Le Zinc du photographe

Kodak Classic Smile, l’instantané

Pourquoi un appareil instantané dans mes appareils ?

Je vais reprendre une anecdote que j’ai déjà citée : un jour, nous étions en île Maurice et voyant un couple cuire des samoussa, nous leur avions demandé si nous pouvions les prendre en photo.

Non seulement ils ont accepté mais ils ont invité mon épouse à essayer de les cuire elle-même.

Nous voulions les remercier et nous avons pensé qu’une photo souvenir leur ferait plaisir.

De fait, nous avons passé une bonne demi-journée à trouver une borne pour pouvoir effectuer la démarche et développer les quelques photos que nous leur destinions.

Dès lors, il m’a semblé utile de toujours avoir avec nous un appareil instantané.

Là, ça se complique car si l’offre de Fuji est pléthorique, malheureusement, la taille des photos, si elle ravi les plus jeunes, me semble bien trop petite.

Il y a bien les Square et les Wide, mais ils font respectivement 6,2×6,2 et 9,5×6,09, tandis que le Kodak fait 10,08 x 8,9 cm, sur papier Zink.

Je pourrai aussi utiliser un bon vieux pola, mais les films sont trop chers et la qualité moindre que la technologie Zink.

L’avantage de cet appareil, comme les Fuji d’ailleurs, est qu’il possède une carte mémoire, qui permet de retirer les photos si besoin, voir de les retravailler un peu. Ne nous attendons pas à pouvoir les tirer en grand format, la qualité ne suivra pas mais elle reste acceptable aux mêmes dimensions que celle prévue pour la photo originale.

Attention, chaque photo faite est imprimée : il faut y penser avant de déclencher pour réduire les coûts.

Petit avantage du Kodak Classic Smile : vous pouvez l’utiliser comme imprimante à partir d’un téléphone, via une application dédiée.

Les photos donnent un effet un peu vintage mais elles sont précises et bien détaillées. C’est un peu le trait de caractère du papier Zink.

Au chapitre des regrets, on ne peut pas voir la photo avant de l’imprimer et on n’a aucun contrôle sur les réglages. Soyons de bon compte, avec un Polaroïd non plus et ça n’a jamais empêché personne de faire de bonnes photos. Il faut parfois savoir lâcher prise !

Bref, si l’appareil n’est pas parfait, il rempli le job et c’est ce que nous lui demandons.

Le Zinc du photographe

J’ai construit mon premier appareil photo … en kit !

Parfois, on trouve des choses étonnantes sur la grande Toile … pour moi, ce fut un appareil photo à monter soi-même.

C’est la firme Haynes (UK même si fabriqué en Chine) qui est à l’origine de cet objet.

Honnêtement, je m’attendais à des formes en plastique cheap, aux tailles approximatives et au montage … aléatoire !

Hé bien non (mauvais langue va !). L’emballage est sobre, très léger mais très complet. Un plateau contient toutes les pièces, un éclaté de celles-ci et un mode d’emploi, hélas, en seul anglais (mais bon, y a les images).

A première vue, toutes les parties en plastique sont très bien coupées, sans bavures, dans une matière ferme.

Petit coup d’œil à l’éclaté et au mode d’emploi … tout est bien là et il y a même un petit tournevis pour l’assemblage.

Relevons le défi : je vais tout monter avec les seuls éléments qui sont dans la boîte … heu, avec toutefois mes lunettes, une tasse de thé et mon chrono.

Force est de constater que tout s’assemble sans le moindre jeu, les explications sont jusque là faciles à suivre, même sans connaître l’anglais, il suffit de bien regarder les images, notamment pour trouver le sens de certains éléments.

Ah, j’arrive sans doute à la partie délicate, l’obturateur (shutter). D’abord, faire très attention car il y a 3 petits ressorts et ce n’est pas le moment d’en perdre un seul.

Ici, je vous avoue que j’ai un peu galéré car les photos n’étaient pas très nettes et les explications difficiles à traduire mais ici encore, sans forcer sur aucune vis et en prenant le temps de bien regarder un ensemble d’images, j’ai pu monter l’obturateur et le faire fonctionner.

Rien de bien compliqué au demeurant, il fallait surtout faire attention à la séquence du montage et comprendre les enchainements du mouvement des différentes pièces. Ceci étant, cet obturateur est d’une simplicité biblique : on appuie sur le déclencheur et le jeu des ressorts fait s’ouvrir et se fermer une petite pièce. Malheureusement – et j’ai bien regardé partout – pas d’indication de vitesse. Ce sera donc « au pif ».

Les côtés avancent bien aussi, y compris les rouages pour l’entrainement du film et le compteur (si, si, il y en a un, rudimentaire mais bien là !).

Tout s’enchaine assez facilement en fait, même s’il faut rester attentif. Surtout ne pas forcer et ne jamais serrer les vis trop fort (tout est en plastique, ne rien casser est une condition absolue pour arriver au bout).

Résumons : le bobinage, le compteur, l’obturateur et la chambre sont montés. Au tour du dos de l’appareil, de la fenêtre de visée, de l’entrainement de la bobine de film, de la cage autour de la fenêtre de visée et les objectifs …

Ah, ici, un petit bug : il semble qu’une étape soit omise, celle qui consiste à glisser la partie qui porte le miroir de renvoi. On vous explique bien comment le coller, mais pas comment glisser la pièce réceptrice à sa place.

Mais encore une fois, un peu de concentration et je trouve vite la solution. Le miroir est installé et je vais poser le dépoli. Ici encore, il faut faire très attention à ne pas abîmer cette petite pièce en plastique un peu souple, sous peine de ruiner tous vos efforts.

Décidément, tout est parfaitement bien coupé et s’ajuste exactement. Il y a de petites astuces, comme ces encoches pour permettre au tournevis de passer pour atteindre des vis un peu « mal mises ». C’est vraiment bien pensé.

Les optiques sont en plastique aussi, mais bien épaisses et très claires. Le montage est astucieux mais il requiert un minimum de patience pour que les 2 objectifs se mettent en place à la même hauteur.

Et voilà, après une heure trente de travail, l’appareil est terminé !

Bien évidemment, c’est un TLR (twin lens reflex) réduit à sa plus simple expression, mais sa construction permet de comprendre des principes qui d’habitude sont cachés dans les appareils que nos connaissons. L’assemblage permet de se rendre compte de « comment ça marche ».

Ici, pas de bobine de 120 mais bien un film en 135. C’est plus facile mais cela réduit d’autant la vision dans le viseur, étriqué et pas très clair (ce qui est souvent le cas avec les TLR, comme le Lubitel 2 ou certains vieux boitiers).

La mise au point, en tournant le seul objectif du haut, qui assujetti celui du bas (qui est la lentille) est hasardeuse et je distingue difficilement ce que je veux photographier. Et comme il n’y a aucune indication de quoique ce soit, seul le hasard nous guidera …

En résumé, une expérience amusante, à réserver pour les jours de pluie. Le kit est bien complet mais faites attention à ne pas perdre les vis (il y en a 2 de plus seulement). Tout s’emboite parfaitement et se consolide avec des vis. Ne jamais forcer en visant, de peur de casser les pièces femelles. Hormis le petit bug signalé, par de difficultés pour la construction de l’appareil.

Au niveau des regrets, il est impossible de savoir la vitesse de l’obturateur, ni de connaître la focale de la lentille et l’ouverture. Il faudra avancer « dans le noir », ce qui est un comble pour un photographe !

Encore une chose, le montage est à réserver à des adolescents au moins, il y a beaucoup de petites pièces, fragiles et il faut pouvoir se concentrer un minimum. L’aide d’un adulte peut être nécessaire, notamment pour traduire certains éléments de texte.

Comme j’ai encore un film périmé à essayer, je vais l’installer et nous découvrirons ce que vaut ce TLR. Donc, la suite à très bientôt.

Argentique

Bilora Gevabox pour Gevaert

C’est donc la société allemande Bilora qui a fabriqué, de 1955 à 1959, ce Gevabox, pour compte de la société Gevaert.

Commençons par l’aspect « technique » car cela va aller vite : 3 vitesses d’obturation : 1/100, 1/50 et B. Son objectif est un 105 mm à mise au point fixe avec des ouvertures f11 et f16. Il utilise du film en bobine de 120 pour un format de 6x9cm. Autrement dit, pas plus de 8 photos par bobine. Ah, et il y a une griffe porte flash, pas très esthétique.

Reste l’aspect général de l’appareil : un gros « cube » aux formes arrondies (si, si, ça existe), surmonté d’un étrange viseur en bakélite (un tunnel quoi). Tout en métal, hormis donc le viseur, il est léger.

Un peu d’histoire, en passant. Gevaert est un fabriquant belge de produits chimiques et de papiers photographiques, qui fusionnera avec Agfa en 1964. Il fera construire des appareils photos, avec le nom Gevaert, par d’autres constructeurs.

Le Gevabox existe en trois versions :

  • une version en bakélite (1950 – 1951)
  • une version métallique (1951 – 1954) fabriquées en Allemagne par Hermann Wolf GMBH
  • une version métallique avec viseur tubulaire (1955 – 1959) fabriquée par Bilora. Celui qui nous occupe ici.

Il s’agit toujours d’appareils très simples, le but étant clairement de vendre du papier et du film photo par le biais de l’utilisation par le plus grand nombre de ce type d’appareil (Kodak n’a pas fait autre chose !).

Au point de vue manipulation, il faut tourner un gros verrou placé sur le côté gauche de l’appareil pour libérer la partie droite, solidaire de la poignée de maintien, ce qui, je l’avoue, n’est guère pratique. On reçoit alors en main le « magasin » de l’appareil. Le film se met en dessous et on le tire vers la bobine du dessus. Cependant, la fenêtre rouge inactinique est de mauvaise qualité, qui rend difficile la lecture des chiffres annonçant les photos et comme il n’y en a déjà que 8 à tirer, faudra faire très attention.

L’avance du film se fait avec le gros bouton situé sur la droite de l’appareil, en prise directe avec la tige de la bobine. L’avancement n’arme pas l’obturateur, qui – de fait – ouvre dès que l’on appuie dessus. Pratique pour les doubles expositions, redoutable pour les distraits ! Notons qu’il est muni d’un filetage, contrairement au Dualflex, ce qui le rend plus pratique en cas d’utilisation de la pause B.

Voilà, voilà …. je pense avoir fait le tour du propriétaire. Je vais y mettre une Porta 160. Vu les réglages, j’éviterai sans doute le souci que je pressens avec le Dualflex, que j’avais chargé en Porta 400, par grand soleil.

Je pense que je vais de nouveau faire un tour dans la Ville de Mons pour le tester.

Donc, comme on dit, la suite au prochain numéro !

Et voilà la suite de cet essai, fait le 19 août 2020, non pas dans la Ville de Mons mais dans un des plus beaux villages de Belgique, j’ai nommé Ménil (près de Jodoigne).

Et je vous avoue que c’est un fiasco complet !

L’appareil est difficile à charger car la lanière tient toujours au côté qui s’ouvre, ce qui rend la manœuvre délicate. Quand j’y suis enfin arrivé, comme je le signalais plus haut, la fenêtre inactinique rend la lecture du film quasi impossible.

Je croyais avoir pu distinguer le premier chiffre, qui indiquait la première vue. Ben, je n’en suis pas certain …

Je crois que je n’ai pu faire que 4 photos sur les 8, et encore, je ne suis pas certain qu’elles aient été bien positionnées et que j’en ai superposées la plupart.

Impossible de voir l’avancement du film ni de « sentir » celui-ci car je n’avais aucun point de repères pour savoir combien de tours effectuer pour faire progresser les vues du film.

Bref, de prime abord, une catastrophe. Je verrai la réalité lors du développement et cette fois je ne demanderai qu’un tirage, sans passer par la numérisation en HD.

En résumé, un appareil qui a toute sa place comme … presse papier ou cale-livres !

Je reviens de nouveau sur cet appareil, car j’ai reçu le film développé et scanné.

Comme je le craignais, seules 3 photos ont pu être « sauvées », mais je vous avoue ma grande surprise, au moins pour l’une d’elles, elle est magnifique !

Sans doute la pellicule y est elle pour quelque chose (Kodak Porta 160) mais je trouve, vu les caractéristiques basiques de l’appareil, que c’est vraiment pas mal.

Nous passerons vite sur les 2 autres

Franchement, j’ai beaucoup d’admiration pour nos grands-parents qui arrivaient à tirer quelque chose de ce genre d’appareil. Ok, la fenêtre inactinique était sans doute en meilleur état à l’époque, ce qui permettait d’en rater moins; ils prenaient peut-être plus le temps et maitrisaient mieux les réglages, pourtant basiques… je ne sais pas.

En tout cas, quand on parvient à en tirer quelque chose, le résultat est étonnamment bon. Bien mieux qu’avec le Dualflex, dont vous pourrez découvrir les photos … heu, spéciales !

Argentique

Première sortie avec le Kodak Dualflex I

Avant que le soleil ne soit trop présent, petite balade dans les rues de Mons (Belgique) avec le Dualflex premier du nom.

Il a plu abondamment cette nuit, ce qui a fait chuter le thermomètre de quelques précieux degrés, ceux qui nous permettent de faire cette promenade sans être trop accablé. Avec un second petit avantage, la couverture nuageuse, encore présente, diffuse la lumière et l’empêche d’être trop violente.

Pour mémoire, j’ai chargé le Dualflex avec de la Porta 400. Son ouverture fixe de f1:15 et sans doute la qualité moyenne de l’objectif m’ont incité à le charger de la sorte, mais le plein soleil risque de faire brûler les hautes lumières car la vitesse (fixe elle aussi) doit tourner autour du 1/30 sec.

Je vous avoue que je vérifiais parfois avec la cellule à main que j’avais mise en poche … et … on verra bien le résultat.

Franchement, je ne suis dis qu’à l’époque glorieuse de cet appareil (entre 1949 et 1955), ses heureux propriétaires ont pu faire de « belles photos » avec, sans se poser autant de question. Et de toute manière, ils ne pouvaient – comme moi – rien y faire : fix focus de f1:15 et vitesse de 1/30 fixés une bonne fois pour toute (il reste le mode bulbb mais ça ne nous aidera pas plus).

Sauf que, à l’époque, je ne suis pas certain que les films aient pu atteindre le 400Asa. Ils devaient plutôt avoir des sensibilités de l’ordre des 25 à 200 Asa maximum.

Mais, de toute manière, je n’avais que de la Porta 400 en 120 pour essayer. Donc, nous verrons bien au développement.

D’abord, visite de l’expo de Yann Arthus-Bertrand sur le site du beffroi de Mons (classé à l’Unesco), histoire d’un peu d’humilité devant ses magnifiques clichés. J’ai essayé d’y faire une photo mais je me rends compte que le dégagement de l’objectif (75mm – équivalant à un 50mm en 24×36 ?) me perturbe, alors que je suis plus habitué au 35mm, voire au 28mm. Faut reculer pas mal pour avoir ce que l’on veut dans le cadre.

Ensuite – mais c’est tout personnel – pas facile de cadrer car l’appareil est comme un vrai TLR, il inverse l’image (principe de la camera obscura), d’autant qu’au soleil, il n’a pas, comme un Rolleiflex ou un Yashica D, une sorte de cheminée pour protéger le verre de visée. Mais avec un peu de patience et d’obstination, j’y arrive. Et j’ai hâte de voir le résultat (+/- une semaine)

Car oui, j’ai fait les 12 vues … enfin, onze, car j’ai raté le passage de la première à travers le rouge de la fenêtre inactinique à l’arrière.

Au niveau déclencheur, c’est – aussi – un peu surprenant car la course est assez longue et sans appui intermédiaire : on l’enfonce et puis ça fait « clic » (au passage, de façon très discrète). Juste que s’il n’y avait pas assez de lumière, il faut penser à tenir fermement l’appareil pour éviter les flous de bougé lorsque l’on actionne le déclencheur.

Étonnamment, ce déclencheur n’est pas fileté, ce qui interdit l’usage d’un déclencheur souple, qui serait pourtant le bienvenu en cas de pause longue (le fameux B de Bulbb). Franchement, je me demande comme faisait nos grands parents !

Ceci étant, peu ou pas de réactions des gens dans la rue. Il faut avouer que le Dulaflex n’est pas d’un gabarit qui le fait remarquer. Donc,je me suis même essayé à la photo de rue (heureusement qu’il y avait du soleil quand même). J’attends le résultat de ça aussi.

Bon, pour résumer :

  • l’appareil est léger, facile à tenir en mains,
  • pas très pratique à charger (rappelez-vous, il faut bricoler la cartouche de 120 pour la rendre compatible au format 620)
  • le déroulement du film est facile même s’il est délicat de bien voir les numéros de photos défiler par la petite fenêtre rouge au dos de l’appareil (mais ça concerne tous ces vieux appareils)
  • il faut penser à armer après chaque prise car l’entrainement du film ne réarme pas l’obturateur
  • néanmoins, c’est facile pour faire des doubles expositions
  • les réglages sont inexistants (fix focus f1:15, vitesse fixe de +/- 1/30sec, ou pause B mais sans filetage pour le déclencheur, ce qui rend la manœuvre à mon avis délicate)
  • la vision est claire à travers le verre bombé qui est au dessus mais en cas de grand soleil, il faut y mettre la main pour protéger la vision
  • la focale de 75mm est celle équivalente à un 50mm en 24×36, il faut y penser … surtout quand on travaille d’habitude au grand angle.
  • la mise au point minimale est de 1,5m environ mais vu la focale, ce n’est pas trop dérangeant même si je pouvais m’attendre à mieux

Il me faut donc attendre le résultat des onze vues, que je vous présenterai dès que je les reçois. J’ai déposé le film chez New Prodia ce matin.

Ceci étant, c’était une chouette expérience à tenter. L’espace d’un moment, je me suis pris à remonter le temps, à repenser la photo d’une autre manière, celle de viser la tête penchée vers l’avant, essayant de maintenir l’appareil de telle ou telle manière pour être droit et organiser le cadre dans le bon sens (image inversée), celle de réfléchir à réarmer immédiatement (ou pas) pour éviter des doubles expositions. Je vous avoue que j’étais tellement absorbé – alors que, in fine, les réglages se réduisent à leur plus simple expression ! – j’ai fait abstraction de ce qui se passait autour de moi, une petite bulle salvatrice.

Tiens, et en cherchant de la pellicule en 620, j’ai découvert une petite société, belge de surcroit, qui fabrique des films improbables : Owax film. J’y reviendrai sans doute sous peu, j’ai pu entrer en contact avec eux.

Quelques photos de cet appareil attachant de … simplicité !

Argentique

Kodak Dualflex I

Certes, mais encore …?

Allez, je vous raconte … un soir, je regarde la RTBf (télévision belge) et lors d’une émission (Visitwallonia.be), je remarque un vieil appareil qui sert un peu de fil rouge à la présentation de la dite émission.

Comme je suis curieux, je tente – et réussi – à voir la marque : un Dualflex ! En creusant un peu, je découvre que cet appareil est en fait un Kodak.

Encore quelques recherches sur la grande Toile et je trouve des infos utiles : c’est un faux TLR (Twins Lens Reflex, autrement dit, appareil réflex à deux objectifs) car s’il présente bien deux « objectifs » sur la face avant, le premier (au dessus) ne sert qu’à la visée à travers un verre placé au dessus (un peu comme les vieux « box » de chez …Kodak, notamment). Il fut fabriqué de 1949 à 1955 par Kodak UK.

Donc, nous visons à travers le verre incurvé que se trouve sur le dessus de l’appareil et voyons (à peu près) la scène grâce au verre du dessus.

En dessous, se trouve l’objectif proprement dit. Heu, objectif, le mot est grand ! Il s’agit d’un « ménisque » (une seule lentille) qui offre une focale équivalant à un 75mm dont la mise au point minima est de +/- 1,5m (5 pieds). Pas de réglage, c’est du fix focus. Ouverture unique de f1:15.

Quand aux vitesses, ben … y en a deux : B pour Bulbb (c-à-d le temps que vous voulez mettre) et un I qui devrait être de 1/30 sec (mais ça dépend des appareils, certains ont constaté 1/50sec pour le leur). Le déclencheur est à droite, le bouton qui dépasse.

Jusque là, rien d’affriolant, mais je trouve que cet appareil à « une gueule sympathique », complètement hors du temps ! Je fouine sur un grand site de vente et j’en dégote un à … 25€, frais de port compris.

Trois jours d’attente et le voila qui débarque de son Angleterre natale. Il est tout complet, avec une protection spéciale qui se fixe sur le dessus, en plus de sa house, et avec sa lanière d’origine. Propre et tout à fait fonctionnel.

Que me réserve t’il d’autre comme surprise ? En l’ouvrant, je constate qu’il n’accepte que du film en 620. Aïe, c’est un format rare, très difficile à trouver. En fait, c’est du 120 mais enroulé sur une bobine beaucoup plus fine et au diamètre réduit. Je pourrai sortir des photos en 6×6 (12 vues).

Je trouve bien quelques sites, aux USA, qui refabriquent cette pellicule mais je n’ai vraiment pas envie de passer par eux (frais de douane élevés). Il y aurait même une société belge qui la fabrique, je les ai questionné à ce sujet et j’attends leur réponse (daté du 10/08/2020).

Sinon, comme d’habitude, il existe plein de tutos pour transférer une bobine de 120 sur un axe de 620 mais j’ai essayé, c’est une galère pas possible qui m’a coûté une Porta 400 bonne pour la poubelle. Vu comme ça, à la lumière, c’est simple mais quand vous devez faire ça dans le noir, ce n’est plus du tout évident. D’autant qu’il vous faut déjà 2 bobines de 620 pour la manœuvre : transfert du 120 vers le 620 (film enroulé à l’envers) puis repassage du film vers une seconde bobine 620 pour remettre le film à l’endroit. A éviter !

Reste une autre idée, dont je livre la vidéo :

Je vous avoue que j’ai un peu modifié la technique, en utilisant un pied à coulisse pour vérifier l’épaisseur du support de la 620 qui, rappelons le, est en métal (1/10mm) et une petite ponceuse électrique avec du grain à 80gr pour réduire le plastique de la 120 à l’épaisseur voulue. Je ne découpe pas non plus le pourtour aux ciseaux mais j’arrondis avec la ponceuse aussi. Et honnêtement, ça prend 10 minutes pour transformer une bobine de 120 en 620. Petit coup de pinceau doux pour éliminer toutes les poussières et hop, dans le ventre de l’appareil. Ça entre tout juste (faut vraiment bien respecter le 1/10mm) mais ça rentre, et ça tourne autour de l’axe sans soucis.

Voilà, j’ai donc chargé l’appareil d’une autre Porta 400. J’ai repris une cellule à main, au cas où … et je vous livrerai le résultat sous peu.

La prise en main se fait comme pour un TLR classique et l’on vise « par au dessus » comme avec un Rolleiflex ou un Yashica D, à la différence qu’il n’y a pas de « protection » autour de la vitre de visée et qu’il n’est pas possible de régler la distance, fixe. Il faudra vérifier avec la cellule en tenant compte d’une ouverture fixe de f1:15 et une vitesse de 1/30sec. Je pense que je vais essayer d’éviter les sur-ex et les flous de bougé en cas de faible lumière.

Voilà, voilà, j’ai reçu le film fait avec le Dualflex … et je suis perplexe !

Vous aller comprendre …

Pour mémoire, j’avais chargé l’appareil avec une Kodak Porta 400, qui ne s’en sort pas trop mal au niveau du rendu (grand soleil mais réglages à minima f1:15 et 1/30s). Et je n’ai pas perdu une seule photo, contrairement au Gevabox.

Mais là où s’est vraiment bizarre, ce sont ces déformations qui vont dans tous les sens.

Pour ceux qui aiment la « lomographie » et ses surprises, ils vont être gâté !

Je ne sais pas si à l’époque ce gendre d’effets étaient recherché, mais j’imagine les albums de famille faits avec cet appareil !

Reste que l’appareil est joli – pas totalement inutilisable – mais joli. Un nouveau presse-papier ou cale-livres en somme ou pour le fun de photos improbables.

Le Zinc du photographe

Lumix GX80

Vous le savez, vous qui me suivez, je cherche encore et toujours un Saint Graal photographique pour la photo de rue …

Du moins, en numérique. En argentique, j’ai adopté le Zeiss Ikon ZM.

J’avais opté, finalement, pour le Canon EOS 50M, petit hybride sympa, équipé soit d’un EF M 22mm ou du EF M 18-55mm.

C’est un chouette appareil, facile, léger, dans l’excellente tradition Canon.

Mais pourquoi diable, chez eux, ne font-ils pas un appareil dans la veine des Fuji X100 ou Fuji EX Pro ?

C’est à dire des télémétriques, qui peuvent se muer en télémétriques hybrides. Vous me direz qu’ils en ont mais aucun avec viseur intégré … et c’est dommage.

Le Fuji X100V est hors de prix (1500€) et un Fuji X2 Pro se négocie encore autour des 900€. C’est encore trop.

Les Sony sont très bons mais je n’aime pas leurs menus à rallonge, qui sont loin d’être faciles et logiques.

Il restait alors éventuellement l’alternative de l’Olympus Pen F, qui est excellent et qui est en 4/3.

Depuis l’annonce de la vente de la branche photo de la marque, il s’en trouve quelques uns, à prix qui deviennent intéressants. Donc il n’est pas dit qu’ un jour, …

Finalement, j’ai porté mon choix sur le cousin de l’Olympus, le Panasonic Lumix GX80.

Il est plus « léger » au niveau des instruments de contrôle, par rapport à un Pen F, mais il a tout ce qu’il faut, sans des menus trop alambiqués et, chose que je vais découvrir, il n’a pas de filtre passe-bas sur le capteur.

Ne me demandez pas ce que ça veut dire mais, en gros (et si j’en crois le fabricant), ça permet d’avoir un meilleur rendu des couleurs sans empiéter sur la qualité des photos. A voir donc …

Celui que j’ai acheté (via un site de seconde main belge) m’a été livré avec sa boîte et tous ses accessoires, dont aussi un magnifique 25 mm f1;1,7 (équivalent 50 mm en 24×36) et un minuscule 12 – 32 mm f3,5 – 5,6 (soit un équivalent 24 – 64 en 24×36), qui fait tenir l’appareil dans une poche. Auxquels j’ai ajouté un Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36), qui remplacera le 25 mm dont je ne me sers pas. C’est aussi un objectif pancake, qui permet de gagner en compacité. C’est utile en photo de rue.

Au sujet des objectifs, je pourrai monter les objectifs Olympus et Panasonic, dont les parait-il excellents série L, construits en collaboration avec Leitz (Leica). Et chez les fabricants tiers, comme Sigma. Quoique là, j’ai trouvé ce qu’il me fallait. Me restait plus qu’à commander des filtres neutres pour protéger le tout (en 46mm et 37mm), ce que j’ai fait ce matin, chez Hoya.

Bref, j’ai parcouru le mode d’emploi (heureusement pas trop gros), réglé l’appareil à ma façon, enregistré le tout sur le site de Panasonic et mis une carte de 32Gb (fournie avec l’appareil, merci Adem).

Il ne me reste plus qu’à le tester dans la rue pour vous dire ce que j’en pense et vous montrer les images prises.

A bientôt.

Comme d’habitude, si vous voulez en savoir plus sur l’appareil, voici le lien vers le site Panasonic

Le Zinc du photographe

Récapitulatif de mes appareils (novembre 2020)

Le récapitulatif que je vous présente ici est celui des appareils que j’utilise vraiment régulièrement.

J’ai encore quelques pépites dans mes armoires, que je sors au fur et à mesure de mes envies d’essais, tests et autres comparaisons, toujours très subjectives, mais c’est plus pour le plaisir de découvrir ces quelques belles machines – et pourtant je ne suis pas collectionneur, je vous assure !

Donc, ceux que je vous présente ici sont mes appareils de « tous les jours ».

En photo de rue :

  • Lumix GX9 + 14 mm f1:2,5 (28mm en 24×36)
  • Leica M5
  • Ricoh R1 (argentique) focale fixe 30 mm f1:3,5

En photo de paysage, urbaine, portrait :

  • Canon Eos 6D
  • Canon 7D
  • Canon Eos 30 (argentique)

Avec ces trois Canon Eos, des objectifs de la marque :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L,
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 constant série L,
  • EF 70 – 200 mm f1:4 série L,
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • et un doubleur de focale Kenko (x2)

Pour les autres :

  • Mamya 645 Super (argentique) 4,5×6
  • Kodak Classic Smile (instantané) 89x108mm ZeroInk

Parfois je me dis que ce qui est fatiguant c’est de penser à ces appareils électroniques dont je sais que les jours sont comptés. Parce que les obturateurs ont été prévus pour X milliers de déclenchements et puis … on ne sait pas, sauf à – peut-être – devoir passer par le SAV, pour autant que le coût de la réparation ne dépasse pas la valeur de l’appareil et/ou que les pièces soient encore disponibles.

Avec les anciens appareils argentiques la question se pose sous une autre forme : jusqu’à quand fabriquera t’on encore les pellicules pour les alimenter ? Au rythme ou certaines disparaissent, ça fait peur.

Jamais je pense, depuis l’invention de la photographie, les industriels n’ont aussi bien orchestré l’obsolescence programmée de leurs appareils, obligeant à toujours faire « évoluer » son parc, pas seulement pour rester au goût du jour mais tout simplement pour pouvoir continuer à photographier.

A l’époque de l’argentique, ne nous leurrons pas, la bataille marketing faisait aussi rage et les nouveaux produits sortaient aussi régulièrement, mais pas au rythme d’aujourd’hui (Canon aura attendu 10 ans avant de remplacer son fleuron, le F-1 p. ex.). Et il n’était pas rare qu’un photographe garde son appareil dix, vingt ans sans que ses photos n’en pâtissent. Les réglages étaient toujours liés au triangle de l’exposition, point barre ! Mais il savait s’en servir et comprendre la lumière, plutôt que les 500 pages de réglages des appareils « modernes ».

Le Zinc du photographe

J’hésite …

Oui, j’hésite : garder le Canon EF 70-200mm f4 constant série L ou passer au Canon EF 70-300 f4 – 5,6 IS USM ?

Bon, posons la question autrement. Le 70 -200 f4 a une ouverture constante mais n’est pas stabilisé et il est « un peu court ».

Par contre, le 70 -300 commence à f4 et fini à f5,6 mais il est « plus long » et stabilisé. Sa construction est un peu plus légère, avec un fut en plastique contre du métal pour le « blanc »; le f4 a un diamètre de 67mm, celui-ci un diamètre de 58mm.

Petit tour sur le site Canon ( https://fr.canon.be/lenses/ef-70-300mm-f-4-5-6-is-usm-lens/) qui, en toute impartialité (!?) me confirme que cet objectif est léger, bien stabilisé, pensé pour pouvoir prendre des photos à main levée, avec des lentilles traitées pour réduire les aberrations chromatiques et améliorer le contraste. J’ajoute que la personne qui me l’a vendu avait pu réaliser de magnifiques filés à main levée grâce à la stabilisation et j’ai pu apprécier ses qualités sur des photos de petits animaux, saisis sur le vif.

Je l’ai monté sur l’Eos 5D Mark II et tout fonctionne correctement. La visée est rapide et franchement facile même en cas de faible lumière. Le moteur (à ultrasons) pourrait être un peu plus discret, mais rien de bien méchant car – et c’est le principal – il est rapide et très précis.

Grrr… tout ça ne résout pas mon problème !

Petit tableau, pour y voir clair :

caractéristiques1 -EF 70-200 f4 série L2 -EF 70-300 f4-5,6 IS USMAvantages
poids705 gr630gr2
stabilisationnonoui (2x)2
ouverturef4 constantf4 -5,61
longueur max.172mm200mm1
compatible extenderouinon1
prix (neuf)+/- 700€+/- 500€2
nbre éléments/groupes16/1315/101
ouverture max extenderf8NA1
mise au point mini1,2m1,5m1
bruitinfimebruyant1
luminosité*f4 constantf4 – 5,62
Bref, si j’étais raisonnable, je ne garderai que le 1 mais le 2 a aussi de sérieux atouts …
* à nuancer car je suis à f5,6 au 300mm et si je veux atteindre les 300mm avec le 70 – 200, je dois mettre le doubleur de focale mais là je suis à f8 !

Je ne suis pas plus avancé … ils ont chacun de solides arguments. Sans doute l’usage sur le terrain va t’il me permettre de les départager, in fine.

Vivement les vacances que je puisse les tester dans de magnifiques paysage.

Ceci étant, je me souviens avoir lu une « interview » d’un ambassadeur Canon, qui affectionnait les grands espaces et les paysages. Celui-ci recommandait aussi l’EF 70-300 pour ses qualités propres, notamment son poids plus contenu et ses stabilisations. Et il précisait que la qualité des images étaient excellentes. Cet objectif faisait partie de son sac, à côté des séries L classiques.

Le Zinc du photographe

Le comparatif – toujours subjectif – des télémétriques qui me sont passés entre les mains

En février de cette année (2020), je vous proposais un petit comparatif subjectif de télémétriques argentiques.

Las, la saison était mal choisie, un vilain et minuscule virus allait tout bousculer et boucler pour de longs mois.

Ces moments de retraites forcées ont été bénéfiques, car j’ai pu – à loisir ! – essayer les différents appareils, mais pas en voir plus ou moins rapidement, les résultats photos. Les labo n’étant pas considérés comme commerces essentiels, ils étaient fermés. Et donc, les pellicules ont attendu sagement, au frigo, que des temps meilleurs nous reviennent.

Finalement, quasi à la mi-juin, j’ai pu confier ces précieux films à New Prodia, mon « petit » labo de prédilection (ben oui, ils sont compétant, sympas et tout près de chez moi, que demander de plus ?) Un petit coup de fil plus tard, ils me prévenaient que tout était développé et que je pouvais passer prendre connaissance de mes recherches, analyses fines et tests très (peu) scientifiques sur les meilleurs télémétriques du … Monde !

Pour mémoire, étaient en lice :

  • un Leica III f de 1951
  • un Zorki 1c de 1953
  • un Leica M3 de 1957
  • un Canon P de 1958
  • un Leica M5 de 1973
  • un Zorki 4K de 1974
  • un Kiev 4AM de 1982

Finalement, je n’ai pas essayé le Kiev 4AM mais j’ai ajouté un Leica M6 de 1984 et un Zeiss Ikon ZM de 2006.

Petit résumé de mes sensations avec ces appareils :

NomEsthétiqueManiabilitéRéglagesViséeRésultats
Leica IIIf++++++++++10
Zorki 1c++++++++++10
Leica M3+++++++++++++13
Canon P+++++++++++++++15
Leica M5+++++++++++++13
Zorki 4K+++++++++9
Kiev 4AM+++++++++9
Leica M6+++++++++++++13
Zeiss Ikon ZM++++++++++++++++++++20
Bon, je vous ai bien dit que c’était très subjectif …
  • Esthétique, ben oui, ça compte ! Autant avoir un bel appareil en main …
  • Maniabilité : ici, j’ai tenu compte de la facilité d’utilisation des appareils, en me souvenant que certains étaient âgés. Par contre, je trouve toujours inutile de charger un appareil par la semelle dans les années ’80 à 2000 !
  • Réglages : là aussi, il faut tenir compte de l’âge de certains appareils mais – p. ex. un Zorki 4K n’a toujours pas de cellule en 1984 – aussi des commodités apportées – p. ex. la roue des vitesses affleurant le capot du M5, qui permet de régler celles-ci sans quitter le viseur des yeux.
  • Visée : au pays des télémétriques, c’est le plus important. Les plus vieux appareils sont battus sans concession (même si leur visée apporte un certain charme) mais pour les autres c’est une question vitale. Le M3 a introduit un standard qui a été longtemps un absolu. Seul le Zeiss Ikon ZM fait encore mieux.
  • Résultat : simplement l’addition de mes « sensations »

Vous ne serez pas dupes de ma partialité dans ce comparatif, même si – vous en conviendrez – certaines de mes remarques en sont pas dénuées de bon sens !

Les photos développées sont mises en exemple près de chacun des appareils. Le résultat des prises de vues (au delà d’une esthétique qu’il vous appartient de discuter, éventuellement) donne des résultats amusants : le Zorki 1c fait mieux que le Leica IIIf; le Leica M5 fait part égale avec son ainé, le M6; le Zorki 4K est idéal pour tâter du télémétrique à prix contenu et ses qualités, certes moindres que les autres en scène, ne sont pas du tout médiocres; je n’ai pas eu envie de tester (encore) le Kiev 4AM, pourtant cousin très germain du Contax plus célèbre; et j’ai découvert un appareil vraiment séduisant avec le Zeiss Ikon ZM, véritable outsider qui a battu tout le monde sur le fil d’une découverte par hasard sur un site de vente en seconde main !

N’oubliez pas – encore – qu’un appareil photo n’est jamais qu’une chambre noire, plus ou moins sophistiquée et que l’objectif est aussi – parfois plus – important pour la délivrance de belles images. Dans ce petit test sans prétention autre que celle de nous divertir (et pourquoi pas d’apprendre certaines choses) le panel des objectifs, choisis cependant avec soin, étaient de toutes les époques mais avec les meilleurs de chacune, sans verser dans le superlatif, en tout cas en terme de prix (j’ai volontairement omis les objectifs Leica, hors budget).

Puisse ce petit aperçu vous donner envie de tester vous aussi ces fabuleuses machines à fabriquer de beaux témoignages de votre passage en tant que photographe …

Bonnes découvertes !

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos (ter) – Leica M6

Hé oui, celles du Leica M6, celui que j’ai échangé contre le Zeiss Ikon ZM.

Pour mémoire, ces photos ont été captées fin mai, dans les rue de Mons (Hainaut). J’avais monté le Jupiter 12 sur l’appareil, un 35mm ouvrant à f1:2,8 de fabrication russe. Sa particularité, si vous vous souvenez de l’article consacré à la présentation du M6, où j’en parlais, est d’avoir un verre arrière très proéminent et qui rentre assez profondément dans la chambre de l’appareil. Ce qui le rend particulièrement compact.

Mais cette particularité ne me permettait pas de le monter sur le Leica M5 car le risque qu’il heurte le bras de la cellule est trop important.

C’était donc un double essai, celui de l’appareil et de l’objectif.

Encore un mot sur l’appareil. Comme je l’ai écris, même s’il est très agréable à prendre en main, beaucoup plus proche du « standard » que représente le Leica M3, je restais dubitatif sur sa réelle plus value par rapport au M5. Tout d’abord au niveau de l’utilisation, deux flèches apparaissent dans le viseur, pour indiquer soit une sous-ex (flèche vers la gauche), soit une sur-ex (flèche vers la droite) et enfin une expo correcte si les deux flèches sont allumées en même temps. Sans rappel de la vitesse dans le viseur. Pour le M5, il faut faire coïncider deux lignes obliques, en tournant la molette des vitesses, du bout de l’index, sans quitter le viseur des yeux, et le rappel de cette vitesse s’inscrit dans le viseur.

Et bien, honnêtement, je préfère le M5, c’est plus clair. Ceci étant, le M6 expose juste, sa cellule étant un peu plus sensible que celle du M5, soyons de bons comptes.

Au niveau discrétion, le M5 est plus silencieux que son descendant. Pas de beaucoup, mais on s’habitue au silence … Mais là où ça (me) fâche, se sont les logos, en façade : assez discret sur le M5, impossible de ne pas les remarquer sur le M6 !

Enfin, là où je les laisse sur un parfait ex aequo, c’est sur la difficulté de les charger : je peux admettre que je n’ai pas l’habitude et que celle-ci fait sans doute gagner du temps, mais pourquoi toujours nous imposer cette semelle escamotable et cette roue en tulipe pour y accrocher le film ? Pas pratique du tout et chronophage.

Tout ceci étant dit, voici quelques photos d’illustration. Le film était un Fuji X-Tra 400 Asa, périmé depuis janvier 2014, même si gardé dans un frigo. C’est le même film pour les deux appareils. A noter que ce sont les fichiers bruts (c.-à-d. non retouchés via Luminar 4).

En conclusion, deux belles machines, même si je n’en garderai in fine qu’une seule. Mais le M6 fait déjà le bonheur d’un étudiant (n’est-ce pas Hugo ?), passionné de photo de rue aussi.

Le M6 a réussi ce que le M5 n’avait pu atteindre, 10 ans plus tôt : ajouter une cellule précise à la lignée du M3, sans embonpoint. Il a su garder les proportions de ses ainés, qui le rendent maniable et devraient le faire discret, si on excepte les logos criards qui, soit vous font repérer à 20 pas comme quelqu’un qui a les moyens (et dans certains lieux, c’est peu pratique), soit vous fait entrer dans la famille des Leicaistes modernes qui s’assument (remarquez que je note « modernes » car les anciens, qui affectionnent encore les M2 et les M3, sont eux, très discrets). Ceci étant dit, c’est une fabuleuse machine à photographier et si vous fouinez bien sur certains sites, vous en trouverez à des prix qui restent décents.

Bonne découverte et, surtout, bonnes photos …

Le Zinc du photographe

J’ai reçu un Zeiss Ikon ZM, suite

Bon, j’avoue, j’ai craqué et vous ai terminé la présentation de cet appareil avant celle du Canon Eos 5D Mark III.

Comme précisé dans l’article précédant je vous ai écris un article plus technique (que d’habitude) sur cet appareil et que vous trouverez dans la rubrique « argentique –> les télémétriques ».

Ici je reviens avec mes impressions, toutes subjectives, sur ce magnifique appareil … aïe je suis déjà conquis !

En fait, j’ai découvert l’existence de ce Zeiss Ikon ZM lorsque je cherchais, sur un grand site de vente, un Leica. Comme on dit, il m’avait déjà « frappé dans l’œil » mais que voulez-vous, je n’avais jamais eu de Leica et j’avais non seulement l’opportunité mais – enfin – un peu de moyens à consacrer à cet achat, après avoir essayé des télémétriques russes, plus abordables et fondamentalement proches du « modèle » allemand.

La suite, vous avez peut-être pu la lire dans la rubrique « argentique –> les télémétriques –>petit comparatif (très subjectif) …« . Et si j’ai apprécié la découverte de ces Leica, il me restait un goût d’inachevé.

Je m’explique : le Leica M fut une révélation, en tout cas par rapport aux télémétriques que j’avais testés auparavant : Zorki 4 et 4K, Fed 2, Zeiss 4 M et 4 AM (copie des Contax), Zorki 1c, et même Leica IIIf. Son viseur et son télémètre, sa monture, tout était plus agréable et (relativement) facile.

Il lui manquait une cellule ? Je la trouvais avec le Leica M5, réellement bien pensé mais tellement boudé par les puristes de la marque.

Et comme je suis un curieux, je voulais pousser la comparaison à son maximum, en achetant le Leica M6. Qui, bien qu’il fut très beau et bien pensé, ne m’a jamais convaincu de sa supériorité par rapport au M5.

Certes, j’aurais pu continuer ma quête avec un M7, mais là les moyens que je m’étais alloué pour ces découvertes allaient exploser, et je ne le voulais pas.

Donc, si je devais résumer mon expérience avec les Leica, je dirais que j’ai découvert de superbes machines, solides, bien pensées, construites pour durer, qui ont offert de réels plus à la qualité de la photographie MAIS qui ont gardé des défauts, hérités de leur passé et qu’une certaine élite se refuse à voir changer au nom du respect à un idéal vieux de près de 90 ans ! Par exemple, cet absurde chargement par la semelle, la « crise » provoquée par l’apparition d’une cellule sur le M5 (certains ne jurent toujours que par le M4, synthèse du M3 et d’une certaine modernité), les convulsions provoquées par le passage au numérique (d’aucun n’en sont toujours pas revenus), ce sacro sain rideau en caoutchouc certes peu bruyant mais limitatif (vitesse d’obturation).

Ajoutons à cela cette politique de prix qui pourrait s’expliquer si on considère réellement que la marque fait plus de l’artisanat que de la vente de masse, comparée aux ténors tels Canon, Nikon. Mais c’est oublier un peu vite les accords que passent régulièrement Leica avec Panasonic notamment, et qui va jusqu’à rebadger certaines productions nipponnes, saucées à la Leica, pour justifier des prix qui vont presque au double. Et j’ajouterais – là, je vais me faire lyncher – que ces collaborations sont le sang neuf dont Leica a besoin pour évoluer et je songe à celle qui fut faite avec Minolta et son CLE qui devint CL chez Leica, avec, bien plus tard, une descendance numérique.

Dans le domaine de l’occasion, ça continue, avec des prix qui effraieraient tout cardiaque parce que certains puristes font un point d’honneur à dépenser des sommes folles pour obtenir le Leica de leurs recherches, accessoires d’origine – et à prix d’or – compris. Entretenir une légende, c’est bien (ou pas !?) mais justifier d’une sur cotation au prétexte que le produit est rare, c’est une supercherie.

Au vu du nombre d’appareils, toutes générations confondues, qui se vendent sur la Toile (et ailleurs), je ne pense pas que l’on puisse encore parler de rareté, sauf pour les plus vieux modèles qui n’ont plus que l’histoire à raconter car ils ne sont, franchement, pas pratiques à utiliser.

Par contre, je salue la démarche de Zeiss par la création, en 2006, de ce Zeiss Ikon ZM. Pensez, un télémétrique en plein boom du numérique !

Bien évidemment, je pense ne pas être trop naïf pour croire que la Carl Zeiss AG n’ait agit que pour la beauté du geste en proposant cet appareil à cette époque. Il y avait là du marketing et de l’opportunité, mais ils l’ont fait avec panache en offrant un appareil plus que performant à un prix contenu (près de trois fois moins cher que le concurrent visé, le Leica M7).

Las, si le conformisme l’a emporté et qu’ils ont cessé de le produire en 2012, ils ont offert le meilleur à ceux qui avaient envie de photographier hors des carcans en bénéficiant du superlatif de l’époque.

Epoque d’ailleurs – irrémédiablement ? – révolue car tout le monde est passé au concept du numérique. Laissant le marché de la seconde main combler ceux qui veulent revenir aux joies de la photo argentique et qui cherchent le meilleur compromis qualité/prix.

Dans ce cas, j’ose affirmer que cet appareil est LE maître achat (bon, ne tardez pas trop, après cet article, les prix vont monter). Il est beau, fabriqué plus que sérieusement et pour durer, bénéficie des modernités qui font que seule la recherche de la meilleure photo puisse être un but (cellule, programme automatique débrayable), avec une ergonomie proche de la perfection.

Celui-là, je le garde et il va sortir en rue, qui me semble être son domaine de prédilection. J’espère juste que d’autres pourront découvrir ce bel appareil et partager leurs impressions à son sujet.

Le Zinc du photographe

Je vais faire des jaloux : j’ai reçu un Zeiss Ikon ZM …

« Heu … c’est un nouvel objectif ? » – « Ben non, c’est un appareil télémétrique argentique, rare car produit à peu d’exemplaires et comparable au Leica M7 »

Bon, là, je vais vous tenir en haleine quelques jours, le temps de faire des photos et de vous le présenter mais je peux vous dire que c’est une petite merveille de précision et de sensations.

Conçue en Allemagne par Zeiss et fabriquée au Japon par Cosina de 2006 à 2012, la série des ZM a été réalisée en noir et argent et était destinée à être associée à la magnifique ligne d’objectifs ZM de Zeiss à monture M. Le mien est en livrée argent.

Si je devais résumer ce que j’ai pu lire à son sujet sur les différents sites dont vous trouverez les liens en bas de la page, sa comparaison se fait par rapport à un Leica M7 … et ce n’est pas (souvent) ce dernier que l’emporte dans les tests et avis.

Et – pour tout vous dire – comme je n’étais pas convaincu de la supériorité de mon Leica M6 sur le M5, il m’a servi de monnaie d’échange (merci Hugo) contre ce magnifique Zeiss Ikon ZM, avec un Elmarit 90mm f3,5 et son pare-soleil d’origine Leica.

Franchement, je ne le regrette pas, non pas que le Leica M6 fut mauvais, que du contraire, mais j’avais toujours cette impression que, hormis une taille plus conforme aux standards des Leica M, il n’était pas fondamentalement différent du M5, son ainé (ok, vous pourriez ergoter que le M6 était plus moderne et pour certaines choses, mieux conçu que le M5, soit, mais – fondamentalement – il n’était que « plus moderne »).

Vu le « manque » d’informations sur cet appareil en français, pour une fois, je serai un peu plus technique, dans un article séparé, celui-ci étant réservé à mes impressions, toutes subjectives, comme d’habitude.

Un peu de patience, je termine la présentation du Canon Eos 5D Mark III et puis je reviens sur ce Zeiss Ikon ZM.

Ne changeons pas les bonnes habitudes, quelques liens : https://www.kenrockwell.com/zeiss/ikon.htm , https://www.35mmc.com/19/03/2016/zeiss-ikon-review/ , https://casualphotophile.com/2017/10/16/zeiss-ikon-zm-35mm-rangefinder-review-everything-a-rangefinder-should-be/ en anglais (je n’ai rien pu trouver en français sur cet appareil)

Le Zinc du photographe

Canon Eos 5D mark III

Il est tout frais, il vient d’arriver … d’Espagne (tiens, comme l’Eos 6D qu’il va remplacer !).

En superbe état, avec sa boîte et tous ses accessoires, j’ai hâte de l’essayer.

Ce que je viens de faire, un peu par hasard (vous comprendrez mieux si vous lisez mon article sur le doubleur de focale Canon) et franchement, il a l’air épatant.

Un premier constat toutefois : il ressemble plus à un Eos 6D qu’à mon bon vieux Eos 5D Mark II. C.-à-d. qu’il est un peu plus léger, plus compact, avec une poignée mieux marquée et agréable à saisir, et un bouton pour l’allumer qui se situe autour du barillet des modes d’exposition (alors que sur le 5D MI il est sur la face arrière, avec 3 crans). Il fait moins « costaud » que son grand frère et pourtant il a les mêmes caractéristiques au niveau protection – tropicalisation). C’est vraiment un premier jet, je vous en parlerai plus dans les jours qui viennent.

Mais voilà donc un nouveau pensionnaire pour mon sac et un nouveau copain pour les objectifs Canon qui s’y trouvent. Il y restera en compagnie de l’Eos 6D.

Voilà, nous sommes le 09 juin (2020) et je reviens – enfin – sur le Canon Eos 5D mark III, que j’avais un peu laissé de côté, occupé à découvrir le Zeiss Ikon ZM.

Peut être tout d’abord, un petit comparatif entre le Mark II et le Mark III, sans tomber dans le descriptif trop technique :

  • 52 plus de points de focalisation en plus (61 vs 9) – ok, utile. Ces collimateurs sont répartis sur une zone de couverture plus large que les collimateurs du 5D Mark II. Cela permettra de mieux suivre automatiquement un sujet en mouvement
  • 28 zones de mesure de la lumière en plus (63 vs 35 z). Cela apportera une mesure de l’exposition plus précise dans les conditions complexes en permettant de découper la scène photographiée en plus de zones, afin d’obtenir une mesure moyenne plus précise.
  • 10.9% de mégapixels en plus (23.4MPvs21.1MP) – ok, utile
  • 4x plus de sensibilité à la lumière maximale (102400 ISO vs 25600 ISO) – ouais, à voir si utile car la plupart des tests estiment qu’au delà des 6400 Iso l’image se dégrade trop
  • Durée de la batterie environ 100 shots plus longue (950 shots vs 850 shots) – ok, utile
  • Une prise de photos 1.54x plus rapide en haute résolution avec AF en format JPEG (6fps vs 3.9fps) – surtout utile pour les photos rapides mais nous n’en sommes pas encore à la photo de sport, réservée au 1DX.
  • Couverture de visée 2% supérieure (100% vs 98%) – oui, tout à fait utile et surtout confortable
  • Deux emplacements pour cartes mémoires : une CF (comme sur le 5D MII) plus une SD (compatibles cartes SDHC et cartes SDXC). On peut déterminer ce que l’on veut mettre sur chaque emplacement carte mémoire. Exemple : RAW d’un côté et JPEG de l’autre, ou RAW d’un côté et vidéo de l’autre. Pratique !
  • Un mode HDR que le 5D MII ne possède pas
  • Et – pour ceux que ça intéresse – le Canon Eos 5D Mark III est encore meilleur en vidéo, mais personnellement, je ne m’en sers pas.

Ils sont tous les deux tropicalisés, avec un peu plus de joints sur le MIII.

Au fait, petite précision sur cette notion de tropicalisation : cela veut dire que votre appareil résistera à un ruissellement, même important (genre « drache » nationale du 21 juillet en Belgique) mais en aucun cas il ne résistera à une immersion. Tropicalisation ne veut pas dire étanche ! Et après avoir été arrosé, même copieusement, votre appareil appréciera beaucoup que vous l’essuyez complètement (d’où l’utilité du carré de micro-fibres ultra absorbant dans votre sac). D’autant plus s’il y a des différences de températures importantes entre le dedans et le dehors car un autre élément risque de faire mourir votre chère électronique, la condensation. Donc, le mot d’ordre est : essuyez tout le matériel. Enfin, dernier petit truc utile : ne jetez plus les petits sachets de dessicant que vous trouverez dans de nombreux achats, notamment d’appareils électroniques et mettez les dans votre sac, ils vous sauveront la mise (et ils sont réutilisables après un petit passage au micro-ondes). Voyez aussi l’article « il pleut (encore) ! »

La question qui tue : l’Eos 5D mark II est il encore une référence intéressante ? La réponse est oui, cent fois oui. Les améliorations du Mark III ne le rendent pas complètement obsolète et il fera le plaisir de nombreux photographes qui n’osaient pas, faute de budget, faire le pas vers le plein format.

Sa solidité, ses capacités ont pleinement satisfait des générations de photographes pro ou experts, non sans raison. Si l’Eos 5D première génération est lui dépassé (18Mp et plus reconnu par les systèmes informatiques nouveaux), l’Eos 5D seconde génération est largement encore dans le coup, surtout si votre pratique est celle du studio et du paysage.

Pour en revenir à notre Canon Eos 5D mark III, il devient mon boitier principal, épaulé par l’Eos 6D.

Je le teste avec le doubleur et le 70-200 mm sur des Rouges-Gorges, Geais, Mésanges et quelques écureuils facétieux et gourmands. Les photos seront bientôt dans la rubrique « La Terre est belle« .

A ce sujet, je pense avoir trouvé l’explication de pourquoi l’autofocus du Eos 5D mark II et du Eos 6D ont déclaré forfait. Je vous la livre telle quelle : « … le module AF de Canon est le plus complet du moment avec 61 points dont 41 en croix et 5 en double croix. Mais attention, ces chiffres varient en fonction de la luminosité des optiques et des modèles. Ainsi, les 5 points en double croix ne sont actifs qu’avec certaines optique à f/2,8 ou plus lumineuses. A f/4, 5 les 5 poins en double croix ne fonctionnent plus et il faudra se «contenter» des 41 collimateurs en croix. À f/5,6 seuls les 21 collimateurs centraux en croix sont actifs, les 20 restant sur les 61 points sont linéaires. Avec certaines optiques le nombre total de collimateurs se réduit à 33.

Avec une ouverture à f/8, l’autofocus ne fonctionne simplement pas. Ainsi, les optiques f/4 utilisées avec un doubleur 2x ne disposeront pas d’autofocus ». Dixit un test fait par « Les numériques » (https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-5d-mark-iii-p46451/test.html, pages consultées le 09/06/’20). Là où je pense que l’explication peut être logique avec le 6D et le 5D, elle est erronée avec l’Eos 5D mark III car il fonctionne parfaitement avec le doubleur, il suffit de monter un peu dans les ISO.

C’est donc un nouveau compagnon, bien agréable à prendre en mains et je vous avoue que j’aimerais pouvoir prendre quelques jours de vacances pour le tester en paysages, autres que ceux de mon quartier !

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos (bis) ! – Zorki 1c

Au tour du Zorki 1c maintenant.

Pour mémoire, je l’avais chargé d’une Kodak HD 200 Asa, expirée depuis mai 2005. Il est équipé d’un Industar 22 f3,5 (objectif rentrant). Il a 69 ans et fonctionne toujours parfaitement malgré les nombreux propriétaires qui ont dû le voir passer entre leurs mains. Mais il semble avoir été particulièrement bien soigné.

Je vous avoue que j’avais hâte de découvrir les photos faites avec lui, tant j’ai eu plaisir à le manipuler : il est petit – bien plus petit et léger que le Leica M3 – assez semblable au Leica IIIf dont je vous ai déjà fait la présentation.

La seule chose qui me chagrinait était cet objectif rentrant qui, s’il permet de gagner en compacité, n’est pas toujours le plus facile à manipuler (il se bloque en position sortie, mais pas lorsqu’il est en position rentrée et donc il se déplie parfois de manière impromptue). Cependant, sa construction est similaire au Elmar de chez Leitz, et particulièrement ceux des années 1958, qui semblent avoir été construits avec des éléments venant de l’opticien allemand.

Voici donc les photos reçues

Voilà, j’avais déjà écrit tout le bien que je pensais de cet appareil. Le résultat des photos me conforte dans mes impressions.

C’est une chouette machine à photographier, petite et discrète. Et, comme le disait quelqu’un (article lu sur le Net mais je ne me souviens plus où), photographier avec lui vous offre une certaine impunité car personne ne vous prend au sérieux quand vous photographiez quelqu’un avec ce Zorki 1c et pourtant, les résultats sont excellents.

Au prix où ils se vendent sur un grand site bien connu, faites vous plaisir. Le mien m’a coûté 100€, objectif et sacoche en cuir compris.

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos ! – Leica M3

Le Leica M3

Hé oui, depuis le 15 mars, j’attendais le développement des films du Leica M3, du M5 et du Zorki IIIc, et je les ai reçues hier, développées et scannées.

Ces films étaient, pour le Leica M3, un Fuji X-Tra 400 Asa, expiré depuis janvier 2015 et pour le Zorki 1c, un Kodak HD 200 Asa, périmé depuis mai 2005.

Ces deux appareils ne possédant pas de cellule, j’avais pris avec moi une cellule à main pas toute neuve non plus.

Pour mémoire, le Leica M3 date de 1957 et le Zorki 1c de 1951, soit respectivement 63 et 69 ans ! Pas mal pour des appareils tout à fait fonctionnels.

Et donc, voici les photos. Pour être tout à fait honnête avec vous, pour le Leica, j’ai dû, en post traitement avec Luminar 4, sous exposer systématiquement. Sans doute que la cellule utilisée était par trop optimiste.

Ceci étant, j’ai utilisé deux techniques pour ces photos : le zone focus et l’hyperfocale, ce qui m’a permis d’être net sans devoir régler le télémètre, sauf pour la photo du reflet dans la boule métallique, où j’ai fait les réglages avec l’objectif, ainsi que pour la plaque de rue.

Comme quoi ces technique vous permettent d’aller vite si besoin et d’obtenir de très bons résultats de netteté.

En résumé, que penser du Leica M3 et du Jupiter 3 ? C’est un superbe appareil, très agréable à manipuler mais pour le photographe « moderne », le manque de cellule ne simplifie pas les choses. Quant au Jupiter 3, je trouve que le rendu est très doux, tout à fait à l’aise avec le Leica M3 et pour le style de photo recherché. Un bel ensemble, que je ne regrette pas avoir essayé. Franchement, c’est une expérience et pour les photographes qui veulent revenir aux fondamentaux, cela vaut la peine d’investir dans ce type d’appareil, qui sera encore fonctionnel pour des années, sans soucis. L’obsolescence programmée l’a été bien plus tard et épargne complètement cet appareil et cet objectif.