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Des pellicules pour vos vacances ?

Si les indices actuels se confirment, vous serez assez nombreux à préférer mettre des bobines de films dans vos valises plutôt que des valises de batteries pour immortaliser vos vacances.

Quels indices ? La sortie du Pentax 17, l’annonce du Rollei 35 AF, la vente des « jetables » qui ne faiblit pas, l’engouement toujours bien réel pour les appareils analogiques.

Le prix du film peut en effrayer quelques uns mais pour la plupart, c’est une contrainte « constructive » : on ne déclenche pas à tout va, on réfléchit à sa composition, son cadrage, l’utilité de la photo à prendre.

Mais quels films emporter ? Le choix est vaste, du N/B à la couleur, du 135mm au 120, voire même du 110, tout est possible.

Il y a les « classiques » de chez Agfa, Fuji, Kodak, Adox, Rollei, Ilford (par exemple).

Et il y a les « exotiques ». Vous en trouverez sans problème chez Lomography et les partenaires qui distribuent leurs produits, mais je relève quelques références intéressantes, citées par MissNumériques et un peu spéciales. Je me contenterai de les citer et je vous renvoie chez MissNumérique pour les explications, après tout, c’est eux qui ont fait le travail.

Il s’agit des Candido, des Vandal, des Washi, des Sunbath

Puisque j’en étais à chercher des références pour photographier autrement, chez Retrocamera, j’ai trouvé aussi quelques pépites, à essayer.

Ici ce sont aussi les Washi et les Lomography, puis les Tasma (Russe), les Street Candy, les Silberra (Russe), les Santa (celles que le Père Noël a oubliées), les Revolog, les Reto, les Orwo, les Kosmo, les Kono!

Encore une fois, je vous renvoie aux pages de Retrocamera pour les explications sur chacun de ces films.

Bref, il vous faudra peut-être emmener un ou deux boitiers pour les essayer toutes.

Sinon, il reste le bon vieux truc de rembobiner le film pour le réutiliser une autre fois. Faites bien attention au bruit lorsque le film se décroche, pour ne pas rentrer l’amorce dans la bobine. Et si ça rate, il reste la solution de l’ouvre cartouche (Kaiser, AP Photo) – attention, dans le noir absolu – ou l’extracteur d’amorce (Kaiser, AP Photo) – qui nécessite un peu de patience.

Ceci étant, bonnes vacances. Faites-vous plein de souvenirs (et pas que derrière un appareil photo ou un smartphone) pour revenir gonflé à bloc pour la rentrée.

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Quand les fabricants de film rendaient la photographie amateur facile et agréable.

Au détour d’un paquet de vieux documents ayant trait à la photographie argentique (vieux catalogues, modes d’emploi, etc.), j’ai retrouvé un petit fascicule édité par Fujicolor.

Plein de nostalgie, je l’ai feuilleté et je me suis dit que j’allais vous le scanner car sous des dehors bon enfant, toutes les notions de la photographie amateure y sont reprises.

Eh oui, à l’époque les fabricants de film se coupaient en quatre pour vous faire aimer la photo familiale, de vacances, celle que l’on appelle pompeusement « vernaculaire » (oui, j’ai osé le jeu de mots !). D’abord parce qu’ils vendaient encore plus de films et ensuite parce que ça décomplexait la photo, la rendant accessible et ludique.

Si vous veniez d’acheter votre Zenit E, votre Praktica MTL 5, votre Fujica ST 605, par exemple, vous aviez envie de faire de belles images sans trop gaspiller cette précieuse pellicule.

Après avoir lu le mode d’emploi de votre appareil, généralement bien fait et plein de bons conseils, vous lisiez ce petit opus fournit par le fabriquant de film et vous étiez prêt à affronter le monde.

Je ne résiste pas à vous présenter celui fournit par Fuji Film.

Voilà, voilà … Fuji Film n’était pas le seul a fournir ce type de « mémo » utile. Kodak, Agfa et consorts s’y sont mis aussi avec plus ou moins de bonheur.

Et si ne gardiez que la grille ci-dessous près de votre appareil photo, vous pouviez affronter tous les types de prises de vue.

Je vous le mets en PDF à télécharger, si vous en aviez un jour besoin.

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Que faire si les piles ont coulé ?

Question lancinante car c’est une mésaventure qui arrive souvent, avec plus ou moins de conséquences fâcheuses.

Le souci, c’est que généralement, on a entreposé les anciens compacts, voire même reflex, en se disant que, peut-être, demain, on les reprendrait … et donc, par distraction souvent, on a oublié de retirer les piles qui les alimentaient.

C’est aussi vrai pour les flashs, quelques cellules à main et autres commandes à distance de l’époque.

Bref, ça fait quelques kilos de piles qui dorment parfois depuis des (dizaines) d’année !

Aucunes ne sont bonnes pour la nature mais les pires sont celles au mercure, qui n’ont été abandonnées en Europe qu’au début des années 2000 (interdiction d’importation en 1991 en Europe, 1996 aux USA et 1998 au Canada).

Dois-je vous dire qu’elles sont extrêmement toxiques ? Elles ont juste un petit « avantage », elles coulent moins vite que les alcalines ou salines.

Ceci étant, une seule règle a respecter impérativement : ne pas jeter à la poubelle mais à déposer dans un centre de recyclage (en Belgique, c’est Bebat qui s’en charge et en France, c’est Corepile), notre bonne vieille Boule Bleue vous remercie.

C’est aussi vrai pour les packs de films Polaroid 600, les originaux et ceux d’Impossible Project, des appareils « vintages » car la pile est dans le pack, ce qu’on oublie parfois (ceci ne concerne pas les films i-Type, les nouveaux films destinés aux nouveaux appareils qui sont alimentés eux par une pile).

Bon, concrètement, vous ouvrez le compartiment des piles et elles ont gonflés, coulés tant et plus, laissant un peu partout des résidus blancs et des traces d’oxydation verdâtres sur les contacts électriques en cuivre.

Première remarque, les compartiments à piles sont souvent mal aisés à nettoyer car en forme de puits dans lequel on glisse ces dernières. L’espace de travail est restreint.

Si vous en avez la possibilité, ouvrez l’appareil pour mieux atteindre les zones abimées et, surtout, voir si les fils raccordés aux contacts n’ont pas permis aux agents oxydants de remonter plus haut. Souvent l’attaque est telle que les fils cassent, « mangés » par l’acide.

En passant, vous allez travailler avec des résidus acides, le mieux étant alors de porter des gants pour éviter les contacts avec la peau et faites attention si vous brossez la zone, protégez vos yeux.

Petite remarque utile, il y a deux types de pile en fonction : les alcalines et les salines.

Les premières sont soit au zinc dioxyde de manganèse ou au lithium dioxyde de manganèse. Elles possèdent toutes les deux deux électrodes, une négative en zinc et une positive en dioxyde de manganèse et elles sont plongées dans un électrolyte alcalin hydroxyde de potassium.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours de chimie (Mandeleïve et moi sommes fâchés depuis longtemps), mais un petit schéma est toujours parlant.

Les secondes, les salines, autrefois appelées pile Leclanché, du nom de son génial inventeur et promoteur (Belge, 1867) ont un électrolyte acide de chlorure de zinc et de chlorure d’ammonium et leur principe est le même que les précédentes.

La différence entre les deux tient au fait que les piles alcalines ont la possibilité de fournir un courant plus intense et ont une durée de vie plus longue que les piles salines, qui sont de ce fait moins présentes de nos jours dans les appareils gourmands en énergie. Mais ce n’était pas le cas il y a quelques dizaines d’années, il est donc utile de faire la différence car les interventions seront adaptées.

Ce sont les électrolytes qui, en quittant l’enveloppe de la pile, qui cède sous la pression de gaz issus de réactions chimiques internes, vont attaquer les matériaux qui les entourent, soit votre appareil photo ou votre flash.

L’hydroxyde de potassium est un produit corrosif et irritant pour les yeux et la peau, qui se propage via les fils et les circuits électriques et ronge le cuivre (c’est le dépôt blanchâtre et d’aspect duveteux que vous découvrez).

C’est un électrolyte alcalin, alors que celui des piles saline est composé de sels acides. On ne les traite donc pas de la même manière.

Pour les piles alcalines : s’il existe des produits dans le commerce, essayons le système D qui ne coûte presque rien et est aussi efficace.

  • pressez un citron et trempez dedans un coton tige, que vous essorez pour qu’il n’y ait pas trop de liquide
  • ou versez un peu de vinaigre blanc dans un petit bol, ça fait la même chose
  • frottez les parties atteintes, en essayant de bien aller dans les recoins
  • laissez agir au moins 10 minutes avant de rincer doucement à l’eau claire (toujours avec le coton tige, pas au Kärcher !)
  • puis séchez avec un coton tige propre ou avec de l’air comprimé (très basse pression)

Pour les piles salines :

  • un peu plus de manipulations car il faut préparer un mélange eau/bicarbonate de soude (une cuillère à soupe maximum) pour obtenir une pâte légèrement humide
  • imbibez un coton tige avec la solution et déposez-là sur les surfaces atteintes
  • faites-vous un café ou un thé et attendez que la solution agisse toute seule (production de bulles, donc de gaz, à éviter de respirer le nez dessus)
  • puis rincez à l’eau claire et séchez bien le compartiment

Si les fils ont été atteint, il faut se résoudre à les couper et les remplacer par des neufs, ce qui – je le concède – n’est pas toujours aisé, sauf à être bien équipé en matériel électronique. La section des fils est souvent fine. Vous pouvez les remplacer par du câble de téléphone (les fils sont de couleur et généralement très fins).

Si les composants électroniques sont touchés, là, il ne reste plus grand chose à faire sauf à phagocyter, si possible, un autre appareil en panne.

Voilà, voilà, j’espère que ces quelques lignes vont pouvoir vous aider.

Mon conseil, toutefois : si c’est un appareil produit par camions (Pentax Espio, Canon Prima, Minolta Vectic et consorts), à moins que l’attaque ne soit légère, passez votre chemin et trouvez-en un sain.

Pour un appareil plus onéreux et/ou plus rare, ça vaut la peine d’essayer, mais le résultat n’est pas toujours garanti.

A vos tournevis, cotons tiges, vinaigre et bicarbonate, et bon courage.

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Photographier lorsqu’il fait (très) froid

Ça y est, il fait froid, il gèle même depuis quelques jours. Ce matin (17/12/22), le thermomètre extérieur affichait un beau -7°C. Brrr …

Est-ce une raison pour hiberner jusqu’à la fin mars et remiser nos appareils photo bien au chaud ?

Non, ce serait dommage, le temps froid, voire la neige et la glace nous révèle un monde différend, aussi très photogénique, mais qu’il convient d’aborder avec les précautions d’usage.

En voici quelques unes qui, je l’espère, vous serviront …

Si vous avez prévu une sortie hivernale, un petit truc tout simple est de prévoir, sur le parcours, au moins un endroit où vous pourrez vous réchauffer. L’abri seul de votre véhicule au moment du retour risque d’être un peu juste, car lui aussi aura passé la journée dehors, au froid, et le temps qu’il ne vous donne un peu de chaleur …

Ah, et à éviter, la consommation d’alcool qui donne une impression de chaleur, mais bien fugitive. Vous finirez votre flasque plus vite que vous n’aurez vraiment chaud !

Commençons par nous habiller chaudement. Pour ceux qui sont habitués à la randonnée, rien de nouveau je pense mais un petit rappel toujours utile : il n’est pas nécessaire d’enfiler 5 pulls chauds, ils ne feront que gêner vos mouvements.

La meilleure façon de faire consiste à empiler des vêtements fins, si possible dit « thermique » (ah, les bons vieux Damart de nos grands mères !). Il en existe de toutes les marques et vous en trouverez des abordables chez Décathlon par exemple. Les meilleurs, à mon avis, à mettre sur la peau, sont ceux avec de la laine Mérinos. Non seulement ils sont vraiment chauds mais il évacue la transpiration et sont efficaces contre les odeurs. Un inconvénient toutefois, ils sont assez chers (+/- 50€) mais si vous en prenez soin, ils durent longtemps. Sinon, la marque Cryvit de chez Lidl propose aussi des dessous thermiques efficaces, y compris des sous pantalons.

Un fin pull en « fleece » ou « polaire » (cette matière toute douce faite de bouclette ou de tissus gratté), par dessus vous assure un cousin d’air qui gardera votre chaleur longtemps. En plus, petit côté écolo pas négligeable, la plupart sont fabriqués à partir de matières plastiques recyclées.

La troisième couche pourra à nouveau être confiée à un pull dans cette matière, mais un peu plus « lourd » : l’idéal étant d’atteindre les 350gr. Des marques comme Lafuma, Columbia, Jack Wolfskin, Millet en font d’excellents. Comme ils demandent peu d’entretien, sèchent vite et sont solides, ils seront vite amorti au fil de vos sorties.

Je ne renie pas la laine, toujours excellente, mais plus délicate à l’usage (lavage, séchage avec précaution).

La dernière couche sera votre blouson ou manteau. Idéalement imperméable, coupe-vent mais respirant pour plus de confort. Les marques citées plus hauts – mais elles ne sont pas les seules, juste que celles-là je les connais bien – en proposent d’excellents, mais à acheter en solde pour ne pas faire frémir votre budget.

Des chaussettes chaudes dans des chaussures confortables et prévues pour l’hiver seront un plus indéniable. Rien de pire que d’avoir les orteils qui gèlent surtout lors des stations arrêtées un peu longues (pose longue, affut, etc.). Las encore des magasins comme Décathlon ont des rayons bien fournis à prix abordables (finalement, je vais leur demander de me sponsoriser, non ?).

A l’autre extrémité, vos mains et vos doigts méritent la plus grande attention car manipuler son boitier les doigts gelés est quasi impossible.

Ici aussi vous pouvez jouer la carte de l’empilement avec des sous gants fins. Ceux en soie sont excellents, voire – en second choix – ceux en polaire fin. Au dessus, des gants de cuir souples et doublés ou ceux en matières dites « techniques » : des tissus chauds, résistants, imperméables et coupe-vent.

J’en ai acheté une paire sur un grand site chinois pour moins de 10€ et je n’ai pas eu froid lors de notre sortie hivernale de Namur. De plus, la paume est garnie d’une matière antidérapante et le bout de l’index est dit « tactile » pour pouvoir manipuler les écrans sans devoir ôter le gant.

D’autre, lors de la sortie, avaient opté pour des gants en cuir fourré mais dont le bout de l’index peut se retourner pour sentir mieux les commandes, l’écran et le déclencheur.

Sachez qu’il existe une solution mixte : le sous-gant tactile à glisser sous le gant principal.

La marque Vallerret propose des gants spéciaux pour photographe, comme le Markhof Pro (tarif de +/-70€). A se faire offrir ?

Encore un peu plus haut, comment protéger son cou, responsable de presque 60% des déperditions de chaleur de notre corps ? Il y a toujours la bonne vieille écharpe, vous savez, ce truc qui glisse tout le temps ! De nos jours, on utilise plutôt des « tours de cous » qui sont bien plus près du cou et bien plus chauds. Pour tous les budgets et de toutes les couleurs si on veut.

Petite remarque, en passant, car la plupart des vestes « outdoor » proposent maintenant des fermetures hautes, qui protègent déjà bien cet endroit. Et si vous avez opté pour un pull en polaire, le tour de cou ne sera pas nécessaire puisqu’il monte haut.

Dernier étage, votre tête, l’autre endroit qui enregistre le plus de déperdition calorique.

Alors, il y a les adeptes du chapeau, de la casquette et du … bonnet ! Franchement plus pratique et bien plus chaud que les deux autres couvre-chefs cités. Ici aussi, la laine le dispute au tissus polaire, à chacun ses préférences.

Vous, vous voila parés pour affronter les grands froids, et votre matériel ?

Petite précaution utile, avant toute sortie au froid, chargez bien vos batteries, elles n’aiment pas la fraicheur. Leurs performances diminuent au grand froid. Cependant, si vous les remettez au chaud, elles reprendront vigueur. Le mieux étant dès lors de les garder dans une poche interne de votre veste/blouson et de ne les sortir qu’en cas de besoin.

Avec les reflex modernes et surtout les hybrides, je ne saurais trop vous conseiller que d’avoir au moins deux batteries de secours (en sus de celle déjà dans l’appareil).

Ensuite, votre sac à dos : il sera l’ultime rempart contre les intempéries, que ce soit la neige, la pluie, le froid.

Soyons bien clairs, il ne va pas réchauffer votre matos mais bien garder une « chaleur » acceptable pour celui-ci, c.-à-d. couper le froid vif et l’humidité ambiante.

Surtout, on n’y pense pas assez, il va servir de tampon thermique pour votre appareil photo et son objectif.

Nous l’avons déjà tous expérimenté, un fort écart de température ente l’intérieur et l’extérieur a pour conséquence immédiate la formation de buée sur les écrans, les viseurs et les optiques.

C’est le phénomène de condensation qui se présente lorsque vous mettez un objet froid dans un environnement chaud et humide. L’eau présente dans l’air va se déposer, par condensation, sur cet objet froid. Si vous êtes porteurs de lunettes, vous savez de quoi nous parlons !

Outre que c’est gênant si vous voulez continuer à prendre des photos en intérieur, ce n’est pas très bon pour le matériel cette humidité. Si vous avez du matériel dit « tropicalisé », les risques seront moindre (l’eau ne se glissera pas à l’intérieur du boitier et de l’objectif), pour les autres, c’est un réel problème qui risque, à terme, d’entrainer des moisissures toujours difficiles à enlever et à de l’oxydation sur les circuits électroniques.

Quelles sont les solutions pour éviter ce phénomène désagréable ?

Monsieur de La Palice vous aurait dit d’éviter les changements de températures brusques, mais il n’était pas photographe.

D’autres préconisent de glisser l’appareil froid dans un sac plastique étanche, en chassant le plus d’air possible, et de le placer dans un endroit frais de la maison (ou du lieu où vous entrez). La condensation se formera alors sur le plastique du sac et pas sur l’appareil. Plus la différence de température sera importante, plus longtemps il faudra laisser l’appareil dedans.

Attention toutefois que cette solution a, à mon sens, un gros désagrément : celui de ne pas laisser l’appareil plus que nécessaire (difficile à déterminer) pour éviter, in fine, que l’eau de condensation ne coule sur le matériel, surtout si on manipule le sachet.

La manière douce pour (tenter d’) éviter ces chocs, c’est d’utiliser votre sac comme coquille thermique : lorsque vous êtes dehors, avant d’entrer quelque part au chaud, glissez dedans votre boitier, le sac le gardera à la température proche de celle du dehors.

Et si vous devez ressortir, après in chocolat chaud par exemple, ne ressortez le boitier qu’au dehors, le sac ayant toujours gardé une température plus ou moins constante (ne le déposez pas contre un radiateur, évidemment).

Une remarque en passant : si un peu de condensation venait à geler, du fait d’un très grand écart de température, certains éléments pourraient se figer. Ne forcez surtout pas, attendez que le matériel se réchauffe lentement. Mais vous aurez de l’humidité.

C’est le moment ou jamais de garder tous les petits sachets de silicates (silicate-gel) que vous pourrez trouver et de les disperser dans votre sac à dos, là où vous rangez vos boitiers et optiques. Ils absorberont l’humidité ambiante et assécheront le matériel.

Et lorsqu’ils auront accompli leur office, petit tour au four à micro-ondes pour les assécher et pouvoir les réutiliser.

Dernier point sans doute, que faire en cas de neige ou de forte pluie ?

Pas de miracles, il vous faudra une protection étanche pour le matériel. On vend des sacs prévus à cet effet ou un sac plastique tout simple fera aussi l’affaire, mais il faut alors prévoir comment faire passer l’objectif à travers sans créer d’ouverture inutile (merci l’attache par élastique ou bande velcro).

Fixer le pare-soleil sur son optique retarde encore le dépôt de pluie ou de neige (pensez à laisser le boitier vers le bas dans ce cas).

Si, tout de même, quelques flocons facétieux se posent sur votre optique, ne frottez pas avec les doigts mais essayez de les souffler avec une poire à souffler, ça évitera les taches difficiles à enlever.

En tout cas, j’espère que vous aurez pris la peine de placer un filtre UV sur votre optique, c’est lui qui prendra tout pour ne pas abîmer nos chères lentilles !

Le cas extrême, ce sera la formation de givre sur le filtre. Surtout ne soufflez pas dessus, ce sera pire. Ayez plutôt un carré de microfibre sur vous pour l’enlever.

Au terme de votre sortie, quand vous serez rentré au chaud, à la maison, l’hôtel, le camping car, enfin tout endroit chaud, essuyez bien tout le matériel, placez-le dans un endroit sec avec des sachets de silicate-gel autour et laissez-le se reposer aussi de cette froide aventure ! Vous regarderez vos photos le lendemain.

Voilà, pas de solutions miracles mais quelques conseils de bon sens qui vous aideront à envisager vos sorties hivernales sereinement.

Car l’hiver transfigure les paysages et ce serait dommage de passer à côté.

Bon hiver !

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Comment se passer des piles au mercure et garder le maximum de compatibilité par Olivier.

Alors là, Olivier a fait très fort !

Perso, je serais incapable d’effectuer ces réglages, en tout cas s’il n’y avait pas ses précieuses explications.

Mais comme il le dit lui-même, si vous ne vous sentez pas prêt, évitez la manipulation. Sinon, à vous la joie d’un OM-1 ou OM-1n qui vise juste même avec des piles modernes.

Ni Olivier ni moi ne pourrions être tenus pour responsables des dégâts éventuels à vos appareils si vous tentez la manipulation. Elle le sera à vos risques et périls.

Olivier l’a testée sur ses appareils, sans dommage, mais son niveau de compétences l’autorisait à le faire et il acceptait le risque que cela ne fonctionnât pas.

Comment se passer des piles au mercure et garder le maximum de compatibilité avec les OLYMPUS OM-1 et OM-1n

              Si vous êtes arrivé ici, c’est que vous connaissez déjà le problème. Les appareils de cette génération (*)  utilisent des piles au mercure de 1.35 V  et ces piles ne sont plus commercialisées depuis déjà plus de 10 ans. Vous avez trouvé sur le net plusieurs solutions qui permettent de redonner vie à vos appareils.  Les piles Zinc-Air pour les appareils auditifs donnent une tension de sortie de 1.4 Volt (donc pas très loin du 1.35 Volt de la pile au mercure). Pour ceux qui ont un fer à souder et qui bricolent un peu, ils pouvaient insérer une diode au germanium dans le fil d’alimentation et provoquer une chute de tension qui ramenait la tension d’alimentation à un niveau proche du 1.35 Volt.

              En fait, aucune de ces solutions n’est une solution définitive. La pile Zinc-Air n’est pas à 1.35 Volt et elle a une géométrie différente (Fig.-1),  il faut l’insérer dans un support pour qu’elle tienne dans le réceptacle de la pile. La diode au germanium provoque bien une chute de tension qui nous rapproche de 1.35 V mais cette chute de tension n’est pas constante en fonction du courant qui est absorbé par l’appareil (Fig.-2).

Fig.-1 : Pile au format 625 / pile Zinc-Air
Fig.-2 : Pile PX 625 A (1.5 V) + diode au germanium (1N34A) = 1.35 V

              Il existe une autre solution qui vous permettra aussi de vérifier si votre exposition n’a pas été altérée avec le temps.  Il faut démonter l’appareil et repositionner certaines pièces. Heureusement que nous trouvons sur internet les manuels de réparation qui nous permettent de mieux comprendre comment fonctionnent nos merveilleuses mécaniques. Voyons maintenant comment nous allons procéder. MAIS ne tentez pas cette manipulation si vous n’avez jamais démonté d’appareil photo ou si vous ne vous sentez pas capable de le faire. Ce travail, s’il devait être classé en difficulté, serait à 4 sur une échelle maximum de 5, d’une part, vous pouvez complètement fausser votre exposition si vous faites une mauvaise manipulation , et d’autre part vous allez manipuler des pièces d’une taille telle qu’elles peuvent se perdre très facilement.

a) La cellule réagit à la quantité de lumière qui traverse notre objectif et notre aiguille nous dira si nous avons bien choisi le couple diaphragme/vitesse.

              Vous savez comme moi que si le couple diaphragme 4 / vitesse 1/60  est bon, alors le couple diaphragme 5.6 / vitesse 1/30 est aussi bon ainsi que le couple diaphragme 2.8 / vitesse 1/125.

Pour chacun de  ces réglages, la quantité de lumière qui va arriver sur la couche sensible sera la même. L’astuce d’OLYMPUS est d’avoir utilisé un système mécanique qui reprend ce qui a été dit.

              Ce qui nous intéresse, c’est la position du fil (1) qui va au galvanomètre (aiguille dans le viseur).  Si position 4 /  1/60  est la position requise, alors la position 2.8 / 1/125 amènera le fil qui va au galvanomètre à la même position. Avec un système de poulie et d’engrenage OLYMPUS réalise dans l’OM-1 un montage qui ne renvoie au galvanomètre que la quantité de lumière qui est associée au couple diaphragme / vitesse.

              Le montage fait dans l’OM-1 est un peu plus complexe, mais cela reste identique au principe ci dessus. (Fig.-3)

Fig.-3, montage réalisé dans l’OM-1 ( service manual OLYMPUS )

b) Le galvanomètre mesure le courant que laisse passer les deux cellules au  CdS et il fera dévier l’aiguille visible dans le viseur (Fig.-4). Ce galvanomètre est relié au système précédent et la déviation de l’aiguille pourra être annulée car le déplacement du fil (1) compense la déviation de l’aiguille.

              La lumière reçue par les cellules engendre un courant. Ce courant est mesuré par le galvanomètre et l’aiguille dévie de sa position d’origine. En modifiant la vitesse ou le diaphragme, vous allez modifier la position du fil qui va au galvanomètre. Vous allez ainsi faire tourner le cadre du galvanomètre et remettre l’aiguille à sa position d’origine.

Fig.-4 : montage du galvanomètre et du fil issu du montage précédent ( Service Manual OM-1 )

              Comme la pile de 1.5 Volt engendrera plus de courant que la pile de 1.35 Volt, il suffirait de modifier la position d’origine du galvanomètre pour corriger l’exposition.  Comme nous ne pouvons pas modifier la position du galvanomètre, nous allons modifier la position d’origine de la commande en vitesse. Par exemple, avec une pile de 1.35 V, vous avez un couple diaphragme :vitesse de 4 : 1/30 , et pour une pile de 1.5 Volt, il passe à 4 : 1/60 .  Il suffit de décaler la commande de la poulie associée aux vitesses de manière à ce que la position 1/30 donne un déplacement suffisant pour avoir l’aiguille du galvanomètre en exposition correcte.  Cette possibilité est réelle compte tenu de la mécanique de l’OM-1 .

              Dans le dessin suivant, nous allons identifier les pièces à démonter et les précautions à prendre.

Les pièces importantes :             La commande des vitesses (rouge)

                                                    La bague intermédiaire (vert)

                                                    L’arbre de transmission (bleu)

Quand vous tournez la commande des vitesses, vous entrainez la bague intermédiaire qui porte une denture. Cette denture est en lien avec l’arbre de transmission qui pilote le fil de la vitesse (Fig-3)

              Comment connaitre mon décalage ?  Pour avoir cette réponse, il faut faire une mesure d’exposition  en montant une pile de 1.35 V et une mesure identique avec une pile de 1.5 V. En mettant le même diaphragme pour ces deux mesures, vous allez obtenir deux vitesses différentes et  vous saurez quel est le décalage à réaliser.   Par exemple, si la pile de 1.35 V vous donne une vitesse de 1/30 et la pile de 1.5 V une vitesse de 1/125, cela veut dire que vous devrez faire un décalage de deux crans au niveau de votre bague intermédiaire.

              Une autre solution consiste à utiliser un deuxième appareil photo qui servira de référence. C’est lui qui vous dira quelle est la vitesse que vous auriez eu si vous aviez fait la mesure avec l’OM-1 équipé d’une pile de 1.35 V.

Voyons maintenant un cas pratique.

              La première chose à faire est de déterminer  la correction. Pour cela, il vous faut un deuxième appareil qui servira de référence.  Chez vous , vous allez utiliser un éclairage artificiel et un deuxième appareil photo ayant un objectif identique ( 50 mm, 1.7 ou 1.8  en général ). Le deuxième appareil doit être particulièrement précis. Par exemple un CANON A1 vous donne la vitesse et le diaphragme choisi avec une très bonne précision ( il peut vous donner 1/90 en vitesse et 6.3 en diaphragme ), un appareil avec un posemètre à aiguille est tout aussi précis et un RICOH KR-5 est amplement suffisant. Vous allez  faire une mesure sur un mur éclairé avec votre appareil de référence et  moduler l’éclairage  ou l’angle de prise de vue ) de manière à arriver à des valeurs  normalisées en vitesse ( 1/15 , 1/30 , 1/60 , 1/125 … ) et en diaphragme ( 2.8 , 4  , 5.6 , 8 … ).  Vous faites exactement la même mesure avec votre OM-1 équipé de la pile PX625A de 1.5 Volt. Il est évident que vous n’allez pas trouver la même chose. Vous mettez exactement le même diaphragme que celui utilisé sur l’appareil de référence et vous cherchez la vitesse qui donne une exposition correcte pour la cellule de l’OM-1 . On pourra augmenter la précision en ajoutant une deuxième opération )

Ainsi, vous pouvez arriver au cas suivant :

-> Exposition de référence     Diaphragme  5.6     Vitesse 1/1000

-> Exposition donnée par l’OM-1  :   diaphragme 8.0 , vitesse   1/1000

Il faut donc décaler la commande des vitesses de 1  crantage ou modifier le réglage du diaphragme de 1 cran aussi.

La suite en image.

Vous faites une mesure d’exposition avec votre OM-1n ou OM-1 équipé de la nouvelle pile de 1.5 V. Vous mettez l’aiguille bien au centre des repères et vous avez l’exposition suivante ( 1/60 , f:4.0 )

Exposition jugée correcte par votre cellule

MAIS, votre appareil de référence ( ou votre cellule ) vous dit que pour lui, il faut 1/60 , f 5.6.

Exposition requise par l’appareil de référence.

Ainsi imaginons que vous décaliez d’un cran vers la gauche la commande du diaphragme par rapport à la bague qui porte les indications d’ouverture….

L’exposition donnée par la cellule est OK, le plot rouge est donc dans la bonne position. Mais la bague qui porte l’indication du diaphragme n’est pas au bon endroit.

Bien évidement, si je place ma bague sur la position 5.6, la plot rouge n’est plus au bon endroit et l’aiguille me dira que l’exposition n’est pas correcte.

Si je désolidarise la bague portant les ouvertures de la commande du diaphragme et que je l’avance d’un cran, alors quand je mettrais une ouverture de 5.6, le plot rouge se trouvera dans la position ou l’aiguille me dit que l’exposition est bonne.

ET JE VERRAIS COMME COUPLE RETENU:

Vitesse = 1/60

Diaphragme f : 5.6

C’EST A DIRE L’EXPOSITION DONNEE PAR L’APPAREIL DE REFERENCE

ATTENTION,   Olympus précise dans son « service manual », que la commande des vitesses doit être au 1/1000, c’est à dire en butée. Mettez la commande des vitesses au 1/1000 avant de retirer les trois vis de fixation.

Vitesse sur 1/1000

( – on retire l’objectif – )

( – on démonte les trois vis de fixation – )

( – Pas de risque de voir la bague partir même si les trois vis sont retirées – )

Vous pouvez maintenant retirer la bague de fixation

( – voici enfin la partie qui nous intéresse – )

( Pour éviter que l’arbre de commande bouge pendant la photo, il y a un petit bloc de pâte à modeler qui l’immobilise )

(a) Vous rehaussez légèrement la couronne de transfert  de manière à ce qu’elle ne touche plus la commande de vitesse.

(b), vous mettez une petite marque sur la couronne de transfert de manière a visualiser le déplacement.

Photo faite après la rotation d’un cran de diaphragme.

Il faut maintenant immobiliser l’arbre de commande et repositionner la couronne comme elle l’était avant le démontage. Et oui la couronne doit revenir dans le cran d’entrainement (c)

Pour repérer l’écart angulaire qui doit être réalisé, il suffit d’utiliser la couronne indiquant les vitesse. Quand vous tourner dans le sens horaire et que vous désirez faire un décalage de 1 cran, il suffit de regarder la vitesse qui est en face du repère que vous avez posé  ( ici c’est mon petit repère rouge ) et de faire tourner la couronne pour amener la repère rouge à la vitesse immédiatement inférieure. Quand vous faites tourner la couronne, vous entrainez en même temps l’arbre de transmission.

Voilà, c’est fait, vous avez avancé d’un cran la position transmise par la bague des diaphragmes… Vous pouvez remonter la bague qui supporte l’objectif et vérifier l’exposition.

Il est fort possible que vous n’ayez pas encore une exposition parfaite (cela se règle à une dent près ! )

Maintenant, si vous avez bien compris ce qui se passe, vous pourrez même refaire complètement la manipulation si jamais vous faites une erreur, comme par exemple, laisser tourner par inadvertance l’arbre de transmission… Vous pouvez répéter l’opération jusqu’à obtenir une bonne exposition.

ENCORE UNE FOIS, CETTE MANIPULATION DEMANDE QUAND MEME DE LA PATIENCE ET UN PEU DE DEXTERITE. ALORS SI VOUS NE VOUS EN SENTEZ PAS CAPABLE, NE FAITES RIEN…

PS Si vous pensez que ce souci de calibrage est marginal, je vous invite à parcourir ce forum, généralement bien documenté, qui en parler en plusieurs endroits : 35mm-compact

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La porte cache-pile de mon Canon AE-1 est cassée (valable aussi pour la famille A)

J’en avais écris un mot lors de la présentation du Canon AE-1 si vous vous en souvenez.

Olivier a eu la gentillesse de m’envoyer le schéma de démontage, je l’en remercie encore ici.

Mais lors de mes recherches, je suis tombé sur un chouette site, en français qui plus est, qui va faire le bonheur de pas mal de personnes, je pense.

Il s’agit d’Hostophoto qui vous explique, en images et en son, comment démonter (et remonter, hein !) quelques boitiers connus qui ont des petits soucis tout aussi connus.

Allez faire un tour sur ce site, il en vaut la peine.

Et je résiste pas au plaisir de vous mettre la vidéo pour le changement de porte du Canon AE-1 (ici un modèle AE-1 Program)

Bon, à vos tournevis et pinces, y a un peu de boulot …

Pour le mien, en fait, j’ai collé un morceau de gaffer dessus.

-« Non mais, quel fainéant celui-là ! »

Ben oui … et non.

Si vous vous souvenez du parcours de cet appareil, celui retrouvé chez les parents était complet mais semblait ne pas fonctionner. Toutefois j’en possédais un second dont la porte arrière était cassée (verrou) et la porte de la pile aussi et lui fonctionnait. J’ai donc pris la porte du dos de l’exemplaire intact pour la mettre sur le second (ça va, vous suivez toujours ?).

Mais entre temps, j’ai acquis pour une bouchée de pain un troisième AE-1 en panne, sans porte de pile mais avec un dos en excellent état. Porte de dos que j’ai greffée sur l’exemplaire de mes parents qui – en plus – semble avoir repris goût à la vie au moins une fois sur deux !

En résumé, j’ai donc :

  • un AE-1 complet qui fonctionne parfois (et je ne trouve pas la panne)
  • un AE-1 complet sauf la trappe à pile, cassée, qui fonctionne
  • un AE-1 épave, qui ne déclenche plus.

Me reste encore à trouver une porte de pile intacte, je ne désespère pas.

Voilà, voilà, j’espère que ce petit article pourra vous être utile.

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Les photos oubliées, suite 2 …

Comme je l’expliquais précédemment, c’est toujours émouvant de découvrir dans un appareil qu’il y a un film dans la chambre.

Mais c’est toujours un risque de vouloir le faire développer car je ne sais pas si l’appareil à déjà été ouvert par mégarde (=film voilé), si l’appareil a été conservé dans de bonnes conditions (chaleur/humidité), si le labo va pouvoir faire quelque chose vu l’âge certain de quelques films …

Ainsi, j’avais trouvé un Kodak Brownie Starlet avec un film 127 dedans depuis …. un temps certain mais au développement, de vagues ombres seulement (temps de développement pas assez long, film vraiment trop vieux, …?).

Récemment encore, j’ai déposé un film APS, retrouvé chez les parents avec un mot dans la capsule en plastique « terminé 02/2009 ». Hélas, le labo m’a prévenu que le film était vierge !? Mauvais développement ou mauvais « étiquetage » des parents ?

Bref, tout cela pour vous expliquer que cette petite manie a un coût et que c’est très aléatoire.

Mais quand ça marche, c’est souvent de bonnes surprises et en tous cas des moments de découvertes émouvantes …

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Diana, Diana F, Holga, Lubitel ou autre chose ?

Si vous vous en souvenez, j’ai commis un article sur ces drôles d’appareils. Vous les retrouverez ICI, LA et LA

Pour tester Le Diana, à l’époque Covid où les magasins « non essentiels » (dont le labo qui développe mes films) étaient fermés, j’avais placé le dos Instax mini.

Qu’en penser ?

Honnêtement, il faisait beau et j’avais envie/besoin de sortir. J’ai donc fais des tas d’essais, plus ou moins réussis avec le dos Instax.

Quelques remarques toutefois : c’est difficile à appréhender quand on a l’habitude d’appareils avec un minimum de réglages car ici, c’est encore plus basique. Mais on s’y fait …

Les résultats sont – vraiment – aléatoires et on en arrive vite à se dire que le coût de l’Instax va devenir un frein, à moins de faire plus attention.

Et puis, c’est du « mini ». Franchement, j’aurais plus apprécié du « wilde » ou du « square » (large ou carré) plus proche dans l’esprit à la pellicule destinée au Diana, à savoir le rouleau de 120, qui donnera des photos en 4,2×4,2 (16 vues) ou 4,65×4,65 (12 vues).

J’ai d’ailleurs acheté ensuite un Lomo Instant Wide… qui sort du papier large. Prochain article en vue.

Et puis, il y eut le Holga, tout aussi basique, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Autre article en vue …

Mais j’en suis venu, in fine, à me poser une question finalement essentielle : et si je mets quelques euros de plus, n’aurais-je pas un meilleur résultat ?

Parce que, soyons réaliste, un Diana F+ c’est quand même 79€, le Holga 120, c’est 34,90€ et le Lomo Instant Wide, 170€, le Lubitel 2+, 169€.

Avec la certitude que les résultats seront tous aléatoires et donc parfois coûteux en film car tout ne sera pas exploitable.

J’ai donc été faire un tour sur la grande Toile pour essayer de trouver des alternatives, abordables, qui devraient donner de meilleurs résultats.

Il n’y a pas foule, d’accord, mais les brocantes vont revenir et ce sont des appareils qu’on y voit souvent.

Voici ma petite liste. Tous ces appareils utilisent le format 120.

  • Agfa Clack, tout métallique et super léger, bien construit, que vous pouvez trouver pour 20€
  • Agfa Isola II, très bien construit, avec 3 vitesses et 2 ouvertures, peu encombrant (l’objectif se replie rapidement) lui aussi à trouver pour une vingtaine d’euros
  • Ultra Fex, tout en bakélite, avec 2 vitesses plus pause B, l’objectif se rétracte aussi, encore une vingtaine d’euros
  • Bilora Bella 66 Standard, en métal et plastique, 2 ouvertures, une vitesse et un amusant déclencheur sur le côté de l’objectif, pas plus de 15€
  • Agfa isoly I et II, en plastique, 2 vitesses plus pause B, une ouverture, un guide film qui assure de très bonnes photos (planéité), pas plus de 15€
  • Zeiss Ikon Ikonta, un folding (avec soufflet) doté d’un objectif Novar-Anastigmat de 75 mm f/3,5 dans un obturateur Prontor-S capable d’atteindre des vitesses allant jusqu’à 1/300 s, prévoir maximum 60€
  • Franka Solida Record T, tout en tôle, mise au point par zones, deux vitesses, pas plus de 15€
  • Kodak Retinette IA, en tôle, avec un objectif Angénieux et un astucieux réglage de la vitesse, aussi autour des 20€
  • Lubitel 2, un appareil bis-objectifs, en bakélite, le vrai. Pas si mauvais qu’il en à l’air mais vérifier qu’il ne soit pas fendu. Prix maximum 40€
  • Lubitel 166, Lubitel 166B et Lubitel Universel, en plastique, certain avec compteur de vue et couplage de l’obturateur, possibilité d’utiliser des caches pour changer les prises de vue. Prix 100€
  • Sem Semflex Standard, un autre appareil bis-objectifs, avec un objectif Berthiot, vitesses de 10s à 1/250s, autour des 120€
  • Zeiss Ikon Ikoflex, tout métal, très bien construit, optique à formule Tessar, du très beau. Compter dans les 150€
  • Meopta Flexaret V, tout métal, lui aussi très bien construit, moins connu. Autour des 125€
  • Voigtländer Vitoret, tout métal, une carrosserie en rondeurs, l’entrée de gamme chez un constructeur prestigieux. Autour des 15€
  • Voigtländer Vio CLR, tout métal, un magnifique télémétrique avec une cellule, construit pour durer. Pas plus de 40€
  • … la liste est loin d’être exhaustive et en cherchant bien, vous trouverez d’autres références, je n’en doute pas.

Que vous dire de plus ?

Soyez curieux et « écologiques » : pourquoi refabriquer des appareils en plastiques alors qu’il en existe encore de milliers en très bon état, souvent en métal, qui ont fait le bonheur de vos grands-parents ou parents et qui n’attendent que votre envie pour reprendre vie.

Pas de pile, pas de cellule (ou presque), rien que de la mécanique qui a fait ses preuves. En n’oubliant toutefois pas que certains ont plus de 60 ans et que vous ne savez pas comment ils ont été traité, avant. Un minimum d’attention lors de l’achat vous évitera toutefois bien des désagréments et vous offrira encore des années de plaisir.

Vous le savez, j’aime bien les gens de chez Lomography car ils décomplexent la photo argentique et vous donnent envie d’essayer des tas de combinaisons amusantes, par exemple avec leurs films aux couleurs audacieuses ou aux rendus spécifiques.

Mais laissons leur les films, les appareils, il y en plein à essayer. Même si je reconnais qu’ils « améliorent » souvent les appareils copiés, pour offrir plus de possibilités (surimpression p.ex.). Toutefois – ils vont m’en vouloir – quittons un peu l’esprit « bobo » et lançons-nous de vrais défis : faire revivre les appareils des années soixante et septante (au moins) qui n’attendent que nous pour remplir de nouveaux albums aux charmes discrets mais efficaces, qui donnent envie de partager des bons moments, entre amis, en famille.

Soyez raisonnable, faites-vous plaisir et tentez l’aventure avec un matériel peu onéreux et qui a fait ses preuves.

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Roland Michaud nous a quitté …

Roland Michaud (1930 – 2020) et son épouse, Sabrina, rencontrée lors d’un de ses premiers voyages au Maroc, ont parcouru le monde et l’ont photographié de la plus belle des façons, avec amour. Le leur d’abord, puis celui d’un monde qui avait tant de beautés à leur offrir.

Photographes intimement liés au point qu’il est impossible de savoir qui a pris telle photo. Jamais, je pense, on n’a retrouvé une telle symbiose humaine et artistique entre deux grands photographes.

Ils ont vécu mille vies, mille voyages : en 1960, ils ont découverts l’Éthiopie et l’Afrique Orientale à bord de leur 2CV; de 1964 à 968, ils ont traversés l’Asie Continentale lors d’un voyage de Paris à Singapour, en 4×4. Ils se sont immergés dans les cultures des pays traversés, prenant le temps de la découverte des habitants et des lieux; au cours de l’hiver 1970 – 1971, ils réaliseront leur plus grand reportage, qui marquera des générations de photographes voyageurs, la traversée des immensités montagneuses et glacées du Pamir afghan où Roland et Sabrina partagent avec les Kirghizes la rude vie d’une caravane de chameaux, se déplaçant sur les rivières gelées à 4 000 m d’altitude.

Avec lenteur et rigueur, ils vont se consacrer à la découverte de l’Islam, de la Chine, de l’Inde. Dans un jeu subtil de miroir, ils vont se faire rencontrer des œuvres d’art et des peuples, à travers les siècles, pour faire émerger la beauté du monde.

Un travail que vous pourrez découvrir à travers leurs livres, comme par exemple : « L’Asie des Tartares » aux Éditions Gallimard et « Les Mille et Une Nuits » aux Éditions du Seuil en 2011, en octobre 2015, leur grande monographie aux Editions de La Martinière « Voyage en quête de lumière » et en octobre 2019 le récit inédit de leur aventure au Pamir afghan « La Dernière Caravane » aux Editions Nevicata. Sans compter leur testament photographique « La Mousson » à paraître en Octobre 2020 aux Editions Paulsen.

Restés fidèles à l’argentique, ils nous ont offert la multitude des beautés d’un monde qu’ils ont traversé la main dans la main pendant près de 50 ans.

La photographie perd une référence dans la vision grandiose des paysages de notre vieille boule bleue.

Si vous voulez découvrir leurs photographies, l’agence AKG-images a numérisé le fonds Roland Michaud (plus de 35.000 images). Ils mettent à disposition une sélection de ces photos ICI