Le Zinc du photographe

Petite (r)évolution dans mes appareils

Vous me connaissez attaché à la marque Canon depuis longtemps.

Parce que c’est une marque fiable, bien pensée, ergonomique et surtout au niveau des menus de ses appareils, d’une limpidité dont les autres constructeurs s’inspirent – enfin – parfois.

Mais voilà, j’ai bien râlé lorsque je me suis aperçu que leurs quelques compacts experts m’avaient plus de viseur. Au prix où ils les proposent !

Là, je pense qu’ils ont raté une cible, prise d’assaut et avec maestria par Fuji, Sony, Olympus et Panasonic Lumix (je ne cite pas Leica qui navigue dans la stratosphère).

Ensuite, au niveau des hybrides, ils ont lancé un chouette petit appareil, le Canon Eos 50 M, en APS-C, dans lequel j’ai l’impression qu’ils n’ont jamais crû. Sinon comment expliquer l’indigence des focales présentées pour ce boitier, pourtant prometteur ?

Ah, c’est vrai, ils ont investi (avec un peu de retard, convenons-en) dans l’hybride « haut de gamme » et en 24×36 (grand capteur). Délaissant même ce qui fit leur renommée et leur force, les APS-C.

Erreur stratégique, incrédulité face à un marché qui balbutiait (les hybrides), force de l’habitude quand on est depuis (trop) longtemps au top des ventes et de la qualité ?

Notons que Nikon est dans la même situation.

Pourquoi me suis-je posé ces questions ?

Si vous vous en souvenez, j’ai fait mention de mon désarroi notamment face au poids de mon Canon Eos 5D Mark III et le 24-70mm f2,8 série L qui y était monté.

J’avais déjà revendu mon Eos 6D, qui faisait double emploi (et double poids à porter le cas échéant), que j’ai remplacé par un Canon Eos 70D, compact, léger, performant, mais en APS-C.

Quelques soucis de santé m’ont récemment fait de nouveau prendre conscience du poids de l’Eos 5D, que je n’arrivais pas à quitter, et donné l’envie de m’alléger une bonne fois pour toute.

J’ai donc revendu l’Eos 5D Mark III, le 24 – 70 f2,8 et le 70_200 f4 (blanc) en série L.

Et puis est venue la question à 100€ : que prendre pour le remplacer ?

Fidèle à ma philosophie, je ne voulais pas acheter du neuf (je refuse de laisser un mois de salaire au minimum pour un appareil photo !) et l’offre en plein format était relativement limitée si je voulais quelque chose de léger. Ce qui implique aussi que je doive me tourner vers l’hybride.

Certes, il y a les Sony A7 mais les menus à rallonge me perturbent et … il n’y a rien d’autre en plein format d’accessible en occasion à l’heure d’aujourd’hui.

En repli, j’ai repris un Olympus OM-D E-M1 que j’avais en réserve, tant pour m’habituer à la visée hybride que pour goûter au confort d’un poids plume car c’est un micro 4/3.

Ceci dit, quand je vois ce que mon ami Philippe parvient à tirer de cet appareil, ça me rassure.

Comme j’ai accouplé ce boitier à un objectif Olympus normalement dédié au 4/3, avec une bague de couplage vers le micro 4/3, j’ai parfois quelques soucis de contacts (un peu agaçant quand même).

Si l’offre optique est vaste, elle n’est pas non plus donnée en gamme « pro » et peu de gens semblent enclins à revendre ces cailloux.

Et puis je me suis souvenu que j’avais déjà un Panasonic Lumix, le DMC-GX9, qui m’accompagne toujours en photo de rue, où il excelle. Secondé par un autre Lumix, le TZ 100 (que je dois encore vous présenter), un compact expert en 1″ avec viseur, qui est toujours dans la voiture, au cas où.

Pourquoi suis-je en train de vous parler des Lumix ?

Tout simplement parce qu’ils sont plus connus par les vidéastes que les photographes et pourtant ils sont loin d’être ridicules en photographie.

Et là, coup de chance, je dégotte un Lumix G7, encore sous garantie, avec 3 objectifs à un prix plus qu’intéressant. Je n’ai pas hésité longtemps et me voilà passé sous la bannière Panasonic maintenant.

Oui, c’est un 16 millions de pixels; oui, c’est un micro 4/3; oui, c’est un hybride mais complet et tel que je le reçois, il couvre tous mes besoins et pèse la moitié du poids du Canon, même avec les trois objectifs, la batterie et le chargeur ! Mes cervicales et vertèbres me disent merci !

Partant du principe que c’est le photographe qui fait la photo et pas le matériel, je vais donc tenter l’aventure non seulement d’un « petit » capteur mais aussi de la visée « électronique ».

Et là, c’est pas gagné car j’ai toujours un problème « philosophique » avec la visée hybride : avec un reflex, ce sont vos yeux qui voient, à travers le prisme, la scène que vous voulez immortaliser. Avec un hybride, c’est le capteur qui vous renvoie une image, vers laquelle vous dirigez votre regard. Je dois faire l’effort de reconnaître que c’est la même chose (quoique ….). Cependant, je reconnais qu’un avantage indéniable est que vous voyez « en direct » les modifications que vous imposez à l’appareil (correction d’exposition, ouverture, etc.). C’est confortable et cela retire une certaine anxiété, celle de ne pas avoir fait la bonne correction au bon moment.

Alors, pour récapituler mon matériel numérique à partir de ce jour :

  • Canon 70D avec un 75-300 EF et un doubleur de focale Kenko, un 17 – 40 EF f4 série L (équivalent au 24 – 70 en 24×36)
  • Lumix DMC-GX9 avec un 14mm f2
  • Lumix DMC-TZ100 avec un zoom x10 (25 – 250mm f2,8 – 5,9)
  • Lumix DMC – G7 avec un 25mm f1,7, un 12 – 42mm f3,5 – 5,6, un 45 – 150mm f4 – 5,6 ,

Là, cette fois, je perds mon statut « silver » chez Canon Professionnal, ça c’est certain !

Peut-être quand les Canon R et leurs optiques seront abordables y reviendrais-je, sait-on jamais …

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Le Zinc du photographe

Canon Eos 70D

Parfois un changement d’appareil tient à peu de choses, comme par exemple un petit souci de santé … qui m’empêche d’être aussi souple qu’autrefois, ce qui est bien gênant pour les prises de vue un peu originales.

Donc, soit je reste classique et je fais mes photos sans contorsions, soit je cherche une solution et je peux tester des prises de vues différentes.

Car la solution existe : un écran orientable sur rotule !

Je vous l’avoue, autant j’essaie d’être prévoyant dans mes achats, autant je peux parfois passer à côté d’une évidence, notamment lorsque j’ai acheté l’Eos 7D.

C’est un appareil fantastique, je vous l’ai présenté il y a peu mais son écran est fixe. En d’autres temps, je m’en serais accommodé, comme je l’ai toujours fait avec mes autres Eos mais là – et c’est sans doute la leçon à retenir – je n’ai pas fait assez attention à ce détail

Las, à la première sortie où je voulu cadrer en dehors des clous, ouille ! je n’y arrivais pas. Et même si le hasard peut donner des résultats intéressants, je ne peux pas toujours compter dessus.

Retour à mes recherches donc dans la vaste gamme des Eos. Et là je découvre que le 60D est pourvu de cet outil utile. De recherches en recherches, je trouve aussi que l’Eos 70D en possède un aussi et qu’il est plus proche de ce que je voudrais trouver.

Petits tours sur les sites de vente, quelques enchères, quelques « zut alors, raté » et puis, in fine, l’appareil que je veux à la fin d’une partie serrée.

Mais outre cet écran orientable et tactile, qu’à t’il d’intéressant cet appareil ?

  • d’abord une réactivité étonnante, notamment de son autofocus
  • qui se base sur une nouvelle technologie, l’AF CMOS Dual Pixel – je vais y revenir
  • une prise en main intuitive, qui le rend très vite opérationnel
  • il est tropicalisé, ce qui est toujours bien pratique en Belgique
  • son autonomie est remarquable (environ 1000 photos avec une recharge)
  • une excellente gestion des prises de vue en basse lumière
  • des rafales jusqu’à 7 images/seconde à pleine résolution
  • la fonction HDR et quelques filtres créatifs intéressants
  • et pour le technophile, la possibilité de le piloter avec le Wi-Fi

Je reviens un instant sur le Dual AF, (je cite ici l’article des Numériques) :

« Le système est ingénieux : chaque pixel est divisé en deux photodiodes (pour un total de 40,3 millions de photodiodes, attention à la diffraction !). Elles peuvent être lues indépendamment pour réaliser la détection de phase, en se basant sur leur simple décalage physique. Ce système est prédictif dans le sens où c’est lui qui va commander le déplacement des lentilles pour effectuer la mise au point.

Jusqu’à présent, le processus était inversé : le moteur déplaçait les lentilles et le module AF validait (ou non) la mise au point, ce qui faisait littéralement patiner l’objectif tout en agaçant le photographe — qui, c’est bien connu, est passionné mais pas patient. Sur le terrain, le Dual AF fait oublier cette mauvaise habitude en allant directement droit vers le sujet, sans hésitation. C’est donc un gain considérable en souplesse et en réactivité, permettant à l’EOS 70D de faire — presque — arme égale avec le redoutable Olympus OM-D E-M5. Ce progrès est surtout salvateur lors de la prise de vue en LiveView ou lors de l’enregistrement vidéo, offrant une souplesse qui ne laisse plus grand-chose aux SLT de Sony. De plus, l’écran arrière restant tactile, la mise au point peut se faire du bout du doigt, sur une zone couvrant 80% de l’image.

Un fonctionnement tellement génial qu’on en vient à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. Notez que le Dual AF ne requiert pas d’objectif spécifique, l’intégralité de la gamme optique EF est d’ores et déjà compatible. »

Sorti en 2013, cet appareil est toujours parfaitement dans le coup. Il n’a été remplacé par le 80D qu’en 2016, qui ne fut qu’une légère évolution du 70D (viseur passant à 100%, processeur Digic 6, passe de 20Mpx à 24Mpx, p. ex.). Il a inauguré la détection de phase et la détection de contraste qui améliore la précision et la rapidité de l’autofocus. Ce dont d’autres se sont inspirés par après, y compris dans la gamme Canon. Seul l’Eos 90D fera un autre pas en avant avec 32,5Mpx, un processeur Digic 8 et une avancée vers la capacité à filmer (mais j’avoue que ça je m’en f… complètement).

En résumé, avec cet Eos 70D, je garde mes bonnes habitudes d’avec tous les Eos (si, si, je vous assure, je vais finir par leur demander de me sponsoriser chez Canon) et je ne devrai plus me contorsionner pour faire des cadrages qui sortent de l’ordinaire.

De plus, l’appareil est très compact (presque aussi compact que l’Eos 100D, c’est dire !) et léger. Comparé au 7D, il rend presque 2cm en longueur à son ainé, c’est appréciable.

Et cette compacité, alliée à un poids réduit, font de cet appareil un compagnon idéal, que l’on a envie d’emmener partout et c’est le plus important pour avoir l’enthousiasme de faire des photos, ce qui me manquait un peu ces derniers temps, je vous le concède.

Bref, je le configure à ma main et je vais le sortir …

Quelques références : https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/canon-eos-70d-p16705/test.html, https://www.canon.fr/for_home/product_finder/cameras/digital_slr/eos_70d/, https://www.01net.com/tests/canon-eos-70d-fiche-technique-22261.html

Mes appareils et leurs accessoires

J’ai – peut-être – enfin trouvé la combinaison qui me convient !

En septembre, je tentais un récapitulatif de mes appareils, que vous pouvez retrouver ICI.

Depuis, des réflexions, menées avec d’autres photographes et par rapport à mes pratiques, m’ont permis de refaire le point et de reconsidérer certains de mes choix, que je vous présente ici.

J’ai envie d’écrire que ce devrait être le dernier chapitre, mais sait on jamais…

Pour la photo de rue, en numérique, je cherche un appareil léger, discret et performant au niveau de l’autofocus et du temps de sortie en mode veille, avec objectifs interchangeables, même si je privilégie toujours une focale grand angle.

J’ai donc arrêté mon choix sur le Lumix DMC-GX9 avec un objectif pancake 14mm f1:2,5 (28mm en 24×36). Son écran et son viseur orientable, sa rapidité de mise en route et de sortie de veille en font un excellent compagnon de rue.

Pour le fun et quand je suis d’humeur taquine, le Fed digitalisé qui est un vrai hybride, au sens noble du terme (et un beau moyen de communiquer).

En argentique, je garde mon Ricoh R1 avec son objectif fixe 30mm f1:3,5. Sachant que je vais encore faire pas mal d’essais d’appareils plus anciens, que je vous présente au fur et à mesure de mes découvertes.

Pour la photo de paysage, portrait, animalière, en numérique, je garde le Canon Eos 5D Mark III, que je double d’un Canon Eos 70D, un réflex expert performant avec un écran orientable et tactile, au format APS-C (coefficient de 1,62 pour la conversion en 24×36).

Au niveau des objectifs, je garde :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L qui, monté sur l’Eos 70D me donne l’équivalent d’un 28 – 64 en 24×36
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 série L
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM avec un doubleur de focale Kenko
  • EF 85mm f1:2,8 USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • EF-S 18 – 55 f1:3,5 – 5,6

En argentique, je garde le Canon Eos 30,qui peut utiliser tous les objectifs des numériques même si sa focale préférée reste le 28 – 80 f3,5 – 5,6 de son époque.

Je garde le Mamya 645 Super (moyen format en 4,5×6) que je sortirai pour les portraits et le paysage

Et pour les photos souvenirs instantanées, le Kodak Classic Smile avec son grand format (10x9cm).

Voilà …

Ce qui veut dire, si vous me suivez depuis un moment, qu’il y a donc des appareils à vendre. Vous trouverez le lien dans la rubrique A VENDRE

Sans doute y aura t’il parfois des ajustements mais en principe, j’ai trouvé la combinaison des appareils qui me conviennent et – surtout – avec lesquels je garde du plaisir à photographier.

Le Zinc du photographe

Canon Eos 7D

Finalement, je pense que je vais leur demander de me sponsoriser chez Canon …

Vous qui me suivez, connaissez mon attachement pour cette marque, avec laquelle j’ai commencé la photo (mes parents avaient un Canon Ftb) et qui est bien la seule à proposer des menus clairs, limpides, bien ordonnés et, pour les derniers modèles, avec une aide directe au cas où.

Je vous avoue que j’ai failli les quitter, partiellement. Mon Eos 5D Mark III, qui reste un appareil d’exception, est devenu trop lourd pour moi, surtout monté avec les optiques série L.

J’avais décidé de ne garder que l’Eos 6D et le tout petit Canon Eos 100D mais comme j’aime bien avoir deux boitiers performants, montés avec des objectifs de qualité, j’avais opté pour un Olympus OM-D EM-1, un reflex hybride.

L’Olympus OM-D EM-1 est petit, relativement léger, très performant, tropicalisé, stabilisé sur 5 axes et peut s’accompagner de nombreux objectifs très qualitatifs, mais … c’est un hybride !

Et je n’arrive toujours pas à m’y faire !

Les menus sont interminables, avec des fonctions auxquelles je n’ai toujours rien compris (ça doit être l’âge), une logique un peu (trop) particulière et, surtout, une image qui ne sera jamais celle que je vois, moi, mais celle que le capteur, aussi performant soit-il, me transmet.

Bref, j’ai cherché dans la gamme Canon un appareil qui devrait pouvoir correspondre, pour un budget raisonnable, à ma quête.

Les Eos 80 et 90 D me faisaient de l’œil, mais encore trop récents sur le marché, les prix sont élevés, tout comme l’Eos 7D Mark II.

Finalement, j’ai opté pour un APS-C, qui accepte les optiques EF que j’ai déjà – même s’il faudra penser au coefficient de conversion de 1,6 – qui a eu beaucoup de succès à sa sortie, en 2009 : l’Eos 7D.

Oui, il n’est pas récent (quoique celui que j’ai acheté soit un peu plus jeune) mais il a largement été applaudi lorsqu’il est apparu, niché entre le réflex pro Eos 5D Mark II et l’expert 50D. Je ne vais pas reprendre ici sa fiche technique complète, que vous trouverez ICI et LA.

Donc, en résumé :

  • capteur APS-C 18 Mpx (coefficient conversion 1,62)
  • vitesses : de 30 s max à 1/8000s + pause B
  • synchro flash : 1/250s
  • émetteur Speedlite intégré pour la gestion des flash externes
  • sensibilité ISO : 100 à 12800 (excellent jusqu’à 3200)
  • viseur : 100% (le confort !)
  • rafale : 8 i/s
  • boitier en alliage de magnésium, tropicalisé

Pour vous donner une idée de son excellence, il ne fut remplacé chez Canon par un Eos 7D mark II qu’en … 2014.

Me voici donc avec un nouveau parc Canon :

  • Canon Eos 6D full frame
  • Canon Eos 7D APS-C (coefficient de conversion de 1,6 pour les objectifs EF)
  • Canon Eos 30 (argentique)
  • EF 24 – 70 mm f2,8 constant série L
  • EF 17 – 40 mm f4 constant série L
  • EF 85 mm f1,8 constant
  • EF 70 – 300 mm f4 – 5

Ce qui me frustre encore c’est que j’ai dû passer chez Lumix (le DMC-GX9) pour trouver mon compact pro performant, Canon n’ayant pas investi dans le segment de ces appareils avec viseur et objectif interchangeable.

Pour l’instant, j’ai monté le 70 – 300, avec un doubleur de focale Kenko, sur l’Eos 7D. Ça me permet de suivre « nos petites bêtes » qui viennent égayer nos longues journées de confinement, fut il partiel cette fois ci.

Donc, bientôt les photos dans La Terre est belle.

Le Zinc du photographe

Olympus OM-D E-M1

Si vous vous en souvenez, j’ai déjà eu un Olumpus, OM-D. Il s’agissait du E-M5.

Je l’avais cédé à un ami photographe, qui l’apprécie pour sa compacité et sa légèreté outre ses qualités photographiques.

Pourquoi l’avais-je revendu ?

Pour deux raisons : la première, j’avais difficile de me faire à l’image qui n’est pas directement issue de ce que je vois, comme sur un réflex classique, mais bien une vision que me renvoie le capteur; la seconde, je voulais revenir chez Canon, ma marque habituelle.

Mais le Canon Eos 5 D Mark II, puis le Mark III, qui sont des appareils exceptionnels au niveau qualitatif ont eu raison de mes vertèbres abîmées !

Je garde toujours un full frame chez eux, le Canon Eos 6D mais il me fallait lui trouver un compagnon.

Et donc, comme je n’arrive pas (encore) à me décider, j’ai racheté un Olympus OM-D E-M1. Celui-ci était considéré comme le haut de gamme des Olympus OM-D E-Mxxx., dont les premiers exemplaires sont sortis en 2013. Depuis, ils en sont à la troisième mouture (OM-D E-M1 Mark III) et il reste un appareil d’exception.

Résumons : micro 4/3 pour la baïonnette, 16Mpx, topicalisé, silencieux, rapide, léger, très compact, avec un très beau parc optique, des menus pas toujours faciles à appréhender mais archi-complets, l’avantage de voir vos manipulations techniques en temps réels (pause longue p. ex.), stabilisé sur 5 axes, son viseur est large et très clair, autofocus rapide et très précis, écran tactile et orientable, boitier en alliage, fait pour durer et encaisser (un peu), toutes les commandes tombent naturellement sous les doigts.

Le capteur est un micro 4/3 offrant une définition de 16Mpx sans filtre basse-bas, qui donne d’excellents résultats dans la restitution de détails. En plus de la qualité d’image, l’autre force de ce capteur c’est son autofocus hybride. Il couple la détection de contraste des hybrides à la détection de phase des reflex, l’E-M1 se place au top de la compétition, à quasi-égalité avec les reflex pro type Canon 1D. C’est assez impressionnant sur les sujets en mouvement où l’OM-D E-M1 accroche parfaitement, en déplacement latéral, son sujet.

Attention cependant : c’est en mesure totale que le l’E-M1 est le plus rapide. En mode spot – mise au point sur un collimateur central – l’E-M1 peine parfois un peu, notamment en basses lumières ou sur des sujets très proches (moins de 50 cm), je viens de le tester sur un magnifique champignon et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour être net..

Presque un sans faute, comme le titrait Les Numériques dans leur présentation de l’appareil.

De plus, depuis l’annonce de la vente par Olympus de sa division photo à un groupe d’investissement, certains bradent littéralement leur boitier. et je vous avoue que j’en ai profité pour racheter celui-ci.

J’y ai monté un objectif Olympus 14-42 f3,5 – 5,6 pancake, ce qui le rend éminemment portable et discret.

Une remarque au sujet des objectifs, car je viens d’avoir la blague : les objectifs Olympus Zuiko comme les 12 – 60 ED ne fonctionnent pas sur cet appareil parce que se sont des 4/3 et lui un micro 4/3. La baïonnette n’est pas la même.

Il faut acheter une bague d’adaptation pour les rendre compatibles et comme je ne suis pas doué, sans doute, j’en ai acheté une qui ne fonctionne pas !

De fait, si je monte la baïonnette sur l’objectif et l’ensemble sur mon Lumix GX9, tout fonctionne mais si je le monte sur l’Olympus, j’obtiens juste un écran noir. Je pense que la bague n’est pas compatible avec l’Olympus mais je ne sais pas encore pourquoi, je creuse …

Hormis cet ennui, l’appareil fonctionne super bien et délivre de magnifiques images.

« Mais, me direz-vous, si vous êtes Canon, pourquoi ne pas avoir investi dans un boitier R ? »

Ben parce que mes fonds ne sont pas illimités et que le ticket d’entrée, chez Canon, Nikon, Lumix S, Sony et même Fuji est hors de prix !

Et ils ne sont pas encore accessibles en occasion. Celui-ci, oui et en toute franchise, ne tardez pas si vous en trouvez un car ils vont partir vite, le temps que les vrais amateurs de bons appareils ne se rendent compte de l’aubaine.

Je vais donc le tester car, comme je l’écrivais au début de cet article, j’hésite toujours entre lui et racheter un Canon Eos en format APC-S. Je songe notamment au 7D.

Pour des infos plus « techniquement » complètes, quelques liens : https://www.01net.com/tests/test-olympus-omd-e-m1-l-hybride-que-les-pros-attendaient-3881.html, https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/olympus-om-d-e-m1-p17220/test.html

Mes appareils et leurs accessoires

Pour la photo de rue (évolution octobre 2020)

Après quelques remises en question, j’avais revu mon matériel, pour toutes les disciplines que j’essaie de couvrir.

Ce qui ne m’empêche pas de le faire évoluer si besoin.

Et, notamment :

  • en numérique : j’avais écris que si je changeais le Lumix DMC-GX80, ce serait pour prendre un … Lumix, mais le DMC_GX9, toujours un 4/3 petit, performant, qui tient dans la main, réagit vite et sort de veille sans délai, absolument silencieux, que j’ai équipé du Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36) pancake (très compact), . Comme j’ai reçu avec l’appareil deux batteries supplémentaires, j’ai de quoi voir venir.J’aime toujours bien son viseur télémétrique, dans la tradition de ce type d’appareil car on peut viser avec les deux yeux ouverts si besoin. Et, en plus, il est inclinable, pour des prises de vue originales, tout comme l’écran, tactile.. Ses menus sont toujours moins compliqués que chez Sony ou Fuji mais moins simples que chez Canon, pour moi encore et toujours les meilleurs dans ce domaine.
  • en argentique : le Ricoh R1 et le Leica M5 restent seuls en lice.

Voilà … selon l’humeur du moment, j’ai donc toujours dans mon sac le Lumix GX9 et l’un des deux autres avec moi.

Si je dois alimenter rapidement mes sites, j’utilise principalement le Lumix. Si j’ai le temps, j’alterne les prises de vue avec l’un ou l’autre, sachant que pour les argentiques, je devrai déposer le film, attendre le développement et le scan pour pouvoir exploiter les photos.

Ah oui, et pour le fun, j’ai ajouté le Zorki Digital à mes sorties impromptues.

Pour la photo de rue

Lumix DMC-GX9

Je vous ai présenté le Lumix DMC-GX80 il y a peu et je ne reviens pas sur ce que j’ai écris à son sujet, à savoir que c’est un merveilleux petit appareil, idéal pour la photo de rue, discret et rapide.

Si je comprends bien la logique de Panasonic, les DMC-GX à deux chiffres sont ceux destinés aux familles, et c’est tant mieux, tant la qualité de ces appareils est bonne.

Tandis que la famille à un chiffre est considérée comme « expert », avec des réglages et quelques améliorations ergonomiques utiles si on veut aller plus loin.

En fait, j’ai eu l’occasion, pour le prix de mon DMC-GX80 de trouver un Lumix DMC-GX9. Je n’ai donc pas hésité et il est arrivé hier.

Bon, une petite présentation d’abord de la gamme, ce sera plus facile pour comprendre.

Sur le site de Panasonic, pour la gamme des GX, voici ce qu’ils en disent « Découvrez la gamme d’appareils photo Lumix pensée pour le street photographie, au design vintage et boitiers compacts ».

En 2013, ils sortaient le Panasonic Lumix GX7, qui était présenté comme le « Ninja » de la photo de rue par la presse spécialisée. Châssis en magnésium, discret, rapide, très bien fabriqué, excellent en qualité photo.

En 2015, Panasonic réitérait l’exploit du premier opus en présentant le GX8, encore plus performant. Voici ce que titrait le magazine en ligne Les Numériques : « Test Panasonic Lumix GX8, plus loin, plus beau, plus fort, plus rapide. Il a tout, il fait tout, il le fait vite, et bien »

Le seul reproche que l’on pouvait faire à ces deux boitiers était peut-être leur taille, qui ne permettait pas de les glisser dans toutes les poches.

Pour cela, le GX80 était parfait car plus petit et capable, lui, de se glisser dans toutes les poches ou petits sacs.

Alors, en 2018 les ingénieurs de Panasonic ont sorti le GX9, soit un boitier de la taille du GX80 mais emportant la technologie du GX8 !

Pour vous donner une idée, quelques photos seront plus parlantes :

Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’il allie compacité et performances en reprenant le gabarit contenu du GX80 et les principales caractéristiques techniques du GX8, dont le capteur 4/3″ Live CMOS 20,3 Mpx sans filtre passe-bas (ce qui améliorerait la qualité des images) et le processeur Venus Engine optimisé. Il offre un écran orientable agréable et tactile, un viseur électronique excellent, lui aussi orientable pour des prises de vues originales, une réactivité redoutable, une stabilisation 5 axes efficace qui pardonne les tremblements du photographe – ben oui, l’hiver approche ! – et qui se combine avec la stabilisation des objectifs, magnifique pour travailler en basses lumières.

« Mais on doit bien pouvoir lui reprocher quelque chose, non ? » – Oui, en ergotant sur les détails, il lui manquerait une âme, une fantaisie qu’offre, par exemple, le Pen F d’Olympus ou les Fuji X100 encore plus typés rétro vintage. Et il n’est pas tropicalisé, il faudra y faire attention en cas d’averse.

Voilà, je vous présente le mien, tel qu’il ma été livré hier, et auquel j’ai ajouté le 14MM avec son pare-soleil. Il est muni d’une poignée, je crois réalisée avec une imprimante 3D, fort réussie et qui améliore encore la pris en mains.

Et bien il me reste à le tester là où il est paraît il le meilleur, en rue.

A bientôt avec ses premières photos.

PS, il y a un Lumix DMC-GX80 dans la rubrique A VENDRE !

Le Zinc du photographe

J’en rêvais … il l’a fait ! Un Fed Digital

Vous qui me suivez, vous savez que j’aime les appareils qui sortent de l’ordinaire mais qui savent rester fonctionnel.

Et dans un de mes délires, je rêvais de mélanger un bon vieux télémétrique avec un appareil … digital !

Seulement, il faut bien le reconnaître, je suis nul en électronique et après avoir déjà démonté un Zorki 4 en (tous) petits morceaux et un petit Samsung digital, pour cet accouplement improbable, je me suis rendu compte de l’ampleur de la tâche. Et donc, je continuais de rêver.

Mais voilà, c’était sans compter sur le hasard d’une petite annonce qui proposait un « Leica copie Fed numérique Unique » sur un grand site de vente en ligne.

Je scrute les photos, le travail a l’air superbe. Je commande l’appareil et je l’ai reçu ce matin.

Tout d’abord, emballage super sécurisé. Ensuite, l’appareil est muni d’une magnifique sangle sans doute elle aussi artisanale, avec un petit porte-clé clin d’œil en forme d’appareil photo, et une enveloppe qui contient le mode d’emploi et la carte de visite de l’artisan, Georges. Très classe, vraiment.

L’appareil est en fait un Fed 1g, très inspiré du Leica II, construit entre 1953 et 1955, il bénéficie généralement d’une meilleure finition que les premiers Fed, dont l’inconstance au niveau fabrication est légendaire.

Mais il faut savoir que « la marque FED a été fondée en 1927 par Felix Edmundovitch Djerzinski. C’est ce Monsieur qui fonda à la même époque la Tcheka, ancêtre du GPU, lui même ancêtre du NKVD, lui même ancêtre du KGB ! (attention : beaucoup de Fed 1 sont gravés « NKVD », mais cela ne signifie pas qu’ils aient appartenu à cette même institution ! Nous ne sommes pas dans un James Bond, ce ne sont pas des appareils d’espions !) La production d’appareils photo a débuté en 1934. Ceux-ci étaient montés par des jeunes délinquants en voie de « réinsertion » sous la direction d’Anton Makarenko. C’est également ce Monsieur qui décida de prendre pour modèle le Leica » (source : Collection appareil, Sylvain Halgand).

Il a, manifestement, été découpé avec minutie pour y faire entrer un Lumix FS 50

Le Panasonic Lumix DMC-FS50 a un capteur CCD de taille 1/2.33″ (6.08×4.56 mm) permettant de réaliser des clichés de 16.1 MP avec une définition d’image maximum de 4608×3456 pixels. Cet appareil photo à objectif intégré accueille un zoom optique de 4 x, avec une distance focale de 26-130 mm. Il possède un stabilisateur de type optique.

L’artisan qui l’a réalisé a choisi des éléments de bonne facture, merci à lui.

L’objectif de l’appareil, un antique Fed 50mm f 3,5, initialement rétractable, a été bloqué en position fermée et vidé de son optique pour que celle du Lumix puisse s’y déployer à la mise sous tension et lors de l’action du zoom.

A l’arrière de l’appareil, l’écran et les commandes du Lumix ont nécessité des découpes précises, tout comme sur l’avant de l’appareil, pour y laisser passer les témoins pour régler l’AF.

Honnêtement, si je devais ergoter, c’est de ne pas avoir laissé une « vitre » sur le devant de l’objectif, pour éviter que des poussières n’y entrent. Mais sans doute était-ce impossible ou techniquement délicat, en effet, une vitre pourrait créer des flare au soleil.. Peut-être y fixer un filtre, je vais voir ..

Pour le reste, toutes les commandes « historiques » du Fed ont été condamnées ou réutilisées. Ainsi, c’est le barillet des vitesses qui est utilisé pour mettre sous tension ou éteindre l’appareil. Le déclencheur est logé dans l’ancienne coupelle de celui du Fed, inversée. Toutes les autres commandes de l’appareil sont situées au dos, comme pour tout bon APN qui se respecte.

Un nouveau revêtement a été posé, imitation peau de serpent.

Pour le charger, il faut ôter la semelle du Fed et la prise se trouve sur le corps du Lumix, fixé dans le le corps de l’appareil ancien.

En, résumé, me voilà l’heureux possesseur d’un vrai appareil hybride – au sens classique du terme – avec lequel je sens que je vais m’amuser. Pensez donc, je pourrai faire des photos sans trop éveiller l’attention car on me prendra pour un doux farfelu qui essaie un vieil appareil argentique. Jubilatoire à l’avance !

Encore merci Georges, le génial artisan à l’origine de ce bel appareil, pour cette sensationnelle réalisation.

D’autres se sont lancés dans ce type de réalisations :

Mais c’est la première fois que je vois un des ces appareils en vente.

Je vais essayer d’obtenir quelques informations sur cet artisan, qui réalise d’autres exploits et je lui consacrerai un article, s’il accepte.

Quelques liens utiles : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10829-Fed_1g.html, http://www.collection-appareils.fr/avoscrayons/html/Boitiers_russes.php, http://priice.fr/appareil-photo-numerique/panasonic-lumix-dmc-fs50/

Le Zinc du photographe

Le Lumix DMC-GX 80

Hé bien, je m’aperçois que je vous l’ai souvent cité mais jamais présenté !

Profitons de ce samedi maussade, balayé par la tempête Odette pour réparer cet oubli.

Pour mémoire, c’est un appareil que j’utilise pour la photo de rue.

C’est un télémétrique hybride au format 4/3 de 16Mpx, avec une stabilisation sur 5 axes du capteur, qui peut se coupler à la stabilisation des optiques Lumix ou Olympus, extrêmement rapide à mettre en œuvre et à sortir de veille. Il est paramétrable dans tous les sens et ses menus, s’ils ne sont pas à la hauteur des menus de chez Canon, sont bien moins alambiqués que chez Sony ou Fuji. Son autonomie n’est pas extraordinaire – comme la grande majorité des hybrides – mais j’ai acheté une seconde batterie.

Voilà, pour le reste des données techniques (qui m’intéressent peu), je vous renvoie au site des Numériques, ou 01net qui ont fait le test de l’appareil et chez Panasonic, qui le vante aussi très bien.

En fait, ce que je retiens, c’est son look (ben oui, ça compte aussi) un peu rétro – à l’instar des Fuji – qui le ferait presque passer pour un vieil argentique, surtout en version noire.

Il est très léger et tout petit, ce qui permet de le glisser dans un petit sac, voire une (grande) poche avec le 14mm pancake monté dessus. Et oui, les objectifs sont interchangeables et de qualité, parce que l’on peut piocher tant chez Lumix que Olympus. Sa prise en main, malgré sa petite taille est très bonne, même si j’y ai ajouté un petit repose-pouce pour maximiser son maintient.

J’aime surtout le fait qu’il se mette rapidement en route et qu’il sorte vite du mode veille, ça évite de rater des photos. Et il est excellent en faible lumière.

Son viseur est bon, avec un correcteur dioptrique, bien utile quand la vue baise. C’est vrai que je garde un peu la nostalgie des Fuji X avec leurs viseurs analogiques et numériques, mais il est loin d’être mauvais. Son écran, orientable et tactile, est précis pour les cadrages qui sortent de l’ordinaire. Je pourrais regretter qu’il ne soit pas orientable dans tous les sens, mais bon, je ne m’en sers pas souvent (je ne sais pas cadrer sur un écran !).

J’apprécie aussi son silence, surtout en mode électronique, mais même en mode mécanique, il fait le même bruit que le Leica M5, c’est dire …

Toutes les commandes tombent bien sous les doigts et elles sont agréablement marquées (clics fermes).

Vous pouvez travailler directement en Jpeg ou en Raw. Personnellement, j’ai opté, comme pour tous mes appareils, pour le format RAW, qui m’autorise de petites corrections via Luminar 4,3 si besoin.

Au niveau des reproches, le fait que son autonomie soit limitée à environ 300 photos et qui nécessite une seconde batterie (au moins) pour les longues sorties, surtout quand il fait froid. Et encore, qu’il ne soit pas « tropicalisé » – et quand je regarde par la fenêtre en écrivant ceci, je devrais même dire étanche tant il pleut !

Si vous suivez le blog, vous avez vu les appareils par lesquels je suis passé avant ce Lumix GX80 et, franchement, c’est celui qui me convient le mieux jusqu’à présent.

Le Zinc du photographe

Kodak Classic Smile, l’instantané

Pourquoi un appareil instantané dans mes appareils ?

Je vais reprendre une anecdote que j’ai déjà citée : un jour, nous étions en île Maurice et voyant un couple cuire des samoussa, nous leur avions demandé si nous pouvions les prendre en photo.

Non seulement ils ont accepté mais ils ont invité mon épouse à essayer de les cuire elle-même.

Nous voulions les remercier et nous avons pensé qu’une photo souvenir leur ferait plaisir.

De fait, nous avons passé une bonne demi-journée à trouver une borne pour pouvoir effectuer la démarche et développer les quelques photos que nous leur destinions.

Dès lors, il m’a semblé utile de toujours avoir avec nous un appareil instantané.

Là, ça se complique car si l’offre de Fuji est pléthorique, malheureusement, la taille des photos, si elle ravi les plus jeunes, me semble bien trop petite.

Il y a bien les Square et les Wide, mais ils font respectivement 6,2×6,2 et 9,5×6,09, tandis que le Kodak fait 10,08 x 8,9 cm, sur papier Zink.

Je pourrai aussi utiliser un bon vieux pola, mais les films sont trop chers et la qualité moindre que la technologie Zink.

L’avantage de cet appareil, comme les Fuji d’ailleurs, est qu’il possède une carte mémoire, qui permet de retirer les photos si besoin, voir de les retravailler un peu. Ne nous attendons pas à pouvoir les tirer en grand format, la qualité ne suivra pas mais elle reste acceptable aux mêmes dimensions que celle prévue pour la photo originale.

Attention, chaque photo faite est imprimée : il faut y penser avant de déclencher pour réduire les coûts.

Petit avantage du Kodak Classic Smile : vous pouvez l’utiliser comme imprimante à partir d’un téléphone, via une application dédiée.

Les photos donnent un effet un peu vintage mais elles sont précises et bien détaillées. C’est un peu le trait de caractère du papier Zink.

Au chapitre des regrets, on ne peut pas voir la photo avant de l’imprimer et on n’a aucun contrôle sur les réglages. Soyons de bon compte, avec un Polaroïd non plus et ça n’a jamais empêché personne de faire de bonnes photos. Il faut parfois savoir lâcher prise !

Bref, si l’appareil n’est pas parfait, il rempli le job et c’est ce que nous lui demandons.

En photo de paysage, portrait, urbaine

En photo de paysage, portrait, urbaine (évolution septembre 2020)

Puisque je modifie le panel de mes appareils, j’en profite pour refaire un petit point sur le site, pour le mettre à jour.

Après le changement d’appareils pour la photo de rue, modifications aussi pour la photographie de paysage, portrait et urbaine.

En numérique, je garde l’Eos 6D Mark I, qui est finalement très performant, tropicalisé et – surtout – plus léger et compact que le Canon Eos 5D Mark III que j’utilisais.

Pour aimer son appareil, il faut avoir envie de le sortir, de se sentir bien avec lui. Malheureusement, je n’avais plus ces sensations avec l’Eos 5D Mark III. Quelques soucis de santé me contraignent à faire attention au poids que je transporte, et là, le 5D Mark III devenait trop lourd pour moi.

Cela reste un appareil d’exception, ultra performant, mais je n’avais plus envie de le sortir.

Je double le 6D d’un Canon Eos 100D parce que ce modèle est le plus performant des reflex vraiment compacts de chez Canon. C’est un APC-S et donc je ne peux utiliser que mon 17 – 40 série L avec lui, pour garder à peu près l’équivalent du 24 -70mm ou garder le 18 -55 de base, un peu moins performant.

Comme objectifs, justement, je garde donc le 17 -40 série L f4, le 85mm f1,8 constant, le 70 – 300 f4 – 5,6 ,le 18 – 55 compact et passe partout (mais uniquement avec l’Eos 100D).

En argentique, je garde le Canon Eos 30 et le Mamya 645 Super – qui est un moyen format en 4,5×6

En développement instantané, le Kodak Classic Smile parce que ses photos sont de plus grandes dimensions que le square ou le wide de chez Fuji.

Bien sûr, je garde quelques appareils disons « exotiques », que j’ai envie d’essayer dans l’une ou l’autre discipline, mais ceux-le je vous les présente au fur et à mesure, il ne font pas partie de mon équipement de base.

Il me reste à vous souhaiter aussi de trouver la bonne combinaison d’appareil, ceux qui vous font plaisir et qui correspondent à vos besoins, ou envies.

Mes appareils et leurs accessoires

Pour la photo de rue (évolution septembre 2020)

Hé oui, le propre d’un curieux est de tester quelques appareils tant pour partager ses découvertes – même si mes analyses sont éminemment subjectives – que pour faire évoluer son propre matériel.

Après quelques remises en question, j’ai revu mon matériel, pour toutes les disciplines que j’essaie de couvrir.

Et donc, pour la photo de rue aussi.

Mais avant de vous présenter ce matériel, reprenons peut-être les grandes lignes des besoins communément admis pour cette pratique.

  • l’appareil doit être très portable
  • il doit être rapide à mettre en œuvre et /ou en sortie de vieille
  • il doit être silencieux
  • son autofocus doit être performant, même en basse lumière
  • avec objectifs interchangeables ou fixes mais idéalement avec un grand angle ou un 50mm
  • il doit avoir une bonne autonomie, ou vous êtes prêt à investir dans des batteries

Ça, c’est la théorie … car en pratique, chacun fait comme il en a envie : certains font de la photo de rue avec un réflex, d’autres avec un télémétrique argentique, d’autres avec des compacts argentiques, ou numériques – hybrides ou APS-C, quelques uns photographient au téléobjectif, d’autres avec un 28mm !

Mettons nous d’accord. Le plus important est de connaître votre appareil et de vous sentir bien avec lui. Quelle est votre pratique ? le travail proche du sujet ? Optez pour un grand angle (35 ou 28mm). Vous aimez garder une distance équivalente à la vue humaine ? Travaillez avec un 50mm (ou un 45mm). Vous préférez voir de loin et saisir à la volée . Prenez un téléobjectif (bon, pas un 500mm quand même).

Ensuite, que vous soyez orienté argentique ou numérique, c’est une question de goût personnel, ou de curiosité.

Et donc, personnellement, j’ai fixé mes choix sur :

  • en numérique : un Lumix DMC-GX80, un capteur 4/3 petit, performant, qui tient dans la main, réagit vite et sort de veille sans délai, absolument silencieux, que j’ai équipé d’un Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36) pancake (très compact), . Il faut juste penser à acheter au moins une batterie supplémentaire. J’aime bien son viseur télémétrique, dans la tradition de ce type d’appareil car on peut viser avec les deux yeux ouverts si besoin. Si je devais le faire évoluer, je passerais au Lumix GX9. Ses menus sont moins compliqués que chez Sony mais moins simples que chez Canon, pour moi encore et toujours les meilleurs dans ce domaine.
  • en argentique : bon j’avoue, j’hésite encore entre mon Canon QL 17 G III, le Ricoh R1 et le Leica M5

Pourquoi hésiter entre ces trois là ?

Le Ricoh R1 est le plus moderne et est doté d’un autofocus performant. Avec son 30mm ouvert à f1:3,5, il correspond à la distance que j’apprécie. Et surtout, il est tellement fin que je peux le mettre dans n’importe quelle poche, sac, boîte à gants, … partout quoi ! Je pourrais lui reprocher son viseur, situé au milieu de l’appareil, alors que j’aime mieux un viseur décalé vers la gauche de l’appareil (télémétrique), ce qui permet de garder, dans certaines circonstances, les deux yeux ouverts, pour éviter les importuns dans le champ.

Le Canon QL 17 G III, en version noire (la plus rare), c’est une partie d’histoire du télémétrique abordable et performant des années septante. Comme les Yashica Electro 35 GSN, c’est une magnifique machine, un bel objet que l’on aime manipuler. Et solide, car il fonctionne toujours, à plus de quarante ans ! Ensuite, il est doté d’un objectif de légende, un 45mm qui ouvre à f:1,7. A l’époque, il était comparé au f2 du Leica CL, c’est dire. Nous pourrions lui reprocher son objectif fixe, mais comme je l’ai déjà écris par ailleurs, en photo de rue, quand on s’est habitué à une focale, on la change rarement. Elle celle-ci est très proche de la vision humaine. De plus, ce superbe objectif permet sans soucis d’utiliser le principe du zone focus (pré déterminer la distance de mise au point) grâce à son échelle des distances, gravée sur le fut. Il a besoin d’une pile mais peut fonctionner sans. Son mode automatique est sans faille.

Le Leica M5, en version noire, que j’aime bien parce que c’est un Leica avec toutes les qualités de la marque mais que les Leicaistes boudent ! Pourtant, il a beaucoup de qualités : sa cellule, précise; la molette des vitesses qui dépasse un peu du capot et permet de modifier les réglage du bout de l’index, sans quitter le viseur des yeux; le rappel de la vitesse choisie dans le viseur; un viseur et un patch très lisible; un parc optique d’exception, qui permet d’essayer des objectifs d’autres marques (moyennant des bagues d’adaptation parfois) pour éviter les coûts astronomiques de l’enseigne rouge. Par contre, ce qui m’énerve, c’est le chargement par la semelle et sur mon exemplaire, les deux passants de lanière qui ne sont que d’un côté (tenue verticale de l’appareil). Sinon, qualité des images certaines dans quasi toutes les situations.

Voilà … selon l’humeur du moment, j’ai donc toujours dans mon sac le Lumix GX80 et l’un des trois autres avec moi.

Si je dois alimenter rapidement mes sites, j’utilise principalement le Lumix. Si j’ai le temps, j’alterne les prises de vue avec l’un ou l’autre, sachant que pour les argentiques, je devrai déposer le film, attendre le développement et le scan pour pouvoir exploiter les photos.

Si vous avez eu la curiosité d’aller voir la rubrique les Incontournables, vous y avez découvert quelques titres de livres qui parlent de la pratique de la photo de rue. Et je vous encourage à les parcourir si vous hésitez encore dans le choix de votre matériel.

Il me reste à vous souhaiter de bonnes sorties et à prendre beaucoup de plaisir à photographier la vie du dehors …

Le Zinc du photographe

J’ai construit mon premier appareil photo … en kit !

Parfois, on trouve des choses étonnantes sur la grande Toile … pour moi, ce fut un appareil photo à monter soi-même.

C’est la firme Haynes (UK même si fabriqué en Chine) qui est à l’origine de cet objet.

Honnêtement, je m’attendais à des formes en plastique cheap, aux tailles approximatives et au montage … aléatoire !

Hé bien non (mauvais langue va !). L’emballage est sobre, très léger mais très complet. Un plateau contient toutes les pièces, un éclaté de celles-ci et un mode d’emploi, hélas, en seul anglais (mais bon, y a les images).

A première vue, toutes les parties en plastique sont très bien coupées, sans bavures, dans une matière ferme.

Petit coup d’œil à l’éclaté et au mode d’emploi … tout est bien là et il y a même un petit tournevis pour l’assemblage.

Relevons le défi : je vais tout monter avec les seuls éléments qui sont dans la boîte … heu, avec toutefois mes lunettes, une tasse de thé et mon chrono.

Force est de constater que tout s’assemble sans le moindre jeu, les explications sont jusque là faciles à suivre, même sans connaître l’anglais, il suffit de bien regarder les images, notamment pour trouver le sens de certains éléments.

Ah, j’arrive sans doute à la partie délicate, l’obturateur (shutter). D’abord, faire très attention car il y a 3 petits ressorts et ce n’est pas le moment d’en perdre un seul.

Ici, je vous avoue que j’ai un peu galéré car les photos n’étaient pas très nettes et les explications difficiles à traduire mais ici encore, sans forcer sur aucune vis et en prenant le temps de bien regarder un ensemble d’images, j’ai pu monter l’obturateur et le faire fonctionner.

Rien de bien compliqué au demeurant, il fallait surtout faire attention à la séquence du montage et comprendre les enchainements du mouvement des différentes pièces. Ceci étant, cet obturateur est d’une simplicité biblique : on appuie sur le déclencheur et le jeu des ressorts fait s’ouvrir et se fermer une petite pièce. Malheureusement – et j’ai bien regardé partout – pas d’indication de vitesse. Ce sera donc « au pif ».

Les côtés avancent bien aussi, y compris les rouages pour l’entrainement du film et le compteur (si, si, il y en a un, rudimentaire mais bien là !).

Tout s’enchaine assez facilement en fait, même s’il faut rester attentif. Surtout ne pas forcer et ne jamais serrer les vis trop fort (tout est en plastique, ne rien casser est une condition absolue pour arriver au bout).

Résumons : le bobinage, le compteur, l’obturateur et la chambre sont montés. Au tour du dos de l’appareil, de la fenêtre de visée, de l’entrainement de la bobine de film, de la cage autour de la fenêtre de visée et les objectifs …

Ah, ici, un petit bug : il semble qu’une étape soit omise, celle qui consiste à glisser la partie qui porte le miroir de renvoi. On vous explique bien comment le coller, mais pas comment glisser la pièce réceptrice à sa place.

Mais encore une fois, un peu de concentration et je trouve vite la solution. Le miroir est installé et je vais poser le dépoli. Ici encore, il faut faire très attention à ne pas abîmer cette petite pièce en plastique un peu souple, sous peine de ruiner tous vos efforts.

Décidément, tout est parfaitement bien coupé et s’ajuste exactement. Il y a de petites astuces, comme ces encoches pour permettre au tournevis de passer pour atteindre des vis un peu « mal mises ». C’est vraiment bien pensé.

Les optiques sont en plastique aussi, mais bien épaisses et très claires. Le montage est astucieux mais il requiert un minimum de patience pour que les 2 objectifs se mettent en place à la même hauteur.

Et voilà, après une heure trente de travail, l’appareil est terminé !

Bien évidemment, c’est un TLR (twin lens reflex) réduit à sa plus simple expression, mais sa construction permet de comprendre des principes qui d’habitude sont cachés dans les appareils que nos connaissons. L’assemblage permet de se rendre compte de « comment ça marche ».

Ici, pas de bobine de 120 mais bien un film en 135. C’est plus facile mais cela réduit d’autant la vision dans le viseur, étriqué et pas très clair (ce qui est souvent le cas avec les TLR, comme le Lubitel 2 ou certains vieux boitiers).

La mise au point, en tournant le seul objectif du haut, qui assujetti celui du bas (qui est la lentille) est hasardeuse et je distingue difficilement ce que je veux photographier. Et comme il n’y a aucune indication de quoique ce soit, seul le hasard nous guidera …

En résumé, une expérience amusante, à réserver pour les jours de pluie. Le kit est bien complet mais faites attention à ne pas perdre les vis (il y en a 2 de plus seulement). Tout s’emboite parfaitement et se consolide avec des vis. Ne jamais forcer en visant, de peur de casser les pièces femelles. Hormis le petit bug signalé, par de difficultés pour la construction de l’appareil.

Au niveau des regrets, il est impossible de savoir la vitesse de l’obturateur, ni de connaître la focale de la lentille et l’ouverture. Il faudra avancer « dans le noir », ce qui est un comble pour un photographe !

Encore une chose, le montage est à réserver à des adolescents au moins, il y a beaucoup de petites pièces, fragiles et il faut pouvoir se concentrer un minimum. L’aide d’un adulte peut être nécessaire, notamment pour traduire certains éléments de texte.

Comme j’ai encore un film périmé à essayer, je vais l’installer et nous découvrirons ce que vaut ce TLR. Donc, la suite à très bientôt.

Mes appareils et leurs accessoires

J’ai – enfin – trouvé la combinaison qui me convient !

En juillet, je faisais un récapitulatif de mes appareils, que vous pouvez retrouver ICI.

Entre temps, je me suis posé pas mal de questions, notamment sur le poids et l’encombrement du Canon Eos 5D Mark III et de ma capacité à le porter.

Finalement, j’ai opté pour la manière forte et j’ai revu profondément le choix de mes appareils, en tenant compte de critères les plus objectifs possibles, compte tenu de mes pratiques.

Pour la photo de rue, en numérique, je cherche un appareil léger, discret et performant au niveau de l’autofocus et du temps de sortie en mode veille, avec objectifs interchangeables, même si je privilégie toujours une focale grand angle.

J’ai donc arrêté mon choix sur le Lumix DMC-GX80 avec un objectif pancake 14mm f1:2,5 (28mm en 24×36)

En argentique, je garde mon Ricoh R1 avec son objectif fixe 30mm f1:3,5. Sachant que je vais encore faire pas mal d’essais d’appareils plus anciens, que je vous présente au fur et à mesure de mes découvertes.

Pour la photo de paysage, portrait, animalière, en numérique, je garde le Canon Eos 6D, plus léger, que je double d’un Canon Eos 100D, le réflex expert le plus compact du marché, au format APS-C (coefficient de 1,6 pour la conversion en 24×36).

Au niveau des objectifs, je garde :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L qui, monté sur l’Eos 100D me donne l’équivalent d’un 28 – 64 en 24×36)
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 série L
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM
  • EF 85mm f1:2,8 USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus

En argentique, je garde le Canon Eos 30,qui peut utiliser tous les objectifs des numériques

Pour le portrait et le paysage, je garde le Mamya 645 Super (moyen format en 4,5×6)

Et pour les photos souvenirs instantanées, le Kodak Classic Smile.

Voilà …

Ce qui veut dire, si vous me suivez depuis un moment, qu’il y a donc des appareils à vendre, que vous trouverez sur 2ememain .

Sans doute y aura t’il parfois des ajustements mais en principe, j’ai trouvé la combinaison des appareils qui me conviennent et – surtout – avec lesquels je garde du plaisir à photographier.

Argentique

Bilora Gevabox pour Gevaert

C’est donc la société allemande Bilora qui a fabriqué, de 1955 à 1959, ce Gevabox, pour compte de la société Gevaert.

Commençons par l’aspect « technique » car cela va aller vite : 3 vitesses d’obturation : 1/100, 1/50 et B. Son objectif est un 105 mm à mise au point fixe avec des ouvertures f11 et f16. Il utilise du film en bobine de 120 pour un format de 6x9cm. Autrement dit, pas plus de 8 photos par bobine. Ah, et il y a une griffe porte flash, pas très esthétique.

Reste l’aspect général de l’appareil : un gros « cube » aux formes arrondies (si, si, ça existe), surmonté d’un étrange viseur en bakélite (un tunnel quoi). Tout en métal, hormis donc le viseur, il est léger.

Un peu d’histoire, en passant. Gevaert est un fabriquant belge de produits chimiques et de papiers photographiques, qui fusionnera avec Agfa en 1964. Il fera construire des appareils photos, avec le nom Gevaert, par d’autres constructeurs.

Le Gevabox existe en trois versions :

  • une version en bakélite (1950 – 1951)
  • une version métallique (1951 – 1954) fabriquées en Allemagne par Hermann Wolf GMBH
  • une version métallique avec viseur tubulaire (1955 – 1959) fabriquée par Bilora. Celui qui nous occupe ici.

Il s’agit toujours d’appareils très simples, le but étant clairement de vendre du papier et du film photo par le biais de l’utilisation par le plus grand nombre de ce type d’appareil (Kodak n’a pas fait autre chose !).

Au point de vue manipulation, il faut tourner un gros verrou placé sur le côté gauche de l’appareil pour libérer la partie droite, solidaire de la poignée de maintien, ce qui, je l’avoue, n’est guère pratique. On reçoit alors en main le « magasin » de l’appareil. Le film se met en dessous et on le tire vers la bobine du dessus. Cependant, la fenêtre rouge inactinique est de mauvaise qualité, qui rend difficile la lecture des chiffres annonçant les photos et comme il n’y en a déjà que 8 à tirer, faudra faire très attention.

L’avance du film se fait avec le gros bouton situé sur la droite de l’appareil, en prise directe avec la tige de la bobine. L’avancement n’arme pas l’obturateur, qui – de fait – ouvre dès que l’on appuie dessus. Pratique pour les doubles expositions, redoutable pour les distraits ! Notons qu’il est muni d’un filetage, contrairement au Dualflex, ce qui le rend plus pratique en cas d’utilisation de la pause B.

Voilà, voilà …. je pense avoir fait le tour du propriétaire. Je vais y mettre une Porta 160. Vu les réglages, j’éviterai sans doute le souci que je pressens avec le Dualflex, que j’avais chargé en Porta 400, par grand soleil.

Je pense que je vais de nouveau faire un tour dans la Ville de Mons pour le tester.

Donc, comme on dit, la suite au prochain numéro !

Et voilà la suite de cet essai, fait le 19 août 2020, non pas dans la Ville de Mons mais dans un des plus beaux villages de Belgique, j’ai nommé Ménil (près de Jodoigne).

Et je vous avoue que c’est un fiasco complet !

L’appareil est difficile à charger car la lanière tient toujours au côté qui s’ouvre, ce qui rend la manœuvre délicate. Quand j’y suis enfin arrivé, comme je le signalais plus haut, la fenêtre inactinique rend la lecture du film quasi impossible.

Je croyais avoir pu distinguer le premier chiffre, qui indiquait la première vue. Ben, je n’en suis pas certain …

Je crois que je n’ai pu faire que 4 photos sur les 8, et encore, je ne suis pas certain qu’elles aient été bien positionnées et que j’en ai superposées la plupart.

Impossible de voir l’avancement du film ni de « sentir » celui-ci car je n’avais aucun point de repères pour savoir combien de tours effectuer pour faire progresser les vues du film.

Bref, de prime abord, une catastrophe. Je verrai la réalité lors du développement et cette fois je ne demanderai qu’un tirage, sans passer par la numérisation en HD.

En résumé, un appareil qui a toute sa place comme … presse papier ou cale-livres !

Je reviens de nouveau sur cet appareil, car j’ai reçu le film développé et scanné.

Comme je le craignais, seules 3 photos ont pu être « sauvées », mais je vous avoue ma grande surprise, au moins pour l’une d’elles, elle est magnifique !

Sans doute la pellicule y est elle pour quelque chose (Kodak Porta 160) mais je trouve, vu les caractéristiques basiques de l’appareil, que c’est vraiment pas mal.

Nous passerons vite sur les 2 autres

Franchement, j’ai beaucoup d’admiration pour nos grands-parents qui arrivaient à tirer quelque chose de ce genre d’appareil. Ok, la fenêtre inactinique était sans doute en meilleur état à l’époque, ce qui permettait d’en rater moins; ils prenaient peut-être plus le temps et maitrisaient mieux les réglages, pourtant basiques… je ne sais pas.

En tout cas, quand on parvient à en tirer quelque chose, le résultat est étonnamment bon. Bien mieux qu’avec le Dualflex, dont vous pourrez découvrir les photos … heu, spéciales !