L' Atelier de Jean-Pascal, passionné de photographie et de peinture
Catégorie : Et si nous parlions (un peu) technique ?
quelques mots sur les techniques photographiques (zone focus, sunny 16, vitesse lente, expositions multiples, triangle d’exposition, exposer pour les ombres, exposer pour les hautes lumières, le flou de bougé, les flous artistiques, le flou, les objectifs, les focales, les ouvertures, les réglages, le flux informatique, Luminar, les programmes informatiques, …)
Olivier nous a fait l’amitié, comme les années précédentes, de venir nous faire une visite sympathique sur le stand lors de la 10ème Foire photo de Villers-Bretonneux.
Du coin de l’œil, je l’ai vu fureter à la recherche d’un objectif à réparer, d’un beau réflex ou de quelques cailloux à ajouter à son petit parc. Car notre ami compte aussi sa future belle-fille au rang des photographes qui aiment piocher dans ses réserves quant le besoin s’en fait sentir.
Quand j’ai enfin pu lui parler plus de 5 minutes sans être interrompu par un amateur arrêté sur le stand, je lui ai remis un objectif et deux appareils qui allaient avoir besoin de ses doigts agiles et de ses compétences : un zoom Sigma qui était tombé de haut, un Fujica AX-3 qui a décidé de ne plus donner signe de vie il y a un (long) moment déjà et un Minolta XG-2 dans le même état.
Vous dirais-je que j’ai vu ses yeux briller ?
Le soir même il me livrait déjà ses diagnostiques : l’AX-3 était en mort clinique assurée, un imprudent lui ayant déjà ouvert les entrailles et avait eu l’idée saugrenue de modifier la carte électronique ; il réservait son diagnostique pour le zoom car il semblait bien touché tant à l’avant qu’à l’arrière ; enfin, le Minolta XG-2 avait toutes les chances de revenir au pays des photographes.
De fait, ce pauvre hère était bloqué parce qu’un maladroit avait eu l’idée absurde de lui imposer un objectif tiers avec une bague Adaptal non … adaptée, qui avait ainsi bloqué le mécanisme de sélection et l’électronique.
Un retrait judicieux de la mauvaise bague et l’ajout de celle prévue pour Minolta avec un bon objectif réanime le Minolta, enfin libéré. Il est sauvé, ouf !
Mais tant qu’à redonner vie à l’engin, autant le faire bien : les mousses du miroir et internes sont changées afin d’assurer une parfaite étanchéité à la lumière et, comme le revêtement donnait des signes de fatigue, un beau vrai cuir vient lui servir de costume chic.
Là, je ne résiste pas au plaisir de vous le présenter dans ses nouveaux habits :
Franchement, il est magnifique comme ça et finalement unique.
Bravo Olivier, c’est du très beau travail.
C’est agréable de voir un passionné passionnant apporter autant de soin à un sauvetage et de savoir que ce bel appareil est reparti pour un (bon) tour.
C’est grâce à Patrick, fidèle lecteur du blog,que je peux vous donner les coordonnées d’un livre bien utile.
Et voici le lien vers l’éditeur, directement : BoD – Books on Demand.
Je vous suggère de lire l’extrait proposé, vous aurez déjà appris à démonter votre Zorki C,
ou votre Zorki 1, C, C2 et Fed 2, très similaires.
Le prix est de 40€ mais ce bouquin vous évitera déjà bien des déboires, comme des vis cachées énervantes, des ressorts qui se font la malle, les entretoises sournoises, les cales qu’il faut remettre à leur juste place, etc. D’autant que l’auteur assortit son texte de trucs utiles pour démonter sans casser ni dérégler.
Je remercie encore une fois notre mentor, Jean-Pascal, pour sa générosité car ce boitier des années 1938/1939 va reprendre du service et il sera une pièce importante pour la suite des évènements. Mais commençons déjà par le début.
C’est dans un carton contenant plusieurs anciens boitiers (donnés par J-P) que j’ai trouvé ce WELTIX qui n’attendait qu’une seule chose… Refaire des photos ! Un rapide examen nous montra qu’il était presque totalement opérationnel*. Les vitesses semblaient justes et un rapide démontage de la face avant de l’obturateur COMPUR nous montrera qu’il était en parfait état et qu’aucune trace de graisse durcie ne viendra perturber son fonctionnement. Par contre, au niveau des lentilles, ce n’était pas le même constat. Des traces de champignons ou d’un autre résidu commençaient à apparaitre. Il est évident qu’un petit nettoyage s’imposait mais une question n’allait pas tarder à arriver : Comment vérifier la mise au point… Et oui, ce n’est pas un reflex [ni un télémétrique] et rien ne permet « à priori » de vérifier la bonne adéquation entre la couronne des distances et la position des lentilles. Il est aussi évident que l’on ne va pas passer des dizaines de pellicules de test pour rechercher la bonne position de cette couronne.
*Fred, de Studio Argentique, avait déjà photographié avec le Weltix et m’avait fait part de son expérience : les images sont belles mais très sombres. J’ai donc expliqué le phénomène à Olivier et vous découvrez la suite.
Etat des lieux.
Vue avant du WELTIX et du groupe de lentille qu’il faudra nettoyer.
Démontage.
1) Commençons déjà par nettoyer les lentilles.
Le démontage de la lentille avant est d’une facilité déconcertante et un spanner vient rapidement à bout de sa couronne de fixation.
En premier on dévisse le groupe avant et on démonte la couronne de mise au point.
On arrive enfin à la lentille frontale que l’on passera à l’alcool à 90°.
On en profite pour démonter le groupe avant fixe qui recevra lui aussi un passage à l’alcool.
La lentille arrière demandera que peu d’effort et le spanner accomplira le travail avec une facilité déconcertante ! La aussi, passage à l’alcool.
Remontage.
b) Le remontage.
On remet toutes les lentilles en place et au besoin on utilise une bombe à air-sec pour éliminer toute trace de poussière.
Et la question redoutée arrive ! Suis-je vraiment à la mise au point sur l’infini ? Et oui, qui me dit que je n’ai pas désynchronisé les lentilles et la couronne de mise au point avec tous mes démontages ? Une vérification avec une pellicule me montrera rapidement que c’était le cas !
Vérification.
c) La vérification de la mise au point.
Bon et bien, je fais quoi maintenant ? Ce n’est pas un reflex qui me permet de vérifier ce synchronisme par une rapide visée dans l’oculaire… Allez réfléchissons un peu…
Les verres de visée sont conçus pour faire apparaitre l’image issue de l’objectif et les éléments de mise au point (stigmomètre et microprisme) sont étudiés pour amplifier un défaut de mise au point. Donc en mettant un verre de visée à la place du film et en regardant celle-ci avec une loupe, je devrais reproduire le même phénomène qui est utilisé dans un reflex. Ainsi, j’ai utilisé un verre de visée de CANON AE-1 Program comme moyen de test. Le support métallique de ce verre permet de ne pas marquer le verre de visée avec les bandes autocollantes qui permettent de le maintenir en place durant les réglages. Finalement, vous mettez le boitier sur un pied photo et vous enclenchez la pose « B » avec l’ouverture maximale (Ici f 2.9). Vous allez avoir tout le temps nécessaire pour examiner votre stigmomètre avec votre loupe et ainsi vérifier la mise au point. Si celle-ci n’est pas parfaite, il suffit de décaler la couronne de mise au point qui est fixée au moyen de 3 petites vis.
Le résultat.
d) quelques photos montrant le résultat de notre restauration.
J’ai pris une pellicule N&B (BERGGER Pancro 400) pour ne pas avoir à me soucier de la vitesse d’obturation (ciel assez nuageux). Ne n’ai effectivement pas eu à utiliser une vitesse lente ( <1/50) mais j’ai fini avec une ouverture très faible f 11 !
Le début de la pellicule a été fait avec un Olympus OM-1 et son 50 mm f 1.4, le Weltix avec son 50 mm f 2.9 l’a terminée… La restauration est donc terminée, la mise au point est parfaite.
Au final.
Mais pour quelle raison va-t-il avoir une place importante pour la suite… Et bien il va m’accompagner durant les sorties de commémoration des différents évènements liés à la seconde guerre mondiale. Un reporter de cette période ne peut pas utiliser un CANON A1 ou un OLYMPUS OM-1 quand il est dans une jeep ou un GMC… C’est un anachronisme qu’il convient d’éviter.
Magnifique travail Olivier, comme d’habitude. Et comme notre ami est toujours modeste, il n’a pas mentionné qu’il avait aussi intégralement recousu le sac tout prêt qui s’était défait.
Un bel exemple de restauration dans les règles et pour la bonne cause.
Voilà quelques jours, je vous présentais ce magnifique appareil, en bien mauvais état, hélas, pour mon exemplaire.
Mais il est équipé du magnifique Tessar ouvrant à f2,8, ce qui vaut bien de plonger les mains dans ses entrailles pour essayer de le remettre en route.
Pour rappel :
le déclencheur ne déclenche plus
la roue du télémètre est bloquée
le réglage des ouvertures aussi
il semble qu’un élément qui devrait être caché par le cuir soit maintenant apparent
il a besoin d’un bon nettoyage
Comme la plupart d’entre nous, j’ai cherché des tutoriels pour comprendre comment ouvrir l’appareil sans dégâts. Armé de mes tournevis de précision, je me lance …
D’abord ôter le dos, qui avait été mal engagé et dont un bord était plié. Petit passage à la polisseuse de bijoutier (un petit accessoire qui ressemble à une lime à ongles avec 2 faces pour polir les pièces et retirer les traces de rouille, d’oxydation, etc.) sur les bords car il y a des traces d’oxydation.
Ensuite, retirer les 4 vis qui tiennent une plaque, en dessous de l’appareil, afin de pouvoir ensuite dégager le bloc optique.
Ceci étant fait, il faut maintenant dévisser les 2 vis qui sont près de la bobine et de l’autre côté. Pour retirer la bobine détachable, ne pas tirer dessus mais écarter gentiment le ressort qui la maintient en place.
En remettant l’appareil à l’endroit, vous allez devoir maintenant démonter la molette de rembobinage et le compteur de vue.
Pas de panique, il n’y a pas de ressort vicieux ni de petites pièces à perdre.
Voici comment se présente l’ensemble une fois la cuirette ôtée des deux côtés et après avoir enlevé les 4 vis qui tiennent le bloc optique. En pratiquant cette opération, je me suis aperçu que le cuir, à gauche, avait été remplacé par du simili cuir, sans bande de protection devant le bras du mécanisme, qui l’a perforé.
On voit bien le rideau, qui ressemble à un vieux volet métallique ; au dessus, les 2 fenêtres du télémètre ; sur le côté gauche, les rouages du mécanisme.
D’abord, tout nettoyer car tout le métal est oxydé.
A ce stade, voici ce qu’on obtient :
Première image : le bloc optique, devant à droite, la chambre, à côté, et derrière, le mécanisme avec aussi le télémètre .Au milieu la chambre et ensuite le mécanisme du volet et le télémètre.
Je vous épargne le spectacle navrant des races de moisissures dans les plis du bloc optique (bon d’accord, j’ai oublié de faire les photos, choqué que j’étais !) : petite brosse dure, pinceau et bien souffler l’intérieur avant de mettre le tout sur le radiateur pour que ça sèche bien.
Maintenant c’est propre et sain dans le soufflet. Et heureusement, pas de trace de champignon sur l’optique, ouf !
Je reviendrai ensuite sur le bloc optique pour tenter de débloquer le mécanisme du télémètre.
Voyons plutôt le mécanisme de remontage et déclenchement.
Premier constat, rien ne bouge plus, la rouille a fait son office. Pas le choix, un petit coup de D40 pour nettoyer et enlever l’oxydation des pièces. Quelques secondes plus tard, les rouages acceptent de tourner.
J’essaye de comprendre l’enchainement de cet ensemble de roues et pignons afin de déterminer pourquoi le volet ne se lève pas et, si après l’avoir levé manuellement, pourquoi il reste bloqué et que le déclencheur ne fait pas son office.
Bon, là, je cale : j’ai l’impression que le volet est lui aussi oxydé. Re petit coup de D40 dans la fente du volet. Ça bouge un peu mieux mais rien à faire, il reste figé, comme s’il manquait un élastique pour remontre les 2 parties.
Alons voir si j’ai plus de chance avec le bloc optique. Pour mémoire, la petite roue qui doit faire tourner l’optique est bloquée.
Après avoir retiré les 3 vis qui tiennent la plaque de protection, on découvre une autre plaque, visée sur le support.
Ici encore, un petit jet de D40 et ça se débloque : la roue tourne et l’optique aussi. L’amplitude du mouvement est assez courte mais n’oublions pas que c’est un 50mm. Ne reste plus qu’à remettre toutes les petites vis dans le bon ordre (soyez plus prévoyant que moi et faites un petit croquis des emplacements des vis).
Avant le remontage du tout, désolé de ne pas avoir trouvé la panne, je profite du moment pour tout bien nettoyer, les verres du télémètres surtout.
Première tentative de dépannage mais résultat mitigé car seul l’optique et son mécanisme fonctionne. Pour le reste, je n’ai pas encore trouvé.
Pour ne rien perdre, je remonte le tout et je le range soigneusement.
Ah, et ne faites pas comme moi, démonter le bouton des vitesses et d’enroulement, ce n’est pas nécessaire et puis il vous faudra retrouver le bon endroit des 3 pièces qui le compose pour y glisser 3 minuscules vis.
Je continue de chercher et je reviendrai sans doute dessus. Au pire, si je trouve un autre exemplaire, fonctionnel, je ferai une greffe du bloc optique.
Après le succès de son article sur la remise en état du Canon 50mm macro, Olivier nous propose un second sauvetage, celui d’un Makinon. Si la marque semble désuète de nos jours, il faut se rappeler qu’elle jouait, en son temps, le même rôle que les Tamron et Sigma d’aujourd’hui : un objectif de bonne qualité à un prix raisonnable. On trouve d’ailleurs souvent ces objectifs montés sur les reflex des années septante et quatre-vingt.
Pour l’anecdote, sachez que notre ami Olivier a rouvert deux fois son objectif pour vous mettre les meilleures explications et photos de son démontage, parfois délicat (ah cette petite bille sauteuse !). Il vous l’a écris : c’est un très bon objectif, facile à entretenir.
Mais je lui laisse le clavier …
Préambule.
Le retour de Villers-Bretonneux (Suite)
On continue avec la bourse de Villers-Bretonneux. Le dernier article vous avait montré le sauvetage d’un objectif CANON 50 mm MACRO. Cette légende mérite, bien évidement, que l’on passe un peu de temps à la restaurer.
Mais qu’en est-il des autres objectifs qui n’ont pas la chance de porter un nom associé à des grandes marques réputées. Serait-on en train de rejouer « le vilain petit canard »… ?
Et oui, car négliger des marques moins connues ou réputées peut vous faire passer à coté d’objectifs qui sont capables de tenir la comparaison avec des objectifs de marque. Ainsi, la lecture d’un article sur le zoom MAKINON 35-105 m’a fait réfléchir sur cette mauvaise habitude. En effet, ce zoom, monté sur des boitiers numériques, montre des résultats excellents. Alors, pour tenter une nouvelle expérience, j’ai pris dans un bac « pour pièce » ou « à réparer » un objectif pour mon OM-1, un 135 mm f2.8 MAKINON. Cet objectif avait déjà attiré mon attention car il présentait une petite particularité. La fonction MACRO se fait en tournant la bague avant de l’objectif. Celui-que j’ai acheté présentait quelques défauts que j’allais devoir corriger : commande du diaphragme inopérante et plein de résidu dans les groupes optiques. Par contre, même si le filtre avant avait une trace de choc, il avait bien joué son rôle protecteur et l’objectif n’en présentait aucune.
Hélas, on ne trouvera pas beaucoup d’avis sur cet objectif car la marque est relativement peu connue et malheureusement classée comme secondaire. Par contre les rares avis que l’on rencontrera seront éloquents vis à vis de cet objectif.
Donc finalement, ce 135 mm mérite que l’on s’intéresse à lui… Vous vous doutez bien que celui que j’ai trouvé dans les bacs n’est pas similaire à celui présenté dans les publicités de l’époque.
Photo publicitaire du 135 mm f2.8 MAKINON.
Présentation du Makinon 135mm f2,8
Voici le 135 mm MAKINON que j’ai trouvé à Villers-Bretonneux (à gauche), en comparaison avec le 135 mm f 2.5 de TAMRON (à droite). Il est évident que le MAKINON est bien plus compact. Déjà, le MAKINON utilise un filtre de diamètre 55 mm, alors que le TAMRON vous obligera à monter du 58 mm.
Le filtre qui a protégé l’objectif lors vraisemblablement d’une chute. La déformation (certes légère) est bien visible.
Il est toujours utilisable mais ne sera pas capable de recevoir un autre filtre.
a) Démontage du groupe avant.
Les ingénieurs de MAKION ont vraiment fait dans la simplicité (et la fonctionnalité) car nul besoin d’un spanner pour démonter le groupe avant. Trois vis tiennent le capot avant.
Le retrait de ce capot nous montre la bague macro et sa rampe hélicoïdale. Là aussi nul besoin d’outils spécifiques pour poursuivre le démontage.
C’est fait le groupe avant est maintenant accessible. On va pouvoir s’occuper des lentilles.
Un nettoyage complet de chaque lentille à l’alcool à 90° suffit à retirer les traces restantes. De plus, pour chaque remontage de chaque lentille, un petit passage d’une bombe à air sec préviendra le retour des poussières.
Le groupe avant est maintenant comme neuf, il a toujours porté un filtre UV (merci à l’ancien propriétaire) et aucune éraflure n’est visible sur la lentille frontale. J’y ai immédiatement remis un filtre UV pour le protéger.
b) Démontage du mécanisme de commande du diaphragme.
On en profite pour regarder le mécanisme de commande du diaphragme et là aussi, 4 vis seront à retirer pour y accéder. Toutefois, nous ne procéderons pas de cette manière car vous pouvez remarquer que les vis sont dans des trous oblongs. Cela veut dire qu’un réglage (positionnement) est prévu. Ce réglage permet d’adapter l’ouverture du diaphragme à la valeur sélectionnée sur la bague. Il est évident qu’un mauvais montage (décalage) fera que l’ouverture du diaphragme ne correspondra plus à la valeur sélectionnée. Ainsi, on procédera au démontage par l’arrière.
Le retrait de la bague de fixation (4 vis) nous fait apparaitre la commande du diaphragme.
Le démontage de la bague de sélection du diaphragme ne pose aucun problème à partir du moment où l’on prend soin de ne pas perdre la bille servant au crantage !
Bon, et bien on continue à retirer les vis…
La bague interne de sélection du diaphragme est maintenant démontée
On passe maintenant à la bague de COMMANDE du diaphragme. On en profitera pour vérifier qu’elle peut se déplacer librement et un passage à un produit dégraissant ne peut que lui être bénéfique. Nous en profitons pour rappeler que les pièces associées au diaphragme sont conçues pour fonctionner A SEC. Alors, surtout même pas la moindre goutte huile.
On arrive finalement aux 3 vis de fixation arrière du mécanisme du diaphragme. Celui-ci sort avec une facilité déconcertante !
Un petit passage avec un produit dégraissant (Essence F par exemple) va rendre à vos pétales de diaphragme toute la liberté de mouvement perdue.
Bien évidement, si vous avez peur de mettre du dégraissant sur vos lentilles arrières, regardez la suite de l’article qui vous montrera le démontage de ce groupe.
c) Démontage du groupe arrière.
Mais quel plaisir de travailler sur cet objectif, une simple rondelle à retirer et on a accès aux lentilles du groupe arrière.
Là aussi passage à l’alcool à 90° et remontage avec la bombe à air sec.
On découvre aussi l’origine des traces dans l’optique. La peinture qui avait été mise sur la tranche des lentilles commençait à s’écailler et ce sont ces débris que l’on retrouvait sur les lentilles.
Le remontage …
Et bien , vous refaites tous vos opérations dans l’ordre inverse ! N’hésitez pas à faire des photos pour avoir une idée des positions initiales des éléments, mais franchement, il est difficile de se tromper. Pour la plupart des éléments, il n’y a qu’une seule position possible. De plus, si vous n’avez pas démonté le mécanisme, il n’y a aucune vérification à faire quand à l’adéquation entre l’ouverture sélectionnée et l’ouverture réelle de l’objectif.
Conclusion
Un objectif particulièrement intéressant, une conception simple qui permet un démontage aisé. Son volume le met dans la catégorie des petits objectifs alors qu’il propose quand même une ouverture maximale de f 2.8. Sur la photo de gauche, l’objectif en utilisation normale et sur la photo de droite, en utilisation MACRO. Encore une fois, les défauts d’un objectif ne sont que très rarement définitifs et pour peu que le précédent propriétaire n’ait jamais tenté de le démonter au couteau, il sera très souvent remis en état après une ou deux heures de travail.
Remerciements.
Un immense merci Olivier pour cette brillante démonstration. Je rappelle toutefois que si vous vous lancez dans ce type de réparation, il faut un minimum de connaissances, de bons outils de précision, de la patience et de l’ordre (faire des schémas, des croquis, des photos, marquer les pièces, etc.).
Ni Olivier ni moi ne pourrions être tenu pour responsables d’un dégât quelconque à votre matériel si vous vous lancez dans l’opération.
Connaissez-vous la Loi de Murphy*, autrement appelée la loi de la vexation universelle ?
Eh oui, au lendemain de la Bourse de Villers-Bretonneux, je visite une brocante couverte à Ath et là je réussi à trouver cet Zeiss Ikon Super Nettel I à un prix dérisoire, ainsi que quelques autres pépites qui viendront sous peu sur le site.
Bon, il n’est pas parfait, mais c’est celui avec le f2,8 en formule Tessar, le plus convoité de la gamme.
Mais commençons par le début …
Un peu d’histoire.
En 1929, la Fondation Carl Zeiss fusionne les quatre sociétés les plus importantes d’Allemagne : Ernemann, Goerz, ICA et Contessa-Nettel. Ainsi nait Zeiss Ikon, qui propose deux branches, l’une optique et l’autre d’appareils photo.
Conséquences de cette fusion, toutes les entreprises qui faisaient de l’optique (comme Goerz) ont abandonné la fabrication et tous les appareils du groupe utilisaient des objectifs Carl Zeiss. De même, tous ceux qui fabriquaient leur obturateur les ont abandonnés car les nouveaux appareils utilisaient du Compur, à quelques exceptions près.
Ce nouveau groupe était parmi les plus importants du monde d’alors, qui produisait des boitiers en 35mm de haute qualité, comme le Contax, ou des folding (pliant) comme le Super Ikonta, ainsi que des caméras pour le cinéma et de l’optique médicale. Tous ces appareils et toutes ces optiques avaient une réputation de grande qualité, voire d’excellence.
Hélas, après la seconde guerre mondiale, le groupe sera divisé en deux : une en Allemagne de l’Ouest et l’autre à l’Est. Il y aura de nombreux litiges entre les deux parties notamment au sujet de la marque Zeiss. Toujours est-il qu’à l’Est, de nombreuses usines seront démantelées, les machines et le personnel étant prié de suivre … sans discuter. La société Kiev recevra une grande partie des équipements. En 1948, le Zeiss est-allemand sera nationalisé et finira dans le VEB Pentacon. L’Ouest n’eut pas beaucoup plus de succès car il cessera ses activités en 1972.
Il faudra attendre la réunification des deux Allemagnes pour que Carl Zeiss réintroduise le nom de Zeiss Ikon et présente, à la Photokina de 1974, un nouveau télémétrique, fabriqué par Cosina au Japon avec une monture Leica M (voir le Zeiss Ikon ZM). Les Contax G et G2 seront équipés eux de lentilles japonaises mais le boitier sera fabriqué en Allemagne.
Voilà pour l’histoire de la marque, venons-en à notre appareil, le Zeiss Ikon Super Nettel premier du nom.
Au début des années trente, il existait deux grands appareils photo rivaux : le Leica et le Contax. Tous deux des télémétriques, ils étaient pourtant très différents, je vous renvoie donc aux articles que j’ai déjà consacré à ces sacrés monstres (Kiev 4 = copie du Contax et Leica IIIf).
Ils avaient toutefois un point commun : un prix élevé et une mécanique de précision, robuste et faite pour durer.
Aussi, afin de ne pas perdre (trop) de part de marché, Contax va-t-il lancer un appareil plus abordable, qui reprendra quelques beaux restes à son grand frère.
Il ne sera pas produit très longtemps : sorti en 1934 il ne sera fabriqué que jusqu’en 1938 dans sa première mouture, qui changera déjà en 1936, avec la version toute chromée qui clôturera l’aventure du Super Nettel.
Que va-t-il emprunter au Contax ? Son obturateur métallique, en forme de rideau roulant ; l’avance du film ensuite ; le compteur de vues et finalement le bouton de rembobinage.
Pour le reste, il est plus compact, fermé, et aussi complexe, mécaniquement. L’Allemagne de l’époque aimait bien montrer son savoir-faire mécanique.
Présentation du Zeiss Ikon Super Nettel I.
Même si le soufflet est court, il s’agit bien d’un appareil pliant (ou folding) qui utilise du film 35mm (le 24×36).
Il sera proposé, comme souvent chez Zeiss Ikon, avec des optiques différentes, qui justifient des prix de vente plus ou moins élevés : le moins cher sera le Carl Zeiss Triotar 50mm ouvrant à f3,5 (1480fr de l’époque), puis le Tessar 50mm ouvrant à f3,5 (1585fr) et enfin le Tessar 50mm ouvrant à f2,8 (1760fr).
Tout en métal noir et cuir de la même couleur, il a de la classe, ouvert ou fermé. C’est un bel objet, aux coins arrondis pour une bonne prise en mains. Car le boitier est lourd, ce qui ajoute à sa stabilité.
On appuie sur le bouton au centre, devant la semelle dite froide pour accessoires, et l’abattant avant s’ouvre vers le bas. Pour moi c’est un bon point car j’avoue ne pas trop aimer les portes qui s’ouvrent à gauche ou à droite, la tenue en main est moins agréable. Ici, l’appareil peut reposer sur la main gauche, pour une meilleure stabilité. Et, petite remarque en passant, l’ensemble est d’une étonnante rigidité, qu’on ne retrouve pas toujours chez les pliants.
Pour le refermer, il suffit d’appuyer sur les deux poussoirs de part et d’autre des rails du soufflet et il se replie.
Le viseur, sur le dessus à gauche, porte deux ronds à l’arrière : un pour le viseur proprement dit (cadrage) et le second pour le télémètre.
Car c’est ici que se joue la spécificité de l’appareil, son télémètre est couplé à la visée : vous pouvez régler la distance avec la molette placée au dessus de l’objectif et vous voyez le patch carré orangé se déplacer, permettant une mise au point fine.
Si vous observez l’appareil de face pendant ce mouvement, vous verrez l’objectif tourner en même temps. C’est du travail d’horloger … sauf si, comme sur mon exemplaire, il est bloqué, nous y reviendrons.
Cependant, le télémètre est réglé pour le 50mm f2,8. Des accessoires optiques permettaient de travailler au grand angulaire, mais dans ce cas il fallait monter un viseur indépendant sur la griffe porte-accessoires qui est ici bien nommée.
A noter que cette griffe ne sert pas pour un flash quelconque, l’appareil n’était pas prévu pour en utiliser un (pas de prise PC, ni synchro).
A côté du viseur toujours, un gros bouton rond, qui sert uniquement pour le rembobinage du film. Notons que si le bouton est de bonne taille, il a la fâcheuse idée de se trouver très près dudit viseur et ça ne facilite pas la prise avec les doigts.
De l’autre côté, un autre gros bouton plus complexe : c’est celui pour le réglage des vitesses, de la pose B, de 1/5s au 1/1000s – en passant, c’est remarquable pour l’époque une telle vitesse – qu’il faut soulever pour engager celles-ci ; c’est aussi avec lui que vous ferez avancer le film d’une vue et qui bloquera le mécanisme pour éviter les doubles expositions involontaires ; enfin, au centre, avec une couronne pointue et un filetage pour un câble, le déclencheur proprement dit.
Entre la griffe et ce second bouton, une petite roue, celle du compteur de vue, qu’il faut régler manuellement car il ne revient pas (encore) à zéro tout seul.
Voilà, pour les commandes, c’est tout. Ah non, j’allais oublier le réglage des ouvertures, de f2,8 à f11, qui se commande via la bague autour de l’objectif.
Pour charger un film à l’intérieur, il suffit de tourner les 2 clés en dessous pour désolidariser tout le dos de l’appareil. Attention, il y a une bobine réceptrice amovible à l’intérieur car à l’origine il était prévu de mettre deux cartouches spéciales dedans : la première contenait le film et la seconde le recevait, sans devoir rembobiner car la pellicule rentrait dedans au fur et à mesure des prises de vue. Cette formule fut assez vite abandonnée et donc vous pouvez introduire dans la chambre une bobine moderne et accrocher l’amorce dans la bobine réceptrice. A la fin des prises de vue, vous appuierez sur le petit bouton qui se trouve derrière celui qui sert à l’armement et aux vitesses pour débrayer l’ensemble et permettre de rebobiner le film.
Avez-vous remarqué les 3 vis un peu proéminentes, autour de l’objectif ? Elles permettent de fixer un pare-soleil ou un filtre. Simple et efficace.
Que penser de cet appareil ?
Il a souffert le pauvre. Je ne sais quel iconoclaste l’a ainsi brutalisé mais je constate plusieurs choses :
le déclencheur ne déclenche plus
la roue du télémètre est bloquée
le réglage des ouvertures aussi
il semble qu’un élément qui devrait être caché par le cuir soit maintenant apparent
il a besoin d’un bon nettoyage
En résumé, j’ai du travail pour le remettre en état, ce que je vais essayer de faire grâce à quelques tutoriels que j’ai trouvé pour le démonter (voir dans les références entre autre). Ce serait dommage de ne rien tenter.
Il y aura donc une seconde partie à cet article, celle de la tentative de réparation.
*Loi de Murphy aussi appelée loi de l’emmerdement maximal peut-être vue de deux manières : humoristique d’abord mais surtout comme un principe de prévention des dangers en tout genre.
Une superbe bourse photo comme on les aime. Pleins de beaux boitiers et surtout des caisses pleines d’accessoires qui rendent bien service ! L’année dernière, j’avais trouvé une bobine vide (6×6) métallique qui avait la bonne dimension pour aller dans mon folding. Cette fois, j’ai regardé les caisses avec les articles « pour pièces » car j’avais besoin de bouchons d’objectifs (FUJICA AX). Mon attention a été attirée par des objectifs vendus eux aussi pour pièces ou pour réparation. Ainsi, j’ai acheté pour 10 euro un CANON FD (OLD) macro de 50 mm; lentilles avec un peu de champignon, bague de mise au point qui grinçait et commande du diaphragme non fonctionnelle. Au point où on en est, un ou deux coups sur le filetage porte filtre, c’est presque normal…
Mais comme je connais bien les objectifs CANON FD, je sais qu’ils sont généralement récupérables même si les dommages sont importants. Ils sont entièrement métalliques et il est toujours possible de redresser les éléments tordus. On ne reviendra pas à la situation « sortie d’usine » c’est sûr ! L’objectif sera parfaitement utilisable et les points durs restants seront imperceptibles. Le mécanisme associé au diaphragme est lui aussi très fiable et bien souvent les problèmes récurrents sont limités à des accumulations de matières grasses qui bloquent les pétales du diaphragme. Enfin, les champignons peuvent être éliminés avec de l’alcool à 90°. Cette dernière opération est relativement facile à réaliser sur des objectifs à focale fixe.
Avant de commencer l’opération de remise en forme, prenons un peu de temps pour regarder cet objectif. Il existe plusieurs versions qui ont des particularités qu’il faut connaitre. Il y a 6 lentilles en 4 groupes, ce qui veut dire que nous avons deux lentilles qui sont constituées d’éléments collés. Il faudra être vigilent lors du démontage et bien regarder ces deux lentilles pour déceler un début de contamination de la colle. Si tel est le cas, alors l’objectif risque fort de rester au fond de votre sac.
Sur ce schéma, vous voyez les deux lentilles qu’il faudra examiner avec attention.
Bien que cet objectif soit classé MACRO, il ne peut pas réaliser le grossissement 1:1. Pour atteindre ce résultat, il faudra rajouter une bague 25 mm. Son ouverture maximale sera toujours de f:3.5 et son ouverture minimale pourra aller jusqu’à f:32 pour les versions FD New. La version FD Old a une ouverture minimale de f:22 ce qui est largement suffisant.
Vous constaterez que cet objectif continuera à être utilisé avec succès sur les appareils numériques équipés d’une bague d’adaptation. La qualité de l’optique n’est donc plus à démontrer. Etant déjà équipé d’objectifs performants dans cette focale (50 mm f:1.4 FD NEW et FD OLD), c’est plus le chalenge qui m’a tenté que l’utilisation que j’en ferai par la suite.
Je l’ai acheté sans bouchons et par chance, j’ai un stock qui me met à l’abri de ce type de manque pour quelques années (En effet ALIEXPRESS vous propose des bouchons CANON FD neufs pour un prix tout à fait raisonnable).
Allez passons à notre activité favorite : allons jouer avec nos tournevis !
Démontage.
a) Les dommages de la bague porte-filtre.
Sur cette photo, on voit immédiatement que la face avant a pris quelques coups. Il faut impérativement remettre en état le filetage car il sera impossible de démonter le groupe avant pour le nettoyer. Par contre, les dommages sont relativement peu étendus et quelques efforts bien appliqués suffiront à remettre cette géométrie sous une forme bien circulaire.
Et voilà, c’est fait… On commence à deviner les traces de champignons sur les lentilles.
b) Les dommages de commande du diaphragme.
Sur cette photo, on remarque que le diaphragme reste fermé même quand la commande n’est plus appliqué. Allez, il n’y a que 3 vis à retirer pour avoir accès au mécanisme.
Un rapide examen nous montre que des restes de ressort sont présents sur deux pièces. On en déduit immédiatement qu’un ressort est absent !
Mais quelle chance, j’ai justement des restes d’un lecteur de disquette (3.5) et l’un des ressorts de ce lecteur est parfaitement adapté à cet usage.
C’est parfait, le diaphragme s’ouvre quand la commande n’est plus appliquée. J’ai du détendre le ressort car sur trois boitiers CANON, il y en a un qui trouvait le ressort un peu trop dur et ne finissait pas son cycle quand on déclenchait.
c) Aller, on va pouvoir passer aux lentilles…
Vous comprenez mieux pourquoi il faut que le filetage porte-filtre soit en bon état !
C’est fait, grâce au spanner, on a accès au groupe avant ainsi qu’au groupe arrière. Un petit passage à l’alcool à 90° fera regretter aux champignons d’avoir choisi cet endroit pour s’installer !
d) Remontage.
Dernière étape, remontage et positionnement d’un filtre pour protéger la lentille avant que l’on vient de nettoyer. J’utilise un spray à gaz neutre pour retirer les moindres poussières lors du remontage des lentilles. Cette dernière photo nous montre que les lentilles sont parfaites et plus aucune trace de champignons.
Conclusion.
Ne jetez pas vos objectifs dès qu’un petit défaut apparait. Un nombre impressionnant d’objectif dorment dans les armoires et n’attendent que d’en sortir. Ce séjour laisse hélas des traces qui ne sont heureusement pas définitives.
C’est suite à l’article consacré aux Zorki 4 et Zorki 4K que je me suis dit qu’un petit article sur les cellules indépendantes (cellule dite « à main » ou posemètre) avait sa pertinence.
Sur des appareils anciens, il n’y a pas de système de mesure intégré. Il faudra attendre la moitié des années soixante pour voir apparaitre des cellules, d’abord au sélénium, puis au CdS , et les années septante pour celle au silicium bleu, embarquées dans l’appareil photo. Ces cellules étaient souvent sur des reflex à l’époque car la miniaturisation de l’électronique n’est pas encore au top et il faut un peu de place pour caser tout ça.
Mais à quoi sert la cellule, le posemètre ?
Rappelez-vous le sacro-saint principe du triangle d’exposition :
ou expliqué différemment :
Illustrons-le par cette petite animation :
Une des caractéristiques de ce triangle est donc la sensibilité du film (exprimée en Iso ou Asa, ou Din, ou Weston, ou Gost, etc.). Pourquoi ?
Si on considère qu’une photographie est correctement exposée lorsque la surface sensible reçoit la bonne quantité de lumière, le photographe doit donc savoir quelle est cette « bonne quantité », c.-à-d. celle qui donnera une image ni trop claire ni trop sombre, toute en nuances.
Pour cela on va considérer la quantité de lumière par « unité de surface », ce que l’on appelle l’exposition lumineuse ou lumination. Celle-ci s’exprime en lux-seconde (lx.s pour le symbole).
Cette lumination va produit un effet sur la surface sensible – capteur (valeur numérique en pixels) ou film argentique (noircissement du négatif) – et on cherchera à connaître la valeur qui est nécessaire pour obtenir cet effet.
La sensibilité sera alors définie comme l’inverse de la lumination. Petite formule pour les matheux : où H est la lumination nécessaire pour le résultat recherché, et H0 une constante qui permet de fixer l’échelle de sensibilité.
Si comme moi vous êtes allergique aux formules, que faut-il retenir ? C’est que la sensibilité est inversement proportionnelle à la lumination nécessaire.
-« Heu … ? »
En gros, un film de 200Iso étant deux fois plus sensible qu’un film de 100Iso, il aura besoin de deux fois moins de lumière pour le même résultat.
Cette sensibilité, que l’on appellera aussi « rapidité » déterminera les films « lents » (sensibilité basse) des films « rapides » (sensibilité élevée).
Des tas d’ingénieurs/chercheurs se sont penchés sur ce problème et le premier à avoir proposé une « échelle » de valeur est un ingénieur Polonais, Władysław Małachowski (1837–1900), surnommé Leon Warnerke – en 1880.
Sans les citer tous (vous trouverez les références ci-dessous), les plus connues sont sans doute l’échelle de Weston (1932) qui fabriqua un des tous premiers posemètres, le « Weston model 617 »; puis vint le système DIN (Deutsches Institut für Normung) en 1934, suivi par le BSI (British Standards Institution), ensuite les Asa (pour American Standards Association, connue aussi sous la dénomination de ANSI – American National Standards Institute, 1943) qui sont une standardisation des normes existantes, ensuite le Gost russe (1951), équivalent aux Asa.
Enfin, en 1974, l’échelle ISO remplace celle des Asa et DIN. Vous verrez souvent sur l’étiquette d’un film la sensibilité écrite « ISO 100/21° » : la première valeur étant celle des Asa, la seconde celle exprimée en Din. Mais dans la vraie vie, on parle de 100Iso, la norme Din ayant peu à peu disparu.
-« Ça va, vous suivez toujours ? »
Il fallait donc créer un appareil capable de donner, rapidement, une lecture de la luminosité et par là, ensuite, de déterminer l’ouverture adéquate.
Le tout premier « posemètre » fut l’œuvre de Alfred Watkins, en 1890.
Entièrement mécanique, il est le résultat des calculs faits par Watkins et se présente sous la forme d’une règle à calculs.
Mais un « vrai » posemètre est composé d’une cellule photo-électrique et d’un calculateur, manuel (de type règle à calcul) ou électronique.
La première cellule au sélénium est inventée par un américain, Charles Fritts, en 1883.
Le principe est simple : une plaque de métal est recouverte de sélénium, qui produit de l’électricité lorsque l’énergie lumineuse touche sa surface. Un amplificateur est nécessaire pour restituer la quantité infime d’électricité produite par le sélénium, ce qui complique les choses si on veut que le posemètre soit portable.
Comme d’habitude, il faudra hélas attendre la fin de la première guerre mondiale pour bénéficier des avancées technologiques issues du conflit pour voir apparaitre le premier posemètre à énergie, inventé et vendu par J. Thomas Rhamstine de Détroit (1931).
Puis, le japonais Tokushichi Mishima utilise une autre technologie qui ne nécessite pas de batteries et il présente le posemètre Alnico.
C’est à ce moment là qu’entrent en jeu deux autres pionniers de la mesure de la lumière, Gossen (Allemagne) avec le Gossen Ombrux et le Weston 617 dont j’ai écrit quelques mots plus haut.
Et rendons à Weston ce qui lui appartient : la paternité du premier posemètre avec mesure de la lumière et règle à calcul intégré.
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Les cellules à main ou posemètres travaillent soit avec une cellule photovoltaïque, qui permet au posemètre de fonctionner sans alimentation électrique (comme le sélénium), soit une cellule photo-résistante, soit encore une photodiode (ces deux derniers systèmes ont besoin d’une batterie ou pile pour fonctionner).
Bien évidemment, dès ce moment-là, des dizaines de fabricants vont se ruer sur la fabrication des posemètres, chacun avec son petit « truc » en plus (ou pas d’ailleurs).
Le maître mot étant celui de la portabilité et de la justesse des mesures indiquées, en plus de celle de la lecture simple et rapide des informations nécessaires.
S’il peut être tentant d’acquérir une cellule ancienne – il y en a de très belles – je ne le conseille pas, en tout cas, pas pour un usage courant.
Le sélénium ou autre produit photovoltaïque ont tendance à « s’épuiser » avec le temps, rendant la cellule inopérante.
Les autres, qui nécessitent une source d’énergie, faisaient appel, souvent, à des piles ou batteries aujourd’hui disparues et impossibles à remplacer car au mercure.
Enfin, une cellule indépendante, ça « traine » dans un sac, une poche, ça prend des coups et s’abime. J’en ai quelques unes ainsi, cassées, fêlées, qui se décollent et finissent par tomber en morceaux.
Puis, les plastiques de l’époque, voire la bakélite pour certains modèles, se dessèchent, se fissurent et cassent.
Bref, si vous aimez les beaux objets, pourquoi pas, mais laissez-les en exposition.
Pour sortir et faire des photos, prenez du neuf ou du « pas très vieux » toujours utilisable.
Là il y a aussi quelques écoles : celle de la cellule à main et celle de la cellule que l’on fixe sur l’appareil, et celle que je n’aime pas mais qui dépanne, celle du smartphone à tout faire (via des applications).
Que choisir ?
Chacun son école. Disons que la cellule à main est la plus « universelle », souvent la plus lisible car bien proportionnée.
Les cellules à fixer sur l’appareil peuvent participer au « look » de celui-ci. Anecdotique ? Pas vraiment car photographier avec un vieil appareil donne un charme discret que je trouverais dommage de dénaturer.
Quelles marques et quels budgets ?
Alors là, comme pour le reste, tout est possible en terme de budget.
Au point de vue des marques, les Sekonic, les Gossen se disputent le marché et se valent en terme de qualité.
Trois modèles semblent revenir en tête pour ce qui concernent les cellules à main :
Gossen Digisix 2, très compacte et légère (40gr), on la glisse dans toutes les poches. Lecture numérique multimodes. Elle offre les fonctions du posemètre classique, en incluant la mesure de la lumière incidente et la mesure de contraste. En plus de sa fonction première, l’appareil dispose d’un thermomètre et d’une horloge avec une fonction alarme et une fonction chrono, mais ça, c’est presque inutile (prix approximatif 220€).
Gossen Sixtomat 2 Electronic, analogique avec un pointeur. Un grand classique toujours d’actualité (prix approximatif 70€)
Sekonic L-208 Twin Mate. Ici aussi, de l’analogique avec un pointeur : il suffit juste de tourner une molette pour aligner le marqueur d’index à la position du pointeur, ensuite il reste à lire les combinaisons vitesse d’obturation et ouverture (prix approximatif de 105€).
Avant toute chose, il faut ajuster la sensibilité du film que vous allez utiliser, les ISO (cercle jaune).
Ensuite, il faut choisir le mode de mesure que vous allez effectuer : lumière incidente ou lumière réfléchie.
Par exemple, pour une sensibilité de 100 iso, vous obtenez les couples f/5,6 et 500s, f/8 et 250s; f/11 et 125s ; f/16 et 60s.A vous de choisir en fonction de ce que vous voulez privilégier : profondeur de champ, vitesse pour éviter le flou de bougé, etc.
Comme leur nom l’indique, la lumière incidente est celle qui éclaire le sujet, la lumière réfléchie est celle renvoyée par le celui-ci
Pour la première, on se place au plus près du sujet et on oriente la cellule vers l’appareil photo. Cette mesure convient bien au portraits et aux sujets cadrés serrés, qu’il est facile d’approcher.
La seconde est encore plus simple : vous orientez la cellule vers le sujet. Elle convient de ce fait bien aux paysages. Idéalement, on balaye le ciel, les zones d’ombre, les zones claires et on en tient compte pour calculer son exposition.
Dans la pratique, c’est celle que l’on utilise le plus souvent. Vérifiez quand même sur votre cellule laquelle vous avez mis en œuvre, pour éviter des données faussées.
Notez que ça se voit vite car généralement c’est un bout de plastique blanc que l’on déplace qui vous fait passer de l’une à l’autre sur la cellule.
L’utilisation d’une cellule ne vous dispense pas de réfléchir car elle peut se faire piéger dans certains cas. Le plus classique est celui de la neige : très blanche, elle induira une sous-exposition, qu’il vous faut corriger en surexposant ou en allongeant le temps de pose. Les belles plages de sable blanc écrasées de soleil vous joueront les mêmes tours !
Toutes les explications ci-avant valent bien évidemment pour la seconde sorte de cellule, celles que l’on fixe sur l’appareil, généralement dans la griffe porte flash ou accessoires.
Je ne vous présente ici que des modèles récents. Il en existe de plus anciens mais les remarques faites pour les cellules à main restent évidemment valables (épuisement des cellules au sélénium, piles introuvables, etc.).
Le premier est fabriqué par TTartisans et il faut compter environ 90€, alors que le second est fabriqué par nombre de firmes et les prix s’échelonnent de 35€ à 98€ (selon les sites de vente bien évidemment).
Le principe reste sensiblement le même : vous réglez la sensibilité du film utilisé et, pour le premier modèle, vous pouvez régler selon votre goût vitesse et ouverture et l’appareil vous soumet son réglage. Pour le second, après avoir réglé la sensibilité, vous visez votre sujet et vous lisez la proposition faite sur le petit écran.
C’est le second modèle que j’ai commandé sur un grand site chinois bien connu (35€ frais d’envoi compris !) et j’ai retrouvé une Gossen Sixtar au CdS (avec une pile PX 625) qui fonctionne comme au premier jour.
Bref, vous savez maintenant que le choix existe, qu’il est assez vaste. Déterminez d’abord vos besoins (paysage, portrait, studio) car ils influeront sur le choix de telle ou telle cellule.
Mais gardez en tête qu’il vaut mieux en acheter une récente, calibrée correctement, que d’utiliser les jolies anciennes devenues moins fiables avec le temps.
Dernier petit truc si vous n’avez pas de cellule sous la main : si votre carnation est dans la moyenne des européens (pas trop blanche, pas bronzée), faites une mesure sur la paume de votre main, sa « couleur » est très proche du gris à 18% (c’est empirique mais ça dépanne !).
Bonnes photos.
Petites videos ajoutées grâce à l’intervention pertinente d’Olivier : comment mesure la lumière avec une cellule ? (Eric Gibaud)
Je vous ai déjà écris un article sur ces petits accessoires bien utiles. Il s’agissait à l’époque du Watameter Super.
Au fil de mes pérégrinations, j’ai trouvé un second télémètre accessoire, un Pollux, dans sa gaine en cuir, que l’on attachait à la lanière de l’appareil photo.
Hélas, rentré à la maison, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas : pas d’image dédoublée, pas de mouvement de celle-ci.
Bon, fichu pour fichu, autant l’ouvrir et essayer de le réparer.
Première remarque : visiblement ces accessoires ne soulèvent pas l’enthousiasme sur la Toile. Je n’ai pas trouvé grand chose à leur sujet, du moins pour les ouvrir et tenter de les réparer.
Donc, on y va, sans filet …
Tout d’abord, il faut enlever le simili-cuir qui entoure le bloc car aucune vis n’est apparente. Et bien évidemment, celui-ci se déchire ! Je verrai ça plus tard.
Finalement, il n’y a que deux vis qui tiennent la plaque qui fait office de fonds et, surtout, de porteur du télémètre. Il y en a bien une troisième, longue, qui traverse la roue d’ajustement et vient pousser sur le mécanisme du télémètre.
A l’ouverture, un minuscule bout de verre manque de tomber au sol. Je le rattrape in extrémis mais ce n’est pas de bon augure.
Manifestement, ce dernier doit retrouver sa place sur le côté gauche de l’ensemble, en face d’un tout aussi minuscule miroir.
Si vous l’avez remarqué, il y a un petit rond noir sur le verre. Dans quel sens doit-il reprendre sa place ? J’opte pour le bas, on verra bien.
Alors, pour mieux comprendre le principe de ce système, quelques exemples.
Dans un appareil télémétrique de type Leica, Zorki, Cannonet, Yashica Electro 35 et autres, les rayons lumineux entrent par la fenêtre du télémètre, souvent décalée de plusieurs centimètres par rapport au viseur.
Ces rayons lumineux viennent buter sur un miroir mobile, qui les renvoie, en passant à travers un miroir semi-transparent sur un second miroir semi-transparent, celui que vous voyez à travers l’oculaire de visée.
Un jeu de cames, entrainées par l’objectif qui s’éloigne ou s’approche du boitier, va faire bouger le miroir mobile du télémètre et permettre d’ajuster la visée jusqu’à faire coïncider deux images pour en former une seule. Un patch coloré permet de mieux distinguer ces images.
C’est le principe de la coïncidence d’images : deux images d’un sujet sont visibles dans l’oculaire de visée. L’une directe et l’autre indirecte car réfléchie par un prisme. En faisant tourner la bague de mise au point de l’objectif ou la molette sur un télémètre additionnel, le prisme, par un système de came, tourne sur son axe. Lorsque les deux images ont fusionné pour n’en former plus qu’une, la mise au point est correcte.
Vu d’une autre manière, voici comment fonctionne le passage des rayons lumineux.
Bon, ça s’est pour le principe, la réalité c’est ce bout de métal qui porte d’un côté un miroir pas follement en forme et de l’autre, il devrait y avoir le miroir semi-transparent, en l’occurrence ici mon bout de verre.
De fait, ici le prisme est reproduit par la position du miroir, qui bouge sous la pression de la longue vis vue au début du démontage. Cela modifie son angle de renvoi.
J’en reviens au point noir sur le verre trouvé au démontage. Il doit s’agir du « patch » qui permet de voir si la coïncidence des deux images est bonne.
Finalement, j’ai réussi à tout remettre en place, mais j’avoue que l’image n’est pas au top. La faute sans doute au miroir très atteint.
Lorsque j’ai remonté l’ensemble et ai remis un simili-cuir autour du tout, j’ai laissé volontairement les vis apparentes. Si jamais je trouvais un meilleur miroir, j’envisagerai sans doute une greffe.
La tentative n’a pas vraiment échoué mais ce n’est cependant pas une grande réussite.
Ça à l’air simple comme ça et finalement c’est un petit appareil complexe qu’il faut prendre avec humilité (surtout si on est nul en math;-)).
Pour les amateurs de mathématiques, voici un site qui répondra à vos attentes ICI.
Vous connaissez maintenant Olivier, qui a toujours de bonnes idées dans des domaines où je suis moins féru. Et il a eu celle de vous proposer une découverte intéressante, ce Tamron 80 – 210 qui a l’air d’une réelle bonne affaire, pour autant qu’on le débarrasse de quelques imperfections dues au temps et de mauvaises conditions de conservation.
Mais je lui laisse le clavier …
C’est l’un des objectifs le plus vendu de TAMRON, il sera facile à trouver en occasion et face à une offre qui risque d’être conséquente, les prix seront attractifs. En plus il est associé à la technologie ADPATALL et peut donc être utilisé pour tous les boitiers avec une bague dédiée. Les bagues dédiées se retrouvent régulièrement sur des sites de vente de matériel d’occasion.
Photo officielle du du zoom 80-210 de TAMRON
Même si cela reste une bonne occasion, ce n’est pourtant pas un objectif qui peut rivaliser avec les objectifs proposés par les grandes marques comme NIKON, OLYMPUS ou CANON. Il est toutefois d’une qualité optique supérieure à la moyenne de l’époque et il existe plusieurs générations de ce zoom. Et c’est là que cela devient intéressant !
En effet, il a été successivement amélioré puis dégradé ! Vous vous doutez bien qu’il faut prendre ni la première version ni la dernière, mais « entre les deux ». Heureusement pour nous, TAMRON nous aide en écrivant sur chaque objectif sa version. Il est évident que vous reconnaitrez un objectif devenu Low-Cost par son corps en plastique, mais cela sera beaucoup moins évident si l’évolution concerne le groupe optique.
Les versions du 80-210
Déjà, pour que l’on parle bien du même objectif, il faut qu’il y ait l’inscription 103A sur le fut (plus précisément sur la bague qui commande le diaphragme). De plus, c’est un objectif de la série ADAPTALL-2, donc si vous ne voulez pas perdre des fonctionnalités, prenez une bague ADAPTALL de la même génération. Le modèle précédent était le 03A. Il était un peu plus long et avait des performances optiques moindres (son seul avantage était le pare-soleil intégré). Le modèle suivant, le 46A perdait la structure métallique et voyait des éléments importants comme le canon Zoom/mise au point réalisé en plastique. Finalement la version 103A combine l’évolution de la structure optique et ne perd pas la fabrication entièrement métallique. De manière générale, les zooms de cette époque ne doivent pas être utilisés à pleine ouverture. Ainsi pour ce zoom, il est déconseillé d’utiliser une ouverture de plus de f : 5.6 . A pleine ouverture, il va avoir du mal à assurer une homogénéité de l’image (c’est ce que disent les tests en laboratoire). Mais si vous êtes à pleine ouverture, c’est parce que vous manquez de lumière ! Alors y voyez-vous vraiment comme en plein jour ? … Bref, les conditions de prises de vue s’accommoderont certainement de cette perte d’homogénéité. Finalement, les tests en laboratoires…
J’ai acheté sur le web, un 80-210 de la série 103A et hélas, il y avait des champignons présents sur les lentilles. Le vendeur m’avait prévenu, il était dans un état dit « moyen » …Mais pour 20 Euro, j’avais l’objectif et la bague ADPATALL-2 qui elle était en très bon état.
Puisque l’on sait que l’on peut « investir » sur cet objectif voyons un peu sa constitution…En particulier, le groupe optique.
Sur cette coupe du groupe optique, nous pouvons observer qu’il y a de forte chance que des éléments optiques soient constitués de lentilles collées. Les deux groupes optiques entourés en rouge risquent de nous poser des problèmes si des champignons ont commencé à attaquer la colle ! Ainsi, quand vous avez l’objectif en main, il faut regarder attentivement le bord de ces groupes pour apercevoir des effets de décoloration (comme un effet de bulle de savon). Si aucun effet n’apparait, alors l’objectif pourra être nettoyé sans trop de dommage. Même si les autres lentilles sont attaquées par des champignons, un bon nettoyage à l’alcool à 90°devrait suffire à les rendre plus présentables. Bien évidement, il est illusoire de croire que vous allez remettre votre objectif dans la situation de sortie d’usine ! Vous n’avez pas de salle blanche et toutes les précautions que vous allez prendre ne pourront empêcher l’introduction de poussières. Par chance, le 103A que j’ai récupéré a ses deux groupes optiques collés qui ne sont pas attaqués (enfin visuellement et sans démontage). L’état des autres lentilles n’est pas préoccupant, des champignons sont certes présents, mais ce n’est pas une cave parisienne à l’ombre et pleine d’humidité.
Voyons maintenant les précautions de démontage car il n’existe pas de schéma type. Les grands constructeurs essayent toujours d’avoir des structures semblables pour des objectifs similaires. Il faut donc en avoir déjà démonté un pour savoir ce qu’il y avait dans les têtes des ingénieurs japonais quand ils ont fait la conception. C’est raté pour aujourd’hui, celui-ci sera mon premier ZOOM TAMRON !
Démontage et entretien.
Par rapport à l’objectif FUJICA qui a été présenté sur ce site, celui-ci sera bien plus difficile à ouvrir… Avec un peu d’ingéniosité, on s’en sortira. Je vous présente donc ci-dessous mon « tournevis à bague frontale » !
Et oui, c’est un étau (de petite taille quand même), en acier… qui va supporter deux clous (en acier aussi !) qui ont été légèrement limés pour rentrer dans les encoches des bagues frontales ou arrières des fixations de lentille.
Bien sûr, beaucoup d’entre vous serons « étonnés » de voir un tel équipement face à un objectif aussi fragile qu’un zoom ayant une lentille frontale de 58 mm. Laissez-moi toutefois quelques lignes pour expliquer ce choix. Le risque principal est évidement que si vous dérapez, la lentille frontale sera bonne pour la poubelle (et l’objectif avec). Ce risque, bien sûr, j’en suis conscient et c’est pour cette raison que j’ai utilisé tous ces éléments en acier qui ne risquent pas de se déformer. Pour la bague qui serre les lentilles, le serrage en fabrication ne sera que modéré (si on serre trop fort, on peut fissurer la lentille !). Alors le but premier est seulement d’amorcer un desserrage que vous pourrez finir à la main. Si vous avez des doutes sur ce procédé, bien évidement absentez-vous de vous lancer dans le démontage d’un objectif !
Donc pour ceux qui n’ont pas encore de cheveux qui se hérissent sur la tête, on continue…
Lentille frontale démontée avec le « tournevis spécial » précédent.
Le groupe avant ne peut pas être retiré de la même manière car ce groupe est mobile par nature (il peut tourner dans le filetage du fut) car il est réglé pour assurer la mise au point à l’infini. Il y a donc des vis qui le bloquent en rotation. Ce sont ces trois vis qu’il faut desserrer pour démonter le groupe avant.
De la même manière que l’on a démonté le cercle lié à la lentille frontale, le bloc contenant le groupe avant sort sans trop de difficulté.
Si vous vous souvenez de l’analyse que l’on avait faite de l’objectif, ce groupe avant contenait des lentilles collées et il apparait qu’elles n’ont subit aucun dommage dû aux champignons. Un bon nettoyage à l’alcool à 90°c de la lentille frontale et de cet élément nous donnera un groupe avant comme neuf !
On continue avec notre tournevis spécial, en ayant pris soin de se mettre en focale 80 mm…
Bien sûr, on arrive sans mal à retirer les lentilles avant du groupe mobile. Et hélas, ce que l’on craignait est arrivé, un bloc collé a un début de contamination de la colle.
Nous voyons ici les premières lentilles du groupe mobile et la dernière est un élément contenant deux lentilles collées. Un début de contamination apparait quand on regarde la lentille en éclairage rasant. (Le défaut est pratiquement invisible sur notre photo). Vous pouvez frotter pendant des heures avec un chiffon doux imbibé d’alcool à 90°, rien n’y ferra, le défaut restera. Toutefois, celui-ci est très peu visible et ne sera pas non plus visible sur vos photos. Par contre, les lentilles avaient bien besoin de ce nettoyage. Le groupe arrière a lui aussi été démonté et cela n’apportera pas de nouveaux éléments à notre article. Toutefois, comme la contamination était très réduite, j’ai utilisé un autre objectif qui avait la même maladie comme exemple.
Sur ce zoom MAMIYA, on peut voir en périphérie de lentille des traces, comme un effet de bulles de savon. La formule optique utilisée pour ce zoom inclut des lentilles collées dès le groupe avant. Il n’est pas encore bon pour la poubelle car ces traces ne recouvrent pas la totalité de la lentille frontale. Je le testerai un jour, en le comparant à un objectif sain.
Passons au remontage…Prenez soin de mettre un peu (j’ai dit vraiment un peu) de graisse silicone sur les filetages, cela sera bien plus facile à remonter et protégera les filetages de la corrosion. Bien évidement, le remontage se fait dans l’ordre inverse du démontage et vous veillerez à ne pas remettre une lentille à l’envers ! (Ne riez pas, cela peut facilement vous arriver car personne n’aurait l’idée de mettre des repères au marqueur indélébile sur ces précieux et fragiles éléments !). Nous arrivons au dernier remontage, le groupe avant qui règle la mise au point…
Ne le fixer pas encore, vous DEVEZ le régler en position. Pour ce faire, il vous faudra un boitier (Ici, un CANON AV-1) et une vision sur le monde extérieur. En mettant la focale 210 mm et la position infinie pour la mise au point, vous regardez par votre fenêtre l’objet qui se situe le plus loin. Bien évidement, le télémètre vous dira certainement que la mise au point n’est pas faite. Plutôt que de tourner la bague de mise au point, c’est le groupe avant que vous allez tourner de manière à être en accord avec le télémètre. Quand tout le monde est d’accord, vous pouvez passer au serrage des trois vis de fixation.
Le CANON AV-1 nous servira à faire le dernier réglage, celui de la mise au point à l’infini.
Ce dernier réglage fait, les trois dernières vis serrées, votre zoom est prêt à reprendre du service pour quelques décennies…
Voilà un nouvel objectif sauvé grâce à l’ingéniosité d’Olivier.
Je vous avoue qu’il m’a fait peur avec son « tournevis à bague frontale ». Pour ma part, lorsque je dois démonter certaines pièces, j’utilise un spanner, un outil réglable prévu pour ce type de démontage (environ 15€ sur les grands sites de vente).
Olivier a eu cette excellente idée d’article sur un objet que pas mal de gens connaissent mais sans trop savoir pourquoi, et pourtant, c’était une (vraiment) bonne idée.
Mais je lui cède le clavier et bonne lecture.
Objectif TAMRON et bague ADAPTALL
C’est en 1950 que la société TAMROM est créée. Et depuis, elle n’a cessé de progresser. Pourtant, alors que d’autres avaient tenté de proposer des boitiers (comme VIVITAR) , TAMRON n’a jamais mis son nom sur un appareil photo. Par contre, sa gamme d’objectifs comportait des particularités que d’autres fabricants avaient abandonnées. En particulier, TAMRON a fait vivre le concept de bague interchangeable : vous n’avez qu’un seul objectif qui peut être utilisé sur tous les boitiers même s’ils ne sont pas de la même marque. Cette idée peut sembler intéressante pour un photographe qui veut changer son boitier tout en conservant les objectifs. Il peut passer d’un boitier NIKON à un boitier CANON et se procurer les bagues CANON… Nous allons voir, avec cet article, que l’idée bien séduisante ne se retrouvera pas dans la réalité. Durant mes recherches sur Internet ou les braderies, j’ai fini par acquérir plusieurs objectifs TAMRON équipé de bague ADAPTALL. C’est en recherchant pourquoi mon CANON AE-1 P ne voulait pas passer en mode « program » que j’ai du m’intéresser à la conception de ces bagues d’adaptation. D’ailleurs, formellement, il y a deux générations de bagues : les bagues ADAPTALL et les bagues ADAPTALL-2. Alors qu’elles semblent similaires, nous allons voir que ce n’est pas le cas.
Attention, encore une fois, pour les opérations demandant un démontage ou un réglage, ne faites ces opérations que si vous avez les connaissances et la dextérité nécessaire pour les accomplir, nous ne sommes pas responsables des expériences malheureuses.
Sur cette photo, vous avez un 28 mm d’ouverture f:2.5.
La bague d’adaptation est facilement démontable et est théoriquement capable de reprendre tous les automatismes d’origine.
Ainsi, j’ai trouvé sur le web plusieurs objectifs ayant des bagues adaptées à mes boitiers. Les prix pratiqués étaient particulièrement intéressants car les objectifs souffraient de défauts qui ne les rendaient pas utilisables (lentilles couvertes de champignons p.ex.), mais cette histoire sera reprise dans un autre article … Parfois, j’ai acheté des objectifs parfaitement opérationnels pour moins de 25 Euro.
Notre histoire va donc commencer avec un objectif TAMRON 90 mm f:2.5 , un célèbre objectif MACRO qui a toujours été bien considéré par les photographes des années 80. On en trouve toujours en occasion et hélas très rarement à des prix abordables.
Objectif TAMRON de 90 mm avec sa bague d’adaptation ADAPTALL-2 CANON.
Hélas, je me suis vite rendu compte que je ne pouvais utiliser la fonction AE de l’objectif. En effet, sur mon boitier CANON AE-1 Program, la position AE de l’objectif ne passait pas le boitier en mode Program, pour lui, l’objectif était toujours en mode manuel. Cette perte d’automatisme n’était pas à l’époque dramatique car l’objectif n’était pas destiné à ce boitier en priorité.
Par la suite, j’ai trouvé un ZOOM TAMRON 38-100 en parfait état avec une bague Olympus. J’avais initialement acheté cet objectif pour la présence de la bague d’adaptation. Le même inconvénient s’est retrouvé sur mes boitiers CANON, le mode AE ne passait toujours pas ce qui a fini par m’orienter vers un dysfonctionnement de la bague.
Le zoom 38-100 TAMRON est un objectif d’une très bonne qualité qui peut être comparé au ZOOM 35-105 de CANON tout en pouvant être utilisé sur tous vos boitiers car il peut accepter toutes les bagues ADAPTALL (aussi bien les premières générations de bague que les secondes). C’est cette dernière propriété qui m’a orienté vers un autre objectif TAMRON (en bien mauvais état, mais tout à fait réparable), un 24 mm f:2.5 équipé d’une bague ADAPTALL de première génération pour CANON. Et là, quelle surprise, avec cette bague l’automatisme AE était revenu.
Nous arrivons maintenant au thème de cet article qui est le fonctionnement et la réparation des bagues TAMRON ADAPATALL.
Initialement, les bagues ADAPTALL devaient reprendre les automatismes des boitiers auxquels elles étaient destinées. Or, il est apparu que la bague de première génération ne respectait ce principe. C’est cet élément que nous allons analyser.
Comment un objectif CANON est-il adapté au boitier CANON ?
Plusieurs informations sont envoyées au boitier au moyen des méthodes mécaniques. Il y a bien évidement, la commande du diaphragme et l’information d’ouverture demandée qui sont échangées. Les informations spécifiques sont :
– L’ouverture maximale de l’objectif
– L’activation de la position AE de l’objectif.
Pour avoir l’ouverture maximale, CANON a pourvu ses objectifs d’une came de dimension bien précise qui informe le boitier de l’ouverture maximale.
Ce plot est en contact avec une came du boitier dont l’enfoncement va informer le boitier de l’ouverture maximale de l’objectif. Ainsi si vous regardez attentivement vos objectifs CANON, vous verrez que la dimension de cette came n’est pas la même selon l’objectif. Or il est apparu que sur ma bague ADAPTALL de première génération, cette came est fixe et ne peut donc pas donner la bonne information au boitier.
Bague TAMRON ADAPTALL de première génération. La came d’ouverture maximale est fixe et ici l’information transmise sera f3.5 . On reconnait généralement une bague de première génération à la présence de l’engrenage déporté qui permet l’entrainement du mécanisme interne. Ce système d’entrainement sera modifié sur la version suivante (ADAPTALL-2).
Bague ADAPTALL de première génération et bague ADAPTALL-2 pour CANON. L’engrenage a disparu et est monté en interne.
Nous savons maintenant qu’une bague d’ancienne génération ne transmet pas au boitier l’ouverture maximale. Ainsi, utiliser un objectif de grande ouverture (Ici, un 24 mm f : 2.5) en mode AE ne sera pas intéressant car le boitier le considérera comme un boitier ayant une ouverture de f : 3.5. Cette limitation n’était pas très contraignante car le gros des ventes de TAMRON se focalisait sur les ZOOM dont l’ouverture maximale se situait vers f : 3.5 / f : 4.0 . Les ventes d’objectifs fixes étaient minoritaires. De plus, il était possible d’adapter l’ouverture transmise en remplaçant la came fixe… Opération qu’aucun photographe ne faisait ! Les bagues de nouvelle génération (ADAPTALL-2) ont une came mobile dont l’enfoncement est conditionné par l’objectif.
Came complètement enfoncée, l’objectif est de faible ouverture ( f 5.6, f 8.0… )Ici la came est complètement sortie, l’objectif est de grande ouverture ( f : 1.4, f : 1.8 … )
On comprend mieux la différence entre une bague ADAPTALL-2 et une bague d’ancienne génération. Si vous montez une bague ADAPTALL-2 sur un objectif prévu pour une bague ADAPTALL, l’information « ouverture » ne sera pas prise en compte. Et le résultat sera désastreux car la came mobile rentrera complètement dans la monture en faisant croire au boitier qu’il est avec un objectif de faible ouverture. Ainsi même si mécaniquement, il est possible de monter une bague ADAPTALL ( 1 ou 2 ) sur un objectif TAMRON, cela ne veut pas dire que toutes les fonctionnalités sont garanties.
Il reste qu’il faut informer le boitier de la position AE. C’est un axe de 1 mm de diamètre qui va se charger de cette tâche. Ainsi quand vous placez l’objectif en position AE, un axe métallique va s’introduire de quelques mm dans la monture du boitier et activer un contact qui sera interprété comme la fonction AE. Vous avez maintenant compris que c’est ce mécanisme qui ne fonctionne pas sur notre bague ADAPTALL-2. Si nous regardons de nouveau un boitier CANON, nous retrouvons, la came d’ouverture maximale et un petit trou qui correspond à l’activation de la fonction AE.
Les bagues de génération 1 ou 2 sont capables d’activer cette détection. La version initiale de la bague TAMRON enverra une information erronée sur l’ouverture maximale mais laissera quand même le boitier réaliser sa fonction priorité vitesse.
Passons maintenant à la réparation d’une bague TAMRON ADAPTALL 2.
On retrouvera du coté de la bague ADAPTALL-2, la tige métallique qui doit se charger de transmettre l’information AE. Si la fonction est activée, la tige sort !
La fonction AE est désactivée, la tige est rentrée ; la fonction AE est activée, la tige est sortie.
Il apparait immédiatement que ma tige reste en position rentrée quand la fonction AE est activée au niveau de la bague de commande du diaphragme. C’est donc bien dans la bague ADAPTALL-2 que se situe le problème. Bon et bien….. Il va falloir démonter !
Le démontage n’est pas bien difficile, il n’y a que 4 vis à retirer, mais il faudra quand même bien positionner les différents éléments au remontage. Et encore, il n’est pas nécessaire de retirer les éléments mobiles car le problème est aisément résolu. En effet, après avoir retiré la partie qui va vers l’objectif, vous voyez apparaitre immédiatement l’origine du problème…
Lors du passage à la position AE, la plaquette mobile tourne et vient recouvrir l’axe AE et provoque son enfoncement donc, sa sortie vers le boitier…La boucle est finalement bouclée.
Mais alors, pourquoi cela ne fonctionne pas ou plus ? C’est du coté du couvercle qu’il faut chercher la cause…
En effet, si vous mettez un bouchon inadapté, il risque d’interdire le mouvement de cet axe et lors de manipulations de l’objectif, cette obstruction risque de déformer la plaquette lors de l’activation de la fonction AE.
Que faire pour réparer ? Avec une petite pince, il suffit de tordre cette plaquette de manière à provoquer de nouveau la sortie de l’axe de commande quand vous passez en position AE.
En conclusion, l’objectif de l’article qui est la réparation de la bague ADAPTALL, ne tenait en fait qu’en deux lignes… Mais j’espère que cet article vous aurait fait découvrir à quel point les ingénieurs japonais ont mis beaucoup d’ingéniosité pour sortir des appareils photos de plus en plus performants. Je pourrais continuer sur les bagues ADAPTALL de TAMRON et vous montrer toutes les réponses que les constructeurs d’appareils photos reflex ont utilisées, mais autant vous donnez le lien consacré aux objectifs TAMRON de la série ADAPTALL : http://adaptall-2.com/
C’est en répondant à Charlotte, qui se posait la question, que j’ai pensé à vous faire ce petit récapitulatif imagé car il n’est pas toujours évident de s’y retrouver dans les packs film 600.
Sans compliquer inutilement les choses, il faut cependant rappeler un peu l’histoire des packs film ou film intégral.
Les appareils dit 600 (pour une sensibilité de 600 Asa environ) ne possèdent pas de pile en interne. Or ils ont besoin d’énergie pour le flash (toujours quasi indispensable) et l’avance puis l’éjection de la photographie prise.
Monsieur Land a eu l’idée géniale d’inclure la batterie dans le paquet contenant les épreuves, d’où l’appellation de film intégral : il contient le film, la chimie du développement et le courant utilisé par l’appareil.
Ce principe est identique pour les films SX-70 et, auparavant, les films Spectra (introuvables de nos jours et plus fabriqués).
Alors, pour faire simple et utile, voici une petite sélection des appareils qui ont besoin de ce pack film 600 et la présentation du film compatible
la boite de film 600 recréé par Polaroid avec seulement 8 vues et qui contient une pile de 6v
La liste des appareils qui doivent utiliser ce film :
Source : La longue série d’appareils compatibles (merci à Polaroid Passion).
Entre temps Polaroid refabrique de nouveaux appareils, appelés Polaroid Now, One Step2 et One Step+. Pour ne citer que ceux qui utilisent le format original du film 600.
Source : InstanmaniacIci les deux appareils précédemment mis sur le marché, les One Step2 et One Step + (source, Instanmaniac)
Ceux-ci utilisent un film différent car la pile est maintenant dans l’appareil : il s’appelle le film I-Type
Voilà, j’espère que ce petit montage va vous permettre d’acheter plus sereinement vos films, sans risque de vous tromper.
Des variantes existent (sinon ce serait trop simple, n’est-ce pas ?) mais elles ne touchent que les décors autour de l’image (couleurs différentes), les films N/B.
Comme cela était abordé dans le précédent article, le prix des équipements optiques associés à la macrophotographie a fait que très peu de personne se sont lancé dans cette activité. De plus, un néophyte se rendra vite compte que cette activité requiert bien souvent d’autres accessoires. Le simple objectif spécifique est indispensable mais pas toujours suffisant. En effet, les conditions de prise de vue demandent très souvent une lumière conséquente que l’environnement extérieur ne peut fournir. Finalement, un éclairage additionnel sera requis pour des situations d’intérieures et un flash dédié vous sera certainement d’une grande utilité. Toutefois, les prix élevés associés à ces équipements vous feront bien évidement préférer le matériel d’occasion qui, même s’il ne reprend pas les spécificités de votre boitier, sera largement suffisant pour arriver à de très bons résultats. Nous allons vous expliquer dans cet article pourquoi la lumière vous fera défaut dans la majorité des situations et comment faire pour utiliser un flash qui ne peut utiliser les automatismes qui sont associés à votre boitier.
Mais pourquoi vais-je donc avoir besoin d’un flash ?
Et bien vous allez être confronté au problème de la profondeur de champ. En effet, en Macro, un objectif standard (et même un objectif macro) n’en a aucune ! La preuve, cette photo d’un circuit électronique (carte de décodage d’un ancien caméscope SONY).
Pour les trois photos suivantes qui nous serviront de support didactique, j’ai utilisé un Olympus OM-2n avec des flashs en mode « Full Automatic Control ». Cette fonctionnalité permet de mesurer l’éclairement associé au flash à travers l’objectif et décharge l’utilisateur de tout calcul d’ouverture du diaphragme.
Vous vous rendez vite compte que le haut des composants est bien net alors que la base est floue. Quand un objectif est utilisé à pleine ouverture, il n’y a même pas un centimètre de profondeur de champ.
Alors utilisons notre flash (COBRA) pour éclairer la scène… Et ainsi fermer le diaphragme et donner de la profondeur de champ…
Cette fois, nous avons un peu plus de profondeur de champ, mais la position du flash (qui est resté sur la griffe porte accessoire) provoque un éclairage non uniforme et des ombres apparaissent.
Utilisons maintenant un flash annulaire (spécifique macro)
Cette fois, il n’y a plus d’ombre parasite mais la photo obtenue semble sans relief. En effet, les ombres donnent de la profondeur et ce n’est pas ce qui est recherché par les personnes qui utilisent la macro de manière industrielle.
Finalement, si vous voulez faire de la macro, il faudra garder à l’esprit les problèmes d’éclairage ou de profondeur de champ. Donc, imaginer que l’on pourra avoir des photos aussi éclatantes que celles que l’on rencontre sur le net, est quand même illusoire si on se limite uniquement à l’achat d’un objectif macro.
Commençons par quelques spécificités…
Un flash « Macro » est un flash avec un faible nombre guide.
Et oui, oubliez les nombres guides (NG) supérieurs à 20. Les flashs « Macro » se situeront dans la plage NG 8 à NG 15 au maximum et encore, vous serez bien content de pouvoir faire varier la puissance (De la puissance maximale à 1/16 ou 1/32 de cette puissance). Si vous avez la chance d’avoir un flash pouvant accepter un cordon de synchronisation, alors vous pouvez espérer positionner ce flash de manière à exposer correctement le sujet. En effet, quand vous avez un sujet à faible distance de mise au point, la zone couverte par le flash n’est pas nécessairement la zone où se situe le sujet. Un flash à tête orientable est donc indispensable. Or les flashs ayant un faible nombre guide ne sont JAMAIS à tête orientable. Le cordon de synchronisation vous permet de palier à ce défaut si le flash concerné est capable de le recevoir.
a) Exemple de flash de forte puissance à tête orientable
Le flash T-32 (Olympus) possède une tête orientable qui peut descendre d’une dizaine de dégrée vers le bas. C’est suffisant pour éclairer un sujet très proche de l’objectif. Mais sa puissance trop importante surexposera systématiquement le sujet en MACRO.
b) Exemple de flash de moyenne puissance à tête fixe
Sa faible puissance (NG 20 quand même) rend le T-20 plus adapté à l’éclairage des sujets rapprochés, toutefois l’absence de tête orientable et son incapacité à doser la puissance en mode manuel le rendent d’un emploi délicat en MACRO.
De plus, les flashs ayant un faible nombre guide sont des flashs d’entrée de gamme et ne sont pas prévus pour être utilisés en mode déporté. Il faudra trouver les précieux accessoires qui vous permettront de le faire. Dans le cas du système Olympus, il faut 3 éléments qui seront difficiles à réunir.
Un cordon de synchronisation Une griffe accessoire spécifique un sabot pour le flash
Donc, vouloir utiliser le T-20 dans une situation ou le sujet est à quelques dizaines de cm de votre objectif ne sera pas si facile que cela. Si vous n’êtes pas pressé, regardez régulièrement les sites de vente de matériel d’occasion, si vous voyez passer ce type de matériel, il y a de forte chance pour que vous soyez aussi la seule personne intéressée et vous finirez par compléter votre équipement pour le rendre utilisable en macro.
c) Les flashs annulaires
Ces flashs sont dédiés MACRO et sont proposés à des tarifs bien trop élevés compte tenu de leur utilisation exclusive. Qui va dépenser le prix de deux ou trois objectifs pour un flash qui sera utilisé deux ou trois fois par an. Par exemple, Olympus a eu deux flashs dédiés MACRO dans sa gamme, le T-28 et le T-10
A gauche le T-28, à droite le T-10
Les prix demandés en occasion pour de tels équipements vous feront vite tourner les talons (150 à 250 Euro). Mais rien n’est perdu et de très vieux modèles proposés par d’autres constructeurs sont tout à fait capables de vous exposer correctement votre sujet. Il faudra toutefois revenir sur les spécificités de la macrophotographie pour être en mesure de réaliser correctement votre exposition. Ainsi, le choix que vous avez fait de rester sur des appareils photos argentiques n’ayant que très peu d’électronique devient un avantage car vous pouvez utiliser du matériel qui n’intéresse pas les possesseurs d’appareils numériques.
Exemples de flash MACRO proposés par SUNPAK.
A gauche le Sunpak GX8R, à droite, le Sunpak DX8R
Pour le Flash SUNPAK DX8R, j’exprime tous mes remerciements à une personne rencontrée par l’intermédiaire d’un site de vente entre particulier qui m’a donné ce matériel pour que je puisse vous proposer cet article en ayant l’opportunité de concilier les explications et les photos expérimentales.
Ces deux modèles ne sont pas capables d’utiliser les fonctionnalités des boitiers récents et, pour l’un d’entre eux, il possède un niveau de tension au niveau des contacts du sabot qui risque de griller les précieux circuits électroniques d’un appareil numériques. Bref, vous aller être obligé de travailler en manuel et uniquement avec des appareils ayant une électronique simple et robuste ( CANON série A, Olympus OM-1 ou OM-2, Fujica AX , NIKON F …. ) et un sabot standard . Allez passons à la pratique…
Une photo « Macro » se fait avec un papier et un crayon.
Aussi curieux que cela puisse paraitre, vous allez vous retrouver sans aucune assistance pour mettre vos paramètres de prise de vue. Il faudra réfléchir un peu et vous remettre en mémoire vos premières notions de photographie. Seuls les plus chanceux d’entre nous ont des appareils ayant une capacité TTL au flash, sans compter qu’il faut aussi que le flash soit doté du sabot adapté pour garder les automatismes du boitier. Je suis l’un de ces chanceux, car j’ai un Olympus OM-2n et un flash annulaire équipé d’un sabot dédié Olympus. Toutefois, cette configuration servira de configuration de référence pour vérifier si notre procédure de travail pour un appareil utilisé en semi-automatique donne une bonne exposition du sujet.
a) Le doubleur de focale (avec fonction MACRO)
C’est la solution la plus économique pour ceux qui pensent se limiter au grossissement 1:1. Cette solution vous obligera à faire quelques petits calculs si vous utilisez un flash. En effet, ce type de complément optique vous prend beaucoup de luminosité. Ce qui est équivalent à la perte de deux diaphragmes (si vous avez la chance d’avoir la notice d’utilisation du doubleur, cette information y figure obligatoirement, avec un doubleur vous n’envoyez sur la pellicule qu’un quart de la scène qui est vue par l’objectif). Dans le doute, n’hésitez pas à faire l’expérience suivante pour évaluer l’impact du doubleur sur l’exposition.
– Olympus OM-1n associé à un 100 mm (Ici, un Zuiko 100 mm, f:2.8)
Une mesure avec cet objectif me donne pour une scène d’extérieure, une vitesse de 1/60 et une ouverture de f:8
– Olympus OM-1n associé au doubleur et à un 50 mm (Ici, un Zuiko 50 mm, f:1.8)
Une mesure avec cette association me donne pour la même scène d’extérieure, une vitesse de 1/60 et une ouverture de f:4 (soit une perte de luminosité de deux diaphragmes).
Si vous avez un OM-2n avec un flash réalisant la mesure en TTl, alors déclenchez sans vous poser trop de question et tout se passera bien…Pour les autres cas, on se grattera la tête…
Prenons un cas pratique : Imaginons que vous avez un 50 mm f1:1.8 associé à un doubleur de focale ayant la fonction Macro. Votre sujet se trouve à 37 cm du plan de votre film et vous avez un flash annulaire utilisable seulement en manuel. Le premier travail que vous devez faire est de convertir les ouvertures de votre objectif en ouvertures réelles associées au doubleur de focale. Si votre plus petite ouverture est de f:16, alors mettre f:16 sera équivalent à mettre une ouverture de f:32 (- 2 diaphragmes) mettre l’ouverture à f:2.8 revient à une ouverture réelle de f:5.6.
C’est le moment de regarder le dos de votre flash et de déchiffrer le tableau de réglage.
Les réglages possibles sont les suivants pour une pellicule de100 ASA:
distance (cm)
Puissance
ouverture
ouverture corrigée
37
: full
f:22
f:11
37
: 1/2
f:16
f:8
37
: 1/4
f:11
f:5.6
37
: 1/8
f:8
f:4
37
: 1/16
f:5.6
f:2.8
L’ouverture corrigée est la valeur que vous allez mettre sur votre objectif pour avoir l’ouverture demandée par le flash. Finalement, vous avez 5 réglages possibles. A la vue des ouvertures conseillées, vous comprenez pourquoi votre flash de nombre guide 30 ne sera pas utilisable (vous allez finir par mettre des filtres de densité les uns sur les autres !). Le constructeur vous propose aussi des diagrammes pour déterminer l’ouverture de l’objectif.
On retrouve les valeurs proposées par la réglette de calcul et si un changement de puissance est requis, il faut recalculer l’ouverture : une ouverture de f:32 à pleine puissance se traduira par une ouverture de f:16 au 1/4 de puissance. Pour ceux qui se poseraient la question du choix de la distance, il ne faut pas oublier que même les flashs macros ont parfois un fonctionnement automatique et la cellule de mesure n’est pas placée sur l’anneau mais sur la griffe du flash, donc à proximité du plan du film, d’ou le choix de privilégier le calcul de la distance en partant du plan du film.
Passons à la pratique… Utilisons notre appareil semi-automatique (Ici un Olympus OM-1n) avec le flash SUNPAK DX8R en manuel. L’objectif est un 50 mm f1.8 associé à un doubleur de focale ayant la fonction Macro.
On voit immédiatement que la photo obtenue est similaire à celle obtenue avec l’Olympus OM-2n avec le flash annulaire en mode « Full Automatic Control ». Donc notre procédure de réglage est parfaitement validée.
Voici la même photo réalisée sans tenir compte de la perte de deux diaphragmes causés par le doubleur de focal.
Heureusement que notre négatif est tolérant à la sous-exposition (ILFORD FP-4) car nous voyons toujours le sujet photographié. On a quand même une sous-exposition de deux diaphragmes.
En conclusion, si vous voulez vous initier à la macro, dépenser quelques dizaines d’euro dans un doubleur de focale capable de vous donner le rapport 1:1 est largement suffisant. Ajouter par la suite un flash annulaire (un vieux !) que vous trouverez à moins de 50 euro et vous serez équipé pour 90% des photos que vous voudrez faire.
b) Les bagues allonges ou le soufflet macro.
Cette fois, c’est bien plus difficile d’évaluer la perte de luminosité causée par l’ajout d’un tel équipement. Voyons déjà le résultat en lumière du jour. On remarque déjà que le rapport d’agrandissement est supérieur à celui des photos précédentes et nous sommes presque au tirage le plus faible. C’est le FUJICA AX-3 qui s’est prêté au jeu…
Inutile de chercher de la qualité quand on est à pleine ouverture et avec aucun apport de lumière autre que la lumière du jour. L’absence de profondeur de champ est encore plus dommageable avec un soufflet macro. Plus vous augmentez l’agrandissement, plus la profondeur de champ est faible.
De plus, un soufflet est difficile d’utilisation, un support (pied photo) est indispensable et le flash est bien évidement requis dans toutes les circonstances car le grossissement dépassera 1:1 au tirage minimum. Et pour la correction de luminosité ? Un soufflet ne contient aucun élément optique, c’est juste un moyen d’augmenter artificiellement le tirage d’un objectif. Il n’y a donc à priori aucune perte de luminosité. Donc l’utilisation d’un flash annulaire en mode manuel ne devrait pas provoquer de modification du réglage du diaphragme.
Allez, vérifions cette hypothèse…
La photo de référence faite en « Full Automatic Control » par l’OM-2n associé à un soufflet (Low cost) et au flash SUNPAK DX8R. (La pellicule utilisée est une ILFORD FP-4 qui a un peu mal vieilli, alors ne partez pas du principe que le soufflet donne de mauvais résultat, bien au contraire).
Cela sera la photo de référence et nous ferons toute un série de photos en mode manuel en partant du réglage de référence donné par la réglette de calcul du flash et en augmentant l’ouverture d’un diaphragme à chaque nouvelle photo.
J’ai sélectionné la photo utilisant le réglage de référence (sans modification du diaphragme) et la photo ayant une ouverture de + 1 EV.
Correction +0 EV correction + 1 EV
En fait, aucune des photos réalisées avec de faibles corrections (+/- 1 EV) ne semblent impossible à traiter, aussi bien par le scanner que par l’agrandisseur. Je pense que l’utilisation du soufflet avec une correction nulle ou de +1 EV ne posera pas de problème pour la majorité des photos. La tolérance de la pellicule fera le reste !
Par contre, je n’encourage pas du tout le néophyte à investir dans un soufflet MACRO. En effet celui-ci ne peut pas être utilisé sans support. De plus le flash est requis et compte tenu du rapport d’agrandissement (bien supérieur à 1:1 ) il est souhaitable d’avoir une loupe de mise au point pour s’assurer de la netteté de la photo (encore un achat à faire !)
CONCLUSION.
Si vous voulez occasionnellement faire de la macro, alors investissez dans un doubleur de focale ayant la fonction macro (en général, les doubleurs à 7 lentilles le font). Cela vous donnera un équivalent d’un 100 mm allant jusqu’au rapport 1:1. Vous arriverez à un prix bien plus faible qu’un objectif MACRO. Si vous voyez passer un flash MACRO (comme les flashs SUNPAK), cela vous donnera un petit plus pour les situations ou la lumière est trop faible. Laissez de coté les soufflets MACRO qui sont réservés à des amateurs qui auront des besoins bien supérieurs aux vôtres. Les bagues allonges ne seront pas vraiment utiles car la somme que vous devrez débourser pour avoir un jeu complet (3 bagues) sera identique ou supérieure au doubleur macro. De plus le doubleur macro est aussi un doubleur que vous pourrez utiliser sur un 200 mm pour en faire exceptionnellement un 400 mm.
S’il y a bien une « discipline » qui eut le vent en poupe dans les années septante et quatre-vingt, c’est la macrophotographie.
Exigeante, rigoureuse, elle demandait – et demande toujours – de la patience, de l’ingéniosité, de la persévérance … et un brin de matériel.
Qu’il n’est pas évident de (re)trouver car souvent dispersé au gré des ventes successives ou des retrouvailles dans des greniers, des caves, des brocantes.
Pourtant, c’est un tel bonheur de pouvoir révéler ces petits détails de la vie, de la nature avec le rendu si particulier de l’argentique.
Personnellement, j’y touche de manière anecdotique, par période, me contentant souvent de « proxiphotographie », qui ne nécessite pas de matériel adapté, un simple téléobjectif permettant souvent de découvrir des beautés autrement difficilement visibles.
Par contre, notre ami Olivier en est un fervent et talentueux adepte. Aussi, lorsqu’il m’a proposé des articles traitant du sujet, je lui ai laissé carte blanche.
Vous découvrirez ici le premier de deux articles entièrement consacré à la macrophotographie, avec le soucis du détail de notre ami, qui essaiera de vous donner l’envie de plonger au cœur des fleurs de votre jardin, de tutoyer les papillons, d’admirer les interstices des pierres de vos chemins, …
Il va surtout essayer de vous faire faire les bons choix dans l’acquisition de votre matériel, pour éviter tant les déconvenues que les achats onéreux et peu utiles.
Bref, suivez le guide …
La macrophotographie
A l’époque où nos appareils argentiques étaient dans quasiment toutes les mains, les personnes qui s’adonnaient à la macrophotographie n’étaient pas nombreuses. Le prix demandé pour un CANON AE-1, un Olympus OM-10 ou un FUJICA AX-3 sans oublier les NIKON F3… faisait qu’un tel achat se programmait sur plusieurs mois. Dans de telles conditions, les équipements non indispensables comme ceux associés à la macrophotographie ne représentaient que de très faibles volumes de vente. Le résultat est qu’aujourd’hui vous risquez fort de ne pas trouver ce qu’il vous faut pour faire de la macrophotographie. Il faut donc bien connaitre les équipements associés pour ne pas se diriger vers des solutions inadéquates. Dans la plupart des cas que rencontrent les photographes amateurs, les objectifs conventionnels ayant une mis au point rapproché seront suffisants pour les photos demandant un peu plus de détail.
Exemple de photo réalisée au moyen d’un zoom 35-105 ayant une fonction de mise au point rapprochée sur la focale 35 mm.Zoom couramment rencontré sur les sites de ventes entre particuliers ayant une fonction de mise au pont rapprochée qui permet dans notre cas d’atteindre un grossissement de 1:4 ( x 0.25 ) sur la focale 35 mm ( ZOOM TOKINA 35-105 f:3.5-4.5 )
Nous allons vous proposer une série d’article sur la macrophotographie qui vous montreront les différents équipements existants et comment les utiliser. Vous serez en mesure de sélectionner, en fonction de vos besoins et de vos capacités financières, les accessoires qui vous conviendront le mieux. Nous verrons en particulier que des équipements vendus à des tarifs prohibitifs ne les valent pas et que leur utilisation demande d’autres accessoires qui seront très difficile à se procurer.
Ainsi, dans cet article nous allons aborder les différents équipements que l’on peut rencontrer et qui seront tout à fait utilisables si un jour vous souhaitez que l’objet photographié soit de la même taille sur le négatif. Et oui, la macro, c’est cela : grossissement 1:1 . Vous vous rendrez vite compte que la plupart des objectifs ayant l’appellation MACRO ne sont que trop souvent des objectifs avec une mise au point en distance réduite. En fait, seuls les constructeurs d’appareils photos utilisent le terme MACRO pour leurs objectifs ayant un rapport de grossissement de 1:1 (cette habitude s’est vite perdue par la suite). C’est pourquoi nous allons voir le matériel que vous pourrez trouver en occasion et nous vous donnerons une idée des possibilités. Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit qu’un élément de la chaine ne vous donnera pas la chaine complète. Si vous souhaitez rentrer dans le monde de la macrophotographie, il faut garder en tête que votre pellicule est sensible à la lumière et qu’un éclairage peu adapté ruinera tous les efforts que vous avez faits. De plus, il faudra aussi perdre certaines habitudes : en macrophotographie, la bague de mise au point n’est pas l’élément qui pilote la netteté sur la photo. En effet, c’est l’appareil qui doit bouger. Vous choisissiez le rapport de grossissement et c’est vous qui vous déplacez pour avoir une image nette dans le viseur. Avec cette procédure, on comprend mieux pourquoi les glissières de mise au point sont toujours sur les sites de vente de matériel photographique. Lorsque vous voyez une photo faite en macrophotographie, il y a bien souvent le rapport de grossissement dans la légende, cette information ne sera pertinente que si vous avez respecté la méthode décrite.
Glissière de mise au point utilisée aujourd’hui pour la macro.
Bien évidement, une glissière est associée à un trépied qui vous aidera à supprimer les bougés pour des poses longues. Pour les poses courtes ne générant pas de bougés, vous devrez conserver cet automatisme qui consiste à bouger l’appareil pour avoir une image nette. La bague de mise au point ne vous servira qu’à initier un cadrage sommaire et à choisir le rapport de grossissement.
Bien que la logique veuille que les objectifs estampillés « MACRO » soit les objectifs à utiliser dans ce domaine, il reste parfaitement possible d’avoir de bons résultats sans ces rares sésames. Il faut en premier éviter les zooms (le nombre de lentille ne leur permet pas d’accepter des compléments optiques sans dégradation de l’image). Les focales fixes ayant une faible ouverture sont par contre préférables. Elles accepteront les compléments optiques et ne monteront pas de vignetages prononcés (non homogénéité de l’exposition sur la pellicule). Finalement, deux solutions s’offrent à vous.
a) Focale fixe + complément optique.
Un objectif de 50 mm f 1:1.8 associé à des bagues allonges peut vous permettre d’approcher un ratio de 1:1 . Mais nous allons voir que d’autres solutions sont envisageables.
Ces deux objectifs de 50 mm CANON (ouverture f 1:1.8) associés à un jeu de bagues allonges vous permettront pour peu de frais de faire vos premières photos en macro. Pour avoir des possibilités réelles de réglage, il vous faudra un jeu de 3 bagues de longueurs différentes (12, 20 et 36 mm). Il y a de fortes chances que le 50 mm soit facile à trouver sur le net, mais cela sera moins évident pour les 3 bagues. Comme les bagues allonges ne comportent pas d’élément optique, c’est la qualité de fabrication et les précisions d’usinage qui feront la différence. J’ai déjà expérimenté des bagues « génériques » qui finissaient par user la couronne de fixation du boitier !
Pour le même prix (voir même pour un prix inférieur à 3 bagues allonges), vous pouvez trouver des doubleurs de focale avec une fonction MACRO.
Doubleur de focale (remplace le jeu de 3 bagues allonges).Cet OLYMPUS OM-1n est équipé d’un 50 mm f 1:1.8 et d’un doubleur de focale ayant la fonction macro.En utilisation normale, c’est un doubleur de focale, notre 50 mm se comporte comme un 100 mm.Dès que l’on tourne la bague de mise au point du doubleur, la surprise arrive et on atteint le rapport de grossissement de 1:1.
Toutefois, ces doubleurs ont généralement 7 lentilles et elles viennent se rajouter aux lentilles de l’objectif. Si vous utilisez un zoom en complément à ces doubleurs, vous risquez fort d’avoir des photos peu nettes ou ayant peu de contraste. Il faut privilégier les objectifs ayant peu de lentilles.
b) Les objectifs MACRO,
Si la chance vous accompagne lors d’un vide grenier, vous pouvez trouver un objectif MACRO (de la marque de votre appareil) qui est capable d’aller au grossissement 1:1 . Il sera plus cher qu’un 50 mm classique mais si le vendeur n’est pas l’acheteur initial du matériel, vous pourrez sans doute le négocier à la baisse. Et oui, le nombre de personne intéressée par la MACRO n’est pas élevé.
Ce MAMIYA NC-1000S m’a été vendu avec son objectif MACRO de 50 mm, c’est la présence de l’objectif qui m’a fait acheter ce boitier en occasion.
Cet objectif, fabriqué par MAMIYA, est bien un objectif MACRO car il atteint le grossissement de 1:1 à la mise au point à distance minimale (le grossissement est donné au moyen de l’échelle orange en tête d’objectif).
Vue de détail de l’échelle de grossissement. On comprend mieux pourquoi, c’est au photographe de bouger son appareil et non à la bague de mise au point de tourner pour avoir une photo nette.Le 50mm macro Takumar de PentaxCe 90 mm TAMRON (monté sur un CANON AE-1p) est bien connu des photographes argentiques, il est généralement vendu plus de 100 euro mais il restera sur l’étagère à un tel prix car pour atteindre le grossissement de 1:1, il faut lui ajouter un complément optique (doubleur) qui sera très difficile à trouver.A la distance de mise au point minimale, le rapport de grossissement sera de 1:2 et non de 1:1.
L’échelle de grossissement vous montre immédiatement que le rapport 1:1 ne sera acquis qu’au moyen du doubleur de focale (2x) spécifique à cet objectif. On commence à entrevoir les problèmes liés à la macrophotographie. Bien trop souvent l’achat d’un élément provoque le besoin d’autres équipements pour arriver à la situation désirée (agrandissement de 1:1). Alors il faut être prudent et certains équipements vendus à des tarifs déraisonnés sont des pièges à éviter. Ainsi, le 90 mm TAMRON est trop souvent proposé en occasion à un prix de plus de 100 euros. Il faut rajouter la bague spécifique adaptée à votre boitier (10 à 20 Euro) et le doubleur de focale spécifique (50-70 euro). On arrive à un montant un peu inférieur à 200 Euro, ce qui est bien trop élevé pour atteindre le grossissement de 1:1 ! (Un objectif de 50 mm Macro vous sera proposé à un montant de l’ordre de 50 à 100 Euro).
Par contre, il faut éviter les objectifs dit « macro » ne présentant qu’une mise au point rapprochée. Ce sont généralement des zooms qui offrent par cet artifice la même mise au point que la focale fixe pour la plus faible focale. Par exemple, un zoom 80-200 vous proposera la fonction ‘macro’ sur la focale 80 mm et vous vous rendrez compte que la distance minimale de mise au point sur cette focale est similaire à celle d’une focale fixe de 90 mm standard.
c) les soufflets MACRO,
Equipement emblématique de la macrophotographie, les soufflets ne sont pourtant pas des équipements très pratiques d’utilisation. Il vous faudra certainement un pied photo et une glissière de mise au point. Toutefois, ces deux derniers éléments sont toujours fabriqués et ne sont pas proposés à des tarifs excessifs (surtout s’ils viennent de Chine !). Les soufflets permettent des grossissements supérieurs à 1:1 avec des objectifs standards comme les 50 mm. Il ne faut donc pas les négliger si vous en trouvez un en brocante pour un tarif acceptable (20 à 40 euros), Un prix supérieur ne pourra s’expliquer que pour un équipement de marque.
Soufflet MACRO FUJICA trouvé en brocante. Hélas, le rail de mise au point était vendu à part par FUJICA, donc il n’est pas complet mais reste utilisable car les deux blocs supports (boitier et objectif) sont mobiles et peuvent palier à l’absence de rail de mise au point. D’après mes souvenirs, j’ai dû le payer une vingtaine d’Euro.Soufflet MACRO adaptable pour Olympus acheté un prix dérisoire car c’est une version vraiment dépouillée. C’est la version « basique » du soufflet sans aucun élément de confort.
Ainsi, si vous trouvez un soufflet de marque sur un site internet ou en braderie à un prix qui vous semble acceptable, il faut faire très attention car les soufflets n’étaient généralement pas vendus avec tous les accessoires qui rendent leur utilisation bien plus confortable. L’absence de rail de mise au point est quand même un élément préjudiciable. Autant préférer un soufflet adaptable à un prix dérisoire qui fera le même travail.
Regardons quand même le fonctionnement d’un soufflet de marque et comparons-le au fonctionnement du soufflet adaptable.
1) Le soufflet adaptable.
Deux blocs de fixation (boitier, objectif) dont l’un est mobile. Un soufflet étanche à la lumière relie ces deux composants (d’ou le nom de l’équipement). Il n’y a aucun lien mécanique entre les deux blocs. La présélection du diaphragme n’est pas transmise au boitier. Le boitier considère qu’il est à pleine ouverture. Du coté de l’objectif, le bloc qui le reçoit possède un ergot qui force la fermeture du diaphragme. En fait on se retrouve avec un système de mesure « diaphragme fermé » comme sur les anciens appareils en monture 49 mm à viser. Vous pouvez aussi bien utiliser un boitier semi-automatique qu’un boitier à priorité à l’ouverture, mais pas de boitier à priorité vitesse car celui-ci ne sera pas en mesure de transmettre l’ouverture à l’objectif. En fait, je ne peux que vous conseiller d’utiliser votre boitier en mode semi-automatique.
Olympus OM-1n équipé du soufflet adaptable. Le tirage du soufflet est ici bien suffisant pour avoir un agrandissement supérieur à 1. L’absence de liberté de mouvement du bloc arrière est un problème car vous pouvez vous retrouver dans une situation ou l’objet est net s’il est situé entre l’objectif et la partie avant du soufflet. De plus, une fois que la mise au point sera terminée à pleine ouverture, il ne faudra pas oublier de remettre le diaphragme à une ouverture compatible avec le sujet que vous comptez photographier. Ce n’est que dans cette situation que vous pourrez déterminer la vitesse d’obturation.
Le diaphragme a été fermé à l’ouverture désirée et il est maintenant possible de régler la vitesse d’obturation sur l’appareil (sauf s’il est en priorité vitesse) les circuits électroniques calculeront très bien la vitesse adéquate. Vous pouvez aussi en profiter pour vérifier la profondeur de champ.
2) Le soufflet de marque.
Il est évident que les constructeurs de premiers plans (CANON, NIKON, FUJICA, Olympus…) ne proposeront pas de soufflet « Low Cost ». Ils n’ont bien souvent qu’un seul soufflet adapté à la macrophotographie dans leur gamme et il ne sera vraiment utilisable que si vous prenez tous les accessoires associés comme le rail de mise au point ou le viseur d’angle à grossissement variable pour affiner votre mise au point. CANON, OLYMPUS, NIKON, FUJICA… vous proposeront un soufflet ou la commande de la fermeture du diaphragme se fera en automatique lors du déclenchement.
C’est pour cette raison que vous avez ce curieux déclencheur souple avec deux sorties. L’une va vers le bloc support de l’objectif et l’autre va vers le boitier. Ces deux flexibles ne sont pas interchangeables. L’un aura une commande avancée par rapport à l’autre, on ferme en premier le diaphragme et ensuite on déclenche l’appareil. Ce confort ne sera vraiment exploité que si votre boitier est en mode priorité diaphragme car si vous avez un boitier semi-automatique, vous serez condamné à fermer le diaphragme pour faire vos réglages d’exposition. Heureusement, il y a un petit bouton qui va vous y aider. Sur le bloc avant du soufflet, il y a toujours une commande manuelle pour fermer de diaphragme à la valeur présélectionnée.
Il est évident que la finition d’un soufflet de marque est bien meilleure que la finition d’un soufflet adaptable. Toutefois, s’il vous manque des éléments (comme la double commande), vous serez condamné à une utilisation similaire au soufflet « Low-Cost ».
Finalement, ce n’est pas la peine de dépenser des sommes déraisonnables pour des équipements comme les soufflets macro car vous avez peu de chance d’avoir un ensemble complet. A l’époque, un soufflet de marque coutait plus cher qu’un objectif (135 ou 200 mm), il fallait lui adjoindre un viseur d’angle (même tarif que le soufflet !) et le rail de mise au point. Très peu de photographe faisaient l’investissement complet. (Mais les bonnes occasions, cela arrive parfois).
En conclusion, je vous donne une analyse qui reprend ce qui a été dit.
Equipement Grossissement maxi Prix
Objectif macro 1:1 élevé (50 à 100 Euro)
Bagues allonges 1:1 faible (10 à 20 Euro)
Doubleur + extension 1:1 faible (20 à 30 Euro)
Soufflet > 1:1 moyen à élevé (30 à 150 euro)
Vous pouvez, bien sûr, associer les bagues allonges à votre soufflet et utiliser votre objectif macro… Pour la majorité d’entre nous qui nous limiterons à des photos de fleurs ou d’insectes, l’objectif à mise au point rapprochée sera certainement suffisant. Il ne faut toutefois pas oublier que la photo prise ne sera réellement intéressante que si l’objet photographié couvre au moins 80% de la surface de la pellicule.
Un prochain article sera consacré aux flashs MACRO qui sont des accessoires bien pratiques pour compenser les manques de luminosité couramment rencontrées en macrophotographie. Vous y découvrirez des petites astuces qui vous permettront d’utiliser correctement les différents équipements abordés dans cette présentation.
Et, non, il ne s’agit pas d’appareils numériques dans un format particulier mais bien d’un format de films argentique, apparu en 1996, à l’initiative de Kodak et Fujifilm pour les producteurs de pellicule et de Minolta, Canon, Nikon, Fuji, Kodak et quelques autres pour les fabricants d’appareils photo.
APS pour Advanced Photo System (Système Photographique Avancé).
Mais quelle était l’avancée de ce film ?
Extérieurement, la pellicule restait enfermée dans une cartouche, sensiblement de la même taille qu’une bobine de 135 classique.
Mais la bande du film était plus petite :
En fait, l’APS possède aussi une bande magnétique couchée sur le film, qui enregistre pour chaque image, en plus de son format de tirage, des informations telles que l’heure de la prise de vue, les données d’exposition, une légende éventuelle, etc.
Cette bande magnétique stocke aussi le numéro de la dernière vue enregistrée et permet donc de rembobiner la pellicule, puis de la réinsérer plus tard dans l’appareil – celui-ci déroulant alors automatiquement le film jusqu’à la 1re vue vierge.
Vous avez bien lu : vous pouviez interrompre une série de prises de vue, en N/B par exemple, charger votre appareil d’un film couleur et continuer à tirer. Lorsque vous alliez reprendre l’un ou l’autre des films utilisés, vous repartiez sur la dernière photo enregistrée, jusqu’à une nouvelle interruption ou jusque la fin du film.
Personnellement, je trouvais ça très pratique car il était facile de changer non seulement de type de films (couleur – N/B) mais aussi de sensibilité, si besoin. Attention, tous les appareils ne le permettait pas.
Plusieurs longueurs d’exposition étaient alors proposées : 15, 25 ou 40 expositions.
La cartouche du film permet un chargement complètement automatisé. Elle renferme complètement le film (pas de languette qui sort) lorsqu’il n’est pas utilisé. Et lorsque le film était terminé et développé, le labo vous renvoyait le film dans la cartouche, le protégeant des poussières, des marques de doigts, des griffes.
En fait, c’est l’appareil qui gérait l’amorçage, l’avance et le rembobinage du film. Celui-ci étant toujours à l’abri de la cartouche, la fente étant protégée par une « porte » étanche à la lumière.
L’APS permettait aussi de choisir des recadrages particuliers :
le H était le cadrage « normal » au rapport 16/9 sur une surface de 30,2 × 16,7 mm
recadrage en largeur : 25,1 × 16,7 mm – format C (classique), rapport 4/3 équivalent au 24 x 36
recadrage en hauteur : 30,2 × 9,5 mm – format P (panoramique), rapport de 3/1.
Ne nous y trompons pas, le format réellement enregistré à la prise de vue est le H, les deux autres sont des pseudo-formats qui n’exploitent pas complètement la surface du film. A contrario, en 24×36 avec un appareil panoramique, vous exploitez la totalité de la surface de la pellicule.
L’univers de l’APS ne se limitait pas aux appareils photos, spécialement conçus pour ce film, mais il y avait aussi des lecteurs qui vous permettaient de « lire » vos photos directement sur un écran de télévision.
Mais pourquoi ça n’a pas marché ?
Créer pour rivaliser avec les plus petits appareils en 24×36, finalement le format n’a pas réussi son pari. En 2011, Kodak et Fuji arrêtaient les frais et abandonnaient la fabrication de l’APS. D’autant que depuis les années 2000, le numérique pointait le bout de son nez avec les développements que nous allons connaître, dont une miniaturisation extrême.
Les professionnels de la photo, la presse n’ont jamais vraiment crû à ce nouveau standard, notamment parce que la surface du film étant plus proche de celle des films au format 110 que du 24×36 classique, la qualité des photos était moindre. Ce type de film s’adressait surtout aux « amateurs » qui désiraient des appareils relativement performants mais très facile d’utilisation.
Je me souviens, par exemple, avoir offert à mes parents un Minolta Vectis, munis d’un zoom, pour leur faciliter les photos de leurs enfants et petits enfants.
Toutefois, ironie de l’histoire de la photographie, nous connaissons encore aujourd’hui le format APS mais suivi de la lettre C : celui des capteurs des appareils numériques !
Le sigle APS-C (Advanced Photo System type-C) désigne le format d’un capteur de taille approximativement égale à celle des négatifs APS argentiques. Ces négatifs mesurent 25,1 × 16,7 mm et ont un rapport de forme de 3/2 ou 1,5:1.
Pour compliquer les choses, évidemment, tous les constructeurs n’utilisent pas les mêmes tailles de capteur, ce qui contraint les utilisateurs à une nouvelle gymnastique mentale : celle de la conversion des optiques en fonction du capteur de leur appareil.
En effet, à focale identique, une image prise avec un capteur APS-C est différente de celle prise avec un capteur ou un film 24 × 36. Le capteur APS-C étant plus petit, l’image issue de ce capteur paraît être un agrandissement d’une partie de l’image prise avec un capteur 24 × 36.
Il faut donc une « coefficient de conversion ». Ce facteur multiplicateur est en fait le rapport de dimensions entre les capteurs 24 × 36 et APS-C.
Coefficients de conversion les plus courants :
2.0× — Format dit « 4/3″ » : Olympus série E-System E-400/410/420/450, E-500/510/520, E-600/610/620, E-30, E-1/3/5, et les µ4/3″ E-P1/P2/P3/P5, E-PL1/PL2/PL3/PL5, OM-D E-M10/E-M5/E-M1/E-M1X et les boitiers Panasonic GF1 à GF6, G1 à G7
1.62× — Canon EOS 7D, 7D Mark II, 10D, 20D, 20Da, 30D, 40D, 50D, 60D, 60Da, 70D, 80D, 300D, 350D, 400D, 450D, 500D, 550D, 600D, 650D, 700D, 750D, 760D,800D,77D,1000D, 1100D, 1200D, 100D, M, D60, D30
1.54× — Pentax K20D, Pentax K-7, Pentax K-5
1.53× — Pentax *istD, Pentax *istDs, Pentax *istDs2, Pentax *istDL, Pentax *istDL2, Pentax K100D, Pentax K100D Super, Pentax K10D, Pentax K200D, Ricoh GR, Nikon D3300, Nikon D5300, Nikon Coolpix A, Sony NEX-7,† Sony NEX-6, Sony Alpha ILCE-6000, Sony Alpha 77, Sony Alpha 77 II, Sony Alpha 65, Sony Alpha 57, Sony Alpha 37, Sony Alpha 580, Sony Alpha 500, tous les Samsung NX sauf les NX5, NX10, NX11, NX100.
1.5× — tous les appareils réflex numériques Nikon sauf les « full-frame » D4, D4s, D3, D3s, D3x, D700, D800 et D600 ; tous les Fuji, Sony (sauf les « full-frame » α 850, α 900, α 99) et les appareils réflex numériques Konica Minolta.
1.3×7 — Canon EOS-1D Mark IV, 1D Mark III, 1D Mark II (et Mark II N), EOS-1D, Kodak DCS 460, DCS 560, DCS 660, DCS 760, Leica M8, M8.2
Tout ceci étant écrit, et j’espère que ça peut vous aider à comprendre certaines choses, il reste que la dure réalité revient au galop, surtout pour nos envies de vieux appareils à découvrir.
Car il existe plein de modèles intéressants en APS, généralement très petit et – finalement – pas si mauvais que ça MAIS le film n’est plus fabriqué et – pire – la plupart des labos n’ont plus les « rails » nécessaires pour, par exemple, les scanner, même s’ils savent encore, pour la plupart, les développer.
Il vous faudra donc, si vous êtes curieux, trouver des films forcément périmés ‘(mais ça ajoute au « fun » de la découverte) pour essayer vos appareils et un bon labo photo.
Je l’ai fait pour les appareils en photo ci-dessous mais je vous avoue que ces appareils seront sans doute remis au musée de la Photo de Charleroi, pour leur collection
Enfin, je vous ai trouvé une video, qui reprend – malheureusement seulement en anglais – tout « l’univers » du film APS : les films, les appareils, les lecteurs (avec quelques critiques du système).
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