Les nouveautés en un lieu

Ce sont les vacances, photographions gaiement !

Oui mais … vacances rimes souvent avec insouciances et en évitant les prises de têtes, notamment au niveau des photos que l’on a envie de ramener.

Si certains seront tenté de tout mettre sur leur téléphone « intelligent », au risque de le perdre, de ne plus regarder ensuite les milliers de clichés qui s’enchainent, sans queue ni tête,d’autres opteront pour un bon vieil appareil argentique, dont ils mettront les photos en albums, et il sera un compagnon idéal pour se souvenir.

Inutile de se ruiner, de chercher midi à a quatorze heure, les années nonante et le début des années deux mille nous ont laissé, dans des tiroirs, des brocantes, chez des parents, des amis, des dizaines de millier de petit compacts, autrefois très performants – et qui le sont resté, n’en déplaisent aux progrès du numérique ! – qui n’attendent généralement qu’une ou deux piles (des AA très communes souvent) pour reprendre vie et vous accompagner.

J’y avais fait allusion dans quelques articles, dont celui-ci (ICI) pour trouver le meilleur compagnon de vos sorties.

Ces compacts étaient arrivé, pour la plupart, à être des condensés de ce qui se faisait de très bon à l’époque, sans que vous deviez investir dans des nuits blanches pour savoir comment les manipuler. Tous leurs automatismes étaient au service de vos images, de vos histoires, simplement et généralement avec d’excellents résultats.

Comme les brocantes reprennent, que le soleil a enfin daigné nous accompagner, que les frontières se ré ouvrent, même timidement, et donc de nouveaux horizons à découvrir, faites-vous plaisir, investissez quelques euros dans un de ces petits appareils ingénieux et fidèles.

Si vous vous promenez dans la rubrique « petites analyses subjectives du matériel photographie » vous aurez, je le souhaite, plein d’idées pour vous faire aimer ces petits moments précieux où le doigt presse le déclencheur avec à la clé le plaisir de re découvrir un peu plus tard le fruit de vos errances.

-« Oui mais les films, ça coute cher ! »

Ah ma bonne Dame, mon bon Monsieur, bien moins que le smartphone qui n’aime pas le sable et l’eau, bien moins que votre précieux APN (appareil photo numérique) tout aussi frileux et délicat, ne parlons même pas de votre lourd réflex au prix exorbitant … entre 10 et 20€ pour l’appareil, 5 à 8€ pour le film, encore quelques euros pour le développement et le tirage … Mais le plaisir de revoir en famille, entre amis les moments qui vous ont charmé n’a pas de prix, lui !

Si de si nombreux (nouveaux) adeptes se précipitent sur ces joyaux de la photographie argentique, ce n’est pas sans raison.

Regardez le plaisir que prennent les gens de chez Lomography, les utilisateurs de vieux appareils, de films exotiques ou périmés et vous re découvrirez la magie de la photo.

Tentez l’aventure, ce sont les vacances après tout !

Les nouveautés en un lieu

L’argentique est au goût (au coût ?) du jour

Est-ce parce que les appareils numériques ressemblent de plus en plus à des « usines à gaz », bardés de fonctions complexes et complexifiées par des menus souvent déroutant; parce que leur rendu, toujours plus « chirurgical » enlève une part de la magie à l’image révélée; parce que les prix « communément admis » frisent votre salaire mensuel; parce que les modèles se succèdent plus vite que votre capacité à emmagasiner leurs caractéristiques utiles; parce que ….?

Mille autres bonnes raisons peuvent nous entrainer à un retour vers l’argentique.

D’aucun diront que c’est par nostalgie. Certes, mais comment expliquer que des tout jeunes veulent s’y frotter, ils n’ont pas encore la mémoire d’une époque, ils ne l’ont pas connue ?

D’autres vous expliqueront des tas de raisons techniques qui ferait de l’argentique un meilleur serviteur de la photographie.

Et si nous parlions simplement de plaisir !

Celui de découvrir d’autres moyens d’accéder à l’image-photo, celui de se frotter à des appareils, connus ou moins connus mais qui sont de petites merveilles de mécaniques et qui donnent ce sentiment étrange de posséder un « bel » appareil.

Celui de (re)découvrir une certaine simplicité, qui démystifie finalement la prise de vue aux fondamentaux qui ont si bien réussi aux maîtres anciens et néanmoins précurseurs.

Celui, très sensuel, non seulement de toucher un bel objet mais aussi de « sentir » une matière vivante, qui se découvre petit à petit, du geste de photographier à celui de découvrir l’image latente se révéler.

Celui de découvrir des formats inhabituels, contraints que nous sommes à ne plus voir qu’aux normes étriquées que nous infligent les fabricants, cherchant toujours à plus de rationalité et de standardisation de leurs productions.

Pensez à ces appareils panoramiques pour voir la vie en large, aux chambres, pour voir la vie en grand, aux lilliputiens, pour se rêver l’espace d’un moment dans la peau de James Bond, aux étanches pour tutoyer les poisons et les sirènes, … pensez différemment !

Bref, toutes les raisons sont bonnes pour venir – ou revenir – à l’argentique.

Une des premières étant que des appareils photo argentiques il en existe des millions de part le monde, du plus simple au plus sophistiqué, du plus commun au plus rare.

Souvent oubliés dans des tiroirs, des caisses, plus ou moins à l’abri de la poussière, de l’humidité, rangé avec soin ou jetés pêle-mêle dans un fourbis, ils sont là qui attendent que quelqu’un vienne les rendre à la vie.

Il suffit souvent de presque rien pour les sortir de l’oubli.

Seulement voilà, de petits malins s’ingénient à monter la sauce pour tel ou tel boitier qui, s’il n’était pas mauvais au départ, ne demande pas pour autant qu’on les sacralise à présent (voir les Canon AE-1, les Minolta SRT-101, les Nikon F, les Contax RTS, les Pentax K1000, …)

Et les prix de flamber ! Certains pensant que si le prix est élevé c’est parce que l’appareil en vaut la chandelle.

Que nenni, c’est là le jeu des « influenceurs » et autres adeptes des bulles spéculatives, qui s’imaginent que tout ce qu’ils touchent va se transformer en or.

Non, non, nous sommes au pays des sels d’argent après tout ! Il faut refuser de jouer ce jeu dangereux des prix qui montent, qui montent …

Je l’ai souvent écris, quelques boitiers que je voyais en 2019 se vendre dans les 30€ (les Yashica Electro 35 p; ex.) se négocient en 2021 dans les 100€ et plus s’ils sont en version noire !

Vous connaissez ma croisade pour des appareils à 50€ maximum, avec un objectif (sauf cas particuliers).

Pourquoi cette somme « arbitraire » ?

Lorsque j’achète un boitier, bien souvent, il faut changer les mousses, vérifier que les piles n’ont pas coulé, retrouver des piles compatibles, vérifier que la cellule fonctionne toujours, changer les revêtements qui se laissent parfois aller, vérifier que tout déclenche, aux bonnes vitesses (il doit y avoir des différences entre un déclenchement à 2s et à 1/1000s), que les objectifs s’accrochent correctement et se décrochent facilement, plus les petits investissements des choses à changer, etc.

Rien de technique ni de compliqué en fait, mais qui demande du temps, qui demande de la patience et de la minutie pour ne pas faire pire que mieux (des traces de colle sur le dépoli p. ex.).

Et il ne faut jamais oublier que ces appareils ont un – voire des – passé(s) et que l’on peut rarement affirmer qu’à un moment ou un autre il ne vont pas tomber en panne car c’est de la mécanique, pour les plus anciens, de la mécanique et un peu d’électronique à partir des années septante, de la mécanique et des mini processeurs dès les années quatre-vingt et suivantes, beaucoup d’électronique et encore un peu de mécanique à l’aube des années 2000

Rien ne justifie les prix pratiqués de nos jours !

L’offre et la demande ? Laissez moi sourire : si vous vous souvenez de l’article « non mais faut arrêter …« , je citais quelque chiffres de production des appareils dont les prix décollent actuellement.

Pour mémoire : le Canon AE-1 fut produit à plus de 1.200.000 exemplaires; le Minolta SRT101, c’est 3.500.000; l’Olympus Mjiu, 5.000.000 exemplaires; … rares qu’ils disaient sur les sites de vente !

Si réellement vous voulez acheter des appareils rares – il en existe bien sûr – dites-vous aussi que ces appareils seront plus difficile à utiliser, à réparer, à faire évoluer (accessoires comme des objectifs difficiles à trouver) et là, oui, vous pourriez être amené à devoir faire chauffer votre portefeuille mais vous voulez quoi ? Utiliser un appareil photo ancien pour faire des photos ou pour garnir une étagère ou pire, pour spéculer ?

(Re)prenons le cas des Leica. Certes ils ont ouvert la voie vers un appareil léger et maniable mais les premiers exemplaires ne sont plus guère pratiques à utiliser même s’ils restent fonctionnels. Mais les prix sont fous si on considère ces appareils pour une pratique photographique.

Voyons le prix des Leica M, qui défient toute raison, au prétexte qu’ils sont toujours réparables – et ici je salue quand même la volonté de l’entreprise de garder vivant un patrimoine même très ancien – mais au delà de leurs qualités, ils ont 60 ans !

Comparez avec un Canon P : il est aussi performant et heureusement vraiment plus abordable, ensuite vous pouvez y monter toutes les optiques Ltm 39 possibles, même celles de chez Leitz.

Car finalement, c’est l’optique qui fait la qualité de la photo, le boitier n’est qu’une boîte noire, plus ou moins performante et sophistiquée.

Poussez le bouchon plus loin et achetez un télémétrique russe – c’est quand même eux qui en ont vendu le plus au monde ! – et vous pourrez aussi y monter les mêmes optiques en Ltm 39.

Ah, encore un mot : ils sont toujours réparables aussi, mais coûtent 1/100 du prix d’un Leica …

En résumé, si vous voulez (re)découvrir le monde de l’argentique, faites d’abord le tour de votre besoin (quelle type de photos voulez-vous faire, avez-vous l’âme bricoleuse, le poids est-il important pour vous, etc. ?).

A partir de ce moment, vous pouvez regarder vers quelques appareils et fouiner, fouiner pour trouver la meilleure offre.

Un exemple pour mieux comprendre mon propos ?

Vous aimeriez faire de la Street Photography mais la pratique du paysage, voire du portrait vous tenterait bien aussi ? Regardez vers un reflex, beaucoup plus polyvalent, sur lequel vous pourrez monter les objectifs qui correspondront à vos envies.

Lequel ? Si vous avez envie de vous frotter aux fondamentaux, les Praktica sont très bons mais à partir du MTL 3 (voyez ceux analysés sur le site), ou les premiers Minolta, voire Fujica. Nous sommes dans les années septante (fin soixante) pour la plupart. La monture en M42 vous ouvre un champ énorme d’objectifs dont certains de grande qualité car signés Zeiss.

Pour en revenir aux Praktica, leur prix est particulièrement abordable. Sachez encore que ces appareils ont fait le bonheur de milliers de photographes pendant près de 30 ans non sans raison.

Honnêtement, il n’y a que vous, en tant que consommateur, qui pourrez faire bouger les choses, en refusant les prix délirants que certains s’ingénient à nous présenter. Rappelez-vous que la plupart de ces appareils ont été fabriqué et vendu en quantité et qu’ils sont donc loin d’être aussi rares que certains le prétendent.

Un photographe averti en vaut (au moins) deux … faites-vous plaisir !

Enfin, n’oublions pas la partie « consommable », les films. Vous en trouverez sur de nombreux sites, chez quelques boutiques photographiques qui en vendent encore, quasi pour tous les goûts et envies, même s’il faut se rendre compte que les grandes marques qui restent actives, Fuji et Kodak, restreignent leur offre. N’ayez pas peur de vous tourner vers des solutions alternatives, qui offrent des choix différents. Lomography essaie aussi de proposer des films originaux et sortant de l’ordinaire, c’est à tenter.

Bien sûr il reste encore la solution des films périmés, pour autant que vous puissiez avoir la certitude qu’ils ont été correctement conservé (congélateur, frigo au pire). Ici il faut avoir l’esprit original et aimer les surprises, mais c’est un charme ajouté … ou un pari risqué. A vous de voir.

Ceci étant, une fois la pellicule exposée, il faut la développer. Le plus facile (?!) est de trouver un labo près de chez soi, qui s’acquittera de la tâche. Sinon, de grandes enseignes s’occupent encore de développement (Mediamarkt, Hema p. ex.) mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, leurs machines étant en « tout automatique » alors qu’avec un « petit » labo vous pouvez encore dialoguer pour des développements plus personnalisés.

Pour les plus entreprenants ou ceux qui y ont déjà goûté, il existe toujours la possibilité de développer soi-même. Ici, je vous avoue mes limites, je n’ai plus mis les pieds dans un labo depuis … 1988 !

Reste que le N/B est plus abordable si vous le faites vous-mêmes, les chimies étant moins « fragiles » que pour la couleur, mais c’est aussi question de la quantité de films à développer, la technique est la même.

Des accessoires utiles vous permettent même de le faire à la lumière du jour, pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’installer un laboratoire à la maison. Prenons par exemple l’Ars-Imago Lab-Box, à moins que vous ne trouviez sur un site de vente en seconde main des Rondinax 35 ou 60. Ces « boites » vous permettent de mélanger les différentes chimies nécessaires au développement de vos films, facilement.

Chimies que vous trouverez chez le fabricant ou sur des sites comme Fotimpex ou Retrocamera.

A la question qui fâche, « est-ce écologique », la réponse est nuancée : vu la quantité que vous produirez, vous ne polluerez pas plus qu’une lessive ordinaire. Mais le débat est faux car lorsque vous tenez compte de la pollution engendrée par le numérique, vous sortez au mieux avec un ex æquo.

Si vous désirez tirer vous même vos photos, c’est une autre histoire, qui nécessite un minimum d’aménagements. Rien n’empêche de mixer le développement classique avec ensuite un tirage numérique (scanner, banc de reproduction, etc.), qui vous permettra, le cas échéant, de tirer vos photos avec une imprimante dédiée.

Ici je vous recommanderai quelques chouettes bouquins :

  • Les secrets des tirages alternatifs, Anaïs Carvalho Rémy Lapleige, éd. Eyrolles, ISBN 2212677898
  • Procédés de photographie alternative, Laura Blacklow Bernard Jolivalt (Traduction), éd. First, ISBN 2412056099
  • Les secrets de la photo argentique, Gildas Lepetit-Castel, éd. Eyrolles, ISBN 2212143931
  • Noir et blanc, Philippe Bachelier, éd. V.M., ISBN 221213827X

Voilà, j’espère vous avoir donné quelques pistes qui vous serviront et vous donneront envie de tenter l’argentique à prix contenu et supportable car, encore une fois, le maître mot de ces découvertes est « plaisir ».

Les nouveautés en un lieu

Pour une fois, une application pour smartphone : NEVEO

Oui, je sais, je vous écris tout le temps qu’un smartphone ne sera jamais, pour moi, un appareil photo.

Mais force est de constater que j’ai – parfois – le sentiment d’être un peu seul à penser cela quand je vois le nombre de gens qui mettent leur vie en photos sur leur GSM.

Et le pire, ce sont les images des enfants, qui grandissent, que l’on regarde à la sauvette, entre parents, collègues parfois, amis surtout et – rarement – grands parents.

Pourquoi rarement les grands parents ? Ben parce qu’ils sont victimes de la « fracture numérique » comme on dit de manière politiquement correcte … bref, non seulement beaucoup n’y comprennent rien, mais leur vue étant ce qu’elle est, ils n’y voient pas grand-chose sur les écrans des téléphones intelligents !

Enfin, bien souvent, la plupart de ces photos resteront dans le téléphone, jusqu’à la panne, la perte ou le vol de celui-ci, au grand dam de beaucoup qui ont oublié de les transférer, voire de les faire imprimer.

Et c’est ici qu’interviennent de petits malins (dans le bon sens du terme) qui proposent cette application, Neveo.

Ils ont bien compris le marché potentiel de ces photos qui « dorment » dans les GSM et qui étaient initialement destinées à la famille, surtout les grands-parents.

Ils vous proposent donc, contre un abonnement, de pouvoir faire éditer un « journal » de vos photos, qui sera envoyé chaque mois aux grands mères et grands pères contents de voir les évolutions des « chic-ouf »

En résumé, vous prenez vos photos, vous les envoyez sur le site qui se charge, une fois par mois, d’en faire un « album » – qu’ils appellent journal – et ils l’envoient quelques jours plus tard aux personnes désignées, gratuitement et partout dans le monde.

Le premier « journal – album » vous coûtera 0,99€, pour essayer, ensuite, vous devrez prendre un abonnement à 9,99€/mois pour assurer la suite des envois.

Le site est sécurisé. Puis ils essaient de rester « vert » en utilisant des papiers certifiés FSC et ils collaborent avec l’ONG Graine de vie, qui replante un arbre à chaque nouvel abonnement chez Neveo.

Je vous invite bien évidemment à aller faire un tour sur leur site pour des informations supplémentaires.

Alors vraie-fausse bonne idée ? Je ne sais pas mais j’avoue que le concept me plait car il garde un lien avec les ainés et évitent aussi que des photos restent dans l’oubli insondable d’une mémoire aléatoire. Comme quoi le papier a encore de beaux jours devant lui pour animer le monde !

L’application fonctionne indistinctement avec Apple et Androïd (Google Play).

Et puis, j’aime bien l’histoire qui a procédé à cette idée, elle sent bon le vécu et la gentillesse des plus jeunes à l’égard de leurs ainés, pour faire taire les grincheux qui ne voient jamais que les gros titres des journaux racoleurs mais pas les entrefilets où l’on met à l’honneur les idées riches d’espoir !

Ah, et pour ceux qui cherchent la traduction de « chic-ouf » : chic les petits (enfants) sont là; ouf, ils sont repartis (et nous sommes sur les genoux)

Les nouveautés en un lieu

Et si vous pensiez à un appareil fait sur mesure ?

C’est vrai que les différents grands constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour nous présenter des boitiers toujours plus sophistiqués, ergonomiques, adaptables, etc. et pourtant, parfois, on peut vouloir quelque chose tout à soi, rien qu’à soi … y compris en matière d’appareil photo.

Eh bien, j’ai peut-être trouvé un site, et une entreprise, qui pourrait répondre à vos envies.

Leur philosophie est particulière : ils vous proposent de créer votre propre appareil, selon vos envies ou vos besoins

Mais commençons par le début …

Dora Goodman a deux passion, la photographie argentique et l’amour du travail fait main. Alors, en 2016, elle décide de combiner ses passions et commence, dans son petit atelier à domicile, la nuit, en redessinant des boitiers argentiques, en bois, et en fabricant des sangles en cuir pour les appareils photo.

Elle a partagé sur Instagram ses premières réalisations, qui ont suscité un certain engouement parmi les photographes passionnés. Elle a alors réalisé qu’il y avait là un marché, au sens où elle pourrait satisfaire ses envie et celles des autres photographes.

Petit à petit, son atelier est devenu ruche car elle a répondu aux demandes toujours plus nombreuses de passionnés pour la personnalisation de leurs propres appareils. Son utilisation de matériaux nobles, comme le bois, le cuir, le verre lui ont permis de faire des créations uniques.

Petit à petit, elle a laissé tomber son boulot de responsable dans une boite de jeux video pour fabriquer des appareils photos et des accessoires. Bien vite rejointe par d’autres créateurs talentueux, ils ont conçus et créés leurs propres appareils, faisant évoluer leur marque.

Les premiers appareils étaient fabriqués en bois, matériaux d’exception mais qui demande un long travail, méticuleux, malheureusement devenu incompatible avec les demandes de plus en plus nombreuses. Il fallut donc trouver une autre solution et ce fut l’impression en 3D !

Partant d’un constat évident : si on pouvait construire des maisons ou des organes avec cette technique, il était possible de fabriquer un appareil photo !

La flexibilité et la conception illimitée de cette méthode leur permet de tester, en quelques heures, un nouveau concept, l’idée d’un client, de vérifier les normes de qualité qu’ils se sont fixées, tout en restant rentables, originaux, fonctionnels, esthétiques et … abordables.

Aujourd’hui, ils sont six. L’atelier à déménagé dans un vrai atelier à Budapest, qui s’est rempli de fournitures, d’appareils photos et d’imprimantes 3D.

Autre innovation, ils travaillent en « open source » ce qui leur permet d’offrir les fichiers à leur communauté mais aussi de développer leurs produits avec la contribution de celle-ci car ils veulent travailler en « porte ouverte », c.-à-d. en invitant d’autres talents locaux à les rejoindre et à collaborer.

Leur objectif est clair : aller de l’avant en explorant toujours plus avant les possibilités de la technologie d’impression 3D pour fabriquer de beaux produits faits mains. Ce qui répond aux attentes de la communauté des photographes argentiques qui veulent « leur » appareil.

Que propose Dora Goodman Cameras ?

Leur équipe de passionnés conceptualise des appareils moyen format ou à sténopé imprimés en 3D ou des appareils photo personnalisés et uniques en leur genre.

Ils veulent fabriquer l’appareil dont ils ont toujours – dont vous avez peut-être toujours – rêvé.

Pourquoi uniquement en argentique ?

Parce qu’elle résiste à l’épreuve du temps et même, continue à se développer dans un environnement de plus en plus « moderne ». Et puis – ils l’avouent – c’est une manière de laisser leur marque dans histoire photographique.

Si j’osais, je résumerais en écrivant qu’il y a le mouvement Lomography et le mouvement Dora Goodman Cameras, et ils sont tous les deux au service de cette passion qu’est la magie sans cesse renouvelée de la photo argentique.

Que proposent-ils ?

Leurs appareils sont disponibles dans leur boutique en ligne, soit sous forme de kit à assembler soi-même, soir pré-assemblé. Leurs designs sont aussi disponibles en documents open source que l’on peut télécharger librement via le GoodLab si vous possédez votre propre imprimante 3D.

Que me reste-t’il à écrire ?

Allez visiter leur site : https://www.doragoodman.com/ et leur magasin https://doragoodman.com/store/ pour vous rendre compte de la richesse de leur concept.

D’ailleurs, ils offrent des promotions pour leur 5 ans d’existence, c’est peut-être le moment d’en profiter.

Personnellement, je me laisserais tenter par le Goodman Zone moyen format … tiens, c’est quand encore mon anniversaire ?

Les nouveautés en un lieu

Afilm, une application intéressante pour les photographes argentiques

C’est un peu par hasard que j’ai découvert une petite application qui, pour une fois, rendra le « smartphone » utile en photographie … quoique personnellement, je reste attaché au bon vieux carnet/stylo

Bref, ces considérations étant posées, de quoi s’agit-il ?

Vous le savez sans doute, de nombreux photographes qui pratiquent l’argentique aiment à noter les informations de leurs prises de vue.

Eh oui, mon bon monsieur, il n’y a pas de données Exif avec les sels d’argent !

Donc, si vous vouliez vous souvenir des conditions de vos prises de vue, rien ne valait – enfin jusqu’à présent – un bon vieux carnet de notes et le non moins incontournable stylo.

Cependant, quelques esprits modernes ont fait remarquer que l’on avait plus souvent sur soi son smartphone que le dit carnet et ce satané stylo, spécialiste de l’évasion impromptue.

Partant de ce constat, la photographe et designer ukrainienne Nadiia Shymchenko, a pensé à une application (une « app » comme disent les djeunes) et propose une solution utile pour consigner ses réglages de prise de vue simplement, rapidement… et gratuitement, sur Android et iOS.

Cette application, baptisée Afilm, vous permettra de consigner rapidement les paramètres de vos photos argentiques.

Si vous jonglez avec plusieurs boitiers, elle vous épargnera de longues réflexions, de celles que vous éprouviez à la relecture de vos notes parfois, heu… disons, embrouillées !

Assez intuitive, elle vous permet de pré-enregistrer vos boitiers, les pellicules, les objectifs afin de pouvoir les sélectionner rapidement sur le terrain, via des menus déroulants.

Après chaque cliché, vous pourrez sélectionner la pellicule en cours et noter les paramètres que vous avez utilisés.

source : Google Play

Il semble que le tout a été pensé pour rendre aisé la manipulation, laissant le photographe se concentrer dans ses prises de vues plutôt que celles des notes.

Petite attention qui pourrait être utile, celle d’ajouter une photo à ce bloc note « virtuel », pour mieux se rappeler quelle est la photo concernée par tels ou tels réglages.

Gageons que cette application connaîtra des évolutions. J’en entends déjà qui rêveraient de géolocalisation, de coupler un posemètre, que sais-je encore !

Comme je vous le signalais plus haut, l’application est gratuite et vous pouvez la télécharger pour Androïd et IOS

Les nouveautés en un lieu

Perfide Albion …

Las, j’ai commandé sur Ebay un Fujica AX-3 que le vendeur présentait comme en très bel état, mais pas testé parce qu’il n’avait pas de pile sous la main (“this camera is in lovely condition. It may well be working, but I hvae not got a battery that filt it. It seems to be jammed but that may well be because it needs battery »)

De fait, lorsque je l’ai reçu et déballé – je vais y revenir – je l’ai trouvé magnifique, propre, sans griffe, avec sa lanière d’origine en aussi bon état … mais lorsque j’y ai mis une pile (ben oui, moi j’ai des réserve pour quand je vends quelque chose), rien, nada, niente … nothing ! L’appareil est bloqué !

Bon, ça fait partie des risques mais je ne serai pas tendre pour l’évaluation du vendeur car l’excuse est bonne « je n’ai pas de pile pour l’essayer » mais il semble quand même coincé …

Mais finalement ce qui me fait vraiment râler, ce sont les frais.

L’appareil m’a couté 29,32€ plus 17,28€ de frais d’envoi et « d’administration » (il a bon dos le Brexit) … plus 33,3€ de frais de douane.

Parlons en des douanes belges !

Ils ont ouvert le paquet au cuter, enlevé le papier bulle de protection, ouvert la pochette en plastique transparente (z’ont quand même pas ouvert l’appareil ces c… ?) puis tout retapé dans la boite, sans remettre le papier bulle autour du boitier alors que celui-ci avait encore un bon bout de chemin à faire avant d’arriver chez moi et nous connaissons tous la délicatesse des livreurs.

Alors faire payer 33,3€ de droits de douane pour un appareil d’occasion qui en a coûté 29,32€ c’est quand même se f… du monde !

Bref, la leçon que je retiens de cette triste expérience, que je partage avec vous, c’est que je n’achèterai plus au Royaume Unis (enfin, uni, pas tant que ça).

Tant qu’ à payer des frais de douane, je les paierai aux Japonais qui sont d’une correction exemplaire et ont toujours des piles pour tester ce qu’ils vendent, eux.

L’Europe est un merveilleux espace d’échanges, commerciaux et autres, qui permet aux citoyens et aux entreprises de se débarrasser de ces taxes devenues inutiles dans un contexte de libres-échanges.

Sorry, mais s’ils ont décidé de quitter cet espace qui nous assurait des échanges de qualité, je pense très sincèrement qu’ils ont commis une énorme boulette, et je refuse d’en payer les conséquences.

Les nouveautés en un lieu

Y en a vraiment qui nous prennent pour des pigeons !

Bon, vous connaissez ma position par rapport aux prix surfaits de certains appareils (beaucoup trop en fait) mais là, je viens de découvrir une offre qui me fait bondir !

Oui, vous avez bien lu, 79€ pour un dos dateur à installer sur les Canon cités.

Quand je pense que cette société se prétend la moins chère, je frémis …

Soyons sérieux un instant : les dos dateurs de la majorité de ces anciens appareils sont incapables de reconnaître les années 2000 (ils calent à 1999), ce qui veut dire qu’ils sont totalement inutilisables.

Que ce soit chez Canon, Pentax, Minolta et consorts, ces anciens dos dateur ne servent plus à rien !

Sauf à donner « un style » à votre appareil ? Ok, mais faut il pour cela payer (cher) presque le prix dudit appareil ?

Franchement, à un moment donné, faut arrêter de nous prendre pour des pigeons et soi, d’en être un en acceptant ces délires.

A la limite, si c’est pour de la collection, ok mais dans ce cas là, même un appareil HS fait l’affaire si c’est pour rester dans une vitrine et juste montrer ses fonctionnalités sans les utiliser, et donc les accessoires qui vont avec ne sont que postiches associés.

Car, en fin de compte, il va en faire quoi le vendeur de sa pièce séparée, qui ne sert strictement à rien toute seule ?

Personnellement, j’en ai des tas de pièces comme ça, glanées au fur et à mesure de mes achats, parfois dans des lots : des filtres aux diamètres exotiques, des pare-soleil pour tel ou tel vieux télémétriques, des câbles de flash anciens, des bouchons avant et arrière d’objectifs dépareillés, des modes d’emploi d’origine, etc.

Eh bien, quand je peux faire plaisir à quelqu’un qui en a besoin, je les lui envoie, ce qui me rend heureux et me fait de la place !

Et si ce sont des pièces plus spécifiques, des télémètres anciens, des objectifs, des flashs, etc. j’en demande un prix symbolique parce que la pièce le vaut mais – surtout – pour qu’elle n’encombre plus mes tiroirs et mes caisses à « brol »

J’en conviens, tout le mode ne doit pas agir comme moi mais s’il vous plait, arrêtez de traire le client, il finira par se lasser et vous finirez quand même avec des tas d’accessoires que, dans le pire des cas, vous ficherez à la poubelle parce qu’ils vous encombrent.

Et nous clients, réfléchissons à l’utilité de certains accessoires avant de céder aux sirènes mercantiles.

Allez (une fois) dernière anecdote : vous vous souvenez peut-être du Fujica ST 605N que j’ai remis en vente après l’avoir analysé. J’ai fixé un prix de 40€ pour le boitier et un objectif, ce qui ne me paraît pas excessif, l’ayant tout nettoyé, changé les piles et vérifié qu’il fonctionnait parfaitement.

Un (potentiel) acheteur me propose 20€. Comme je lui répond que cette offre ne reflète pas la qualité de l’appareil, il me rétorque que de toute façon il y a des inscriptions dessus (je vous en avais parlé) qui ne sont pas « effaçables ».

J’ai sans doute été un peu « sec », mais je lui ai renvoyé que ça n’avait jamais empêché un appareil de fonctionner, que celui-ci avait 43 ans et donc bien vécu et que ces inscriptions participaient de son histoire, touchante à mon sens, car elles étaient les traces de quelqu’un pour qui cet appareil avait de la valeur et qu’il avait sans doute peur qu’on lui vole ou qu’il l’égare (il y avait noté son nom et son adresse sur la semelle).

Un vieil appareil a gardé les traces de sa vie, sage ou tumultueuse, parfois des stigmates mais si elles ne gênent par l’utilisation de l’appareil, elles en font partie.

Pour mémoire, souvenez-vous du Leica de Walker Evans, tout cabossé, à la peinture écaillée … il est parti pour 60.000€ hors frais !

Ah oui, c’était l’appareil de Walker Evans … à moins que ce ne fut un Leica ?

Les nouveautés en un lieu

Non, le Smartphone ne sera jamais un appareil photo … Bis !

Je reprends mon marteau

Car je viens de lire quelques articles au sujet du Samsung S21 Ultra, « le smartphone de tous les superlatifs ».

Bah, à partir de 1249€ (prix conseillé), il peut bien être performant !

source : Samsung

Que nous propose t’il ce super « smart »phone ?

Bon, il téléphone sur tous les G disponibles, il envoie et reçoit des SMS et des MMS, il vous cheville à vos comptes sociaux (ding, ding, ding…), il vous autorise à vous user les yeux sur son superbe écran pour voir des films que vous auriez pu regarder confortablement dans votre salon, il possède des tas de jeux que vous multiplierez par dix pour tuer le temps dans le train, le métro, la salle d’attente, au grand détriment de la convivialité d’une conversation à bâtons rompus avec de parfaits inconnus qui pourraient être vraiment très sympathiques, … bref, c’est un super téléphone de son temps.

Mais j’allais oublier le principal : il possède 4 appareils photos (!?) pour que vous ne ratiez rien de votre vie.

Plus en détails, voici l’équipement photographique proposé :

Appareil photo dorsal :

  • Une optique grand-angle (équivalent 24 mm) stabilisée ouvrant à f/1,8, propulsée par un capteur de 108 Mpx mesurant 1/1,33 » (avec photosites de 0,8 µm), avec autofocus à détection de phase ;
  • Un ultra grand-angle (équivalent 13 mm) ouvrant à f/2,2, mû par un capteur de 12 Mpx mesurant 1/2,55 » (avec photosites de 1,4 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un téléobjectif « standard » (équivalent 72 mm) ouvrant à f/2,4, jumelé à un capteur de 12 Mpx mesurant 1/3,24 » (photosites de 1,22 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un téléobjectif « périscopique » (équivalent 240 mm) ouvrant à f/4,9, couplé à un capteur de 12 Mpx mesurant 1/3,24 » (photosites de 1,22 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un capteur « Laser AF », qui vient aider le capteur principal à modéliser la scène et à effectuer la mise au point.

Appareil photo frontal : 40 Mpx (1/2,8 pouce), 26 m, f/2,2, Dual Pixel AF

Vidéo : 8K (30 i/s), 4K (60 i/s), FHD (240 i/s), 720p (960 i/s)

Décodons : vous aurez donc 108Mpx entassés sur une surface d’environ soit 9,6 x 7,2 mm, soit un capteur 40% plus petit qu’un capteur 1 pouce.

Auquel il faut ajouter les autres capteurs …. bref, tout ça sur environ 1,5 cm³

Ça fait beaucoup de monde au millimètre carré

source : FNAC

Ok, ça vous donne une plage de focales qui vont du 13mm (ultra grand angle) au téléobjectif de 240mm, en jonglant avec les différents « appareils photo » qui sont sur le smartphone.

Pour le reste de l’analyse, je vous renvoie à l’article de Phototrend qui a décortiqué l’engin.

Et même si je les apprécie, je ne suis pas en phase pour déclarer que c’est un bon appareil photo.

Ceci étant, si je m’en prends aujourd’hui au Samsung, je n’en pense pas moins du iPhone 12 Pro Max qui vante les mêmes salades.

Vous voulez avoir quelque chose de fiable, dont vous pourrez travailler vous-même les rendus si besoin, quelque chose de léger, facile à mettre en poche MAIS qui fait RÉELLEMENT des photos ?

Mais vous n’avez que l’embarras du choix, en neuf ou en occasion !

Allez, quelques exemples :

  • le Canon Powershot SX740 HS à 399€ (prix conseillé) vous offre un zoom de 24 à 960mm, 20Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un vrai appareil photo pour 290gr (le même poids que le Galaxy S21 Ultra tout en étant 5cm moins grand)
  • le Panasonic Lumix TZ200 à 575 € (prix conseillé) vous offre un zoom Leica de 24 à 360 mm, 20Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un compact expert pour 349 gr tout en étant encore 5 cm moins grand que le téléphone)
  • le Sony HX90V à 500€ (prix conseillé) avec un zoom Vario-Sonnar Zeiss de 24 – 720mm, 18Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un compact expert pour 245gr et 5cm de moins que le téléphone)

Et en cherchant bien, vous en trouverez d’autres.

Même avec une seule batterie, vous voilà parti pour minimum 250 photos non stop, la possibilité d’échanger par Wi-Fi, géolocaliser vos images par GPS, un écran orientable, voire parfois un vrai viseur, la possibilité de laisser tout faire à l’appareil ou gérer votre prise de vue à votre guise, faire des tirages jusqu’au 30×40 sans soucis si l’envie vous en prenait ….

Arrêtez de jouer le jeu des géants de la téléphonie qui arriveront un jour à vous faire croire que leur smartphone peut aussi faire le café !

Si vous voulez faire des photos, faites les avec un vrai appareil, pensé pour cette tâche, peaufiné par plus de 150 ans de recherches et de développement pour délivrer les plus belles images possible, reflet de votre personnalité et pas calibrée par une quelconque intelligence artificielle bêlante aux critères d’un moment. Osez vous affirmer !

Pour conclure, je vous citerai l’aventure dune internaute qui voulait partager des photos de tritons surpris dans une marre, et qui s’excusait que ses photos étaient floues parce que prises avec son smartphone : de fait, on ne voyait rien que de vagues tâches de couleurs. Comme je lui faisais gentiment remarquer qu’avec un petit compact elle n’aurait pas eu ces désagréments, elle confessa qu’elle avait oublié son petit Canon et avait cru pouvoir se dépanner avec son téléphone …

Les nouveautés en un lieu

Quand Amazon foule aux pieds ses fournisseurs …

Encore une triste histoire, que je relève grâce à un article de Phototrend.

Vous connaissez la firme Peak Design, je vous en ai quelques fois parlé au détour d’un article car je suis moi-même adepte de quelques uns de leurs (excellents) produits.

Comme de nombreux autres vendeurs, ils « tirent » les ventes de quelques marchés sur des plateformes de vente à distance, dont Amazon, avec qui ils ont, normalement, des clauses contractuelles de respect réciproque dont celle, élémentaire, de ne pas se faire copier leurs produits.

Mais Amazon est bien au dessus des lois et même – ironie – de ses propres règlements puisqu’ils viennent de copier sans vergogne un des produits phares de Peak Design, le Everiday Sling.

C’est un super petit sac que, personnellement, je traine partout quand je suis en sortie « photo de rue ». Compact, discret, solide et vraiment bien pensé, j’y loge mon Lumix GX9 et quelques babioles bien utiles.

Je ne ferai pas comme Amazon et je vous renvoie avec plaisir sur l’article de Phototrend qui explique toute cette malheureuse affaire.

Mais j’en tire la triste conclusion que ces plateformes, qu’elles soient de vente d’objets, de musiques, de films, etc. n’ont absolument aucun respect des droits d’autrui, quels qu’ils fussent.

Si nous voulons que cela change, c’est nous qui devons dire NON à ces pratiques, en n’achetant pas ces ersatz ridicules, ces faux inutiles.

Si vous voulez acquérir un produit qui a nécessité du temps, de la recherche, des essais coûteux pour vous offrir le meilleur mais qu’il vous semble cher, pensez à deux choses : tout le travail accompli respecte au mieux et les hommes et la nature pour vous offrir un produit durable; les copies foulent aux pieds tous ces engagements et ne résistent pas dans le temps, ce qui accroit le gaspillage des ressources.

Vous pourriez envisager de mettre un peu de côté pour vous payer l’original, ou si vous êtes pressé, regardez vers l’occasion, elle vous fournira souvent de très beaux exemplaires (grâce à ce que j’ai décris si devant).

Personnellement, j’ai choisi cette voie, non pas que je sois (toujours) pressé mais parce que je n’aime pas le gaspillage et qu’une manière de recycler et allonger le cycle de vie des objets est de leur donner une seconde, une troisième, …. vie.

Les nouveautés en un lieu

Le format 120 fête ses …120 ans

Au début de la photographie, de multiples formats ont vu le jour et – surtout – une grande variété de supports : du verre, du métal, du papier, du celluloïd

Autant vous dire que chacun y allait de son invention et il devait y avoir autant de formats que d’appareils.

Mais après les temps incertains des découvreurs, le besoin de « normaliser » un peu ce gentil foutoir a commencé à se faire sentir, notamment parce que des constructeurs commençaient à fabriquer des séries d’appareils.

Si vous vous en souvenez, les premiers appareils photos étaient lourds, encombrants, souvent en bois et laiton et nécessitaient de manipuler des plaques de verre ou de métal, sans oublier toute la chimie qui suivait pour développer ces plaques.

C’est là qu’intervient le génie de Georges Eastman qui a popularisé un film flexible dans les années 1880, qui supprimait ces plaques lourdes et délicates à manipuler. Il développa son premier appareil photo Kodak en 1888.

La particularité de cet appareil était d’être vendu pré-chargé avec assez de pellicules pour prendre 100 photos. Lorsque le film était terminé, on renvoyait l’appareil chez Kodak pour le développement et la firme vous réexpédiait vos tirages avec un appareil prêt à refaire ses 100 photos.

L’appareil était très simple mais il coûtait 25€, une somme qui le réservait encore à une certaine élite

Or pour faire du business, il faut toucher le plus grand nombre, c’est pourquoi ce cher Georges voulait créer un appareil le plus simple possible, le moins couteux possible mais permettant de réussir ses photos à (presque) tous les coups. Son designer de l’époque, Frank Brownell, imagina donc ce cube insolite, que tout le monde connait.

Cette curieuse boite rectangulaire, à l’origine, recouverte de simili-cuir utilisait en effet le film en rouleau, le film Eastman. Les premiers Brownies sont apparus en 1900, avec des films au format 117.

La vente de ces appareils au prix de 1$, avec le film chargé, incitait nombre de photographes à illustrer sans complexe leur quotidien. Ces Brownies ressemblaient aux premiers appareils Kodak a la différence que cette fois ci le photographe, en fin de film, le retirait lui -même pour le déposer ou l’envoyer à un laboratoire … Kodak où le développement coûtait 2$.

Le Brownie était on ne peut plus simple : une boîte de 13x9x9 cm, fabriquée à partir d’une planche de jute, renforcée de bois et couverte de simili cuir. Des matériaux bon marché, une production de masse et des techniques de fabrication raisonnées faisaient que le coût de l’appareil était minime.

Il avait un simple obturateur rotatif à une seule vitesse et un objectif ménisque f / 14. Il n’y avait pas de viseur, mais un viseur à clip était disponible en option. Six négatifs carrés de 57×57 cm pouvaient être pris sur ce qui sera plus tard le film en rouleau 117.

source : https://blog.scienceandmediamuseum.org.uk/a-z-photography-collection-b-is-for-brownie/

Eastman a baptisé sa nouvelle caméra «The Brownie», non pas d’après Frank Brownell, mais d’après des personnages créés par le célèbre auteur et illustrateur pour enfants canadiens, Palmer Cox.

Bien que d’autres sources semblent dire que le nom de « Brownie », qui est un gentil lutin du folklore écossais, seraient le véritable fondement de l’appellation, l’appareil donnant autant de joies que le lutin.

Kodak avait vu juste : une production industrielle, un réseau de fournisseur dense, des chimistes capables de traiter les volumes, tout était réuni pour que ce procédé soit une réussite.

source : https://www.bbc.com/news/magazine-30530268

Un appareil peu couteux, capable de fournir de bonnes photos, un « système » de vente performant rendait la photographie accessible quelque soit votre classe sociale et votre niveau de compétences en photographie.

Le Brownies fut aussi soutenu par une gamme d’accessoires qui allaient des albums photo aux kits pour développer soi-même, à domicile. Tout cela installait l’idée que la photographie était « pour tout le monde ». Des clubs photos, des compétitions ont eu lieu, ce qui renforçait encore le sentiment d’accessibilité pour le grand publique

Un slogan célèbre de l’époque disait : «Plantez le gland Brownie et le chêne Kodak poussera»

Le Brownie était initialement destiné aux enfants, de par sa simplicité, mais finalement tout le monde en voulait un. Il était robuste, conçu pour accompagner les gens dans leur vie quotidienne. Il fut produit pendant presque cinquante ans et on peut en déduire que cet appareil a illustré plus que tout autre appareil le XXème siècle naissant.

Le Brownie n ° 2, sortait 18 mois plus tard, en 1901. Il utilisait un format de film légèrement différent, le fameux 120 qui nous occupe, ou film moyen format – qui est toujours fabriqué aujourd’hui.

Imaginez que des millions de brownies n ° 2 sont sortis des chaînes de production – le dernier en 1935 – et beaucoup sont encore capables de prendre des photos aujourd’hui.On estime que 2.500.000 ont été vendu avant 1921. Le prix était de 1$ pour ceux en carton, 2, 75$ pour ceux en aluminium et 2,5$ pour ceux en couleur

Cette fois l’appareil est en carton recouvert de similicuir. Il ne deviendra métallique qu’en 1924. Son obturateur est fiable, mais quelque part entre 1 / 25e et 1 / 30e de seconde, vous devez donc être sûr de maintenir l’appareil photo stable. Il possède deux viseurs, un pour les prises de vue verticales et l’autre pour les horizontales

Grâce à cet appareil, la photographie est devenue quotidienne, presque instinctive. Toute la vie pouvait être captée, contrairement aux anciens appareils où il fallait rester statique pour que la photo soit nette. La plupart des gens en avait un et il était le compagnon de voyage idéal.

Une anecdote souligne cette capacité à être là au bon moment, à travers l’histoire :

« En 1912, Bernice Palmer, 17 ans, voyageait de New York à la Méditerranée sur le SS Carpathia – le navire qui a été détourné pour récupérer les survivants du naufrage du Titanic. Palmer avait avec elle une caméra Brownie – ses photos des survivants transportés à bord du Carpathia et de l’iceberg qui avait scellé son destin sont parmi les seules images enregistrées de la catastrophe. Son brownie et les photos qu’il a prises font désormais partie de la collection Smithsonian du National Museum of American History. » source : https://www.bbc.com/news/magazine-30530268

Voilà un peu d’histoire, je pense utile à se remémorer quand on veut utiliser un appareil ou un film qui a un « vécu » intéressant.

Pour en venir à la pellicule en 120 proprement dit, voyons quelles sont ses différences par rapport au film 135mm (ou 24×36) que tout le monde connaît ?

Outre sa taille – nous y reviendrons – le conditionnement est différent. Si le film 135mm est conditionné dans une bobine hermétique à la lumière, faite en plastique ou en métal, la bobine du 120 … n’existe pas !

De fait, c’est le film, recouvert d’une bande de papier protecteur à l’arrière qui est enroulé serré autour d’une tige, autrefois en bois ou en métal, aujourd’hui en plastique. Le papier protecteur porte plusieurs indications utiles sur son verso : des flèches, qui servent de repères lors de l’installation dans l’appareil, des numéros, disposés à des endroits différents pour être lus à travers de petites fenêtres avec une vitre à la couleur généralement rouge, dite inactinique en fonction des formats qui seront utilisés par l’appareil, en tout cas pour les vieux appareils. Les plus modernes ont un compteur.

Car avec un film au format 120, vous pourriez faire des photos en 6×4,5 (16 vues sur un film), 6X6 (12 vues) ou 6×9 (9 vues). Il existe aussi des appareils en 6×7 mais dans ce cas ils possèdent leurs propres systèmes de compteur interne.

Pour vous donner une idée de taille

source : Wikipedia

-« Mais, me direz-vous, quel avantage à utiliser un si grand film ? Parce que qui dit grand film dit gros appareil, n’est-ce pas ? »

Imaginons une analogie avec un capteur numérique (si, si, j’ose) : sur un petit capteur de type APS-C tous les photons qui composent la lumière vont devoir se serrer pour couvrir toute la surface, tandis qu’avec un capteur plein format 25×36 (et je parle pas des capteurs moyens format qui ont la surface d’un film 120 à peu près), les mêmes photons auront plus d’aise pour couvrir la surface. L’image sera mieux définie et comportera plus de détails.

La taille plus grande du film 120 permet d’avoir un grain plus fin, plus de détails et autorise des recadrages si nécessaires lors des agrandissements.

La grande taille du négatif était surtout un atout auparavant car ceux-ci pouvaient être tirés par contact, sans passer par un agrandisseur. C’est pourquoi vous trouverez souvent des photos de petite taille dans les vieux albums de famille qui, par soucis d’économie, faisaient faire des « contacts » plutôt que des agrandissements.

De nos jours, quel intérêt pour le 120 ?

Mais la possibilité de capter des images de grandes qualités avec un minimum de moyen.

Heu, là, je m’explique : plus la surface d’un film est grande;, plus la qualité est au rendez-vous, nous sommes d’accord. Mais, franchement,t, se déplacer avec une chambre photographique, ce n’est guère facile.

Le compromis reste donc les appareils appelés « moyen format ».

Ce seront des appareils plus grands qu’un 24×36 mais encore très portables. Citons quelques exemples : les Yashica C ou D ou le Flexaret, qui restent abordables, le Rolleiflex nettement plus cher, un Mamiya M645, une valeur sûre, un Koni-Omega Rapid M, qui est un télémétrique en moyen format qui reste accessible, le Mamiya C330, le seul avec des objectifs interchangeables mais cher.

Enfin, si vous vous sentez l’âme aventureuse, vous pouvez essayer de vieux folding comme le Kodak modèle 66 II ou l’Ikon Nettar; des appareils dits lomographiques comme un Holga Diana voire un Holga 120 CFN, voire même un Kodak Brownie Bull’s – Eye, un bon vieux Agfa Clack

Pour clôturer enfin, sachez qu’il existe, autour de ce format 120, le 220 qui double le nombre de photos possibles mais il faut un appareil qui le permette, puis le 620 plus ancien, qui est un 120 sur une bobine spécifique dont j’ai parlé ICI

Au niveau prix, ce sera plus cher qu’un 24×36 mais en cherchant bien, vous pouvez trouver de petites perles abordables.

Le film est quasi au même prix, le développement aussi mais n’oubliez pas que le nombre de vue est moindre, mais quel qualité.

A tester, pour le plaisir de photographier différemment.

Video d’illustration du chargement d’un film 120

Quelques références : http://www.brownie-camera.com/53.shtml, https://blog.scienceandmediamuseum.org.uk/a-z-photography-collection-b-is-for-brownie/, https://www.bbc.com/news/magazine-30530268, https://blog.scienceandmediamuseum.org.uk/a-z-photography-collection-b-is-for-brownie/

Les nouveautés en un lieu

Non mais, faut arrêter …

C’est la réflexion que je me suis faite ce matin, après avoir été faire un tour sur 2ememain.be et Ebay, comme d’habitude (ben oui, les brocantes c’est pas encore pour demain !).

Je sais qu’il y a un certain regain, pour ne pas écrire un regain certain pour les appareils argentiques mais faut quand même pas pousser !

Quand je vois les prix pratiqués, je me dis que le monde tourne à l’envers

Pensez donc, les vieux boitiers qu’hier on retrouvait dans tous les tiroirs des parents et grands parent, ou pire, dans les déchetteries parce que plus personne ne savait qu’en faire, ni s’en servir, aujourd’hui vous les retrouvez à prix d’or sur les sites de vente.

Et là je dis STOP !

Quelques petits malins créent des « modes » pour tel ou tel appareil, et les prix flambent …

Un exemple, parmi tant d’autres, le Canon AE-1. Si ce n’est pas un mauvais appareil, il est quand même limité car c’est seulement un priorité vitesse alors que beaucoup préfèrerait une priorité ouverture (et il en existe dans la gamme Canon, moins connus).

En 2019, il se négociait autour des 50€, avec un objectif et en parfait état. Aujourd’hui, même les quasi épaves se négocient autour des 100€.

Soyons sérieux, cet appareil a été fabriqué à 1.200.000 exemplaires, il n’est donc pas rare.

Un autre exemple ? L’Olympus Mju. Hier, on le jetait parce que plus personne ne voulait se servir d’une savonnette certes assez facile à mettre en poche mais capricieuse, voire fragile, mais, d’accord, avec un bon objectif (pour la petite histoire, cet objectif existait depuis le Trip 35 de 1967 !).

En 2019, on le proposait autour des 50€ aussi et aujourd’hui vous n’en trouverez plus sous les 90€. Et lui il a été fabriqué à plus de 5 millions d’exemplaires.

Le XA ? ok, il est mignon, c’est un condensé de design signé Maitani Yoshihisa mais c’est comme les Minox 35mm, ils sont tellement petits que ça devient difficile de s’en servir avec des doigts d’adulte …. et sans lunettes.

Vous en doutez ? Voici un extrait savoureux d’un gars dithyrambique sur l’appareil « Le seul problème que je peux trouver dans cet appareil, c’est qu’il est parfois difficile de faire la mise au point car il peut être difficile de voir dans le viseur télémétrique, ce qui peut résulter dans des clichés légèrement flous comme vous pouvez le voir dans quelques de mes photos. En revanche, j’ai trouvé une solution, il suffit de régler le diaphragme sur f/5.6 et de faire la mise en point légèrement en dessous de 3m. Maintenant, tout est net (0,9m à l’infini). Ce qui veut dire que vous pouvez littéralement, viser et shooter, pour ne rien rater. Aussi vous bénéficierez de la mise au point optimale au diaphragme de 5,6. » source : Lomography Magazine …. brave garçon, il a découvert le zone focus !

Eux aussi ont été fabriqué à des millions d’exemplaires et il en reste beaucoup alors de grâce, ne donnez plus 100€ pour en avoir un en poche, que vous n’utiliserez pas longtemps parce que vous en aurez marre des photos floues… ou des photos manquées à tâtonner vos réglages.

Je continue, le Minolta SRT 101, certes un bel appareil, costaud, mais que je voyais dans les annonces à 25€ en 2019, il se négocie maintenant à près de 90€, boitier nu ! Et en noir, ça frôle l’hystérie : 200€. Heu, entre nous, le SRT 303 est mieux Vous saviez que tous modèles SRT confondus, Minolta en a vendu plus de 5.700.000 dont 3.500.000 rien que pour le ST 101 ? Rare disent les annonces, allons mon bon monsieur, soyons sérieux !

Les Yashica Electro 35, une autre folie du moment, … le premier que j’ai acheté, fin 2018, un Electro 35 GSN, je l’avais payé 25€. Le GTN (noir), quelques mois plus tard était déjà à 50€. Aujourd’hui, ne regardez plus les prix, ça fait peur ! Regardez plutôt vers le Minolta Hi-Matic 7s, on le boude encore et il est sous les 50€.

Vous remarquerez que je n’ose pas aborder les Canonet car l’hystérie autour du QL 17 G III atteint des proportions dantesques, surtout s’il est en noir (plus de 200€). Regardez plutôt le Canonet QL 19 G III, c’est le même (vous mettrez juste un film un peu plus rapide si besoin de compenser son ouverture de f1,9 plutôt que f1,7)

Et puis il y a les Nikon … un Nikon FG, digne successeur du EM c’est un entrée de gamme, certes avec les qualités des appareils Nikon, mais il n’a rien révolutionné le gaillard. Eh bien il s’en trouve aujourd’hui à plus de 100€ alors qu’au début 2019 le prix tournait autour des 45€.

Toujours chez Nikon, prenons l’exemple du Nikon 35 Ti. … oui, oui, il est beau (les goûts et les couleurs, hein !), avec un objectif magnifique mais … limité au 1/500s, ce qui interdit les films rapides et avec un autofocus qui patine si ça va un peu vite, est-il raisonnable de lui consacrer 800€ de nos jours ? Et là, je ne parle pas du 28 Ti …

Je vous fais grâce des Contax, des Ricoh GR dont la majorité des écrans se font la malle, les Voigtländer Bessa, les Hasselblad fragiles (prenez un Zenza Bronica S2 A c’est indestructible !), les Leica antédiluviens et malcommodes … les prix deviennent hallucinants.

Et cette liste est loin d’être exhaustive …

Revenons sur terre. Si vous voulez (re)commencer à travailler en argentique, laissez tomber les modes et cherchez des appareils qui vont vous permettre d’évoluer, à votre rythme et confortablement.

Les reflex sont faciles, et si vous choisissez un modèle avec autofocus, c’est encore plus simple et finalement proche des appareils d’aujourd’hui . Pourquoi facile, mais parce que vous voyez à travers l’objectif ce que vous voulez capter. Et parce que les automatismes vont vous permettre d’avancer sans trop tâtonner et ensuite vous pourrez toujours passer en manuel quant vous vous sentirez prêt.

Lequel choisir ? Allez faire un tour sur Histoires de photo, sur Lafillerenne, sur Benber et, éventuellement, votre serviteur. Souvent nous essayons de vous donner des bons plans à prix raisonnés

Vous préféreriez un compact, plus petit ? Pourquoi pas si vous en connaissez les limites et que vous les acceptez, ce peuvent être de merveilleux compagnons de voyage ou de rue. Les mêmes sites peuvent vous aider dans vos recherches.

Le télémétrique vous tente ? C’est un univers à découvrir, effectivement mais tenez compte de ses particularités et pensez que ce sont des appareils qui demandent quelques notions. Sinon, c’est un plaisir. Laissez tomber les Leica, les Nikon, les Canon, les Minolta très anciens, ils ne sont pas confortables et bien trop chers, à moins que vous ne commenciez à vouloir investir (le Leica de Walkers Evans s’est vendu l’an passé plus de 60.000€ hors frais). Regardez vers les télémétriques russes, ils restent très abordables, sont toujours réparables et la qualité d’une photo, c’est l’objectif qui la fait, hors vous pouvez y monter toutes les focales en Ltm 39 (Leica visant).

Mais fixez-vous des limites et – honnêtement – essayez de ne pas dépasser les 50€, voire 80€ si l’appareil est accompagné d’un premier objectif (un 50mm ou un petit 35 – 80mm p. ex.).

Fouillez les tiroirs de vos parents, grands-parents, oncles et tantes, dites autour de vous que vous cherchez un ancien appareil, il y en a plein qui trainent depuis des années et que l’on vous cèdera volontiers.

Soyez attentifs aux piles, si elles ont coulé dans l’appareil, passez votre chemin. Regardez aussi si on en trouve toujours (certains Praktica, p. ex., utilisent des piles qui nécessiteront une adaptation car elles n’existent plus de nos jours), cherchez à voir quels sont les objectifs utiles pour votre pratique photographique en sachant que les focales fixes sont meilleures et moins chères. Parfois il faudra changer les mousses, tenez compte de ce petit surcoût, tout comme le prix de certaines piles (sachez néanmoins que les anciens appareils ne sont jamais aussi gourmands en énergie que les actuels hybrides).

Ne vous découragez pas, vous trouverez le boitier qui vous fera plaisir et vous entrainera dans de belles découvertes.

Encore un dernier mot. Dans quelques articles, j’ai fait l’analyse de certaines merveilleuses machines qui dépassent les 50 ou 80€ que je préconise, c’est tout à fait vrai. Pourquoi alors prêcher l’inverse ? Mais parce qu’il est encore possible de trouver ces appareils au prix recommandé et que le prix ne reflète pas la qualité de l’appareil. Ce que j’essaie de vous indiquer, c’est justement cette qualité, qui pourrait répondre à vos attentes de photographes, d’amateur à amateur éclairé.

Gardez la en tête lorsque vous faites votre marché et négociez. Si ça ne marche pas, regardez ailleurs, il y a plein d’autres opportunités et d’appareils aussi intéressants car – rappelez-vous – ce qui fait le photographe, c’est son regard, pas son matériel !

Les nouveautés en un lieu

Une petite sélection (toute personnelle) des réflex argentiques que je recommanderais pour débuter

Après la petite digression amusante du Chadt CAM watch M1, revenons-en à des appareils avec lesquels nous allons pouvoir – vraiment – photographier.

Je vous avais présenté les télémétriques à objectifs fixes, puis les télémétriques à objectifs interchangeables, venons en aux reflex.

Au cours des années soixante, notamment sous l’impulsion des fabricants japonais, ce type d’appareil à pratiquement tout balayé sur son passage, au point que même Leica a vacillé à la fin des années septante, que de nombreux noms, autrefois prestigieux, ont disparu ou étaient sur le point de disparaître (Contaflex, Miranda, Ihagee, Zeiss Ikon, Alpa, etc.) tandis que Nikon, Canon, Minolta, Pentax, Olympus,Yashica, Fujica, p. ex., se taillaient la part du lion de cette nouvelle jungle où les perfectionnements allaient ouvrir la voie à l’autofocus, au flash automatique embarqué, aux rafales puissantes, aux moteurs intégrés, etc.

Du reporter de guerre au paparazzo, la nouvelle arme était le reflex et ses accessoires de combats les téléobjectifs, zoom, flashs dédiés et j’en passe.

Pourquoi un tel succès ? La visée avec un reflex est facile : vous regardez dans le viseur, qui vous permet de voir « à travers » l’objectif monté et vous voyez, directement, ce que vous allez capter. Le réglage est aisé, en tournant les bagues de réglages des objectifs pour les distances et les ouvertures. Selon les systèmes, vous pouvez tout contrôler ou la partie essentielle, la prise de vue, le boitier prenant en charge la partie réglages (automatisme). Et puis viendra le temps où le boitier pourra même faire la mise au point lui-même (autofocus), vous laissant quelques réglages à peaufiner, ou prenant la main sur tout, juste à vous laisser composer votre photo.

Je vais donc diviser mes choix entre les appareils tout mécaniques et ceux possédant un autofocus.

Un mot encore : ma sélection est imparfaite (et le sera toujours) mais je m’efforce de trouver des appareils « abordables » qui offrent un vrai plaisir de photographier, au delà des modes d’un moment.

Honnêtement, un bon appareil reflex des années septante à quatre-vingt devrait tourner aux alentours des 50€ avec un objectif. Au delà, il vous coûterait plus cher qu’à sa sortie, tenant compte des petits bobos accumulés en 40 ou 50 ans d’utilisation (remplacement des mousses, « cuirette » qui se décolle, vulcanite qui s’écaille, piles à modifier – celles au mercure étant interdites, objectifs pas forcément d’origine, etc.).

Des modes existent depuis quelques temps, sur certains modèles, au demeurant excellents, mais qui sont loin d’être rares parce que produits à des centaines de milliers voire des millions d’exemplaires.

A vous de voir si vous voulez commencer une collection, auquel cas le prix est secondaire par rapport à la rareté, la série limitée, le détail orignal, ou si vous voulez vous (re)plonger dans les plaisirs simples de la photo argentique avec le matériel adéquat.

Voici donc une première sélection, qui sera amenée à évoluer avec les appareils que je nous ferai découvrir.

Le Canon A-1, apparu en 1978, le concentré de technologie de l’époque pour les amateurs exigeants (le pro utiliseront le F-1). Et des astuces qui ont fait la réputation de cet appareil : la possibilité de surimpression, enfantine; un petit loquet pour masquer la fenêtre du viseur en cas de pose longue; l’ergonomie bien pensée qui place tout à portée de doigts (l’index en l’occurrence); et – cerise sur le gâteau – le premier appareil au monde à proposer un ordinateur intégré numérique et non plus analogique, qui autorise plusieurs modes de fonctionnement. Et avec ça un parc d’optiques réputées que l’on trouve facilement de nos jours. Il faut faire attention à la porte de la pile, fragile; le « squeeze », un petit bruit que l’on peut rapidement circonscrire sans difficultés; les mousses souvent à remplacer et c’est tout. Ah oui, son prix ! Comptez quand même autour des 150€ .

Le Minolta X-700 MPS, sorti en 1981, il offre les mêmes agréments que le Canon et il visait, à l’époque, le même public, exigeant. Il propose aussi un mode d’exposition « tout automatique », en plus des modes priorité ouverture et manuel désormais traditionnels. Le « Minolta Program System » (MPS) est ce fameux mode « tout auto » : il suffit de tourner la bague des vitesses dans cette position et vous n’avez plus qu’à vous concentrer sur la mise au point et le cadrage de la photo, l’appareil se charge de l’exposition et il le fait bien. Il bénéficie lui aussi d’un vase parc d’optiques de qualité et abordables. Quand au prix, il rattrape celui du Canon, comptez une centaine d’euros.

Le Pentax P 30, venu en 1985, il a été pensé par les ingénieurs de la marque pour amener les débutants à évoluer à leur rythme, en proposant un automatisme et la possibilité de passer en manuel. L’électronique embarquée, mesure, analyse et choisit ouverture et vitesse en fonction de la sensibilité, que vous n’aurez pas à régler puisque le codage DX (inscrit sur la bobine du film) l’aura fait pour vous. La monture est la K-A mais tous les objectifs K fonctionnent aussi, sans les automatismes dans ce cas. Ici encore vous trouverez l’optique qui vous convient facilement. Un peu moins cher que les précédents, comptez environ 50€ avec un objectif.

Un outsider comme il se doit, le Pentax ME Super qui est sorti lui en 1979. Il peut être tout automatique, comme son petit frère le ME mais il possède un mode manuel, pour plus de contrôle quand l’amateur éclairé aura acquis plus de maîtrise.C’est un boitier très compact, ce qui incite à l’emmener partout. Et les objectifs, en monture K, créés spécialement pour lui sont aussi compact (la gamme SMC Pentax M). Très agréable à prendre en mains, je trouve qu’il fait une belle synthèse entre les plus vieux boitiers, style Minolta XG et les Canon Fbt QL, ou les Nikon FE et ceux de la génération suivante, avec une électronique qui vire petit à petit vers des micro ordinateurs embarqués. Faire attention en cas d’achat : s’il ne déclenche pas sans pile, mettez le sur la position flash, il doit le faire; mais surtout, pile ou pas, s’il n’arme pas, à moins d’être un bricoleur précautionneux, passez votre chemin, il est hors service (c’est une petite pièce qui a lâché mais elle est dans les entrailles de l’appareil), c’est le cas du mien, hélas.

Vous avez remarqué que je ne parle pas du Canon AE-1, qui ne démérite pas mais dont les prix sont surfaits. Laissons passer la mode, nous y reviendrons peut-être.

Tout comme je n’ai pas repris l’excellent Alpa SI 3000 : à moins que vous n’en trouviez un à prix décent, leur cote est « surfaite ». Pour l’anecdote, j’avais mis le mien en vente il y a peu et l’enchère atteinte était de 265€ ! Franchement, il vaut le prix d’un Minolta X-700 MPS. Avis aux amateurs, le mien est remis en vente … (suite à un soucis avec le site d’enchères).

Venons en aux appareils avec autofocus, qui deviennent très proches de nos appareils actuels. Je constate que je n’en ai pas encore essayé beaucoup donc cette section peut évoluer. Je vous livre ceux que j’ai dernièrement eu en mains.

Le Canon Eos 30, nous sommes maintenant aux débuts des années deux-mille, le tournant des appareils numériques n’est pas loin. C’est donc un appareil très proche de l’ergonomie et des fonctions que nous connaissons encore aujourd’hui, mais sur pellicule ! Il accepte toutes les optiques EF et elles sont nombreuses. Evitez toutefois les optiques très modernes, conçues pour les capteurs exigeants car vous seriez déçu de vos photos. Fred (Histoires de photo) s’en est largement servi, notamment avec un 24 -105 série L. C’est une combinaison gagnante et vous trouverez l’objectif à prix intéressant en première version. Sinon une optique fixe comme un 50mm est un must à ne pas négliger. L’appareil est un des plus silencieux que je connaisse et il offre une particularité que son cousin, le 33, n’avait pas, le pilotage de l’autofocus pas l’œil, qui offre un vrai confort. C’est un appareil qui se négocie autour des 120€ et il les vaut vraiment.

Le Pentax SFX, apparu en 1987 sera le premier réflex autofocus « moderne », doté d’un flash automatique intégré. Couplé aux objectifs K-AF, il vous offre un confort et une facilité d’utilisation alors rarement atteinte, même s’il est parfois un peu lent. Sa forme un peu inhabituelle le rend peu conventionnel et son prix s’en ressent : comptez environ 50€ boitier nu. Un excellent appareil à ne pas négliger si vous en croisez un.

Le Canon Eos 3000, introduit par Canon en 1999, c’est un appareil simplifié, ce qui ne veut pas dire simpliste. Mais, p. ex., le viseur à pentamiroir (moins coûteux à produire qu’un pentaprisme) et le flash intégré activé manuellement ont contribué à maintenir ce modèle à moindre coût. Pourtant, il possède la fameuse roue PSAM avec une gamme complète de modes d’exposition automatique, y compris le réglage d’exposition au flash. Franchement, c’est vraiment un appareil école sur lequel vous pouvez monter toutes les optiques de la gamme EF. Heu … soyons réaliste, n’y mettez pas les derniers objectifs ultra pointus destinés aux numériques, mais ça vous laisse encore plein de possibilités à prix tout à fait sympa (un 28 -80 ou un 24 -105 sont l’idéal pour voyager léger, ou alors une focale fixe en 50mm). Et, surtout au prix où vous l’achèterez, vous n’aurez aucun remord à l’emporter partout, même si c’est risqué (comptez environ 25€ boitier nu).

Le Nikon F 65 est apparu en 2001, successeur du F60, en entrée de gamme, mais non dépourvu de charme et d’éléments intéressants pour l’amateur qui veut progresser à son rythme sans être déçu. Comme la plupart de ses contemporains, il est en polycarbonate, donc léger, il possède plusieurs programmes comme le Auto-Multi Program, cinq modes Vari-Program, priorité à la vitesse, priorité à l’ouverture et mode manuel complet. Il bénéficie d’un flash intégré modulable et synchronisé et sa gamme de vitesses lui permet de se tirer de presque toutes les situations (30s à 1/2000s et mode bulb). Un bon appareil qui ne vous coûtera pas non plus une fortune (+/- 40€ nu) et sur lequel vous pourrez monter un vaste parc d’optiques Nikon ou tierces. A ne pas négliger.

Pour conclure, une dernière remarque : pour les appareils plus anciens, dont les montures d’objectifs ne sont plus suivies (Canon Fd, Pentax K, Nikon Nikkor, Minolta Md, etc.), pas de soucis, faites vous plaisir et prenez ce qui vient.

Par contre, pour les appareils dont les montures existent toujours (Canon, Nikon, Pentax) il va vous falloir choisir « un camp » car vous pourriez réutiliser une partie de votre parc optique avec un appareil plus récent utilisant la même monture.

C’est ce qui fait souvent hésiter les personnes qui possèdent un vaste parc d’optiques de qualité dans leur choix lorsqu’ils envisagent de changer de marque car finalement se sont les optiques qui coûtent le plus cher et devoir réinvestir un parc entier en décourage plus d’un !

Ne vous préoccupez pas de la guéguerre soit disant existante entre Canon et Nikon : ce sont des appareils excellents, avec des choix d’ergonomie différente, des logiques propres aux marques mais à la fin, le résultat est quand même très bon.

Pour la petite histoire, alors que nous avons commencé tous les deux sur le Canon Ftb des parents, aujourd’hui mon frère est chez Nikon et je suis resté chez Canon … ça anime les soirées et les présentations de photos respectives.

Dans la mesure du possible, essayez de comparer les différents appareils et choisissez celui que vous portez le mieux, dont la logique de programme vous parle le plus, pour lequel vous trouverez, dans votre budget, le plus d’accessoires utiles. Le reste, c’est du marketing !

Mais surtout, sortez faire des photos …

Les nouveautés en un lieu

Non, le Smartphone ne sera jamais un appareil photo !

Non, le téléphone « intelligent » ne sera jamais un appareil photo, je persiste et signe !

Et pourtant, les marques souffrent de ce concurrent déloyal, certaines catégories d’appareils disparaissent à son vil profit, tels les compacts d’entrée ou de moyenne gamme, voire – selon la presse spécialisée, oiseau de mauvaise augure qui devrait « éduquer » le public plutôt que de laisser les marques de ces téléphones faire de la pub dans leurs pages – même les reflex.

J’ai utilisé des mots forts ? Et alors, ils sont à la hauteur de l’imposture qui risque de nous priver de vrais appareils photo.

– « Imposture, mais de quoi il parle là ? »

Mais de ces images léchées avec lesquelles on nous assomme à longueur de spots télévisés, d’écrans publicitaires au ciné, dans les magazines, les réseaux sociaux et qui sont des faux !

Ou plutôt, astuce marketing bien réglée, qui ne sont valables que si vous les regardez sur l’écran minuscule de votre téléphone dit intelligent.

Je vous explique ….

Conscient de l’indigence de leurs capteurs, les fabricants de ces appareils font appel à toutes les ficelles du marchand roublard pour vous vendre sa salade.

Comme par exemple convier de grands noms de l’optique pour vanter la qualité de leur objectif. Et Zeiss de se laisser convaincre par de gros chèques.

Comme par exemple bourrer d’intelligence artificielle le calculateur qui crée les images : bien apprise par des milliards de photos sans âme, collectées sur les grands réseaux pourvoyeurs de ce type d’image, elle sait détecter l’élément qu’il faut travestir pour vous donner l’illusion d’un rendu superbe, réduit toujours à la taille indigeste de l’écran.

Comme par exemple lesdits écrans, il est vrai, toujours de meilleure qualité qui n’ont pour seul but que de vous faire acheter les promesses marchandes de ces images car, de fait, pour téléphoner, voire même jouer ou regarder des videos de piètres qualités, un écran plus basique sera amplement suffisant.

Comme par exemple de vous vanter les millions de pixels qu’ils enfoncent dans un capteur qui doit bien avoir envie de vomir cette surcharge !

source : Fnac-« 

-« Eh, il y a quoi mon capteur, il te plait pas ? »

Bon, quelques explications me semblent nécessaires …

D’abord, convertissons les pouces en centimètres : depuis 1959, le pouce a été défini et internationalement reconnu comme étant égal à 25,4 mm (millimètres) tandis que le centimètre est une unité de longueur dans le système métrique, égale à un centième de mètre et 1cm équivaut à 0,39370 pouces. il faut donc appliquer la formule : cm = in /0.39370 pour obtenir la taille en centimètre – en l’occurrence ici en millimètre – de ces capteurs.

Bon, là je ne sais pas si vous rendez compte de l’effort car me faire parler de mathématiques dans ce blog dédié à la photo c’est presque surhumain, les math et moi sommes fâchés depuis très longtemps !

Bref, un capteur de 1/2,5″ (pouces) mesure donc +/- 5×5 mm (théorique parce que les capteurs sont rectangulaires).

Ou, autrement dit, c’est tout riquiqui !

Car, comme pour les capteurs des vrais appareils photo, ce qui compte, c’est la taille des photosites. Heu …et là, leur taille est exprimée en micromètres

-« Bon, c’est quoi un photosite ? »

Les photosites sont les cellules photoélectriques qui composent le capteur. Se sont des éléments qui transforment la lumière en courant électrique. Chaque photosite peut donc être vu comme un minuscule panneau solaire captant la lumière d’une couleur primaire (rouge, vert ou bleu) Et plus ils sont grands, mieux c’est.

source : Phoneandroid : vous voyez que plus le nombre de pixels augmente, plus la taille du photosite diminue

« Cela paraît logique : un grand panneau solaire capte plus de soleil qu’un petit, et donc fournit plus d’électricité. À quelques détails techniques près, ce phénomène se produit également sur les photosites. Il est évident que si l’on entasse 12 millions de photosites sur un capteur d’environ 4,5×6 mm (comme le Canon Ixus 110 IS), chaque photosite sera beaucoup plus petit que si on en met le même nombre sur un capteur de 15×23 mm (cas du Nikon D5000).

Schémas des photosites de capteurs courants ; la flèche indique la mesure du «pas», la distance entre photosites. De gauche à droite : reflex Pentax K20D, compacts Fuji F200EXR et Panasonic FX40. Notez la différence de taille des surfaces sensibles (colorées).

Un rapide calcul montre que les photosites du [Nikon] D5000 sont environ 12 fois plus gros que ceux de l’Ixus 110 IS.[Canon] Il s’agit là d’un cas extrême, la définition des reflex étant encore généralement légèrement supérieure à celle des compacts, mais de manière générale, un photosite de reflex amateur est donc 8 à 12 fois plus gros qu’un photosite de compact [….] ; s’il reçoit la même illumination, il va donc capter 8 à 12 fois plus de lumière, et donc fournir un courant plus puissant. » source Les Numériques

Alors, quand on vous dit que : « Par exemple, le capteur photo du Samsung Galaxy S7 propose des photosites de 1.4 μm, ce qui lui permet de capter beaucoup de lumière comme les Nexus 5X et 6P, qui ont des photosites de 1,55 μm, ils sont donc relativement larges et c’est d’ailleurs ce qui rend leur appareil photo aussi performant », on a presque envie de rire …. son capteur étant encore plus petit que celui d’un honnête compact.

Donc, grand capteur = courant plus puissant. Or ici nous sommes en présence de capteur minuscule, et dès lors le courant sera plus faible et on ne peut pas le mesurer avec précision. La solution est alors de l’amplifier, ce qui augmente les petites erreurs aléatoires qu’il transporte. Et, au final, on obtient des images «bruitées» — dans l’exemple ci-dessus, voyez comme l’image du bas est granuleuse. À l’inverse, un courant fort n’aura pas besoin d’être amplifié et pourra être mesuré plus efficacement ; le bruit sera nettement plus faible.

source : Les Numériques

Dites vous que si tant de monde cherche à développer un appareil plein-format, c’est parce qu’un grand capteur est intéressant à plusieurs points de vue :

  • d’abord, il permet de capturer plus de lumière qu’un capteur de plus petite taille, nous venons de le voir;
  • et capturer plus de lumière, c’est aussi mieux gérer les conditions de basse luminosité
  • la réduction des temps d’obturation offre aussi plus de stabilité et est donc gage de netteté « réelle »
  • ensuite la profondeur de champ (c’est cette possibilité de contrôler ce flou d’arrière plan, quand vous voulez isoler un élément fort de son contexte) est liée à la taille physique de l’image projetée sur le capteur. Or, pour remplir un capteur de 15 mm de hauteur, il est évident que cette image doit être trois fois plus grande que pour remplir un capteur de 5 mm de hauteur
  • enfin, la dynamique, c’est-à-dire la capacité à conserver des détails à la fois dans les ombres et dans les hautes lumières Les gros photosites d’un reflex peuvent capturer plus de lumière sans saturer. Ils sont donc capables d’accepter de plus grands écarts de luminosité, et de bien détailler tout à la fois, par exemple, une robe blanche et un costume noir côte à côte.

Les constructeurs d’appareils photo connaissent bien tous ces problèmes et ils peuvent les « améliorer » grâce à une électronique uniquement dédiée à cela (un appareil photo ne téléphone pas, ne va pas sur Internet, ne gère pas vos comptes bancaires, … il fait des photos !). Le meilleur exemple est l’excellence atteinte par les compacts dits « experts » (chez Canon, Olympus, Fuji… et chez Sony – au fait, c’est quasi eux qui fournissent tous les capteurs, de toutes les tailles.

Et du côté des smartphones ? Et bien pour (tenter) de répondre à ces défis, les constructeurs s’ingénient à multiplier, par exemple, les capteurs pour essayer à chaque fois de répondre à un cas de figure : il y a un capteur pour les grands angles, un pour les ultra grands angles, un autre pour le téléobjectif, encore un pour la macro et – allez – un p’tit dernier, qui ne prend pas de photos mais qui est un capteur de profondeur, un dernier artifice pour, je cite,  » … jouer un rôle complémentaire qui permet d’améliorer la qualité de vos images, surtout si vous êtes fan de l’effet Bokeh (effet de flou de l’arrière-plan).

Ben oui, votre capteur minusciule, il ne vous permet pas de faire de beaux flous d’arrière plan (cf. ci plus haut).… bientôt il faudra encore agrandir les appareils pour y ajouter un objectif 50mm, un flash, etc.

Avec votre compact de poche, vous avez tout ça dans un seul objectif (souvent du 28 au 100mm) et un seul capteur, performant !

Reste encore un autre problème, celui de l’ouverture de l’objectif : plus celle-ci est variable, plus vous pourrez vous affranchir des effets de lumière qui composent une journée. Un objectif de compact ouvre souvent à f2,8 jusque f 16 (voire 22).

Celui du smartphone essaie de rester autour des f1,5.

-« Mais c’est excellent, ça laisse entrer beaucoup de lumière ça ! »

Oui mon bon monsieur et quand il fait déjà très lumineux ? Il y a overdose de lumière, qu’il faut bien compenser par autre chose qu’un diaphragme qu’on ouvre ou ferme selon l’intensité lumineuse, la vitesse d’obturation désirée, la sensibilité Iso… et revoilou notre AI qui se déchaine.

Et donc, rebelote, les algorithmes se mettent en branle pour compenser tout ça, au prix de lissage de l’image, de bruit numérique, estompé en partie par la taille de la dalle sur laquelle vous regardez les « photos ».

Assez parlé technique, il reste de la coquille d’œuf à peler ….

-« Ouais mais mon téléphone, je l’ai toujours sur moi ! »

La belle affaire, un compact, j’en ai toujours un dans une poche et si je dois prendre une « bonne » photo, je le sors … avec la certitude de pouvoir « développer » ma photo pour qu’elle devienne excellente, reproduite si besoin et imprimée dans de bonnes conditions (jusqu’au 30 X 40 cm sans souci).

Parce qu’il y a encore un sujet que je n’ai pas abordé, celui de la conservation de vos images.

Avec un appareil photo, fut il compact, je le décharge sur mon PC, je range mes photos soigneusement selon la méthode qui me convient le mieux et je regarde les photos sur un écran décent, éventuellement je les imprime.

Alors que sur votre bidule dit intelligent, vous les stockez sur une micro SD, ou dans le cloud (quand vous y pensez) et vous « scrollez » comme un malade parmi les 10.000 autres pour me montrer LA photo qui va me transcender !

Ça, c’est quand tout va bien. Car on a tous connu quelqu’un qui a perdu son GMS (sans sauvegarde) et toute sa vie, une collègue qui a laissé tomber son téléphone dans les WC en se rhabillant, un distrait qui a marché sur le sien, tombé lors d’une contorsion sous l’évier bouché, etc.

Toujours pas convaincu ?

Faites un dernier test : prenez une photo avec votre téléphone à tout faire, transférez là sur votre PC (déjà, c’est pas toujours facile), ouvrez votre écran et regardez la en plein écran … ça fait peur n’est-ce pas ?

Bonjour les aplats de couleurs bizarres, les franges colorées, le bruit numérique dans les ombres, …

C’est ici que vous voyez les limites des artifices mis en place par les constructeurs pour vous faire croire que vos photos sont belles : les algorithmes de l’AI, les filtres appliqués, les effets de colorisation de l’écran, etc., tout ça n’efface pas les frontières que le (les) capteur minuscule n’est pas capable de dépasser de par sa conception réduite.

Si donc, réellement, vous voulez vous faire plaisir en photographiant le monde qui vous entoure, glissez un compact dans votre poche, même d’entrée de gamme, il sera plus efficace que le smartphone.

Car vous aurez pu vous acheter un téléphone « moins' » intelligent et tout aussi efficace pour ses fonctions de base (soit téléphoner, envoyer/recevoir un message, utiliser une application quelconque, user vos yeux sur un énième message d’un réseau social) et avec les économies réalisées, vous pourrez vous achetez un bon compact, il n’en manque pas.

Qui sait à voir vos photos s’améliorer vraiment, vous aurez peut-être envie d’aller plus loin dans la découverte de ce médium fabuleux qu’est la photo.

Mais surtout, vous contribuerez à ce que les constructeurs desdits appareils photo ne disparaissent pas, ni leur expertise, ni leurs savoirs.

Et là, je vous dis : merci.

Des références : https://www.android-dz.com/tout-comprendre-smartphones-plusieurs-capteurs/, https://www.phonandroid.com/capteurs-photos-smartphones-autofocus-exposition-tout-ce-que-vous-devez-savoir.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/taille-capteurs-photo-a790.html

Les nouveautés en un lieu

Rétrospective 2020

Voilà un petit exercice amusant : celui de voir l’évolution de l’Atelier de JP depuis le premier janvier 2020.

Mais avant tout permettez moi de vous raconter son histoire, toute simple.

A la mi 2018, je pressent que mes jours sont comptés là où je travaille, les contrariétés se multiplient et je me retrouve parfois sans rien avoir à faire et pourtant ce n’est pas faute de proposer des projets.

2019 débute avec les mêmes désagréments, avec quelques crescendos mais comme j’ai horreur de l’inactivité et que je n’ai pas dis mon dernier mot, j’ai au moins écris « l’Accueil » du site et je tente de comprendre surtout comment fonctionne WordPress.

Octobre 2019, ça y est, je suis débarqué ! Pas de surprise mais la suite d’un long combat et des indemnités qu’il va falloir faire durer. Toutefois, elles me permettent d’investir dans mes premiers boitiers, que j’étudie avec passion et dont je dépose sur le site mes « analyses toutes subjectives ».

Pourquoi les appeler ainsi? Je n’ai pas la prétention d’être un expert (le vilain mot, trop à la mode), plutôt un curieux qui aime comprendre ce que j’ai en mains dans l’optique de pouvoir m’en servir (au moins un peu). Et comme j’imagine que d’autres sont comme moi, je mets sur le site ce que j’ai pu trouver et ressentir avec ces appareils, sans prétention autre que de vous donner envie – ou pas – d’essayer aussi ces vieux boitiers sympathiques, qui ont su traverser le temps sans trop de dommages.

Début 2020, ça y est, je me lance et je publie mes premiers articles et pages. J’ai une idée assez précise de ce que je veux présenter : mes images, du matériel que j’ai envie de (re)découvrir et partager ces découvertes, avec le secret espoir de susciter des commentaires, des débats amicaux.

Depuis 2019, je participe à plusieurs ateliers, qui m’inspirent pour d’autres découvertes et surtout, m’obligent à sortir mes boitiers. La rencontre avec d’autres photographes, d’autres univers que le mien est source d’inspiration et – parfois – de frustrations car dès mars 2020 tout s’arrête ! Le Covid vient de frapper.

Pour garder l’entrain et le moral, je participe à quelques initiatives comme le « journal d’un confinement » suivi d’un autre du « dé-confinement ». Parfois, je tâte quelques techniques différentes mais l’envie n’est pas toujours là.

C’est dans ces périodes que j’achète et revends plusieurs dizaines de vieux appareils, que j’aime manipuler et apprendre à utiliser. Ça part un peu dans tous les sens, sans but précis, selon l’humeur du moment et les opportunités : du Leica, du Rolleiflex, des Canon, un rare Gaumont Spido Reportage, des télémétriques russes, etc. J’achète et je revends, car je ne suis pas collectionneur et il faut bien couvrir mes futures acquisitions. Je ne garde que ceux que je vais utiliser, réellement.

Et vous commencez à prendre plaisir à me découvrir, quelques personnes – que je remercie encore ici – me font l’honneur de s’abonner et de recevoir mes élucubrations plus ou moins régulièrement.

Les mêmes, et d’autres, poussent la félicité jusqu’à poster des commentaires, preuve que le partage est en train d’opérer, pour mon plus grand bonheur, croyez le bien.

Je refuse toutes compromissions : pas de pub sur le site (je le paie de ma poche), un accord avec Skylum (Luminar) pour vous offrir leurs produits à des tarifs plus avantageux quand ils lancent une action parce que j’aime bien ce programme et que je pense – sincèrement – qu’il est un bon produit; pas de FaceBook, Instagram, Twitter pour booster les vues du site.

Et partant, la mayonnaise prend : plus de 5300 vues au moment où j’écris ces lignes, des liens de plus en plus partagés, des rencontres étonnantes et oh combien sympathiques, des envies de se voir juste retardées par ce f… virus.

Au niveau des analyses subjectives, c’est 142 appareils testés (il m’en reste encore quelques uns dans des caisses et tiroirs) de toutes les époques et pour toutes les bourses, même si je privilégie toujours le meilleur rapport qualité/prix. La majorité sont des argentiques mais je me fourvoie parfois dans le numérique (quand je dois me choisir une mécanique moderne).

Ainsi combien de fois n’ai-je pas écris que si vous voulez tâter du télémétrique, faites le avec un bon russe. Les économies réalisées sur le boitier vous permettront d’investir dans une bonne optique et quelques bobines de film.

Voilà, voilà … le bilan agréable de 2020.

Et pour 2021 ? Sans doute un peu plus de photographies à soumettre à votre appréciation, sur L’ Atelier de JP en rue et sur Youpic.

L’envie surtout de sortir, de baguenauder l’œil à l’affut, déambuler et capter l’humeur des lieux et du temps.

Et donc à vous revoir début 2022 pour un bilan de cette année que nous étrennons avec espoirs et gourmandise.

Les nouveautés en un lieu

Il y a des dates qui marquent comme un destin ….

Le 3 mai 1469 naissait Niccolo Machiavelli,qu’il n’est plus nécessaire de présenter …

Le 3 mai 1849 naissait Jacob Riis, réformateur social, journaliste et photographe dano-américain. En 1888, il donne une conférence intitulée « Les Autres 50 % : comment ils vivent et meurent à New York » devant la Society of Amateur Photographers. Il décide de compléter le texte de cette conférence à l’aide d’illustrations. Il pensait que ses conférences auraient plus d’impact si les gens pouvaient constater de visu les conditions de vie dans les quartiers insalubres. Il avait déjà pu constater la fascination qu’exerçait la photographie sur le public en organisant en 1886 des diaporamas grâce au procédé du « stereopticon ». Il continue, pendant plusieurs années, à sensibiliser le public à la pauvreté new-yorkaise en publiant des livres accompagnés de photographies.

Le 3 mai 1873  naissait Ernesto Aurini, peintre, photographe, dessinateur et caricaturiste italien. Très connu en Abruzzes pour ses caricatures piquantes, il a aussi œuvré comme photographe en illustrant, notamment, l’ouvrage de Francesco Savini «Sancta Maria Aprutiensis», «Les bâtiments de Teramo au Moyen Âge» et «La cathédrale de Teramo». Cette campagne photographique, réalisée sur l’architecture médiévale de Teramo, se compose de plus de soixante images qui montrent de nombreux coins et bâtiments de la ville aujourd’hui disparus.

Le 3 mai 1898 naissait Golda Mabovitch, appelée Golda Meir qui connut dans son enfance la misère et les pogromes, qui trempèrent son caractère inflexible. Elle devait dire un jour : « Jamais je n’ai éprouvé de peur face aux Goïm (les Gentils), ni de respect pour les riches, grâce à la misère et aux persécutions subies au cours de mon enfance. Elle participa à la création de l’Etat d’Israël. Pendant sa vie politique, Golda Meir avait gagné les surnoms de « meilleur homme du gouvernement » (par Ben Gourion) et de « grand-mère d’Israël » par la presse populaire.

Le 3 mai 1904 naissait Hermann Wilhelm (William dit Bill) Brandt à Hambourg. D’origine russe mais anglais, il vécu difficilement cette « expatriation », qui marqua toute sa vie de photographe. Socialement engagé, notamment pendant la Seconde Guerre Mondiale, pendant laquelle il illustra les dégâts causés par les bombardements allemands sur Londres, il parvint à montrer la fierté et la résistance des londoniens dans ces périodes difficiles. Puis il s’engagea dans des expérimentations formelles dans les domaine du portrait, du nu, des paysages, qu’il traita avec des effets particuliers.

Le 3 mai 1928, naissait Julien Guiomard, une « gueule » du cinéma français, inénarrable dans la peau de Jacques Tricatel dans « l’Aile ou la Cuisse ». Il faisait partie de ces grands seconds rôles qui ont écrit certaines des pages les plus savoureuses du cinéma comique et du policier français.

Le 3 mai 1934 naissait Giuseppe Mustacchi, dit Georges Moustaki, auteur-compositeur-interprète d’origine italo-grecque. Il est aussi artiste-peintre, écrivain et acteur. En mai ’68, il interprète la chanson inoubliable du « Métèque »

Le 3 mai 1944 naissait Yve Simon, artiste hors mode, il est aussi connu et apprécié pour sa musique que pour ses écrits. Maniant volontiers une image d’intellectuel, Yves Simon se pose en grand observateur de la société et, plus largement, du monde

Le 3 mai 1962 le photographe Suisse Hans Steiner décédait brutalement d’une crise cardiaque. Il laissait derrière lui 100.000 négatifs, qui sont son testament existentiel. Ses photographies aériennes sont exceptionnelles et ses portraits de la société helvète révélateurs de l’esprit du pays.

Le 3 mai 1968, la police française faisait évacuer la Sorbonne et « Mai ’68 » débutait » …

Le 3 mai (1994) a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias. Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet : de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

Voilà, vous savez maintenant que je suis né un 3 mai …