Recherche rapide : Préambule – Un peu d’histoire – Présentation du Pentax K2 – Que penser de cet appareil ? – Vidéo d’illustration – Un peu de technique – Des références
Préambule
Comme souvent, c’est sur une brocante, dans une boite qui a connu des jours bien meilleurs, que je découvre cet appareil. Il est sale et je ne sais pas vérifier si la pile n’a pas coulé, impossible d’ouvrir la petite trappe.
Mais il m’intrigue car je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà vu ce modèle : des Pentax K1000 oui, alors j’en déduis (peut être erronément) que si le chiffre est petit, c’est un appareil plus haut de gamme. A vérifier donc.
Finalement, je négocie avec le vendeur un prix correct et, surtout, pour qu’il accepte que je ne prenne pas la sacoche dans lequel il trainait car elle est dans un état proche de l’Ohio (merci Sophie Marceau et son petit pull marine).
Bref, il rejoint, seul, le sac à dos.
Un peu d’histoire
J’ai déjà abordé l’histoire de la marque au fil des articles déjà parus, mais un petit rappel n’est jamais de trop quand il s’agit d’une entreprise qui a laissé son empreinte dans le monde de la photographie.
Au même titre que les autres marques japonaise, Pentax a planté des jalons devenus des normes, des standards : prenons par exemple l’invention du miroir à retour instantané, le fait qu’il ait été un des pionniers du traitement multicouche des lentilles et parce qu’il a créé un des appareils écoles le plus connus et des plus recherchés, le K1000 (produit pendant 21 ans à plus de 3 millions d’exemplaires).
Mais commençons par le début …
Au commencement donc était Asahi Kogaku Goshi Kaisha, une petite entreprise fondée en 1919 près de Tokyo, spécialisée dans la fabrication de verres de … lunettes.
Dès 1923, elle commence par diversifier sa production et s’intéresse aux lentilles puis aux objectifs pour projecteurs cinématographiques.
En 1938, elle change de nom et devient Asahi Kōgaku Kōgyō Kabushiki-Gaisha, que l’on traduit par Ashahi Optical Co., Ltd. Elle produit alors essentiellement des objectifs pour appareils photo.
Survient la Seconde Guerre mondiale : pendant cette période, l’entreprise fabrique essentiellement des éléments optiques de pointe pour l’armée impériale. Du fait de ses activités, elle sera dissoute par les forces d’occupations après l’épisode guerrier. Toutefois, elle pourra reprendre ses occupations en 1948. Elle recommence à fabriquer des optiques pour compte de Chiyoda Kōgaku Seikō (Minolta) et Konishiroku (Konica) et elle fabrique aussi des jumelles, civiles.
Bien évidemment, elle s’intéresse à la fabrication des appareils photo et en 1951, elle propose le premier réflex japonais en 135, le Ashahiflex.

Il s’agit encore d’un réflex avec visée à hauteur de poitrine et un viseur de Galilée à ses côtés. Pourquoi deux viseurs ? Simplement parce que le réflex utilisait un seul miroir, qui redressait l’image vers le haut mais en inversant l’image de gauche à droite. Le viseur de Galilée donnait une image moins bien cadrée mais dans le bon sens.
Seul problème de ce réflex (et des autres de la même époque), on n’y voyait rien dans le viseur tant qu’on n’avait pas armé et laissé le miroir en position haute.
L’Ashahiflex, que l’on qualifie de premier, fut produit de 1952 à 1953 avec ce système de miroir sans retour automatique. Il faut attendre le Ashahiflex IIb (1954 – 1956) pour voir apparaître ce qui est une révolution alors : c’est le premier appareil au monde (et vendu à grande échelle) qui offre le retour automatique du miroir. Ainsi, dès que l’exposition est terminée, un ressort retourne le miroir à sa position initiale même si l’utilisateur tarde à relâcher le bouton de déclenchement et sans qu’il soit nécessaire d’armer l’appareil.
Cette astuce mécanique change la donne et fait entrer Ashahi dans la cour des grands.
Petit aparté : le nom Pentax aurait pu être utilisé par Zeiss Ikon mais au sortir de la Seconde Guerre mondiale, c’est Ashahi qui a acquis les droits sur ce nom, une contraction de Pentaprisme (= réflex) et Ashahi. On parle donc de Ashahi Pentax (voir aussi l’article sur le Contax D).
Avec le lancement du Spotmatic (1964), la société crée un second séisme dans le monde du réflex : la mesure de la lumière à travers l’objectif (dite TTL = trough the lens), ce qui garanti une exposition plus juste et bien plus fiable que la prise de mesure hors du circuit de la lumière dans l’appareil.
N’oublions pas, dans le décompte de leurs inventions incontournables, le compteur de vue à retour automatique lorsque l’on ouvre la porte arrière ni la mesure TTL à priorité ouverture (Spotmatic SP2), le premier traitement multicouche pour ses objectifs Takumar SMC (1971), la mesure à ouverture complète avec les objectifs Takumar SMC (pourtant toujours en monture M42), le premier appareil automatique à priorité ouverture (Pentax ES, le premier reflex avec un obturateur mécanique mais asservit, en mode automatique, à l’électronique)
Alors que Pentax est encore célèbre, avec Zeiss Ikon, pour avoir lancé une monture qualifiée longtemps d’universelle, la M42 (1960), il revendique encore l’universalité d’une autre monture, la monture K (1975, lancée avec cet appareil et avec le Pentax K1000). Il faut savoir que la monture K est toujours produite par Ricoh Imaging (le dernier nom de l’entreprise Pentax), ce qui en fait la monture argentique la plus longuement maintenue commercialement.
Petit aparté sous forme de coup de g … au sujet du Pentax K1000 et son exceptionnelle longévité : Pentax produit plusieurs variantes du K1000 sur les 21 ans de production :
- K1000 originel (1976-1990) : finition chrome standard, fabriqué au Japon. La référence collector aujourd’hui, particulièrement les exemplaires produits dans les années 70.
- K1000 SE (1989-1994) : Special Edition avec finition noire et grip caoutchouc sur la poignée. Plus rare, prix 20 à 30% supérieur en occasion.
- K1000 fabriqué à Hong Kong (1990-1994) : Pentax délocalise une partie de la production. Mécaniquement identique au K1000 japonais, mais la finition est parfois jugée légèrement inférieure par les collectionneurs.
- K1000 fabriqué en Chine (1994-1997) : dernière période de production, délocalisation complète. Les exemplaires chinois sont les plus économiques en occasion, mais leur qualité reste équivalente.
D’aucun propose à la vente des K1000 non révisés entre 80 et 150€ et des reconditionnés entre 250et 400€. Et là je dis qu’il faut arrêter de se f… des gens, surtout s’ils sont étudiants : reconditionner un K100, comme tous les appareils de cette époque, consiste à remplacer les mousses du miroir et du dos (coût des mousses +/-10€), nettoyage de la chambre, du miroir (un coup de soufflette à main), ce que chacun peut faire soi-même avec un peu de patience et de soin (pour une fois, les tutoriels sont utiles) et le reste, c’est du baratin. Si les circuits sont oxydés, vous n’aurez plus de mesure via la cellule mais l’appareil fonctionnera toujours et si vous voulez vraiment une cellule, cherchez un exemplaire sain, on en a fabriqué assez pour avoir encore le choix. De toute manière, cet appareil aura cinquante ans et il sera toujours susceptible de lâcher un jour. Si vous investissez 50€ dans un bel exemplaire, avec mousses refaites, et un objectif 50mm, c’est un maximum raisonnable.
Là, je sens que je vais en énerver quelques uns, mais c’est comme ça, il faut arrêter de prendre les futurs acheteurs pour des pigeons.
Si je devais déjà résumer ici la marque, je pense que l’on peut dire qu’elle a été raisonnablement innovante, qu’elle a toujours produit des appareils destinés à des photographes et pas des ingénieurs, qu’elle a voulu ses appareils solides pour toutes les situations (les étudiants en photographie de toutes les époques en raffolent).
C’est une marque qui a su, au fil du temps, rester fidèle à ses engagements initiaux envers une clientèle de photographes sérieux mais pas professionnels (leur seul appareil pro fut le Pentax LX), en recherche d’un boitier sain, efficace mais sans mauvaise surprise.
L’annonce récente, par la marque, de l’arrêt de se production d’appareils réflex numériques fait frémir les aficionados !
Mais voyons de plus près ce Pentax K2
Présentation du Pentax K2

Cette publicité de 1975 lance le K2 dans l’arène, face au Canon AE-1, au Minolta SRT 303, au Yashica FX-1 (pour le clin d’œil à Zeiss Ikon/Contax) ou l’OM-2 d’Olympus (liste non exhaustive).
Petit aparté au sujet de la monture K : elle est à nouveau développée pour Zeiss dans le cadre d’une coentreprise qui n’a jamais vraiment été développée car, finalement, Zeiss n’a pas vraiment suivi celle-ci, étant elle-même en perte de vitesse pour ses propres appareils. Elle développe d’ailleurs, avec Yashica, une autre monture, la Y/C. J’y reviendrai un peu plus loin.
Remarquez qu’ils sont prudents car ils écrivent bien qu’il n’est pas le plus petit ni le plus léger (Olympus allait réagir !) et j’aime bien leur conclusion : c’est tout ce qu’un appareil photo est censé être. Et peut-être même un peu plus.
Concrètement, en 1975, Pentax lance 4 nouveaux appareils :

Le K1000 est destiné aux débutants, le KM qui est un entrée de gamme, le KX, un appareil un peu plus sophistiqué et le K2 le sommet de cette nouvelle pyramide qui repose sur une nouvelle monture, la monture Pentax K (un nouvel essai pour une monture universelle mais qui tiendrait compte de l’électronique qui s’installe dans les appareils photo).
Pour mémoire, le Pentax ElectroSpotmatic, toujours en monture à vis M42, était le premier réflex à sélectionner une vitesse correcte en fonction d’une ouverture sélectionnée et ce, automatiquement. Il sera suivi d’un ES puis un ES 2, toujours automatique à priorité ouverture et manuel.
Mais la monture à vis M42 montrait là ses limites. Il fallait passer à autre chose pour assurer un meilleur dialogue avec l’électronique des boitiers, même si la transmission est encore mécanique. Ce sera la monture K.
Plus grande, elle autorisait toujours le montage des anciennes optiques, moyennant un convertisseur et en perdant les automatismes, mais on ne jetait pas ses cailloux accumulés avec patience.
Pour se différencier de ses trois autres camarades de sortie, il propose un obturateur à feuilles métalliques, des corrections de sous ou sur-exposition (1/4x – 1/2x – 1x – 2x – 4x) pour pouvoir modifier la luminosité en fonction des conditions d’éclairage. C’est grâce à un anneau autour de la baïonnette que l’on règle ces valeurs. A ne pas confondre avec l’anneau des vitesses chères à Olympus.

Sa particularité est donc de proposer un contrôle automatique avec priorité à l’ouverture et un contrôle manuel. De fait, il est un passeur entre la génération précédente (les classiques mécaniques) et la nouvelle (les électroniques). Prudent, il garde quand même deux vitesses de secours (mécanique) : le 1/125s et le B car l’obturateur est partiellement électronique. Il propose des vitesses de 8s à 1/1000s, plus la pose B, la synchro flash au 1/125s et un minuteur jusqu’à 10s.
Second aparté au sujet de la monture K : depuis 1957, Pentax utilise une monture à vis M42 (inventée en 1952 par Zeiss Ikon en collaboration avec Pentax pour son réflex Contax S puis Contax D). Elle sera partagée avec Praktica, Mamiya, Yashica, Zeiss Ikon ainsi que de nombreux autres constructeurs européens. Grâce à elle, Pentax pourra vendre ses objectifs Super-Takumar, qui pourront être montés sur n’importe quel boîtier M42 du marché. Inversement, d’autre marques, moins couteuses, pourront garnir des Pentax.
Lorsque Pentax sort le Spotmatic en 1964, avec mesure TTL stop down* (le premier au monde), il consolide sa position au sein des appareils nippon (ils vendront, dans les années soixante -septante plus de boitiers que Canon et Nikon réunis).
*stop-down = la mesure d’arrêt est une technique utilisée dans les systèmes TTL où les mesures de lumière sont effectuées à travers l’objectif alors qu’il est fermé à son ouverture de prise de vue.
Enfin, en 1971, Pentax lance le Super-Multi-Coating (SMC), un traitement de 7 couches qui deviendra la signature des optiques du fabricant. On considère encore de nos jours que les SMC Takumar sont parmi les meilleurs optiques M42 du marché.
Au début des années 70, la monture M42 commence pourtant à montrer ses limites : la transmission d’information entre l’objectif et le boîtier reste mécaniquement limitée par la nature à vis de la monture (un seul levier de transmission de l’ouverture, pas de mesure à pleine ouverture facile, pas de modes automatiques sophistiqués possibles). De mémoire, seul Praktica a été plus loin avec le LLC, qui fut le premier à proposer un couplage électrique boitier/optique (1969 – 1975).
Les autres constructeurs ont déjà saisi ces contraintes : Canon a fait le saut vers la monture à baïonnette FD en 1971, Nikon a déjà la monture F depuis 1959, Olympus sort la monture OM en 1972. Pentax est le dernier grand constructeur japonais à rester sur M42. Il est vrai que changer de monture est toujours un risque, celui de perdre des clients qui ont investi dans leur optiques.
Finalement, en 1975, ils feront eux aussi le grand saut : c’est la monture K qui permet trois transmissions mécaniques entre le boitier et l’objectif ( l’ouverture maximale, l’ouverture sélectionnée et le levier de présélection). Grâce à cette nouvelle architecture, la mesure TTL peut se faire à pleine ouverture (la cellule lit la valeur d’ouverture choisie sans plus devoir fermer le diaphragme, chose impossible avec l’ancienne monture à vis, la M42).
Techniquement, le mécanisme concerne l’ouverture : une fente entre deux ergots sur la baïonnette permet au coupleur de diaphragme de l’appareil de détecter le réglage de l’ouverture et d’ajuster l’affichage de la cellule en conséquence


De l’autre côté, un levier de déverrouillage du diaphragme passe dans le boitier et maintient ouvert le diaphragme à ressort. Ce qui veut dire que pendant la préparation d’une prise de vue, ce levier maintient le diaphragme complètement ouvert. Lorsque l’obturateur est déclenché, ce levier se ferme également. Il permet au diaphragme de se fermer à l’ouverture souhaitée pendant l’exposition du film, puis de s’ouvrir à nouveau après la fermeture de l’obturateur.

Ces deux mécanismes de liaison sont conçus pour être alignés et actionnés par ressort lors de l’insertion de l’objectif et de sa rotation jusqu’au verrouillage.
Passer à une nouvelle monture pour aller plus loin techniquement, c’est toujours compliqué, surtout quand on sait que des millions d’utilisateurs ont un stock d’objectifs en M42.
Pour ne pas perdre ces clients-là, Pentax sort un adaptateur officiel, le SMC P-K Adapte (1975) qui permet de monter les objectifs visant en M42 sur un boitier K. C’est une simple bague à vis du côté optique et avec la nouvelle baïonnette de l’autre. La qualité des Takumar est préservée, mais on perd la mesure TTL à pleine ouverture sur les boitiers K ; de fait, on garde le stop-down des anciens Spotmatic. Pentax sauve son portefeuille client !
Attention, comme chez Nikon, la compatibilité n’est pas tout à fait exacte : la monture K l’est pour les appareils K et M (sauf le ME F) et LX. Les optiques doivent porter les références SMC Pentax, SMC Pentax M et SMC Pentax-A .

Voilà pour la partie optique. Voyons maintenant la suite et notamment le système de mesure de la lumière : il est donc à travers l’objectif (TTL) avec un affichage dans le viseur sous forme d’une aiguille qui se promène sur une échelle bleue. Il est alimenté par 2 piles de 1,5v, des LR44. C’est une mesure à pondération centrale. Le posemètre est composé de photodiode en silicium (SPD).
La sensibilité Asa s’échelonne de 8 à 6400 Asa. Celle-ci se règle avec la bague qui se situe contre le boitier et il faut avouer que la manipulation n’est pas des plus aisée : il faut d’abord appuyer sur le bouton noir à gauche (vu de face) puis faire tourner l’anneau chromé pour amener la valeur de votre film devant un petit triangle rouge noté Asa en vert. Le cercle est fin et ferme, pour éviter les mauvaises surprises car la même bague sert aussi (mais sans appuis sur le bouton) à régler les sous ou sur exposition (de 1/2x à 4x par incréments de 1/4 de valeur).


Puisque nous avons l’œil rivé au viseur, disons que celui-ci est clair avec une couverture de 95% de l’image et un grossissement de 0.88x. La mise au point s’affine grâce à une zone à microprisme au centre. Personnellement, j’aurais aimé un stigmomètre à coïncidence, plus pratique pour être net.
Un mot encore des vitesses : elles se règlent avec le barillet noir sur le capot. Elles partent de la lettre B (mode Bulbb) puis vont de 8s à 1/1000s, avec une synchro X au 1/125s et la position automatic, en vert. Sur cette position, le boitier passe en mode automatique à priorité ouverture (pour une ouverture donnée, le boitier va calculer la vitesse adéquate dès l’appui à mi-course du déclencheur). Dès que vous quittez la position, vous revenez à un appareil tout manuel, avec juste l’indication de la vitesse dans le viseur.

Quoi d’autre ? Le K2 possède aussi un minuteur (+/- 10s), un bouton pour verrouiller le miroir et on peut faire des expositions multiples facilement.
C’est un appareil solide, assez lourd (le métal est omniprésent), fiable et juste assez sophistiqué pour ne pas effaroucher les puristes et ravir les novices (passage de l’automatisme au manuel rapide).




Il ne sera pas produit longtemps cependant, la mode lancée par Olympus et ses OM réclamait des boitiers plus compacts, plus légers. En fait, il fera la transition entre la famille pionnière des Spotmatic et celle qui ravira les familles, la série M (Pentax ME et ME Super, MX).
De nos jours, on trouve ses particularités tout à fait obsolètes et pourtant, à son époque, elles le posaient comme l’appareil favoris des photographes un tant soit peu exigeants.
Il reste à leurs yeux un très bel appareil car, encore une fois, si la mesure TTL, la priorité ouverture, le verrouillage du miroir, la capacité de faire des expositions multiples ont des airs de déjà vu, sa tranquille fiabilité à travers les décennies en font toujours autre chose qu’un collector : c’est un appareil encore pleinement exploitable.
Que penser de cet appareil ?
J’avoue avoir finalement eu plaisir à manipuler ce K2. Pourtant, j’ai déjà eu en mains d’autres légendes de la marque, le Spotmatic SPII et le LX, sans omettre le ES, pour ne parler que des costauds de la bande, puis les ME, ME Super et le Super A, tout aussi bons mais en taille plus réduite.
Même si je le répète souvent, je ne suis pas collectionneur. Pourtant, Pentax, comme Canon, Minolta et Fujica, ont sorti des boitiers qui me parlent peut-être plus que d’autres et j’en garde alors quelques uns.
Pas le K2 cependant (je manque de place, croyez-le bien) mais je le revendrai avec une petite pointe de nostalgie car c’est effectivement un appareil qui mérite toute l’attention de qui veut se (re)mettre à l’argentique avec un appareil suffisamment simple que pour apprécier les subtilités des sels d’argent sans renier un petit coup de pouce qu’est l’automatisme.
Attention, un automatisme à priorité ouverture qui ne convient pas à tout le monde. Il sera plutôt orienté paysage, portrait, proxi-photographie, voire photo de rue mais sera moins à son aise en photo animalière ou sportive ; c’est pas son truc.
Sa célèbre monture vous permettra, raisonnablement ou pas, de trouver assez de cailloux que pour bâtir votre univers photographique. Beaucoup de marques y ont laissé des pépites et pas seulement les excellents Takumar.
Il est plus rare à trouver que le K1000, simplifié et destiné aux débutants (ah, le pouvoir de la pub, même 50 ans après !) mais il n’est pas rarissime au point de débourser plus de 60€ pour un très bel exemplaire avec un 50mm.
Si vous en trouvez un, prenez le, il reste une valeur sûre.
Avant tout achat, comme d’habitude, vérifiez s’il déclenche (le minimum syndical, non ?) sur la pose B et le 1/125s (vitesses mécaniques qui fonctionnent sans piles) ; vérifiez l’état des mousses (si vous avez de la chance, elles auront été refaites, mais ne rêvons pas) du dos et du miroir ; vérifiez si le compartiment des piles n’est pas oxydé. Si vous avez pensé à glisser dans votre poche deux LR44, mettez-les dedans pour vérifier si la cellule fonctionne toujours correctement et si l’appareil accepte de déclencher à toutes les autres vitesses. Vérifiez encore que la bague de réglage des sensibilités tourne sans accrocher (oxydation).
Et si tout ces petites choses sont ok (les mousses, vous devrez le refaire sans – presque – aucun doute), ouvrez votre portefeuille, vous venez d’acquérir un très chouette compagnon de sortie. Et à ce prix-là, vous pourrez vous offrir une lanière sympa, très seventies, pour le porter autour du cou.
Vidéos d’illustration
Un peu de technique
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.
- Fabricant : Pentax
- Type de film : 135 (35 mm)
- Taille de l’image : 24 mm x 36 mm
- Obturateur : vertical, plan focal métallique (fonctionnement électronique ou mécanique – 2 vitesses)
- Vitesses d’obturation (mécanique) : 1/125 ou Bulb (les vitesses de secours)
- Vitesses d’obturation (électronique) : 8, 4, 2, 1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250, 1/500, 1/1000
- Synchronisation flash : synchronisation X à 1/125s
- Retardateur : 5 à 9 secondes
- Viseur : Pentaprisme avec microprisme croisé ou écran de mise au point à image divisée, grossissement 0,88x (95%)
- Modes d’exposition Av, M
- Modes de mesure avec les objectifs K et M à pondération centrale
- Modes de mesure avec les objectifs A et plus récents à pondération centrale
- Posemètre : photodiode en silicium (SPD), priorité ouverture, mesure TTL
- Mise en route de la cellule : lorsque l’obturateur est enfoncé à mi-course
- Plage Asa : 8 à 6400 ASA
- Piles : 2 LR44
- Poids : 680 g nu
- Fonctionnalités K2 : aperçu de la profondeur de champ
- Exposition automatique (priorité à l’ouverture)
- Compensation d’exposition (4×, 2×, 1×, ½×, ¼×)
Variantes de couleurs : il existe deux variantes de couleurs du Pentax K2, une version noire et argentée et une version entièrement noire.
Des références
https://monappareilphotopro.fr/pentax-k2-avis/, https://pellochemoi.com/dossiers/pentax-k/, https://pellochemoi.com/blog/pentax-k-mount-1975-histoire/, https://pellochemoi.com/blog/pentax-k1000/, https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentax, https://marqueshistoire.com/marques-p/pentax/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-3175-Pentax_K2.html, https://wikiland.org/fr/Pentax_K-mount, https://pellochemoi.com/blog/pentax-k-mount-1975-histoire/, https://pierretizien-photos.blogspot.com/p/leurs-monture.html, en français ; https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-k2.html, https://camera-wiki.org/wiki/Pentax_K2, https://www.vintagecamerareviews.com/brands/pentax/pentax-k2/, https://kmp.pentaxians.eu/bodies/film_k/k2/, en anglais ;
