Les nouveautés en un lieu

Idées cadeaux originales

Ben oui, les fête approchent à grands pas et même si elles seront un peu perturbées cette année, c’est le moment de faire preuve d’imagination, pour redonner un peu de lustre, de fantaisie, de joie à ces jours normalement festifs et gages de retrouvailles.

Si les réseaux sociaux offriront une alternative à l’absence physique, ils sont, par définition, éphémères.

Tandis qu’une photo ou – mieux – un album – est un souvenir que vous aurez plaisir à revoir, pour se souvenir de ces drôles de moments et y (re)trouver des anecdotes, des fous rires, des larmes de joie, des sentiments …

Bien sûr, vous pouvez faire ces photos au numérique, mais pour pousser le plaisir dans ses retranchements, pourquoi ne pas replonger dans la magie de l’argentique, le temps d’une fin d’année qui sera empreinte de nostalgie ?

Je ne vais pas vous faire de liste, d’autres l’ont fait mieux que moi.

Et je vous renvoie sur le site d’un ami, Fred, passionné de N/B dont la découverte du site est une balade dans cet univers particulier et dont le titre résume bien la démarche : Histoires de photo. Il vous parlera matériel et films. Faites lui confiance, il sait vraiment de quoi il parle, vous le verrez sur la qualité de son site.

Sur le site de Benber, vous trouverez aussi un Best Off des appareils argentiques qu’il a testé. Ça peut donner des idées …

Enfin, je n’oublie pas La Fille Renne, qui a consacré une « review argentique » parfois tout à fait décalée sur tous les boitiers anciens qu’elle a déjà testé. A découvrir.

J’ajouterai simplement que faire plaisir ou vous faire plaisir passera par les petites annonces de quelques sites de vente sur Internet. Vous y découvrirez des merveilles à prix généralement abordables. Pour éviter les longs délais de livraison, il est parfois utile de voir ce qu’il y a à vendre dans votre pays ou, à défaut, un pays limitrophe. N’oubliez pas que les transporteurs sont déjà sous pression.

Au niveau des films, outre les indications de Fred pour la France, je recommande toujours Retrocamera en Belgique et Fotoimpex en Allemagne, pour la qualité de leurs offres. Lomography propose aussi une offre amusante : pour 10 pellicules achetées, vous recevrez un appareil Lomo gratuit. N’oublions pas OWAX, encore en Belgique, pour ses films en production artisanale et originale.

Voilà, je pense que vous pourrez faire des heureux, à commencer par vous, car le cadeau offert est le premier plaisir.

Les nouveautés en un lieu

GPS et photographie

Non, je ne vous parlerai pas ici des GPS qui équipent certains boitiers. Ceux là ont pour seule utilité de « géolocaliser » les photos que vous avez prises.

Si cet argument peut avoir un intérêt pour des professionnels, je doute de son utilité pour Monsieur et Madame Tout le Monde, sauf s’ils font 10.000 photos de vacances et qu’ils ne déchargent leurs cartes mémoires qu’une fois l’an, oubliant les endroits parcourus et entr’aperçus dans leur viseur ou sur leur écran arrière !

Vous connaissez mon aversion pour tous ces « fils à la patte » que sont les Wi-Fi et GPS qui non seulement vous tracent mais ouvrent la porte à bien des déboires lorsque vous publiez vos photos sur Internet. Ces données sont dans les Exif de vos photos et des esprits chagrins et mal intentionnés peuvent s’en servir à votre détriment.

Bref, je vous parlerai de cette aide bien utile des GPS de randonnée.

Pourquoi « bien utile » ?

Imaginons une longue balade en forêt, où nous nous laissons rapidement distraire par des ambiances, des champignons, des animaux, des formes étranges …. bref, toutes ces petites choses qui font qu’à un moment donné nous ne savons plus très bien , en revenant sur nos pas, s’il fallait tourner à gauche ou à droite pour retrouver la voiture ….

Imaginons, au détour d’une promenade, cet endroit « terrible » pour faire de l’Urbex mais pour lequel nous ne sommes pas équipés, et qui demandera qu’on le retrouve rapidement …

Imaginons ce paysage qui devrait être magnifique au printemps/été/automne/hiver (au choix) mais que nous découvrons « à la mauvaise saison » ….

Imaginons …. plein d’autres bonnes raisons pour devoir retrouver un chemin, un lieu rapidement et sans trop de prise de tête ni énervement : un GPS de randonnée est fait pour ça !

Imaginons, encore, que vous ayez trouvé une rando magnifique et que vous vouliez la suivre, en la préparant à votre aise, parce qu’elle aligne plusieurs « spots » reconnus pour des images splendides.

« Mais, allez-vous m’objecter, j’ai mon smartphone pour ça ! »

« Certes, vous répondrai-je, mais avez vous pensé à l’autonomie ridicule de ce smartphone, surtout s’il fait froid ? A sa manipulation malaisée si vous êtes en hiver et ganté ? A vos précieuses data qui fondent comme neige au soleil ? etc. »

Parce que, tant qu’à faire, faites aussi vos photos au smartphone !

Sérieusement, un GPS de randonnée est pensé pour ce type d’utilisations et il est généralement étanche à la poussière, au sable et à l’eau, en plus d’être très solide (les chutes ne leur font pas peur – heu, raisonnables, les chutes, pas du 13ème étage !).

Leur autonomie est de plusieurs heures (jusqu’à 50h pour les plus performants), avec batteries ou – plus simplement – avec des piles AA, que l’on trouve partout et qui ne pèsent rien dans le sac (et en plus, elles peuvent être utiles pour le flash).

Est-ce facile à utiliser ?

Oui, et non ! C’est comme utiliser une carte au 1/25000ème, si vous ne l’avez jamais fait, cela vous semblera ardu. Prenez donc le temps : 1. de lire le mode d’emploi, 2. de parcourir la Grande Toile, il y a plein de tutoriels utiles pour comprendre plus vite comment ça fonctionne (voir aussi en bas de page, les références).

C’est cher un GPS de randonnée ?

En neuf, de 150€ plus de 400€ pour les plus performants, mais ceux-ci ne sont pas forcément nécessaires pour l’utilisation que je vous propose (en fait, vous payez des fonctions que vous utiliserez rarement).

En occasion, de 50€ à 200€ pour les mêmes appareils … sur les sites de vente.

Y a t’il une marque de référence ?

Sans conteste, la marque Garmin est la plus connue pour ce genre d’appareils … d’ailleurs je vous avoue que je n’en connais pas d’autres (d’aussi fiable s’entend), quoique Mio en fabrique aussi.

Lequel choisir ?

Un Garmin Etrex 10 coûte plus ou moins 100€ en neuf. Un Etrex 20 environ 200€ en neuf.

Si vous regardez en occasion, un Garmin Etrex 12 channel est sous les 50€, un Etrex 20 généralement sous les 100€ …

En, résumé, si vous voulez partir tranquille, sans (trop) vous soucier de devoir retrouver votre chemin en cas de longue sortie, le GPS de randonnée vous sauvera plus d’une fois la mise et vous permettra de rentrer en toute sécurité.

Quelques références : https://www.comparatifgps.fr/sports-et-fitness/guide-achat-gps-randonnee, https://www.i-trekkings.net/articles-outdoor/comment-bien-utiliser-un-gps-de-randonnee/, https://gps-randonnee.com/ http://www.randogps.net/ pour avoir des idées de randos en France, https://www.youtube.com/watch?v=kdS5WoOdFNk et https://www.altituderando.com/Comment-utiliser-un-GPS-en-randonnee pour apprendre à utiliser son GPS, https://www.youtube.com/watch?v=cyGtSssPzjY pour comment charger des cartes sur son GPS, https://gps-randonnee.com/bien-utiliser-gps-randonnee/ pour configurer son GPS, https://www.auvieuxcampeur.fr/guide-de-choix-gps-randonnee pour vous aider dans votre choix

Les nouveautés en un lieu

… alors voilà quelques bons plans.

Hier j’ai bien râlé sur les soi-disant bonnes affaires citées par la presse spécialisée mais je ne veux pas rester sur une note négative, alors je vous propose quelques pistes pour faire de meilleurs achats.

Si vous le permettez, d’abord posons les bases de ces bons plans :

  1. soit vous voulez acheter du neuf, pour avoir une garantie (deux ans au niveau européen, légalement)
  2. soit vous acceptez de vous tourner vers l’occasion, vérifiée par un professionnel
  3. soit vous achetez de l’occasion pure et simple et vous vous fiez à la réputation des vendeurs

En choisissant la première solution, vous serez tranquille mais votre choix sera « limité » aux appareils alors disponibles sur le marché, au prix imposé. Ceci n’empêche de faire parfois quelques affaires, notamment lors du passage d’un modèle vers un autre, avec la conséquence que souvent il y a des réductions sur « l’ancien » modèle.

Il vous faut être attentif et … patient avec les fins de série, à moins d’opter pour le modèle en cours.

Ah oui, dans certaines grandes chaines, le vendeur est payé pour vous fourguer une assurance, qui ne sert strictement à rien à part leur faire gagner un peu de sous. Franchement, pour avoir déjà entendu cent fois le discours de ces vendeurs, quelques morceaux choisis : « … si vous laisser tomber l’appareil, il sera couvert pour les réparations » (ah oui ? relisez les petits caractères de la dite assurance); « … s’il y a eu des problèmes d’humidité, vous êtes couvert » (heu, à moins d’avoir exposé votre appareil à une averse soutenue, ou l’avoir immergé, ça n’arrive jamais); « … quand vous achetez une voiture neuve, vous partez sans omnium ? » (ça s’appelle de la manipulation) …

La seconde solution est un compromis : un professionnel vous garanti avoir vérifié l’appareil et bien souvent vous propose une protection d’un an maximum. Ceci étant, rare sont ces vendeurs qui ont les compétences et le matériel pour vérifier et, éventuellement, réparer les appareils, à moins qu’ils ne les envoient au SAV (service après vente) des marques. Dans ce cas, le prix de vente va s’en ressentir et la différence ne se justifie pas par rapport au neuf.

Des chaines de vente de seconde main, style Cash Converter, proposent des prix intéressants mais leur garantie est limitée (un an maximum selon le prix). Si vous optez pour un achat dans ce type de magasin, essayez tout de suite l’appareil (batterie, écran, commandes, autofocus) pour déceler rapidement le moindre soucis et retournez le rapidement (toujours faire une copie papier de leur ticket de caisse, imprimé avec des imprimantes thermiques et qui ont la fâcheuse habitude de s’effacer avec le temps). Vérifier que les batteries sont d’origine, tout comme le chargeur, sinon renégociez le prix. Un bon truc aussi, faites un repérage de ce que vous trouvez intéressant, puis vérifiez sur le Net le modèle et sa cote pour éviter l’achat que vous regretterez en rentrant à la maison.

Dans la troisième solution, vous décidez de vous fier au vendeur. Les sites de vente ont mis au point des systèmes de notation des vendeurs qui sont généralement fiables. Rien ne vous empêche de dialoguer avec eux si vous avez des questions particulières sur l’appareil. Si les réponses ne vous satisfont pas, regardez ailleurs.

Les vendeurs vérifiés ne sont pas des arnaqueurs, ils essaient de vendre au juste prix leur matériel. C’est là l’objet des négociations ou enchères. Mais soyons de bon compte : si je vends un appareil 500€, c’est parce que j’ai regardé les prix moyens pratiqués et compte tenu de la qualité de ce que je vends (pas de griffes, écrans protégés, vendu avec accessoires, etc.). Alors, de grâce, ne proposez pas d’emblée 200€, ça vous discrédite comme acheteur.

Enfin, si vous n’habitez pas trop loin l’un de l’autre, arrangez-vous pour vous rencontrer et discuter de l’achat que vous envisagez.

Ce sont des règles de bon sens, auxquelles vous souscrivez déjà généralement, mais une petite piqure de rappel est parfois utile.

Quels sont les appareils intéressants ?

Toutes les options sont possibles, selon vos envies, préférences et budget. Ici je citerai les marques Canon, Olympus, Nikon, Pentax, Sony qui fabriquent ou ont fabriqué les modèles de réflex (DSLR). J’insisterai plus sur les reflex avec miroir de la marque Canon, car je ne connais pas les autres, et très peu des hybrides. Je vous parlerai mieux des appareils que j’ai pu manipuler.

Et je ne ferai pas la litanie des fiches techniques, vous savez comme moi vous servir de la Grande Toile pour aller chercher les infos utiles à ce sujet.

Chez Canon, les Eos 100D, Eos 200D sont des valeurs sûres. Très compacts, vous aurez envie de les emmener partout. Ils sont suffisamment complets pour (presque) tout essayer avec eux et vous pouvez les accompagner d’excellentes optiques au fur et à mesure. N’oubliez pas que ce sont des APS-C (conversion de 1,62). Personnellement, j’ai souvent monté un 17-40 mm f4 série L d’occasion sur mon Eos 100D, ce qui me donnait l’équivalent d’un 24 – 70 de qualité, sans mettre en péril sa compacité et sa légèreté.

Des appareils plus entrée de gamme, comme les Eos 1100D et 1200D (des APS-C) sont suffisants si vous voulez entrer dans le monde du réflex sans autre prétention que ce faire des photos familiales mais de qualité. Ils vous permettront ensuite de progresser si l’envie vous prend d’aller plus loin (et souvent ces appareils sont une entrée de choix pour cette progression). Ils fonctionnent très bien avec les optiques de base, sans être ridicules, loin de là.

Un peu plus « haut de gamme », les Eos 650D et 700D (des APS-C) sont encore parfaitement dans le coup pour des prix qui restent raisonnables. Vous devrez déjà regarder un peu plus à la qualité des optiques, soit avec de bonnes occasions de chez Canon ou chez les opticiens tiers comme Sigma ou Tamron.

En réflex « expert », l’Eos 60D (APC-S) vaut toujours la peine et il vous permettra de goûter aux fonctionnalités de ce type d’appareil, comme par exemple le fait de posséder 2 écrans, ce qui est parfois confortable. A noter aussi que cet appareil possède un écran arrière orientable, idéal pour les prises de vue originales. Un bon objectif est recommandé, chez Canon ou Sigma.

Au même niveau, un Canon Eos 7D (APC-S) reste une valeur sûre. J’ai opté pour ce modèle pour soutenir mon Eos 5D Mark III. Il va remplacer mon Eos 6D (qui est donc en vente 😉 dans la rubrique A vendre !).

Vous remarquerez que je ne cite pas les Eos plein format (full frame) parce qu’ils nécessitent des objectifs qualitatifs dont le prix fait monter la facture et que nous sommes parti du principe que nous nous adressons à des personnes qui ont envie de découvrir le monde des reflex.

Dans une autre marque, je citerai les Olympus, qui sont des hybrides en 4/3.

Moi je ne m’y fais pas (vous l’avez peut être déjà lu dans mes autres articles) mais ça n’empêche que ces appareils ont plusieurs avantages.

En vrac, je vous citerai leur encombrement, réduit, qui incite à toujours les avoir avec soi et donc favorise la prise de photos; certains sont tropicalisés et donc les sortir en Belgique n’est pas un soucis; ils sont stabilisés ce qui autorise des prises de vue en faible lumière sans trop de tracas; ils possèdent des fonctions ludiques comme la vue en direct des pauses longues; vous pouvez les équiper de bonnes optiques tant de chez Olympus que de chez Panasonic.

Pour ce qui concerne les moins de ces appareils : prévoir des batteries de réserve car ils sont gourmands.

Donc, dans les valeurs sures, les Olympus OM-D E-M10 d’entrée de gamme, qui sont déjà très bons, l’Olympus OM-D E-M5 qui est l’appareil expert et le OM-D E-M1 qui est le pro. Ceux en Mark I ou II (c.-à-d. première ou seconde générations) sont encore parfaitement dans le coup et restent abordables d’autant que l’annonce de la vente de la division photographie d’Olympus à un groupe d’investissement japonais (voir l’article à ce sujet) a miné chez certains la confiance dans la marque et donc ils se séparent de leur matériel à bon prix … pour vous !

Pour ne pas être taxé de complaisance envers ces deux marques, j’ajoute quelques autres boitiers que je ne connais pas mais pour lesquels j’ai fais quelques recherches pour les intégrer dans cette présentation :

Chez Pentax, le Pentax K-S2, s’il est un entrée de gamme, propose quand même la tropicalisation de son boitier, un viseur à 100% et sa robustesse. Le K 20D, qui est un appareil expert, a aussi de nombreux atouts dont toujours la tropicalisation et une stabilisation mécanique intéressante.

Du côté de Nikon, un DS 7100 avec son ergonomie professionnelle et sa qualité de fabrication est extrêmement intéressant. Tout comme un Nikon D 5500, qui allie compacité, ergonomie, qualité de fabrication à un écran orientable. Plus entrée de gamme, un D 3200 peut séduire par ses coloris différents ou pour son autofocus réactif et sa prise en main agréable.

Les Canon et Nikon ont aussi la plus large gamme d’objectifs propriétaire et tiers qui existe. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont leaders du marché depuis si longtemps.

Pour l’anecdote, mon frère, qui adore aussi la photo est Nikon, je suis Canon. Longues discussions autour des BBQ !

Pour terminer ce petit tour d’horizon des reflex à miroir, passons chez Sony, avec, par exemple, le Sony Alpha 550 avec son autofocus réactif, son écran orientable et sa bonne gestion des ISO. Plus expert, un Alpha 65, qui assure au niveau autofocus, rafale et suivi du sujet, avec un bon viseur clair. La gamme d’objectifs propriétaires et tiers est aussi vaste.

Enfin, pour conclure, les personnes qui vendent ces appareils le font généralement avec leurs accessoires (flash, optiques, etc.), ce qui vous permet de partir tout équipé pour des sommes très raisonnables. En neuf ou chez les vendeurs pro vous devrez bien souvent passer une seconde fois à la caisse, pour les objectifs (sauf si vendu neuf en kit).

A titre d’exemples, vus sur 2ememain.be ce jour (1er décembre 2020 pour vous situer dans le temps) :

  • Canon Eos 700D + 2 objectifs + 2 batteries + sac photo pour 300€
  • Canon EOS 700d + filtre UV (neuf) + sac + trépied avec sac photo pour 380€
  • Canon EOS 650D + objectif EFS-S 18-135mm + sac photo + carte SanDisk 32 Go pour 450€
  • Canon EOS 200d double zoom kit pour 400€
  • Canon EOS 100D et objectif canon esf 18 – 55 f3.5-5.6 Is stm pour 150€
  • Olympus OM-D E-M10 II sans objectif pour 220€
  • Olympus OM-D E-M5 Boîte et accessoires divers (cables, chargeur,…) + Grip original Olympus HLD-6 pour prise de vue verticale et une autonomie accrue + 4 accus + Poignée grip supplémentaire + Flash d’appoint Olympus pour 175€
  • Olympus OM-D EM-1 + sa boîte + chargeur + flash externe (écran orientable, verre protégé) + objectif pancake 12 – 42m pour 285€
  • Pentax K-S2 + Objectif pentax 18mm-55mm + 1 batterie avec chargeur + Rollei Tripod Compact Traveler Star S2 (trépied) + Sac photo Samsonite (gratuit) + 2 livret pentax (gratuit) pour 400€
  • Pentax K 20D + grip pour 200€
  • Nikon DS 7100 dans sa boîte (boitier nu) pour 350€
  • Nikon D 5500 + Nikon 35mm f/1.8 avec pare soleil et filtre uv neuf avec boîte d origine nikon + Nikon 18-55mm VR + 3 batteries + 1 chargeur pour 500€
  • Nikon D3200 reflex + Nikkor 18-55 mm + 55-200 mm + sa boîte et accessoires pour 350€
  • Sony A 550 kit complet avec grip, batteries, 3 objectifs, boîte pour 250€

Les nouveautés en un lieu

Ça m’énerve …

De temps en temps (en fait, pratiquement chaque mois), j’achète un ou deux magazines photo. Soit parce qu’on y parle d’une nouvelle technique, soit qu’on nous rafraichit les idées avec quelques nouveautés, et dans des jours meilleurs, les agendas d’expositions.

Je passe souvent outre les rubriques concours et – surtout – les sempiternelles discussions et essais de tel ou tel appareil nouvellement sorti.

Par contre, et généralement en fin d’année, les rédactions s’ingénient à nous faire le topo des « meilleurs appareils pour (telle) et (telle) année ». tout comme les « meilleurs objectifs », les « meilleurs zooms », les … et un raton laveur !

Ici, c’est Chasseur d’images qui s’y colle avec en dossier du mois « les APS-C et 4/3 d’entrée de gamme », cela reprenant l’offre actuelle et les nouveautés (CI n° 426, décembre 2020)

Bon, des réflex d’entrée de gamme, il y en a quelques uns, qui devraient donner envie à d’aucun de délaisser leur smartphone, voir leur compact pour découvrir une autre manière de faire de la photo.

Sans doute n’est-elle pas la meilleure, ni surtout la seule, mais depuis les années soixante, le réflex a ouvert un boulevard à bien des photographes, amateurs ou chevronnés et professionnels.

Et si aujourd’hui même les marques « historiques » (Canon, Nikon, Olympus, Fuji, Pentax) semblent délaisser le domaine, elles le gardent en vie et continuent de l’améliorer. Avec des solutions différentes (du full frame à l’APS-C en passant pas le 4/3) mais en gardant le principe : la visée à travers l’objectif qui donne directement à voir l’image qui sera capturée.

Je vous entends déjà me dire « hé m’fi, Fuji et Olympus, ça fait un moment qu’ils ont laissé tomber ça, sont tous hybrides maintenant ! »

Et vous aurez raison, ces deux marques ne proposent plus de « vrais » réflex à leur catalogue, mais le marché de l’occasion a encore quelques beaux spécimens, qui commencent à dater néanmoins.

Car oui, la révolution de l’hybride est passée par là : vous continuez à regarder dans le prisme de votre réflex (en tout cas ce qui y ressemble encore) mais la vue que vous voyez est celle que vous délivre le capteur, pas celle que vos yeux voient.

Mais bon, vous connaissez ma réticence à ce sujet.

J’en viens donc à la raison de mon titre « Ça m’énerve ! »

Car je débute ce dossier du mois par un grand titre « photographier sans se ruiner » de bonne augure.

Las, le premier appareil présenté, le Fuji X-T200, dont on nous précise bien qu’il est « le modèle d’entrée de gamme des hybrides APS-C Fuji à monture X » présente un ticket d’entrée (en kit) à 750€.

Le second, le Fuji X-S10, « S comme simple, suffisant, super ! » débute quant à lui à 1000€ mais tout nu ! Certes, il existe en 3 kits, mais le plus basique, c’est un ticket à 1500€

Et la rédaction d’ajouter, sérieusement « tout cela pour 1000€ nu. De quoi séduire ! »

Je vous passe l’Olympus OM-D E-M10 IV à 700€ nu, le Canon Eos M50 à 700€, le Lumix GX9 à 740€ (et qui, que je sache, n’est pas un réflex !!), l’Eos M6 II, le Sony Alpha 6400 (qui n’est pas non plus un reflex), le Nikon Z50 tous à peu ou prou 1000€ pour finalement arriver à l’offre des vrais réflex, c.-à-d. avec un viseur classique.

Et là – enfin – une bonne surprise : deux vrais entrées de gamme qui sont loin d’être ridicules au niveau qualitatif mais qui ont des prix décents pour qui veut se lancer dans l’aventure du réflex.

Le Canon Eos 2000D est à 430€ en kit et le Nikon D3500 à 470€, toujours en kit (donc avec un petit trans standard pour débuter).

Et même si vous voulez monter un peu en gamme, un Nikon D5600 ou un Canon Eos 250D se déclinent, toujours en kit, aux alentours des 600€.

Il faut aller jusqu’au Pentax K-70 ou l’Eos 850D pour frôler les 900€.

Franchement, je crois que les rédacteurs de ces magazines sont comme ceux qui essaient des voitures : déconnectés de la réalité des acheteurs lambdas !

Pour me déplacer d’un point A à un point B, je peux très bien le faire en Dacia Sandero mais c’est tellement plus fun de le faire en Aston Martin !

Ouais, sauf que vous et moi (en tout cas moi), nous pouvons trouver les 8960€ de la Sandero mais je ne chercherai même pas les 139.000€ de la Vantage V8 (et c’est la moins chère de la gamme) !

Car, franchement, si je veux découvrir les règles de la photo, je n’ai absolument pas besoin d’un menu kilométrique aux détours plus que douteux, avec des termes étranges mais de notions claires et faciles à mettre en oeuvre.

Et pour ça, croyez moi, un Canon Eos 2000D ou un Nikon D3500 le font extrêmement bien et la qualité de leurs photos ne pourra être délicate que dans des conditions extrêmes, qui ne seront pas celles des prises de vue d’un amateur.

Je l’ai déjà écris plus d’une fois, mais un appareil photo, un boitier, ce n’est jamais qu’une chambre noire dans laquelle aboutissent les rayons lumineux qui feront votre photo. C’est la qualité de l’optique qui prime. Le reste – et je vais être abrupt – c’est du marketing !

Des photographes comme McCurry, Salgado, Reiza, Depardon, …. n’ont pas attendu de lire un mode d’emploi de 590 pages (dont environ 200 consacrées à la prise de vidéos !?) pour faire de bonnes photos.

Ils les ont faites à une époque ou le « triangle d’exposition » suffisait. Le moindre des automatismes de ces appareils d’entrée de gamme les auraient déjà comblé.

Alors, ok pour de la technologie si elle est – vraiment – utile mais si elle en sert que de prétexte pour nous pomper 600€ de plus pour faire les mêmes photos, là je dis NON.

Si, demain, après vous êtes fait les yeux, les réflexes, les idées sur votre petit boitier d’entrée de gamme, vous avez envie d’évoluer, vous comprendrez pourquoi et vous aurez la latitude de choisir un boitier mieux adapté à votre manière de photographier (portrait, sport, paysage, etc).

Puissent nos rédacteurs en chef des magazines photos y penser …

Les nouveautés en un lieu

Blue, Green, Black days …

Depuis quasi le début de la semaine, chez certaines enseignes, c’est le Black Fridays !

Pour d’autres, plus raisonnables, de sera du vendredi au dimanche minuit, suivi encore par un Cyber Monday (tant qu’il y en a, autant en abuser !)

Bref, ces quelques jours seront des jours de folie pour certains, renforcés encore par le confinement quasi généralisé du monde. Et se seront surtout les grandes plateformes qui en profiteront, d’Alibaba à Amazone, en passant par Bol et consorts.

Pourtant de nombreux commerçants ont aussi investis, contraints et forcés par les évènements, dans des systèmes de vente par Internet, via FB ou via des sites, parfois vite construits, pour eux aussi espérer liquider les stocks qui se sont accumulés dans leurs boutiques et arrières boutiques.

Face à cette déferlante consumériste, quelques voix discordantes, et c’est tant mieux : je parle ici du Blue et du Green Day.

En Belgique à tout le moins, des commerçants plus sensibilisés que d’autres aux aspects sociétaux et responsables de ce qu’ils vendent et à la manière dont ils vendent, les ont poussés à inventer ces nouveaux concepts.

Si celui du Blue s’apparente plus à un « blues » passager, dicté encore une fois par les circonstances inhabituelles que nous traversons, il est néanmoins le reflet de la détresse de ces commerçants et devrait nous inciter à les encourager, localement plutôt que de toujours favoriser les grands acteurs.

Pensez dont aux coûts cachés de ce que vous achetez : ça à l’air moins cher, pourquoi ? Parce que les travailleurs ne sont pas respectés, parce que les coûts de transports – qui se fichent de notre belle boule bleue – sont escamotés, parce que ces acteurs se moquent de faire traverser la planète à des produits inutiles et de faible valeur de durabilité, parce que ces acteurs ne paient pas les impôts qui permettraient aux états d’assurer le confort de leur population la plus précarisée !

Enfin, il y a les Green Days. Et ces jours là, je les aime bien moi.

Pourquoi ? Parce que ceux là favorisent le réemploi, la réutilisation, la réparation durable, l’économie circulaire, la durabilité.

Vous croyez que ce ne sont que des grands mots, des concepts à la mode ?

Dans une autre vie, j’ai été un spécialiste de ce que l’on appelle les valoristes, ces personnes qui considèrent que le déchet est une nouvelle matière première et, à tout le moins, que le déchet peut être ré exploité et ne pas (toujours) finir brûlé ou enfoui.

Un exemple ?

Et je pense aux appareils de notre ami Georges, qui redonne vie à des appareils modernes et anciens, dans une hybridation qui fait sens : d’une part le plaisir de garder (ou posséder) un appareil qui est un souvenir d’une autre époque (celle des pionniers) et d’autre part l’alliance de matériel moderne, plus adapté à notre temps (pour certains, plus habitués au monde digital) que l’on aurait jeté parce qu’abimé sans être devenu inutilisable..

En résumé, si vous cherchez à faire des achats, pour des cadeaux par exemple, pensez à ces alternatives qui ont – en plus – le mérite d’être originales …. et la Planète vous dit merci, en passant !

Les nouveautés en un lieu

Connaissez-vous le Pixii ?

Si vous êtes comme moi, un brin curieux, vous en aviez, vaguement, entendu parlé, notamment dans la presse spécialisée.

Je résume : c’est un appareil créé de toutes pièces par un français, David Barth, qui, ne trouvant pas « d’appareil à son œil », a décidé de fabriquer l’appareil « parfait » (pour lui !).

Il s’agit d’un télémétrique avec un capteur APS-C sans écran, celui-ci étant remplacé par une connexion avec votre smartphone.

Bon, des télémétriques sans écran, il y en a déjà eu, chez Leica : le M60 (confidentiel, je vous l’accorde puisque produit à seulement 600 exemplaires), puis le M-D type 262, ensuite le M10-D sorti en 2018 et qui communique aussi avec votre smartphone pour vérifier vos images, les télécharger et les envoyer.

Ok, nous sommes chez Leica et le ticket d’entrée est à 7.650€, nu mais avec 24Mpx en plein format.

Le Pixii, lui, opte pour un capteur de 11Mpx au format APS-C. Notez que pour regarder ses images sur son smartphone c’est plus que suffisant, mais pour faire de la « vraie » photo, c’est un peu juste.

Attention, j’entends par « vraie » photo celle que vous allez tirer dans un format autre que le 10X15, comme par exemple un format d’exposition (30X40).

Maintenant, si votre ambition est de publier sur Instagram ou d’envoyer vos photos à vos « amis » et connaissances, c’est aussi largement suffisant.

Mais cela justifie t-il un achat à 3480€ (version 8Go interne) ?

Soyons de bons comptes, je salue cet entrepreneur qui essaie de mettre au point un nouvel appareil, partant d’une feuille blanche pour lui (il n’est pas du monde de la photo, c’est un ingénieur développeur en software)

Mais quel est son constat de départ ? Devenu père, il s’aperçoit que son Nikon D70 ne lui donne pas le réflex intuitif dont il a besoin pour s’immerger dans la photographie. C’est la rencontre avec un vieux Leica M3 qui est le déclencheur : il comprend enfin la relation particulière de l’œil à son appareil et à son envie de faire des photos. Il achète ensuite un Leica M8, qui achève de le convaincre.

Et pourtant, c’est en utilisant un vieux Leica M2, sans cellule, qui se produit le déclic ! En effet, pour mesurer la lumière, il utilise son … smartphone. « Je me suis dit que si mon appareil pouvait envoyer les photos directement vers mon smartphone, je pourrais les retoucher et les partager facilement » dixit Monsieur Barth.

Je sais, je sais, une génération entière est continuellement scotchée à l’écran de son téléphone dit intelligent, dont les fabricants et les développeurs s’ingénient à lui dire que c’est là l’engin le plus « chill » – à mon époque on disait cool – pour tout, y compris pour ses photos, qu’elle va pouvoir envoyer au monde entier en quelques clics (la planète ne vous dit pas merci).

Et là je dis stop ! Si vous voulez « voir » ce que vous faites, c’est – au moins – sur l’écran d’un PC, calibré correctement, que vous pourrez travailler en toutes certitudes : celle de la justesse de vos couleurs (les dalles des smartphones sont « optimisées » pour flatter le regard, pas la réalité), celle de la précision de vos corrections éventuelles (mettez une fois une de vos photos bidouillée sur votre smartphone sur l’écran d’un PC, vous serrez très surpris des approximations), celle de la précision de votre cadrage … pour commencer !

Lorsque Leica a choisi de retirer l’écran de quelques uns de ses modèles, c’était pour répondre à la demande de certains puristes, qui acceptaient de patienter pour voir le résultat de leurs déambulations photographiques, comme au bon vieux temps de l’argentique.

Ne croyez pas que c’est là une attitude de vieux réactionnaires, fermés à tout progrès, mais plutôt des photographes qui savourent (encore) la patience de la prise de vue, la réflexion lors de celle-ci, le temps de la maturité pour (re)découvrir d’un œil serein les images capturées, afin d’en faire le bon choix, la meilleure évaluation pour une correction éventuelle, pour savourer le souvenir du moment où ils ont pressé le déclencheur …

Au pays de l’argentique – et de plus en plus de personnes, jeunes et très jeunes y compris – ce sont de attitudes qui comptent et qui sont toutes naturelles puisqu’il faut développer le film avant de le voir et d’y travailler si besoin.

A notre époque du « tout tout de suite », les as du marketing vous font croire que l’instantanéité est LA condition acceptable pour exister aux yeux du monde. Triste monde !

Pour en revenir donc à ce Pixii, je me dis que Monsieur Barth s’est trompé d’objectif : créer un nouveau télémétrique, avec des codes différents pour une utilisation facilitée (pour ceux qui n’ont jamais connu l’argentique et ses réglages), incluant une ergonomie repensée et un design personnel, je dis oui et j’applaudis.

Mais vouloir singer un appareil en y ajoutant le fallacieux prétexte d’un travail rapide et expéditif sur un écran minuscule pour se démarquer, c’est une erreur.

Une erreur à 3480€ quand même !

Pour découvrir l’appareil et son concept : PIXII

Sources de l’article : Sciences et Vie Photo numéro 10, décembre – janvier 2021.

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Pluie et brocante ce dimanche matin

Brrr… premier petit matin frisquet entre brouillard et fine pluie … bref, un matin de brocante d’octobre.

Merci Decatlon pour tes petits pulls pas chers et vraiment chauds et – surtout – le petit blouson imperméable car la fine pluie fut bientôt averse soutenue, au grand dam de certains exposants un peu imprévoyants et qui n’avaient pas pensé à prendre des bâches pour couvrir leurs étals.

« Mais pourquoi il nous parle de ça plutôt que de son appareil ? » Parce que j’en profite pour faire une mise en garde quand vous achetez en brocante. En effet, sur au moins trois stands, j’ai vu des appareils prendre eau de toute part sans émouvoir le moins du monde les vendeurs qui, l’averse passée, les ont juste un peu essuyés.

Pas certain que le Canon T70, le Pentax et le Minolta 101 SRT aient apprécié !

Quand je vous écrivais que les vendeurs avaient peu de respect pour nos vieilles machines … mais cela suppose que vous devrez faire deux fois plus attention lors de l’achat d’un appareil sur brocante. Démontez les objectifs pour traquer les traces d’oxydations, les coulées; ouvrez les dos pour faire les mêmes recherches (mousse gorgée d’eau ou moisie); ouvrez les compartiments des piles (humidité ?), surtout s’il y a eu une petite averse avant votre passage sur le stand.

Regardez les bacs du vendeur : ont ils pris la pluie ou ont-ils été protégé; le vendeur fait-il attention à ce qu’il vend (bien rangé ou « brol » indéfinissable dans des caisses en carton)?

Regardez ses autres articles, ont ils déjà pris l’eau (résidu d’eau) ou est il équipé qu’une bâche ?

Vous ne serez jamais à l’abri d’un vendeur peu scrupuleux mais essayez, dans la mesure du possible de vous prémunir d’une mauvaise surprise en adoptant ces quelques précautions.

Pour le reste, je vous renvoie ICI pour mettre toutes les chances de votre côté.

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A côté des jetables, il y a les … récupérables !

Ah, si le marketing a encore de beaux jours devant lui, notre planète, moins !

Je vous parlais, il y a peu des jetables, qui se vendent toujours (il s’en vend encore environ cinq millions d’appareil par an paraît-il).

Et je les opposais aux compacts que vous pouvez trouvez facilement, à des prix très raisonnables et avec des fonctions suffisamment élaborées que pour avoir quelques satisfactions de vos photos.

Et puis, marketing aidant, il y a ce que j’appelle les « récupérables », soit des appareils jetables que l’on ne jette plus !

Lisons bien les spécifications de ces appareils :

  • optique de 31 mm ouverture f10, un seul élément en plastique
  • distance de mise au point mini : 1m jusque l’infini
  • vitesse de l’obturateur : 1/120
  • chargement du film : manuel et avancement manuel aussi
  • viseur : +/- 70% du cadre
  • énergie : une pile AAA (non fournie !)
  • type de films : 200 ou 400 Asa
  • coque en ABS et tout plastoc à l’intérieur

et tout ça pour 37€, frais de port compris.

Bon, ok, les couleurs sont sympa mais … à part ça ?

Franchement, même le pire des compacts des années nonante vous en donne plus pour moins de 30€. Si vous hésitez encore, relisez mes articles sur les différents compacts que j’ai eu entre les mains récemment.

Nous éviterons un gaspillage de ressources parfaitement inutile et vous redécouvrirez des appareils autrement plus performants que ces Kodak « non jetables » !

Les compacts des années nonante ont été produit (déjà) à des millions d’exemplaire. Il en reste forcément l’un ou l’autre dans un tiroir, une caisse au grenier ou à la cave, chez vos parents, votre voisin, les brocantes … personnellement j’en trouve toujours au moins deux à sauver le dimanche matin.

Parfois je me demande si cette bonne vieille Terre tourne encore rond …

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1970 – 1990 où comment perdre en qualité sur vingt ans !

Drôle de constat, non ?

Alors que l’électronique aurait dû aider à l’amélioration de la qualité des appareils, force est de constater qu’il n’est est rien.

Je m’explique : dans les années septante (nos amis français traduiront en soixante-dix), la grande majorité des appareils que l’on pourrait qualifier de compact bénéficient en général d’objectifs de grande qualité.

Je citerai, par exemple, les Yashica Electro 35 avec leur 45mm ouvrant à f1,7, comme les Canonet QL 17 (40mm f1,7) ou même QL 19 (40mm f1,9), les Minolta Hi-Matic 7 (45mm f1,8), Hi-Matic 9 (45mm f1,7).

Au pire, les marques nous proposaient des appareils avec des optiques autour des 40mm ouvrant à f2,8. Le Konica C35 (38mm f2,8), l’Olympus Trip 35 (40mm f2,8), le,Rollei 35 (40mm f2,8), le Yashica Electro MC (40mm f2,8), le Minolta Hi-Matic F (38mm f2,7), le New Canonet 28 (40mm f2,8).

Ces listes ne sont pas exhaustives, j’ai noté les plus connus et ceux que j’ai eu en mains.

Ce sont des télémétriques à objectifs fixes, certains avec des cellules au sélénium, certains dit automatiques au sens où il y a une position A qui automatise les réglages de l’ouverture, décidée par l’appareil, mais qui savent redevenir manuels.

Ces appareils sont presque entièrement en métal, le plastique n’ayant pas encore tout remplacé. Gage de solidité car ces appareils fonctionnent pour la plupart encore comme au premier jour, sans grande intervention. Seules les piles, autrefois au mercure, pourraient poser problème mais il existe toujours des alternatives modernes et quelques bricolages peuvent s’avérer nécessaires, sans être rédhibitoires.

Et puis la technologie avance et quelques marques nous proposent les premiers appareils autofocus (vous en trouverez quelques uns sur le site) comme le Konica C 35 AF (38mm f2,8), le Canon AF 35MII (38mm f2,8), le Fujica DL 100 (38mm f2,8). Nous sommes à la fin des années septante, début quatre-vingt.

Si nous gardons des objectifs de qualité, le plastique a tout envahi. Avouons que ce sont des plastiques solides car pour la plupart, ils fonctionnent eux aussi toujours sans trop de bobos …

Mais là où il pouvait y avoir une bosse, sans conséquence sur le fonctionnement de l’appareil, il y a maintenant des fissures et l’étanchéité à la lumière peut rapidement être compromise.

Modernité oblige, ils sont tout automatique sans plus de possibilité de revenir en manuel. Leur moteur n’est pas toujours discret mais il charge la pellicule, arme le déclencheur, avance le film et rembobine celui-ci au terme. Les réactions des autofocus se comptent en millisecondes, par encore en nanosecondes. Ils sont cependant précis même s’ils ne permettent pas (encore) le pré focus (ou alors moyennant quelques manipulations) pour les sujet décentralisés.

Un sursaut, le dernier, au milieu des années quatre-vingt, nous propose des appareils plus compacts, tout automatique, tout motorisé, avec autofocus, en plastique mais avec de très bonnes optiques.

Citons, par exemple le Canon MC (35mm f2,8), l’Olympus AF-1 (35mm f2,8), le Ricoh FF-70 (35mm f2,8) pour les hauts de gamme.

Mais un entrée de gamme comme l’Olympus Trip AF MD n’hérite plus que d’un 35mm ouvrant à f3,8. Ça n’en fait pas un mauvais appareil, mais nous quittons l’excellence de ses ainés.

Petite anecdote à ce sujet : l’excellent objectif de l’Olympus Trip 35 s’est retrouvé ensuite dans le XA, puis dans le F-1 mais plus dans le Trip AF MD.

Et enfin, arrivent les années nonante, avec leur lot de compacts « modernes » : ils sont tout plastique, tout automatique, tout motorisé, les cellules sont encore plus précises, les autofocus plus rapides et précis, permettant la mise au point sur un sujet décentralisé avec mémoire de ce point (appuis à mi-course du déclencheur).

Et grande nouveauté, certains se dotent de zoom raisonnables, généralement autour de 35 – 70mm.

Mais la qualité de leur objectif n’a plus rien à voir avec celle de leur glorieux aînés : un Canon Prima Twin S fait presque figure d’exception avec son 35 mm à f3,8 (le 70mm est à f6). L’OLympus Espio 738G n’ouvre plus son 38mm qu’à f4,8 et son 70mm à f8,5. Le Canon Prima Zoom shot lui emboite le pas avec un 35mm à f4,5 et un 60mm à f6,7. Le Minolta AF35 C (sans zoom) a un 35mm ouvrant à f4,5. Le Fuji DL-500 Mini Wide qui offre un 28mm et un 45mm ouvre respectivement à f3,5 et f4,5.

Qu’est ce qui peut bien justifier cette dégradation de la qualité des objectifs au fil du temps ?

Tout d’abord la réduction des coûts que permettent ces appareils, fabriqués en très grande série, relativement plus abordables que leurs aînés et que l’on n’hésite plus à changer rapidement.

Ensuite, pour compenser un peu, la sensibilité des films, qui permet de se sortir des mauvaises situations en jouant sur les ISO.

Mais, clairement, alors que nous aurions pu espérer un cumul des avantages de l’autofocus, des cellules plus précises, des automatismes, ces appareils peuvent décevoir par la qualité, en retrait, de leurs optiques.

Toutefois, soyons de bons comptes, je vous les recommande toujours pour partir dans des endroits difficiles car au prix qu’ils coutent actuellement vous ne trouverez pas mieux et s’ils sont en retrait de leurs aînés, ils ne sont pas absolument mauvais.

Bien meilleurs en tout cas que les jetables que l’on vous propose parfois en alternative. Pour mémoire, leur objectif est souvent en plastique, autour des 35mm et ouvrant à …. f11 ! Sans ces petites aides utiles que sont l’autofocus et, éventuellement, un petit zoom, ni les automatismes pratiques.

Maintenant, à vous de voir quelles sont vos priorités avant de passer à l’achat.

Chaque époque a ses avantages et ses inconvénients, qui sont autant de plaisirs de la découverte.

Bonnes photos.

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Quel avenir pour la photographie ? Seconde partie : les compacts

Au début, il y avait les chambres, lourdes, encombrantes, malcommodes à manipuler hors studio.

Des inventeurs géniaux ont imaginé mille solutions pour réduire ces appareils et on a vu apparaître des box, des folding, des chambres de petits formats …. et puis un ingénieur photographe et en mauvaise santé a modifié la position du film des caméras de l’époque pour créer le format que nous connaissons aujourd’hui, le 24x36mm.

Ce format a mis du temps à s’imposer; il a longtemps côtoyé des formats plus grands, qui rendaient d’autres services, comme le tirage direct par contact des 9×12, 9×9, 6×9, 6×6, etc.

Puis, démocratisation de la pratique photographique aidant, les appareils se sont allégés et l’utilisation du format 135mm s’est peu à peu répandu pour le plus grand nombre, les professionnels gardant des formats spécifiques à leurs besoins.

Les premiers compacts sont apparus : les Leica et leurs inspirations ou copies, qui étaient des télémétriques. Une idée géniale, il faut le reconnaître : une fenêtre pour viser, des réglages des vitesses, un réglage de la distance qui influait sur le vision et permettait des corrections directement.

Jusqu’aux années du renouveau, après la seconde guerre mondiale, ce type d’appareil était comme la norme. Mais les Japonais ont investi, massivement, le secteur et ils ont introduit des idées nouvelles avec des appareils télémétriques encore plus simples car l’optique était fixe, les mécanismes de réglages pouvaient devenir automatique grâce à des cellules intégrées et fiables.

Puis ils ont perfectionné des idées venues d’ailleurs, comme le reflex, où ils ont assis leur suprématie.

Mais revenons aux compacts. Leur définition est : des appareils de petite taille et léger, le plus souvent avec des optiques fixes et automatisés.

Pour les plus jeunes, cette définition s’applique aux minuscules appareils numériques que nous trouvons dans tous tiroirs qui se respectent.

Pour les autres, ce sont des appareils qui ont introduit l’autofocus (sur le site, vous trouverez la description de quelques uns de ces pionniers), la lecture automatisée de la sensibilité des films, le chargement automatique des bobines, le réarmement automatique, les zooms électriques couplés au viseur, par exemple.

Ces appareils rivalisaient d’ingéniosité pour être toujours plus compacts et plus performants, le summum étant atteint par l’utilisation d’un film aujourd’hui quasi introuvable, le format APS.

Et quand le numérique est apparu, cette miniaturisation s’est accélérée en proposant des appareils ultra fins, avec un écran de dimension acceptable et les sophistications que permettent l’électronique.

Le grand perdant de cette évolution fut le viseur. Si certaines marques (Canon, Nikon) ont gardé cette accessoire plus qu’utile, il a peu à peu complétement disparu : les utilisateurs se sont habitués à viser … au pif !

Parce que viser sur un écran en plein soleil est quasi mission impossible et donc la plupart des photos sont faites « au jugé » mais en pestant contre cet écran devenu noir à cause des reflets.

Il a fallu attendre la renaissance d’appareils dits « experts » pour retrouver des viseurs plus ou moins acceptables, qui venaient plus en fait en dépannage des écrans qu’en tant que viseurs à part entière (les G de la série Powershot de Canon, par exemple).

Et puis, le « neo-retro » est arrivé, avec Fuji en tête, qui a relancé la mode du télémétrique, avec un vrai viseur, de vrais réglages presque comme sur les reflex (vitesses, correction d’exposition, etc.).

Mais, les ingénieurs se sont-ils sentis frustrés, qu’ils ont réintroduit de l’électronique dans ces viseurs et ensuite, ils les ont substitués à des écrans de TV glissés dans les mêmes trous de souris que celui des viseurs d’antan …

La boucle est bouclée, l’hybride a repris le dessus !

Mais tous les ingénieurs du monde, penchés sur leurs planches à concevoir n’ont pas vu que dehors, un autre appareil était en pleine évolution : ce qui était un téléphone est devenu un « smartphone », un téléphone intelligent, au sens où il pouvait presque tout faire et même prendre des photos !

Et donc, d’autres ingénieurs se sont penchés sur leurs planches et ont réussi à faire croire au commun des mortels que ces smartphones étaient aussi de super appareils photos, et à grands renforts de pub ultra léchées, ils en arriveraient presque à vous faire avaler tous leurs trucages pour de vraies photos.

Soyons de bon compte : il est vrai que la plupart d’entre nous ont toujours leur téléphone sur eux et qu’il est donc facile de le sortir pour immortaliser un moment. Quelques photographes de rue en usent et en abusent. Pourquoi pas ?

Mais est-il réellement plus difficile d’avoir toujours sur soi un « vrai » appareil photo, fut il un compact imparfait mais avec au moins un capteur digne de ce nom ?

Voilà de quoi vous donner une idée de la taille des différents capteurs. Vous noterez que celui des smartphone se réduit à partie congrue.

Si la publicité peut faire des miracles, les réalités de la physique font que ces « micro » capteurs ne pourront jamais reproduire la qualité de ceux qui sont plus grands qu’eux.

Cette impression de qualité n’est valable que sur une dalle, elle aussi relativement petite mais optimisée pour le rendu des couleurs et la « sensation » que cette image est le reflet de la réalité.

Mais le chant des sirènes frappe encore et toujours, au détriment des vrais appareils photos. Toute les grandes marques sont en difficultés dans le secteur des compacts, dont l’offre diminue drastiquement. Est-ce pour cela qu’ils compensent avec des prix toujours plus élevés dans leur offre reflex ?

Honnêtement, rien ne m’énerve plus que ces gens qui brandissent à bout de bras leur … tablette pour photographier tout et (surtout ?) n’importe quoi.

Un petit compact de qualité aurait pris moins de place et fait de bien meilleures photos.

Prenons l’exemple d’un Sony RX : vous le glissez dans toutes les poches mais il vous offre un vrai viseur et de vraies qualités photographiques. Avec lui, c’est vous qui décidez des réglages à appliquer à votre photo, pas des algorithmes obscurs qui triturent la réalité pour vous donner à croire que c’est ça que vous avez vu.

Regardez, par exemple, dans l’offre des appareils de seconde main pour vous offrir un compact digne de ce nom et vous serez surpris de pouvoir faire, de nouveau, de bonnes photos, que vous aurez pensées, composées et prises au moment le plus opportun.

Mais il est vrai qu’exhiber un appareil photo demande un peu de courage, mais je suis certain que vous n’en manquez pas.

Et si d’aventure une certaine timidité vous retenait encore, regardez sur la Grande Toile, vous trouverez des ateliers qui vous aideront à la vaincre et à vous faire plaisir.

Non, le compact de qualité n’est pas mort, mais il vous doit sa survie.

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Quel avenir pour la photographie ? Première partie : les reflex

Si vous suivez un peu l’actualité photographique, force est de constater qu’il y a plus de questions que de réponses pour l’avenir proche.

Alors je vous livre mon ressenti vis-à-vis de ce qui est notre hobby, notre passion et pour les autres, des lignes dans un bilan !

Au sujet des réflex :

Ça fait des années que les auspices nous prédisent la fin du reflex, tantôt à cause du smartphone (je rigole !), des compacts experts (et le viseur mon grand ?), les hybrides (bon là, nous y sommes, presque).

Hier, Olympus annonçait la vente de sa division photo à un groupe d’investissement japonais; avant hier, Minolta était racheté par Kiocera puis revendu à Sony, Konica a disparu, Leica s’est allié avec Panasonic, et demain ?

En fait, les constructeurs, plutôt que faire les tendances, les subissent au nom de quelques « experts » qui essaient surtout de se démarquer et se faire remarquer.

Citons par exemple les magasines photos, en format papier ou sur le Net qui analysent un reflex au nombre de gadgets qu’il emporte : WiFi, NTC, GPS, nombre de prises HDMI et – surtout – sa capacité à se muer en caméra ultra performante, même au prix de standards qui n’existent pas encore et dont personne ne se sert.

Tout le monde crie haro sur Canon parce que ses boitiers R5 chauffent après 30 minutes de video en 8k.

Moi, ce que je voudrais savoir c’est si ce réflex m’aide à faire de (très) bonnes photos. Si je veux filmer en ultra hautes performances, j’investis dans une caméra !

Ah oui, vous me rétorquerez que la plupart des photographes pro doivent pouvoir passer de la photo à la vidéo pour satisfaire les exigences de leurs clients. « Est-ce que ton client a le pouvoir de t’imposer avec quoi tu arrives à le satisfaire ? » Non, tu choisis le matériel le plus adéquat en fonction de la tâche à réaliser.

Imaginons un client qui exige de son maçon de monter son mur avec une petite cuillère parce que ça fait plus « up to date ». Croyez moi, il va manger ses briques … à la cuillère !

Les boitiers d’aujourd’hui sont de plus en plus chers, avec des cycles de vie définis par un nombre de déclenchements qu’un pro atteint en 2 ans de travail à peine.

Ils sont de plus en plus sophistiqués, véritables usine à gaz numérique. Seul Canon, me semble t’il, s’en sort encore à peu près avec une tradition de menus limpides, faciles à appréhender et avec des aides contextuelles pertinentes. Pour Sony, Fuji, Panasonic, Olympus, prévoyez une boite d’aspirine !

Posséder un boitier performant aujourd’hui revient à exhiber son dernier smartphone qui fait tout … sauf le café. Et il devient inconcevable de le posséder plus de deux années de suite.

Notez, ça fait le bonheur des amateurs, comme moi, qui peuvent enfin se payer ces appareils, sans être à la mode.

Sérieusement, qu’attendons-nous d’un bon réflex ?

Qu’il soit portable (poids), adapté au milieu qu’il va photographier (portrait, paysage, sport, etc.), que nous puissions l’accompagner d’objectifs performants – n’oubliez pas que ce sont eux qui font la qualité de la photo; qu’il réagisse vite si besoin, qu’il possède des outils nous permettant de mieux appréhender la lumière – qui reste notre première matière; qu’il soit résistant – c.-à-d. qu’il nous en donne pour notre argent en termes de durabilité (pour mémoire, mon Canon New-F1 a 40 ans et il est prêt pour encore 40 ans mais j’ai dû revendre mon Eos 5D premier du nom parce que Windows 10 ne le reconnaissait plus !).

L’ultra connectivité que l’on nous vend pour tout et pour rien (je bondis à chaque fois que j’entends le slogan de la firme Orange qui veut des « connected employes » taillables et corvéables à toute heure et en tous lieux) n’a rien à voir avec la photographie.

Je peux comprendre les besoins des photographes professionnels – eux aussi soumis à des cadences infernales et à des conditions concurrentielles démentes, qui les ruinent plutôt que les faire vivre – mais pourquoi obliger tout le monde à avoir besoin de ces outils qui ne seront jamais utilisés par le commun des photographes et – surtout – les payer au prix fort.

Revenons en au principe si simple : des appareils pour les pro – et si des amateurs (très) fortunés veulent se les payer, tant mieux, et des appareils qui vont de l’amateur au confirmé, débarrassés des gadgets qui n’apportent rien à la photo mais qui diminuent les prix raisonnablement.

Bref, le reflex est un appareil qui a encore de beaux jours devant lui, si tant est que l’on apprécie la photographie parce qu’il répond à la majorité des besoins.

Depuis les années soixante, c’est l’appareil qui a le plus répondu présent, partout dans le monde et même au delà (Nikon a accompagné les cosmonautes), pour tous les types de photos imaginables.

Il a mué, a évolué, s’est renouvelé, a atteint des sommets de sophistication, mais j’ai le sentiment étrange que maintenant il n’appartient plus aux photographes mais aux ingénieurs et « experts » en marketing.

Et, surtout, l’offre, qui reste pléthorique quoique l’on en dise, ne simplifie pas la vie du photographe. Les ingénieurs se sont amusés à multiplier les formats : APS – et même là, chacun y a été de sa formule, puis 4/3 pour revenir au format 24×36.

Et ensuite, alors qu’il était si simple de viser à travers un viseur « classique », on nous a implanté une TV, censée nous renvoyer l’image de notre réalité; bienvenue à l’hybride.

Histoire de compliquer encore un peu les choses …

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Quelques petits trucs pour bien acheter son compact argentique

Comme je le notais dans l’article précédant, mieux vaut un compact des années nonante à deux-mille plutôt qu’un appareil jetable.

Vous aurez une optique généralement de qualité, autour des 35mm, parfois un petit zoom (35 – 70mm max.), un flash – souvent débrayable, parfois un dos dateur, la possibilité de rembobiner anticipativement le film, un autofocus performant.

Quelques marques sortent du lot : Canon avec les Prima, Minolta avec ses Riva , Nikon, Olympus, Yashica, Konica, Fujifilm (ou Fujica), Pentax, Ricoh …

Ne regardez pas ces marques premiers prix qui existaient à l’époque, elles ne valaient pas grand chose et le temps n’a rien arrangé.

Pour le reste, c’est affaire de goût personnel pour tels ou tels modèles, ou marques favorites … ou tout simplement ce que vous avez sous la main, ou trouvez dans un tiroir oublié.

Evitez seulement les systèmes APS même si ces appareils étaient souvent le nec plus ultra de l’époque au niveau performances, parce que l’on ne fabrique plus les films (les Vectis de chez Minolta p. ex.).

Les dos dateurs sont souvent devenus inutiles car les ingénieurs n’ont jamais pensé que leurs appareils dépasseraient les années 2020 ! Souvent, le dos dateur bloque en 1999. Mais on peut généralement les mettre en OFF si votre appareil en possède un.

Résumons-nous :

  • un « point and shoot » en 35mm
  • mais mieux, un autofocus
  • un objectif 35mm +/- ouvrant à f2,8 (le must) ou f3,5 (le plus courant)
  • à la rigueur, un petit zoom 35 -70 mm max.
  • un flash – idéalement débrayable
  • un chargement automatique du film
  • un film en 135 (24x36mm)
  • la possibilité de rembobiner le film anticipativement

Un point encore, celui des piles : la plupart de ces appareils fonctionnent avec des piles AA. Quelques uns avec des CR123 ou CR2, un peu plus chères. Les piles CR-P2 sont elles très chères, même si elles durent longtemps. Dans les dos dateur, c’est presque toujours une pile 2025.

Concrètement, à quoi faire attention si vous trouvez, achetez, recevez un de ces appareils ?

Tout d’abord, prenez au moins un jeu de piles AA avec vous. Dans la majorité des cas, c’est suffisant et vous permettra de voir tout de suite si l’appareil fonctionne a minima.

  • son état cosmétique : seulement sale ou plein de griffes ? Sale, vous le nettoierez à l’alcool modifié à 90°C. Les griffes, difficiles de s’en débarrasser et ça dépend où elles se situent, mais s’il y a en trop, c’est que l’appareil n’a pas été bien traité, A éviter.
  • pas de bruit ? lorsque vous le prenez en main, secouez le doucement. Au moindre bruit, oubliez, quelque chose est cassé à l’intérieur.
  • le viseur : propre ou griffé, avec de la poussière dedans ? Griffé, il ne sera pas confortable pour la visée, de même s’il est plein de poussières. A éviter.
  • le compartiment à piles : bien vérifier qu’il n’y ait pas de trace de coulées d’acide. Prenez une lampe de poche pour voir le fonds du compartiment et détecter les traces d’oxydation. S’il y en a, ne prenez pas l’appareil, tôt ou tard, vous aurez un problème (je viens d’avoir la blague avec un Chinon car je n’avais pas vu l’oxydation sur une lamelle de contact. Même nettoyée, le courant ne passe plus : l’acide remonte souvent le long du fil qui est abîmé en amont)
  • le volet de protection de l’objectif : s’ouvre t’il facilement, sans traces de griffures (sable, poussières), le contact est-il franc lorsque vous le manipulez (pas de jeu, l’appareil s’allume et s’éteint dès que vous le bougez). Une attention particulière est à porter aux objectifs qui se ferment avec des lamelles, plus fragiles. Sont elles toutes fermées/ouvertes lors de l’ouverture/fermeture de l’objectif ? Si ce n’est pas le cas, ne le prenez pas.
  • si l’appareil est équipé d’un mini zoom, y a t’il des griffes sur le fut (poussières, sable) ? se déploie t’il facilement, et revient il à sa position initiale de manière fluide ? Si non, évitez l’appareil.
  • si l’appareil est équipé d’un mini zoom, normalement, le viseur suit le mouvement de celui-ci. Portez le à l’œil et vérifiez. Si ce n’est pas le cas, laissez tomber, il est en panne.
  • l’objectif : bien vérifier qu’il ne soit pas griffé ou qu’il n’y ait des traces de halos sur le verre, preuve que l’on a trop frotté sans précautions et que le revêtement de protection de parti. A éviter.
  • la motorisation : généralement, ces appareils chargent automatiquement la pellicule dès que vous fermez le dos de l’appareil. Certains modèles demandent cependant que vous appuyiez sur le déclencheur pour le faire. Profitez en pour écouter le bruit de la mécanique, certaine sont plus bruyantes que d’autres. Si ça ne fonctionne pas, passez votre chemin.
  • le rembobinage : idéalement, vous devriez avoir un vieux film à charger. Faites quelques déclenchements puis testez le rembobinage. Si ça ne fonctionne pas, évitez.
  • le flash : charge t’il rapidement et fonctionne t’il ? Si ce n’est pas le cas, évitez sauf si vous êtes certain de ne jamais vous en servir.
  • la dragonne : elle est souvent attachée à un voire deux points d’ancrage. Si elle est manquante, les poins d’ancrage sont ils en bon état ? Si non, évitez l’appareil, il a souffert.
  • les mousses internes : généralement, les appareils des années nonante à deux mille n’en ont plus besoin, les découpes du dos et du corps de l’appareil sont bien faites et s’emboitent parfaitement. Si vous avez la sensation que l’appareil est « vrillé », qu’il ne ferme pas correctement sur toute la surface, évitez. Pour les modèles qui n’ont pas le codage DX (lecture automatique de la sensibilité du film), il y a une fenêtre qui permet de voir le film installé. C’est de là que pourrait venir une fuite de lumière, si la mousse est partie ou avachie. Ces petites mousses se remplacent facilement mais il faut en acheter de bonnes : CameraMill ou Aki-Asahi sont les meilleurs.
  • le corps de l’appareil : il ne doit pas être fendu ou avoir été recollé. A éviter.
  • le déclencheur : l’obturateur déclenche t’il à la moindre sollicitation . Souvent, on peut appuyer à mi-course, le temps de la mise au point (pré-focus) mais il doit déclencher rapidement. Sinon, à éviter.
  • les éventuels boutons de réglage : généralement gainés de caoutchouc, sont-ils intacts et répondent -ils à la fonction qui est la leur ? Sinon, à éviter.

Si vous avez lu mes petits articles sur les appareils concurrent du sempiternel Olympus Mju, vous avez compris que certains sont sortis de caisses en brocante et je leur ai appliqué ces petits conseils de bon sens.

Il faut parfois accepter de petit défauts mineurs (le Canon Prima qui illustre l’article avec son gaffer pour tenir la porte des piles, ou le Canon Prima zoom mini avec un petit éclat dans le verre du flash : ça n’empêche pas ces deux appareils de parfaitement fonctionner)

Vous pourrez faire de bonnes affaires en étant un minimum attentif.

Un mot encore : je ne parle pas ici des appareils des années quatre-vingt parce qu’ils sont au début des appareils avec autofocus. Ils fonctionnent très bien, sont précis et ont généralement de meilleurs optiques encore que les appareils qui viendront après (souvent des 35mm à f2,8) mais ils demandent un peu plus de temps de réaction que ceux des années nonante à deux mille.Mais c’est une expérience à tenter si vous vous sentez l’âme découvreuse. Regardez alors l’article sur le résumé des concurrents du Mju.

Au final, vous aurez un appareil efficace, qui vous suivra encore de longues années et vous éviterez un double gaspillage, celui de jeter un appareil qui fonctionne et de jeter les résidus d’un appareil jetable.

Il me reste à vous souhaiter de bonnes photos

Les nouveautés en un lieu

Le « jetable » n’est pas mort !

Hé bien non, aussi fou que cela paraisse, les appareils jetables ne sont pas morts …

« Mais qui peut bien encore s’en servir ? » … pas mal de gens en fait. Sans être exhaustif, je cite : des jeunes qui partent en camp de vacances, des personnes qui vont voyager dans des endroits délicats, des personnes qui veulent juste garder un souvenir d’un évènement particulier, ceux qui ne veulent pas abîmer leurs couteux boîtiers dans la gadoue ou sous la pluie, ceux qui vont faire un tour dans un petit bateau , en pack pour immortaliser des mariages … la liste est longue.

Personnellement, si je peux comprendre la démarche, elle m’étonne quand même. Je m’explique ….

A une époque où les compacts des années nonante et deux mille sont monnaie courante dans des tiroirs oubliés, il me semble qu’il est grand temps de les sortir, plutôt que ces jetables.

Pourquoi ? Mais parce que ces appareils ont des ressources que le jetable n’a pas et qu’ils sont … réutilisables, même jusqu’à ce qu’on les casse, ou les perde, ou les oublie quelque part !

Tous ces « point and shoot » que je qualifie de modernes possèdent une optique décente, voire très bonne, généralement autour de 35mm; ils sont munis d’autofocus assez performants pour ce à quoi on les destine; ils possèdent un flash, parfois débrayable mais bien utile pour déboucher une ombre; ils sont petits et éminemment transportables; surtout, ils sont faciles d’emploi : on vise, on appuie, c’est dans la boîte !

Les jetables actuels coûtent plus ou moins 15€. Pour 10€ de plus, vous pouvez vous payer un appareil qui ne vous décevra pas, et certains auront même un petit zoom.

Ensuite, puisque nous sommes dans des démarches de consommateur responsable, évitons les gaspillages du « jetable » qui finit à la poubelle.

Le compact aura toujours pour lui cette réutilisation qui évitera ces déchets inutiles. Seule la pile devra être remplacée, une fois l’an tout au plus, et elle, on la recycle aussi.

En résumé, si le jetable est « fun », il est à utiliser en dernier recours.

Redonnons vie à tous ces compacts qui trainent dans les tiroirs, ceux de vos parents, de vos connaissances, les brocantes, …

Dans un prochain article, je vous ferai part de quelques trucs pour leur redonner vie sans soucis.

Bonnes photos … responsables

PS : je viens de découvrir que dans les années 2010, la société Vistaquest, société française spécialisée dans la photographie de loisir (!?) a osé le … numérique jetable !

Je vous cite l’article paru dans le Monde Numérique du 1er octobre 2010 :

« L’appareil photo numérique jetable ou le « Prêt à photographier numérique » Vistaquest VQ15 propose un capteur de 5 mégapixels, un flash automatique, un objectif à focal fixe et une capacité de 40 photos. Après, on vide sa mémoire et on le jette. L’appareil est livré avec un câble USB pour le téléchargement des photos (une seule et unique fois, à priori) sur l’ordinateur.

Ouf, le VQ15 est 100% recyclable, selon Vistaquest.

La gamme sera même prochainement étendue avec l’arrivée d’un appareil doté d’un écran de 1,4 pouce et disposant des mêmes fonctionnalités que le VQ15. Via l’écran, il sera possible de valider ou non le cliché et de le refaire autant de fois que souhaité.

En attendant, l’appareil photo numérique jetable Vistaquest VQ15 sera disponible en novembre pour 15 euros environ. Y a-t-il un marché pur cela ou pas, l’avenir le dira. »

Et bien, pour une fois, l’avenir a eu raison de tuer dans l’œuf cette double hérésie, ce gaspillage inutile car point de vue recyclage, les doutes ne sont même pas permis, la société n’ayant rien mis en place pour le post traitement de ce gadget.

Liens de références : https://lemondenumerique.ouest-france.fr/appareil-photo-numerique-jetable-vistaquest-a-ose/ et https://on-mag.fr/index.php/zegreen/news/photo/10025-vistaquest-presente-le-premier-appareil-photo-numerique-jetable

Les nouveautés en un lieu

Pourquoi je déteste toujours Instagram (et FaceBook)

Dans un article précédant, je reprenais déjà des cas de « vol » de droit sur les photos publiées sur Instagram.

Une nouvelle affaire défraie encore la chronique, dont voici le lien : affaire Volvo (en anglais).

Je vous livre ici la traduction de cette nouvelle atteinte aux droits des photographes (et mannequins)

« Il y a quelques mois, le photographe automobile Jack Schroeder et le mannequin Britni Sumida ont intenté un procès au constructeur automobile Volvo, les accusant de violation « délibérée et gratuite » du droit d’auteur. Dans une mise à jour importante de l’affaire, Volvo tente de faire rejeter la poursuite en affirmant que toutes les photos publiques d’Instagram sont fondamentalement libres d’utilisation et de partage.

L’histoire commence en avril 2019, lorsque Schroeder et Sumida ont fait équipe pour une séance de photos de portfolio personnel mettant en scène la berline Volvo S60.

Après avoir publié les images sur Instagram, le compte de Volvo a demandé à plusieurs reprises l’autorisation d’utiliser les images sans compensation. Schroeder a refusé cette offre et a plutôt contacté Volvo par courrier électronique pour savoir s’ils étaient intéressés par une licence d’utilisation de ses images. Il n’a jamais eu de nouvelles, mais en novembre, il a vu ses photos, dont deux qui ne sont jamais apparues sur Instagram, mais qui auraient été postées sur Behance, sur les comptes Instagram et Pinterest de Volvo,

Vous pouvez voir certaines des utilisations d’images contrefaites dans les pièces à conviction de l’action en justice ci-dessous (voir les photos avec le lien donné en tête d’article)

L’infraction a évidemment contrarié Schroeder, mais on peut dire que c’était une affaire plus importante pour Sumida, qui était maintenant en violation d’un contrat de modélisation actif qu’elle avait signé avec un autre constructeur automobile. Après de multiples tentatives infructueuses pour régler le problème directement avec Volvo, le duo a finalement intenté un procès, ce qui nous amène à cette semaine…

Pour tenter de faire rejeter le procès, Volvo a déposé une requête assez agressive. Non seulement elle prétend qu’Instagram lui accorde une sous-licence pour partager à nouveau toute photo publique – ce qu’IG a officiellement nié par le passé – mais la requête prétend également que « parce que Schroeder a rendu son compte « public », Schroeder a accordé à Volvo une licence directe pour partager à nouveau les photos d’Instagram », en se référant aux conditions d’utilisation d’Instagram sur la façon dont le contenu utilisateur peut être « partagé à nouveau par d’autres » une fois que vous l’avez rendu public.

Prétendre qu’Instagram accorde aux utilisateurs une sous-licence pour intégrer des images publiques ou les partager dans le cadre d’une nouvelle histoire d’IG est un débat en cours, mais dire que rendre son compte public accorde à Volvo une « licence directe et expresse » pour re-partager le contenu et « autorise Volvo à poster des copies du contenu d’Instagram sur d’autres sites » va beaucoup plus loin dans cet argument. Extrait de la motion :

« Les termes des droits d’utilisation directs et indirects accordés aux utilisateurs dans le cadre des conditions du GI sont extrêmement larges. Les termes de ces licences ne stipulent pas, et ne peuvent pas être raisonnablement interprétée comme indiquant que Volvo ne peut rediffuser que les informations affichées publiquement sur la plate-forme Instagram. Volvo avait donc le droit de faire des copies des photographies d’Instagram affichées publiquement et afficher ces copies sur des sites tiers ou des plateformes telles que Pinterest. »

En outre, Volvo affirme que les conditions de service de Behance lui donnent l’autorisation de publier des images sur des sites externes comme Pinterest, et affirme que « le fait de marquer Volvo … a donné à Volvo une licence non exclusive implicite pour partager les photographies d’Instagram ».

Vous pouvez lire l’intégralité de la motion ci-dessous (voir le document sur le site, en anglais)

Outre les arguments relatifs aux conditions d’utilisation des médias sociaux et à la politique de confidentialité que Volvo tente de faire valoir, la motion vise directement à la fois Schroeder et Sumida personnellement, les accusant de « tenter de faire une montagne d’une taupinière alors qu’ils continuent à exploiter la marque, l’image, la réputation et la portée substantielle des médias sociaux d’une vénérable entreprise automobile pour se promouvoir professionnellement ».

L’argument du constructeur automobile est, plus ou moins, qu’il ne s’agissait pas d’une sorte de campagne publicitaire internationale, comme le prétendent les plaignants. Au lieu de cela, Volvo « a simplement utilisé les fonctionnalités de base des médias sociaux et de la plateforme de publication pour reproduire les représentations artistiques de Schroeder sur … la Volvo S60 ».

Les avocats de Schroeder et de Sumida sont (évidemment) en désaccord total.

« L’argument de Volvo, selon lequel ils peuvent soi-disant prendre et exploiter N’IMPORTE QUELLE photo publiée sur Instagram, est dangereux, effrayant et faux. L’ensemble de la communauté créative mondiale devrait être en état d’alerte et Instagram devrait s’exprimer immédiatement », a déclaré Jeff Gluck, l’un des avocats du duo, à PetaPixel par courrier électronique. « Il va sans dire que l’argument de Volvo n’a absolument aucune valeur juridique et nous sommes impatients de continuer à former leurs avocats pendant le procès. Nous ferons en sorte que cette affaire aboutisse à un verdict final afin de protéger les droits créatifs de millions de personnes ».

Quelle que soit votre opinion sur les arguments juridiques présentés ci-dessus, cette affaire se transforme rapidement en l’un des litiges de droits d’auteur les plus laids que nous ayons connus. Mais, plus important encore, elle a le potentiel d’établir une lecture très large des conditions de service d’Instagram qui serait dangereuse pour tout photographe et professionnel créatif.

Le moment est venu pour Instagram de mettre à jour ses conditions d’utilisation… et peut-être d’ajouter une fonction qui vous permette de désactiver l’intégration et d’empêcher explicitement tout nouveau partage. »

(Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite))

Les nouveautés en un lieu

Un peu de respect pour les vieilles machines à photographier, SVP !

Ce matin, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête – enfin, si nous croyons la météo – petit tour en brocantes.

Ambiance un peu étrange, tout le monde avance masqué et à l’entrée des site, gel hydroalcoolique et sens de circulation – à respecter, M’sieurs Dames ! – mais nous devinons un œil qui pétille, une ridule qui sourit … ce sera une bonne brocante …

Au détour d’une caisse, dans un capharnaüm impossible, un Olympus Trip MD me fait des signes désespérés … » prends moi vite, je n’en peux plus de cette promiscuité et de cette poussière, et je ne te parle pas des chocs, des coups, brinquebalé dans cette caisse à bananes ! »

Emu par tant de détresse, je l’extirpe de son enfer : il fait peine à voir. Crasseux, coincé entre deux Agfamatic en aussi piètre état. Je l’examine : le logement des pile est vide mais pas de traces suspectes de coulées acides (un bon point), le volet s’ouvre et se ferme, les mousses sont à changer. Je m’enquiers du prix … » 2€, il est impeccable ! »

Ouais, à chacun sa notion « d’impeccable » mais pour ce prix là, je le sauve.

Un peu plus loin, autre brocante, autres misères : de nouveau, dans des caisses pèle-mèle, de vieux appareils photo font mal au cœur.

Avouons le, certains ne méritent même plus d’être présentés à la vente (Agfamatic, Agfa Instamatic, Kodak cubiques en tout genre au format 126 ou 110, vieux Box tellement rouillés qu’on en sait plus les ouvrir, « art déco » de Kodak dont la façade rappelle certains bâtiments lépreux, Brownie tout fisurés, etc. – ok, c’est un avis tout personnel !) et ils s’entassent les uns sur les autres. Obstiné, je continue à les écarter un à un, avec précaution (j’ai toujours peur qu’un morceau ne se détache de quelques uns) et, au fonds de la caisse, un Olympus Trip 35.

Couvert de crasse, je crains qu’il ne soit tout simplement HS. Pourtant, je l’ouvre, l’intérieur est propre, les mousses sont mortes (normal) et lorsque je l’arme, il déclenche. Allez, courage, je demande le prix … « 10€ » … gonflé le vendeur ! … j’hasarde un « et pour 5€ ? » … vendu !

Dans une autre allée, un bric-à-brac indécent de vieux boitiers, jetés là dans une autre caisse pouilleuse. « Allez courage, tu verras bien » me chuchote ma conscience et … mon épouse.

J’ai bien fait des les écouter : dans ce charivari, je dégote un Canonet 28. Je l’ouvre, chanson habituelle pour les mousses, il déclenche, le compartiment à pile contient encore une antique PX625 mais elle n’a pas coulé. « Et le prix ? » … « 15€ » me jette la dame … je reviens à la charge … « excusez moi, mais il est en piteux état, je ne suis même pas certain qu’il fonctionne encore. Je vous en propose 5€ » … vendu.

Diable, la pèche est bonne : trois appareils dont les vendeurs, manifestement, ne connaissent ni l’histoire, ni la (relative) valeur. Mais encore faudra t’il qu’ils ressuscitent après quelques soins (intensifs) !

Enfin, un dernier, pour équilibrer le sac, et parce que j’en cherchais un depuis un moment : un Bilora Gevabox tapis sous un centimètre de poussière. Je cherche à l’ouvrir pour vérifier si la bobine est à l’intérieur mais il résiste. Bah, je le secoue délicatement (il a du en voir d’autre, le pauvre) et « cling – cling » la bobine se manifeste à sa façon en tintant contre les parois.

Même rituel du marchandage et je l’emporte pour 2€

De retour à la maison – et il ne pleut toujours pas – je sors mon « matériel de secours » : de l’alcool à 90°C, de la ouate, des cotons tiges, de l’acétone, mes racloirs faits maison en bois, de la colle, mes mousses spéciales appareils photo, du produit d’opticien pour nettoyer (délicatement) les lentilles et un carré de micro fibre pour peaufiner le nettoyage.

Une grand feuille de papier blanche et je commence par l’Olympus Trip MD. Après 10 minutes de nettoyage intensif à l’alcool, il est presque neuf. Je change les mousses qui partaient en lambeaux, en coupe de nouvelles aux bonnes dimensions et les replace aux bons endroits. J’insère 2 nouvelles piles AA dans le compartiment et … le moteur d’entrainement se fait entendre. Très bon signe ça !

J’ouvre le volet de l’objectif, l’appareil se met en position. Je fais sortir le flash et déclenche : tout fonctionne encore ! La visée est – maintenant – très claire et propre, l’Olympus est revenu à la vie, après sans doute quelques dizaines d’années caché dans un tiroir, avant de finir dans cette caisse de vide-grenier. Pas mal pour un appareil qui date des années ’80 (1980).

Mêmes opérations pour les autres : nettoyage intensif et méticuleux des appareils, changement des mousses qui partent en quenouille pour de nouvelles de qualité (celles-ci viennent de Camera Mill, en Angleterre) et installation de nouvelles piles quand nécessaire.

En fin de compte, tous fonctionnent à nouveau, j’ai eu de la chance cette fois. J’ai même réussi à ouvrir le Gevabox sans dommages et à le nettoyer de fond en comble.

Sauf ce dernier, que j’ai envie d’essayer ( c’est un 120), je revendrai les autres, pour couvrir mes frais et rendre à leur destination ces engins : faire des photos entre les mains d’amateurs éclairés ou désireux de (re)découvrir les joies de l’argentique.

Mon appel – bien vain, je le sais et je vais vous raconter une anecdote à ce sujet – est que les vendeurs aient un minimum de respect pour ces vieilles machines à photographier.

Et voici la petite histoire (triste) d’un magnifique Rolleiflex f1:3,5. Il y a deux semaines, toujours sur une brocante, je rencontre un vide grenier qui vend des livres photos de belle facture, que j’achète. De fil en aiguille, il m’explique qu’il a racheté un lot d’appareil mais qu’il n’y connait rien. Comme il n’habite pas loin de chez moi, je lui propose de faire un saut de la semaine et d’examiner ce lot.

Lors de notre rencontre, je fais un tri dans les appareils, où je relève un magnifique Rolleiflex, un Leica Sofort et un Voitgländer Bessa II qui sortent manifestement du lot.

Et parce que je suis un indécrottable optimiste, je lui explique la valeur de ces appareils, lui enjoignant de les vendre à part, notamment sur un site spécialisé (Oldcam. pour ne pas le citer). Le Rolleiflex vaut certainement dans les 800€.

Le reste, de moindre importance, devrait, me dit-il, partir chez un autre marchand qui vient chercher un lot.

Las, ce dimanche, je revois le vendeur, qui m’explique que, finalement, l’autre personne n’a pas pris le lot. Comme je découvre le Leica Sofort en vrac avec les autres appareils, je lui demande si, au moins, il a bien vendu le Rolleiflex. « Ah oui, il est parti pour 200€ » …!

Comme je ne peux m’empêcher de lui dire que, sur ce coup là, il a perdu de l’argent, il me répond, candide, qu’il préfère 200€ tout de suite dans sa poche … Je vous avoue qu’il m’a gâché le reste de la journée.

Allez, pour se remettre, je vous propose les photos des appareils sauvés, mais tout propres et en pleine forme.