Argentique

Un Action Man un peu particulier : il prend de (vraies) photos.

Préambule.

C’est lors de la dernière brocante de 2025 que j’ai pu acheter ce drôle de personnage.

Je connaissais l’univers des Action Man, mais à l’époque de leur sortie, mon fils était trop jeune pour jouer avec, et ensuite il a découvert d’autres jeux.

J’étais donc très curieux de découvrir cet objet peu commun, que nous allons explorer ensemble.

Un peu d’histoire.

En 1959, la société Mattel sort une poupée qui a toujours autant de succès auprès des petites filles, la célèbre Barbie.

Elle conquiert immédiatement le cœur des fillettes et Barbie se voit affublée de nombreux vêtements et accessoires, en fonction des aventures qu’elle peut vivre dans un monde très idéalisé.

Et les petits garçons dans tout ça ? Ah, il y avait bien Ken, l’éternel boy friend un peu niais de la jolie Barbie mais ses aventures se résumaient à suivre sa copine.

En 1964, aux Etats-Unis, l’entreprise Hasbro décide de concurrencer la poupée Mattel en créant un personnage surtout destiné, lui, aux petits garçons. Ainsi nait, à l’aube de l’entrée en guerre des USA au Vietnam un personnage assez guerrier, G.I. Joe. Il sera d’abord décliné en 4 soldats différents : armée de terre, de la Navy, le marine et enfin le pilote de l’air. Il possède 18 point s d’articulations pour pouvoir se mouvoir aisément et mesure environ 30cm.

A l’initiative de Palitoy (filiale britannique de Hasbro), G.I. Joe traverse l’Atlantique deux ans plus tard et se retrouve en Angleterre, sous le nom cette fois d’Action Man. Globalement, la figurine reste cantonnée dans le domaine militaire. Le personnage évolue un peu (mains agrippantes, cheveux floqués, yeux mobiles). La principale différence est que le personnage anglais porte une cicatrice sur la joue droite.

En 1975, la société française distributrice de jouets Ceji Arbois lance Action Joe. Très largement inspiré des modèles US et anglais, les soldats sont de nationalités différentes et il y eut même des cow-boys et des indiens.

Au fur et à mesure de l’évolution des figurines, on quitte le monde guerrier pour celui des aventuriers de tout bord. An début 1980, les marques lancent une collection spatiale pour coller à la vague Star Wars. Et les aventures s’enchainent, sauf pour Action Joe, qui quitte les rayons jouets en 1981.

Au début des années nonante, Hasbro reprend la main sur les Action Man et en multiplie les déclinaisons, qui quitte progressivement le monde guerrier pour celui de l’aventure : il y aura des alpinistes, des karatékas, des plongeurs, des parachutistes, etc. et toute une série de véhicules assortis aux missions du personnage, en plus des accessoires dédiés.

Action Man devient un phénomène de société et il puise son inspiration dans des personnages iconiques du cinéma ou de la télévision : il y aura un personnage qui aura les traits de James Bond lors de la sortie du film Demain ne meurt jamais (1997).

Aux USA, la télévision fera des adaptations des aventures d’Action Man sous forme d’animation. Il y aura aussi des jeux vidéos, des dessins animés, des films, des jeux de sociétés avec le célèbre personnage et ses ennemis (Docteur X, Docteur Gangrène, etc.).

La gamme Action Man d’Hasbro prend fin en 2006. La société se contente de refaire des séries spéciales anniversaires de ses modèles historiques. Et en 2018, elle relance cependant le personnage, destiné cette fois aux enfants dès 3 ans : de plus petite taille, moins articulé, avec plein de nouveaux costumes et accessoires, tous spécifiés sûrs pour les enfants de cet âge.

Pourtant, toujours en 2006, Action Man est renommé ACTION MAN A.T.O.M. (A.T.O.M. – Alpha Teens on Machines), les jouets changent complètement d’univers et adoptent un style moderne inspiré des mangas. Les figurines cessent d’être de 30 cm pour être de taille plus petite. Après deux années, Hasbro décide de ne plus éditer la licence.

En ce qui concerne notre Action Man Mission 110, il est apparu sur le marché en 1998.

Présentation de l’Action Man Mission 110.

Il ressemble à un photo reporter avec ses bottes, son plastron qui ressemble à un gilet tactique ou pare-balles et sa grosse caméra sur l’épaule gauche.

Il mesure plus ou moins 30cm et est moins articulé que les autres car son bras gauche reste fixe. En effet, outre qu’il tienne la caméra (fictive), celle-ci tient lieu de viseur pour l’appareil photo dissimulé dans son torse.

Figurine d'un homme tenant une caméra, avec un écran d'ordinateur en arrière-plan.

L’objectif est visible juste au dessus du sigle de la marque. Il faut ouvrir le dos du personnage pour y glisser un film 110. Une discrète molette permet de faire avancer le film et le déclencheur est le gros bouton qui ressort sous l’épaule droite. Une petite fenêtre est encore découpée dans le dos, pour servir de compteur de vue.

Aucun réglage, une visée très approximative, un format de film restreint mais il n’en faut pas plus aux enfants pour se sentir investi d’une mission d’aventure ou d’espionnage, car l’appareil photo fonctionne vraiment. De quoi rendre jaloux les possesseurs d’un Pentax Auto 110 !

Que penser de cet appareil ?

Le format minuscule du 110 a depuis longtemps favorisé quelques gentils délires photographiques : paquet de frites, cannettes de soda, biscuit, etc. et pourquoi pas dès lors un personnage d’action ?

La qualité d’image est conditionnée à la lentille en plastique, à la taille du négatif, à son cadrage approximatif, mais – avec un peu d’entrainement – ça fonctionne et on peut donc prendre des photos … discrètement.

C’est un beau jouet qui, chose étonnante, à ma connaissance, n’a pas été repris sous forme numérique. Comme ses homologues cités ci-dessus d’ailleurs. L’imagination des créateurs est-elle en panne ou le marketing est-il devenu trop sérieux ?

Un objet nostalgie qui garde son côté ludique et plaira certainement aux enfants devenus (très) grands maintenant mais qui n’ont pas perdu leur âme avec le temps.

Question valeur, outre celle de la nostalgie justement, ou des souvenirs, il faut compter environ 50€ pour un modèle fonctionnel et plus de 150€ pour celui qui aurait encore sa boite et tous les accessoires d’époque.

Quand on aime, on ne compte plus …

Vidéos d’illustration.

Des références.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Action_Man, https://vvanat.fr/blog/action-man-plongeur/, https://www.generation-souvenirs-le-blog.fr/jouets/action-man/, https://www.bfmtv.com/economie/consommation/les-jouets-stars-des-annees-90-action-man-le-plus-grand-de-tous-les-heros-a-donne-aux-garcons-le-gout-de-l-aventure_AV-202412260035.html en français ; https://actionman.com/history.php, https://actionman.fandom.com/wiki/Action_Man_(character), https://www.actionman.com/, https://actionman-atom.fandom.com/wiki/A.T.O.M._%E2%80%93_Alpha_Teens_on_Machines en anglais

Note : 1 sur 5.

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Argentique

Le Konstruktor de chez Lomogaphy

Voici comment se présente le Konstructor au premier abord.

Source : Lomography

Eh oui, il s’agit d’un appareil tout en plastique, à construire soi-même !

Bon, là où je suis moins d’accord, c’est qu’ils prétendent que c’est le premier appareil au monde à monter soi-même, alors je vous renvoie à l’article que j’ai consacré au SLR Haynes, qui disait la même chose !

Par contre, là où je les rejoins, c’est que c’est une manière amusante et intéressante de comprendre comment fonctionne un appareil photo, dans les grandes lignes puisque celui-ci est tout mécanique, bien évidemment.

Source : Lomography

Celui que je vous présente, je l’ai acheté « tout fait » sur une brocante. J’avoue que celui qui l’a monté (un collectionneur d’appareils photos en fait) a bien respecté les instructions et il est très bien assemblé.

Preuve aussi que les découpes sont propres et que les pièces s’ajustent parfaitement, un bon point sur le kit.

Mais voyons voir de plus près :

  • l’appareil est équipé de 2 modes de vitesses, le « N » pour les expositions normales (1/80s), et le « B » pour les poses longues.
  • le déclencheur permet les expositions multiples chères à la marque
  • un filetage pour trépied est prévu
  • il peut même être accompagné d’un flash soit en choisissant le kit Konstruktor F ou avec les flashs de la marque
  • il possède un compteur de vue … manuel
  • et, cerise sur le tournevis, il est le premier reflex de la marque a offrir la mise au point, en tournant simplement la bague de l’objectif à la distance choisie (50mm ouvrant à f10). Heu, le viseur à miroir de type tunnel ne tient pas compte des modifications de distances, ne rêvons pas, mais vous aurez droit à une petite loupe amovible pour peaufiner votre prise de vue
  • et si le cœur vous en dit, celui que vous achèterez dans sa boite vous propose des autocollants pour le personnaliser à l’envi.

De quoi aurez-vous besoin pour construire cet appareil ?

De calme … et d’une place nette pour ne pas perdre les petites pièces et les minuscules vis et d’environ une ou deux heures devant vous. Le tournevis est fourni dans la boite !

Si vous avez peur de rater quelque chose du mode d’emploi, pas trop mal fichu au demeurant, avec un peu d’attention et de jugeote, rassurez-vous, il existe des tas de videos pour vous aider, comme celle-ci dessous.

De ce que j’ai pu lire à son sujet, le seul regret de certain est de constater que la chambre est pré-montée. Comme il s’agit là de la pièce sans doute la plus « technique », c’est un peu compréhensible mais frustrant pour les plus intrépides.

Je vous suggère de lire aussi le témoignage de LaFilleRenne, qui teste toujours des tas d’appareils farfelus ou oubliés.

Le fonctionnement de l’engin est on ne peut plus simple :

  • ouvrir la chambre en manœuvrant le gros verrou sur la gauche du boitier
  • glisser la cartouche en soulevant un peu la molette de rembobinage
  • tirer l’amorce jusqu’à l’encoche de la bobine réceptrice, fixe, en veillant bien à rester sur la roue dentée
  • tourner doucement et à la main le film pour commencer à l’enrouler sur le support
  • refermer le dos et re-clipser le verrou
  • faire encore deux tours complets pour se mettre en position de la première vue
  • mettre le compteur de vue sur le chiffre 36 ou 24 (le compteur décompte les vues)
  • armer l’obturateur avec le levier, à gauche de l’objectif
  • ouvrir le viseur de poitrine pour cadrer votre sujet
  • régler la distance avec la bague d’objectif (de 50cm à l’infini)
  • vérifiez que vous avez bien réglé la vitesse en plaçant le curseur sur I ou sur B
  • appuyer sur le déclencheur pour la première vue

Quelques remarques cependant :

  • le verrou est largement dimensionné et si vous l’avez bien monté, il tient fermement
  • la construction est solide, les plastiques bien rigides et les rainures de la chambre/boitier devraient assurer une bonne étanchéité à la lumière (en fait les plastiques sont de meilleure qualité que sur les Diana et Holga, par exemple)

  • lorsque vous tirez sur la bobine de rembobinage, allez-y en douceur pour ne pas tout arracher, il faut la soulever en deux temps
  • le chargement du film se fait assez facilement, la fente de la bobine réceptrice est juste calculée pour y glisser une amorce standard et un discret « clic » vous indique que vous êtes prêt à déclencher (comme sur les anciens appareils mécaniques)
  • le viseur poitrine est rigolo mais franchement peu rapide à mettre en œuvre car il faut soulever le couvercle et puis mettre en place chacun des volets (et si vos ongles sont courts, bonjour la galère ! … c’est là qu’on apprécie toujours un petit Victorinox)
  • la surface de visée est assez large MAIS vous ne verrez rien si vous n’avez pas armé l’obturateur, ce qui fait descendre le miroir. Paradoxalement, la visée est claire car ce n’est pas un « vrai » dépoli mais une lame de plastique traitée comme tel
  • ne pas oublier que votre vision sera inversée gauche/droite
  • le déclenchement est franc mais peu discret (de toute manière, tout l’appareil l’est, surtout si vous l’avez décoré des autocollants fournis !)
  • vous pouvez faire une pose longue (B) mais vous devrez maintenir le doigt sur le déclencheur, d’où risque de flou de bougé (il n’y a pas de filetage pour une commande filaire)
  • ne pas oublier de faire tourner la bobine d’avancement en vérifiant le chiffre suivant, un « clic » discret vous indique que vous êtes prêt pour la vue suivant
  • si vous n’avancez pas le film, le fait de réarmer l’obturateur permet de refaire une photo sur celle déjà prise, et ce autant de fois que votre envie ou votre raison le commande
  • en fin de film, pas de bouton pour débrayer le mécanisme d’entrainement. On vous conseille juste de ne pas bloquer le compteur de vue et le bouton d’avancement, puis de faire tourner la molette de rembobinage dans le sens inverse, en vérifiant que l’autre suive le mouvement. Elémentaire mais assez efficace. Attention de ne pas forcer au montage sur la vis qui tient cette molette sinon c’est la chambre noire pour sortir le film !
  • des œillets, pour une fois costauds, vous permettront d’attacher une sangle à l’appareil. Pratique pour le porter à hauteur de poitrine, pour les photos sur le vif
  • il n’y a pas d’échelle de profondeur de champ sur l’objectif (pour le zone focus) mais l’ouverture (f10) devrait pardonner quelques approximations

Si vous avez choisi la version Konstruktor F, vous aurez la chance d’inaugurer la seule pièce métallique de cet appareil, la prise PC.

Source : Lomography

Finalement, que penser de cet appareil ?

Si j’avais encore des ados à la maison, je leur en aurait acheté un car je pense que c’est vraiment un chouette moyen de découvrir les entrailles (basiques) d’un appareil photo et pour peu qu’un adulte les accompagne pendant le montage, pour expliquer l’utilité de telle ou telle pièce, l’idée est très bonne.

La qualité est au rendez-vous même si nous sommes loin de celle d’appareils « industriels » et plus complets.

Reste le prix, plus ou moins 40€, ce qui le rend abordable et en fait une idée cadeau amusante/originale, pour les (grands) enfants de tous âges.

Des exemples d’images prises avec cet appareil ICI et LA.

Petite video ludique de l’appareil

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI et surtout par LA.

Un peu de technique :

  • Format de pellicule: 35 mm
  • Distance focale: 50 mm
  • Ouvertures disponibles: f10
  • Vitesse d’obturation: 1/80, Bulb (B)
  • Flash: PC – Flash Plug
  • Paramètres ISO disponibles: Pas de réglage ISO
  • Exposition Multiple (Surimpression): Oui
  • Emplacement pour trépied: Oui

Des références : https://www.lomography.fr/magazine/240808-presentation-du-konstruktor-le-premier-appareil-photo-35mm-diy-mondial, https://shop.lomography.com/fr/konstruktor-flash-slr-diy-camera, https://www.danstacuve.org/test-du-konstruktor-le-diy-par-lomo/

Les improbables

Le Sony Nex C3 et … du buis !

Vous vous souvenez sans doute de notre ami Georges, … non, pas celui qui chantait mais celui qui fabrique les seuls « vrais » hybrides que je connaisse.

Pour mémoire, je vous invite à relire les articles que je lui avais consacrés, l’un sur le Zorsony , l’autre sur un Fed 1G et enfin sur l’exemplaire que je lui ai acheté, aussi sur base d’un Fed 1G.

Mais Georges est un artisan, au sens le plus noble du mot. Alors, il n’hésite pas à créer de toutes pièces de ces appareils improbables et cependant tout à fait fonctionnels et … beaux.

Il a eu la gentillesse de me confier quelques photos de son dernier opus, le mariage extraordinaire d’un appareil électronique, ici un Sony Nex C3 à objectifs interchangeables et d’un bois.

Pas n’importe quel bois, du buis.

Plante sacrée des druides d’autrefois, plante médicinale encore de nos jours, le buis revêt un aspect brillant lorsqu’il est poli.

Mais c’est un bois très dur à travailler (à la préhistoire, on l’utilisait comme outil, avant la maitrise du métal). Il fait aussi d’excellent instruments de musique et les ébénistes aiment à l’utiliser.

Enfin, ce qui pourrait être utile avec l’électronique, il est anti-viral (ok, jeu d’esprit facile …).

Mais trêve de « bavardages », voici les photos :

Personnellement, j’admire le travail, le sens du détail, la précision, et je dis : « chapeau ».

Car il me précise que le bois a été travaillé pour affronter l’extérieur et donc qu’il aime le sortir, comme il l’écrit si gentiment, en espérant « faire sourire les passants ».

Mais ne nous y trompons pas, l’appareil est tout à fait fonctionnel et le grand angle monté sur le boitier, habillé aussi de buis, offre une très belle qualité d’image.

Le Sony Nex C3 est un APN de 16Mpx avec un boitier petit, léger, qui offre une grande simplicité d’utilisation avec une excellent qualité d’image et un autofocus très réactif. Son autre atout est qu’il accepte les objectifs Sony en monture E.

Vous conviendrez avec moi qu’un « type Leica » de cette facture, vous n’en aviez pas encore vu et que celui-ci est splendide.

A quel sauce va-t-il nous préparer le prochain ?

Alors comme on dit dans ces cas-là, la suite au prochain numéro …

Les improbables

Le Polaroïd Binoculars with digital camera

Encore un engin bizarre, sorti de la caverne des parents …

Bon, disons le tout de suite, Polaroïd a créé des inventions géniales, dont le fameux film à développement instantané, le film qui se développe tout seul dans la cuve Autoprocesor, par exemple, mais aussi ….ça !

Qui n’a pas laissé une trace indélébile dans l’histoire de la photographie, ni dans celle des jumelles d’ailleurs.

En soi, l’idée n’est pas totalement ridicule : vous regardez avec les jumelles un sujet que vous pourriez être amené à vouloir prendre en photo, des animaux par exemple, et avec un seul appareil, vous pouvez le faire.

La partie jumelle est basique mais pas plus que celles que l’on vend chez Décathlon : le grossissement est de 10X. Ce qui veut dire que ce que vous voyez sera multiplié par 10. Plus ce chiffre est élevé, plus le champ sera restreint. Une jumelle de randonnée oscillera généralement entre 7 et 10. Si vous voulez en savoir plus sur le facteur de grossissement, je vous conseille cet article ICI.

Voyons la partie appareil photo maintenant.

La fiche technique nous dit qu’il s’agit d’un appareil avec un objectif fixe de 6,35mm ouvrant à f2,8. Tout y est automatique (exposition, balance des blancs). Le capteur est aussi un 6,35mm (ou 1/4 de pouce). L’appareil peut prendre environ 20 photos en qualité VGA (640×480) ou environ 80 photos en QVGA) (320×240). Il n’y a pas de carte mémoire, seulement la mémoire de l’appareil lui-même (16Mo SDRAM).

Il possède un retardateur (?) de 10 secondes et les modes de prise de vue sont à minima : photo unique, avec retardateur, prise de vue en « rafale », enregistrement vidéo court (AVI).

La vitesse varie de 1/60s au 1/1500s. Le processeur autorise une vitesse de traitement de 12i/sec. ou 8i/sec en prise de vue en continu ou video courte.

Deux piles AAA sont nécessaire pour alimenter la chose, ce qui autorise 10h de prise de vue en continu … heu, avec 16Mo de mémoire ?

Il y a un tout petit écran LCD, qui ne sert qu’à savoir dans quel mode on a choisi de travailler ou si on veut supprimer une photo, le format de la définition (haute ou base), par exemple.

Bref, pour avoir essayé l’engin, qu’en retenir ?

Pas facile de faire la mise au point avec les jumelles (je sais, je ne suis pas doué). Mais quand vous y êtes parvenu, il faut encore se souvenir que la photo que vous aller capter n’aura pas la même taille que ce que vous avez vu !

Eh oui, l’objectif est fixe, il ne suit pas votre vision totalement.

Ensuite, pas évident de s’y retrouver dans les codes du minuscule écran LCD.

Et il est quasi impossible de savoir si on a pris la photo, à moins de regarder ledit minuscule écran. Pas pratique.

En résumé : un gadget qui fera sourire les enfants, tout au plus.

Ah oui, un dernier mot au sujet de la partie « informatique », les pilotes sont prévus pour Windows 98, ME 2000, XP, Vista ou Windows 7.

Ça ne nous rajeunit pas !

Les improbables

Le Sony Cybershot DSC-QX10

-« Non mais c’est quoi ce drôle de truc ? »

Eh bien disons que c’est une tentative d’hybridation entre un « vrai » appareil photo et un smartphone.

-« Heu … ? »

Bon, pour faire simple, plutôt que de coller une multitude de bidules dans un smartphone pour que ça ressemble à un appareil photo performant, Sony a eu l’idée d’utiliser un vrai appareil photo qui utilisera l’écran du smartphone comme écran.

Allez, je vous explique.

En septembre 2013, Sony constate que de plus en plus de personnes photographient avec leur téléphone. Mais celles-ci sont déçues par la piètre qualité des photos enregistrées alors.

Ils imaginent alors de créer des « Smart Lens », ou en français des appareils photos munis de zoom mais sans écran, et comme il est difficile de viser sans ce dernier, ils ont conçus leurs appareils pour qu’ils « empruntent » ceux des téléphones Android ou Ios auxquels ont les fixe.

Par le biais d’une connection WiFi ou NFC, vous pouvez utiliser l’écran de votre téléphone pour viser, cadrer, régler le zoom et, éventuellement, stocker les images captées (l’appareil contient aussi une carte mini SD si besoin).

Après avoir inventé le Walkman et le Mini Disc, Sony fait encore preuve de créativité !

Alors, vraie bonne idée ou gadget sans avenir ?

Les Sony Powershot DSC-QX10 et QX-100 sont donc deux cylindres métalliques noirs (quoique le QX-10 eut existé aussi en blanc), le premier destiné à tout public et le second aux professionnels (!?).

c_2_caracteristiques_2_optiques
source : Fandroid

.Les prix s’en ressentent car si le QX-10 s’achète contre 199€, le QX-100 se monnaie à 499€.

Qu’est-ce qu justifie cet écart de prix, conséquent ?

Destiné aux professionnels donc, le QX-100 possède une optique signée Carl-Zeiss, avec des lentilles de qualité (quoique plus volumineuses) qui offre une ouverture de f1,8, autorisant de pouvoir photographier même dans des conditions de faible luminosité. Son amplitude est l’équivalent d’un 28 – 100 mm ouvrant de f1,8 à f4,9

Alors que le QX-10, qui possède un objectif G maison, propose des focales équivalentes à un 25 – 250mm (zoom 10x) avec un diaphragme ouvrant à f3,3 jusque f5,9, qui n’est pas ridicule pour autant.

La mise au point débute à 5cm au 25mm, 55cm au 100mm, 150cm au 250mm.

Il est à noter que les optiques sont stabilisées par le système « Optique Steadyshot actif ».

Au delà des optiques, ce qui fait de bonnes photos c’est aussi le capteur : plus il est grand, plus il recevra de lumière et plus il y aura d’espace pour caser les pixels sans trop les comprimer.

Sony propose avec ces solutions la même qualité photographique que celle des compacts avec, respectivement 18,2 megapixels pour le QX-10 sur un capteur de 1/2,3 pouce (7,76mm), alors que le QX-100 offre 20,9 megapixels sur un capteur de un pouce (13,2×8,8mm).

Encore un peu de technique en parlant de la sensibilité des 2 appareils : le QX-100 propose des sensibilités de 160 à 3400 Iso alors que le QX-10 va de 100 à 3200 Iso.

Mais comment ça fonctionne ?

Il faudra fixer une base sur votre téléphone, sur laquelle vous clipserez l’appareil (voir photos ci-dessous).

source : Fandroid
source : https://www.magazinevideo.com/actu/sony-dsc-qx100-et-dsc-qx10/28860.htm

Notez que ce n’est pas une obligation, et c’est sans doute là que cela devient intéressant. En effet, vous pourriez poser l’appareil sur un trépied (filetage en dessous prévu à cet effet) ou tout simplement le poser quelque part, créant ainsi des angles de prise de vue insolites et originaux.

Après avoir établi la liaison WiFi, vous pouvez piloter votre appareil comme bon vous semble.

Vous aurez dû installer l’application PlayMemories Mobile, qui assure le jumelage avec le téléphone, gère dans un premier temps la connexion Wi-Fi et ensuite sert d’interface pour la prise de vue.

Le fut des 2 appareils contient un bouton de déclenchement et de zoom.

Par défaut, les réglages sont faits automatiquement grâce au mode « Mode Auto Intelligent ».

Sinon, via l’application, le mode « Programme Auto » permet de gérer soi-même l’exposition de l’image si l’on estime que la luminosité de la situation est mal gérée par l’appareil.

Capture d’écran 2013-11-30 à 01.14.42
source : Fandroid

Les autres paramètres proposés dans le menu Réglages sont :

  • la balance des blancs (Auto/Ensoleillé/Nuageux/Incandescent/Néon/manuel)
  • la durée du retardateur (Désactivé/2 secondes/10 secondes)
  • le mode de mise au point (Autofocus ponctuel/Manuel)
  • la taille de l’image enregistrée (originale, formats réduits, formats carrés)
  • l’affichage sur le terminal mobile d’une image de revue (pour vérifier l’image prise : oui/2 secondes/non)
  • option de sauvegarde sur mobile (enregistrer sur mobile même s’il y a une carte dans le Smart-Lens : oui/non)
  • taille d’image de revue (taille de l’image transférée au mobile : 2 MPix/original)
  • bip de l’appareil (bip au déclenchement ou à la mise au point : oui/non)

Compact, vous avez dit compact ? Avouez qu’ils ne leur manquent rien.

Alors, reste notre question du départ :vraie bonne idée ou gadget ?

La première mission de ces deux appareils est remplie : faire aussi bien qu’un compact, mais …

Finalement, en le fixant sur un smartphone, ils ne sont plus si « compacts » que ça. Ensuite, ils ne sont pas rapides, tant à mettre en œuvre qu’en termes de réactivité, ce qui est dommage au fond.

Reste la souplesse d’utilisation puisque vous pouvez le poser où bon vous semble pour obtenir des prises de vue originales, ou coquines, pour autant que vous ne dépassiez pas la limite de distance autorisée (plus ou moins 10 mètres) pour la liaison.

Mais nous sommes là dans le registre du gadget …

En conclusion, un bel essai, pas tout à fait réussi, convenons-en, mais qui a le mérite de faire réfléchir une fois de plus à la qualité recherchée et qui – in fine – détermine que c’est toujours le compact qui fait les meilleures photos et autorise les réglages les plus fins … pour peu que vous preniez la peine d’en glissez un dans votre poche, à côté de votre … smartphone !

Alors, si d’aventure vous en trouvez un dans une brocante ou autre, testez le pour le plaisir de la découverte. Mais ne dépensez pas plus de 25€ (ou 50€ pour le QX-100), avec ses accessoires.

Bon amusement, la photographie c’est aussi le plaisir de la découverte.

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec les deux appareils LA (en bas d’article).

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Des références : https://www.lesnumeriques.com/compact-bridge/sony-dsc-qx10-p17125/test.html, https://www.frandroid.com/produits-android/photo/181493_test-des-sony-cyber-shot-qx10-et-qx100-pratiques-ou-superflus, https://www.magazinevideo.com/actu/sony-dsc-qx100-et-dsc-qx10/28860.htm en français, https://www.dpreview.com/products/sony/compacts/sony_dscqx10, https://www.photographyblog.com/reviews/sony_cybershot_dsc_qx10_review, en anglais

Argentique

Connaissez-vous le 3D Magic d’ImageTech ?

Là, vous êtes en train de vous dire « il peut pas descendre plus bas, sinon il va trouver du pétrole ! »

Eh bien, détrompez-vous, je vous emmène au pays merveilleux de la stéréoscopie.

-« la quoi ? »

La stéréoscopie ou la possibilité de visionner vos images en 3 dimensions ou autrement dit, de donner l’impression de relief à des images planes.

Mais commençons par un peu d’anatomie : nos deux yeux sont séparés d’environ 65mm et chaque œil voit une image légèrement différente. Vous pouvez le vérifier en mettant votre doigt entre vos yeux et le paysage. Regardez ce paysage en fermant un œil après l’autre. Vous aurez l’impression que votre doigt bouge:

Images vues alternativement par l'oeil gauche puis par l'oeil droit

Ces deux images sont transférées au cerveau, qui en « fabrique » une troisième en relief :

Vision de
l’objet par
l’œil gauche
Vision de
l’objet par
l’œil droit
Objet reconstitué
en relief par
le cerveau
Utilisez des lunettes anaglyphiques pour voir cette image en relief

Donc pour faire de la photographie en relief, il suffit de prendre deux photos légèrement différentes. Chaque œil regarde l’image qui lui correspond et le cerveau reconstitue le relief.

La stéréoscopie, c’est une vieille histoire : déjà au 3ème siècle avant JC, le Grec Euclide définissait le principe de la vision en relief  » Το να βλέπεις ανάγλυφα σημαίνει να λαμβάνεις με κάθε μάτι την ταυτόχρονη εντύπωση δύο διαφορετικών εικόνων του ίδιου θέματος. »

… hihihi, c’est pour le fun, j’ai fait latin-sciences, pas latin-grec ! Donc en français ça donne « Voir le relief, c’est recevoir au moyen de chaque œil l’impression simultanée de deux images dissemblables du même sujet ».

Notre bon vieux touche-à-tout de Vinci peaufine la définition de la chose en 1489 mais semble-t’il sans la mettre en application.

Au XVIème siècle, Giovanni Battista Della Porta et Jacopo Chimenti réalisent une série de dessins, légèrement décalés, qui permettent une vision en stéréo, même si on ignore s’ils les ont réalisés dans ce but.

Mais c’est en 1838 que l’Anglais Charles Wheatstone fait breveter le premier stéréoscope, un appareil muni de deux miroirs dans lesquels on observe les images placées aux extrémités du dispositif..

Stéréoscope de Wheatstone

Grâce aux progrès de Daguerre (en France) et Fox Talbot (en Angleterre), qui mettent au point les procédés photographiques, Wheatstone envisage d’utiliser non plus des dessins mais des photos « en relief », qu’il visionnera avec son stéréoscope.

Il faudra encore attendre que David Brewster (Angleterre) invente un nouveau stéréoscope à lentilles (1849), qui sera fabriqué par Jules Duboscq (France) pour que le procédé prenne son envol.

Ce qui sera fait grâce à la présentation de l’invention lors de l’Exposition Universelles à Londres en 1851. La Reine Victoria, en s’y intéressant, lancera la mode qui voudra que dans les salons « chics » des appareils de plus en plus luxueux distraient le bon peuple, … heu, plutôt l’aristocratie et la haute bourgeoisie qui en a les moyens.

Tout et n’importe quoi peut être présenté au procédé de stéréoscopie : paysages, humains, animaux, évènements, …

Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, en 1862 le principal distributeur de plaques stéréoscopiques en vend plus d’un million !

Il faudra attendre 1893 pour voir apparaître le premier appareil photo stéréoscopique rechargeable en plein jour, c’est-à-dire qui photographie avec ce léger décalage indispensable pour voir apparaître le phénomène, le bien nommé Vérascope (Jules Richard).

source : https://www.auvieuxformat.com/verascope/

Puis, Oskar Barnak étant passé par là, le film 35mm devint aussi le support privilégié des stéréoscopes. Par exemple, le Stereo Realist fut vendu à plus de 100.000 exemplaires peu avant la première guerre mondiale

source : https://en.wikipedia.org/wiki/Stereo_Realist
https://www.coup-de-vieux.fr/wp-content/uploads/2012/08/view-master.jpg

Disque View-Master

Visionneuse View-Master

Ce fut un succès qui devint anecdotique au fur et à mesure, sauf avec le View-Master que nous avons tous connus et qui nous faisait voyager dans les parcs animaliers, les musées, les grandes villes du monde, …

De nos jours, avec un peu de chance, vous en trouverez dans les brocantes, avec les disques d’illustrations.

Ceci dit, la stéréoscopie est toujours utilisée en milieu professionnel, comme la cartographie (c’est ce système qui permet de définir les courbes de dénivellations), la NASA pour la cartographie de la lune, mars et le soleil.

Expédition Mars Pathfinder, 1997
source : http://www.stereoscopie.eu/ – avec le sigle ci-dessous vous pouvez regarder l’image avec des lunettes anaglyphiques (un verre rouge, un verre vert)Utilisez des lunettes anaglyphiques pour voir ces images en relief

La disparition progressive de l’argentique a fait décliner le procédé, qui n’est pas mort puisque vous le voyez régulièrement revenir sur … le grand écran de votre cinéma. Rappelez-vous le film AVATAR.

De nombreux appareils photos ont précédés celui que je vous propose aujourd’hui. Je vous invite à les découvrir sur le site http://www.stereoscopie.eu/. Résumons en disant qu’il y en eu avec des plaques de toutes les dimensions, puis avec le film 35mm, dans lequel on obtenait 26 couples stéréoscopiques 24x24mm, 20 couples en 24x30mm ou 18 couples en 24x36mm

Notons qu’en 1980, la marque Nimslo sortait un appareil qui prenait 4 photos en même temps, au format 24x24mm. Les images devaient être traitées dans un labo spécialisé qui les découpait en lamelles verticales, qui fixait celles-ci dans un ordre précis et qui les collait ensuite avec un réseau lenticulaire sur la nouvelle photo. Ces lentilles permettaient de restituer le relief sans avoir besoin d’autres accessoires.

Malheureusement, le peu de labo équipés a fait rapidement chuter l’intérêt de cette méthode.

Et lorsque dans les années nonante ImageTech se met en tête de produire un appareil stéréoscopique sur le même principe (avec 3 objectifs au lieu de 4), dont un jetable, il subit le même sort que le précédant.

Cela le rend-t’il inutilisable ?

Franchement, je n’en sais rien mais il semble possible de se procurer les réseaux sur Internet et de faire soi-même les images … à tester donc, pour la beauté du geste car l’appareil n’a rien d’extraordinaire, sauf ses trois objectifs !

Au fait, c’est quoi un réseau lenticulaire ?

C’est un écran de plastique constitué d’une série de lentilles rondes ou longitudinales, fixé sur une série de photos qui ont été spécialement développées. Il permet de voir le relief sans utiliser de lunettes ou autres visionneuses.

Si vous vous en souvenez (enfin, ceux qui ont plus de vingt ans), dans les années septante et quatre-vingt, il était possible de trouver des cartes postales fabriquées avec ce système et qui donnait l’impression de relief de certains endroits touristiques qui s’y prêtaient.

De nos jours, il n’y a plus que lors d’expositions ou sur des supports publicitaires que l’on trouve ces réseaux. Mais il serait possible de faire soi-même ses propres impressions en achetant des plaques lenticulaires et en utilisant les logiciels adéquats..

Je vais aller à la pêche …

Mais comment monte t’on des photographies en relief ?

Toutes les explications suivantes sont issues de http://www.stereoscopie.eu/expo1/Conf1.pdf

Il est impératif de monter les photographies en 3D afin que notre cerveau n’ait pas trop à « travailler » au risque de nous donner des maux de tête !

Alignement vertical : Il faut impérativement qu’il soit au même niveau et droit sur les images gauche et droite :

Différences de dimensions : Ce défaut peut être dû à une focale différente entre deux appareils ou deux prises de vues, ou à une distance différente « appareil/sujet photographié » lors d’une prise de vue en deux temps :

Différences trapézoïdales : Ce défaut peut être dû à un déplacement entre l’appareil et le sujet photographié lors d’une prise de vue en deux temps :

Différences d’expositions : Il ne doit pas y avoir de différences d’expositions entre les images gauche et droite :

Alignement horizontal : Cet alignement permet de choisir quels points seront en avant, en arrière ou au niveau de l’écran et c’est ce que nous appelons « la fenêtre stéréoscopique » :


1) La distance « bord de l’image/maison » est la même sur les images gauche et
droite, donc la maison se trouve au niveau de l’écran et l’arbre en avant :

2) La distance « bord de l’image/arbre » est la même sur les images gauche et
droite, donc l’arbre se trouve au niveau de l’écran et la maison en arrière :

Peut on rattraper ces « problèmes » ?

Oui, grâce à un logiciel de montage, le « StereoPhoto Maker » (téléchargeable gratuitement à l’adresse Internet : http://stereo.jpn.org).

Ce logiciel permet de rattraper tous les défauts énumérés ci-dessus, et bien plus encore.

Alors, vous pensez encore que ce jetable est un « banal » appareil à jeter ?

Hormis qu’il fut fabriqué sans doute en 1996, il est chargé d’un film en 400 Iso, traitement C41 (couleurs) de 16 vues et il convient de se mettre entre 1,2 m et 2,4m pour prendre la photo.

Mais en fouillant bien sur la Grande Toile, j’ai trouvé les « spécifications techniques » de l’engin :

Caméra stéréo lenticulaire avec viseur 35 mm
Fabricant 3D Image Technology, Inc., P.O. Box 4300, Norcross, Géorgie 30091-4300, États-Unis
Année d’introduction 1996
Cartouche de film 135
Dimensions 143 x 70 x 38 mm (L x H x P)
Poids 168 grammes
Séparation de l’objectif 18,50 mm, 37,00 mm
Format d’image 17,30 x 23,80 mm (L x H)
Séparation de la fenêtre d’image 18,60 mm, 37,20 mm
Verres en plastique, 1:9,5/27 mm
Diaphragmes fixés à f/9,5
Mise au point fixe, 1,2 m à l’infini
Obturateur mécanique de type guillotine derrière les lentilles. Armé avec transport de film
Vitesses d’obturation fixes à 1/100 sec.
Viseur Newton (environ 0,6x)
Manuel de transport de film, avec molette par 12 trous d’entraînement (= 57,00 mm), roues d’entraînement en haut et en bas.
Film négatif 400 ASA / 27° DIN

Le plus fort de cette histoire c’est que si la société n’existe plus, il serait toujours possible de faire développer les films aux adresses reprises ici : https://www.stereoscopy.com/faq/lenticularprocessing.html.

Je vais essayer, on ne sait jamais, et ça m’évitera sans doute des maux de tête avec un logiciel, des réseaux lenticulaires, etc.

En, tout cas, si vous voulez en savoir plus, le site https://www.stereoscopy.com/ me semble incontournable en termes de ressources sur la photographie en 3D.

La source des explications sur la stéréoscopie vient du site http://www.stereoscopie.eu/ que je vous invite à visiter si vous voulez en savoir plus sur ce sujet passionnant et étonnant

Quelques références (si, si, j’en ai trouvé ….) : https://www.flickr.com/groups/1264001@N23/discuss/72157623607038206/, https://obscure-cameras.blogspot.com/2010/07/review-imagetech-3d-fx.html, https://www.lomography.it/magazine/27228-imagetech-3d-fx-three-eyed-alien-mutant-camera, https://www.flickr.com/groups/multilens/discuss/72157623607012734/, https://www.stereoscopy.com/cameras/it-fx.html, https://www.stereoscopy.com/faq/lenticularprocessing.html en anglais, http://www.stereoscopie.eu/expo1/Conf1.pdf, https://www.collectiongeven.com/piwigo/picture.php?/1639/category/817, http://www.stereoscopie.eu/ en français.

Argentique

Le PF, le minimum syndical du 110

Non, le PF ce n’est pas un nouveau parti politique, ni une abréviation bizarre …

Dans mes rayons des appareils étranges, celui-ci a toute sa place, même si elle est toute petite, vu la taille de l’engin !

Typique de la fin des années quatre-vingt, début nonante, ce « gadget », de par sa simplicité extraordinaire, va à l’essentiel de l’appareil photo car, oui, c’est un appareil photo !

Sa boite reprend le minimum syndical, intriguant plus que donnant des informations si on n’a jamais connu ce type d’appareil (oui, d’accord, ça ne rajeunit pas certains d’entre nous !)..

Et une fois l’objet sorti de ce carton, on n’est pas beaucoup plus avancé !

Un bidule en plastique – très plastoc – qui, en y regardant de plus près, semble posséder un objectif, un bouton de déclenchement et même (si, si), un viseur …

-« Heu, ok, mais et la carte, je la mets où ? »

Mais mon bon monsieur, c’est avec un film que ça fonctionne !

– » !? »

Mais oui, et c’est là le trait de génie de ce minuscule appareil photo, c’est d’avoir pris le pari que c’est le film qui va faire corps avec la chambre noire qu’est un appareil photo.

Mais pour cela, il fallait un film en cassette, étanche elle-même à la lumière.

Ils auraient pu le faire avec un film en 126, mais la taille n’aurait pas été si réduite.

Il restait alors un autre format qui, je le rappelle, existe toujours : le format 110.

Pour mémoire, les films en cartouche ont été inventé par Kodak pour répondre aux amateurs (très amateurs) qui éprouvaient des difficultés pour mettre leur film dans l’appareil.

Pourtant, ce n’est pas faute que les fabricants aient rivalisé d’ingéniosité pour leur faciliter la tâche. Citons Canon, Minolta, Fuji, Praktica, par exemple à ce sujet, mais bon …

Et donc avec cette « cassette » non seulement il ne faut plus « charger » le film d’un contenant (la cartouche) vers un récepteur (la bobine), puisque la cassette contient les deux, mais en plus, elle garde votre film dans le noir. Ce qui veut dire que si, par inadvertance, vous ouvrez votre boitier, il n’y aura que la vue engagée qui sera voilée (en théorie), le reste du négatif étant à l’abri.

Et donc, en 1963, Kodak lance la 126 pour alimenter ses appareils « Instamatic », qui auront un succès fou, pas tant pour la qualité de ces appareils mais pour leur simplicité d’utilisation.

Ensuite, en 1972, les émulsions et les supports ayant encore bien évolués, Kodak lance le format 110. La cartouche contient un film de 16mm de large, avec une seule perforation par image, pour faire avancer le film à la bonne longueur.

La particularité du film est qu’il est couché sur papier, qui est visible à l’arrière de la cartouche dans une petite fenêtre, ce qui permet de voir le numéro des vues. Ce papier assure aussi une meilleure étanchéité à la lumière lorsque la cartouche est dans l’appareil.

A la fin des 12 -20 ou 24 vues, pas besoin de rembobiner le film, il est bobiné dans la cartouche, que vous déposerez dans votre laboratoire pour développement.

Officiellement, Kodak cessa la production du film en 1994, Fuji en 2009 mais d’autres marques, dont Lomography, ont remis ce format au goût du jour.

On lui a souvent reproché un manque de qualité – bien souvent due à celles des appareils utilisés – mais ce format et les appareils associés ont fortement démocratisé la photographie « plaisir ». Rappelez-vous les pockets de chez Agfa que (presque) tous les enfants ont reçu en cadeau de communion dans les années quatre-vingt – nonante, pour leur plus grand bonheur !

Et donc, dans ce tout petit boitier, vous avez un mécanisme pour faire avancer les vues (la petite molette à gauche), un viseur dit « sportif », un déclencheur (le bouton rouge), un compteur de vues (si, si, sur le film lui-même !), un obturateur avec une vitesse unique, un objectif … bref, un vrai appareil photo ultra compact !

L’idée d’exploiter la cartouche comme corps de l’appareil repose en fait sur la capacité de celle-ci a assure une étanchéité suffisante à la lumière (papier au dos de l’émulsion) … mais nous ne sommes pas à l’abri d’une fuite car il faut que l’assemblage soit précis pour éviter, dès le départ, tout soucis.

Ces petits appareils ont été décliné en une multitude de formes, souvent en porte-clés, voire en porte-monnaie (la « fausse » cartouche de 110 étant destinée à recevoir la monnaie), sous des marques toutes plus farfelues les unes que les autres mais généralement avec une constance, celle d’être fabriqué en Chine (déjà).

Bref, ne vous attendez pas à des résultats extraordinaires mais voilà un appareil qui aura au moins le mérite de vous faire sourire …

Et s’il vous prenait des les collectionner, ils ne vous ruineront pas et, au point de vue place, ne vous submergeront pas non plus. Par contre, ça devient vite addictif …

Pour découvrir une multitude d’autres délires en 110, je vous recommande ce site : Collection G. Even

Quelques références : https://en.m.wikipedia.org/wiki/110_film, https://camerapedia.fandom.com/wiki/110_film, en anglais, https://mgroleau.com/photo/util/format.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Format_de_pellicule_photographique en français

Argentique

Après le Chadt CAM watch M1 voici le Wristcam

-« Ca y est, il est encore parti dans ses élucubrations et ses trucs improbables ! »

Oui … et non. Le Chadt CAM watch M1 était bien un appareil espion digne des idées loufoques des années quatre-vingt, tandis que le Wristcam est tout droit sorti des bureaux marketing de chez … Apple. Et ça fait toute la différence (de prix, notamment !)

Allez, je résume, le Chadt CAM wacht M1 est un minuscule appareil photo (23gr) qui utilise le film Minox 8x11mm et qui, pour l’anecdote, porte une petite montre digitale sur le bracelet.

Si vous en trouvez un, il coûte dans les 20€

ok, c’est pas vraiment discret …

Le second, par contre, se veut sérieux (MDR) car produit par Apple, qui a déjà fait moins pire.

Le Wristcam est un module de 23 gr qui s’attache à une Appel Watch. C’est un fait le nouveau bracelet de celle-ci, compatible avec les montres de la marques du modèle 1 au 6 et avec les iPhone depuis le 6.

… mais ça non plus !

Ce module en fait contient 2 minuscules appareils photo, basés sur des capteurs Sony. Pourquoi 2 appareils ?

Ben un tourné vers vous et le second vers l’extérieur pour, je cite « […] se photographier soi-même, donne[r] accès à la diffusion en Live Streaming (via l’application dédiée sur son iPhone) ou encore à la fonction « Walkie Talkie » qui permet d’enregistrer des messages vidéo jusqu’à deux minutes, à synchroniser ensuite avec son téléphone ».

Autrement dit un formidable appareil à selfies continus – Narcisse est en pâmoison là ! – et un appareil photo espion à peine déguisé.

Quand je pense qu’il y a encore des gens qui demandent aux (vrais) photographes de ne pas leur prendre le portait, je me marre !

Techniquement, le premier appareil est un 2Mpx et le second un 8Mpx avec la possibilité de capturer des images en 3840 x 2160 px et des vidéos en Full HD. Le Live streaming est également possible via ce capteur. Pour capturer et stocker ces images, le bracelet est doté d’une mémoire interne de 8 Go (environ 2000 photos ou 1 heure de vidéo).

Je ne résiste pas à la beauté des slogans de la marque :

Where Life + Style Meet

Wristcam is designed to match your style,
no matter what life throws your way.

Là où la vie et le style se rencontrent

Wristcam est conçu pour correspondre à votre style,
peu importe ce que la vie vous réserve.

See It, Snap It, Share It.

Go without your phone and stay in the moment.

Le voir, le capter, Partagez-le.

Allez sans votre téléphone et restez dans l’instant présent.

Surtout pas de recul, surtout pas de contexte, restez dans « l’instant présent », aussi inutile soit-il …

Franchement là on touche le fonds … s’ils continuent à creuser, ils trouveront peut-être du pétrole.

Attendez, je ne vous ai pas encore donné le prix : 250€, en plus du prix de la montre (429€ celle tout en plastoc, sinon c’est 750€) et de l’iPhone (900€).

A ce prix là (pas loin de 1500€en version minimaliste), je m’achète un vrai appareil photo et je n’ai pas honte de photographier ce que je veux

Je ne sais pas vous, mais là, ils m’agace …

Argentique

Qui connait le « Chadt CAM watch M1 » ?

– « Allez une fois (nous sommes en Belgique, hein), je vois vos méninges tourner à plein régime …. »

Un indice ? le mot watch devrait vous perturber un peu plus, non ?

– « Bon, second indice, le mot CAM … alors, alors, c’est …. un appareil photo ! Bravo, vous avez trouvé … mais quel appareil et pourquoi avec une montre ? »

Suspens, suspens …

Ben oui, dans le vaste monde des appareils photo argentiques, il y a parfois de ces OVNI (pour Objet Voyant Non Identifié) qui semblent n’avoir ni queue ni tête et pourtant, des vendeurs astucieux en ont vendu.

Concédons le, ils n’ont pas dû en vendre des camions, quoique l’on puisse parfois être étonné…

– « Alors, vous n’avez toujours pas trouvé de quoi il s’agissait ? »

Si je vous dis « made in Germany », ça fait avancer votre smilblick (merci Coluche de ce mot délicieux) ?

– « Ah ah, le « made in Germany » ça fait penser à du solide, du fait pour durer, du sérieux … »

Reste que mélanger montre et appareil photo, ça laisse comme un doute, tout à coup !

– « Pardon, vous voulez d’autres indices ? »

Bon Prince, je vous montre la boîte …

– « Comment ça Watson, c’est un peu mince comme indice ? »

Réfléchissez, l’objet sera oblong sans doute, pas bien épais en tout cas, … cela pourrait être un pocket peut-être ?

Quelques informations techniques pour confirmer/infirmer votre hypothèse :

+ Objectif fix focus 14,3 mm f / 4 en 3 groupes à 3 éléments
+ Ouverture réglable manuellement de f4 à f11
+ Vitesse d’obturation: 1/200s
+ Tirette pour l’avance du film et l’armement de l’obturateur
+ Film Minox 8×11

– « Le dernier élément devrait vous guider … »

Toujours votre langue au chat ? Alors je vous montre :

Il s’agit en fait d’un « appareil espion » qui tient plus du gadget, convenons-en, que du Minox que je vous avais présenté.

Monté sur un bracelet en tissus et amovible, une petite montre est ajoutée – pour ne pas se tromper dans les top horaires de tout espion qui se respecte sans doute. La montre numérique nécessite une pile de type Varta V364L de 1,55V.

Le viseur est disproportionné et bien évidemment bien loin de la focale de l’appareil. Disons qu’il aide à voir ce vers quoi on veut cadrer, au sens large …

Les ouvertures f 4- f 11 sont sélectionnées en fonction du guide des symboles météo pour ensoleillé, nuageux et foncé. L’avance du film se fait par un levier situé sur le côté de la caméra, qu’il faut actionner 2 fois et demi pour armer. Le déclencheur est le petit bouton situé à l’arrière de l’appareil.

Pour le charger, vous devrez déverrouiller l’appareil de sa base puis simplement ôter le couvercle du fonds pour y loger une cassette de film Minox (ou Camel ??) en 8×11.

L’appareil photo ne pèse que 22 grammes sans le bracelet et horloge numérique. Pour seulement 51×31.8x21mm (largeur, profondeur, hauteur) et 60x48x25mm avec attache de dragonne (complet, il pèse 44gr).

Cette gentille digression d’un appareil autrement célèbre est apparue au début des années nonante. Il a été rebadgé Revue et vendu par le catalogue Allemand Quelle, qui vendait de tout et … n’importe quoi !

C’est une anecdote qui a dû plaire aux enfants. Je ne mettrai pas de film dedans car je crains que la qualité ne justifie pas le sacrifice d’un film Minox.

Même dans la pire copie des films d’espionnage, ils n’ont pas osé affubler leur héros (ou anti-héro) de cet accessoire. C’est peut-être dommage, ça aurait pu être rigolo.

Ceci étant, je vous promets que la prochaine fois, je vous parlerai d’un vrai appareil.

Quelques références : https://www.photo.net/discuss/threads/chadt-cam-watch-m1-8×11.35666/, http://www.submin.com/8×11/collection/chadt/index.htm, http://www.oocities.org/mbarel.geo/wristcam.html en anglais.

Et pour le mode d’emploi, c’est ICI

J’adore le slogan : l’appareil photo pour les clichés actifs
Les improbables

Do you know VIDDY ? ou le sténopé marrant

… parce que moi, il y a quelques jours j’ignorais tout de son existence.

En fait, en baguenaudant sur un site de vente de seconde main, je découvre une offre qui m’intrigue :

Avouez que c’est tentant ! Je prends contact avec le vendeur, super sympa (merci Hervé), l’affaire est conclue et il m’expédie le colis, que j’ai reçu hier soir (ben oui, la Poste travaille presque en « trois x huit » ces derniers temps – merci aussi à notre facteur livreur).

Ce matin, déballage de l’objet :

Si j’en crois la description, le montage devrait me prendre une demi-heure, sans risquer de me couper, n’y mettre de la colle partout et mon épouse ne devrait pas me reprocher « d’avoir mis du désordre » …

Promis, je reviens vers vous dès que je me lance et je vous raconterai.

Toutefois, si vous trouvez que ça peut faire un chouette cadeau et qu’il ne faut pas trainer pour l’acquérir, voici des références utiles : Lomography, http://www.etvonweb.be/69131-photographie-viddy-lappareil-photo-en-carton, https://vertcerise.com/2015/02/25/the-popup-pinhole-company/ et en anglais, le site de la firme Pop up Pinhole Company

Les improbables

Connaissez vous le ZorSony ?

Hé oui, voici un nouvel hybride vraiment original, loin des habitudes des as du marketing mais tellement proche de l’esprit qui anime ce blog …

Je vous avais déjà présenté une hybridation improbable, celle d’un Fed et d’un Lumix. Ici, c’est un pas plus loin !

Notre ami Georges a ouvert une voie et quelques passionnés lui emboitent le pas, pour le plaisir de photographier autrement.

Et donc, un collectionneur ne pouvait se résoudre à jeter un vieux Zorki qui, s’il ne fonctionnait plus, gardait l’attrait de ces vieux télémétriques : une bouille sympathique et un parfum d’hier …

Mais trêve de nostalgie car dans les tiroirs de ce bon monsieur trainait aussi un très moderne Sony RX100 qui lui aussi avait dû connaître des jours meilleurs. Toutefois, si son ramage n’était plus à la hauteur, sa technologie était toujours parfaitement fonctionnelle.

Alors pourquoi ne pas mixer ces deux mondes improbables ?

Petit coup de fil à notre ami Georges, qui aime les défis, et le voilà recevant les deux boitiers pour cette délicate opération

L’opération est classique : démontage complet du Zorki, pour estimer au mieux l’espace disponible, dépouillage du Sony de ses plastiques; mise en perspective des deux et tracé des découpes à envisager.

Car, de fait, l’insertion du Sony va imposer une rehausse de 9mm du corps du Zorki.

Opération découpe : le boitier du Zorki est découpé en 4 parties, la rehausse installée et ressoudée.

Il faut se résoudre aussi à sacrifier le micro flash du Sony. Ceci étant, l’objectif de ce dernier est un équivalent 28 – 100mm ouvrant à f1,8 – 4,9 et son capteur permet des montées en ISO confortables : la mise hors service du flash ne sera pas une perte vraiment préjudiciable.

Bref, quelques découpes, soudures, escamotages, introduction millimétrée, ajustage précis des divers éléments, ré assemblage, recouvrement, nettoyage et voilà un vrai hybride : le ZorSony !

Encore une fois, j’applaudis : plutôt que de finir en fonderie pour le vieux Zorki et à la déchetterie pour le moderne Sony, cette greffe inhabituelle permet de faire revivre un appareil photo tout à fait fonctionnel.

Et d’ajouter ce que je qualifie d’humour, au sens où le photographe qui utilisera cet appareil le fait en toute connaissance de cause et les sujets photographiés auront toujours un doute salutaire auquel ils n’auront réponse que s’ils franchissent le pas de la rencontre avec le photographe, ouvrant sans doute le débat, le plaisir de la découverte, le partage des idées …

Le résumé en quelques images :


Et parce que notre ami Georges n’est jamais avare de ses bons conseils, trucs et astuces, je vous livre la phrase qui clôturait le mail de nos échanges : « A ceux qui voudraient  reproduire cette réalisation ,je suis prêt à leurs donner quelques infos« . 

Donc si vous vous l’âme chirurgicale, si votre établis frémit d’impatience, si vous avez des vieux boitiers qui aspirent à une (au moins) seconde vie, prenez contact avec moi via le formulaire de contact et je me ferai un plaisir de relayer vos demandes vers Georges.

Exceptionnellement, je vais me permettre de traduire le commentaire de Christian pour ceux qui ne comprennent pas la langue de Goethe (ok, moi je triche, j’ai un bon traducteur ;-))

« J’ai rencontré Georges par hasard. Une coïncidence que je ne voudrais plus manquer. Je suis photographe amateur Leica depuis le début et je suis maintenant dans la deuxième moitié (la plus courte) de ma vie. C’est là que j’ai trouvé l’offre de Georges de convertir un Leica à vis en appareil photo numérique. Je n’ai pas cru mes yeux pour croire ce que Georges avait prévu. Il m’a donné de bons conseils et m’a suggéré de ne pas prendre un vrai vieux Leica, mais un ‘Goldleica’ (réplique). Il m’a laissé faire partie de toutes les étapes de travail et a posé des questions sur mes souhaits personnels. J’ai eu la chance de connaître personnellement Georges en revenant de vacances en Méditerranée. Ce qui m’attendait m’a assommé. J’ai reçu un chef-d’œuvre de savoir-faire parfait qui fonctionne toujours parfaitement aujourd’hui, et dont la vue me met toujours de bonne humeur. Merci encore et une recommandation à tous ceux qui veulent combiner l’ancienne technologie avec la précision numérique. Georges a un sens aigu de l’esthétique et vous pouvez lui faire entièrement confiance.« 

Les improbables

Le plaisir de photographier différemment …suite

Ah, ce f… confinement ! Soit vous vous morfondez, broyez du noir dans votre coin, soit vous mettez à profit ces précieuses heures de tranquillité un peu forcée pour créer.

C’est la seconde option que notre ami Georges a choisie et j’ai le plaisir de vous présenter sa dernière réalisation, qui a demandé patience, minutie et quelques recherches pour obtenir le résultat escompté.

Il s’agit d’un boitier  « LEICA »,  copie réalisée sur base d’un Fed 1G en laiton.

Le premier tour de force est d’être parvenu à conserver le revêtement  en vulcanite d’origine . Généralement fragilisé avec le temps, ce revêtement part vite en lambeaux (éclats). L’avoir conservé intact est la preuve de la minutie apportée aux travaux de découpes.

Ensuite, le nouveau « cœur » de l’appareil est un LUMIX XS1, modifié pour qu’à l’arrêt l’objectif ne se retire pas dans le corps de l’appareil. Esthétiquement c’est beaucoup plus joli et cela évite que des poussières n’entrent dans l’objectif évidé du Leica – Fed.

Superbe idée et très belle réalisation.

Enfin, la mise en marche se fait à partir de la bague des vitesses avec rappel auto et le déclencheur est resté celui d’origine. Du travail d’orfèvre en mécanique et électronique.

Pourquoi se priver d’utiliser de vraiment beaux boitiers anciens ? Olympus et Fuji nous ont habitué à une certaine mode du « néo-retro » avec leurs modèles phares que sont le Pen F et le X100.

Ici nous allons un pas plus loin : rendre vie à des boitiers esthétiquement en très bon état mais dont la mécanique a fini par lâcher (ils ont généralement plus de 50 ans) et dont le sort aurait été de se retrouver en fonderie au pire ou comme presse-livres au mieux.

Et puis il y a ce côté « joueur » plaisant à sortir ce genre d’appareil, réellement hybride au sens noble du terme, qui sème un peu la confusion car les personnes photographiées hésiteront toujours entre « c’est un vrai ? » … oui, mais un vrai quoi : argentique, numérique ?

Soyez curieux, faites en, l’expérience …

Les improbables

Le plaisir de photographier différemment …

Vous le savez, j’aime découvrir des appareils qui sortent de l’ordinaire ou de beaux objets, qui ont une histoire, que j’ai envie de partager avec vous.

Et puis, il y a des rencontres improbables, comme celle du Fed digitalisé que je vous ai présenté il y a peu.

Son inventeur et moi avons échangé quelques mails au sujet de cet appareil étonnant et j’ai reçu quelques images de ses autres réalisations, toujours aussi belles et décalées.

Puis je lui ai proposé un échange téléphonique, pour mieux comprendre sa démarche, ses envies, ses réalisations. Un matin donc, nous avons pu parler à bâtons rompus de tout cela et, avec son autorisation, je vous livre ici le résumé de nos échanges.

Georges, retraité, pour combler ses moments perdus, s’est lancé dans la réalisation d’objets insolites : montre habillée de bois, manomètre industriel transformé en pendule, vieux reflex MAMIYA  transformé en radio transistor, téléphone rétro transformé en poste à galène ! … et puis un jour …la reproduction d’un LEICA en BUIS

Ensuite pourquoi ne pas faire la rencontre avec le passé, ces merveilleuses  pièces de collection, et ces  » indécents »  APN  dont certains ressemblaient plutôt à des « savonnettes » tout en proposant des photos acceptables, et surtout, accessibles à tous .

Une première expo a retenu l’attention des dirigeants d’un club bien connu et l’idée a fait son chemin avec la transformation d’appareils en panne voire des épaves.

Un site a été créé et rapidement des échanges et demandes se sont faits.

La production est faible, il faut compter de 60 à 80 heures pour une transformation, quelques fois avec des échecs, par exemple lors d’un dérapage de fer à souder sur une carte électronique d’un APN

L’intérêt étant, outre le plaisir de bricoler, les nombreux retours et contacts avec les personnes qui ont acheté un appareil, dont certains venant de très loin de son Beaujolais.

Vous découvrirez son lien  sur l’excellent site du CLUB NIEPCE LUMIERE   à  Georges Durand .