Si vous vous en souvenez, j’avais trouvé de drôle de Polaroid Automatic Land transformé.
Pour ceux qui ferait l’impasse sur l’article sus mentionné, voici le résumé de la présentation de cet inconnu :
Si le dos de cet appareil étrange est incontestablement celui d’un Automatic Land en pack 100, tout le reste est spécifique à ce pourquoi il a été créé.
Aussi, à la place du soufflet habituel, une espèce de cheminée en métal, terminée par un ensemble qui doit contenir l’obturateur et son mécanisme modifié. En effet, il n’y a plus – ou plutôt, il n’y a jamais eu – de bouton de déclencheur sur cet appareil, ni de levier d’armement.
En lieu et place, une fiche pour brancher sans doute une commande électrique.
Reste qu’en regardant par l’intérieur de la chambre, j’aperçois une autre grande modification, celle de la lentille interne.
L’objectif a été modifié, tout comme l’obturateur puisqu’on voit la commande électrique sur le côté de la plaque métallique. Enfin, le tube en aluminium qui est à l’avant porte aussi une lentille, enfoncée assez profondément dans le tube, ce qui me laisse à penser qu’il s’agit sans doute d’un appareil qui se fixait sur un autre objet : télescope, appareil du domaine médical, pour la police, … ?
La transformation semble avoir été faite par la marque elle-même
Le compartiment autrefois dévolu aux piles est vide et n’a, visiblement, pas été conçu pour en recevoir un jour. C’est aussi pourquoi je penche en faveur d’une modification d’usine.
Finalement de quoi s’agit-il ?
Et bien, lors d’une brocante où j’exposais le boitier, un Monsieur l’a pris en mains et nous a expliqué ce à quoi il pouvait servir et le pourquoi de certaines transformations.
Ce Polaroid Automatic Land servait à vérifier la cuisson de briques dans les fours où celles-ci prenaient forme.
Le tube en aluminium était glissé dans une chambre donnant sur le four, protégée de la chaleur autant que faire se peut. Ce qui expliquait encore les modifications des lentilles, conçues pour résister aux hautes températures et traitées pour éviter la déformation sur l’image due à la chaleur intense (effet de vibrations ou effet mirage).
Les tirages effectués étaient des épreuves de vérifications et de contrôle.
Voilà un mystère de résolu semble-t-il, merci cher Monsieur.
Finalement, cet appareil étrange va rejoindre, suite à la Foire de Cormontreuil, la collection d’un passionné de la marque, tout est bien qui finit bien pour ce Polaroid atypique.
Maubray et sa grand brocante, d’habitude sous le soleil est aujourd’hui sous un fin crachin qui s’insinue partout. Pourtant, la plupart des vendeurs sont là et les chineurs aussi, tout va bien.
Mais, comme le faisait remarquer Olivier dans un de ses commentaires, les appareils photos sont rares sur les stands et pourtant nous étions là tôt.
Finalement, outre quelques petits compacts à la mode Lo-Fi, je n’ai pas encore vu un boitier qui me fasse frémir.
Et puis, au détour d’un stand, un appareil imposant où le terme « mini » fait presque sourire : un vieux Polaroid MiniPortrait à peu près en bon état. Petite négociation et j’essaie de le faire entrer dans le sac à dos, non sans difficultés.
Un peu d’histoire.
En fait de Polaroid, il s’agit plutôt d’un appareil inventé par la société Cambo, une des rares entreprises de matériel photographique hollandaise.
Fondée en 1946 par Roelof Bok à Hengelo, elle s’appelait alors Technica Hengelo. Elle se spécialisait dans des appareils professionnels de grands formats comme des appareils de reproduction ou des boitiers techniques.
Petit à petit, son expertise dans ces domaines lui a permis de se diriger vers la fabrication de chambre de grande qualité (Super Techna) et de toute une série d’accessoires comme des bancs de reproduction, des trépieds, des rotules, des chambres de développement, etc.
En 1965, pour éviter une confusion avec les chambres Linhof Technica lorsqu’elle exporte ses produits, elle change de nom et devient Cam(era) Bo(k) ou Cambo et elle déménage à Kampen, toujours aux Pays-Bas.
C’est en 1966 qu’elle présente le Cambo modèle 40, un appareil destiné aux professionnels pour effectuer des portraits … pour documents, comme les passeports.
C’est un gros boitier, en métal, destiné à être utilisé sur trépied, bien qu’une solide poignée soit ajoutée sur le côté. Il peut produire 4 images sur chaque feuille de film. Techniquement, ce sont 4 appareils photo similaires réunis dans un même boitier. Quatre carrossages distincts, à l’intérieur, définissent 4 cadres d’image de la taille d’une photo d’identité (format image de 2×2 images dans un rectangle de 73×85 mm, chaque image fait environ 36×42 mm ).
L’idée est originale et des milliers d’appareil de ce type seront vendus aux professionnels. Si vous avez fait faire des photos d’identité dans ces années-là, vous avez dû être face à un des ces gros appareils.
Devant ce succès, l’entreprise produira même, dix ans plus tard, un Combo du Cambo (sorry, pas pu m’en empêcher !) : une boite contenant un appareil photo et devenant un mini-stand avec flashs et support pour le document sur lequel imprimer la photo. La plastifieuse est aussi intégrée à la machine, permettant de réaliser en un tour de main le document officiel recherché, sans possibilité de falsification (heu, la machine à écrire pour compléter le papier était en option !). En options bien réelles celles-là, la pince à perforer le document, les œillets et la pince pour accrocher de suite la carte ainsi réalisée. On n’arrête pas le progrès mon bon Monsieur …
Intéressant me direz-vous, mais Polaroid dans tout ça ?
En fait, cet appareil est réalisé en partenariat avec Polaroid, partenariat qui s’arrêtera à la fin des années septante (soixante-dix pour nos lecteurs français).
La liste des apports de Polaroid : l’arrière de l’appareil reçoit des pack film instantanés Polacolor 125i à l’origine (des packs 100) ; le grand panneau d’objectif et l’obturateur proviennent du Polaroid MiniPortrait.
Moins sophistiqué, le Polaroid ne propose qu’une ouverture de f8, deux vitesses et une pose B et on ne peut que faire les 4 photos en même temps (ici le modèle 454).
Pour le reste, les objectifs sont des Schneider-Kreuznach Radionar de 125mm ouvrant à f8. Ils sont tous égaux, chacun étant focalisé sur la même distance, ce qui est la distance optimale pour les portraits photo d’identité.
Enfin, l’appareil photo a aussi quelques pièces Cambo : la chambre métallique massive contenant les quatre chambres de l’appareil photo ; le très fin viseur à cadre lumineux télescopique galiléen inversé ; en dessous, la plaque de trépied solide portant le numéro de série de l’appareil photo ; la poignée solide et le câble de déclenchement spécial ; le bouton du sélecteur, au milieu.
Polaroid a aussi produit ses propres appareils à portraits, sans collaboration toutefois. Quant à cette série, elle compte, si j’ai bien compris, deux itérations : le 401 et le 404.
La société Cambo, qui a plus de 80 ans maintenant, continue a produire des appareils pour studio, des accessoires (pieds, rotules, etc.) et s’est diversifiée dans le digital avec des produits de haute technologie.
Présentation du Cambo Polaroid MiniPortrait.
C’est fou ce qu’on découvre avec ces appareils, surtout ceux qui sortent de l’ordinaire. De prime abord, pour moi c’était un énième avatar de Polaroid, et bien non !
Bon voyons de plus près cet engin …
Outre sa taille, ce qui frappe le plus, ce sont les quatre objectifs sur la face avant et les multiples réglages que l’appareil suppose.
Puis vient la marque, Polaroid MINIPORTRAIT avec cette réglette organe au dessus, puis le viseur sur le côté et enfin la poignée et le câble de déclenchement.
L’arrière est plus sobre, il n’y a que le support pour le pack 100 et en dessous, le gros socle qui permet de fixer le boitier sur un trépied de photo solide. C’est aussi sur ce socle que vous trouverez les indications du modèle, ici un 401 et la marque.
Je reviens un instant sur les objectifs, qui sont signés ici Combonar, toujours des 125mm ouvrant à f8. Bien que peu connus du grand public, les objectifs Cambo ont une excellente réputation, notamment grâce aux nombreuses chambres produites par la marque.
C’est le moment d’expliquer comment cela fonctionne : au centre, un sélecteur, qui permet de choisir quel objectif sera utilisé et un point au sommet qui permet de choisir les 4 en même temps ; ensuite, de chaque côté vous voyez un sélecteur. Celui de droite sélectionne les vitesses de 1/50 ou 1/100s plus un pose B, tandis que celui de gauche permet de sélectionner l’ouverture choisie, de f8 – f11 – f16 puis encore f22 et f32. C’est la forme particulière des lames de l’obturateur qui nécessite ce positionnement des ouvertures. Les objectifs sont des fix focus avec une distance minimale de 1,2m à f8.
Petit tableau des distances selon les ouvertures.
Sur le bord extérieur de l’ensemble, un levier qui arme l’obturateur. Ce dernier sera libéré en appuyant sur le bouton du câble attaché à la poignée. Lorsque l’on tient l’appareil en mains avec la poignée, on peut facilement appuyer avec le pouce sur le dit déclencheur.
Finalement, on se rend compte que les réglages sont assez minimalistes.
J’allais oublier la griffe flash, au dessus de l’ensemble alors que la prise PC est juste en dessous de celui-ci. Il est possible de faire déclencher plusieurs flashs avec des éléments en option, voire même des flashs de studio, comme chez les photographes qui utilisaient cet appareil. La synchronisation du flash se fait à toutes les vitesses.
Encore un mot sur le viseur, situé à gauche du boitier. il possède un cadre vertical lumineux et projeté, avec la parallaxe corrigée pour les prises de vue aux distances données.
Enfin, pour en terminer, le dos porte-film. C’est un simple dos amovible dans lequel on insert un pack 100. Il a toutefois la particularité de posséder un darkslide, cette feuille métallique que l’on glisse à l’intérieur pour pouvoir ôter le dos sans que la lumière n’entre dans celui-ci. Il est également possible de remplacer le dos Polaroid par celui d’une chambre 4×5 ou un dos Pola 4×5.
Lorsque le dos est ôté, on peut parfaitement voir le cloisonnement des 4 appareils dans la chambre.
Lorsque la photo est prise, il suffit de tirer sur la languette du film pour en extraire la photo, qui passe entre le rouleaux et écrasent la chimie, permettant l’instantanéité de l’image (heu, compte quand même plus ou moins une minute pour voir le résultat se révéler).
Tiens, ça me fait penser que l’on pourrait sans doute utiliser un dos LomoGraflok 4×5 Instant et utiliser alors de l’Instax Wide à la place du pack 100, quasi introuvable de nos jours à prix raisonnable et encore utilisable. Notons encore que l’on peut utiliser du plan film en 4×5, on peut varier les plaisirs …
Que penser de cet appareil ?
Difficile de le sortir dans la rue celui-là, sauf à avoir envie de se faire remarquer vraiment !
Ou alors lors d’une fête, d’un évènement quelconque, pour tirer le portrait des invités, seuls ou à plusieurs, ce qui peut être rigolo. Mais au prix que coûte les antiques Fuji FP100 (pack 100 encore un peu disponible), ça va en décourager plus d’un.
Reste alors la solution du plan film, mais qui nécessite une autre logistique, ou celle du dos LomoGraflok, abordable.
Ceci étant, ça reste une pièce de collection ou de musée car même sil s’en est vendu beaucoup pour les professionnels, tous ne les ont pas gardés, la technologie étant depuis belle lurette dépassée.
Selon l’état et le fait qu’il soit complet ou non (surtout le raccord filaire et le dos Pola), comptez environ 80€ pour en acquérir un, si vous le trouvez.
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
CAMBO POLAROID MINIPORTRAIT MODÈLE 401, fabriqué en Hollande par Cambo
Prise de photos d’identité sur un film pack 100 Distance focale 1,12 m. Ouvertures de f 8 à f32. Vitesses d’obturation : B, 1/50, 1/100s Optiques Cambonar de 125mm à f8 Possibilité d’ajouter un flash avec un câble x-sync sur prise PC Prise de 4 photos identiques ou 4 photos différentes. Fonctionne sans piles. Dos en film Polaroid amovible (avec darkslide)
Il y a quelques temps, j’écrivais quelques mots sur une caisse d’appareils instantanés que j’avais achetée.
Au milieu des Polaroid 600, Joycam, Image System, Polaroid Vision et autres Automatic Land divers, il y avait celui-ci …
Un peu d’histoire.
La gamme Automatic Land (1963) a introduit un grand changement dans la production des appareils Polaroid. Pour la première fois, la marque abandonnait son RollFilm des modèles précédant pour passer au pack, c’est-à-dire un emballage qui comprend en son sein les films et la chimie nécessaire au développement. Les feuilles de film sont individualisées, toutes au même format et les présenter sous forme de pack simplifie encore le chargement de l’appareil et le retrait de la photo prise.
Au delà du film, les Land Automatic introduisent aussi un nouvel obturateur électronique transistorisé et entièrement automatique grâce au couplage avec une cellule précise. Ces deux éléments ont besoin de piles pour fonctionner, souvent une de 3v, parfois 2. Les anciennes au mercure peuvent être remplacées sans soucis par de nouvelles alcaline ou lithium.
Ensuite, ces appareils sont des foldings, des appareils à soufflet qui permettent, une fois pliés, de limiter fortement l’encombrement.
Ils sont tous équipés d’un viseur, qui pourra être repliable, et couplé pour certain avec un télémètre.
La série Automatic Land est divisée en quatre groupes: les modèles100, 200 , 300 et modèles 400. Si la plupart de ces boitiers sont largement similaires en apparence et en fonction (tous ont un contrôle d’exposition simple, via un cadran éclaircir / assombrir, et la sélection de vitesse de base qui modifie l’ouverture de la caméra), les différences entre les modèles peuvent inclure l’utilisation de lentilles en verre plutôt qu’en plastique, plus ou moins d’options de vitesse de film, les viseurs pliants ou non pliants, et l’inclusion d’un télémètre, construit par Zeiss Ikon.
Ce sont des caméras fiables qui fonctionnent généralement très bien. Malheureusement, Polaroid a abandonné le film pack 100 en 2008 et la dernière firme fabricant des films compatibles, les Fuji, a emboîté le pas en 2016.
Présentation de l’inconnu.
Si le dos de cet appareil étrange est incontestablement celui d’un Automatic Land en pack 100, tout le reste est spécifique à ce pourquoi il a été créé.
Aussi, à la place du soufflet habituel, une espèce de cheminée en métal, terminée par un ensemble qui doit contenir l’obturateur et son mécanisme modifié. En effet, il n’y a plus – ou plutôt, il n’y a jamais eu – de bouton de déclencheur sur cet appareil, ni de levier d’armement.
En lieu et place, une fiche pour brancher sans doute une commande électrique.
Il faudrait pouvoir ouvrir cet appendice pour découvrir ce qui s’y cache, mais deux des vis ont été abîmées et je ne sais pas les ôter.
Reste qu’en regardant par l’intérieur de la chambre, j’aperçois une autre grande modification, celle de la lentille interne.
L’objectif a été modifié, tout comme l’obturateur puisqu’on voit la commande électrique sur le côté de la plaque métallique. Enfin, le tube en aluminium qui est à l’avant porte aussi une lentille, enfoncée assez profondément dans le tube, ce qui me laisse à penser qu’il s’agit sans doute d’un appareil qui se fixait sur un autre objet : télescope, appareil du domaine médical, pour la police, … ?
La transformation semble avoir été faite par la marque elle-même
Le compartiment autrefois dévolu aux piles est vide et n’a, visiblement, pas été conçu pour en recevoir un jour. C’est aussi pourquoi je penche en faveur d’une modification d’usine.
Que penser de cet appareil ?
Moi qui aime bien les appareils étranges, je suis servi. Et en même temps un peu sur ma faim car je ne sais toujours pas à quoi il pouvait bien servir.
Sans les tenant et aboutissant, impossible de le faire fonctionner aussi, ce qui, je vous l’accorde, est ici moins important que pour d’autres appareils.
Si jamais parmi les lecteurs fidèles, un a une idée de sa fonction, je suis preneur.
Vous l’avez sans doute découvert à travers les quelques articles consacrés aux Polaroid pack 100 (Land 360, Land 340, Land 320) mais cette famille de Polaroid est riche de boitiers étonnants.
Celui-ci je l’ai acheté avec toute une caisse de Polaroid et autres appareils instantanés (Kodak) qui m’avait fait de l’œil, non seulement pour les Land pack 100 mais aussi pour un superbe SX-70.
La plupart étaient en bon état et ils avaient juste besoin d’un bon nettoyage, d’enlever chez certains des piles à l’agonie mais sans trop de conséquence ; d’aucun ne seront pas utilisables, comme ces pack 80 qui étaient aussi dans la boite (ColorPack EE et consorts).
Petit aperçu du tout :
Donc, me voici propriétaire de quelques Pola 600 (dont un superbe 660 Autofocus avec sonar), d’un Kodak instantané, de quelques Colorpack (qui finiront sans doute transformés en lampes avec led), de quelques appareils Spectra de la gamme Image Système (dont un Elite), d’un Joycam, de deux Polaroid Vision et de quelques pack 100, dont un surprenant appareil transformé pour des raisons que je n’ai pas encore trouvées (secteur médical, industriel ?).
Un peu d’histoire.
Cette partie sera, une fois n’est pas coutume, courte car je vous renvoie aux articles précités sur les autres pack 100 déjà vus et analysés sur le site.
Juste vous dire que le Land 350 sortira de 1969 à 1971.
Vous rappeler que cet appareil était un haut de gamme, tout en métal, avec un filetage pour fixer un trépied et avec – surtout – un splendide télémètre couplé signé Zeiss Ikon.
Présentation du Polaroid Automatic Land 350.
Si vous en souvenez, les Automatic Land pack 100 ont tous plus ou moins le même schéma de construction.
1 : Viseur avec ou sans télémètre (suivant modèle) 2 : Déclencheur 3 : Griffe pour flash (suivant modèle) 4 : Bouton du télémètre (suivant modèle) 5 : Echelle de portée du flash 6 : Bouton du télémètre (suivant modèle) 7 : Emplacement languette blanche 8 : Sélecteur de film 9 : Porte pour la languette jaune 10 : Cellule (suivant modèle) 11 : Objectif 12 : Branchement pour Flashcube (suivant modèle) 13 : Réglage lumière (Lighten/Darken) 14 : Levier du déclencheur
En ce qui concerne précisément cet Automatic 350, notons surtout le télémètre Zeiss Ikon couplé à la visée, avec correction de la parallaxe et le viseur rabattable (une seule fenêtre de visée et de composition). Ensuite, comme signalé plus haut, il est tout en métal et fait son petit poids. Cette construction autorise l’utilisation d’un pas de vis pour le fixer sur un trépied.
Ensuite, le compartiment piles est prévu pour 2 piles de 3v, autrefois au mercure et heureusement interdites. Pourquoi 2 piles ? Une alimente le compte-temps fixé à l’arrière, et qui est ici électronique et non plus mécanique comme sur les autres boitiers. Sachez que vous pouvez vous en passer, les films Polaroid en avaient besoin pour un développement optimal. Les films Fuji, seuls encore disponibles, n’en ont pas besoin car ils s’auto-développent.
L’autre pile, vous vous en doutez, alimente la cellule, le circuit électronique et l’obturateur. Pour une fois, pas de démontage ni transformations spécifiques à prévoir car vous pourrez utiliser une pile CR123 sans trop de difficulté en lieu et place de celle au mercure.
Le boitier utilise le flash 268 avec lampes M3 à culot métallique bien connu.
Que penser de cet appareil ?
C’est un vrai confort que ce viseur télémétrique à une seule fenêtre et couplé à la prise de vue.
Ensuite, s’il est un peu plus lourd que la version plastique, ce n’est pas rédhibitoire et avec une sangle moderne, vous ne le sentirez pas. A l’origine, il était d’ailleurs livré avec une sangle en cuir noir et non pas en tissus tressé.
La transformation limitée pour installer une pile moderne facilite aussi les choses et incite d’autant plus facilement à utiliser le boitier.
Mais il reste toujours le même dilemme : que faire de cet appareil si on ne trouve plus de films Fuji pack 100 ? Notons qu’il fait un très joli presse livre, à la condition de ne pas dépasser 25€ d’investissement. Comme ça, il vous reste un peu de sous pour essayer de trouver ces films à prix intéressant.
En ce qui concerne mon exemplaire, je relève deux problèmes : je n’ai pas le cache en plastique qui forme la boîte et je vais devoir régler le compas des rails, un peu plié. Mais j’ai hâte de l’essayer car j’ai trouvé quelques films à prix intéressants.
Un mot encore sur les films Fuji : le Fuji FP-100C, Fuji FP-100C Silk, films couleurs, ont une sensibilité de 100Asa. Les Fuji FP-100B et le Fuji FP – 3000B sont des films N/B. Le premier a une sensibilité de 100Asa et le second de 3000Asa, comme le Polaroid original.
Tout ceci pour vous faire remarquer que si le Land 350, et d’autres de la gamme, permettent de modifier la sensibilité fonction des films utilisés, ces sensibilités ont été pensées pour les films Polaroid : 75 – 150 – 300 – 3000Asa. Rien donc pour le 100Asa ! Il faudra donc jouer avec la correction d’exposition au besoin et se caler soit sur le 75, soit sur le 150. Au prix de la pellicule, notez les corrections au fur et à mesure, on n’est jamais trop prudent.
Vidéos.
Un peu de technique.
Polaroid Automatic Land 350
Sorti en 1969 et jusqu’en 1971
Optique de 114mm ouvrant de f8.8 – f12.5 – f17.5 – f25 – f35 – f42, triplet en verre ; mise au point de 90cm à l’infini
Obturateur électronique de 10s à 1/1200s automatique
Viseur télémétrique couplé Zeiss Ikon avec cadre projeté et correction de la parallaxe
Boitier tout métal, avec prise pour trépied et œillets pour sangle
Permet le montage de compléments optiques (filtres, close-up, etc.)
Produit des images de 8,5 x 10,8cm
Compte-temps électronique, alimenté par une pile de 3v (une CR123 convient parfaitement)
Cellule électronique pour le calcul de l’exposition, automatique, priorité ouverture
Sensibilité des films (réglage manuel) : 75 – 150 – 300 (couleurs) et 3000 Asa (N/B)
Flash dédié 268, utilise des ampoules M3 à culot métallique
C’est en fait un modèle 250, au niveau caractéristiques, qui possède un compte-temps électronique et de ce fait contient 2 piles de 3v. Quand j’écrivais parfois que chez Polaroid on avait l’art du recyclage !
Si vous vous en souvenez, il y a quelques temps, j’ai consacré un article à la saga Polaroid.
Toujours curieux, j’ai cherché quelques uns des fleurons de la marque. Si beaucoup ne sont plus utilisables – car les films n’existent plus du tout (revoir l’article précité à ce sujet) – j’en ai transformé quelques uns en lampes d’ambiance et puis j’en ai trouvé que l’on pouvait encore employer, moyennant quelques concessions.
Donc, en plus d’un ou deux Automatic Land 320, j’ai fait l’acquisition récemment d’un Automatic Land 340, que vous allez découvrir.
Un mot sur les concessions à faire : d’abord, j’avais envisagé de pouvoir modifier l’un ou l’autre appareil pour utiliser des films Instax Wide ou Square (les plus grands) mais je n’ai pas encore trouvé les solutions qui me conviennent. Alors, il me restait à trouver des films Fuji en pack 100, forcément périmés mais entreposés correctement et à un prix décent.
C’est finalement grâce à un vendeur sur « appareils d’occasion » via FB que j’ai trouvé mon bonheur car le vendeur (merci Pierre), photographe lui-même, les a correctement sauvegardés mais en plus, ils ne sont pas trop vieux (2018). Enfin, cerise sur le pack, le prix était plus que raisonnable.
N’empêche que je n’utiliserai ces films que pour un projet bien précis, auquel je réfléchis encore, car le prix à l’unité est quand même plus cher qu’un film 600 ou Instax modernes.
Un peu d’histoire.
Au début de l’histoire des appareils Polaroid était le 95, sorti en 1948, qui utilisait du film en rouleau (type 40). Ces films, et les appareils qui les utilisent, vont progressivement se perfectionner, passant du Sépia des débuts au noir et blanc.
Mais en 1963 se produit un bouleversement important : l’introduction du pack-film en lieu et place des films en rouleau et introduction de la couleur. Les appareils évoluent aussi considérablement, comme le Polaroid 900 qui sera le premier au monde à proposer une exposition automatique.
Pour mémoire, le pack-film est un boitier qui renferme 10 films, représentés par un ensemble de deux feuilles, l’une étant le négatif et la seconde la photo. Lorsque le négatif est impressionné, le développement se fait lors du retrait de l’ensemble, via une bandelette qui fait passer le tout entre deux rouleaux métalliques dont le seul but est de compresser la substance chimique contenue entre les feuilles et de la répandre sur la photo pour assurer le développement et la fixation de l’image.
Le premier appareil à utiliser cette nouvelle technique est le Polaroid Automatic Land 100, en 1963.
Ces Automatic Land règneront jusqu’en 1972, date d’une nouvelle évolution majeure, le pack-film intégral SX-70 et le premier appareil du même nom. Ce nouveau pack-film contient toujours le négatif, la photo, la chimie mais on y ajoute une pile qui alimente l’appareil pour toute la durée du pack (10 feuilles).
C’est en 1981 que commencera une autre évolution, celle du pack-film intégral 600 et des appareils qui vont avec, les 600. Le film est quasi identique au SX-70, seules les sensibilités changent.
Il y aura encore un sursaut en 1986 avec l’introduction des films Spectra et des appareils Image System mais ils n’auront pas la longévité des films SX-70 et 600, toujours produit à l’heure actuelle, et je le répète, ce sont les seuls encore produit par Polaroid (encore une fois, voir l’article cité en préambule).
Les appareils Automatic Land ont tous en commun les éléments suivants :
1 : Viseur avec ou sans télémètre (suivant modèle) 2 : Déclencheur 3 : Griffe pour flash (suivant modèle) 4 : Bouton du télémètre (suivant modèle) 5 : Echelle de portée du flash 6 : Bouton du télémètre (suivant modèle) 7 : Emplacement languette blanche 8 : Sélecteur de film 9 : Porte pour la languette jaune 10 : Cellule (suivant modèle) 11 : Objectif 12 : Branchement pour Flashcube (suivant modèle) 13 : Réglage lumière (Lighten/Darken) 14 : Levier du déclencheur
Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Quasi du premier jusqu’au dernier modèle, les Automatic Land évolueront peu dans leur forme générale et les commandes essentielles ne changeront pas de place.
Les premiers films disponibles ont des dimensions de 8,5×10,5cm, leur développement se fait hors de l’appareil, assez rapidement (en fonction de la température) et s’appellent Polapan 107 (N/B à 3200Asa) et Polacolor 108 (couleur à 75Asa).
Si la gamme commence avec l’Automatic Land 100, elle de déclinera avec les numéros suivants :
1969 : 315, 320, 325, 330, 335, 340, 350, 360, colorpack II, IV, ED-10 Intrument
1971 : 420, 430, 440, 450, Countdown 70, 90, Big Shot, Colorpack 80, 82, 85, 88, ZIP, Super colorpack, IV, Square shooter, Miniportrait, 701, 703, 704, 706, CU-5, ID-3 Indentification
J’ai volontairement sauté quelques années qui ont vu la production d’appareils trop spécialisés. Si vous voulez voir à quoi ceux-là ressemblaient, je vous invite à les découvrir sur l’excellent site de Polaroid Passion. Et si l’envie vous prend de consulter l’ensemble des caractéristiques des films produits pour ces appareils, vous les trouverez sur l’autre excellent site Landlist.ch.
Comme je l’écrivais plus haut, la plupart des appareils sont semblables, extérieurement. C’est en dedans que les choses évoluent, subtilement : on passe des lentilles en plastique à celles en verre, on ajoute un minuteur pour les temps de développement, les cellules affinent leur sensibilité, la visée devient télémétrique, puis télémétrique couplé, de l’électronique s’embarque, etc.
Un petit tableau vous montrera un exemple de ces évolutions (merci Collection-appareils).
*le 320 n’a que 2 lentilles en plastique au lieu de 3, en verre ; **le 350 possède un compte-temps électronique et plus mécanique
Et puis des compléments optiques viendront améliorer les possibilités de certains boitiers, un retardateur mécanique pourra être ajouté sur quelques modèles, des accessoires pour utiliser des flashs électronique, par exemple.
Généralement, les Automatic Land sont vendus avec un boîte en plus ou moins faux cuir afin d’assurer le transport de l’appareil et de ses accessoires.
Présentation du Polaroid Automatic Land 340.
L’Automatic Land 340 est donc semblable au 320 et 330 mais il va nous proposer quelques améliorations : le viseur, avec télémètre couplé indépendant, se rabat pour une meilleure protection sous la coque en plastique qui sert aussi de « sac tout prêt ». Il propose 4 réglages pour la sensibilité des films (qui ont aussi évolué), allant de 75 à 3000Asa et il y a dorénavant 4 réglages d’exposition, notés sur le dessus du combiné objectif/obturateur, nous y reviendrons.
Le viseur à lui seul retient l’attention. Il y a deux fenêtre à l’arrière : la première pour le cadrage, la seconde, ronde, est celle du télémètre couplé, avec correction de la parallaxe. Lorsque vous bougez les barrettes de réglages de la distance, le patch du télémètre suit. D’autres modèles ultérieurs auront le télémètre inclus dans le viseur (une seule fenêtre).
Il se rabat donc vers l’avant pour être protégé par la coque en plastique qui sert de « sac tout prêt » et de fourre-tout aussi car on y place le réchauffeur, le mode d’emploi et … les photos développées. Un aimant solide le maintient en position une fois rétablit à la verticale.
Je vais revenir sur nombre de choses écrites mais avant toute chose, pour que l’appareil fonctionne, il faut changer les piles ! En effet, initialement, il était équipé d’une pile de 4,5v au mercure, heureusement interdite depuis 1996 en Europe. Enfin, quand j’écris heureusement, c’est facile à écrire car pour trouver un équivalent en pile alcaline, c’est impossible. Il va falloir bricoler un peu …
Tout d’abord, s’assurer que la pile n’a pas coulé et que les fils et contacts ne sont pas oxydés. Si c’est bon, défaites le fil enroulé autour du support (fil blanc = positif, fil noir = négatif) et essayez de récupérer la petite pastille en métal, vous pourrez la souder sur les contacts du nouveau container à piles.
Dans le cas contraire, tirez sur les fils pour les extraire seuls et coupez environ 1cm pour éviter l’oxydation qui a pu remonter sur le câble. Vous les nettoierez puis soudez-les sur les contacts du nouveau porte-piles
Pour éviter le massacre à la pince que j’ai déjà trop vu sur Internet, il suffit de déposer les 3 vis qui sont dans le compartiment pile pour sortir l’intérieur de la poignée. Puis, avec un petit appareil de type Dremel monté avec un disque coupant au diamant (industriel, je précise), voire avec une petite scie à fil, vous coupez les plastiques qui constituaient le clip de la pile. Un conseil, coupez en biais pour descendre assez bas car vous allez devoir installer un porte-piles de 3×1,5v = 4,5v, que vous trouverez sur un grand site chinois ou chez un revendeur en électronique.
Remontez le tout en remettant en place la pièce métallique au centre (le clip pour la porte du compartiment), soudez les fils, installez les piles, c’est prêt.
Pour vérifier que le montage est juste, un petit truc : armez l’appareil, couvrez la cellule avec la main, déclenchez puis ôtez votre main. Vous devrez entendre 2 clics qui se succèdent, vous assurant que l’obturateur s’est bien ouvert et fermé. Par cette manœuvre toute simple, vous aurez simulé une luminosité trop faible qui oblige l’appareil à recourir aux vitesses lentes (10sec.) et lorsque vous retirez votre main, la cellule envoie un signal à l’obturateur qui se referme immédiatement, d’où les 2 clics.
Si vous trouvez la démarche compliquée, armez l’obturateur, ouvrez le dos de l’appareil (soufflet ouvert bien sûr) et déclenchez : vous verrez l’obturateur s’ouvrir et se fermer.
Revenons donc sur quelques éléments cités plus haut.
A l’avant, soufflet déployé, se trouve le bloc optique et obturateur, qui contient aussi toute « l’électronique » de l’appareil, cellule y comprise, le fameux « œil » électronique. Faites attention au câble entouré d’une gaine spiralée en métal, ne le croquez pas, c’est la commande du déclencheur. De l’autre côté du soufflet, vous verrez les fils sous gaine qui vont vers l’alimentation. Faites-y attention si vous devez remonter la poignée, de ne pas le coincer ni, pire, le couper.
L’exposition est automatique, c’est-à-dire que la cellule, selon la sensibilité du film et la lumière détectée, va régler l’ouverture, allant de f8,8 à f46 et ouvrir l’obturateur dans les vitesses allant de 10s à 1/1200s. Il semble que ce soit un appareil à priorité ouverture.
Pour le reste, c’est un Polaroid, donc très facile d’usage et en plus, ils sont assez didactiques : des chiffres vous indiquent la séquence des manœuvres. Le 1 c’est pour soulever la barre de réglages des distances, qui libère le soufflet. Le 2 est noté sur le déclencheur (quoique personnellement je l’aurais placé sur le levier d’armement de l’obturateur car si vous oubliez de l’armer, rien ne se passe), le 3 devrait être sur les réglages de la sensibilité (une fois, pour la totalité du pack) et pas sur le levier d’armement, un 5 sur le réglage selon que vous êtes en intérieur ou extérieur car le 4 est sur la porte qui vous permet de tirer sur la languette blanche pour faire sortir la photo prise, et j’ajouterai un 6 pour le réglage de la minuterie derrière, pour mesurer le temps de développement.
Parlons du pack-film d’ailleurs : vous ouvrez la porte en libérant le gros loquet, en dessous, puis vous glissez le pack-film dedans et refermez. Faites attention que la grosse bande noire soit bien vers l’extérieur car vous devrez fermement tirer dessus pour faire sortir le papier de protection qui enveloppe les films dans le pack. Ce papier se jette. En tirant dessus, vous aurez aussi libéré une languette blanche, celle de la première photo, sur laquelle vous devrez tirer fermement et d’un mouvement continu pour faire non seulement sortir la photo prise mais aussi pour l’obliger à passer entre les rouleaux qui vont écraser la chimie entre les deux feuilles et lancer le développement proprement dit. Si vous trouvez que ce n’est pas assez clair comme explications, regardez la vidéo mise plus bas à ce sujet.
Les rouleaux doivent être régulièrement nettoyé car il s’y dépose un peu de chimie, qui, en séchant, peut provoquer des traces sur les photographies ensuite.
Un mot encore sur la minuterie. Si elle était nécessaire au temps des films Polaroid, elle ne l’est plus avec les films Fuji, plus modernes et plus rapides et, surtout, qui se développent d’eux-mêmes jusqu’au bout. Dès lors, le « réchauffeur » inclus dans le set de l’appareil ne sera plus nécessaire. Cet accessoire, deux feuilles d’aluminium tenues ensemble comme un portefeuille par un collant en tissu (qui se décolle souvent), servait à y glisser la photo sortie de l’appareil pour la maintenir au chaud, dans une poche par exemple, jusqu’à ce que le temps de développement complet soit achevé.
Un mot sur l’optique car ici l’objectif est en verre à 3 éléments (triplet de 114 mm f8.8) et non plus en plastique, comme sur le 320 ou le 330. Par contre le corps du boitier est en plastique et métal, alors qu’un modèle 350 sera tout métallique et profitera dès lors d’un filetage pour un trépied.
Il existe encore des réglages sous la platine objectif/obturateur, notamment pour le réglage de la sensibilité des films. Ici, vous avez 4 réglages : 75 – 150 – 300 – 3000 Asa, les premiers chiffres concernent les films couleurs, le dernier, les films en N/B.
Puis il y a encore une tirette qui, lorsque vous l’actionnez, fait bouger des cases sur le dessus du combiné : ce sont les réglages pour les prises de vue au flash (carré jaune) ou sans (carré noir) selon que vous êtes en intérieur ou en extérieur.
Pour vous donner une idée des ouvertures selon les sensibilités des films, voici un petit tableau récapitulatif utile (ou pas).
Un mot sur le flash spécifique à la gamme Land : c’est le flash 268, reconnaissable à sa protection bleue en plastique et qui utilise les ampoules M3, en verre avec culot métallique. On en trouve encore dans les brocantes, les vides-greniers et autres, souvent à prix abordable. Le flash se greffe sur le haut, à gauche, de l’appareil et la prise se fiche sur la gauche du combiné optique/obturateur. La protection bleue doit être en bon état et toujours refermée lors de l’utilisation d’une ampoule car celle-ci pourrait éclater et expulser de fins débris de verre à la volée.
Vérifiez aussi systématiquement l’état de la pile dans le flash car elle a souvent été oubliée et dans ce cas, cherchez en un autre exemplaire car l’acide aura tout rongé. Il suffit d’ôter les deux vis sous le flash pour faire tomber la plaque de sécurité et avoir accès à l’intérieur. Vous pouvez y placer une pile AA de 1,5v moderne.
Pour le réglage des distances, il suffit, appareil entre les deux mains, de pousser ou tirer du bout des index les 2 curseurs marqués 1 vers la gauche ou la droite. En vérifiant dans le viseur du télémètre, vous verrez le patch jaune se superposer à l’image fixe (télémètre à coïncidence). Une échelle de distance, avec des pictogrammes, permet aussi une mise au point rapide mais moins précise.
Que penser de l’appareil ?
Sorti de 1969 à 1971, c’est un appareil bien construit, pour peu qu’on le respecte. En effet, l’oubli de pile à l’intérieur en a ruiné plus d’un. Ensuite, le soufflet mérite toute votre attention car il peut se décoller et se froisser si vous le malmenez. Des réparations sont possibles mais hasardeuses. Mieux vaut alors trouver un appareil donneur pour procéder à un échange. Des tutoriels existent sur la Grande Toile pour cette opération délicate.
Pour d’autres manipulations, comme le changement de pile, le chargement, etc. je vous recommande le site suivant : Ressurect a Polaroid Land Camera.
J’ai eu la chance d’acquérir un très bel exemplaire, dans sa boite d’origine, avec le mode d’emploi, le flash (neuf), quelques ampoules en M3 et des accessoires peu communs : le retardateur Polaroid et un complément optique, le filtre orange (#516) de la marque.
Le filtre se clipse sur l’objectif et le devant de la cellule, tandis que le retardateur se vise sur le déclencheur. D’autres compléments optiques existaient, comme pour faire des portraits, des close-up, etc. Tous les modèles de la série Automatic Land ne pouvaient recevoir ces accessoires (par exemple, pas le 320 mais bien celui-ci et le 350).
Personnellement je trouve cet Automatic Land 340 intéressant, pour son format et son côté vintage assumé mais je regrette que les films Fuji soient si difficiles à trouver dans des prix réalistes et acceptables (allez faire un tour sur Ebay pour mieux comprendre). Enfin, ne nous leurrons pas, ceux-ci ne font plus partie de stocks inépuisables et ils finiront bien un jour par ne plus exister du tout. Appel du pied au nouveaux propriétaires de la marque Polaroid pour relancer cette production qui en rendrait plus d’un heureux !
Mais ne boudons pas notre plaisir de faire de belles photos instantanées à l’ancienne avec ce bel appareil, qui ne vous laissera pas passer inaperçu.
Et puis, pratiquer la photo instantanée c’est comme revivre à chaque fois la magie de la photographie, celle de l’instant où se révèle l’image qui vient d’être prise, là, entre vos mains.
Il faut toutefois ne pas oublier que ce plaisir à un coût, non négligeables avec ce type d’appareil ancien.
Mais ces photos vous apporteront aussi un négatif, que vous n’aurez pas avec les moyens modernes de photos instantanées. Ce négatif, vous pourrez le retravailler si besoin, en faire des œuvres indépendantes, bref, innover … comme le faisait les anciens utilisateurs des Automatic Land.
Au niveau prix, sachant tout ce qui a été dit auparavant, ne jetez pas votre argent par les fenêtres : vous ne devriez pas dépenser plus de 40€ pour un bel exemplaire complet et utilisable. Notez que j’ai déjà vu des prix affolants pour certains modèles particuliers de la gamme. Soyez raisonnable, faites-vous plaisir mais ne vous laissez pas pigeonner par des aiglefins dans scrupules car il y aura encore le prix du film ensuite à prendre en considération.
Oui, je sais, quand on aime, on ne compte pas …. mais quand même !
Videos d’illustration
Pour le charger
Si vous avez le cœur bien accroché, osez ce dernier film (moi j’ai pas pu aller au bout !).
Un peu de technique
Mise au point télémétrique séparée et viseur à correction de parallaxe Mise au point manuelle du télémètre couplé Vitesses d’obturation de 10 secondes à 1/1200 s Objectif en verre 114 mm f/8,8 à 3 éléments (triplet) Plage d’ouverture f/8,8 à f/46 Exposition automatique à priorité d’ouverture avec l’aide de « l’œil électrique » Compensation d’exposition à l’aide du cadran d’éclaircissement/assombrissement Film série 100/660, format négatif/impression 8,8 x 10,5cm Minuterie de développement mécanique (inutile de nos jours car le film Fuji se développe automatiquement) Corps en plastique et métal Batterie 4,5 V remplacée par 3 piles de 1,5v (modification à faire)
Possibilité d’adjoindre des compléments optiques et un retardateur mécanique.
Si vous avez lu les différents articles que j’ai consacrés aux appareils instantanés, vous aurez peut-être posé le même constat que moi au sujet des Polaroid : quelle inventivité !
Je vous avoue qu’au début de mes découvertes sur les appareils instantanés, j’étais un peu septique car j’avais le sentiment que la marque recyclait souvent le même modèle sous des appellations différentes, sans grands changements.
De fait, mais des spécialistes me feront peut-être remarquer que je me trompe, pour les modèles 600 et les SX-70 en dur (non pliants), il y eut peu d’évolutions, si ce n’est cosmétiques et par petites touches : on passe d’un fix-focus à un réglage de la distance succinct, on ajoute des lentilles pour faire des close-up ; ici et là, on ajoute un flash intégré plutôt que des lampes ; in fine, on ajoute un autofocus original par sonar mais qui semble peu évoluer au fil du temps.
Et pourtant, des premiers films en rouleau aux derniers en cassette, que de chemin parcouru, que d’inventions brevetées, que d’idées inédites mises en place, que d’appareils vendus, que de photos instantanées. Petit florilège :
En 1950, système du temps de pose automatique
En 1963 premier film instantané couleur
En 1972 premier reflex pliant, le SX-70
En 1974, Polaroid estimait à 1 milliard les photos prises avec le seul SX-70
En 1976, premier autofocus par sonar
En 1977, lancement du Polavision, un film super 8 a développement instantané
En 1981, lancement du Polaroid 600, décliné en une multitude de formes, de toutes les couleurs (il durera 20 ans)
En 1983, lancement du film diapositive Polachrome à développement instantané
En 1986, lancement des appareils Spectra et de leur nouveau film
A la mort de Land (1991), la somme de ses travaux représentent 537 brevets
Tout ça pour une charmante petite demoiselle, Jennifer (3 ans), qui avait demandé à son papa pourquoi elle ne pouvait pas voir tout de suite la photo qu’il avait prise d’elle avec son Rolleiflex …
Les boitiers Polaroid, sous des dehors simples, généralement peu couteux, sont truffés d’idées géniales, que l’on découvre souvent quand on démonte un boitier ou lorsqu’on prend la peine de lire de la documentation sur tel ou tel modèle, comme ces lentilles en forme de haricot qui, grâce à leur forme, permettent une mise au point presque parfaite, hélas parfois gâchée par des lentilles en plastique (question de coût !).
Parfois j’ai envie d’en démonter plusieurs pour n’en faire qu’un avec les meilleures pièces de l’un et de l’autre : des lentilles en verre, un sonar, un télémètre intégré dans le viseur, un système de mesure de la lumière, de nouvelles piles, …
Et je regrette que certains films ne soient plus reconduits, comme les pack 100 ou les Spectra.
Un mot à ce sujet : certains vendeurs de vieux Polaroid (Spectra, Image System, Pack 80 et Pack 100, film en rouleau !!) vous jureront sur ce qu’ils ont de plus cher qu’on trouve encore les films via Internet, en Pologne, en Russie (c’est pas gagné avec l’embargo), en Hollande. Soyons clair à ce sujet, c’est non.
Les seuls qui possèdent à ce jour les licences Polaroid sont … Polaroid. Mais entendons-nous bien, Polaroid a cessé ses activités en 2008. Impossible Project (qui est effectivement né et basé en Hollande) a repris la production des films en 2010, puis s’est appelé Polaroid Originals avant de revenir au nom initial de Polaroid.
Les Pack 100 qui sont encore en vente (des films Fuji) datent pour les derniers de 2013 (Fuji FP3000B, noir et blanc) et 2016 (Fuji FP100C, couleurs). Pour les Specra, il datent de 2019, moment où Polaroid Originals a décidé de ne plus suivre ces films au prétexte que les appareils, sortis en 1986, n’étaient plus fiables et viables. Les films 500 – Joycam – Izone n’existent plus depuis 2007. Quant aux films en rouleaux, ils n’existent plus depuis près de cinquante ans.
Il est toujours possible d’utiliser certains films forcément périmés, mais c’est très aléatoire, surtout si vous ne savez pas comment ils ont été conservé. La chimie s’épuise et parfois même, les pack rouillent sous l’action des produits qui percolent à travers les papiers. Inutilisables.
Enfin, je vous laisse découvrir aussi ce monde merveilleux et toujours amusant de la photographie instantanée car la multitude des modèles, leurs variations (couleurs, appellations) sont un formidable terrain de jeu.
Attention toutefois, la collectionnite aigüe pourrait vous guetter !
Petit exemple de quelques modèles emblématiques : Polaroid J66, Polaroid Zip, Polaroid 600, nouveau Polaroid avec pile rechargeable intégrée, Polaroid 320 avec une photo d’époque.
Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté il y a un moment déjà le Polaroid SX-70, l’original, sorti en 1972.
Je vais donc vous renvoyer à cet article pour la partie historique et technique de l’engin.
Celui que je vais vous présenter aujourd’hui, le SX-70 Sonar Autofocus, est l’aboutissement de la gamme.
C’est sur une brocante dans le Brabant Wallon que j’ai pu mettre la main sur cet exemplaire. Il appartenait à une photographe, passionnée de Polaroid, qui devait, à son grand regret, s’en défaire. Je lui ai assuré que j’en prendrais soin et qu’il ferait l’objet d’un article.
Présentation du Polaroid Land SX-70 Sonar Autofocus.
Cet appareil fut introduit en 1978, soit quelques années après le SX-70 original. S’il garde sa forme rectangulaire si caractéristique, il est néanmoins plus grand. Mais comme son aïeul, il se déplie et il reste un réflex étonnant.
Sa particularité, c’est ce rond en nid d’abeille, au dessus du viseur : c’est le sonar qui assure l’autofocus.
Le sonar envoie des ultra-sons vers le sujet, qui renvoie l’onde vers l’appareil. Un calculateur interne va dès lors établir la distance parcourue par l’onde et régler l’appareil en conséquence (voyez les vidéos ci-dessous). Notez que l’on peut toujours faire un réglage de la distance manuellement, mais pourquoi se priver du progrès ?
J’écris cela en me moquant gentiment, mais il y a des cas où le sonar se laisse piéger et on est alors bien content de pouvoir faire manuellement le réglage. C’est le cas lorsque vous photographiez à travers une vitre car l’obstacle ainsi créé renvoie l’onde et fausse l’estimation de la distance au sujet qui est de l’autre côté. Pour le débrancher, il faut pousser sur le petit curseur à droite du nid d’abeille (un trait rouge apparaît). Utile aussi lorsque le sonar patine et n’arrive pas à faire la mise au point.
Pour le reste, l’appareil est identique : il garde son excellent objectif 116mm en verre à 4 éléments ouvrant de f8 à f22 ; son obturateur est toujours électronique, asservi à la cellule, donnant des vitesses de 10s à 1/175s. Étonnamment, sa mise au point minimale est de 30cm.
Comme tous les Polaroid, il adore la lumière et vous pouvez monter un flash sur le dessus du module sonar.Soit un flash Polaroid dédié, soit un flash moderne, soit des barres de flashs à usage unique (2×5 lampes). Personnellement, j’utilise un flash électronique Mint Flash Bar 2 bien plus pratique à manipuler et qui permet des fantaisies car il est livré avec des filtres colorés. Comptez quand même +/- 95€ pour ce flash.
Un mot encore du viseur, réflex. Lorsque la mise au point se fait, manuelle ou automatique, vous voyez dans le viseur les changements. Sur ce modèle, il n’y a pas de sitgnomètre à coïncidence mais la visée est très claire et donc la mise au point est facile à effectuer.
Que penser de cet appareil ?
Esthétiquement, le SX-70 avec Sonar est moins équilibré car le module allonge sa forme de 6cm. Ce n’est pas rédhibitoire, mais un peu moins équilibré.
A l’origine, le film prévu pour le SX-70 comptait 150Iso de sensibilité.Mais de nos jours, les nouveaux films Polaroid sont sensiblement plus rapides. Pour éviter des surexpositions involontaires, tournez la molette de réglage de l’exposition vers le noir d’au moins un voire deux crans.
En principe, en cas de surexposition, un signal apparait dans le viseur. Dans ce cas, tournez la molette à fond vers le noir.
Comme pour le SX-70 original, ne forcez jamais ni pour l’ouvrir ni pour le replier, même si l’ouverture demande un peu de force. Poussez à fonds le levier à gauche du soufflet en caoutchouc pour le bloquer et, inversement, appuyez en son centre pour le replier.
Ces petites précautions prises, vous aurez-là entre vos mains le meilleur de Polaroid dans un design franchement original et surprenant, qui ne vous laissera pas passer inaperçu dans la rue.
C’est un de ces appareils iconiques qu’il faut avoir essayé au moins une fois dans sa vie, si on en a l’occasion.
Attention, comme tous les objets hors de l’ordinaire, son prix est conséquent : comptez environ 250€ pour un exemplaire en parfaite condition.
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
Nom :
SX-70 Sonar Autofocus
Marque :
Polaroid®
Type :
intégral SX-70
Année de fabrication :
1978
Lentille :
116mm / 4 éléments
Obturateur :
Electronique avec cellule
Vitesses :
1/175 à 10 sec
Ouverture :
f/8 – f/22
Mise au point :
Autofocus par sonar
ISO :
150
Indice de rareté :
courant
Description :
Modèle similaire au « SX-70 Alpha 1 » excepté : – L’autofocus par sonar. – L’alerte de sous exposition. – La mise au point manuel possible.
Dans une caisse pleine de vieux appareils disparates et en fort mauvais état, je trouve ce gros Polaroid, pas trop amoché.
Petite négociation sur le prix et hop, dans le sac à dos. Ouf, celui-là, je sens bien sa présence, quel poids !
Mais que voulez-vous, il m’intrigue et décemment, je ne pouvais pas le laisser là …
Un peu d’histoire.
Je ne vais pas refaire tout l’histoire de Polaroid, vous la trouverez dans les multiples articles que j’ai déjà consacrés à cette marque mythique et prolifique.
Juste revenir sur la genèse des films (enfin, en partie, sinon nous sommes bons pour un long moment) : à l’origine, en 1948, le film Polaroid se présente en rouleau (le Type 41 sépia, suivi du Type 42 en N/B), puis ils évolueront peu à peu jusqu’en 1963 et il y aura 18 références différentes pour les premiers appareils. Les derniers films en rouleau seront produits en 1991.
Ce seront, par exemple, pour les appareils (et leurs déclinaisons) : Polaroid Model 95, Polaroid Model 100, Polaroid Model 110 (Pathfinder), Polaroid Model 120, Polaroid Model 150, Polaroid Model 700, Polaroid Model 800, Polaroid Model 900, Polaroid Model J66
A partir de 1962, c’est la naissance des « films Pack » , les FP 80. Ceux-là marquent le lancement de la photo instantanée en couleur. Pourquoi « film Pack » ? Parce que cette fois les films se présentent dans une cassette en plastique. Le film, en fait chaque future photo, est dans une enveloppe scellée qui contient le négatif, la surface sensible et la chimie. Quant la photo est prise, le film se développe à l’abri de la lumière dans cette enveloppe.
L’image est carrée avec une fine bordure blanche autour.
La liste des appareils est très longue mais ils sont généralement imposants, en plastique dur comme par exemple les Polaroid The Reporter, Polaroid EE100, Polaroid ProPack, Polaroid Electric Zip, Polaroid Minute Maker, Polaroid Square Shooter, Polaroid The Clincher, Polaroid Zip, Polaroid Colorpack 80, Polaroid Colorpack 88, Polaroid Colour Swinger , Polaroid EE22, Polaroid EE38, Polaroid Instant 10, Polaroid Super Swinger et leurs nombreuses déclinaisons.
Toujours à partir de 1962 (quand j’écrivais que c’était une bonne année !), apparait aussi le »film Pack 100″ ou FP 100. Ici, il y aura deux types d’appareils : ceux comme le Colorpak 80, en plastique dur et toujours imposant, et ceux à soufflet comme le Land 320, tout aussi encombrant.
Le film est aussi en cassette, comme le Pack 80 mais l’image est rectangulaire avec une fine bordure blanche.
Petite particularité : Fujifilm a aussi produit des films en Pack 100 jusqu’en 2018, les FP-100C en couleur ou le FP-3000B en N/B.
Dix ans plus tard, en 1972 donc, apparait une autre cassette, la SX-70. C’est une petite révolution car cette fois les films se développent en pleine lumière. A l’occasion de la sortie de ce nouveau film apparait aussi un nouvel appareil, extraordinaire, le SX-70.
Il est pliant et c’est un réflex. Certains modèles seront même équipés d’un sonar pour assurer l’autofocus.
Mais à côté de ce petit bijou, il y aura des appareils en plastique dur comme le 1000, qui aura la chance de porter la fameuse bande tricolore. Là, le format de l’image redevient carré avec un bande blanche autour, un peu plus épaisse en bas.
Ici encore, la liste des appareils est très longue. Citons quelques exemples : Polaroid SX-70, Polaroid SX-70 Executive, Polaroid SX-70 Sonar OneStep, Polaroid TimeZero SX-70 AutoFocus, Polaroid Encore!, Polaroid OneStep, Polaroid Presto!, Polaroid Pronto!, Sonar OneStep, Polaroid Super Clincher, Polaroid The Button, Polaroid TimeZero OneStep, olaroid 500, Polaroid 1000, Polaroid 1000 S, Polaroid Supercolor AutoFocus, Polaroid Supercolor AutoFocus 3500
Ensuite, naissance en 1973 du film sans doute le plus connu, le 600. Celui-là se développe aussi en pleine lumière. Il offre une image carrée, comme le SX-70, avec des bords blancs, le bord en bas étant plus large. Ce film sera fabriqué par Polaroid jusqu’en 2007 mais il continue, comme le SX-70, a être produit par la nouvelle société Polaroid (Impossible Project a repris la suite de Polaroid, en faillite, dès 2008; ils se sont ensuite appelé Polaroid Originals et enfin sont (re)devenus Polaroid).
La liste des appareils est presque interminable, alors citons-en quelques uns aussi : Polaroid Sun 640, Polaroid Amigo 610, Polaroid Barbie, Polaroid Business Edition 600, Polaroid Cool Cam, Polaroid Impulse, Polaroid Impulse AF, Polaroid Job Pro, Polaroid OneStep 600, Polaroid 600 LMS, Polaroid One, Polaroid OneStep Express, Polaroid One 600 Classic, Polaroid OneStep AF, Polaroid OneStep Talking Camera, Polaroid Pronto 600, Polaroid Quick 610, Polaroid SLR 680, Polaroid SLR 690, Polaroid SpiceCam, Polaroid Spirit, Polaroid Supercolor 635 CL, Polaroid Supercolor 645 CL, Polaroid Supercolor 670 AF, Polaroid Taz, Polaroid Legoland, Polaroid Hello Kitty, Polaroid 636 Double Exposure, Polaroid 660 Autofocus et leurs nombreuses déclinaisons.
Puis, 1972, naissance d’un nouveau film et d’une nouvelle gamme d’appareils, les Spectra.
Ce nouveau film propose non plus une image carrée mais rectangulaire, avec des bords blancs toujours. Les appareils font partie d’un « system Image » et sont généralement très soignés et plus perfectionnés que les appareils de la gamme 600.
Citons par exemple, les Polaroid Image, Polaroid Image Elite Pro, Polaroid Spectra, Polaroid Spectra 1200si, Polaroid Spectra 1200FF, Polaroid Spectra Onyx, Polaroid Spectra Pro, Polaroid Pro Cam, Polaroid Macro 5 SLR, Polaroid Spectra SE.
Ces films ne sont plus fabriqués, malheureusement. Impossible Project en avait repris la production mais ils ont argué une déficience des appareils de la gamme Image pour arrêter la fabrication.
Enfin, au seuil des années quatre-vingt, citons encore les Polaroid 500 et les appareils Captiva, JoyCam, PopShots, Vision, qui fonctionnent avec du film 500. Les Polaroid i-Zone avec les i-Zone, i-Zone convertible, i-Zone 200, i-Zone digital combo, i-Zone avec radio, Xiao qui utilisent du film i-Zone autocollant et enfin les Polaroid Mio avec les films Mio, qui sont très semblables aux actuels Fujifilm Instax Mini.
Ces films ne sont plus produits depuis 2008.
Pour clôturer cette longue liste, sachez que le « nouveau » Polaroid propose dorénavant un film IType 600 qui est le même que le film 600 sauf que ce film ne contient pas de pile puisque c’est l’appareil qui la contient. Ne vous trompez dont pas si vous achetez du film 600 : pour un ancien appareil, c’est le 600 Vintage ou 600 tout court ; pour les nouveaux appareils, c’est le IType 600.
Des rumeurs persistantes disent qu’en Pologne il est encore possible de trouver tous les films Polaroid. Disons que ça fait partie des légendes urbaines. Vous pourriez encore trouver certaines références sur Ebay, mais à des prix exorbitants pour des films absolument tous périmés depuis très longtemps.
Présentation du Polaroid Land Camera J66.
Le Polaroid Land Camera J66 sera produit de 1961 à 1963. Il utilisait du film en rouleau de type 40, plus précisément le T47, un film N/B.
Il sera produit en masse (plus de 900.000 exemplaires) mais surtout, il sera le premier pas vers des appareils automatiques destinés au grand public.
Ce fut un succès : vendu à bas prix (89$) et simple d’utilisation, il avait tout pour plaire aux amateurs.
Il sera aussi le dernier appareil photo argentique de Polaroid, au sens ou après lui se seront des appareils avec des Pack, c’est-à-dire des images placées dans une boite en plastique, prédécoupées à la bonne taille, avec la chimie comprise dans le pack et non plus un film en rouleau.
A la fin de production, en 1963, apparait les Pack 80 et Pack 100 et une nouvelle ère avec de nouveaux appareils.
Si vous regardez la face avant de l’appareil, ce qui frappe, c’est la cellule au sélénium, assez imposante, à côté de l’objectif. C’est elle qui assure l’automatisme car elle détermine la vitesse d’obturation, l’ouverture étant fixe à f19. Il est impossible de faire le moindre réglage manuellement.
Le mécanisme d’obturation de cet appareil photo est de conception plutôt inhabituelle et consiste en un disque rotatif fendu qui est contrôlé par un vérin pneumatique. La cellule du compteur contrôle une palette qui à son tour régule le flux d’air provenant du cylindre, permettant ainsi une gamme de vitesses d’obturation qui s’échelonnent de 1/15s à 1/1000s. Le posemètre indique à l’appareil la quantité de lumière ambiante afin d’obtenir une exposition correcte pour le film T47, qui est un film N/B de 3000Iso.
En fait, l’appareil ne peut travailler qu’avec ce film, sauf si on lui adjoint un kit adaptateur pour la couleur. En fait, un filtre que l’on place derrière l’objectif, dans la chambre, pour pouvoir utiliser les films couleurs qui autrement seraient fortement surexposés et un second que l’on place que le devant et qui « corrige » la cellule en l’occultant partiellement (« adapter for film T46 color film »).
Son objectif est un ménisque en plastique, disons, heu … de médiocre qualité ouvrant à f19. En tout cas pour les tous premiers modèles de 1962. L’objectif évoluera peu mais offrira ensuite une ouverture de f14,5.
Sur le côté de l’objectif, il y a un flash monté sur charnière et inclinable. Il utilise des ampoules AG-1. L’avantage de sa conception est qu’on peut le tourner et le faire pivoter pour avoir un flash indirect ou direct. Malheureusement, il est manquant sur cet exemplaire.
C’est un appareil pliant, comme les 320 plus tard. Il faut donc tirer sur le bloc objectif pour amener les compas à leur ouverture maximum. Un petit réglage supplémentaire, sur le compas, permet de se mettre en mode portrait ou paysage.
Pour replier le compas, il suffit d’appuyer, sans forcer, sur la plaquette en dessous des bras de support.
Toujours veiller à ce que le bras qui arme l’obturateur (le bouton blanc à droite du bloc optique) soit mis en position haute avant de refermer l’appareil, sinon ça coince. Sur cet exemplaire, ce fut le cas (parce que manipulé par des c… dans la caisse du vide-grenier).
Pour ouvrir le dos du C66, il y a un verrou, à l’avant, qui débloque tout l’arrière. Deux portes s’ouvrent, libérant le vaste espace pour le film T47.
Vous verrez bien la manœuvre dans la vidéo en dessous.
Sur le dessus, un grand viseur, bien clair et muni de cadre pour la visée, mais déporté. Il y a bien des lignes pour corriger la parallaxe en cas de photo rapprochée mais rien qui corrige la position du viseur. Il se replie sur le corps du J66 pour plus de « compacité ».
Franchement, l’appareil n’est pas aisé à manipuler car il est lourd : 1825gr nu et on a paradoxalement peu de prises. Il faut le tenir à deux mains mais pour armer l’obturateur, il faut en lâcher une car c’est un peu comme sur les vieux pliants, l’armement de l’obturateur se fait séparément du déclencheur, qui est sur le dessus (bouton rouge marqué 2). Attention aussi de ne pas arracher le câble fin qui relie le bloc optique/obturateur et le corps sinon plus rien ne fonctionne.
Ne pas oublier le massicot intégré dans le boitier car n’oublions pas que le film est en rouleau : lorsque la photo est prise, il faut tirer sur le film afin qu’il passe entre les rouleaux et que la chimie se répande sur le négatif et le papier positif. Puis il faut couper la photo à la bonne longueur, grâce à cet accessoire intégré (chiffre 4).
Que penser de cet appareil ?
Disons qu’il est original mais hélas plus guère employable : le film n’existe plus et, de ce que j’ai pu lire ici ou là en préparant l’article, les tentatives de conversion, pour du film 120 ou du film Intax Wide, n’ont pas donné de bons résultats. La faute à la piètre qualité de l’objectif, à la cellule qui est souvent hors service (cellule au sélénium) et ne commande donc plus rien.
Bref, un appareil de décoration de plus. Mais prévoyez une étagère solide, n’oubliez pas ses presque deux kilos.
Si vous en trouvez un pas en trop mauvais état, ne dépensez pas plus de 10€, au delà ce serait un presse-livre de grand luxe !
Ce modèle était possédait un obturateur peu commun qui se compose d’un disque fendu qui est commandé par un vérin pneumatique. Il est le modèle le plus courant de la gamme des appareils compatibles avec les films en rouleaux type 40.
Oui, je sais, je m’étais déjà dit 100 fois « non, plus de Kodak instantané, on ne peut plus trouver de cartouche de film « . C’était sans compter sur celui-ci, qui m’a furieusement rappelé son grand concurrent, le Polaroid SX-70, lui aussi pliant.
Alors au détour d’une énième brocante, j’ai sorti 5€ de mon portefeuille pour acquérir cet appareil qui a l’air neuf, avec sa sacoche de transport doublée de velours bleu.
Mais commençons par le début ….
Un peu d’histoire.
Si vous avez lu les différents articles que j’ai pu consacrer à la marque Polaroid, vous avez déjà quelques pistes pour mieux comprendre le sort tragique qui sera celui de cet appareil.
En effet, si dès 1943, Edwin Land a l’idée géniale de son appareil instantané, c’est en 1948 qu’il présentera le premier boitier, le Polaroid 95.
A l’époque, pas de film en cassette mais en rouleau, appelé Peel-Apart : lorsque vous aviez tiré la photo, il fallait la faire sortir de l’appareil, où elle passe entre 2 rouleaux qui écrasent la chimie, placée dans une sorte de réservoir entre les deux surfaces du film (positif et négatif) et la couper avec le massicot intégré au boitier. Il faut attendre un moment pour séparer le papier du négatif et découvrir la photo qui vient d’être prise.
Initialement en sépia (film type 40), elle deviendra N/B avec le Peel-Apart (film type 41), ce film qui regroupe un négatif et un positif stockés sur 2 bobines indépendantes logées dans la corps de l’appareil. Polaroid concevra 18 types de film en rouleau de 1948 à 1992, avec encore une déclinaison de films en feuilles pour les professionnels qui utilisent des chambre au format 4×5 et 8×10.
En 1963 Polaroid développe un nouveau concept, le film pack (Pack 100), un film dans une cassette ingénieuse et terriblement simple : la boite, que l’on glisse dans l’appareil, contient 10 photos dont les ensembles négatifs/positifs/chimie sont séparés par un ressort et des languettes. Une fois la photo prise, le développement s’effectue en tirant d’abord sur la languette blanche, qui place le négatif exposé en face de la feuille positive de l’image. Puis, il faut tirer sur la languette jaune, attachée à la chimie, qui fait passer les deux feuilles et la chimie entre les rouleaux presseurs, puis à l’extérieur du boitier, en étalant la chimie entre le négatif et le positif, lançant le processus chimique. Quand celle-ci est terminée (quelques minutes suffisent), il suffit de séparer le positif du négatif pour révéler l’image finale.
C’est déjà une avancée par rapport au film en rouleau mais en 1972, Polaroid dévoile son SX-70 et un tout nouveau concept : le film Pack Intégral.
Comme pour les films Pack antérieurs, la cassette est fermée mais à la différence de l’ancien système il n’y a plus ici aucun intervention du photographe après la prise de vue. C’est l’appareil qui éjecte automatiquement la photo et le développement commence au moment où l’épreuve passe entre deux rouleaux presseurs. Ici la photo reste indissociable du support, elle reste attachée au négatif. Autre avantage : plus besoin de gérer le temps de développement et plus de déchets puisque tout reste dans la photo. La cassette propose toujours 10 photos mais en plus elle contient une pile, celle nécessaire au moteur pour l’éjection de la photo et pour l’alimentation du flash.
Les films Pack 600 ou SX-70 feront connaitre au plus grand nombre la photographie instantanée. Ils seront produit jusqu’en 2008, date de la faillite de Polaroid. Ce film sera le « standard » des images à développement instantané. Aujourd’hui encore, il reste le maître étalon auquel on compare les autres produits.
Face au statut hégémonique de Polaroid, Kodak, peu habitué à partager la manne photographique, va aussi se lancer dans la fabrication de films et d’appareils à développement instantané : les EK2 et EK8 suivi ensuite par les EK-200 et EK-300.
Pour la petite histoire, il faut savoir que dans les années soixante (1963 à 1969), Kodak a aidé Poloroid pour la fabrication des premiers films puis la firme n’a pas cru aux débouchés du procédé, et Land va créer ses propres usines.
Résultat, Polaroid va attaquer Kodak (1976) pour protéger ses brevets et après une longue bataille judiciaire de 10 ans, Kodak est condamné à verser près d’un milliard de dollars à Polaroid mais en plus, il ne peut plus construire d’appareils instantanés ni films et il doit rappeler tous les appareils vendus au moment de la sentence avec obligation de les détruire et de dédommager les acheteurs (50$/personne). Une catastrophe économique !
C’est pourquoi il est devenu impossible de trouver des films Kodak en bon état car les stocks qui étaient encore chez les particuliers (chez les professionnels, ils avaient dû retourner à l’usine pour destruction) ont fondu comme neige au soleil ou ont de facto plus de 40 ans.
Pour en revenir à Polaroid, en 2008, la faillite est prononcée et les activités cessent. Mais quelques irréductibles ingénieurs-chimistes finissent par racheter l’usine d’Enschede aux Pays-Bas et sous l’appelation « Impossible Project » relance la fabrication de quelques films, les SX-70 et les 600, les Spectra ainsi que des plans film pour chambre grand format. En 2017, nouveau changement de nom pour s’appeler « Polaroid Originals ». Les films Spectra sont abandonnés au grand dam des possesseurs de ces beaux appareils. Enfin, en 2021, elle devient Polaroid tout court.
Elle continue à développer des appareils et des films SX-70et 600, adaptés aux normes de pollution de l’Union Européenne tout en gardant le procédé apparu en …1972.
Présentation du Kodamatic 980L.
Comme je le précisais en préambule, je l’ai acheté parce que c’est aussi un appareil pliant, comme le SX-70.
Mais ce n’est pas un réflex comme son grand concurrent : il possède un beau viseur, clair, avec des cadres lumineux et des traits pour la correction de la parallaxe mais sur le côté du boitier. La vue n’est pas directe comme celle d’un réflex.
A côté de ça , il possède aussi un autofocus, un flash intégré, un réglage pour le contraste et un compteur de vues. Autre grande différence, il est alimenté par 4 piles AA. Les films Kodak ne contenaient pas de pile.
Le Kodamatic 980L sera fabriqué par Kodak en 1982 (jusqu’en 1986 par Kodak Canada), soit dix ans après le SX-70. S’il est pliant, il n’a pas le même encombrement que son rival : à côté, il parait énorme.
Il suit un Kodamatic 960, plus simple. Comme je l’écrivais plus haut, il possède un flash électronique à thyristors et non plus des flashs à lampes jetables et il gagne un autofocus, le premier et le seul de tous les instantanés made in Kodak.
Le film dédié était le Kodamatic Trimprint HS144.
Source : Instantphoto. Rect/verso de la cartouche Kodak
Bon ici il me faut faire un grand aparté pour que vous puisiez comprendre la spécificité de l’appareil.
Chez Polaroid, le film Intégral couleur a une sensibilité de l’ordre de 100Asa. Il se compose de deux éléments : le négatif et le positif. Le négatif contient des colorants métalliques, qui migreront dans le positif au cours du développement. Une capsule plate, placée sur un de côté du film, contient trois agent chimiques (solution alcaline, opacifiant, dioxyde de titane) nécessaires au développement. Ici, le négatif et le positif sont intimement liés et on ne sait pas les séparer.
L’exposition du film se fait à travers le film positif, qui et complètement transparent au moment de l’exposition. C’est la raison pour laquelle il y a un miroir dans le boitier, pour remettre l’image à l’endroit.
Ensuite, lorsque la vue est prise, le film est entrainé par le moteur et éjecté en passant à travers les deux rouleaux presseurs qui étalent les produits chimiques. La photo est quais terminée en 4 minutes.
Chez Kodak, on adopte aussi le principe d’une cassette scellée contenant les vues (10 aussi) mais le film est exposé par l’arrière du négatif pour que l’image soit vue dans le bon sens, contrairement donc au principe de Polaroid qui expose à travers le film positif. Chaque vue film comprend donc une partie arrière (là où se fait l’exposition), une zone de formation et de réception de l’image, une capsule qui contient la chimie et un « piège » pour absorber le révélateur excédentaire.
La capsule se positionne sur le bord le plus large de la marge blanche alors que le piège est sur le bord opposé. La zone de formation de l’image se trouve donc entre la capsule et le piège. Ici aussi, lorsque la photo est prise, elle passe entre deux rouleaux presseurs qui écrasent la capsule et répandant le révélateur en une couche très fine entre le négatif et le positif. Le derrière du film est en polyester (Estar) lui-même revêtu d’une couche qui rigidifie le film. L’autre face est recouverte d’une couche d’acide et de couches de retardateur. Pendant le traitement, le révélateur pénètre et développe les couches où se trouve l’émulsion, dans la zone de formation de l’image.
L’acide neutralise le révélateur alcalin étalé sur la surface exposée de la zone de formation de l’image, tandis que les couches de retardateurs contrôlent la durée de développement du film.
Quelle est la meilleure solution ? Il semble que celle de Kodak ait quelques sérieux avantages : son film instantané est moins compliqué car la couche frontale ne doit pas être transparente comme chez Polaroid ; ensuite, le réactif chimique est utilisé comme protection contre la lumière pendant le développement. Ce processus assure une résolution plus élevée car la lumière ne doit pas parcourir autant de couches pour atteindre le négatif.
Corollaire de la conception du film, les boitiers sont moins complexes et moins couteux à produire, notamment parce qu’il n’y a pas de miroir. Le chemin du film étant plus simple, on pourrait se contenter d’une simple manivelle pour étaler et éjecter le film.
Enfin, il n’y a pas de pile dans le film, ce qui abaisse son coût et évite le gaspillage d’une cartouche entamée et pas terminée (si la la pile s’épuise entre 2 utilisations).
Mais le jugement rendu par la Justice américaine, qui estime que Kodak a violé 7 brevets appartenant à Polaroid, va stopper net le développement des instantanés.
Fuji, qui se basait sur les brevets utilisés par Kodak, a évité les poursuites en trouvant un arrangement avec Polaroid pour continuer à utiliser les technologies de la photographie instantanée. En contrepartie, le géant japonais allait partager ses recherches sur l’enregistrement sur support magnétique car Polaroid envisageait la photo numérique.
Que penser de l’appareil ?
Pour en revenir à notre Kodamatic 980L, le haut de gamme des instantanés de Kodak, il est intéressant à plus d’un titre : son autofocus d’abord qui évite des mises au point parfois hasardeuses, son flash électronique qui se déclenche à chaque prise de vue, les piles embarquées, des classiques AA qui ne vous ruineront pas.
Je reste toutefois frustré de n’avoir pu trouver des informations plus complètes notamment sur le type d’autofocus utilisé car en 1982 c’était encore les débuts de cette technologie (un Honeywell, un infra rouge, …?).
Hélas, en l’état il est inutilisable. Sauf peut-être à pouvoir le « bidouiller » pour qu’il accepte d’autres types de film. D’aucun s’y sont essayés mais les résultats obtenus étaient décevant, la lentille en plastique ayant des limites très … limitées. Que ce soit en bricolant pour qu’il accepte des films Instax ou du 120, rien n’y fait.
Voilà donc un appareil destiné à la seule collection, d’autant que son aspect est quasi neuf et qu’il a un petit quelque chose de singulier, quand-même.
Un peu de technique.
Tout automatique, ouvertures de f11, f16, f27
Obturateur avec des vitesses de 1/4s – 1/150s
Mise au point automatique (autofocus) de 0,9 m – ∞
D’habitude, je passe ce type de Polaroid car les films ne sont plus fabriqués et il y en a tant sur les brocantes.
Mais ici, en achetant autre chose, le vendeur à tenu à me l’offrir, je n’allais pas dire non.
C’est un appareil qui fait partie des Colorpack, c’est-à-dire des appareils qui acceptent des films non plus en rouleau mais des packs contenant toute la chimie nécessaire au développement instantané de la photo.
Attention, nous ne sommes pas encore au pack intégral, comme les films SX-70 et 600 qui viendront au début des années septante : la différence fondamentale est que le pack intégral comporte la photo non encore révélée, la chimie et la pile qui fait fonctionner l’appareil alors que les packs 80 et 100 ne contiennent que la photo non encore révélée et la chimie nécessaire, la pile étant dans l’appareil et en l’occurrence ici il y en a deux, des piles AA toutes simples.
Ces piles devaient normalement être suffisantes pour une année de prise de vue. La marque conseillait d’ailleurs de les changer une fois l’an pour éviter toute mauvaise surprise pendant une prise de vue car les piles étant à l’intérieur de l’appareil, vous risquiez de gâcher la pellicule en ouvrant la chambre pour changer les piles.
Les Polaroid Colorpack sont nombreux, je vous invite à aller voir leurs caractéristiques sur Polaroid Passion, qui les regroupe.
Lorsque vous déclipsez le gros ressort sur la tranche de l’appareil, le dos s’ouvre sur la chambre, dans laquelle on plaçait une cartouche de film. En dessous (en bleu), le mécanisme qu’il faut faire basculer pour atteindre les deux piles AA.
Cet appareil pouvait indistinctement utiliser du pack 80 ou du pack 100.
Contrairement aux appareils qui utilisent les packs 600 ou SX-70, il faut ici suivre une « séquence » d’actions pour sortir une photo.
Lorsque l’image est captée, il faut sortir manuellement la photo de la chambre puisque le développement se fait « à l’extérieur ».
Je reviens un instant sur les deux systèmes que j’évoque ici, les films 600/SX-70 et les packs 80 ou 100 :
les films 600/SX-70 contiennent la pile et la chimie utile pour le développement de la photo
les packs 80 et 100 ne contiennent que la chimie utile au développement de l’image
le développement se fait, pour les deux, à l’extérieur de l’appareil
les appareils 600/SX-70 possèdent un moteur qui éjecte la photo une fois celle-ci prise
les appareils Colorpack n’ont pas de moteur. Il faut extraire manuellement la photo de l’appareil en tirant dessus vers l’extérieur
les films 600/SX-70 ont un temps de développement assez régulier et fixe et le temps de développement se fait « à l’oeil » puisque l’image se révèle sous vos yeux,
il faut respecter un temps de développement précis pour les films packs. C’est pourquoi certains appareils, comme ce EE66, possède une minuterie externe qui permet de calculer le temps exact avant de pouvoir séparer la photo de son négatif
avec les films 600/SX-70 il n’y a plus de négatif et la photo apparait rapidement sans devoir « peler » la photo de son support.
De fait, lorsque la photo est prise, vous tirez donc sur la languette qui permet de la sortir de l’appareil. Puis il faut poser la photo sur une plaque dite « froide » et qui se cache au dos de l’appareil. La minuterie, fonction du type de film (couleur ou noir et blanc) et de la température externe va donner un temps T pendant lequel l’image va se développer.
Si cette minuterie est un plus intéressant, elle n’est pas gratuite et vient grossir le prix du boitier. Bon, de nos jours, ça n’a plus grande importance, ils sont tous d’occasion.
Pour mieux comprendre la manœuvre, une petite video explicative est utile :
Ceci étant, nous sommes devant un Polaroid, ce qui veut dire qu’il faut de la lumière et qu’il y a, en tout cas ici, des réglages à respecter en fonction des films utilisés : si vous introduisiez un film couleur, il fallait impérativement régler sur 75 et sur 3000 en cas de film noir et blanc.
Sous le capuchon en plastique transparent, près de la minuterie, le bloc pour fixer un flash cube, qui permettait de prendre 4 vues avant d’être changé.
Notez que la « vitre » en plastique reste devant le flash cube et devient un diffuseur. Malin non ?
Il y a encore le traditionnel réglage plus clair – plus foncé (la molette à côté de l’objectif) et la possibilité de bloquer le déclencheur (utile au prix des photos !).
Petite particularité de ces appareils : le fait de devoir tirer sur la photo pour la faire sortir. Ici en dessous, vous voyez une étrange poignée, repliée. En fait, elle sert à se saisir de l’appareil pour pouvoir mieux tirer sur la languette du film. De toute manière, chez Polaroid, ils ont toujours été très didactiques, il suffit de suivre les images imprimées au dos du boitier.
Ce qui est assez amusant avec ce modèle, c’est le viseur, fixé sur le dessus qui lui donne, je trouve, un côté sympathique. Ceci étant, il est très imprécis car il n’y a pas de cadres à l’intérieur et pas de correction de la parallaxe. Pourtant, situé là haut, ce serait bien utile.
Dernier point, on peut régler la distance de prise de vue, de 1,5m à l’infini. C’est un système de « zone focus » car le viseur ne reflète pas la distance choisie.
Voilà, voilà …
Un appareil simple, qui était le plus sophistiqué de sa gamme mais qui, hélas, n’a plus d’utilité car les films en pack 80 ou 100 deviennent quasi introuvables et/ou à des prix que l’utilisation de cet appareil ne mérite pas.
Comme objet de déco, pourquoi pas . Mais pas plus de 10€ s’il est en parfait état.
Petites infos techniques :
Polaroid EE66, sorti en 1976 – 1977
Utilise films pack 80 ou pack 100
Objectifs à 3 lentilles en verre, 114 mm ouvrant à f9,2, mise au point minimum de 1,5m
Mesure électronique avec cellule, sensibilité de 75 ou 3000 Iso
Vitesses automatiques entre 1/500s et 10 s
Flash via flash-cube
Minuterie
Possède une sangle de transport et une poignée pour tirer le film correctement
Oui, je sais, j’ai déjà écris que je n’achèterais plus de Polaroid, et pourtant …
Une brocante à Fleurus et au détour d’un étal, ce beau Polaroid Image Pro retient mon attention, toute mon attention …
Je vous ai déjà présenté le Polaroid Image System (qui reprend l’histoire de la gamme), l’Image Elite et l’Image 2, et comme je suis fatigué, je vous invite à aller les relire, na.
Si l’Image 2 n’a guère plus d’intérêt de nos jours, L’Elite et le Pro sont les hauts de gamme de cette série qui rompait avec les standards Polaroid connus (les SX-70 et le 600).
Hélas, pour des raisons que le cœur ignore, Polaroid Originals n’a pas pu/voulu re-développer la gamme des films Spectra, ceux qui alimentaient ces engins.
On peut encore, parfois, en trouver qui sont toujours utilisables, mais ça devient de plus en plus rare (les piles s’épuisent même si on ne s’en sert pas).
Or ici, coup de chance, il y a encore une cassette de film dedans (vide hélas) et la pile est encore bonne.
Honnêtement, je ne l’ai découvert qu’en nettoyant l’appareil, revenu à la maison.
Et, second coup de chance, j’ai le mode d’emploi multilingue avec l’appareil.
Voilà, voilà, le décor est planté.
Que nous propose cet engin au design futuriste pour son époque ?
Lancé en 1990 sous deux noms, soit Spectra Pro ou Image Pro, il utilise donc le format 9,2×7,3 (contre le format carré 7,9×7,9 du film 600) du film Spectra intégral (ainsi appelé car il contient aussi la chimie et la pile), peut-être plus adapté à un usage paysager (la surface est rectangulaire et non plus carrée).
Le format reste compact et élégant. Intriguant aussi lorsque vous l’utilisez car la plupart des personnes voient le Polaroid à travers la multitude des 600, tantôt carrés, tantôt aux formes un peu adoucies, voire carrément arrondies en fin de vie.
Fermé, il est bien moins haut que le reste de la gamme, excepté le SX-70 pliant, qui reste le champion de la compacité, fermé. Il a sans doute inspiré la gamme des One 600 apparue plus tardivement (2000 – 2001).
Ouvert, il n’est guère plus haut que les modèles Impulse (voir l’Impulse 600 ou Impulse AF qui possède aussi un sonar).
Mais, à la grande différence de ces appareils, il est le plus sophistiqué des Polaroid, jugez-en plutôt :
objectif de 125mm en trois éléments
lentille en verre et non plus en plastique (les lentilles Quintic), enduite
tout automatique
ou au contraire, à pilotage manuel
possibilité de faire des multi-expositions
retardateur de 12 secondes
vitesses de 1/245s à 6 s
ouverture de f10 à f45
prises de vue séquentielles à intervalles fixes et variables
mise au point par sonar
flash électronique du 1/3000s au 1/20000s
temps d’exposition programmés
cellule au silicium pour la mesure ambiante et la gestion de la lumière du flash
compteur de vues (c’est comme ça que je sais qu’il me reste encore 3 photos en magasin étant au chiffre 7)
le traditionnel sélecteur clair/foncé (correcteur d’exposition)
flash débrayable
En plus, un panneau de contrôle, à l’arrière, permet de piloter le boitier via quelques touches :
sélecteur clair foncé
sélecteur pour activer ou désactiver le flash
sélecteur pour activer ou désactiver l’autofocus
sélecteur pour activer ou désactiver le retardateur
sélecteur pour activer ou désactiver le buzzer
sélecteur pour mesure métrique ou en pieds
le compteur de pose
Un témoin de charge du flash est aussi visible à l’arrière (LED rouge qui passe au vert quand il est prêt).
Je peux encore ajouter qu’il est muni d’un filetage pour trépied et que des accessoires, aujourd’hui difficiles à trouver, lui étaient dédiés, comme une télécommande à distance, des filtres créatifs, des bonnettes Close Up (Stand 7500 pour réaliser des photos 1:1ou f112 pour descendre jusqu’à 25cm du sujet)
A cela, déjà impressionnant, j’ajoute qu’il possède un « vrai » viseur, bien clair et lisible même s’il est dépourvu de cadre ou d’une correction de la parallaxe (si, si, au prix où il était vendu, on pouvait être exigeant !).
Franchement, quel dommage qu’il ne soit (presque) plus possible d’alimenter cet Image Pro.
A moins de « bidouiller » des cartouches avec du film 600 à l’intérieur, mais on perd alors la saveur de son large format.
Sa tenue en mains est assez particulière car, une fois ouvert (curseur sur la gauche, en dessous de la courroie de maintient), il faut le tenir entre les mains et actionner le déclencheur avec l’index droit. Quoique, à bien y réfléchir, on le tient ainsi fermement entre les deux mains, ce qui assure une bonne stabilité.
Ah, une petite chose : si vous avez la chance d’encore trouver des films exploitables, lorsque vous vous promenez avec votre appareil, ne le laissez pas ouvert, cette position gaspille l’énergie de la pile et l’appareil est gourmand. Ne pas oublier que la pile du film alimente le moteur, la cellule, le panneau de commande arrière, le flash, le sonar.
Cette condition exige que vous fassiez aussi des photos plus réfléchies, au détriment certes de la spontanéité, mais au prix où sont les films restant, on n’est jamais trop prudent.
Question prix, comptez entre 10 et 20€ pour un bel exemplaire fonctionnel, mais dites-vous que tôt ou tard, ce sera le prix le plus élevé que vous donneriez pour un presse-livre.
Quelques vidéos d’illustration :
Regardez la pub Polaroid au début du film, elle est géniale.
Les manipulations sont identiques à tous les appareils de la gamme Image/Spectra.
Quelques conseils judicieux pour éviter de rater trop de photos.
Petit clin d’œil aux nostalgiques de « Maman j’ai raté l’avion 2 ».
Oui, oui, je sais, j’ai déjà écris je ne sais combien de fois « plus de Polaroid ! ».
Mais voilà, il y en a toujours bien un qui me fait de l’œil et en l’occurrence ici, un 636 tout simple, sauf que celui-ci … parle !
Mais commençons par le début …
Ce 636 Talking Camera date de 1995. Il ne va pas révolutionner le petit monde des Polaroid à film 600, il en garde toute la mécanique et les caractéristiques habituelles, comme le flash intégré, la correction d’exposition, l’exposition automatique.
Polaroid avait déjà tenté la chose en 1994 avec un Talking Sidekick, en 1994, au format différent et un Polaroid OneStep Talking Camera un peu plus proche, lui aussi de 1995.
De fait, le OneStep Talking est un 600 classique à qui ont a donné la parole tandis que le 636 Talking de l’article est un 636 CL (pour Close-Up).
Ce qui change donc par rapport à un 600 classique, c’est l’ajout d’une puce électronique « ChipCorder » qui assure l’enregistrement, le stockage et la restitution du son.
Là où ça fait « bricolage » c’est que cette puce est alimentée par la batterie du film et pas par un apport extérieur. Un appareil sans film neuf est un appareil muet.
Plus grave, un appareil trop bavard va décharger la pile rapidement et vous ne pourrez plus extraire le film de sa cartouche. Il faut absolument changer celle-ci pour que ça redémarre, mais au prix où sont les packs, on va peut-être y réfléchir à deux fois !
Bref, gardons le côté « fun » de l’engin : sa mémoire contient trois messages pré-enregistrés de trois secondes et demies mais il est possible de personnaliser un de ces messages en s’enregistrant soi-même (ou n’importe qui d’autre, voire même de la musique) pendant huit secondes.
C’est au moment de déclencher qu’il va se mettre à « parler », c’est-à-dire à restituer l’un des messages pré-enregistré.
Rassurez-vous, on peut désactiver les messages !
Ces messages préenregistrés varient apparemment selon le territoire dans lequel le boitier a été commercialisé et incluent des versions américaines et espagnoles, ce qui est un peu … peu (toujours rien en français !). La version britannique contient « Souriez, vous êtes sur Polaroid ! » et « Ne dites pas Cheddar, dites FROMAGE ! » sensé faire sourire le sujet photographié.
Le fonctionnement de l’appareil, haut-parleur éteint (ouf !) reste donc celui d’un 636 classique avec mise au point fixe et flash automatique. Il possède un objectif « gros plan » – une lentille qui coulisse devant l’objectif proprement dit – mais il a tendance à rendre encore plus « vague » les images. La qualité d’image restera toujours meilleure en extérieur, par grand soleil.
Ce qui est paradoxal car ce Polaroid a été prévu pour faire de photos en intérieur, lors de fêtes, de rassemblements familiaux, …
Voilà, voilà …
Honnêtement c’est plus un objet de collection qu’un appareil instantané utilisable au quotidien – en tout cas tant que le film sera au prix où il est actuellement.
Mais je ne pouvais pas ne pas vous le présenter, cela aurait été dommage, non ?
Ce n’est pas un modèle courant mais il alimentera joyeusement une collection de ces drôles d’engins à photographier, qui ont fait partie intégrante de l’histoire de la photographie.
Quant au prix, comptez à mon avis 30€ pour un bel exemplaire dans sa boite.
Eh oui, quand il n’y en a plus, il y en a encore … telle pourrait être la devise de la saga Polaroid !
Car je suis tombé sur ce Polasonic 4000, avec son flash Polatronic 5, chez Emmaüs, et il m’a fait pitié …
Donc je l’ai pris, nettoyé et testé, y compris le flash, qui peut être fantaisiste, car finalement, il était comme le maillon manquant de la bande dont je vous ai déjà fait quelques articles, auxquels je vous renvoie, dont celui-ci.
Pour vous faire une opinion de la gamme complète, je m’en réfère à la liste établies par Collection-appareils (que je remercie) :
Je vous avoue que sa couleur ne me plait guère mais il est presque amusant avec son flash sur le dos, il ressemble à un gros … crapaud !
Si vous en trouvez un, dites-vous que ce n’est pas un mauvais appareil, son sonar étant une bonne idée pour la mise au point, performante.
Question prix, comptez dans les 20€ pour un exemplaire en bon état et fonctionnel.
Bon, j’avais émis l’hypothèse de ne plus acheter de Polaroid mais quand l’occasion se présente et qu’ils sont en bon état, je craque (encore).
Ces deux-ci viennent de brocantes, celle du Grand Large à Mons le 29 avril et celle de Haversin, le 1er mai (ben oui, quand il y a du soleil et qu’il ne pleut pas, il faut en profiter en Belgique).
Bref, je ne vais pas être très long, ces deux appareils ne sont pas très différents de ceux de cette gamme que je vous ai présentée (voir Polaroid Land 1500).
Juste une présentation rapide car le Land 1000 est accompagné d’un flash Polatronic 1, qui donne une certaine allure à l’ensemble.
Et pour le Land 2000, vous le présenter dans sa boite d’origine, avec le mode d’emploi.
Quant au troisième, le Polaroid Land 5000 Sonar Autofocus, il est très semblable au Supercolor Autofocus 3500.
J’ai eu la chance de l’acquérir avec sa sacoche d’origine, assez pratique, le mode d’emploi et une rampe de flashbar. Et, surtout, les explications d’époque pour en tirer le meilleur parti.
C’est aussi un appareil utilisant les films SX-70. Son objectif est un 116mm ouvrant à f9,4, avec une mise au point minimale de 90cm.
Il possède le système Ligth Meter (gestion du flash) et reste un tout automatique.
Sorti en même temps (1978) que le célèbre SX-70 pliant, il restait plus abordable car sa construction solide le rendait moins cher à fabriquer. La « mécanique interne » est identique à celle du SX-70 pliant. Et lui possédait déjà un système d’autofocus grâce au sonar qui se cache derrière la lentille dorée en nid d’abeille. Le SX-70 pliant attendra encore 2 ans pour ce perfectionnement (qui l’alourdit au point de vue design).
Trois beaux Polaroid, encore utilisables (film SX-70) qui ont, je vous l’avoue, déjà trouvé preneurs au moment où je clôture ces lignes.
Comme quoi, je pense que j’achèterai bien encore l’un ou l’autre Pola, ils plaisent toujours !
Vous ayant déjà présenté quelques modèles de Polaroid, vous allez vite comprendre le nom de celui-ci, non ?
630 car c’est un appareil qui utilise le film pack 600, celui avec la pile intégrée et 8 vues (10 au moment où cet appareil fut sorti).
LM pour … Ligthmixer, le fameux programme maison qui détermine la quantité de lumière que le flash doit apporter en appoint de la lumière analysée par la cellule (c.-à-d.qu’il fonctionnera presque toujours).
Et ça, vous ne le voyez inscrit nul part, mais il possède aussi le programme SPARR qui permet au flash de se recycler plus rapidement.
Sorti au début des années nonante, il a encore la forme des premiers Polaroid 600, ceux des années quatre-vingt, soit assez carrée.
Et comme eux, il est assez basique : une optique en plastique (ménisque) de 116mm ouvrant à f9, avec une mise au point débutant à 60cm jusque l’infini, non réglable – c’est un fix-focus; un obturateur électronique asservi à la cellule, qui propose des vitesses de 1/4s à 1/200s, un flash électronique intégré et les programmes que je vous ai cités pour gérer le tout.
Ah, et n’oublions pas l’inénarrable curseur pour corriger l’exposition, sous l’objectif.
Il y a quand même quelque chose qui m’échappe : en préparant cet article, j’ai découvert des prix qui varient de 30€ à plus de 100€ pour cet appareil. Et là, je dis STOP car faut pas pousser bobonne dans les orties à ce point !
Il n’est pas exceptionnel, il n’offre rien de transcendant, il n’est même pas sophistiqué. Juste son côté vintage assumé.
La seule aide est une petite diode rouge qui s’allume dans le viseur lorsque vous avez enfoncé à mi course le bouton rouge du déclencheur : elle vous prévient que le flash est chargé et que vous pouvez appuyer à fond sur le bouton pour faire la photo.
Perso, j’ai acheté celui-ci 10€ sur une brocante et croyez-moi, il n’en vaut pas plus.
Avec un peu de patience et de tâtonnements, vous pourrez en tirer quelque chose. N’oubliez pas que le viseur n’est pas dans l’axe de l’objectif et qu’il n’y a pas de correction de la parallaxe indiquée.
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