systèmes de mesure que l’on puisse trouver dans un compact d’époque. Même dans les situations les plus difficiles, comme la prise de vue de nuit et la prise de vue dans la neige claire, les sous-expositions et les surexpositions sont très rares.
Autre innovation, il est un des premiers appareils à proposer un objectif sans bouchon. En effet, un astucieux système d’ailettes servent à cacher la lentille et, lorsqu’elles sont fermées, empêche le déclenchement de l’obturateur.
Et encore, enroulement automatique du film (système QL simplifié) avec armement et avancement automatique du film. Bref, du costaud pour l’époque !
Puisque j’évoque l’objectif, il s’agit ici d’un 38mm ouvrant à f1:2,8 en 4 éléments et 4 groupes. La distance de mise au point minimale est de 90 cm.
Il fonctionne avec 2 piles AA, qui assurent environ 50 films de 36 vues. Pas mal au niveau autonomie, et pas ruineux ! Et, à la fin du film, l’alimentation de l’appareil se coupe, pour économiser encore un peu les piles. Il se remettra en route lorsque vous le chargerez de nouveau d’une pellicule.
Tout n’est pas parfait dans ce Canon AF 35 MII. Par exemple son viseur, s’il est relativement clair ne donne pas pléthore d’informations : le cadre collimaté pour viser avec correction de la parallaxe pour les prises de vue à distance réduite, et un témoin d ‘indication de mise au point … qui se fait au moment du déclenchement complet, après la prise de vue. Pas très logique.
Pourtant Canon a prévu une parade : un petit levier de pré-focus, qui permet de faire la mise au point où l’on veut (comme l’appareil photo utilise un point central dans le viseur pour la mise au point, c’est ce qui se trouve au milieu du cadre au moment du déclenchement qui sera mis au point). En utilisant l’autofocus… je veux dire le « levier de pré-focus », il est possible de faire la mise au point de manière sélective, de recomposer et d’appuyer à nouveau sur le déclencheur pour prendre la photo. Bien sûr, nous sommes loin de la facilité de presser à mi-course un déclencheur, comme c’est le cas aujourd’hui.
L’appareil accepte des films de 50 à 1000 Iso/asa, ce qui est intéressant si l’on doit travailler en basse lumière.
Le Canon est équipé d’un flash, que le photographe doit déployer si besoin, ou lorsque la cellule détecte un manque de lumière, qui est signalé dans le viseur par une diode rouge. Personnellement, j’aime toujours mieux ce système qui évite des coups de flashs intempestifs.
Certains modèles, comme le mien, ont été équipé qu’un dos dateur (prévoir une pile 2025) qui offre une petite particularité : impossible d’encoder l’année 2020, le système revient à 1980 dès que l’on dépasse 2019 ! Si les ingénieurs de Canon avaient prévu large, c’est encore trop court car leurs appareils fonctionnent toujours en 2020.
Enfin, pour la photo de rue, il faut – peut-être – un peu ruser : son moteur est assez bruyant, sauf si vous gardez le doigt sur le déclencheur car ce n’est qu’au moment où vous le relâchez que le moteur se met en route. Juste une petite astuce à avoir en tête pour ne pas (trop) se faire remarquer, le cas échéant, qui vous permet de vous éloigner discrètement après la prise de vue.
Ne comptez pas trop le mettre en poche, il fait son poids. L’idéal étant de le trouver avec sa sangle d’origine et sa pochette, que l’on peut porter autour du cou ou à la ceinture d’un pantalon. Pour le mien, il manque la lanière mais j’ai la pochette d’origine.
Reste que c’est un appareil agréable à tenir en mains, l’ergonomie étant soignée (petite poignée à l’avant). On aime ou pas son look très typé années ’80, mais ça lui donne un certain charme.
C’est un appareil qui se négocie aux alentours des 100€ avec sa pochette.
Cet appareil est sorti en 1986, soit 2 ans après le Trip MD.
Ce dernier était un point and shoot tout simple, celui-ci ajoute l’autofocus au modèle.
Les modèles Trip de nouvelle génération (c.-à-d. du début des années 1980) ont emprunté le nom du très populaire Trip 35 (1967), qui a été abandonné peu après l’introduction du Trip AF en 1984. Pour le reste, il n’y a absolument aucun rapport en termes de conception, de technologie ou d’accessoires de l’appareil photo. Mais l’utilisation de ce nom n’était pas seulement une technique de marketing – il reflétait la même philosophie des appareils photo, à savoir transporter à tout moment n’importe quel appareil sans être gêné par une surcharge de poids ou de technique.
C’est la base même de l’esprit « point and shoot » : viser et déclencher … si ce n’est que les progrès apportés, dont l’autofocus, ont permis – encore – de simplifier la prise de vue.
Rien de bien révolutionnaire, ce Trip AF MD reste un entrée de gamme. Il reconnait le codage DX des bobines. Le flash est à la demande (interrupteur en dessous), ce que – personnellement – je trouve pratique car il ne se déclenche pas intempestivement. Un couvercle coulissant protège l’objectif et sert à la mise en marche ou à la fermeture de l’appareil. Il fonctionne avec 2 piles AA. Objectif Zuiko 35mm f1:3,8 et obturateur au 1/125s
Petite particularité du mien : lorsque vous installez le film, il ne se charge pas automatiquement à la fermeture du dos de l’appareil. Il faut déclencher une ou deux fois et vérifier sur une petite fenêtre, au dessus du capot, que celui-ci s’est bien enroulé et que l’appareil est prêt.
Ceci étant, c’est encore un appareil que vous pourrez emmener partout, sans regret s’il doit supporter quelques coups.
L’Olympus AF-1 est un point and shoot sorti en 1986 et fabriqué jusqu’en 1992.
Il est le successeur du XA, très connu lui aussi pour sa compacité mais tout manuel, et l’ancêtre du Mju. Solide filiation s’il en est.
A sa sortie, il fut reconnu comme un des appareils les plus avancés de son époque : tout automatique et traité weatherproof)
Lui aussi est résistant à la pluie, la poussière et le sable (weatherproof ne pas confondre avec waterproof, qui veut dire étanche à l’immersion). Vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas le glisser dans un sac ou une (grande) poche
Son objectif est un Zuiko de 35mm ouvrant à f1:2,8 4 éléments en 4groupes réputé pour ses qualités. Cet objectif est protégé par un écran qui assure aussi la mise sous tension ou la fermeture de l’appareil. La mise au point minimale est de 0,75 m jusque l’infini.
Cet objectif est le même que celui, reconnu, installé sur le XA (l’ancêtre) en 1979 et ensuite sur le Mju (le petit fils) en 1997. C’est dire ses qualités !
Les vitesses programmées vont de 1/30s à 1 /750s, ce qui est appréciable, notamment avec les films rapides. La plage d’obturation est de f1:2,8 à 1/30s et f1:13,5 à 1/750s. Reconnaissance automatique de la pellicule chargée (codage Dx) de 50 à 3200 Iso/Asa, mais vous ne pouvez pas modifier les Asa/Iso reconnus par l’appareil.
Son flash est ultra rapide et automatique. Personnellement, j’aurais aimé qu’il soit débrayable, je n’aime pas les coups de flash intempestifs. Le module de mesure de l’exposition est celui qui équipe aussi l’OM-40. Celui-ci est basé sur l’utilisation de deux cellules placées sous l’objectif. L’une effectue une mesure spot, l’autre, une mesure intégrale. Un programme compare le résultat des deux mesures et juge suivant la différence, si le flash doit se déclencher automatiquement. Le système gère très bien les contre-jours pour les sujets centrés et donne une excellente utilisation du fill-in.
Ensuite, il y a un retardateur électronique de 12 secondes, ce qui vous permet amplement de courir vous mettre en place …
Le cadre est collimaté et un indicateur vous prévient quand le flash est prêt. Une zone, au milieu du viseur, vous indique l’endroit où se fait la mise au point. Un indicateur LED orange situé dans le coin supérieur gauche du cadre du viseur clignote lorsque l’autofocus a été activé. Une petite touche, à l’arrière, appelée « focus lock » permet de verrouiller la mise au point. De nos jours, il suffit d’appuyer sur le déclencheur à mis-course pour le même résultat, mais pour cet appareil, c’était déjà assez révolutionnaire (à défaut d’être pratique à mettre en œuvre).
Un indicateur LED rouge de batterie faible, situé dans le coin inférieur droit de l’écran du viseur, indique que la batterie de l’appareil est presque épuisée et doit être remplacée. La LED rouge peut également clignoter lorsque l’appareil photo est exposé au froid, immédiatement après l’ouverture du volet de l’objectif ou après l’activation du flash automatique
Il est léger même si un peu plus massif que le Mju; il est sensiblement de la même taille que le Ricoh FF-70. La prise en mains est agréable et il est possible de le mettre en œuvre à une seule main. Ceci étant, ce genre d’appareil est économe en pile (ici une CR-P2) et il vous autorise plus de 15 films de 36 vues, avec déclenchement du flash à chaque photo. Donc, si vous êtes en sortie, laissez le en position allumé, il n’y a pas de mise en veille comme sur les appareils avec batteries.
En résumé (mais j’attends le verdict du développement d’un film, comme toujours), voici un appareil qui ne paie pas (trop) de mine mais qui reste un très bon investissement par rapport au Mju.
Je vous ai trouvé une petite vidéo de présentation de l’appareil
Avec celui-ci, l’Olympus Mju n’a aucune chance : il est moitié plus fin, plus rapide, son objectif est un 30mm (ou un 24mm) ouvert à f1:3,5 en 4 lentilles 4 groupes +2 lentilles (au 24mm, f1:8), le flash est débrayable et il est particulièrement bien équilibré pour les fill in, il y a une correction d’exposition possible et vous pouvez forcer une mesure spot si besoin, son viseur est collimaté et toutes les infos sont résumées sur un discret mais efficace écran LCD
Le Ricoh R1 est sorti de 1994 à 1998. C’est l’appareil le plus fin de tous. Il dépasse à peine la largeur de la cartouche du film qu’il contient. Ce qui permet réellement de le glisser dans une poche, même de chemise sans faire de pli (j’exagère à peine !).
Autre gros avantage, en cas d’ouverture inopinée du dos, seule la partie non exposée du film est fichue car lors du chargement de la pellicule, l’appareil enroule celle-ci sur un axe et toutes les photos prises ensuite rentrent dans la cartouche.
Bien évidemment, il possède un système de reconnaissance du code DX pour la sensibilité des films, comprise entre 50 et 3200 Asa/iso.
L’obturateur fonctionne de 2s à 1/400s. L’autofocus est multi spots
» Il est doté d’un VRAI mode panoramique. La focale normale est 30 mm, le passage en mode panoramique peut se faire à cette longueur, mais il est aussi possible de modifier la focale en 24 mm, avec ou sans les volets internes. Dans tous les cas, le viseur suit. Génial ! Ce viseur est collimaté d’une façon originale. L’habituelle fenêtre d’illumination des cadres de collimatage est remplacée par un écran à cristaux liquides éclairé par la lumière naturelle. Le cadre de collimatage change de taille et de forme suivant le format et la focale ».(extrait de collection-appareils.fr). Avec correction automatique de la parallaxe.
Et il possède un mode « super nigth » qui permet une double exposition : une première fois au premier plan avec le flash, et une seconde fois à l’infini pour l’arrière-plan.
La distance de mise au point minimale est de 35cm.
« Bon, mais il doit bien avoir des défauts, non ? » …
Oui, le premier est son prix, autour des 200€ souvent, mais c’est comme le Mju. Et en cherchant bien, vous pouvez faire de très bonnes affaires.
L’objectif se déploie dès que vous allumez le R1 et verrouille la mise au point en appuyant à moitié sur le déclencheur, mais même si vous verrouillez la mise au point, il y a toujours un délai d’obturation car l’objectif ne se déplace pas dans sa position finale pour une mise au point correcte avant que vous ayez appuyé à fond sur le déclencheur. Cette situation ne peut pas être évitée par la mise au point préalable ; l’appareil attend que l’obturateur soit enfoncé pour déplacer l’objectif.
Ensuite, je trouve que le bouton de mise en route en mal placé et trop petit. Il est parfois délicat de l’actionner.
Il pourrait être un peu plus discret lors du réarmement, quoique dans le bruit de la ville cela ne prête pas à conséquence et c’est là qu’il est le plus à son aise.
Sa construction en plastique, recouverte d’alu peut faire craindre le pire, mais c’est du costaud.
Pour le reste, je n’ai pas encore trouvé …
Pour le mien, je vous avoue que mon premier film a montré une fuite de lumière, vite trouvée : c’était la mousse autour de la fenêtre permettant de voir le film inséré qui était fichue. Ça m’a pris un quart d’heure pour la remplacer. Depuis, plus de soucis (à vérifier donc lors de votre achat).
Il tient dans la main, ce qui permet de faire des photos très discrètement si besoin.
L’autofocus est rapide et la mise au point minimale permet de faire presque des photos en mode macro.
En résumé, c’est un appareil qui est toujours dans la voiture et quand j’ai oublié d’en prendre un, il est toujours présent.
Franchement, si vous en trouvez un à prix intéressant, n’hésitez pas !
Voilà un concurrent très sérieux pour l’Olympus Mju (µ).
Pour mémoire, le Ricoh FF-70 (aussi appelé Ricoh FF-90) est sorti en 1985. Il était à l’époque reconnu comme « haut de gamme ».
C’est un point and shoot offrant un objectif ouvrant à f1:2.8 reconnu pour sa précision et son piqué. C’est un Rikenon de 35mm, 5 lentilles en 5 groupes. Il est, parait-il, d’excellente qualité (j’attends le film que j’ai déposé au développement pour voir).
Il est autofocus, fonctionnant de 80cm à l’infini. Ce dernier fonctionne sur 10 zones, très rapide et précis.
Obturateur de 2s à 1/500s, flash automatique, reconnaissance automatique de la pellicule (codage Dx) ou manuelle. Retardateur de 10 sec et possibilité (rare) de pouvoir compenser l’exposition.
Son viseur est bien clair, avec cadres collimatés et indication de la parallaxe par cadre optique
Franchement, je ne peux pas dire qu’il est beau, mais il était dans les canons esthétiques des appareils de cette époque. Rectangulaire et massif, il inspire confiance, même s’il est tout plastique. Et sa prise en main est très bonne, la petite protubérance à l’avant permet une bonne préhension (comme une mini poignée).
Ce qui frappe surtout, c’est l’écran de contrôle au dessus et les nombreux boutons qui sont à côté. Les point and shoot nous ont habitué à une épure de leur ligne, rendue possible par leurs fonctions forcément réduites car, pour les plus évolués, tout automatiques.
L’écran reprend les fonctions suivantes : présence d’un film, accrochage correct du film, présence du code DX sur la cartouche, sensibilité et nombre de vue disponible, nombre de vues prises, état des piles, correction d’exposition et ouverture du volet protecteur. Ouf !
A part ça, il est très facile à charger : installer la pellicule jusqu’à un marquage et refermer le dos du Ricoh, qui s’occupe du reste, sans trop de bruit.
Je reviens aussi sur la possibilité de corriger l’exposition en cas de contre-jour car c’est assez rare que pour être signalé. Correction de +2
Remarquez aussi le petit bouton sur le poussoir d’ouverture du dos, qui évite que celui-ci ne soit ouvert par inadvertance, les contacts pour le décodage DX des pellicules, l’enroulement du film qui évitera de perdre des vues par accident (les vues prises sont remises dans la cartouche); le « tableau de bord » fait très futuriste … pour l’époque.
Bon, assez « parlé » de la technique, venons-en au ressenti avec l’appareil. Je suis sorti à Namur avec lui, un film d’essai de 12 vues (périmé) calé dans son ventre.
Première impression très bonne, il tient bien en main, le viseur monte naturellement à l’œil et le déclencheur tombe bien sous l’index, sans tâtonnements.
Si le grand écran donne des indications pertinentes, je peux ne pas avoir le nez collé dessus, sauf à vérifier la progression du film, 12 vues ça va vite ! Sinon, ça donne un petit côté « science fiction » à l’appareil, qui devait plaire en ces années là, mais qui n’est pas des plus discret, sans être gênant.
C’est un vrai régal, on vise, on appuie, un léger grrrrr… et on passe à la vue suivante. Alors soit on est frustré de ne pas savoir à quelle vitesse, à quel diaphragme la photo a été prise, soit en s’en fiche, se qui compte, c’est de se concentrer sur le cadrage et le moment à ne pas perdre. Et à ce petit jeu, le Ricoh FF-70 joue très bien.
Encore une fois, restera à voir le résultat au développement (ben oui, pas d’écran pour vérifier ici !)
Je vous avoue que je me suis bien amusé avec cet appareil, réactif et qui semble bien suivre les sujets. Pas de soucis d’autonomie, 2 piles AA suffisent si besoin mais j’ai lu quelque part qu’il avait une autonomie d’au moins 10 bobines de 24 vues, avec utilisation du flash à chaque vue. Vu le soleil actuel je pense pouvoir tenir 360 vues sans soucis avec de « bêtes » piles alcalines ! Ça change des camions de batterie habituels ( 3 batteries pour le Lumix GX80, 3 pour l’Olympus OM-D 10, 3 pour le Canon 100D …. à +/- 30€ pièces, faites le calcul !)
J’en reviens donc à ce que j’écrivais en tête de cet article : c’est un très sérieux concurrent de l’Olympus Mju et – surtout – il sort de l’ordinaire.
J’attends avec impatience les photos pour terminer cet article.
Gardons notre petite habitude car je vous ai trouvé une vidéo sur YouTube
J’ai reçu hier les photos de l’appareil. Pour mémoire, je l’avais chargé d’un film Agfa HDC+ 200 Asa en 12 vues, périmé depuis janvier 2002 !
Sur deux images, j’ai crains une fuite de lumière mais je crois plutôt que ce sont mes doigts qui ont trainé là où il ne fallait pas car cette « fuite » ne se représente pas ailleurs. Faudra donc que je fasse attention la prochaine fois.
Hormis la quatrième, un peu surexposée, les autres sont globalement bonnes (il faut tenir compte du grain de la vieille pellicule). L’autofocus a à chaque fois bien réagi et les images sont nettes, même celles prises en marchant (le mendiant par exemple).
Je suis agréablement surpris par ce Ricoh FF-70. Je pense que je vais le réessayer – en faisant attention où je mets les doigts ! – avec une pellicule neuve, pour conforter (ou pas) ma première (bonne) impression.
Comme je l’avais écris, à l’époque, cet appareil était un haut de gamme, il est toujours très efficace, 35 ans après. Ils faisaient solide en ce temps là !
Voilà, comme son filleul le Trip MD, je n’ai pas eu l’occasion de l’essayer car le premier que j’ai eu est vite parti, mais je vais vous donner mes impressions, comme d’habitude, très subjectives pour le second que j’ai acheté pour pouvoir vous écrire cet article.
Mais tout d’abord, je me suis demandé, justement, pourquoi il avait suscité tant d’intérêts, si vite.
Sans doute pour son côté retro vintage (il date des années septante), qui plait beaucoup en ce moment. C’est vrai qu’il a une certaine allure, tout en métal, avec ce « nid d’abeille » de la cellule autour de l’objectif qui ajoute un petit côté futuriste (pour l’époque). Le premier avait un revêtement gris, plus courant, tandis que le second est noir, plus rare.
Ah, nostalgie quand tu nous tiens ! Car la fiche technique nous ramène à la réalité …
Mais soyons de bon compte et commençons par ses qualités. Le Trip 35 a la réputation d’un objectif Zuiko excellent (40 mm f2,8 en 4 éléments, 3 groupes), qui donne des images bien nettes, quoique avec un léger vignettage.
Toutefois, il faudra pouvoir estimer les distances pour arriver à ce résultat, ce qui demandera quelques tâtonnements.
Les réglages se font sur l’objectif, avec des icônes :
pictogramme visage : en dessous d’1,2 m (distance minimale de 0,9 m)
picto deux personnages : de 1,2 m à 2 m
picto groupe : de 2 m à 6 m
picto montagne : de 6 m à l’infini
Le viseur est un Standard Albada, avec les marques de parallaxe. Un indicateur rouge signale la lumière trop faible (drapeau rouge). Si la lumière est trop faible, on peut ajouter un flash, qui sera synchronisé sur 1/40s. Il y a un petit judas pour voir les réglages de mise au point qui sont gravés sur le fut de l’objectif mais il n’est pas très visible. Ne pas hésiter à revérifier la distance sur l’objectif pour éviter les déconvenues.
En fait, vous utilisez le principe duzone focus ce qui vous permet de vous concentrer sur la photo et pas sur les réglages. C’est le principal en fait !
A l’époque de cet appareil, les sensibilités des films étaient encore réduites. Ce qui se marque sur le Trip 35, qui permet un réglage des ISO de 25 à 200 Asa/Iso pour les premiers modèles et jusque 400 Iso pour les suivants. De fait, les meilleurs films pour lui auront une sensibilité entre 100 (grand soleil) et 200 Asa/400Asa (temps couvert/pluvieux). C’est un peu juste.
Ensuite, il ne possède que deux vitesses d’obturation, le 1/40s et le 1/200s. Grâce à son ouverture de f1:2,8 vous aurez de superbes photos avec assez de lumière mais au 1/40s les flous de bougé ne seront pas rares en cas de luminosité moindre. Il faut compter 1/40s à f1:2,8 et à 1/200s f1:22. De fait, vous travaillerez en Automatique, c’est la cellule de l’appareil qui détermine quelle ouverture choisir (dans les limites ci-dessus). Si néanmoins vous voulez travailler en manuel, la vitesse sera uniquement de 1/40 s.
Si l’exposition descend en dessous de 1/40 à f/2,8, l’obturateur se verrouille et un drapeau rouge transparent s’élève du bas du viseur en réglage A. (Si cela se produit, utilisez un flash).
Enfin, là où le bat blesse, c’est au niveau de la cellule. Celle-ci est au sélénium, une substance qui réagit à la lumière – sans besoin de piles pour l’alimenter donc – mais qui « s’épuise » justement si elle est toujours exposée, ce qui rend l’appareil quasi inutilisable.
Si vous en trouvez un, essayer de déclencher dans des conditions de lumières différentes et vers les plus basses. Si l’appareil refuse de déclencher à un moment, c’est que la cellule estime n’avoir pas assez de lumière mais qu’elle réagit. Si par contre l’appareil refuse de déclencher, c’est que la cellule est morte (drapeau rouge bloqué).
Notez que le fait d’en trouver un couvert de poussière, notamment sur le fameux nid d’abeille autour de l’objectif, est parfois salutaire, la poussière jouant (un peu) le rôle de bouchon d’objectif, préservant ainsi la cellule. Mais ce n’est pas gagné pour autant, donc, petit coup de chiffon doux et vérification du déclenchement avant achat. Et achetez vite un bouchon d’objectif !
Encore une chose : les mousses devront être remplacées si elles ne l’ont pas été. C’est facile à faire et je vous recommande d’en acheter des bonnes plutôt que d’essayer de bricoler quelque chose (je recommande toujours http://www.aki-asahi.com/store/html/light-seal/string/foam.php pour la qualité et les prix ou https://cameramill.co.uk/ pour les mêmes raisons).
Au sujet de Aki-Asahi, vous trouverez aussi de multiples « covering » pour personnaliser votre Trip 35.
Au niveau pratique, il est petit et se glisse dans n’importe quel sac, voire poche, ce qui en fait un compagnon agréable et discret.
Car oubliez tout ce que je viens d’écrire au niveau « technique » ! Cet appareil a été vendu à plus de dix millions d’exemplaires (entre 1967 date de sortie et 1984 date de fin) et il a fait les beaux jours de milliers d’albums familiaux, à une époque où les gens ne se noyaient pas dans des menus à rallonge, aux explications confuses et absconses.
Cet appareil fait de superbes photos et lui-même a beaucoup de charme, alors, faites-vous plaisir si vous en trouvez un en bon état.
Actuellement, il se négocie entre 50 et 100€
Et je vous ai dégoté une petite vidéo de présentation sur YouTube (et il y a en a plein d’autres à découvrir)
Voilà un appareil dont je vous ai narré le « sauvetage » dans l’article « un peu de respect …« .
Je vais être rapide pour la présentation de cet appareil car je l’avais mis en vente et il est parti plus vite que prévu.
Néanmoins, mes quelques impressions et explications à son égard.
L’Olympus Trip MD est donc un « point and shoot » (en français « viser et déclencher ») sorti en 1987. MD pour Motor Drive, car il est équipé d’un moteur qui installe le film dans l’appareil automatiquement (il faut quand même le guider un peu) qui le fait avancer après chaque déclenchement, et qui réarme l’obturateur. Il faut remarquer que le bruit du moteur est relativement discret.
C’est un « fix focus », c.-à-d. que l’objectif est fixe, en l’occurrence un 35mm qui ouvre à f1:4 en 3 éléments dans 3 groupes. Il ne possède pas d’autofocus. Vous visez grâce à un oculaire grand et clair, qui vous indique le cadre de la photo mais la distance est à estimer. Tenant compte de la vitesse d’obturation et de la focale, on peut estimer que vous serez net de 2m à l’infini.
C’est encore un appareil à vitesse fixe, le 1/100s. En fait le seul réglage que vous pouvez effectuer est celui de la sensibilité du film (de 100 à 1000 Asa/Iso). C’est ici que l’on apprécie la grande latitude offerte par l’argentique en cas de surexposition, notamment. La modification de la sensibilité ne modifie que l’ouverture car la vitesse ne change pas.
Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route. Le flash se déploie à la demande. Une diode rouge apparait dans le viseur quand le flash charge, assez rapidement, il faut le reconnaître.
Ah, il y a encore un compteur de vue, un bouton pour forcer le rembobinage, un emplacement pour une dragone et un filetage sur le déclencheur pour un déclencheur souple (à mon avis tout à fait inutile).
Vous avez ainsi le premier d’une gamme, commencée en 1987, remaniée en 1989 avec le Trip MD2 et augmentée de l’autofocus avec le Trip MD 3 en 1990.
En somme, un appareil très simple, à la manière de son ainé, le Trip 35. Vous en tirerez sans doute de bonnes photos mais, surtout, vous ne risquerez rien à le sortir dans des lieux difficiles
En écrivant cela, je pense à un acheteur qui cherchait un « point and shoot » tout simple pour photographier une fête (le Holi) en Inde, là où un appareil « sophistiqué » aurait attiré trop les regards et – surtout – aurait pu être abîmé dans les mouvements de foule.
Actuellement, il se négocie autour des 40€ en parfait état.
Je vous le disais en entrée, je n’ai pas eu l’occasion de faire un film avec lui. Je l’ai juste manipulé, d’abord pour le nettoyer de fonds en comble, ensuite pour voir comment il fonctionnait. Il m’a semblé léger (+/- 400 gr avec piles), facile à prendre en mains, stable et solide, même si tout en plastique. De forme rectangulaire, il n’est pas très fin mais se glisse facilement dans une (grande) poche ou un sac. Le clapet coulisant assurant la protection de l’objectif. Clapet que l’on déverouille avec le bouton sur la droite de l’objectif (voir la vidéo ci-dessous). Facile à alimenter par 2 piles AA assez universelles.
Un bon entrée de gamme comme on en faisait encore dans les années 1980.
D’abord, c’est un Olympus de la bonne tradition, celle de l’innovation et de la compacité qui ne réduit pas la qualité, soit.
L’Olympus Mµ première et seconde génération offre un objectif 35mm ouvrant à f1:2,8. C’est un « point and shoot » avec mise au point automatique grâce à l’autofocus multi points, obturateur de 4s à 1/1000 s, mise au point minimale de 35cm. Il est étanche aux projections d’eau, se glisse dans une poche de blouson et son volet protège l’objectif tout en commandant la mise sous tension. Son autofocus est précis et rapide
Ajoutons qu’il s’est vendu à plus de 3.800.000 exemplaires depuis sa sortie en … 1997.
Ensuite, de nombreuses variantes, souvent avec des zooms, ont quelque peu édulcoré les qualités des ainés.
Je vous le concède, ce sont là des atouts intéressants mais cela ne justifie plus un prix qui ne cesse de décoller : en 2017, il se négociait entre 50 et 100€ en parfait état. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’il dépasse la barre des 150 voire 200€.
Mais il existe de nombreuses alternatives, dont je vais vous présenter quelques exemplaires qui me sont passés entre les mains.
Le Ricoh FF-70 est sorti en 1985. C’est un point and shoot offrant un objectif ouvrant à f1:2.8 reconnu pour sa précision et son piqué, autofocus fonctionnant de 80cm à l’infini. Son autofocus fonctionne sur 10 zones, très rapide et précis. Obturateur de 2s à 1/500s, flash automatique, reconnaissance automatique de la pellicule (codage Dx) ou manuelle. Il possède un écran qui récapitule les fonctions. Retardateur de 10 sec et possibilité (rare) de pouvoir compenser l’exposition.
Il se négocie autour des 90€ en parfait état.
Le Ricoh R1 est sorti de 1994 à 1998. C’est l’appareil le plus fin de tous. Il dépasse à peine la largeur de la cartouche du film qu’il contient. Il possède un vrai mode panoramique (24mm) sinon sa focale normale est de 30mm à f1:3,5. Détection du codage Dx de la cartouche et – grande particularité – il enroule le film dès que vous le mettez dans l’appareil (pratique en cas d’ouverture par erreur, vous ne perdez que la pellicule non encore exposée). Son autofocus est très rapide et précis. Il se glisse réellement dans une poche. On peut débrayer le flash, corriger l’exposition et forcer une mesure spot si besoin. Avec écran LCD pour résumer les infos de la prise de vue.
Son prix est plus conséquent et se négocie autour des 200€ mais il y a moyen de faire de très bonnes affaires à son sujet.
L’Olympus AF-1 est un point and shoot sorti en 1986. Il est le successeur du XA et l’ancêtre du Mju. Solide filiation s’il en est. Lui aussi est résistant à la pluie, la poussière et le sable (weatherproof ne pas confondre avec waterproof, qui veut dire étanche à l’immersion). Objectif Zuiko de 35mm ouvrant à f1:2,8 réputé pour ses qualités. Objectif protégé par un écran qui assure aussi la mise sous tension. Vitesses de 2s à 1 /750s. Flash ultra rapide automatique. Reconnaissance automatique de la pellicule chargée (codage Dx). Il est léger même si un peu plus massif que le Mju; il est sensiblement de la même taille que le Ricoh FF-70.
Il se négocie entre 50€ et 90€. Une excellente affaire.
L’Olympus Trip MD est encore un point and shoot sorti en 1987. Il faut régler la sensibilité du film (de 100 à 1000 iso) manuellemet. Son objectif est un 35mm ouvrant à f1;2,8. Entrainement du film par moteur électrique peu bruyant. Léger et pratique, le clapet coulissant protège l’objectif et assure la mise en route.Le flash se déploie à la demande.
Il se négocie autour des 40€
L’Olympus Trip 35, toujours en point and shoot sorti en 1968. Objectif de 40mm ouvrant à f1:2,8. Obturateur programmé de 1/40s à 1/200s. Contrairement aux Pen, à qui il ressemble, il est plein format. Sa cellule au silicium entoure l’objectif. C’est souvent là que le bat blesse car elle peut se dégrader et rendre l’appareil peu utilisable. Mon conseil : vérifiez s’il déclenche en très basse lumière (sinon, un « drapeau rouge » apparaît, indiquant que la photo est impossible). Distance de mise au point minimale de 1m. Bien évidemment, sans autofocus. Son allure retro-vintage le rend attrayant même s’il n’est pas le plus performant.
Il se négocie autour des 50€ à 100€ s’il est en parfait état.
Si vous avez de la chance, vous les trouverez pour bien moins cher dans des brocantes et vide-grenier.
Il vous faudra vérifier si les piles n’ont pas coulé à l’intérieur. Pour l’Olympus Trip MD et le Ricoh FF-70, munissez-vous de simples piles AA. Par contre, pour l’Olympus AF-1, il faut une CR-P2. et pour le Ricoh R1 c’est une CR-2. Pas de piles pour le Olympus Trip 35 mais rappelez-vous, la cellule est fragile si mal entretenue.
Enfin, je ne prétends surement pas être exhaustif dans ce descriptif. En fouinant sur la grande Toile vous trouverez d’autres références. Ceux-ci sont des appareils que j’ai acheté, parfois réparé (mousses) et essayé.
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