Recherche rapide : Préambule – Un peu d’histoire – Présentation du Canon 3000 N – Que penser de cet appareil ? – Video d’illustration – Des références
Préambule.
Brocante de Braine-le-Comte, très tôt le matin, nous déambulons dans les allées à la recherche de quelques objets intéressants, des appareils photo pour moi en tout cas.
Hélas, après avoir fait plusieurs fois le tour, le temps que les vendeurs s’installent, je dois bien me rendre à l’évidence, celle-ci est bien pauvre en argentique, hormis les éternels Kodak Instamatic invendables, les Agfa Clack, les box en plus ou moins bon état, des folding qui n’ont rien de folichon tant ils sont délabrés.
Un peu découragé, retournant sur mes pas, je débusque dans une remorque une boîte qui contient quelques vieux retardateurs mécaniques, un télémètre à glisser dans une griffe accessoire, une boîte d’un Agfa Optima Pocket Sensor (prochain article) et un vieux sac photo dans lequel se cache ce Canon Eos, tout beau, tout propre, livré avec un flash annulaire que je vais tester aussi.
Finalement, la pèche est maigre mais les poisons sont bons !
Un peu d’histoire.
Les habitués du site savent que j’aime bien cette marque, qui fut celle de mes débuts. Et comme j’ai déjà présenté plusieurs appareils à la marque rouge, je vous fais grâce de l’histoire de celle-ci.
D’ailleurs vous en retrouverez des extraits dans l’article que j’ai consacré à son prédécesseur, le Canon Eos 3000.
Sauf à vous préciser que ce modèle, sorti en 2002, est le pénultième Eos argentique, le dernier étant le 3000X. Faut-il préciser que ceux-ci ont été commercialisé à la charnière du numérique et que donc leur carrière connu quelques hésitations, les clients ne sachant pas encore dans quel camp se ranger. L’histoire nous a donné la réponse …
Ah, aussi, ne pas oublier que selon les marchés l’appareil change de nom : Eos 3000 N pour l’Europe, Rebel XS N pour l’Amérique et Eos 66 pour le Japon. Ce boitier sera produit jusqu’en 2004.
Présentation du Canon Eos 3000 N.
S’il s’appelle EOS 3000 N c’est donc qu’il fut précédé d’un EOS 3000, le N étant chez Canon le New (nouveau).

Le premier du nom sera commercialisé en 1999, soit seulement trois ans avant cet opus. Les changements seront surtout cosmétiques. Voici le texte qui accompagnait le lancement du boitier :
L’EOS 3000N allie simplicité et élégance, offrant une opérabilité améliorée et un nouveau design sophistiqué. Chargé de fonctionnalités, les utilisateurs n’auront aucun problème à capturer les photos qu’ils veulent. Avec sa finition métallisée argentée accrocheuse, l’EOS 3000N est le nouvel appareil photo EOS d’entrée de gamme de Canon. Adapté aux nouveaux venus dans la photographie reflex, mais doté de suffisamment de fonctionnalités avancées pour satisfaire les propriétaires à mesure que leurs compétences photographiques se développent, l’EOS 3000N est un appareil photo ultra-compact et léger doté de nombreuses fonctionnalités.
Ce qui veut dire, lorsque l’on lit entre les lignes, qu’ils n’ont pas changé grand-chose au précédant modèle, juste la carrosserie, plus flatteuse et un rien plus ergonomique. Pour le reste, on reprend ce qui fonctionne et on le garde.






Techniquement, même s’il affiche une belle quantité de fonctions et astuces, il reste l’entrée de gamme de la marque, surtout à cause de sa qualité de fabrication. Rassurez-vous, tout tient parfaitement et est assemblé avec précision mais la coque est toute en plastique ABS, y compris la baïonnette.
L’avantage est celui du poids et, honnêtement, je n’ai jamais vu un boitier fendu ni une monture partir en lambeaux ni se tordre.
Ce que j’aime bien avec ces mécaniques, c’est que nous sommes vraiment très proche de ce que les appareils numériques proposent à cette époque, et encore maintenant. On n’est jamais déconcerté par sa manipulation en quittant le numérique pour le prendre en mains, les commandes sont les mêmes.
Vous pouvez l’utiliser en tout auto ou avec la gamme de programmes PSAM et, bien sûr, en manuel. C’est clairement un appareil école car il va permettre aux débutants bien mettre le pied dans la série des Eos s’ils veulent progresser ensuite.





Car, autre gros avantage, le boitier accepte toutes les optiques Canon EF et la plupart des accessoires dédiés.
Son autofocus est rapide et précis, sa mesure de lumière exacte et sensible. Il est un peu bruyant mais rien de dramatique et sa cadence de prise de vue est réduite à une image seconde. Ce n’est clairement pas un boitier sportif mais il est à l’aise dans toutes les autres disciplines.
Pour l’alimenter, juste 2 CR123A. Faire attention à la porte des piles, comme souvent sur ces boitiers, sinon vous passerez par la case Gaffer pour tout faire tenir. Comme le faisait remarquer un gentil chat (il/elle se reconnaîtra), on peut fixer un grip, le battery pack bp8, qui fonctionne avec des piles AA, plus économiques.
Que penser de cet appareil ?
Au risque de me répéter, selon que l’on veut découvrir l’argentique en personne pratique ou en esthète, vous choisirez ce modèle ou ses frères, ou vous partirez vers un A-1, un FTb, un AE-1 (presque) tout métallique mais sans beaucoup d’aide (l’autofocus n’est pas à leur programme).
Si donc vous avez choisi la première solution, vous ne serez pas dépaysé en utilisant cet Eos 3000 N car ses commandes sont celles des premiers Eos numériques et des suivants.
Ce sont ces boitiers qui ont initié l’ergonomie des numériques, y compris la plupart de leurs commandes.
Ceci étant précisé, cet appareil ne manque de rien, même si à l’époque on le considérait comme un entrée de gamme (selon la notation chez Canon : 3000 = entrée de gamme, 300 = consommateur moyen, 30 = expert , 3 = professionnel). Voyez la fiche technique ci-dessous.
Il est précis et les photos qu’il délivre sont correctement exposées si vous ne flirtez pas avec les limites des grands contrastes lumineux. Léger et finalement bien construit, il vous suivra partout sans que vous ayez peur de le faire souffrir un peu. Car côté budget, comptez environ 40€ pour un exemplaire avec un objectif EF, souvent un zoom 24 – 90mm.
Ne trainez pas, leur valeur monte …
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
- Appareil photo reflex analogique 35 mm (2002, Japon).
- Autofocus : trois capteurs, dont un capteur central de type croisé, contrôlable individuellement, priorité à la mise au point ou servo AI, commutable en manuel, lumière d’assistance AF.
- Mesure de l’exposition : mesure multi-champs à six zones, mesure intégrale sélective et pondérée centrale (avec réglage manuel de l’exposition).
- Types d’exposition : programme automatique, cinq modes scène, plein, ouverture et priorité à l’ouverture, mesure manuelle par suivi, priorité à la profondeur de champ ; exposition multiple.
- Flash : pop-up, NG 12. Exposition du flash : E-TTL (avec les appareils Canon EX), A-TTL (avec les appareils EZ/E), contrôlé par TTL via trois zones.
- Temps d’exposition : 30 secondes à 1/2 000 seconde (par pas de 1/2) et B.
- Sensibilités du film : en manuel ISO 6-6 400 ou via encodage DX, ISO 25-5 000.
- Synchronisation du flash : automatique, synchro au 1/90 s.
- Transport du film : automatique avec avance rapide jusqu’à la fin, exposition simple ou continue (maximum une image par seconde), retardateur, connexion de déclenchement à distance.
- Alimentation : 2 piles au lithium de 3 volts (CR 123 A).
- Monture d’objectif : Monture Canon EF
L’EOS 3000 N est identique à l’EOS 500 N, à l’exception de quelques différences extérieures mineures.
Des références.
https://en.wikipedia.org/wiki/Canon_EOS_3000N, https://www.danstacuve.org/test-du-canon-eos-3000n-lun-des-derniers-argentiques-canon/, https://lafillerenne.fr/blog/1308/ en français ; https://www.lomography.com/magazine/183308-my-new-love-canon-eos-3000n-and-its-perfect-bokeh, en anglais ; https://kameramuseum.de/objekte/canon-eos-3000-n/, en allemand


Bonjour JP, je suis tombé sur une occasion avec sa sacoche son manuel et même sa facture d’époque. Tout fonctionne mais l’afficheur externe lcd est « grillé ». Si ça ne semble pas perturber le fonctionnement et je pense que je perds l’accès à certaines fonctions comme le bracketing et l’exposition multiple. l’affichage dans le viseur, lui, fonctionne très bien ainsi que l’obturateur sur toutes les positions, le flash et l’autofocus de l’objectif d’origine. Je n’ai pas encore pris de photo avec, j’attends des pellicules. En attendant, j’ai démonté et nettoyé l’objectif avec précaution pour enlever poussières et moisissures de surface sur les lentilles et je l’ai testé sur mon petit numérique (EOS100D). Si vous connaissez une astuce pour faire revivre l’afficheur externe … introuvable sur la toile. Bien amicalement, Michel
Bonjour Michel, oui, ce petit afficheur est parfois OFF, peut-être est-ce dû à de l’oxydation (ces appareils ne sont pas tropicalisés). Deux solutions alors : le démontage du capot pour enlever cette oxydation et voir si l’afficheur veut bien redémarrer, ou trouver un donneur dans la gamme des 300 (j’imagine qu’ils sont tous semblables) et le remplacer. Mais c’est toujours délicat de démonter. Et j’en profite pour te répondre au sujet des objectifs car, de fait, les objectifs EF peuvent se monter sur un appareil APS-C (pastille rouge de repère) mais il faut tenir compte d’un coefficient de 1,62 chez Canon (un 24mm devient un 38,88mm), tandis que les objectifs EF-S (pastille blanche de repère) ne se montent pas sur les full-frame. D’ailleurs le résultat de la photo serait tronqué, le calcul de la lentille étant fixé pour un petit capteur. Bien amicalement.
Je te remercie, je vais me lancer dans le démontage un de ces jours … du coup j’hésite à acheter un EOS 1000F N pas cher mais qui risque d’avoir le même pb.
bonjour Michel, le 1000 FN est encore plus vieux mais jusqu’à présent je n’ai jamais rencontré ce problème sur les 5 ou 6 appareils que j’ai eu entre les mains, sauf un, dont le plastique écran était fêlé mais toujours fonctionnel. C’est un petit appareil sympa mais bien plus limité que le 300. Bien à toi.
il existe un porte piles 1.5v AA qui se fixe sur la semelle de l’appareil il a pour référence Battery pack bp8 cela évite les piles lithium qui coute cher.
Bonjour, merci pour l’info, que j’joute au texte. C’est très gentil.Bien cordialement.
Bonjour J-P, tu as de la chance, tes sorties sont pleines de découvertes intéressantes. Hélas, sur Lille, il pleut et toutes les braderies ont été désertées aussi bien par les acheteurs que les vendeurs. Toutefois, même durant mes dernières sorties, j’ai rarement vu du matériel photo. J’ai croisé quelques objectifs (des zooms 80-200 à ne plus savoir quoi en faire), un ou deux boitiers qui avaient pris quelques chocs et seulement une fois un agrandisseur. J’ai l’impression que les vendeurs passent par LEBONCOIN et n’attendent plus la date d’une braderie dans leur secteur. Je dois aussi reconnaitre que je suis assez sélectif et il n’y a que les boitiers des années 80 qui m’attirent. Bravo pour tes dernières découvertes, bien amicalement , Olivier
Bonjour Olivier, merci pour tes encouragements. Ici aussi il fait maussade et ce dimanche était sous la pluie, bienvenue pour les cultures et les pelouses, nettement moins des brocanteurs et chineurs. Nous étions d’ailleurs vendeurs à Casteau et avons pris l’eau toute la matinée. Ceci étant, à part moi qui avais pris quelques appareils, rien, nada, niente, nothing ! Y a des moments comme ça. Le 15 juin, il y a une grande brocante à Maroille. Sauf imprévus de dernière minute, nous y serons en visiteurs matinaux et j’espère découvrir quelques pièces, hélas, qui se raréfient comme tu as aussi pu le constater. Mais l’espoir n’est jamais tout à fait éteint … Toutes mes amitiés.
Que de souvenirs de cette époque où j’avais également un réflex Canon (probablement un EOS 300 ou 50 ou 30, je ne sais plus).
Bon weekend, Jean-Pascal.
Bonjour Phil, oui, une belle époque car on pensait être arrivé loin avec ces reflex modernes, légers, performants. Et puis l’histoire nous a fait un pied de nez et l’argentique est parti vers des placards que je m »efforce d’ouvrir aujourd’hui pour les redécouvrir … Merci de ton soutient. Bien amicalement.