Si vous avez lu l’article de présentation de l’appareil, vous aurez sans doute retenu qu’il avait 21 ans au moment de ces lignes, mais seulement environ 23.000 déclenchements (obturateur prévu pour 400.000).
Ensuite, qu’il n’avait que 16 Mpx, ce qui peut sembler peu de nos jours quand certains ténors proposent 45 ou 60 Mpx.
Ceci étant, les appareils pro dépassent rarement les 26 Mpx et certains micro 4/3 de pointe offrent encore 16 Mpx. Ce n’est donc pas un obstacle à la qualité des photos.
Par contre, la montée en ISO est limitée par rapport aux appareils plus modernes, car la limite est de 3200 et dès 1600, il peut y avoir du grain.
Ensuite, l’ergonomie, si elle a été soignée, elle s’est encore améliorée ces dernières années. Et le jeu bouton + molette est parfois un peu fastidieux, en tout cas quand on manque d’entrainement pour le faire. Les appareils plus récents sont plus intuitifs.
Enfin, il reste le poids de l’appareil avec sa grosse batterie de près de 350gr. A sa décharge, celle-ci autorise plus de 1200 déclenchements quelles que soient les conditions météo. Ces derniers jours, il a gelé et l’appareil est resté dans son sac mais dans la voiture. Il a déclenché sans aucun soucis et sans perte de puissance, impressionnant !
Voilà, voilà … tout ceci pour dire que j’apprécie toujours autant ce gros Eos. J’en suis même arrivé à mettre en vente mon Lumix G80 (micro 4/3 de 16 Mpx) qui était l’appareil qui trainait toujours dans la voiture, au cas où …
J’ai acheté une bonne sangle de poitrine, avec un plateau à dégagement rapide Arca Swiss, et cet Eos 1 Ds Mark 2 est maintenant l’appareil à tout faire qui est toujours dans mon véhicule.
Le 17 – 40 série L a été remplacé par un bon vieux 28 – 80 Canon que j’ai repris sur un Canon Eos 300. Il n’est pas stabilisé mais il donne entière satisfaction jusqu’à ce que je trouve son homologue stabilisé à prix raisonnable.
Alors, franchement, si vous trouvez cet appareil en vente, faites-vous plaisir, il vous le rendra bien. Vérifiez quand même qu’il ne soit pas rincé et proche du seuil des 400.000 déclenchements.
Quelques photos prises avec cet Eos 1-Ds Mark 2 (cliquez sur les images pour mieux les voir) :
Les situations sont très différentes et l’appareil s’en tire très bien, même en cas de faible lumière et de grands écarts de luminosité.
Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté il y a peu le Nikon D4s, un autre appareil professionnel.
Aussi étrange que cela puisse paraître, je m’étais attaché à ce gros boitier. Enfin, surtout à ses capacités, hors du commun, même 10 ans après sa sortie.
Celui-là s’en est allé vers un autre sac photo, mais je voulais réitérer l’expérience. Finalement, j’ai trouvé sur le Net un autre champion, le Canon Eos 1-Ds Mark II.
Si ce n’était pas le concurrent direct – il y a 10 ans d’écart entre les 2 appareils – il offre des prestations elles aussi hors du commun.
Un peu d’histoire.
De la fin des années cinquante au début des années septante, Nikon était incontestablement le fournisseur des photographes professionnels.
L’apparition du Canon F-1 vint ébranler cette belle suprématie et encore plus avec le New F-1 dix ans plus tard. Sur les fronts de guerre, dans les stades, dans les rues mouvementées de ces années-là, les professionnels avaient choisi leurs camps : on était Nikon ou on était Canon.
C’est en 1987 que tout bascule, avec l’apparition du premier Canon Eos et plus encore en 1989 quand le Canon Eos 1 est présenté aux professionnels.
L’Eos 1 possède un cadre en aluminium moulé, recouvert d’une coque en polycarbonate et garni de cuir PU antidérapant. Léger et résistant.
Le viseur offre une couverture horizontale et verticale à 100%.
Il peut travailler de 30 s à 1/8000s dans tous les modes d’expositions. L’appareil offre en plus 8 fonctions personnalisables.
Un Power Booster lui permet de photographier à 5,5i/s.
Comme le F-1 et le New F-1 à leur époque, l’Eos 1 s’inscrit dans un système, c’est-à-dire que le boitier est au cœur d’un ensemble d’accessoires prévus pour répondre à tous les besoins des photographes : large gamme d’objectifs, flashs dédiés, moteurs, accessoires macro, accessoires astro, accessoires médicaux, etc.
Mais surtout, c’est son autofocus rapide et précis, piloté électriquement par le boitier, qui fait la différence et incite nombre de photographes à passer vers la marque rouge.
Puis, en 2001 apparait le premier numérique pro de Canon, l’Eos 1D.
Le petit tableau ci-dessous vous résume le reste de l’histoire.
Source : Wikipédia
Le Canon Eos-1 Ds est donc le digne successeur de ses illustres prédécesseurs.
Présentation du Canon Eos-1 Ds Mark II.
L’Eos-1 Ds succède à l’Eos-1 D, sorti en 2001 et qui proposait 11,1Mpx. Il sera suivi en 2004 par l’Eos-1 Ds Mark II (16Mpx) qui nous préoccupe, avant d’être lui-même remplacé un peu plus tard par un Eos-1 Ds Mark III qui proposera 26Mpx. L’Eos-1 Ds Mark II coutait, nu, 8000€ à sa sortie.
Que proposait-il ?
Un capteur plein format de 24 x 36 mm, des vitesses d’obturation s’étalant de 30s à 1/8000s (l’obturateur est prévu pour 400.000 déclenchements), une sensibilité de 50 à 3200Iso, un écran LCD de +/- 5cm, un viseur optique à 100%, tout ça dans un corps en alliage de magnésium recouvert de polycarbonate et un blindage électromagnétique, qui affiche sur la balance, nu, 1550gr (corps 1215g + batterie 335g). Le boitier est traité pour résister au ruissellement et à la poussière. Le but étant de le rendre capable de supporter des conditions de travail difficile et des conditions extrêmes.
A l’époque donc, l’Eos-1 Ds Mark II a été développé pour répondre aux besoins de photographes professionnels de portrait, de studio et de paysage, ceux qui exigent la plus haute qualité d’image. Ce que ce nouvel Eos offrait avec son capteur CMOS de 16,7Mpx plein format. Il offrait alors le nombre de pixels le plus élevé au monde.
Sa haute résolution d’image, sa riche gradation des couleurs et (pour l’époque) une large plage de sensibilité ISO autorisent les photographes à utiliser pleinement toute la gamme des objectifs Canon EF.
Equipé du processeur DIGIC II, l’appareil peut traiter de gros volumes de données extrêmement vite tout en gardant les détails ultra fins et la reproduction naturelle des couleurs. Il peut emmagasiner en continu 32 photos (grand format JPEG) à la fréquence de 4i/s.
Il utilise deux cartes mémoire : une SD et une CF (Compact Flash), avec la possibilité d’enregistrer sur l’une et d’utiliser l’autre comme sauvegarde ou utiliser une carte pour le JPEG et l’autre pour le RAW (ici le CR2 natif).
Au nombre des nouveautés, de nouvelles fonctionnalités comme un grand choix de paramètres de qualité d’image (4 taille de JPEG et dix niveaux de compression en plus du RAW) ; deux paramètres de matrice de couleurs personnalisables en plus des cinq modes prédéfinis afin d’optimiser l’image en fonction des exigences du sujet ou du périphérique de sortie.
Même si de nos jours cela pourrait faire sourire, l’écran LCD de 5,8cm proposait 230.000 points, ce qui doublait la résolution du modèle précédant.
Je citais plus haut la vélocité de son autofocus. De fait, la mise au point automatique se fait sur 45 points (dont 7 en croix), ce qui autorise le photographe à des compositions variées, sans plus avoir besoin de centrer le sujet pour effectuer la mise au point. Ajoutons-y une mesure évaluative sur 21 zones et on peut garantir une exposition idéale pour chaque cas. Le Canon Eos-1 D mark II, plus orienté vitesse que le DS puisque son unité AF est capable de fonctionner à 8,5 images par seconde, fait profiter le 1 Ds Mark II de l’algorithme AF AI Servo AF, optimisé pour le fonctionnement de 4 ips.
Petite précision utile au sujet des boitiers pro : les Eos D et Ds sont surtout destinés au paysage, studio et portrait alors que les DX sont orientés animalier et sport, avec des rafales plus rapides.
Vous pouvez encore contrôler les fonctions personnalisées afin d’adapter le boitier à vos préférences individuelles.
La mesure du flash est E-TTL lorsque l’on utilise les flashs Speedlite de la série EX. Grâce aux informations de distances fournies par les objectifs, l’exposition au flash est plus précise et stable qu’auparavant.
Rappelez-vous, Canon a le premier introduit le principe de la communication électrique du boitier vers l’objectif et l’inverse, le ou les moteurs étant inclus dans les objectifs.
D’accord, toutes ces informations peuvent faire sourire aujourd’hui. Comparé à nos appareils actuels, il aurait presque l’air d’un bon vieux dinosaure.
Mais n’oublions pas qu’à son époque des photographes talentueux en ont tiré le meilleur.
Que penser de cet appareil ?
Vous avez remarqué que, comme d’habitude, je n’ai pas fait une revue exhaustive de ce que l’appareil peut faire, ni comment on s’en sert. Le mode d’emploi se trouve toujours sur le site de Canon.
Je vais plutôt essayer de vous livrer mes impressions.
Une remarque d’abord : cet appareil est prévu pour +/- 400.000 déclenchements et il en compte 22.181 (vu avec Photome, gratuit), autrement dit, il est juste en rodage !Pourtant cet Eos-1 Ds Mark 2 fête ses 20 ans cette année.
L’appareil est lourd (près de 200gr de plus que le Nikon D4s) mais son ergonomie est excellente et il est très bien équilibré.
Au prix où on le vend aujourd’hui, vous pouvez encore vous offrir une excellente sangle pour le porter sans ruiner vos cervicales.
Sa manipulation requiert un peu d’habitude. Lorsque je l’ai reçu (merci Pierre), j’ai cru un instant qu’il était en panne car j’avais beau faire tourner la grande roue codeuse à l’arrière, rien ne se passait. Heureusement, l’appareil m’a été livré avec le guide rapide et le mode d’emploi en français. Et là j’ai compris qu’il fallait actionner un bouton et la roue pour faire bouger les fonctions demandées. Une petite gymnastique facile a assimiler.
J’ai encore eu le plaisir de découvrir dans le colis que l’appareil était accompagné de trois batteries et de deux chargeurs. En fait non : il y avait bien un chargeur qui permet la recharge de 2 batteries simultanément mais la troisième n’est pas une batterie, c’est un élément qui permet, avec le second chargeur, de travailler directement sur le courant domestique, par exemple lorsqu’on est en studio, ce qui permet d’épargner les batteries, devenus rares de nos jours.
J’ai monté à l’origine sur l’appareil mon bon vieux 17 – 40mm f4 constant en série L, puis j’ai réglé le correcteur dioptrique à ma vue. Il réagit rapidement, même en cas de luminosité faible et fait la mise au point sans hésitation. Le 28 – 80 est venu le seconder.
Ensuite, comme je m’étais acheté une sangle à mettre en bandoulière (plus pratique pour le port d’objet lourd je pense), j’y ai glissé une carte SD car j’attends encore la CF que j’ai commandée.
Petit réglage pour qu’il accepte la seule carte SD, puis le mettre uniquement en RAW (CR2) et me voilà sorti un petit matin frais pour essayer de capter les premiers rayons de soleil.
Agrandissement à 300%
Manque de bol, les nuages étaient très nombreux mais j’ai quand même pu faire quelques photos. Quel régal que d’entendre le clac discret mais ferme de l’obturateur !
Finalement, même s’il fait son poids, il n’est pas désagréable à porter à l’œil et, surtout, quel confort avec le déclencheur, niché dans un creux qui ne laisse pas de doute sur sa position et son toucher. En effet, je n’ai plus de sensibilité dans les doigts et donc avec les autres appareils, je suis toujours en train de chercher le déclencheur. Ici, pas de soucis de ce côté-là.
Le porter avec la sangle en bandoulière est aussi une bonne idée, je ne le sens presque pas. Je vais juste ajouter un câble de retenue au cas où il voudrait me quitter sans préavis !
Quand on a compris le jeu touche+molette, les réglages sont très simples et les menus ne sont pas (encore) à rallonge (le mode d’emploi fait 179p.).
En résumé, je pense que ce Canon Eos-1 Ds Mark 2 va être un compagnon qui restera dans mon véhicule (bien caché) car on peut lui faire confiance pour la solidité et la tenue de sa batterie (+/-1200 vues quand même).
Question prix, comptez entre 150 et 250€ mais vérifiez quand même s’il a beaucoup tourné au pas (un petit truc tout simple pour le faire : avec le programme Photome vous chargez la dernière photo prise par l’appareil et vous regardez les Exifs, vous y trouverez le nombre de déclenchement ou shutter count).
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
Alors ici, la liste est tellement longue que je vous renvoie sur le site de Canon Global ou sur 4Clik (en français) pour sa fastidieuse mais intéressante découverte.
Lors de la présentation du Nikkormat FTn, je faisais la réflexion que j’avais jusqu’à présent présenté déjà quelques Nikon, des années soixante (Nikkormat FTn), des années quatre-vingt ou nonante (F50, F60, F65, F-601, EML) et quelques numériques (D40, D100).
Cet appareil a failli finir à la déchetterie, son précédant et défunt propriétaire ayant eu l’idée étrange de coller la commande du volet du viseur et la correction dioptrique, calée à sa vue !
Quelques heures de travail méticuleux et précis m’ont permis de le débarrasser de cette colle et de restaurer les deux fonctions. Ouf !
L’ajout d’un magnifique objectif 16-35mm à ouverture f4 constante vont me permettre de vous le présenter « vivant ».
Un peu d’histoire.
A l’origine était le Nikon D4, le reflex professionnel sorti en 2012, qui succédait aux D3 et D3S. Une belle machine mais qui ne tînt que deux ans face au Canon Eos 1DX (2012, plein format pro de 18,2Mpx). Cet Eos était meilleur sur trop de points pour que Nikon ne réagisse pas. Ce sera fait avec ce D4s.
Je remarque toutefois que le D4s sera aussi remplacé deux ans plus tard par le D5, mais c’est une autre histoire …
Il ne révolutionne pas l’appareil de base (D4) mais il lui apporte des modifications importantes : citons en vrac un nouveau couple capteur/processeur (Expeed 4), une sensibilité franchement revigorée car des 25.600Iso natifs on peut passer à 409.600Iso en mode Hi-4, un buffer (mémoire tampon) plus costaud (200 JPEG en pleine définition) avec, à la clé, de nouveaux algorithmes de débruitage et de traitement de la couleur.
Soyons raisonnable à propos de ces Iso, cela veut surtout dire que si vous utilisez l’appareil à 12.800Iso, il sera aussi bon que son prédécesseur l’était à 6.400Iso. Vous gagnerez en vitesse d’exécution sans devoir flirter avec un bruit trop important.
Sa rafale de 11 i/sec. en RAW (fichiers natifs), sur 200 vues consécutives, en conservant le suivi AF (autofocus) et le calage de l’exposition (AE), le mettait parmi les reflex très rapides.
Pour les photographes pressés, vous pouviez le brancher, via un connecteur Ethernet RJ45 et le débit de transfert relevé à 185Mb/s vous permettait d’envoyer une image au bout du monde en à peu près 4 secondes (heu, si vous aviez une connexion costaude quand même) vers votre journal ou chez vous.
Pourvu de 2 emplacements mémoire, une XQD et une Compact Flash, vous pouviez y aller et emmagasiner tout ce qui passait devant votre capteur plein format de 16,2Mpx.
Il a aussi une partie vidéo, mais comme ce n’est pas ma tasse de thé, je n’en parlerai pas (voyez dans les références en dessous si besoin).
A l’époque de sa sortie, le boitier nu valait 6000€. Son écran n’était pourtant ni tactile, ni orientable. Mais il a reçu le prix TIPA (Technical Image Press Association qui est une association internationale de magazines de photographie) du « meilleur reflex pro » en 2014 et le prix EISA 2014-2015 (European Imaging and Sound Association qui est une association de magazines européens consacrés au multimédia telle la photographie, l’audio, la vidéo).
Pourtant on pouvait regretter l’absence d’un système Wi-Fi intégré (mais on pouvait y adjoindre un module), de GPS. Cependant, un module WT-5 permettait, à distance, de gérer 10 boitiers en même temps, à distance.
Je vous l’accorde, ces spécifications sont dépassées par les hybrides actuels et les derniers réflex des marques phares, mais est-il pour autant devenu inutilisable ou trop vieux ?
Plus d’un kilogramme sur la balance (1180gr), nu et 1337gr avec sa batterie et les cartes. Avec son châssis en alliage de magnésium, il assure et il est aussi tropicalisé. Il n’aura pas peur de sortir qu’il fasse très froid ou très chaud, ni humide, ni poussiéreux.
Pourquoi choisir ce mastodonte ? Ce professionnel Nikon est le plus rapide et le plus compact (oui, je sais, ça étonne !) jamais conçu pour la photographie de reportage, de sport et d’action à son époque (2014), quoique l’Eos 1Dx lui tienne encore la dragée haute et ne s’avoue pas du tout battu. Il laisse les appareils photo « grand public » comme le D800 et le Canon 5D Mark III complètement à la traine de par ses performances.
Les appareils professionnels sont conçus pour que le photographe n’ait pas, dans le feu de l’action, à gérer des tas de paramètres, parce que l’appareil est prévu pour les gérer avec lui, rapidement et sans faux pas.
Un appareil pro ne fera pas de vous un meilleur photographe car il ne prendra pas la photo à votre place mais lorsque vous aurez composé votre image, soigné votre cadrage, « vu » l’action, il sortira la meilleure image possible.
Petit aparté : quand vous faites le choix d’un boîtier pro comme le Nikon D4s, c’est surtout pour sa capacité à gérer des situations complexes, avec des basses lumières et/ou des écarts de contraste importants.
Ce qui vous intéresse alors c’est la facilité avec laquelle vous pouvez faire vos images, sans post-traitement (en tout cas le moins possible), à les livrer le plus rapidement qu’exigé par votre journal. C’est précisément le besoin qu’ont les photographes pros qui doivent livrer toujours plus vite leurs meilleurs clichés.
Ceci étant précisé, voyons maintenant ce qui fait sa différence et s’il peut encore être dans le coup, dix ans plus tard.
La mise en bouche signée Nikon.
En terme d’autofocus, l’appareil propose un nouveau « mode AF zone groupée« . Ce nouveau mode autofocus permet d’isoler le sujet photographié de son arrière plan au moment de la prise de vue. Les ingénieurs Nikon ont développé des algorithmes qui font intervenir le système de détection des visages avec ce nouveau mode AF. Il est composé de 5 points en forme de diamant et ce groupe de points est déplaçable au sein de la zone de 51 points de l’AF.
En gros, avec le mode AF Groupé, le Nikon D4s utilise donc 5 collimateurs en croix qui se comportent alors comme un seul (plus) gros collimateur. Ceci permet au boîtier de caler la mise au point sur le collimateur central de ce groupe tout en tenant compte des informations fournies par les quatre autres. L’algorithme décide alors en temps réel quel est le collimateur qui a raison et fait la mise au point sur celui-ci. Cette technique limite les erreurs de mise au point avec des sujets évoluant en arrière plan. Surtout utile en salle de sport, les terrains de foot, rugby, hockey, etc.
11 photos à la seconde sur 200 vues. Ok, de nos jours certains font encore beaucoup mieux mais, dix ans avant, on peut insister sur le travail de Nikon sur le bloc de l’obturateur qui permet des performances remarquables en terme d’atténuation de « rebond » du miroir au moment de l’activation du mécanisme. Ce travail assure une meilleure stabilité, la réduction de l’occultation de la visée entre 2 prises de vue, une meilleure précision de l’AF. Ceci étant, avec ce type de mode enclenché, mieux vaut avoir prévu de grosses cartes mémoires, ça se remplit vite.
Peu, voire pas de retouche sur des images en JPEG, voila la promesse du Nikon D4s. Une promesse qui séduit de nombreux photographes professionnels qui ne bossent pas en Raw mais en JPEG pour des raisons de facilité et de rapidité.
Pour les assidus du RAW, la marque propose un mode RAW s qui est un mode RAW allégé mais sans perte de qualité.
La gestion des bases lumières et la plage de sensibilité utilisable reste une question sensible. Si l’annonce des 409.600Iso a fait frémir en son temps, en pratique, il est bien illusoire de vouloir travailler à une telle sensibilité tant les images sont bruitées. Si vous avez fait l’acquisition d’un programme de dématriçage des RAW, vous obtiendrez sans doute une image à peu près exploitable. Mais l’avantage de cette sensibilité record (pour l’époque s’entend toujours, aujourd’hui on a dépassé le million) c’est de vous permettre de gagner au moins une vitesse ou une ouverture dans les conditions habituelles de votre travail de terrain.
Si nous reprenons la photo de sport, cela peut vous autoriser à figer des mouvements et les expressions des sportifs en travaillant à 6400, 12800Iso voire 25600Iso, sans perte de qualité.
Quel autre paramètre peut intervenir dans la qualité de vos images ? Oui, le contrôle de la balance des blancs, qu’il faut pouvoir gérer dans la pratique des situations avec des éclairages disparates et changeants, sans lumière naturelle.
D’origine, le D4S s’en sort déjà très bien mais il existe le mode PRE : faire une image de référence qui aide le boitier à caler la balance des blancs. Petit plus, qui est la marque des grands, vous pouvez faire cette mesure en mode Live View car vous avez alors la possibilité de viser votre sujet et de choisir précisément la zone de mesure avec le collimateur qui s’affiche à l’écran pour faire la mesure sur ce point précis. De ce fait, l’image ainsi modifiée apparait sur l’écran et vous permet de voir en temps réel la correction. Rien ne vous empêche de recommencer l’opération pour arriver au rendu voulu.
Bon, certains me diront que ce n’est pas mieux que si vous aviez fait une photo de référence. Sans doute, mais c’est plus rapide et plus « visuel ».
Si je résume ces éléments, c’est pour écrire que le Nikon D4s encaisse fort bien les basses lumières et les forts contrastes. Il gère aussi très bien les dégradés et il restitue fidèlement la colorimétrie. Il va aller chercher les détails même dans les zones entre sombre et clair, dans les ombres profondes (photo de nuit) ou dans les transitions de l’aube à l’aurore. Les images dans des ambiances très claires (la neige par exemple) vont aussi chercher les détails et les restituer parfaitement.
Petite revue de détail du boitier.
Vous me connaissez, je ne vais pas reprendre points par points tout ce que vous pouvez faire avec cet appareil, la manipulation de tel ou tel bouton. Vous trouverez tout ça ICI (500 pages quand même pour le mode d’emploi en français !).
Un petit résumé en images …
Que penser de cet appareil ?
Tout d’abord, comme l’Eos 1Dx, il impressionne : monolithique, lourd, bardé de boutons aux endroits stratégiques, de roues codeuses, c’est un appareil fait pour travailler (sa limite de fonctionnement serait de 400.000 déclenchements quand même).
Son énorme batterie, accompagnée de son chargeur rapide, vous assure 3020 prises de vue, de quoi réaliser plusieurs reportages dans la foulée. Je vois des hybrides qui pleurent …
Dès le prime abord on sent que cet appareil est bâti pour travailler, dans toutes sortes de conditions : son châssis robuste doit pouvoir encaisser beaucoup, il est tropicalisé, mille petits détails sont extrêmement bien pensés (le loquet pour ouvrir la porte des carte est bien sécurisé, les ouvertures pour câblages divers sont bien étanches, la poignée intégrée porte les mêmes commandes qu’en tenue horizontale, le verrou de la batterie ne vous lâchera pas, …).
On pourrait lui reprocher de n’avoir « que » 16,2Mpx à offrir. Mais en y regardant bien, d’autres appareils, Olympus, Panasonic, par exemple, proposent encore du 16Mpx sur capteur micro 4/3. Ici nous les avons sur un capteur full frame (23,9x36mm) c’est dire s’ils ont de la place pour travailler correctement, sans montée de bruit excessive (on peut travailler à l’aise à 25600Iso). Il faudra faire attention au recadrage si besoin et à la taille de vos impressions mais allez-vous imprimer des 2x4m ?
Choisit-on ce boitier pour la photographie de tous les jours ?
Hmm … en tant que professionnel, il y a maintenant beaucoup mieux (et plus léger) sur le marché, toutes marques confondues. Pour un amateur éclairé, c’est encore un sacré appareil qui donnera des résultats bluffants en paysage, en portrait, en studio.
La preuve est que son prix tourne encore, nu, autour des 1000€. Comme il accepte un vaste choix d’optiques Nikon pour reflex, c’est peut-être le moment de tenter de faire un bonne affaire en piochant dans le vaste catalogue de la marque, qui ne manque pas de très belles références en la matière.
Ici, il est équipé d’un AF-S Nikkor 16-35mm f4G ED VR de très belle facture. L’ensemble vaut encore au bas mot 1500€.
Un regret, c’est le choix des cartes mémoires : la carte XQD n’est plus suivie et la Compact Flash serait amenée à suivre le même chemin (mais on en trouve toujours d’excellente qualité).
Peut-on craquer pour le Nikon D4s ? Oui, certainement. C’est d’ailleurs l’avantage des appareils professionnels, ils sont souvent tellement en avance qu’ils restent longtemps dans le coup.
Mais prévoyez un bon trépied et une bonne sangle de cou pour le transporter. Un tel appareil se mérite.
Videos d’illustration.
Un petit exercice amusant de comparaison.
Un peu de technique.
Essayer de vous résumer en quelques lignes les caractéristiques techniques d’un reflex pro « moderne » tient de la gageure. Je vous mets donc en lien le site de Nikon qui fait ça très bien.
Celui-ci ça fait un moment que je le cherchais et c’est grâce à une charmante dame qui se défait lentement de la riche collection de son mari que j’ai pu l’acquérir.
Il est tout beau, tout propre, avec sa petite pochette en satin gris.
Mais que je vous explique mon intérêt pour ce petit compact original.
Alors comme d’habitude, faisons le tour des dénominations utilisées : il s’appelle Autoboy SE au Japon, Sure Shot Delsol en Amérique du Nord et Prima Sol en Europe
C’est un compact de la gamme Prima, un des bestseller de Canon dans les années nonante.
Lorsqu’on le voit pour la première fois, fermé, on doute : radio de poche, chargeur de piles ? Et puis il y a le mot Canon sur le devant, qui devrait nous mettre sur la piste …
Car ce qui intrigue, c’est ce panneau solaire sur le devant.
« Non, ils ont osé mettre un panneau solaire sur un appareil photo ? »
Eh oui, il s’agit même du premier appareil photo au monde à utiliser exclusivement l’énergie solaire pour ses besoins de fonctionnement !
Oui, vous avez bien compris : voici le premier appareil photo qui n’utilise que l’énergie solaire pour charger des batteries internes grâce à des cellules photoélectriques haute performance situées sur sa face avant.
Ah, j’entends déjà quelques personnes qui se récrient : le premier appareil a énergie solaire est le Ricoh XR-S de 1981.
Source : The Chens. On voit bien les cellules solaires sur les 2 côtés du prisme
Et bien non car si le XR-S avait un panneau solaire de chaque côté du prisme, ils ne faisaient que compléter l’alimentation du circuit de mesure et ils n’alimentaient pas l’ensemble de la caméra comme sur le Prima Sol. De plus, si le soleil faisait grise mine, le posemètre disposait d’une source d’alimentation de secours de 1,5 volts via une SR44/LR44, contrairement au Prima Sol qui n’est alimenté que par la batterie chargée par le panneau solaire.
La batterie solaire amorphe (source d’alimentation principale) et une batterie lithium-ion (source d’alimentation secondaire) fonctionnent en tandem. Le soleil fournit toute la puissance nécessaire au système AF, à l’obturateur électromagnétique programmé, au flash intégré et au transport du film. Une caméra écologique avec un concept de développement futuriste pour l’époque.
C’est en mars 1995 que Canon a sorti cette petite bombe « verte » avant l’heure, car c’est un appareil autonome et conçu pour être peu gourmand en énergie (une recharge solaire de 6h assure l’utilisation de l’appareil avec 5 films de 36 vues).
Pour le reste, il intègre les composants du Prima Mini (Autoboy F ou Sure Shot M), à savoir :
Une mise au point entièrement automatique avec un objectif 32 mm f/3,5.
Un autofocus intelligent à 3 points
Une ouverture et un obturateur à commande électromagnétique.
Plusieurs mode flash (automatique, anti-yeux rouges, débrayé)
Son utilisation est des plus facile : tout d’abord éloignez le panneau des cellules solaires en le poussant doucement vers le bas et l’appareil s’allume, l’objectif se déplie. Vous le portez à l’œil et visez à travers un viseur placé au milieu du boitier (couverture de 84% avec un grossissement de 0,32). Au centre, une croix qui est l’indication de l’AF et des lignes de cadre. Une LED verte s’allume lorsque la mise au point est verrouillée sur le sujet. Cette lampe clignote lentement quand on effectue un gros plan et plus rapidement pour signaler un risque de bougé (faible lumière).
Une pression légère sur le gros bouton orange, clic-clac, c’est dans la boîte et l’appareil entraine le film à l’image suivante, assez silencieusement.
Lorsque vous avez fini votre prise de vue, refermez doucement le panneau, l’objectif se rétracte et l’appareil s’éteint.
Comme il est tout automatique, vous vous doutez bien que le nombre de boutons de commande est limité.
De fait, outre le bouton orange du déclencheur, sur le dessus, il y a sur le côté droit (vu de face) deux boutons pour le contrôle du flash (celui du haut le coupe et force le boitier à choisir une vitesse lente qui peut aller jusqu’à 1s) et l’autre active la synchro lente en cas de fill-in (déboucher des ombres).
En dessous de ces boutons, le verrou pour ouvrir la chambre et y placer un film.
Toujours sur la tranche droite (en le regardant de face), vous verrez un gros bouton rouge. Il permet d’activer l’affichage de la charge sur le petit écran LCD qui est sur le devant de l’appareil. Lorsque vous appuyez dessus, vous verrez la silhouette d’une pile, divisée en 4 parties et celle qui est noircie correspond à la charge restante.
Alors je ne sais pas si vous possédez des panneaux solaire chez vous, ou comme moi montés sur un camping car, mais lorsque le soleil brille et les active, ça chauffe.
Canon en était aussi conscient car si vous laissez votre appareil 6 heures en plein soleil, la température interne va vite grimper et risquer d’abimer le boitier. Le panneau des cellules peut se déplacer vers l’avant s’il détecte cette montée de température et s’il ne le fait pas, actionnez le petit bouton sur la tranche gauche, son petit cœur de silicium vous remercie.
Au point de vue qualité des prises de vue, comme avec tous les Prima, l’appareil prend tout en charge et il le fait bien.
Personnellement, j’apprécie particulièrement son objectif plutôt grand angle (32mm).
Mais que penser de ce drôle d’engin ?
C’est peu dire qu’il s’agit d’un boitier original, qui sort des sentiers battus car dans les années nonante, Pentax, Olympus, Minolta par exemple sortaient aussi d’excellents petits compacts. Munir celui-ci d’une technologie particulière était gage d’interpeller le public blasé.
Toutefois, son prix put être un obstacle. En effet, le coût des cellules photovoltaïques était encore important en 1995, tout comme la pile lithium-ion peut courante à l’époque (le classique des rechargeables était le Nickel Cadnium moins performant).
Ensuite, paradoxe du Canon Prima Sol, sa batterie devrait être remplacée après dix ans d’activité ou … d’inactivité. Et là, les ingénieurs n’ont jamais pensé que les clients les remplaceraient eux-même car la pile est soudée.
Appareil écologique doté de l’obsolescence programmée ? Un comble, non.
Mais les férus de ces vieux machins ont plus d’un tour dans leur sac et si celui que vous avez trouvé, ou que vous possédez, est en panne de batterie, allez voir sur le site de Mike Eckman, il vous explique comment remplacer celle-ci.
Je l’ai emporté avec nous lors de vacances familiales, pour le tester. Je n’ai pas terminé encore le film malheureusement. Mais de cette courte expérience d’utilisation, que retenir ?
L’appareil est très plaisant à utiliser, très facile à manipuler. Pourtant, second paradoxe de celui-ci, le fait de devoir ouvrir le panneau avant de prendre une photo n’est pas un geste très naturel ni discret, et le laisser ouvert augmente le risque de l’heurter et le casser. Mais le plus perturbant est que finalement un compact, on le met dans un petit sac, une grande poche, voire on le porte autour du cou (la dragonne est assez longue). Dans ce dernier cas, il va faire le plein de soleil, sinon il faudra le ressortir pour le placer sous la lumière.
Rappelez-vous, il n’y a pas de piles de secours en cas de décharge.
Personnellement, ça ne m’a pas posé problème, le portant justement autour du cou ou le déposant (sous bonne garde) sur une table voire un accoudoir à une terrasse.
Mais je le remiserai pour les mois d’automne et hiver, le plaçant parfois sous une bonne source lumineuse pour entretenir sa batterie.
Ce n’est pas un appareil courant et il est même assez rare à trouver. Son prix s’en ressent : un bel exemplaire fonctionnel se négocie encore autour des 100€.
Si vous êtes curieux et que vous avez la chance d’en trouver un, n’hésitez pas, au delà du gadget du panneau solaire, c’est un excellent petit appareil photo.
Pour des exemples de photos prises avec cet appareil, c’est par LA.
Video d’illustration :
Un peu de technique :
Objectif 32 mm f/3,5 avec 3 éléments répartis en 3 groupes.
Autofocus intelligent à 3 points de 45 cm à l’infini.
Exposition automatique avec des vitesses d’obturation allant de 2 s à 1/250 s.
Plusieurs modes de flash, dont réduction des yeux rouges, suppression et synchronisation lente.
Chargement automatique, décodage DX, avance et rembobinage du film 35 mm.
Posemètre : cellule en silicium, AE entièrement programmé
Alimentation : pile au lithium-ion rechargeable 3 V CR-123A et panneau solaire amorphe en tandem
Celui-ci était sur la table d’un vide-grenier, à Namur, lors d’une brocante, avec quelques compagnons d’infortunes dont un Canon Eos 1300D.
Je l’avais pris en main parce que j’aime beaucoup la compacité de ce boitier, qui me rappelle l’Eos 100D, un petit compact expert que j’appréciais.
Et je l’avais reposé tout aussi vite, des traces blanchâtres étaient autour des molettes du dessus et de la poignée, de l’interrupteur, de la baïonnette et il était franchement sale. Avait-t-il séjourné dans un endroit humide ?
-« 25€ », m’avait lancé le vendeur. Après l’avoir remercié, j’avais continué mon chemin …
Finalement, en revenant sur mes pas après avoir fait le tour de la dite brocante, je me retrouve à nouveau devant l’étal du vide-grenier. L’Eos est toujours là, et je le reprends en main, circonspect mais, sait-on jamais …
-« Pour 20€ je vous le prend, il a l’air d’avoir pris l’eau, non ? »
-« Ah, mais à ce prix-là je ne gagne pas ma vie, avec ce que j’ai dû débourser pour vider cette maison … allez, 20€ mais vous courrez vite avant que je ne change d’avis ! »
Affaire conclue et j’emporte cet appareil qui est comme un pari un peu fou.
De retour à la maison, je le mets un peu à part des autres, tous argentiques, que vous découvrez sur le site, au fur et à mesure, promettant d’y revenir lorsque j’aurai un peu de temps.
Et ce jour est arrivé : tout d’abord, grand nettoyage du boitier à l’alcool, ensuite, avec une vieille brosse à dent ferme, grattage des traces blanches, en insistant bien dans les fentes et recoins. Idem autour de la couronne porte-objectif mais en faisant très attention qu’aucune poussière ne rentre dans la chambre et ne vienne salir le capteur.
Ça va, tout part sans trop de soucis, juste qu’il faut faire plusieurs passages sous la molette des modes, là où cette saleté semble s’être accumulée.
Enfin, après un nettoyage énergique d’une bonne heure, pendant laquelle j’avais mis la batterie en charge, je sèche bien le tout et glisse une carte SD puis la pile dans l’appareil.
Petite appréhension, j’actionne le sélecteur On/Off et … il s’allume ! Yes, pari gagné, l’Eos est reparti.
Je fais mes petits réglages et me mets en quête d’un objectif autre que celui fourni avec, un 35 – 80mm basique mais en monture EF, c.-à-d. qu’il faut convertir à x1,6, ce qui le rend peu intéressant car il devient dès lors un 56 – 128 en conversion full frame et il est griffé.
Et moi j’aime bien les grands angles et le mini télé, style 24 – 70 que je traine toujours partout.
Hmm … il me reste un Tamron 18 – 200 qui dort dans sa boite, c’est le moment de l’aérer un peu.
Exit le petit 35 – 80, bonjour le 18 -200. Il ne dépareille pas trop le boitier car il est assez contenu, fermé.
Je le mets dans le sac et comme je dois sortir, ce sera peut-être le moment de le tester.
Premier arrêt près d’un « spot » qui fera l’objet d’une série de photos que j’ai en tête depuis un moment et , justement, le temps et l’objet de mes photos est en bonne position.
Hop, je sors le Canon et je me prépare à faire la première image. Rien ! Enfin si, l’appareil fait la mise au point, l’objectif suit mais impossible de déclencher, il refuse obstinément toute prise de vue.
Et Zut ! Aurais-je finalement perdu mon pari ?
Rentré à la maison, ni une ni deux, la boite à tournevis d’une main, mes lunettes sur le nez, je déniche sur le Net les manuels pour démonter le boitier. Enfin, celui d’un Eos 1300 dont le design est très proche. Tant pis, j’y vais, perdu pour perdu …
Premier constat, les Canon Eos, même pas pro, sont parfaitement assemblés, tous les plastiques sont ajusté au millimètre et tout tient bien ensemble. Il faut suivre la séquence de démontage, pas moyen de faire autrement.
Je place les petites vis dans des cases au fur et à mesure, surtout ne pas en perdre une !
Un brin de stress au moment d’ouvrir la « coquille » car je me doute qu’il doit y avoir des fils fins comme des cheveux et des contacts un peu partout.
Et bien oui, mais chez Canon, tout est parfaitement ordonné et vous avez un peu d’aisance pour travailler.
J’ôte les contacts avec précautions, débranche quelques minuscules prises et je progresse : exit le dos avec l’écran, puis la face avant et enfin le capot, que je laisse encore attaché un moment, je ne vois pas comment débrancher une tresse de fil.
Et là, je commets une erreur : j’essaie de démonter la molette des modes, dont je vois la vis par en dessous et j’oublie complètement que le « cran » est assuré par une minuscule bille montée au dessus d’un aussi minuscule ressort, vous voyez de quoi je parle ?
Bref, plus le choix, après avoir récupéré l’un et l’autre après une dizaine de minutes à quatre pattes, je dois démonter le capot.
Nécessité faisant loi, je trouve enfin comme y parvenir et je le dépose.
-« Mais pourquoi il se lance la-dedans ? »
Et bien figurez-vous que j’avais l’impression que si le déclenchement ne se faisait pas, c’était à cause d’une oxydation du point de contact.
Donc, avant de m’attaquer au remontage de la molette de sélection, petit passage au papier de verre ultra fin entre le point de contact et le contacteur, c’est déjà ça de fait.
Alors, il y a quelque chose de très bien chez Canon, outre la qualité de leurs assemblages, c’est qu’ils pensent à leurs techniciens et, éventuellement, aux maladroits comme moi car il y a des « détrompeurs » sur les pièces et donc impossible de les remonter à l’envers même si vous n’avez pas pris de bonne marque au démontage (si, si, j’ai honte !).
Puis j’ai compris comment remettre cette f… bille et son comparse, le ressort, pour pouvoir réassembler ensuite le tout.
Comme je n’ai pas été interrompu, la séquence de remontage se fait sans problème, dans l’ordre inverse du démontage, enfin, presque … car je me suis aperçu, tout ayant été refermé, que j’ai oublié de replacer une tresse de fils à sa place. Là je me dis que si j’ai su tout refermer sans forcer nulle part, c’est que les fils ont trouvés leur place sans soucis et je laisse le tout comme ça, na !
Je remets la carte dans l’appareil, puis la batterie, refixe l’objectif Tamron et … essai : la mise au point s’effectue mais … impossible de déclencher !
Là, j’ai une (bonne ?) idée : je place mon 24-70mm série L sur l’appareil et je recommence : là, ça fonctionne. Puis j’essaie avec le 35 – 80, ça marche aussi !
Sacré-non. Je monte le Tamron sur mon Eos 70D pour re vérifier et là je dois bien me rendre compte que c’est l’objectif qui a un problème car j’ai les mêmes symptômes.
Grrrr…. tout ça pour rien.
En fait, pas vraiment car ce démontage m’a rassuré, pas de traces d’humidité ou d’oxydation dans l’appareil; les traces blanches apparues sont de l’humidité et de la saleté superficielles.
Ensuite, qu’est ce que c’est bien fini ces petits boitiers, vraiment, je suis impressionné par la précision des montages, le sens du détail, l’organisation interne, étonnant.
Voilà, il me reste à trouver un autre objectif, idéalement un 18 – 135mm Canon mais je suis rassuré, le boitier fonctionne parfaitement bien, lui.
Ah, si vous voulez trouver les manuels pour d’autres Canon Eos, c’est par ICI, pour démonter avec le sourire (et un jeu de tournevis fins, une pince à épiler antistatique, un marquer fin, un aimant – pour retrouver plus vite les minuscules vis qui ont tendance à sauter partout, un tasse de thé/café, un biscuit, … mais pas de raton laveur – merci Jacques Prévert).
Dernière chose, ce petit appareil sympa est toujours vendu. Chez Mediamarkt, au premier juillet, il était à 709€ avec un objectif 18-55mm.
Noël étant par tradition l’occasion d’une réunion de famille, avec enfants et petits enfants, j’ai eu l’idée saugrenue de mettre à disposition des appareils instantanés pour que chacun puisse emporter, partager immédiatement ces petits moments d’échanges.
Mais, prudent, j’ai d’abord testé les résultats de chacun, connaissant mes loustics, car si ceux-ci n’étaient pas à la hauteur, ils ne s’en serviraient pas.
Le One 600 est un « fix focus » (minimum de prise de vue à 90cm), le SuperColor 3500 possède un sonar pour effectuer la mise au point, à partir de 60cm, le Lomo Instant Wide se règle par zones (mise au point minimum de 60cm) et le Kodak fait la mise au point automatiquement.
Nous avons là plusieurs technologies instantanées :
le film Polaroid 600
le film Polaroid SX-70
le film Fuji Instax Wide
le film ZInk (Zero Ink)
Chacun de ces appareils étaient dotés d’un flash, intégré pour tous sauf le SuperColor 3500 qui utilise des Flashbar (10 lampes).
Plantons le décor : des luminaires avec lampe LED lumière chaude, lampe néon, lumières venant du sapin (clignotantes et multicolores) et un brin de lumière naturelle (dehors il pleut sans discontinuer), murs et plafonds blanc, un mur gris clair. Les flashs vont être de la partie, les réglages qui pourraient le rendre inutile n’existant pas sur ces appareils, sauf le Lomo et le Kodak.
Première photo de la table des convives
Bon, pour les Pola, pas terrible : images trop sombre et mal définies. Mieux pour l’Instax Wide (dont le résultat est flou parce que mal réglé la distance, ce qui n’est pas évident de faire) et le Zink.
Vous constaterez aussi qu’il est difficile de bien cadrer, les viseurs étant plus qu’approximatifs.
Seconde photo d’un détail de la table
Heu … toujours pas bon pour les Polaroid : encore et toujours trop sombre et flou
Finalement il va falloir départager le Lomo Instant Wide et le Kodak.
L’intérêt de ces deux appareils est de proposer un format assez large et plus lisible que les formats minis.
Le petit plus du Kodak est de pouvoir enregistrer les images aussi sur une carte SD (image JPEG de 16Mpx), ce qui autorise la duplication si besoin et des corrections si nécessaires.
Quant au Lomo – mais je ne les ai pas testé cette fois – nous aurions pu faire des fantaisies comme des surimpressions, des images prises avec le Splitzer et les autres compléments optiques (mais bon, nos invités ne sont pas de fans de photo – un comble – sauf avec leurs … smartphones – je désespère !).
Si je dois les départager, j’avoue que le Kodak est devant pour la qualité de ses images, plus nettes et définies que celles du Lomo.
Ce qui m’incite à réécrire un article plus complet à son sujet, bientôt.
Quant aux Polaroid, je leur donnerai une seconde chance en lumière naturelle mais ils ne partent pas gagnant. A vérifier au printemps.
Et j’ajouterai le Fuji Instax Square SQ10 qui, comme le Kodak, intègre une carte SD pour enregistrer les images.
C’est vrai que je devrais toujours écrire « les » Pentax LX car, finalement, j’ai la chance d’en posséder deux.
Je n’ai pas pu résister et j’ai mis une pellicule dans celui qui me semblait avoir le plus servi.
Comme je partais faire une sortie photo avec des amis photographes, je l’ai emporté avec moi.
Las, alors que j’avais changé la mousse du miroir et que jusque là il déclenchait parfaitement, patatra, le dit miroir fait ses caprices : il remonte mais en deux temps, celui du décollement et celui de la remontée un peu vive ensuite !
Perturbant et désorientant pour les premiers clichés car, surpris, j’ai bougé (et comme c’était le petit matin frais et brumeux, même avec le f1,4, la lumière était chiche).
J’ai donc dû le laisser dans le camping car, au chaud.
Je vais donc passer au second, avant d’entamer – si j’ose – la réparation dont je parlais dans le premier article consacré à ce bel appareil.
Ceci étant, j’ai osé demander à Jean, le vendeur, de me confier quelques photos que lui avaient faites avec ses appareils. Car c’était bien lui le photographe, sa charmante épouse, Michèle excelle dans les textes de leurs reportages.
Et il a eu la courtoisie de m’en confier quelques unes, ce dont je le remercie infiniment.
J’ai donc le plaisir de les partager avec vous (ces photos sont sous le copyright de Jean Meuris et ne peuvent être copiées sans son autorisation).
C’est en cherchant les papiers de la voiture de mon père que je suis tombé (sans me faire mal) sur ce petit compact Canon, dans la boite à gants (ancien terme bien désuet, non ?).
J’essaie de le mettre en route, batteries mortes (oui, il y en avait une de réserve dans le petit sac), il fallait s’y attendre ! Heureusement que j’ai toujours un chargeur universel pour ce type de situation et je « regonfle » les batteries en quelques heures.
Voyons voir ce que donne l’engin …
Sorti en août 2004, il succède au Canon PowerShot S60, présenté lui en juin de la même année.
En gros, il garde la plupart des spécifications du S60 comme le capteur CCD 1/1,8″ de 7,1 mégapixels (celui qui équipait à l’époque le Powershot G6, le « pro » de la bande), comme le « même zoom optique grand angle 3,6x que le S60, qui, réalisant une plage de zoom équivalente à 28-100 mm au format 35 mm, permet aux utilisateurs la flexibilité de tout photographier, des paysages panoramiques aux portraits en gros plan. Doté d’un objectif asphérique à indice de réfraction ultra élevé (UA) moulé en verre, qui possède l’indice de réfraction le plus élevé au monde » (dixit le Musée Canon).
Mais alors, me direz-vous, pourquoi avoir sorti un nouvel appareil ?
Il faut bien vendre mon bon Monsieur …
Voyons un peu ce qu’il apporte de mieux : en fait, il est une évolution du S60 qui permet – enfin – de prendre en charge la sélection de la zone AF dans les modes de prises de vue Programme, Tv (time value ou priorité vitesse), Av (aperture value ou priorité ouverture) et Manuel même si le cadre AF est fixé au centre lorsque vous photographiez. Ensuite la mise au point et le bracketing AE sont présents, ainsi qu’un réglage de la puissance du flash.
Les ingénieurs – qui n’avaient sans doute pas eu le temps de fourrer tout ça dans le S60 – ont ajouté une fonction macro jusqu’à 4cm, une vitesse d’obturation maximale de 1/2000 de seconde, un préréglage de balance des blancs « sous-marin » (eh, gaffe, il est pas étanche !), l’enregistrement de clips vidéo VGA (640 x 480 pixels) et, lors de la prise de vue au format RAW, la possibilité de sélectionner la résolution de l’image d’aperçu JPEG qui est enregistrée simultanément avec le fichier RAW.
Le S70 pouvait aussi se mettre en branle un peu plus vite que son prédécesseur, soit un peu moins de 3 secondes (on prenait le temps à l’époque, maintenant on râle quand on compte en millisecondes !).
Ça c’était le côté technique de la présentation, passons au côté « je le prends en main ».
C’est un petit bloc rectangulaire qui inspire confiance. Il est dense sans être lourd (un peu moins de 300gr) et il est construit comme Canon sait le faire, sérieusement.
Un volet coulissant cache l’objectif, qu’il protège. C’est aussi « l’interrupteur » pour allumer l’appareil et déployer l’objectif.
Les commandes tombent assez naturellement sous les doigts, comme celles du zoom qu’on manipule du pouce, la molette de sélection PSAM et les quelques boutons autour de la roue, qui agit comme le « trèfle » que nous connaissons de nos jours.
Les menus sont clairs, dans la tradition Canon, faciles à appréhender et suffisamment complets que pour tirer le meilleur de l’appareil.
Le viseur n’est pas le plus grand que j’ai pu voir, mais il y a un viseur. C’est quand même toujours plus facile de viser ainsi qu’avec un écran qui devient illisible au moindre rayon de soleil !
J’avoue que j’ai encore du mal de comprendre pourquoi les différents constructeurs ont abandonné cette idée. Il n’y a qu’a voir l’engouement des Fuji X10 et X20, puis leurs successeurs pour se rendre compte que les photographes attendaient que le viseur revienne sur les compacts !
Mais c’est là un autre débat …
Revenons à notre Powershot S70. A-t-il encore un avenir ?
De prime abord, nous pourrions nous dire qu’avec ses 7,1Mp c’est cuit !
Ben non, car avec une telle résolution vous pouvez quand même imprimer un 20x30cm sans soucis, mais vous ne pourrez pas recadrer, à moins de choisir de faire du 10x15cm
Pour Internet, c’est encore largement suffisant.
Dès lors, à qui destiner cet appareil, que vous trouverez pour une bouchée de pain de nos jours ? A vos enfants, par exemple, qui auront là un bon compact pour apprendre, à vous aussi, qui pourrez l’utiliser comme bloc-notes ou aide-mémoire (usage auquel il était destiné dans la boite à gants du paternel)
-« Mais j’ai mon GSM pour ça ! »
Peut-être, mais sur votre téléphone intelligent, vous n’aurez pas un vrai zoom 28-100 mm, un vrai viseur pour cadrer correctement, des modes vraiment intelligents pour prendre de vraies photos, na !
C’est du bon, de l’éprouvé, du Canon (simplicité d’utilisation) et du … pas cher.
Si vous vous en souvenez, j’ai commis un article sur ces drôles d’appareils. Vous les retrouverez ICI, LA et LA
Pour tester Le Diana, à l’époque Covid où les magasins « non essentiels » (dont le labo qui développe mes films) étaient fermés, j’avais placé le dos Instax mini.
Qu’en penser ?
Honnêtement, il faisait beau et j’avais envie/besoin de sortir. J’ai donc fais des tas d’essais, plus ou moins réussis avec le dos Instax.
Quelques remarques toutefois : c’est difficile à appréhender quand on a l’habitude d’appareils avec un minimum de réglages car ici, c’est encore plus basique. Mais on s’y fait …
Les résultats sont – vraiment – aléatoires et on en arrive vite à se dire que le coût de l’Instax va devenir un frein, à moins de faire plus attention.
Et puis, c’est du « mini ». Franchement, j’aurais plus apprécié du « wilde » ou du « square » (large ou carré) plus proche dans l’esprit à la pellicule destinée au Diana, à savoir le rouleau de 120, qui donnera des photos en 4,2×4,2 (16 vues) ou 4,65×4,65 (12 vues).
J’ai d’ailleurs acheté ensuite un Lomo Instant Wide… qui sort du papier large. Prochain article en vue.
Et puis, il y eut le Holga, tout aussi basique, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Autre article en vue …
Mais j’en suis venu, in fine, à me poser une question finalement essentielle : et si je mets quelques euros de plus, n’aurais-je pas un meilleur résultat ?
Parce que, soyons réaliste, un Diana F+ c’est quand même 79€, le Holga 120, c’est 34,90€ et le Lomo Instant Wide, 170€, le Lubitel 2+, 169€.
Avec la certitude que les résultats seront tous aléatoires et donc parfois coûteux en film car tout ne sera pas exploitable.
J’ai donc été faire un tour sur la grande Toile pour essayer de trouver des alternatives, abordables, qui devraient donner de meilleurs résultats.
Il n’y a pas foule, d’accord, mais les brocantes vont revenir et ce sont des appareils qu’on y voit souvent.
Voici ma petite liste. Tous ces appareils utilisent le format 120.
Agfa Clack, tout métallique et super léger, bien construit, que vous pouvez trouver pour 20€
Agfa Isola II, très bien construit, avec 3 vitesses et 2 ouvertures, peu encombrant (l’objectif se replie rapidement) lui aussi à trouver pour une vingtaine d’euros
Ultra Fex, tout en bakélite, avec 2 vitesses plus pause B, l’objectif se rétracte aussi, encore une vingtaine d’euros
Bilora Bella 66 Standard, en métal et plastique, 2 ouvertures, une vitesse et un amusant déclencheur sur le côté de l’objectif, pas plus de 15€
Agfa isoly I et II, en plastique, 2 vitesses plus pause B, une ouverture, un guide film qui assure de très bonnes photos (planéité), pas plus de 15€
Zeiss Ikon Ikonta, un folding (avec soufflet) doté d’un objectif Novar-Anastigmat de 75 mm f/3,5 dans un obturateur Prontor-S capable d’atteindre des vitesses allant jusqu’à 1/300 s, prévoir maximum 60€
Franka Solida Record T, tout en tôle, mise au point par zones, deux vitesses, pas plus de 15€
Kodak Retinette IA, en tôle, avec un objectif Angénieux et un astucieux réglage de la vitesse, aussi autour des 20€
Lubitel 2, un appareil bis-objectifs, en bakélite, le vrai. Pas si mauvais qu’il en à l’air mais vérifier qu’il ne soit pas fendu. Prix maximum 40€
Lubitel 166, Lubitel 166B et Lubitel Universel, en plastique, certain avec compteur de vue et couplage de l’obturateur, possibilité d’utiliser des caches pour changer les prises de vue. Prix 100€
Sem Semflex Standard, un autre appareil bis-objectifs, avec un objectif Berthiot, vitesses de 10s à 1/250s, autour des 120€
Zeiss Ikon Ikoflex, tout métal, très bien construit, optique à formule Tessar, du très beau. Compter dans les 150€
Meopta Flexaret V, tout métal, lui aussi très bien construit, moins connu. Autour des 125€
Voigtländer Vitoret, tout métal, une carrosserie en rondeurs, l’entrée de gamme chez un constructeur prestigieux. Autour des 15€
Voigtländer Vio CLR, tout métal, un magnifique télémétrique avec une cellule, construit pour durer. Pas plus de 40€
… la liste est loin d’être exhaustive et en cherchant bien, vous trouverez d’autres références, je n’en doute pas.
Que vous dire de plus ?
Soyez curieux et « écologiques » : pourquoi refabriquer des appareils en plastiques alors qu’il en existe encore de milliers en très bon état, souvent en métal, qui ont fait le bonheur de vos grands-parents ou parents et qui n’attendent que votre envie pour reprendre vie.
Pas de pile, pas de cellule (ou presque), rien que de la mécanique qui a fait ses preuves. En n’oubliant toutefois pas que certains ont plus de 60 ans et que vous ne savez pas comment ils ont été traité, avant. Un minimum d’attention lors de l’achat vous évitera toutefois bien des désagréments et vous offrira encore des années de plaisir.
Vous le savez, j’aime bien les gens de chez Lomography car ils décomplexent la photo argentique et vous donnent envie d’essayer des tas de combinaisons amusantes, par exemple avec leurs films aux couleurs audacieuses ou aux rendus spécifiques.
Mais laissons leur les films, les appareils, il y en plein à essayer. Même si je reconnais qu’ils « améliorent » souvent les appareils copiés, pour offrir plus de possibilités (surimpression p.ex.). Toutefois – ils vont m’en vouloir – quittons un peu l’esprit « bobo » et lançons-nous de vrais défis : faire revivre les appareils des années soixante et septante (au moins) qui n’attendent que nous pour remplir de nouveaux albums aux charmes discrets mais efficaces, qui donnent envie de partager des bons moments, entre amis, en famille.
Soyez raisonnable, faites-vous plaisir et tentez l’aventure avec un matériel peu onéreux et qui a fait ses preuves.
J’avais envie d’un petit compact performant, à glisser dans une poche, toujours prêt à être dégainé.
Je pensais le choix assez large mais j’ai ajouté une contrainte importante à mes yeux : un viseur intégré.
Je vous assure , j’ai essayé de viser avec un écran mais le soleil s’est souvent invité et je n’y voyais plus rien Et puis, comment composer une photo à bout de bras ? En tout cas, moi, je n’y arrive pas !
Et là, l’offre s’est réduite à peau de chagrin.
Rien chez Canon (je ne compte pas le Powershot G5 X avec un beau viseur mais trop encombrant), rien chez Nikon, plus grand chose chez Olympus (le Pen F ?), le Fuji X30, quelques uns chez Sony – les fameux RX100 … et le Lumix TZ100.
Ce n’est pas à proprement parlé un compact « expert » mais plutôt une spécialité inventée par Panasonic en 2008, le « travelzoom » réduit à deux lettres : TZ.
Le truc c’est de placer un zoom 10 fois (25 à 250 mm) dans un petit boitier destiné à vous accompagner dans tous vos voyages, sans risquer de l’endommager (pas de boutons qui dépassent, ni de viseur escamotable et fragile) et qui offre une excellente qualité photographique dans toutes les circonstances que vous risquez de rencontrer lors de vos voyages.
Donc, Panasonic nous a construit un petit bloc noir, dense sans être lourd, bien ajusté et qui donne confiance.
Le capteur est un « un pouce » (comme d’autres qualifiés d’expert, le Sony RX100 par exemple), bien plus défini que les capteurs habituellement réservés aux compacts, qui autorise des prises de vue en JPEG et en … RAW.
source : Luzphoto, notez que les capteurs 1/3″ et 1/2,3″ voire 1/1,7″ sont ceux des compacts bas de gamme et des smartphones haut de gamme.
Soyons réaliste, si le Lumix TZ100 est très loin devant les autres compacts, il est un peu derrière ceux que l’on qualifie « d’experts », sans démériter pour autant. Il a fait un choix : offrir une grande latitude de possibilités en prises de vue (grâce à son zoom très polyvalent) et un capteur efficace.
Certes, les menus sont un peu compliqués (ah, Canon et ses menus limpides !) mais avec un peu de patience, on arrive à le paramétrer selon ses envies et/ou ses besoins.
Il n’est pas vraiment petit comme un compact à petit capteur mais il faut raison garder : comment mettre un zoom, un capteur utile et une bonne batterie dans un format carte de crédit ?
Donc, oui, il va peser un peu en poche, mais pas à la déformer.
Son ergonomie est agréable, même si j’aurais aimé un peu de grip plus marqué, mais rien de rédhibitoire (il a toujours une petite dragonne pour l’assurer au poignet).
Je reviens un instant sur le zoom : autrefois, des Lumix, comme le TZ80 ont proposé des zooms x30, ce qui est beaucoup trop à mon sens. Ici, nous sommes quand même encore dans du x10, soit un 25 – 250mm ouvrant à f/2,8-5,9 C’est encore un grand écart mais plus raisonnable quand même.
Et l’appareil nous propose une fonction peu connue, propre à la marque, appelée la « reprise de zoom ». Avec cette fonction, le boitier garde en mémoire la position du zoom au moment de l’extinction de l’appareil et il la reprend lorsque vous le rallumez. Pratique si on veut récupérer une focale que l’on aime bien. Attention, cette reprise automatique passe parfois inaperçue lorsque vous remettez l’appareil en fonction, pensez-y.
Autre point positif, le viseur que j’appelais de tous mes vœux. Déjà je salue le fait que la dioptrie soit réglable (ben, je vieilli !). Ensuite, je plaide depuis longtemps pour que les compacts soient munis d’un viseur car il est impossible de viser (et cadrer) sur un écran lorsque le soleil est présent. Même imparfait, c’est un accessoire incontournable à mon sens.
Ici, il est bien défini, avec toutes les infos utiles et, comme pour tous les hybrides, vous voyez en direct les modifications que vous imposez à la prise de vue (correction exposition, ouverture, vitesse, …)
Autre point utile, la détection oculaire, avec deux niveaux de sensibilité. Lorsque vous approchez votre œil du viseur, l’écran s’éteint. Il se rallume dès que vous éloignez votre visage du viseur.
Je ne vous parlerai pas en long et en large de toutes les fonctions de l’appareil, il y en a trop. Résumons en disant qu’elles sont très proches de celles du Lumix GH4, qui reste une référence et qui a bien inspiré la « mécanique » du TZ100.
Et vous les retrouverez dans les liens que je vous ai mis en dessous, comme d’habitude.
Je vais juste m’arrêter un moment sur la .bague autour de l’objectif car elle est multifonctions.
Disons le tout de suite, il faut s’y habituer mais quand c’est fait, elle vous permet de régler la mise au point manuellement avec efficacité. Mais vous pouvez lui attribuer la compensation d’exposition, le réglage de la sensibilité, etc.
Sachez quand même que vous pouvez la mettre sur OFF ou utiliser un réglage par défaut (réglage de la distance).
Autre point qui m’intéresse toujours, la vitesse de réaction de l’autofocus, presque indispensable en photo de rue, surtout en marchant.
La mise au point est rapide avec peu de perte du point même lorsqu’on utilise le zoom. Précisons que la détection de contraste et l’autofocus reposent sur la technologie DFD ((Depth From Defocus), qui brille par sa rapidité De plus, le boitier dispose d’un AF avec détection des yeux et visage.
L’écran est fixe mais je pense qu’il aurait été difficile d’en placer un orientable dans tous les sens en gardant la taille de l’appareil. Par contre, il est tactile et sensible.
La présentation de l’époque, Chasseur d’Images mars 2016 (archives personnelles)
Si je résume, ce petit TZ100 sera effectivement mon compact de voyage, quand je veux rester léger et performant.
Il rejoint une nouvelle famille qui m’accompagne dans mes pérégrinations photographiques :le Lumix DMC-GX9 est mon compagnon de photo de rue depuis un moment déjà et j’en suis toujours très content, le Lumix G7 est mon « réflex » hybride, que je vous présentais il y a quelques jours.
Franchement, pour un peu plus de 200€, vous aurez là un superbe compagnon de voyage qui vous ramènera les plus beaux souvenirs de vos escapades, sans vous avoir épuisé, discret dans une poche ou un sac
Comme je l’écrivais il y a quelques jours, j’ai assez profondément modifié mon « parc » photographique.
Exit le Canon Eos 5D Mark III devenu trop lourd et ses objectifs magnifiques mais qui contribuaient à me tasser les cervicales.
Place à du léger, vraiment léger : le Lumix DMC-G7 et ses trois objectifs pèsent presque moins de la moitié du boitier seul !
-« Ouais, c’est bien beau tout ça, mais et la qualité ? »
Ah, vaste débat ! Faut-il considérer le format 24×36 comme le seul garant d’une qualité superlative ?
En fait, ce format est l’héritier d’une longue tradition, entamée aux alentours des années vingt (1920) par le pionnier Oskar Barnack, inventeur non seulement du format mais aussi de l’appareil, léger et peu encombrant, qui allait avec.
Tiens, j’ouvre ici une parenthèse, soufflée par la lecture d’un article du « hors série n° 49 » du magazine « Le Monde de la Photo » consacré au guide complet des appareils à objectifs interchangeables.
Cet article comparait l’engouement du 24×36 aux réalités de nos portefeuilles et aux prix – vraiment plus accessibles – des appareils en micro 4/3 et APS-C.
Oui, le 24×36 fait toujours rêver, mais pour les raisons que j’évoquais plus haut. Car il faut être conscient des prix engendrés par ce type de capteur : plus grand, il coûte plus cher. Il doit être servi par des objectifs à la pointe, qui ont aussi un coût non négligeable et un poids qui ne l’est pas moins.Vous ne trouverez pas un seul boitier en 24×36, reflex ou hybride à moins de 1000€, auquel vous devrez ajouter le ou les objectifs qui correspondent à votre pratique photographique, et ceux-là aussi vous coûteront souvent autour du millier d’euros, pièce !
De fait la question à se poser est, me semble-t-il, le 24×36 correspond-t-il à mes besoins ? Car, c’est clair, les APS-C et les micro 4/3 sont généralement sous cette barre des 1000€ ce qui vous permet d’acquérir sans frémir une ou deux bonnes optiques, eux aussi à prix abordables.
Si en argentique les cristaux d’argent avaient la même taille, lorsque vous optiez pour un format plus grand cela permettait effectivement de collecter plus d’informations, la plupart des tirages étant basés sur l’agrandissement (« petits négatifs, grandes images » disait encore Oskar Barnack – toujours lui !). En effet, plus le négatif est grand, moins il faut agrandir pour obtenir un grand tirage.
Mais en numérique, c’est la définition du capteur qui compte, pas sa taille. Qu’il soit en micro 4/3, APS-C ou 24×36, c’est le nombre de pixels disponibles qui limitera la taille maximale du tirage. Par contre ce qui compte, c’est la concordance entre le pouvoir résolvant de l’objectif et la résolution du capteur. Ainsi, un capteur de smartphone de 100Mpixels ne pourra jamais rivaliser avec un capteur grand format parce que son objectif (ou ses objectifs) ne sera pas assez discriminant pour alimenter correctement tous les photosites du capteur.
Bref, tout ça pour dire que je suis bien content de ce Lumix G7, léger, compact, peu encombrant et performant (tiens, les attributs des premiers appareils d’Oskar Barnack, justement).
Je ne vais pas vous faire la litanie des données techniques, vous les trouverez dans les références ci-dessous, mais plutôt mon ressenti face à l’appareil qui m’accompagne dorénavant.
Avec, en passant, un petit comparatif avec un autre ténor du micro 4/3, mon Olympus OM-D E-M 1, que je garde en backup (vu leur poids respectif, cette fois, je peux me permettre si besoin d’embarquer deux boitiers).
L’Olympus et le Lumix sont très proches en terme de gabarit. Si d’aucun trouve les boitiers petits, il est loisible d’ajouter un grip contenant des batteries, mais la taille me convient comme ça.
Au niveau poids, l’Olympus est un peu plus lourd car avec un châssis en magnésium tandis que le Lumix est en plastique (de qualité et très bien ajusté).
Pour les sorties dans le plat pays, l’Olympus bénéficie d’une « tropicalisation » bien pensée, qui fait défaut sur le Lumix. J’y ferai attention en cas de « drache » nationale.
Pour les menus et commandes, ils sont assez semblables : des menus pas toujours clairs, modifiables quasi à l’infini pour toujours plus de personnalisation. Il faut du temps pour les appréhender et les paramétrer mais vous pouvez toujours actionner une aide qui explique succinctement le pourquoi de tel réglage (pratique). Les commandes sont douces et tombent bien sous les doigts. Elles sont aussi paramétrables autant qu’on le désire
Leur capteur est un 16Mpixels au format 4/3. Il faudra donc tenir compte d’une conversion x2 pour les objectifs en micro 4/3. Pour faire simple, un objectif 25mm devient de facto un 50mm. Facile comme calcul et surtout avantageux car les objectifs sont dès lors plus compacts que leurs homologues en 24×36 et nettement moins lourds tout en restant aussi performants ! Que du bonheur.
Encore un avantage, puisque j’écris sur les objectifs : la gamme des Panasonic et des Olympus est totalement compatible et tous les deux proposent des objectifs pour toutes les bourses et les besoins, même du « pro » tropicalisé.
Des opticiens tiers, surtout chinois (car Sigma se concentre surtout pour l’instant sur le 24×36), proposent aussi une vaste gamme d’objectifs. Et si ce n’est pas encore suffisant, avec des bagues de conversions, vous pouvez monter des objectifs Olympus en 4/3 sur les deux boitiers. Quoique là, j’ai découvert une anomalie : je possède un 12 -62mm f2,8 – 4 ED Olympus en 4/3, monté sur une bague Vitrox. Lorsque je le monte sur l’Olympus, il reconnait l’ouverture f2,8 mais si je le monte sur le Lumix, l’ouverture passe à f3,5. J’avoue que je ne sais pas pourquoi. Ceci étant, l’objectif fait « un peu gros » pour le boitier bien qu’il procure une bonne prise en mains de l’ensemble.
L’Olympus monté avec le 12 – 62mm Olympus sur bague Vitrox
Je ne m’étendrai pas sur le point de la video, que je n’utilise jamais mais ici le Lumix est, parait-il, plus performant. C’est d’ailleurs, je trouve, un peu au désavantage de l’appareil, plus connu des vidéastes que des photographes alors qu’il est excellent pour ces derniers.(ah, les méfaits de la pub !).
Le viseur des deux appareils est confortable et avec un réglage pour la dioptrie, un vrai plus. Perso, je ne note pas de différence entre les deux. Le détecteur qui fait s’éteindre l’écran lorsque vous approchez l’œil du viseur est aussi efficace sur les deux boitiers. ça permet d’économiser la batterie.
Tiens, à ce sujet, il semble que le Lumix soit un peu moins gourmand que le OM-D E-M1 et son autonomie un peu meilleure. Néanmoins, je n’atteindrai jamais les quelques 900 photos que je pouvais faire avec le Canon, mais bon, ce n’est pas la même technologie. J’ai déjà commandé une batterie supplémentaire, d’autant que l’hiver arrive et que le froid ne fait pas bon ménage avec les accus
LeLumix DMC – G7 avec un 25mm f1,7, un 12 – 42mm f3,5 – 5,6, un 45 – 150mm f4 – 5,6 Lumix
Au rayon des différences, l’écran est monté sur rotule pour le Lumix alors qu’il est sur charnières pour l’Olympus et seulement orientable de bas en haut. Sinon, ils sont tactiles tous les deux et très réactifs. L’écran orientable dans toutes les directions est un avantage intéressant pour le Lumix surtout quand les genoux grippent un peu.
Au rayon des petits regrets, les attaches lanières du Lumix sont légères et n’inspirent pas confiance alors que celles de l’Olympus assurent mieux. Le poids des deux appareils est différents aussi, ceci explique sans doute cela.
Autre petit détail qui peut être gênant, la porte pour la carte SD est sur le côté chez l’Olympus alors qu’elle est en dessous sur le Lumix, à côté de la batterie. Cette position peut être embarrassante si l’appareil est sur trépied et qu’il faut changer la carte en cours de route. Mais est-ce que cela arrive souvent ?
Bon, là je crois que j’ai fait le tour des deux boitiers, assez proches in fine.
Et tellement différents de ce que je connaissais, avant. Finalement, j’aime assez cette nouvelle aventure qui commence et qui va m’obliger à revoir mes habitudes, à découvrir de nouvelles manières de travailler.
Ce que j’en retiens pour l’instant, c’est que le Lumix est vraiment agréable à utiliser, et à porter.
Des quelques photos que j’ai déjà pu faire, je trouve les résultats très bons (je vous les montrerai sous peu).
En résumé, une nouvelle aventure commence …
Vais-je vous le conseiller ? Eh bien j’en ai bien envie. Il n’est pas (encore) dépassé et reste tout à fait performant et – cerise sur le déclencheur – il est très abordable.
De quoi avoir envie de franchir le pas vers l’hybride sans peur, dans de bonnes conditions et sans se restreindre sur la qualité des images délivrées.
Parfois un changement d’appareil tient à peu de choses, comme par exemple un petit souci de santé … qui m’empêche d’être aussi souple qu’autrefois, ce qui est bien gênant pour les prises de vue un peu originales.
Donc, soit je reste classique et je fais mes photos sans contorsions, soit je cherche une solution et je peux tester des prises de vues différentes.
Car la solution existe : un écran orientable sur rotule !
Je vous l’avoue, autant j’essaie d’être prévoyant dans mes achats, autant je peux parfois passer à côté d’une évidence, notamment lorsque j’ai acheté l’Eos 7D.
C’est un appareil fantastique, je vous l’ai présenté il y a peu mais son écran est fixe. En d’autres temps, je m’en serais accommodé, comme je l’ai toujours fait avec mes autres Eos mais là – et c’est sans doute la leçon à retenir – je n’ai pas fait assez attention à ce détail
Las, à la première sortie où je voulu cadrer en dehors des clous, ouille ! je n’y arrivais pas. Et même si le hasard peut donner des résultats intéressants, je ne peux pas toujours compter dessus.
Retour à mes recherches donc dans la vaste gamme des Eos. Et là je découvre que le 60D est pourvu de cet outil utile. De recherches en recherches, je trouve aussi que l’Eos 70D en possède un aussi et qu’il est plus proche de ce que je voudrais trouver.
Petits tours sur les sites de vente, quelques enchères, quelques « zut alors, raté » et puis, in fine, l’appareil que je veux à la fin d’une partie serrée.
Mais outre cet écran orientable et tactile, qu’à t’il d’intéressant cet appareil ?
d’abord une réactivité étonnante, notamment de son autofocus
qui se base sur une nouvelle technologie, l’AF CMOS Dual Pixel – je vais y revenir
une prise en main intuitive, qui le rend très vite opérationnel
il est tropicalisé, ce qui est toujours bien pratique en Belgique
son autonomie est remarquable (environ 1000 photos avec une recharge)
une excellente gestion des prises de vue en basse lumière
des rafales jusqu’à 7 images/seconde à pleine résolution
la fonction HDR et quelques filtres créatifs intéressants
et pour le technophile, la possibilité de le piloter avec le Wi-Fi
Je reviens un instant sur le Dual AF, (je cite ici l’article des Numériques) :
« Le système est ingénieux : chaque pixel est divisé en deux photodiodes (pour un total de 40,3 millions de photodiodes, attention à la diffraction !). Elles peuvent être lues indépendamment pour réaliser la détection de phase, en se basant sur leur simple décalage physique. Ce système est prédictif dans le sens où c’est lui qui va commander le déplacement des lentilles pour effectuer la mise au point.
Jusqu’à présent, le processus était inversé : le moteur déplaçait les lentilles et le module AF validait (ou non) la mise au point, ce qui faisait littéralement patiner l’objectif tout en agaçant le photographe — qui, c’est bien connu, est passionné mais pas patient. Sur le terrain, le Dual AF fait oublier cette mauvaise habitude en allant directement droit vers le sujet, sans hésitation. C’est donc un gain considérable en souplesse et en réactivité, permettant à l’EOS 70D de faire — presque — arme égale avec le redoutable Olympus OM-D E-M5. Ce progrès est surtout salvateur lors de la prise de vue en LiveView ou lors de l’enregistrement vidéo, offrant une souplesse qui ne laisse plus grand-chose aux SLT de Sony. De plus, l’écran arrière restant tactile, la mise au point peut se faire du bout du doigt, sur une zone couvrant 80% de l’image.
Un fonctionnement tellement génial qu’on en vient à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. Notez que le Dual AF ne requiert pas d’objectif spécifique, l’intégralité de la gamme optique EF est d’ores et déjà compatible. »
Sorti en 2013, cet appareil est toujours parfaitement dans le coup. Il n’a été remplacé par le 80D qu’en 2016, qui ne fut qu’une légère évolution du 70D (viseur passant à 100%, processeur Digic 6, passe de 20Mpx à 24Mpx, p. ex.). Il a inauguré la détection de phase et la détection de contraste qui améliore la précision et la rapidité de l’autofocus. Ce dont d’autres se sont inspirés par après, y compris dans la gamme Canon. Seul l’Eos 90D fera un autre pas en avant avec 32,5Mpx, un processeur Digic 8 et une avancée vers la capacité à filmer (mais j’avoue que ça je m’en f… complètement).
En résumé, avec cet Eos 70D, je garde mes bonnes habitudes d’avec tous les Eos (si, si, je vous assure, je vais finir par leur demander de me sponsoriser chez Canon) et je ne devrai plus me contorsionner pour faire des cadrages qui sortent de l’ordinaire.
De plus, l’appareil est très compact (presque aussi compact que l’Eos 100D, c’est dire !) et léger. Comparé au 7D, il rend presque 2cm en longueur à son ainé, c’est appréciable.
Et cette compacité, alliée à un poids réduit, font de cet appareil un compagnon idéal, que l’on a envie d’emmener partout et c’est le plus important pour avoir l’enthousiasme de faire des photos, ce qui me manquait un peu ces derniers temps, je vous le concède.
Bref, je le configure à ma main et je vais le sortir …
Finalement, je pense que je vais leur demander de me sponsoriser chez Canon …
Vous qui me suivez, connaissez mon attachement pour cette marque, avec laquelle j’ai commencé la photo (mes parents avaient un Canon Ftb) et qui est bien la seule à proposer des menus clairs, limpides, bien ordonnés et, pour les derniers modèles, avec une aide directe au cas où.
Je vous avoue que j’ai failli les quitter, partiellement. Mon Eos 5D Mark III, qui reste un appareil d’exception, est devenu trop lourd pour moi, surtout monté avec les optiques série L.
J’avais décidé de ne garder que l’Eos 6D et le tout petit Canon Eos 100D mais comme j’aime bien avoir deux boitiers performants, montés avec des objectifs de qualité, j’avais opté pour un Olympus OM-D EM-1, un reflex hybride.
L’Olympus OM-D EM-1 est petit, relativement léger, très performant, tropicalisé, stabilisé sur 5 axes et peut s’accompagner de nombreux objectifs très qualitatifs, mais … c’est un hybride !
Et je n’arrive toujours pas à m’y faire !
Les menus sont interminables, avec des fonctions auxquelles je n’ai toujours rien compris (ça doit être l’âge), une logique un peu (trop) particulière et, surtout, une image qui ne sera jamais celle que je vois, moi, mais celle que le capteur, aussi performant soit-il, me transmet.
Bref, j’ai cherché dans la gamme Canon un appareil qui devrait pouvoir correspondre, pour un budget raisonnable, à ma quête.
Les Eos 80 et 90 D me faisaient de l’œil, mais encore trop récents sur le marché, les prix sont élevés, tout comme l’Eos 7D Mark II.
Finalement, j’ai opté pour un APS-C, qui accepte les optiques EF que j’ai déjà – même s’il faudra penser au coefficient de conversion de 1,6 – qui a eu beaucoup de succès à sa sortie, en 2009 : l’Eos 7D.
Oui, il n’est pas récent (quoique celui que j’ai acheté soit un peu plus jeune) mais il a largement été applaudi lorsqu’il est apparu, niché entre le réflex pro Eos 5D Mark II et l’expert 50D. Je ne vais pas reprendre ici sa fiche technique complète, que vous trouverez ICI et LA.
émetteur Speedlite intégré pour la gestion des flash externes
sensibilité ISO : 100 à 12800 (excellent jusqu’à 3200)
viseur : 100% (le confort !)
rafale : 8 i/s
boitier en alliage de magnésium, tropicalisé
Pour vous donner une idée de son excellence, il ne fut remplacé chez Canon par un Eos 7D mark II qu’en … 2014.
Me voici donc avec un nouveau parc Canon :
Canon Eos 6D full frame
Canon Eos 7D APS-C (coefficient de conversion de 1,6 pour les objectifs EF)
Canon Eos 30 (argentique)
EF 24 – 70 mm f2,8 constant série L
EF 17 – 40 mm f4 constant série L
EF 85 mm f1,8 constant
EF 70 – 300 mm f4 – 5
Ce qui me frustre encore c’est que j’ai dû passer chez Lumix (le DMC-GX9) pour trouver mon compact pro performant, Canon n’ayant pas investi dans le segment de ces appareils avec viseur et objectif interchangeable.
Pour l’instant, j’ai monté le 70 – 300, avec un doubleur de focale Kenko, sur l’Eos 7D. Ça me permet de suivre « nos petites bêtes » qui viennent égayer nos longues journées de confinement, fut il partiel cette fois ci.
Si vous vous en souvenez, j’ai déjà eu un Olumpus, OM-D. Il s’agissait du E-M5.
Je l’avais cédé à un ami photographe, qui l’apprécie pour sa compacité et sa légèreté outre ses qualités photographiques.
Pourquoi l’avais-je revendu ?
Pour deux raisons : la première, j’avais difficile de me faire à l’image qui n’est pas directement issue de ce que je vois, comme sur un réflex classique, mais bien une vision que me renvoie le capteur; la seconde, je voulais revenir chez Canon, ma marque habituelle.
Mais le Canon Eos 5 D Mark II, puis le Mark III, qui sont des appareils exceptionnels au niveau qualitatif ont eu raison de mes vertèbres abîmées !
Je garde toujours un full frame chez eux, le Canon Eos 6D mais il me fallait lui trouver un compagnon.
Et donc, comme je n’arrive pas (encore) à me décider, j’ai racheté un Olympus OM-D E-M1. Celui-ci était considéré comme le haut de gamme des Olympus OM-D E-Mxxx., dont les premiers exemplaires sont sortis en 2013. Depuis, ils en sont à la troisième mouture (OM-D E-M1 Mark III) et il reste un appareil d’exception.
Résumons : micro 4/3 pour la baïonnette, 16Mpx, topicalisé, silencieux, rapide, léger, très compact, avec un très beau parc optique, des menus pas toujours faciles à appréhender mais archi-complets, l’avantage de voir vos manipulations techniques en temps réels (pause longue p. ex.), stabilisé sur 5 axes, son viseur est large et très clair, autofocus rapide et très précis, écran tactile et orientable, boitier en alliage, fait pour durer et encaisser (un peu), toutes les commandes tombent naturellement sous les doigts.
Le capteur est un micro 4/3 offrant une définition de 16Mpx sans filtre basse-bas, qui donne d’excellents résultats dans la restitution de détails. En plus de la qualité d’image, l’autre force de ce capteur c’est son autofocus hybride. Il couple la détection de contraste des hybrides à la détection de phase des reflex, l’E-M1 se place au top de la compétition, à quasi-égalité avec les reflex pro type Canon 1D. C’est assez impressionnant sur les sujets en mouvement où l’OM-D E-M1 accroche parfaitement, en déplacement latéral, son sujet.
Attention cependant : c’est en mesure totale que le l’E-M1 est le plus rapide. En mode spot – mise au point sur un collimateur central – l’E-M1 peine parfois un peu, notamment en basses lumières ou sur des sujets très proches (moins de 50 cm), je viens de le tester sur un magnifique champignon et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour être net..
Presque un sans faute, comme le titrait Les Numériques dans leur présentation de l’appareil.
De plus, depuis l’annonce de la vente par Olympus de sa division photo à un groupe d’investissement, certains bradent littéralement leur boitier. et je vous avoue que j’en ai profité pour racheter celui-ci.
J’y ai monté un objectif Olympus 14-42 f3,5 – 5,6 pancake, ce qui le rend éminemment portable et discret.
Une remarque au sujet des objectifs, car je viens d’avoir la blague : les objectifs Olympus Zuiko comme les 12 – 60 ED ne fonctionnent pas sur cet appareil parce que se sont des 4/3 et lui un micro 4/3. La baïonnette n’est pas la même.
Il faut acheter une bague d’adaptation pour les rendre compatibles et comme je ne suis pas doué, sans doute, j’en ai acheté une qui ne fonctionne pas !
De fait, si je monte la baïonnette sur l’objectif et l’ensemble sur mon Lumix GX9, tout fonctionne mais si je le monte sur l’Olympus, j’obtiens juste un écran noir. Je pense que la bague n’est pas compatible avec l’Olympus mais je ne sais pas encore pourquoi, je creuse …
Hormis cet ennui, l’appareil fonctionne super bien et délivre de magnifiques images.
« Mais, me direz-vous, si vous êtes Canon, pourquoi ne pas avoir investi dans un boitier R ? »
Ben parce que mes fonds ne sont pas illimités et que le ticket d’entrée, chez Canon, Nikon, Lumix S, Sony et même Fuji est hors de prix !
Et ils ne sont pas encore accessibles en occasion. Celui-ci, oui et en toute franchise, ne tardez pas si vous en trouvez un car ils vont partir vite, le temps que les vrais amateurs de bons appareils ne se rendent compte de l’aubaine.
Je vais donc le tester car, comme je l’écrivais au début de cet article, j’hésite toujours entre lui et racheter un Canon Eos en format APC-S. Je songe notamment au 7D.
Vous qui me suivez, vous savez que j’aime les appareils qui sortent de l’ordinaire mais qui savent rester fonctionnel.
Et dans un de mes délires, je rêvais de mélanger un bon vieux télémétrique avec un appareil … digital !
Seulement, il faut bien le reconnaître, je suis nul en électronique et après avoir déjà démonté un Zorki 4 en (tous) petits morceaux et un petit Samsung digital, pour cet accouplement improbable, je me suis rendu compte de l’ampleur de la tâche. Et donc, je continuais de rêver.
Mais voilà, c’était sans compter sur le hasard d’une petite annonce qui proposait un « Leica copie Fed numérique Unique » sur un grand site de vente en ligne.
Je scrute les photos, le travail a l’air superbe. Je commande l’appareil et je l’ai reçu ce matin.
Tout d’abord, emballage super sécurisé. Ensuite, l’appareil est muni d’une magnifique sangle sans doute elle aussi artisanale, avec un petit porte-clé clin d’œil en forme d’appareil photo, et une enveloppe qui contient le mode d’emploi et la carte de visite de l’artisan, Georges. Très classe, vraiment.
L’appareil est en fait un Fed 1g, très inspiré du Leica II, construit entre 1953 et 1955, il bénéficie généralement d’une meilleure finition que les premiers Fed, dont l’inconstance au niveau fabrication est légendaire.
Mais il faut savoir que « la marque FED a été fondée en 1927 par Felix Edmundovitch Djerzinski. C’est ce Monsieur qui fonda à la même époque la Tcheka, ancêtre du GPU, lui même ancêtre du NKVD, lui même ancêtre du KGB ! (attention : beaucoup de Fed 1 sont gravés « NKVD », mais cela ne signifie pas qu’ils aient appartenu à cette même institution ! Nous ne sommes pas dans un James Bond, ce ne sont pas des appareils d’espions !) La production d’appareils photo a débuté en 1934. Ceux-ci étaient montés par des jeunes délinquants en voie de « réinsertion » sous la direction d’Anton Makarenko. C’est également ce Monsieur qui décida de prendre pour modèle le Leica » (source : Collection appareil, Sylvain Halgand).
Il a, manifestement, été découpé avec minutie pour y faire entrer un Lumix FS 50
Le Panasonic Lumix DMC-FS50 a un capteur CCD de taille 1/2.33″ (6.08×4.56 mm) permettant de réaliser des clichés de 16.1 MP avec une définition d’image maximum de 4608×3456 pixels. Cet appareil photo à objectif intégré accueille un zoom optique de 4 x, avec une distance focale de 26-130 mm. Il possède un stabilisateur de type optique.
L’artisan qui l’a réalisé a choisi des éléments de bonne facture, merci à lui.
L’objectif de l’appareil, un antique Fed 50mm f 3,5, initialement rétractable, a été bloqué en position fermée et vidé de son optique pour que celle du Lumix puisse s’y déployer à la mise sous tension et lors de l’action du zoom.
A l’arrière de l’appareil, l’écran et les commandes du Lumix ont nécessité des découpes précises, tout comme sur l’avant de l’appareil, pour y laisser passer les témoins pour régler l’AF.
Honnêtement, si je devais ergoter, c’est de ne pas avoir laissé une « vitre » sur le devant de l’objectif, pour éviter que des poussières n’y entrent. Mais sans doute était-ce impossible ou techniquement délicat, en effet, une vitre pourrait créer des flare au soleil.. Peut-être y fixer un filtre, je vais voir ..
Pour le reste, toutes les commandes « historiques » du Fed ont été condamnées ou réutilisées. Ainsi, c’est le barillet des vitesses qui est utilisé pour mettre sous tension ou éteindre l’appareil. Le déclencheur est logé dans l’ancienne coupelle de celui du Fed, inversée. Toutes les autres commandes de l’appareil sont situées au dos, comme pour tout bon APN qui se respecte.
Un nouveau revêtement a été posé, imitation peau de serpent.
Pour le charger, il faut ôter la semelle du Fed et la prise se trouve sur le corps du Lumix, fixé dans le le corps de l’appareil ancien.
En, résumé, me voilà l’heureux possesseur d’un vrai appareil hybride – au sens classique du terme – avec lequel je sens que je vais m’amuser. Pensez donc, je pourrai faire des photos sans trop éveiller l’attention car on me prendra pour un doux farfelu qui essaie un vieil appareil argentique. Jubilatoire à l’avance !
Encore merci Georges, le génial artisan à l’origine de ce bel appareil, pour cette sensationnelle réalisation.
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