Argentique

Le Minolta AF 35 Big Finder

La suite de mes aventures lors de la brocante de Thuin. J’y avais déjà moissonné quelques petits appareils sympas, dont celui-ci.

Et j’avoue que je l’ai pris en clin d’œil au Nikon que j’avais déjà ramassé, le Nikon EF500SV que je vous ai présenté il y a peu.

Petit comparatif amusant

Comme ils ont été fabriqué tous les deux en Chine, on en vient à se demander si ce n’est pas la même usine !

Soyons clair tout de suite, cet appareil fait partie des « ultra simples » à utiliser : vous mettez un film, que le boitier charge lorsque vous appuyez par trois fois sur le déclencheur et arme jusqu’à la première vue, en ayant pris soin de « lire » le codage DX de la bobine pour régler la sensibilité de la cellule (100- 200 ou 400 iso), vous visez à travers un viseur extra large (le fameux « big finder » de la dénomination) et très lumineux, avec cadre collimaté, et puis vous appuyez sur le déclencheur … clic, clac, c’est dans la boite !

Le Minolta fait la mise au point sur le sujet visé. Ce n’est donc pas vraiment un fix-focus même si la focal est unique, en l’occurrence ici, un 27 mm ouvrant à f6,3 puisqu’il bénéficie de l’aide d’un autofocus.

Le système de mise au point automatique à infrarouge est et précis il maintient le sujet principal net de 70 cm à l’infini. De plus, le fait d’appuyer sur le déclencheur à mi-course et de le maintenir enfoncé verrouille la mise au point afin que le sujet puisse être positionné de manière créative n’importe où dans le cadre de l’image.

Il est petit, léger, facile à prendre avec soi, partout, tout le temps – ce qui donne envie de faire des photos.

Son flash automatique possède la fonction réduction des yeux rouges, mais vous ne pouvez pas le débrayer (gaffe dans les musées !). Il s’agit, comme souvent, d’une petite lampe qui s’illumine juste avant le déclenchement du flash, histoire de refermer les pupilles qui auraient tendance à s’agrandir trop sous l’effet du « coup de « flash ».

Lorsque vous arrivez en fin de film, pas de re bobinage automatique, il faut faire glisser le curseur sur la position ad hoc. Cette opération peut être effectuée à n’importe quel moment si vous deviez interrompre une pellicule

Cet appareil était généralement vendu pour les plus jeunes ou les personnes qui n’avaient pas envie de se compliquer la vie pour ramener quelques photos.

Et il est suffisamment fiable, comme vous pourrez le voir dans les exemples de photos pour lesquels j’ai posé un repère ci-plus bas.

Voilà, voilà ….

Un petit boitier tout simple mais pas mauvais, que vous pourriez trouver facilement dans un tiroir, chez des parents, des amis, ou en brocante. Si c’est le dernier cas qui vous en présente un, ne dépensez pas plus de 5€ pour un exemplaire complet (sac, dragonne).

Quelques données techniques (très proches de celles du Nikon EF500SV) :

Viseur largeConfort supérieur (grossissement 0,63X)
ObjectifVéritable Grand Angle
27mm f / 6,3
3 éléments en 3 groupes
FlashAutomatique en faible lumière
nombre guide 8 (100 ISO)
Réduction des yeux rouges (par lampe)
Mise au PointMise au point réglée à l’hyperfocale
Mise au point minimale : 0,7 m
ExpositionObturateur : 1/100 sec.
FilmCodage DX 100 à 400 ISO
Alimentation2 piles alcalines type AA

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec cet appareil ICI

Quelques références : https://www.lomography.com/magazine/144245-minolta-af-35-big-finder-my-party-camera, https://www.geocities.ws/deltaastro/minoltaaf35bigfinder.html

Argentique

Le Nikon EF500SV

Ce petit boitier, c’est aussi lors de la brocante de Thuin que je l’ai ramassé.

Il avait une bonne tête et je n’ai pas souvent des Nikon à vous proposer. Petite négociation, pour la forme, et hop, dans le sac à dos !

Après les quelques compacts zoom que je vous ai proposé récemment, voici un compact sans.

Un qui renoue avec la bonne vieille tradition des « point and shot » d’antan, sauf qu’il présente un grand angulaire (28mm) en fix focus (pas de réglage de distances).

Ce Nikon EF500SV (ou Nice Touch 5 outre Atlantique) est le successeur du EF400SV (là, il y a une certaine logique !), sorti en 1999 et qui proposait déjà les mêmes options, sauf le retardateur ajouté au petit dernier.

Et on pouvait aussi le trouver en version avec un dos dateur, mais bon …

En résumé, c’est donc un fix focus avec un grand angle de 28mm ouvrant à f5,6 (pas spécialement lumineux) mais avec une énorme profondeur de champ car la distance hyper focale est réglée à 1,4m, la profondeur de champ s’étendant de 0,7m à l’infini.

Il possède encore un petit flash, que l’on peut débrayer.

Nous pouvons encore retenir un viseur très large et clair mais dans lequel vous n’aurez pas pléthore d’informations, juste le cadre collimaté.

Je ne résiste pas à re noter le laïus publicitaire de l’époque :

« La prise de vue pour tous ! Avec l’EF500SV, la photographie n’a jamais été aussi simple. Avec son large viseur et son flash polyvalent, il est facile de réaliser de superbes images. Il vous suffit de cadrer et de déclencher.

  • Viseur extra-large.
  • Mise au point préréglée.
  • Flash auto-intégré, modes flash imposé ou annulé.
  • Compact et léger.
  • Atténuation des yeux rouges.
  • Ligne élégante.
  • Prise en charge automatique du film avec possibilité de
    rembobinage à mi-film.
  • L’EF500SV QUARTZ DATE offre la possibilité
    d’impression de données. »

Ou comment faire d’une fiche technique somme toute assez indigente des arguments de vente. Ah ces as du marketing !

Allez, les caractéristiques de ce petit boitier :

Objectif28mm f/5,6 (3 éléments en 3 groupes)
Mise au pointMise au point fixe de 1,2 m à l’infini
ViséeViseur lumineux de type Albada et Galilée inversé
FlashFlash auto intégré avec un temps de recyclage d’environ 6s
Modes flash :
–  Annulé
–  Flash imposé en pressant la touche correspondante sur le 
     devant de l’appareil photo
–  Fonction d’atténuation des yeux rouges
Vitesse d’obturationfixe 1/100 sec
SensibilitésRéglage automatique sur 100 ou 400 ISO avec les films codés DX (sur 100 ISO avec un film 200 ISO ou un film non codé DX)
Prise en charge du filmLe film avance automatiquement à la première vue à la fermeture du dos
Avance et rembobinage automatiques du film
Possibilité de rembobiner un film partiellement exposé
RetardateurTemporisation de 10 sec, une seule vue au retardateur, annulable
Alimentation2 piles 1,5V LR6 (alcalines type AA)

Finalement, que retenir de ce petit appareil ?

Il est petit et léger, vous pourrez l’emporter partout. Son grand angle peut le réserver à la photo urbaine, pas tellement à la street car sa vitesse de déclenchement risque de poser problème (risque de flou de bougé, sauf en cas de beau soleil et film rapide).

Son objectif est bien protégé par le volet coulissant, qui sert aussi d’interrupteur. Les deux boutons sur la face avant sont pour moi, dans ce cas, une vraie-fausse bonne idée car il n’y a pas de rappel dans le viseur ou au dessus de l’appareil de l’opération sélectionnée, notamment si vous avez voulu débrancher le flash.

Si vous en trouvez un au hasard d’une balade, ne dépensez pas plus de 5€ pour l’emporter avec vous. Son seul avantage est de vous offrir un beau viseur, de n’utiliser que des piles basiques (2 AA de 1,5v) et d’avoir un grand angle très passe partout.

Une petite video d’illustration

Tiens, je ne résiste pas à cette petite video qui retrace l’histoire Nikon de 1948 à 2004

Des exemples de photos prises avec ce N?ikon EF 500SV ICI

Des références : https://imaging.nikon.com/lineup/filmcamera/compact/ef500sv_ef500sv_qd/index.htm, en anglais, https://www.revelateur.com/materiel/fiches/Nikon-EF500SV.php, http://www.magic-photo.com/nikon/ef500sv.htm, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-4922-Nikon_EF500SV.html en français

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Le Panasonic C-2300ZM

Au détour d’une caisse, un petit appareil avec un viseur immense me fait de l’œil.

Un élastique autour maintient son mode d’emploi, tout contre. Je regarde de plus prêt, et découvre une étiquette, collée à l’arrière, avec les coordonnées d’un de ses propriétaires, reprises aussi sur le mode d’emploi (avait-il peur qu’on lui vole, de le perdre ?).

A part ça, le compartiment à piles est propre mais je n’en ai pas sur moi pour les tester, le vendeur non plus. Petite négociation et le voilà dans mon sac à dos.

De retour à la maison avec ma moisson du jour, passage par le nettoyage rituel et j’y glisse une CR123 : chouette, tout fonctionne.

Soyons de bon compte, ce n’est pas un appareil qui va révolutionner l’histoire de la photographie.

Son design est classique (il ressemble assez au Canon Prima Zoom 85N), avec le viseur au milieu et les touches de commande du zoom sous les doigts de la main gauche)

Il se place entre le Panasnic C-3000 ZM présenté en 1988 (sorti en 1991) et le Panasonic C_2200 ZM, sorti en 1992, dont il reprend l’architecture générale, en y ajoutant les commandes de zoom sur la façade.

Panasonic C-2200 ZM
source : Collection-appareils

Pour le reste, je n’ai pas trouvé grand chose à son sujet.

Petit tour dans le mode d’emploi, pour mieux vous le présenter …

Cet appareil est sorti en 1992. Il est équipé d’un zoom 28 -70 ouvrant à f4,7 et f8, avec une distance minimale de mise au point de 80cm. On commence par un grand angle pour finir avec un -petit – télé.

Du grand classique de ces années-là.

Un grand viseur, comme souvent bien avare en informations sur la prise de vue, mais clair et collimaté, est placé à l’aplomb de l’objectif. Un petit rectangle, au milieu, gère la mise au point (autofocus).

Un petit témoin vert vous indique si la mise au point est verrouillée

Les petites touches, placées à l’avant de l’appareil, permettent de régler le zoom facilement, sans devoir quitter le viseur des yeux. Et les modifications de focale sont visibles en temps réel dans le viseur..

Le petit écran ACL (cristaux liquides) permet de voir les réglages du mode flash, normalement tout automatique mais que l’on peut débrayer (sans que l’appareil ne garde en mémoire les modifications, qu’il faut remettre à chaque fois que vous l’allumez). En fait, il y a 4 modes flash : tout auto, OFF, flash avec réduction des yeux rouges et fill-in.

Toujours sur ce petit écran, l’état des piles, le mode sélectionné : réduction des yeux rouges, réglage sur l’infini, le nombre de vues prises.

Bien sûr, un retardateur vous permettra, en courant un peu, d’être sur les photos. Une diode en façade scande les secondes avant le déclenchement (10 sec.).

Fabriqué pour simplifier la vie des photographes amateurs, vous glissez une bobine dedans, il « lit » le codage DX de la sensibilité du film, règle la cellule en conséquence et, lorsque vous refermez le dos, il arme la pellicule jusqu’à la première photo. En fin de course, il rebobine le film automatiquement et vous pouvez forcer la chose en cours de route si besoin.

Sa forme, toute en courbes, le rend agréable à prendre en mains.

Il est un peu épais pour le glisser dans une poche mais difficile de faire moins avec le petit zoom qui l’accompagne. Il est aussi dans la gamme de taille des autres appareils de l’époque.

Une douille sous la semelle permet de le fixer à un trépied en cas de besoin. Si la lumière est insuffisante, le flash se déclenche automatiquement, sauf si vous en avez décidé autrement (débrayage).

Soyons honnête, il n’a pas révolutionné la photographie et semble être passé sous tous les radars, n’ayant rien d’extraordinaire : il fait le job – des photos – sans trop de soucis mais sans plus.

Si vous en trouvez un, ne dépensez pas plus de 5€ pour un exemplaire en bon état et complet. Pour le reste, il est économique puisqu’il fonctionne avec une CR123 de 3v et vous garantit environ 20 films de 24 vues avec le flash sur 50% d’entre elles.

Une petite video d’illustration

Des références : eh bien pour une fois, je n’en ai pas trouvées !

Argentique

Le Yashica 35 MF

Celui-ci est le dernier appareil que j’ai acheté sur la brocante de Thuin (voir le Canon Prima Super 105u, le Nikon EF500SV, le Minolta AF35 Big Finder, l’Olympus Quickmatic EEM, le Pentax Esmpio Zoom 35 – 70 Full Macro).

Eh oui, la moisson avait été bonne ce jour-là !

En fait, j’en avais déjà pris en main plus d’une fois, dans d’autres endroits, et à chaque fois je les avais reposés, les piles du flash ayant coulé dedans, les rendant inutilisables.

Cette fois, autre variante qui me fit hésiter, la porte des piles s’était fait la malle, mais le compartiment était propre, ouf !

Pour le reste, la cellule fonctionne et il est (relativement) propre. Petite négociation, avec cette porte disparue comme argument, et me voilà avec le sac à dos encore alourdi d’un compact, ancien celui-là.

Nous retrouvons ici les formes et l’allure des compacts d’avant l’autofocus et la motorisation. Pas vraiment compact mais maniable et bien construit, nous sommes en 1976.

Il pourrait être considéré comme le successeur des célébrissimes Electros 35, quoique …

Il arbore une magnifique robe noire, il est équipé d’un objectif Yashinon de 38mm, ouvrant à f2,8 mais son objectif est fixe (plus de télémétrique donc) avec une mise au point signalée par des pictogrammes situés sur le fut, visibles par le haut et il est entièrement automatique. La mise au point minima est de 1m jusque l’infini.

La cellule, alimentée par une LR44 classique, est au CdS et se règle sur l’objectif, de 25 à 500 Iso. Une aiguille, située à l’intérieur du viseur, affiche le réglage de l’ouverture, allant de f2,8 à f 16, mais pas la vitesse.

Puisque nous parlons des vitesses, sachez que l’obturateur- un Copal électronique – travaille de 1/60s à 1/250s.

Un mot sur les piles : normalement, l’appareil travaillait avec des piles au mercure de 1,35v, heureusement disparues. Vous pouvez les remplacer sans soucis par une LR ou SR44 de 1,5v. L’électronique des Yashica accepte très bien cette petite différence de voltage sans répercussion sur les mesures de la cellule.

Et pour l’alimentation du flash, il faut deux piles AA tout ce qu’il y a de plus classiques.

Puisque j’aborde le flash, il n’est pas automatique, vous devez le mettre en œuvre en appuyant,t sur le bouton sur la face avant et en réglant la bague autour de l’objectif. L’ouverture s’ajuste en fonction du réglage de la distance de mise au point. Il est particulièrement efficace dans les fill-in, pour déboucher les ombres. Une lampe sur le capot signale qu’il est prêt à être utilisé.

-« Mais, me direz-vous, c’est là un appareil assez banal ! »

Oui … et non ! Rappelons d’abord son objectif, un Yashica Lens (formule Tessar) de 38mm ouvrant à f2,8 qui a toujours eu une excellente réputation et ne l’a pas perdue sur cet appareil.

Ensuite, sa cellule, certes au CdS, est bien calibrée et les expositions, même dans des conditions délicates, sont justes (voir les exemples donnés ci-plus bas). Elle est montée dans le pourtour de l’objectif. Ce qui est pratique lorsque l’on monte des filtres sur l’objectif car la cellule en tient compte.

Ah oui, gardez à l’esprit que si la luminosité est faible, l’obturateur ne sera pas verrouillé, empêchant de prendre une photo sous exposée et donc le risque de photos floues est bien réel dans ces cas là..

Et puis c’est un appareil que l’on a bien en mains, avec un poids raisonnable (environ 400gr), bien réparti, qui stabilise l’appareil.

Le viseur est clair, collimaté et, rappelons-le, ce n’est pas un télémétrique : vous devez régler la zone (il y en a quatre), qui apparait sur le dessus (c’est pratique)

1. marque de correction de la parallaxe, 2. cadre lumineux, 3. voyant « prêt », 4. limite de surexposition, 5. zone de bonne exposition, 6. aiguille de la cellule, 7. échelle d’exposition, 8. zone de sous exposition

En 1979, le Yashica MF-1 prendra la relève avec pour seule modification la manière de faire sortir le flash (en appuyant dessus et non plus sur un bouton). Lui -même sera remplacé par le MF-2 en 1980 mais qui s’éloignait radicalement de ses ainés, ne proposant plus qu’une focale fixe ouvrant à f4.

Si je résume, c’est un boitier que j’aime bien, assez dans la tradition des fameux Electro 35. Il est agréable à prendre en mains, facile à utiliser, tout à fait un appareil taillé pour le Street (vous réglez les distances à l’avance et puis vous shootez, l’appareil calcule la juste exposition efficacement).

Il n’est pas rare d’en trouver mais faites bien attention aux piles. Celle pour la cellule et celles pour le flash. ne doivent pas avoir coulé, sous peine de rendre le tout inutilisable (l’acide coule partout et outre qu’il rende le flash hors service, il a tendance à « griller » et gripper les mécanismes ainsi que le reste de l’électronique).

Pour le mien, j’ai trouvé une « porte » que je devrai bricoler, avant d’en trouver une autre compatible, mais mon bricolage m’a permis de vérifier que le flash fonctionne parfaitement bien.

Si vous croisez la route d’un bel exemplaire, ne le laissez pas passer, il en vaut la peine. Ne dépensez pas non plus des fortunes, il ne devrait pas dépasser 35€.

Vous aurez la chance de photographier avec quelque chose de différent mais d’efficace, qui a réjouit des générations d’autres photographes, vos parents ou grands parents peut-être.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1276684396.jpg
source : Collection-appareils, Sears 1977.

Quelques données techniques :
Type : compact zone focus à objectif fixe
Viseur : clair avec cadre de correction de la parallaxe
Objectif : Yashica Lens 1:2.8 f=38 mm – mise au point par icônes
Mesure de l’exposition : posemètre CDS couplé – indication des ouvertures dans le viseur
Sensibilité du film : 25 à 500 ASA
Obturateur : central Copal électronique de 1/60 s à 1/250 s – retardateur de 8 s
Déclencheur : sur le capot avec embout fileté pour déclencheur souple
Flash électronique : télescopique intégré avec témoin de charge
Armement : levier à une seule manœuvre – compteur de vues avec remise à zéro lors de l’ouverture du dos
Rembobinage du film : par bouton et manivelle télescopique

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec cet appareil LA

Pour le mode d' »emploi, c’est par ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Yashica_35_MF, https://filmadvance.com/2012/10/favourite-cameras-yashica-35mf/, https://casualphotophile.com/2019/08/21/a-day-in-the-life-as-seen-through-a-yashica-35-mf/, en anglais, http://fexmania.fr/picture.php?/51, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11903 en français.

Argentique

Le Canon Prima Super 105u

Ou si vous préférez, le Canon Sure Shot 105u , tel qu’ils l’appellent outre Atlantique, et ces deux mots vont déjà résumer les qualités de l’appareil …

Notez qu’au Japon ils l’appellent Autoboy 105u, c’est moins explicite.

Lui aussi est un des derniers compacts produit par Canon, au moment où l’argentique va basculer vers le numérique. Nous sommes fin 2003, c’était presque hier !

Esthétiquement, il a abandonné les fioritures autour de l’objectif du Prima Zoom 90u. Il reste toutefois un petit parallélépipède qui inspire confiance et qui n’est pas dénué de charme, avec une touche de « luxe » apportée par le pourtour métallique vert..

Juste un peu plus sobre que le Prima Zoom 90u …

Il garde cette petit poignée discrète mais bien utile pour le tenir en mains, qui cache toujours la trappe de la pile, une CR2, comme d’habitude.

Le « discret' » encart rouge, sur la façade (oui, vous pouvez l’ôter !) vous donne déjà des infos sur ces capacités avec notamment les modes PIC, ou modes scènes, qu’il intègre.

Son zoom est un 38 – 105mm, largement suffisant pour la plupart des prises de vue auxquelles vous allez le confronter.

Mais sous ses dehors anodins, ce petit boitier cache bien son jeu car il vous propose quelques caractéristiques que l’on peut qualifier de haut de gamme.

Jugez plutôt.

Outre donc les modes scènes qui vous aident efficacement dans les cas de prises de vue envisagés, il vous propose la correction d’exposition +/- 1,5, la personnalisation de certains réglages et leur mémorisation.

En résumé, il propose 5 PIC : auto, action, portrait de nuit, portrait, gros plan, déclenchement en temps réel. Dans les fonctions évoluées : stockage des modes de prise de vue et de flash à la mise hors tension (pratique ça, il ne faut pas penser à tout remettre à chaque fois), réglage automatique du rembobinage du film, AF point central, prise de vue en continu

Pas mal pour un si petit boitier, non ?

Si nous résumons, outre son esthétique flatteuse, il embarque de quoi vous permettre de réaliser de bonnes images sans prise de tête et vous permet de vous concentrer sur l’important, la prise de vue.

Car il automatise tous les gestes autrement fastidieux : le chargement du film, le réglage de la sensibilité, l’armement, le rembobinage.

Et comme son ergonomie est très bonne, toutes les commandes tombent naturellement sous les doigts et sont compréhensibles sans devoir lire 500 pages de mode d’emploi. La petite poignée à l’avant et un repose pouce à l’arrière contribuent à sa bonne tenue en mains.

Pour une fois, je ne résiste pas à la fiche technique, elle en dit long sur ses capacités :

Objectif38 à 105 mm, f/4,6 à 11,9
6 éléments dans 6 groupes
ViseurViseur zoom à image réelle couvrant environ 84 % de la surface de l’image
Agrandissement de 0,37x en mode Grand-angle et de 1,01x en mode Téléobjectif
Informations dans le viseurCadre, cadre de gros plan, cadre de mise au point à couverture étendue
Témoin (DEL) vert allumé : prêt à déclencher Clignotement : sujet trop rapproché / mise au point impossible
Clignotement rapide : tremblement de l’appareil / lampe d’atténuation des yeux rouges activée, déclencheur bloqué
ObturateurProgrammé à commande électromagnétique, vitesse de 2s à 1/440 sec
Mise au point automatiqueAiAF passive à 3 zones
Automatique à 3 zones
Mise au point automatique au point central
Plage de mise au point0,6 m à l’infini
Mode macro : 0,45 m à l’infini
ExpositionProgramme d’exposition automatique
Mémorisation de l’exposition automatique à la fin de la mise au point
Réglage de la sensibilitéRéglage automatique de 25 à 3 200 ISO par palier d’une valeur selon le code DX
Entraînement du filmEntièrement automatique
Rembobinage possible avant la fin
FlashFlash automatique à commande électronique selon les données ISO et de distance de mise au point
Atténuation des yeux rougesType lampe, s’allume pendant environ 1 seconde après qu’on a appuyé sur le bouton de l’obturateur
Délai de recharge du flashEnviron 7 secondes avec une pile neuve
Portée du flashGrand-angle : 0,6 à 8,2 m
Téléobjectif : 0,6 à 4,1 m
(avec négatif couleur 400 ISO)
RetardateurÀ commande électronique et délai de 10 secondes
PileUne pile de 3 V au lithium (CR2)
Dimensions107,2 (L) x 58,7 (H) x 42,4 (P) mm
Poids195 g

Comme d’habitude, si vous en trouvez un, prenez le, il ne va pas ruiner votre portefeuille – comptez environ 20€ maximum avec sa dragonne – mais il est encore capable de vous accompagner longtemps.

Vous ne pourrez sans doute pas le glisser dans une poche, mais un petit sac fera l’affaire. Pour le genre de balade envisagée, j’utilise toujours le Peak Design Everyday Sling 5l, qui résiste à la pluie (utile en Belgique) et dans lequel vous pouvez mettre … beaucoup !

Ce compact a aussi été produit en millions d’exemplaires, parce qu’il plaisait et répondait aux attentes de photographes ayant juste envie de faire des photos, à montrer, à partager.

Je crois fermement que c’est toujours le cas aujourd’hui pour les personnes « qui craqueront » pour lui.

Ce sont des appareils qui redonnent envie de faire des photos, pour le plaisir, sans stress du « tout, tout de suite » mais qui permet d’encore profiter de sa promenade quand les photos reviennent du labo..

Petite video d’illustration, y compris quelques exemples de photos captées avec le Prima Super 105u

Des références : http://www.magic-photo.com/canon/pris105u.htm, https://global.canon/en/c-museum/product/film239.html, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2422-Canon_Sure%20Shot%20105u.html, en français.

Argentique

Le Pentax Espio 105 SW

Vous savez, je ne m’ennuie jamais sur les brocantes … outre les « personnages » parfois étonnants que l’on peut y côtoyer, il y a ces petits trésors que l’on trouve dans une caisse, sur une bâche, une table, à côté souvent d’objets hétéroclites.

Ce fut le cas pour ce Pentax Espio 105 SW, sagement posé près d’un épilateur, un rasoir électrique, une vieille radio des années soixante, d’un aspirateur à main, de rouleaux pour les permanentes, etc.

Je le prends en mains, le tourne et retourne : il a l’air bien mais comme d’habitude, la pile qui est dedans est morte – heureusement, elle n’a pas coulé !

Ne sachant pas s’il va fonctionner, je négocie et l’emporte dans le sac à dos. Je verrai à la maison.

Notez que je pourrais d’office emporter une CR2, une CR123 et deux piles AA avec moi, mais je ne le fais pas, pour deux raisons : si je teste les appareils devant leurs proprios, il va être difficile de négocier le prix, que je peux maintenir très bas; ensuite, ça fait plus amateur que quelqu’un qui a le « matos » avec lui .

Petite séance de nettoyage, comme d’habitude, ce qui me permet de faire le tour complet de l’appareil : rien à déclarer, il est en bon état. Une CR2 glissée dans la trappe et il se met en branle. Tout va bien.

Alors, ce petit Pentax, sorti en 2001, est, une fois de plus, typique de ces appareils faciles des années deux mille, qui embarquait le meilleur de l’époque en format compact.

Il fait partie de la gamme Espio IQ zoom avec autofocus et zoom.

Son zoom est intéressant, partant du 28mm – un grand angle – jusqu’au 105 mm – un petit télé, ouvrant de f5,6 à f11;5. Vous pouvez envisager l’urbain et le portrait, tout ça dans une poche.

Ils osaient à l’époque !

L’objectif donc, un SMC Pentax, de 28 – 105 mm de f5,6 à f11,5 conçu en 6 éléments en 5 groupes, utilise un système de mise au point autofocus à cinq points. La mise au point minimale est de 50cm jusque l’infini. En cas de luminosité trop faible, une lampe d’assistance est disponible pour aider l’autofocus.

Ah ! et i l y a un retardateur électronique d’environ 10 secondes.

Comme tous les appareils de ce type et de cette génération, il est tout automatique : du chargement du film, du réglage de la sensibilité (codage DX de la bobine), à l’armement et l’avance de la pellicule. Et vous pouvez forcer le rembobinage avant le terme, en appuyant sur un petit bouton situé sur la semelle, à côté de la douille du trépied.

La sensibilité de la cellule va de 25 à 3200 Iso. Si jamais vous utilisiez un film sans le codage DX, l’appareil réglerait par défaut la sensibilité à 25 Iso.

Une variante existe, avec un dos dateur, capable d’imprimer plusieurs formats de date et pour une fois, il est possible de le régler jusqu’en 2100 ! (là, les ingénieurs ont été optimistes … ou complètement irréalistes quant à l’avenir de l’argentique).

Pour être complet, sachez que le boitier existe encore dans une variante avec un zoom 28 – 120mm, aux mêmes caractéristiques que celui-ci.

Le système de mise au point mérite notre attention. C’est un système passif à correspondance de phase cher à Pentax, en 5 points et bien efficace. Comme je le notais plus haut, en cas de faible luminosité, un illuminateur aide l’autofocus à faire la mise au point.

L’ obturateur est électronique programmé avec une vitesse d’environ 2 sec. jusque 1/360 sec. plus pause B de 1/2 sec.- 1min, Le déclenchement est électromagnétique donc très doux.

Le viseur, agréable, bénéficie d’une correction dioptrique (de -3 à + 1) – suffisamment rare que pour le signaler (et ceux de plus de 40 ans apprécient). Le cadre est collimaté, avec correction de la parallaxe pour les prises de vues rapprochées. Au centre, un rectangle indique la zone de mise au point.

Une petite lampe verte clignote jusqu’à ce que le point soit acquis. La rouge indique la faible luminosité et l’état du flash (elle clignote jusqu’à ce qu’il soit prêt).

L’exposition est contrôlée automatiquement, avec compensation de l’exposition en cas de contre-jour.

Bien évidemment, il y a un petit flash intégré, qui permet de gérer les contre-jours ou les cas de faible éclairage, en dosant justement la lumière émise (synchronisation lente). Le flash est en mode tout automatique par défaut mais on peut le débrayer

Une pile CR2 permet de tirer environ 8 rouleaux de 24 pauses en utilisant le flash pour 50% des vues. Un témoin qui clignote vous signale que la pile doit être changée et en cas de faiblesse, l’obturateur se bloque. Prévoyez-en toujours au moins une avec vous.

En option, vous pouviez acheter une télécommande à infrarouge, avec une portée de 5m face à l’appareil, pour actionner le déclencheur avec un retard de 3 sec.

Voilà, voilà … ai-je fais le tour de ce petit boitier sympathique ?

Ah non, sous la semelle, à côté de la douille de trépied, un petit curseur permet de passer du cadrage normal au cadrage panoramique. En fait, en déplaçant ce curseur, vous actionnez des panneaux qui diminuent la hauteur de la prise de vue, donnant ainsi une impression de panorama !

Astucieux mais à essayer pour voir ce que cela donne …

En résumé, comme je l’écris souvent, un chouette petit compact, typique de ces années deux-mille. Pensé pour simplifier à l’extrême la prise de vue mais qui permet dès lors de se concentrer sur celle-ci sans se préoccuper des réglages. Il faut faire confiance au boitier. Mais dites-vous bien qu’il a emmagasiné ce qui se faisait de mieux à l’époque en termes de combinaisons et de réglages.

Ni meilleur ni moins bon que ceux que je vous présente dans ces colonnes, c’est fonction de ce dont vous avez besoin que vous choisirez plutôt tel ou tel appareil de cette époque : ici il présente un grand angle (28mm) et un petit télé (105); là il offrira un objectif un peu plus serré (38mm) jusqu’au télé (120mm) mais la majorité offre les mêmes caractéristiques de flash, réduction des yeux rouges etc.

A vous de choisir, ils sont nombreux à attendre dans une caisse, un tiroir, un vide-grenier que l’on veuille bien leur insérer une nouvelle pile pour de nouvelles aventures.

Et au prix que vous les trouverez (entre 10 et 20€ maximum) vous ne vous ruinerez pas.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1558379417.jpg
source : Collection-appareils.fr, Camara 2001

Une petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : https://pentaxhistory.blogspot.com/2013/08/pentax-espio-105-sw.html, http://camera-wiki.org/index.php?title=Pentax_Espio/IQZoom_105SW, en anglais, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=1664, en français.

Argentique

L’Olympus Quickmatic EEM

Nous sommes en septembre, l’été se termine et il fait – enfin – beau. Nous avons d’ailleurs choisi ce dimanche ensoleillé pour parcourir la Ville de Thuin., l’appareil photo en embuscade.

Au détour d’un chemin, lors de notre balade photographique, j’avais repéré une brocante. Et dès la fin de notre balade, je suis venu flâner sur celle-ci, vous me connaissez.

J’avoue que la moisson fut bonne, malgré, finalement, l’heure tardive de ma tournée. Je vous ai déjà présenté quelques uns des appareils recueillis ce jour-là (le Pentax Espio 35-70, le Canon Prima Zoom 90u par exemple) et celui-ci, l’Olympus Quickmatic EEM en fait partie.

Il m’a intrigué et, je le concède, j’ai failli ne pas le prendre. Il était propre, dans sa trousse « tout prêt » mais la grande fenêtre, à l’arrière, a fait clignoter un signal chez moi : attention, cassette ! Serait elle encore trouvable si besoin ?

Mais la curiosité a été la plus forte et j’ai négocié le prix pour le mettre dans mon sac à dos, et vous le présenter aujourd’hui.

Un peu d’histoire : cet appareil est apparu à la Photokina de 1966 et sera commercialisé de 1967 à 1969.

C’est un pari un peu fou, preuve peut-être d’une certain indécision chez Olympus quant à l’avenir du 35mm (24×36).

Apparu au début des années soixante, le format 126, initié par Kodak, a fait trembler le petit monde de la photo « populaire », c.-à-d. destinée à « Monsieur et Madame tout le monde ».

Cette cassette assurait un chargement très simplifié, un suivi facile des vues engrangées, une certaine sécurité pour les distraits qui ouvraient pas mégarde leur appareil photo, des manipulations du film réduites à leur plus simple expression.

Mais Kodak, fidèle à sa volonté de vendre beaucoup d’appareils ultra simples/faciles d’usage a aussi fait l’impasse sur la qualité, non pas des films mais des boitiers et leurs objectifs, souvent en plastique..

Ce qui a contribué à la mauvaise réputation des film en 126 dont on disait que la qualité photographique était médiocre, rendant l’usage des appareils et des films à destination des jeunes et … des dames (machos à l’époque, non ?), surtout pour les vacances ou les évènements familiaux, Monsieur se réservant la « photo artistique » avec son beau réflex et ses films en 24×36 classiques (‘ce qui ne gageait en rien qu’il put mieux s’en servir, soyons de bons comptes).

Bref, Kodak résolu de ne sortir que du 64 et du 400 Asa, en couleurs et quelques rares bobines en noir et blanc.

Mais ils en ont vendu des camions de ces films, avec les millions d’Instamatic qui allaient avec. Le format sera remplacé ensuite par le 110 à la fin des années soixante. Mais c’est une autre histoire.

Ces Instamatic étaient simplifiés à l’extrême, pour gagner un maximum de sous : généralement des fix-focus, sans même d’indicateur des vues prises – car on le voyait à travers la découpe d’une fenêtre à l’arrière du film, pas de levier d’armement mais une molette, pas de griffe flash mais des cubes contenant 4 lampes éclairs, ou une rampe d’ampoules. Le minimum syndical de la photographie !

Deux mondes se côtoyait : les films 24×36 classiques, destinés aux appareils de qualité (surtout les reflex) et la cassette 126, pour tous les autres (non, non, je n’oublie pas les 120 mais ils restaient l’apanage des puristes).

Des fabricants ont réagit devant la déferlante de la cassette en 126, rappelons-le, très facile d’usage. Des marques comme Canon, Minolta, Yashica, etc. ont inventé des systèmes mécaniques qui simplifiaient le chargement des bobines classiques en 24×36 (ou 135mm). Je cite par exemple le principe des QL – pour quick load – des Canonet.

Olympus lui a choisi de faire le grand écart. Outre qu’il gardait une production d’appareils de qualité, tels les Olympus Pen, contemporains, il a tâté de la cassette en proposant un appareil simple d’utilisation mais de bonne tenue. La série des Quickmatic n’aura toutefois pas de descendance.

C' »est ainsi qu’est né le Quickmatic (clin d’œil aux Instamatic ?), un bel appareil qui ressemble aux Pen de l’époque (carrosserie), qui propose un objectif Zuiko 35mm ouvrant à f2,8, tout automatique avec le principe de la mise au point par zones (3 en fait : proche – moyen – lointain), avec un moteur électrique pour l’avance du film, l’armement de l’obturateur, et une cellule au sélénium, en nid d’abeilles autour de l’objectif qui règle l’exposition automatiquement en fonction de la luminosité..

Techniquement, sur le fut de l’objectif vous faites la mise au point en choisissant un des pictogrammes portrait – famille – montagne. Notez qu’ils apparaissent dans le viseur (le luxe !). Le viseur contient encore des repères pour la correction de la parallaxe. Il est relativement grand et confortable.

Lorsque vous enfoncez le déclencheur à mi-course, fonction de la lumière, le diaphragme s’ouvre/se ferme. C’est la cellule au sélénium qui permet une exposition programmée, le fameux Electric Eye ou EE d’Olympus.

Nous avons là une partie de la dénomination du Quickmantic EE, le M indiquant, in fine, qu’il était motorisé (alimentation par deux piles AA).

Pour être complet, sachez que le Quickmatic a existé avec deux objectifs différents : le Zuiko 35mm f2,8 et un Zuiko 35mm f 3,5.

La version 35mm f 3,5 avait une griffe flash classique tandis que le Qickmatic avec objectif 35mm f2,8 abandonnait la griffe pour des cubes flash

Honnêtement, c’est un bel appareil, à « l’ancienne », fait pour durer. Dans l’exemplaire que j’ai acquis, j’ai juste mis deux piles AA et le moteur s’est remis en route sans rouspéter. Le déclencheur fonctionne parfaitement et il est prêt à accueillir une cassette. Même la cellule fonctionne toujours, bien protégée par son « sac tout prêt » en cuir, en très bel état.

Il suffit d’appuyer sur le gros carré sur la semelle pour déverrouiller la porte arrière. Notons la présence d’un presse film sur la dite porte, gage de planéité du film, généralement pas garantie avec les appareils Kodak. C’est dire le sérieux apporté par Olympus à ce Quickmatic.

Ah oui, comme pour les cassettes en 110, il n’est pas nécessaire de rembobiner le film en fin de course, il « rentre » dans la cartouche.

Je ne peux pas le qualifier de vraiment compact. Il ne rentrera jamais dans une poche par exemple. Il est un peu plus long qu’un Pen ou un Trip 35, pour vous donner une idée.

Sobre, bien construit, il sort des sentiers battus avec son esthétique épurée, allant à l’essentiel : faire des photos sans chichis mais de qualité.

-« Mais trouve-t-on encore de la pellicule pour en profiter ? »

Hmm … c’est là que ça se complique car le format n’existe plus, au contraire du 127. Dommage car l’appareil propose un format carré de 28 X 28 mm flatteur.

Mais des petits malins ont bien compris l’intérêt de relancer cette cassette. Grâce à la technologie des imprimantes 3D certains proposent des cassettes que vous pourrez charger de films 24×36

Manière élégante de redonner vie à ces appareils, qui le méritent bien.

Donc, si par hasard – car il est quand même assez rare – si vous tombez sur un bel exemplaire de cet Olympus Quickmatic EEM, laissez-vous tenter :vous aurez un appareil très facile à utiliser qui donne de très bons résultats.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1261038993.jpg
source : Collection-appareils.fr, Photo-Hall 1968 – notez les différents appareils de l’époque qui utilisaient la cassette 126 en proposant des solutions plus qualitatives que Kodak.

Les données techniques :

  • Mise au point par zone et échelle. Zones : « portrait » (0,9-1,5m) – « groupe » (1,5 – 5m) – « montagnes » (5m + infini)
  • Objectif Zuiko fixe 35mm f2,! (ou f3,5), distance minimale de mise au point 90cm
  • Obturateur dans l’objectif, dit à feuilles
  • Mesure avec cellule au sélénium autour de l’objectif
  • Alimentation du moteur par 2 piles AA

Pour le mode d’emploi, c’est par LA (c’est pour le plaisir car l’appareil est très simple).

Quelques références : http://www.photoethnography.com/ClassicCameras/index-frameset.html?OlympusQm-EEM.html~mainFrame, http://www.photoethnography.com/equipment.html, http://www.jollinger.com/photo/cam-coll/cameras/Olympus_EEM.html, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Olympus_Quickmatic, en anglais, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=12780, http://pics.idemdito.org/fr/tech/film/format-126.htm en français

Argentique

Le Pentax Espio Zoom 35 -70 full macro

Ben, celui-là, j’ai hésité : je le prends ou je le prends pas ?

Il était propre, dans son sac d’origine, et accompagné – si, si – de son mode d’emploi.

-« Alors, pourquoi avoir hésité » me direz-vous ?

Peut-être sa forme, un bon rectangle, pas trop épais mais conséquent ? Peut-être parce qu’il était loin des standards Espio que je connais ? Parce que je n’arrivais pas à le situer ?

Il me rappelait mon Ricoh R1, mais en plus gros, avec une vague ressemblance de forme mais affublé d’un zoom …. indécis, je vous dis.

Mais finalement, ce petit moment de battement a fait pencher la balance … et j’ai négocié son prix avant de le mettre dans mon sac.

De retour à la maison, séance nettoyage habituelle et première vraie prise en mains, après avoir glissé 1 CR123 dedans.

Essayons de trouver des infos à son sujet, après tout, c’est un Pentax.

Hé ben, j’en ai pas trouvé des tonnes !

Cet Espio est sorti en 1992 (tiens, comme le Ricoh !) et, si j’ai bien compris, c’est sans doute le premier de la lignée.

Que nous propose-t-il ce boitier tout noir ?

Tout d’abord un zoom de 35 à 70mm (ouvrant de f4,9 à f8), la possibilité de faire des doubles expositions, un autofocus assez réactif, une mise au point à partir de 60cm (tiens, y avait pas marqué « full macro » en grand ?), sa cellule est fiable

Un autre Espio, le 70, est quasi identique à celui-ci si ce n’est que lui ne possède pas de zoom. Mais tous les deux possèdent un écran ACL sur lequel les informations de prises de vue sont indiquées : flash actif ou pas, le nombre de vues prises, le mode réduction des yeux rouges, la possibilité de correction des contre-jours, un mode intervallomètre qui va de 3 à 60 minutes, l’utilisation de la vitesse lente, la surimpression, la pause B, le retardateur sur une ou deux vues, le rembobinage en cours, le mode prise de vue en continu.

Pas mal non ? Et tout ça dans un format finalement peu épais car il fallait quand même bien y loger un zoom qui, il est vrai, a bénéficié de trésors ingénierie pour que les ingénieurs réussissent à l’y caser.

Au fait, je reviens sur un point abordé au paragraphe précédant : le retardateur permet de prendre une première photo à la focale choisie et une seconde en positon grand angle. Etrange, j’aimerais bien essayer pour voir ce que ça donne.

Ceci étant, son ergonomie est plaisante, avec cette petite poignée sur l’avant, sa forme légèrement incurvée, la molette du zoom qui tombe bien sous le pouce, son écran ACL bien lisible, son viseur clair, juste dans l’axe de l’objectif.

J’ajoute que j’aime bien sa robe sobre, minimaliste, que je qualifierai « d’esprit Zen », hormis ce grand placard de mots sur la façade : je l’aurais bien vu « monolithique », tout noir. Mais bon, les goûts et les couleurs ….

Comme la plupart des appareils de ces années-là, il est tout automatisé : vous chargez le film, avec codage DX – pour le réglage de la cellule, refermez la porte et le film avance tout seul jusqu’à la première vue. Le chiffre « un » apparaît sur l’écran ACL. A noter que même si l’appareil est éteint, le chiffre des vues reste visible.

En fin de course, l’appareil va rebobiner automatiquement le film. Si, toutefois, vous vouliez interrompre le film en cours, vous pouvez le faire en enfonçant la touche figurant le retardateur pendant 3sec et en appuyant en même temps sur le déclencheur.

Le viseur, placé juste à l’aplomb de l’objectif, est clair même si je trouve qu’il est un peu étroit. Le cadre est collimaté, avec indication de correction de la parallaxe pour les prises de vue rapprochées (pas moins de 60 cm rappelez-vous).

Deux petits témoins sont placés de part et d’autre du viseur : un vert, à droite, et un rouge, à gauche. Le vert clignote jusqu’à ce que le sujet soit mis au point ; il se fixe alors et vous pouvez déclencher.

Quant au témoin rouge, il clignote lorsque le flash est en charge et se fixe quand il est prêt à déclencher..

Le flash est d’office sélectionné en mode auto (une manie de cette époque) mais vous pouvez le débrayer. Si vous éteignez l’appareil puis le remettez en fonction, il faudra penser que vous serez revenu en configuration flash auto !

Donc, vous visez votre sujet et enfoncez à mi-course le déclencheur : l’autofocus se fixe sur le sujet avec la mire de mise au point (un rectangle au milieu du viseur), mais, en maintenant le déclencheur à mi-course, vous pouvez recadrer le sujet, l’appareil gardera l’exposition et la mise au point en mémoire.

Je reviens (encore ! ) sur le flash qui, je le rappelle est par défaut en tout auto. La synchro flash en plein jour peut être utile pour déboucher un sujet très contrasté et faire ressortir des détails dans les ombres, sans « cramer » la photo. L’appareil dose l’effet du flash en fonction de la distance.

Il existe encore le mode »prise de vue en vitesse lente » – symbolisé par le pictogramme flash coupé mais agrémenté d’une lune. Dans ce cas là, le flash ne se déclenchera pas et le photo est prise à environ 1/5s. Notez que plus la scène sera sombre, plus la vitesse d’obturation sera lente et plus grand sera le risque de flou de bougé.

Si vous voulez équilibrer la vitesse lente, il est loisible d »‘introduire alors la « synchro flash vitesse lente » qui permettra d’exposer correctement l’avant plan avec le flash tout en gardant la vitesse lente pour exposer l’arrière-plan moins éclairé.

Enfin, il reste la correction de contre-jour, symbolisée sur l’écran ACL pour le picto du flash coupé mais avec un petit soleil. En fait l’appareil va aussi jouer sur la vitesse lente, faite donc attention ici aussi au risque de flou de bougé.

Petit clin d’œil, le retardateur qui permet de prendre deux photos à la suite l’une de l’autre : la première après 10sec et le seconde après 5s, la mise au point ayant été mémorisée sur la première vue.

Plus marrant – mais parfaitement inutile à mon sens – le retardateur vous permet de prendre encore deux photos l’une à la suite de l’autre mais à des focales différentes ! Vous faites la mise au point à la focale que vous choisissez (disons 70mm pour un portrait un peu serré) pour la première photo (après 10 s) et la seconde photo sera prise, avec les réglages de la première mais d’office au 35mm.

Bon, sans doute plus utile, le mode surimpression qui autorise la surimpression de plusieurs photos (ils recommandent de ne pas dépasser trois vues quand même pour éviter une surexposition).

Allez, encore un gadget ? L’intervallomètre qui vous autorisera à photographier le même sujet à des intervalles prédéfinis, de 3min à 60 min. Si vous voulez voir se développer devant vos yeux ébahis le champignon qui est dans le fond de votre jardin …

Un « p’tit dernier pour la route », le mode « infini paysage » – symbolisé par le pictogramme montagne » – pour capter nettement un paysage lointain ou un sujet éloigné à travers une vitre

-« Bon ben, finalement, il est pas si mal que ça ce bloc tout noir »

Je pourrais lui reprocher de ne pas être très rapide pour le déploiement du zoom. D’être un peu bruyant, mais à côté de cela, son autofocus actif accroche bien et il est bien pourvu de fonctions qui peuvent être utiles.

Donc finalement, j’ai bien fait de le prendre pour le découvrir et partager celle-ci avec vous.

Je pense que c’est un appareil assez rare (je n’en ai jamais vu d’autre que cet exemplaire), assez représentatif de ces années-là et qui en offre pour son argent.

Car il ne vous ruinera pas : comptez maximum 10€ pour un exemplaire tout complet comme le mien.

Si jamais vous avez envie de photographier « différemment », il vous tend les bras.

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1395305578.jpg
source : Collection-appareils, Porst 1992-1993

Quelques données techniques :

  • sensibilité de la cellule de 25 à 3200Iso (décodage DX des films)
  • chargement et entrainement automatique du film
  • vue par vue ou en continu (1,3i/s)
  • objectif Pentax 34 – 70 mm ouvrant de f4,3 à f8, 8 éléments en 7 groupes
  • autofocus actif à infrarouge avec mémorisation de la mise au point
  • obturateur central à programmation électronique de 1/5s à 1/400s plus pause B
  • flash zoom incorporé avec mode réduction yeux rouges, mode auto, synchro plein jour, synchro pause B

Des références : https://www.35mmc.com/19/12/2017/5-frames-61-pentax-espio-35-70-af-zoom-james-cockroft/, https://35hunter.blog/2019/02/09/why-a-pentax-espio-should-be-top-of-your-compact-film-camera-wishlist/, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-8015-Pentax_Espio%2070.html, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-12653-Pentax_Espio%20AF%20Zoom.html, en français.

Argentique

Le Canon Prima Zoom 90u

Vous connaissez l’histoire, une brocante, une caisse, quelques négociations et me voilà avec ce petit compact Canon dans le sac à dos.

Il n’était pas vraiment sale et sa bouille sympa m’avait attiré.

Il ressemble à une petite briquette et le contour de l’objectif me fait penser aux Télétubies (ben quoi, on a les références qu’on peut !). Cet « enjoliveur » ayant été décliné en plusieurs couleurs, du champagne au vert, en passant par un cuivré assez attrayant (et sans doute y en a-t-il eut d’autres encore).

Mais comme d’habitude, les goûts et les couleurs, ça s’apprécie différemment …

Au delà de cet aspect, son ergonomie n’est pas mal fichue, avec cette petite poignée un peu creusée à l’avant, qui abrite en fait la trappe de pile. Il n’est pas bien grand mais son épaisseur fait qu’on l’a bien en main.

Par contre, pour le mettre en poche … quoique, in fine, il ne soit pas plus épais que le Nikon Lite.Touch Zoom 1320 ED AF que je vous présentais il y a peu.

Tiens, je reviens un instant sur les trois fenêtres en façade : elles sont celles du viseur, bien clair, de l’autofocus et de la diode d’assistance du flash ou du retardateur.

Ce modèle, sortit en 2003, succédait au Canon Prima Zoom 80u (ou Canon Sure Shot 80u aux USA) qui offrait déjà un zoom 38 – 80mm à quatre paliers, avec une position macro permettant une mise au point de 45cm.

Fabriqué pour simplifier la vie des photographes amateurs, il proposait des modes scènes pour ne pas être trop déçu en cas de prise de vue un peu délicates et que l’on maitrise moins bien.

Le Canon Prima Zoom 90u garde le meilleur, c.-à-d. les modes scènes, plusieurs modes flash (que l’on peut débrayer), le mode rafale, l’inactivation du rembobinage automatique, le mode rafale, le déclenchement Real-Time et un collimateur central autofocus.

Il ajoute un zoom plus « étendu » puisqu’il passe au 90mm.

Résumons : il propose 6 modes d’images programmés, son autofocus est dit « intelligent » Ai-AF à 3 points (en gros, il peut suivre un sujet en mouvement et y rester accroché), un flash débrayable qui bénéficie de la réduction des yeux rouges et qui maitrise bien l’exposition, quelles que soient les conditions de lumière; un retardateur pour que vous puissiez être aussi sur les photos (en courant un peu, 10 sec).

Ah oui, et le fameux « real time » du déclencheur permet un déclenchement en 0,03s soit « en temps réel ». Ah le marketing !

C’est typiquement un appareil du début des années deux mille, avec tout ce qui est nécessaire pour réussir facilement et dans de bonnes conditions la plupart des photos que l’on a envie de tirer.

Tout automatique, du chargement à l’armement, à la sélection de la sensibilité du film, il vous simplifie tout pour que vous n’ayez plus qu’à vous concentrer sur la prise de vue.

Il est chiche en informations sur ce qu’il fait, mais il ne s’adresse pas à des « experts », juste à des photographes qui ont envie de se faire plaisir et de partager ensuite leurs photos.

En fait, à notre époque aux millions de pixels, bardés d’AI (intelligence artificielle), de surenchère technologique, de prix qui atteignent des sommets vertigineux (et que la presse spécialisée vous présente presque comme des prix « normaux »), il est franchement réjouissant de constater que de (très) nombreuses personnes, de tous âges, (re)découvrent ces petits boitiers sympas et performants.

C’est aussi souvent l’appareil qui ouvre les portes vers la découverte de l’argentique, tout simplement parce vous en avez trouvé un par hasard dans le tiroir d’un parent (ou d’un grand-parent) et que vous avez eu envie d’essayer, tellement « c’était facile à utiliser ».

D’ailleurs, l’appellation américaine est peut-être plus juste que l’européenne, puisqu’ils le nomment « shure shot » : tout est dit !

Il n’y a qu’à se balader sur le site Lomography pour s’en convaincre et, n’en déplaisent aux esprits chagrins, pour constater que la créativité n’est nullement muselée par les automatismes de ces petits compacts.

Ce petit Canon sympa s’inscrit tout à fait dans ces découvertes. Il n’est pas vraiment rare et son prix est parfaitement raisonnable comptez moins de 20€ pour un bel exemplaire.

Enfin, dites-vous que près de vingt ans après sa mise en vente, il est toujours au top et parfaitement utilisable.

Si vous en trouvez un, faites-vous plaisir.

Petite video d’illustration

Cet exemplaire à bien servi !

Quelques données techniques :

  • Zoom 2,3x (38-90 mm)
  • AiAF à 3 points avec AF à point unique sélectionnable
  • 6 modes de prise de vue
  • entièrement automatique, portrait de nuit, portrait, gros plan, déclenchement en temps réel (0,03 s)
  • autres : prise de vue en continu (1 ips), mémoire en mode flash, AF point central, annulation du rembobinage automatique du film
  • fonctionne avec une pile CR2

Quelques exemples d’images prises avec cet appareils ICI.

Des références : https://global.canon/en/c-museum/product/film242.html, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-5499-Canon_Sure%20Shot%2090u.html, en français

Argentique

Le Nikon Lite.Touch Zoom 120 ED AF

Dernière brocante de l’année et alors que je cherchais un petit vélo pour une de mes petites filles, je tombe sur ce petit compact Nikon.

Comme je m’enquiers du prix, le vendeur m’explique qu’il « appartenait à sa sœur qui faisait des études en photos mais qui n’en a plus besoin aujourd’hui » … bah, cette histoire là ou une autre, je négocie et hop, me voilà avec ce petit compact (et le film qui est resté dedans) dans la poche.

Petit nettoyage comme d’hab, même si celui-ci était correct, une pile CR123 et il s’anime dès que je fais coulisser la porte devant l’objectif.

Holà, le flash sort aussi ! Petit coup d’œil sur le petit écran LCD et je vois que je peux le débrayer. Tiens, et je constate que la propriétaire précédente avait déjà tiré 4 photos (sur un film de 24 pauses).

Puisque je suis sur cet écran, je manipule les petits boutons pour constater que je peux donc débrayer le flash (mais qui reste « sorti »), que celui-ci peut être en automatique, en automatique slow (deuxième rideau), avec la fonction anti-yeux rouges; puis il y a une fonction retardateur et un pictogramme de montagne, qui cache une fonction panorama. Un tout petit trou (pointe de bic) permet de rembobiner le film si besoin avant le terme.

Jusque là, de l’assez classique au tournant des années 2000 (date de sa sortie) puisque les Olympus Mju, Pentax Espio et quelques Canon Sure Shots usaient du même principe tant pour protéger les objectifs que pour mettre l’appareil en batterie. C’est propre et facile, pratique aussi si vous glissez l’appareil dans une poche ou un sac.

Un petit loquet sur la tranche gauche permet de libérer le dos de l’appareil. Lorsque vous y mettez un film, il « lit » le code DX, règle la sensibilité (que l’on ne peut pas modifier manuellement) et en refermant la porte, le film s’enroule jusqu’à la première vue. Là aussi, du classique.

D’aucun signale qu’il est un peu bruyant, mais pas plus que ses concurrents tout compte fait.

Alors, que présente-t’il de plus ?

Déjà un aspect un peu recherché, avec ces petits inserts dorés sur une robe champagne. Il fait un peu « cosy -chic » et ça lui va bien.

Les commandes sont souples et intuitives, tout tombe bien sous les doigts. Un appui à mi-course sur le déclencheur verrouille la mise au point et le déclenchement est très doux.

Puis un viseur bien clair, même si pas très grand. Avec des cadres collimatés à l’intérieur mais aucunes autres informations. Tout au plus, deux diodes, une verte et une rouge, s’allument-elles pour signaler que la mise au point est faite et éventuellement un trop peu de lumière.

Ensuite, son zoom, un 38 – 120mm. Pas vraiment un grand angle au départ et presque un petit télé à l’arrivée, pour couvrir nombres de situation de prises de vue.

Le zoom est fluide et silencieux. Vous voyez sa progression en temps réel dans le viseur, c’est confortable. Si ce n’est pas une bête de course, ce n’est pas non plus une tortue.

Mais surtout, ce zoom comporte du verre ED -Extra (low) Dispersion (verre de très haute qualité à faible dispersion), qui équipait généralement les objectifs des reflex, et là, c’est une sacré différence. C’est la première fois que Nikon adaptait une lentille de cette qualité sur un petit compact zoom (il fallait bien faire la différence avec les Sure Shots ou Espio un peu plus riches de fonctionnalités – mais étaient-elles utiles ?).

Ce petit compact bénéficie donc finalement d’une optique de grande performance, tant au niveau du piqué que du rendu des couleurs.

Et puis, si vous laissez votre doigt sur le déclencheur – ne parlons pas de rafale – il enchaine quelques photos assez rapidement.

Enfin, dernier point, si l’appareil n’a pas un vrai objectif grand-angle, il possède la fonction panorama.

En fin de compte, un joli petit boitier, que l’on peut avoir sur soi en toutes circonstances. Facile à utiliser (bon, je vous ai quand même mis le mode d’emploi plus bas) et qui délivre d’excellents photos. Et c’est ce qu’on lui demande, non ?

Donc, si vous croisez son chemin un de ces jours, à la recherche d’un petit compact qui ne vous décevra pas, je crois que vous l’avez trouvé avec ce Nikon Lite.Touch Zoom 120 ED AF.

Faites-vous plaisir !

Principales caractéristiques

  • L’appareil photo compact à zoom 3,2x le plus petit et le plus léger au monde (au 15/06/2000) avec cache-objectif coulissant
  • Objectif zoom 38-120 mm
  • Verres Nikon ED et lentilles asphériques
  • AF passif étendu
  • Flash intégré polyvalent avec quatre modes de flash : Flash automatique, Flash annulé, Flash à tout moment et Synchronisation lente
  • Réduction des yeux rouges sélectionnable dans n’importe quel mode de flash
  • Capacité macro aussi proche que 70 cm au 38 mm ou 80 cm au 120 mm
  • Verrouillage de la mise au point et mise au point à l’infini
  • Retardateur avec, éventuellement télécommande en option
https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1584378418.jpg
source : Collection-appareils.fr, Camara mai 2001.

Le mode d’emploi est là au bout.

Des exemples de photos avec cet appareil ICI et LA

Une petite video d’illustration

Des références : http://www.appaphot.be/fr/brands/nikon/nikon-lite-touch-120-ed-af/, https://en.silvervintageshop.fr/product-page/nikon-lite-touch-zoom-120-ed-af, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2939-Nikon_Lite.Touch%20Zoom%20120ED.html en français, https://imaging.nikon.com/lineup/filmcamera/compact/lite-touch_zoom_120ed/index.htm, https://www.35mmc.com/14/04/2020/nikon-lite-touch-zoom-120ed-5-frames-review-by-robert/ en anglais

Argentique

Le Chinon Bellami

Décidément, les brocantes sont toujours pleines de surprises, comme la découvertes de ce Chinon Bellami dans son coffret, complet.

Même pas sale pour une fois.

Si j’ai craqué pour cet appareil, c’est parce que j’en ai possédé un autrefois, mais sous un autre nom, le Revue 35 CC, que j’ai revendu en son temps. C’était un Bellami légèrement revu pour le détaillant allemand Foto-Quelle qui le distribuait pour l’Europe.

Notons encore qu’en 1989, un Chinon Belami (avec un seul « L ») lui succédait, en le repensant complétement.

Mais pourquoi avais-je vendu ce petit bijou ?

Notez, j’ai fait pire en revendant tous mes Minox 35 …. tout aussi minis et mimis !

En fait, pour une raison toute bête : je vieilli et ma vue baisse, et ces appareils, pour être si minuscules, ont réduit leurs surfaces lisibles, dont celles de leurs objectifs, rendant la gymnastique avec une paire de lunettes quasi indispensable à toute manipulation !

Ah oui, et parce que souvent on l’oublie, je ne suis pas collectionneur …

Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ses boitiers mythiques et sympathiques, qui ont fait le bonheur de plus jeunes et tout aussi curieux.

Et puis j’ai eu la chance de retomber sur cet exemplaire et je peux enfin vous faire partager sa découverte.

Ce petit appareil est apparu sur le marché en 1980, peut-être en réponse au XA de chez Olympus.

Nos amis de chez Chinon se sont sans doute inspirés des Minox 35 pour le design ou en tout cas pour la taille de l’engin, mais pour le reste, hormis un objectif de même focale (35mm) et de même ouverture (f2,8), ils ont repensé la chose : oui, l’objectif reste rétractable mais cette fois il est attaché à un petit soufflet caché derrière deux portes qui s’ouvrent lorsque l’on actionne le levier d’armement, et qui se referme en rabattant ledit levier vers sa position de repos.

Si je parlais du XA ci-avant, son système est encore différent puisqu’il faut ici faire coulisser une partie du cache objectif pour le mettre en batterie.

source : https://www.wikiwand.com/en/Olympus_XA

L’objectif est donc un 35mm ouvrant à f2,8 à quatre lentilles. La mise au point minima est de 1m jusque l’infini. La distance de 3m – sa distance préférée – est gravée en vert sur le fut et possède même un « crantage » spécifique.

L’obturateur, un Seiko électronique, fonctionne de 1/8s à 1/1000s avec une synchro flash au 1/60s ou à toutes les vitesses selon la position choisie pour actionner ledit flash : ON, Daylight et OFF.

Le flash, le Chinon S-120 – spécialement conçu pour l’appareil, se monte sur le côté gauche et s’y attache par une roue qui actionne une vis de maintien. Même monté sur l’appareil, la taille de l’ensemble reste contenue, un peu comme les Olympus XA. En comparaison, les Minox font « plus gros » car le flash se monte par dessus le boitier, alourdissant la silhouette du tout.

La cellule est une CdS, sensible de 25 à 500 Asa. Deux piles (autrefois des PX26) alimentent la mesure de la cellule. Un petit bouton de test permet de vérifier la charge. On peut les remplacer par des LR44 classiques.

Un mot du viseur, à cadre lumineux, collimaté et étonnamment clair pour la taille du boitier. Un voyant de sous ou sur exposition vous informe des nécessaires corrections.

Ici pas de télémètre et pour cause, vous travaillerez par « zones » en fixant la distance que vous voulez couvrir.

Franchement, c’est un petit appareil qui attire la sympathie, de part sa taille déjà, et sa finition, très bonne même s’il est tout en plastique. Avec ses formes arrondies, son petit grain de vrai-faux cuir agréable au toucher, vous le glissez facilement dans une poche. Il tient bien en mains, malgré sa petite taille.

La protection de l’objectif, offerte par les ventaux de la porte qui le cache, est efficace et empêche que les réglages ne se dispersent en cas de manipulation.

N’oubliez pas que c’est en armant l’appareil que vous ouvrez les ventaux de l’objectif, mais les ré armements successifs ne changent rien. Si vous voulez le refermer, il suffit de repousser le levier vers sa position contre le boitier. Malin, pratique et ergonomique.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur à mi course, une petite LED verte située sur le dessus du boîtier s’illumine si les piles sont bonnes. Elle ne signale pas que « c’est bon ». Le viseur est chiche en informations puisque qu’il ne comporte que le repérage de cadrage normal de prise de vue. Une autre petite LED, rouge, située à coté de l’oculaire du viseur, s’illumine lorsque la vitesse présélectionnée est inférieure au 1/60 sec., pour signaler qu’il serait temps d’utiliser le flash dédié.

Que retenir de cet appareil ?

Outre sa petite taille, qui le rend éminemment portable, cet appareil est relativement rare, ce qui ajoute à son attrait.

Il est vraiment facile d’utilisation même s’il faut faire confiance à sa cellule pour vos prises de vue. Mais il vous décevra rarement.

Discret et efficace, c’est un allié de choix en photo de rue, où il excelle.

Il soutient parfaitement la comparaison avec les Minox et l’Olympus XA. Moins connu que les derniers cités, vous pourrez le trouver pour un prix décent (parce que les deux autres …) quoique si je regarde sur un grand site de vente, il commence à rattraper ses petits camarades …

Par rapport aux Minox 35, je lui trouve en plus un avantage : les piles sont plus faciles à changer car sous un cache en dessous du boitier. Les gros doigts apprécieront.

Sur mon exemplaire, parfaitement fonctionnel, je regrette que le flash lui soit HS : les piles ont coulé. Il est sans doute réparable, mais comme je ne me sers jamais de flash, il restera comme ça.

Si vous en trouvez un, faites vous plaisir, il vous le rendra bien.

La partie technique, pour ceux que ça intéresse :

  • L’objectif de 35mm, un Chinonex de type Tessar, ouvre à f2.8 (4 éléments en 3 groupes).
  • L’obturateur est un Seiko EE avec des vitesses de 1/8 à 1/1000 sec.
  • Le posemètre est un système d’exposition Cds EE qui s’allume et s’éteint automatiquement lorsque l’objectif est déployé/rétracté.
  • Il est sensible de 25 à 500 Asa
  • La fenêtre de mesure est une petite fenêtre circulaire au-dessus de l’objectif à côté de la fenêtre du viseur.
  • La distance de mise au point minimale est de 1 mètre
  • Deux piles LR ou SR44 alimentent la cellule, la LED qui averti de la faible luminosité et celle du contrôle de la batterie
  • Compteur de vue avec remise à zéro automatique

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335472696.jpg
source : collection-appreils.fr, Grenier-Natkin 1981

Petite video d’illustration

et une seconde

Et pour le mode d’emploi, c’est par LA

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Chinon_Bellami, https://oldcamera.blog/2018/01/12/chinon-bellami/ https://www.35mmc.com/23/05/2019/chinon-bellami-mini-review/ en anglais, http://35mm-compact.com/minicompact/chinonbellami.htm, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-10584-Chinon_Bellami.html en français

Argentique

Le Chinon 35FS-II

Encore un drôle d’appareil, chiné dans une brocante, un Chinon 35-FS II (logique comme me le faisait remarquer Phil de Filimage).

Bon, comme d’habitude, grand nettoyage de l’engin et même de la trappe de piles car un peu d’oxydation marque la porte mais heureusement pas d’autres traces plus haut dans le logement (ouf !).

Par certains côtés, il me rappelle le Lomo LC-A, sans doute à cause des réglages de la distance à côté de l’objectif et de la sensibilité (ici en dessous), avec son volet coulissant qui cache l’objectif et met en batterie le boitier.

Mais la comparaison s’arrête ici : il est plus massif, plus épais, plus long que le Lomo.

Pour autant, il reste original et j’en profite pour vous le faire découvrir.

Cet appareil fut présenté à la Photokina de 1984, en même temps qu’un 35F-II et un 35 FS-A.

Plus sophistiqué que le premier, il ne possède pas la mise au point autofocus du second. Disons qu’il s’agit d’un bon milieu de gamme.

Si le 35F-II ne possède aucuns réglages, excepté la sensibilité du film de 100/200 ou 400/1000 Iso, sa vitesse d’obturation est unique et c’est la sensibilité de la pellicule qui fixe l’ouverture, qui sera de f3,8, f8 ou f16. Un petit flash à extraire manuellement sera souvent nécessaire. D’ailleurs le boitier vous le signale grâce à une petite diode rouge.

Par contre le Chinon 35FS-II possède des réglages un peu plus fins : celui de la sensibilité du film, de 100 à 1000 Iso et celui des distances, symbolisées par des pictogrammes représentant une personne, un groupe, une foule et une montagne. Soit de 1,2m à l’infini, à la louche.

C’est un fix-focus qui fonctionne par zones. Son objectif de 35mm, ouvrant à f3,5 est bon, comme le sont les autres objectifs de chez Chinon.

Pour le mettre en route, facile : vous glissez deux piles AAA très communes dedans, vous ouvrez la porte coulissante et vous voilà prêt.

Ah oui, pour y mettre une bobine, ne tirez pas sur la molette de rembobinage, il y a un verrou sur la tranche gauche, qui libère le dos. Vous devrez juste soulever un peu la molette pour y glisser le film.

Vous réglez la distance, vous visez, il fait le calcul de l’exposition automatiquement et hop, c’est dans la boîte.

Notez que le boitier peut lire le codage DX de votre film mais que vous avez toujours la latitude de faire le réglage des Iso manuellement, avec la réglette sous l’objectif.

Le petit flash est extractible via le bouton orange situé en dessous de l’appareil, avec une grille de distances imprimée vers vous. Enfin, il possède aussi un retardateur de 10 secondes environ (le bouton coulissant marqué ST au dessus) qui égrène le temps avec une diode rouge qui clignote avant le déclenchement.

Nous n’en sommes pas encore au « tout électrique » et donc vous devrez manœuvrer la molette d’avancement du film entre chaque vue.

Le viseur ne comporte aucune indication de vitesse ou ouverture, il faut lui faire confiance. Par contre, il est collimaté et finalement bien clair et confortable.

Bref, un petit appareil sympathique qui se glissera dans un petit sac à défaut de le faire dans une poche.

Vite prêt, il saura vous seconder efficacement en toutes circonstances. A ce sujet, je vous résume les photos que vous trouverez sur le site de Ian : alors qu’il découvrait les possibilités de son appareil, son épouse doit rentrer plus tôt que prévu en maternité. Lui est au travail lorsque l’hôpital le prévient. Hop, ni une ni deux, il fonce rejoindre son épouse et se rend compte que l’appareil et la pellicule qu’il avait prévues pour cet évènement sont restés à la maison. Mais il a le Chinon 35FS-II avec lui et il lui confie les images intimes de ce moment de bonheur. Ce qu’il ne regrettera pas car les photos, pourtant prises dans des conditions limites, sont excellentes.

Voilà. Si vous aussi avez la chance d’en trouver un, embarquez le dans vos aventures, il vous sera fidèle.

Peu courant, avec une esthétique bien à lui et pourtant typique des années quatre-vingt, ce petit boitier sera un chouette compagnon de rue et d’escapades.

Pour une fois, j’hésite à vous donner un prix car je me rends compte que ma petite croisade personnelle pour que ces appareils ne dépassent pas (trop) souvent les 50€ devient vaine devant les candidats acheteurs, toujours persuadés de faire « un placement » judicieux, quoiqu’ils achètent et qui a plus de 20 ans et dès lors, ils paient toujours plus cher l’objet de leurs désirs, alimentant ainsi un cercle vicieux qu’ils entretiennent confusément !

En tout cas, le mien partira pour 50€.

Video d’illustration

Quelques références : https://www.35mmc.com/21/04/2018/chinon-35-fs-ii-review/, en anglais, https://www.flickr.com/photos/collection-appareils-photos-bernard/34399966143/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-5206-Chinon_35%20FS-II.html en français

Argentique

L’Olympus AZ-230 Superzoom

Une brocante, une caisse, de la poussière … vous connaissez la suite.

Et donc, après une brève négociation, me voici avec un nouvel appareil dans le sac à dos.

Petit passage par un bon nettoyage de l’appareil et de son petit sac pour que je puisse vous présenter ce drôle d’appareil, pour lequel j’ai aussi le mode d’emploi.

Si sa forme est pour le moins, heu … costaude, il est quand même plutôt dans la norme des appareils de l’époque (il est sorti en 1992), notamment si je le compare au Vivitar Série1 470 PZ

Olympus nous a habitué à des appareils innovants, explorant des chemins alternatifs mais en veillant à proposer de la qualité.

Ainsi, avant celui-ci, venait le AZ-300, considéré comme le premier « bridge », aux formes inhabituelles mais à la fiche technique impressionnante.

Olympus AZ-300 Super Zoom
source : Collection-appareils

Ensuite ils s’aventureront dans la série de Mju, toujours aussi célèbres mais nettement plus … compacts.

Et puis donc ce AZ-230 Superzoom, présenté comme un « compact » automatique.

En fait, réellement tout automatique : du chargement à la mise au point, en passant par le calcul de l’exposition, le décodage de la sensibilité du film (codage DX) … il ne vous reste plus qu’a vous concentrer sur ce que vous voulez capter et il fait le reste.

Pour que vos photos soient réussies, il embarque la technologie suffisante :

  • un zoom 38 – 90 mm
  • qui se déploie à l’allumage et se rétracte à la fermeture
  • possibilité de prise de vue en continu (mode rafale)
  • flash intégré, qui adapte sa puissance à la focale du zoom (p. ex. réduit en cas de position macro)
  • flash qui peut être débrayé si besoin de discrétion
  • autofocus et exposition automatique
  • possibilité de forcer une mesure spot
  • retardateur
  • modes macro permettant une mise au point dès 40cm (contre 60cm en position normale)
  • l’alimentation est confiée à 2 piles CR123

Une petite télécommande à infrarouge (IR) est cachée dans la poignée, qui permet de déclencher l’appareil à distance, par exemple monté sur un trépied (facile pour être sur la photo avec tout le monde sans devoir courir !).

Si son aspect est massif, il offre toutefois une ergonomie intéressante (notamment pour les grandes mains) et confortable.

De petites attentions sont à relever, comme le correcteur dioptrique sur le viseur, toujours bien utile

Le petit écran LCD permet de voir rapidement les éléments sélectionnés, par exemple les commandes du flash, la position « super macro », la mesure spot, le retardateur, la prise de vue en continu, le zoom automatique

Le viseur est clair et s’il ne déborde pas d’informations quand à la prise de vue, il contient les indications utiles, telles celles du flash, un cadre collimaté, les corrections du cadre en cas de photographie en mode macro, la confirmation d’accroche de l’autofocus.

Si vous le mettez sous tension, ne soyez pas effrayé de voir la lettre « E » clignoter : elle indique soit que vous êtes en fin de film, soit qu’il n’y en a pas dans la chambre.

Que dire de plus de cet appareil ?

Si nous sommes loin des compacts réellement compacts, nous avons affaire ici à un appareil costaud, qui tient bien en main, facile à manipuler.

Alors, si vous en trouvez un dans les 10€ avec son sac, sa dragonne et (surtout) sa petite télécommande, craquez, vous ne le regretterez pas et il vous rendra de bons services.

Petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Des références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Olympus_AZ-230_Superzoom/Infinity_Zoom_230/IZM_230, http://camera-wiki.org/wiki/Olympus_AZ-230_Superzoom/Infinity_Zoom_230/IZM_230, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-6403-Olympus_AZ-230.html, en français.

Argentique

Le Ricoh TF-900

Ah que voilà une belle « brique », digne des autofocus de la fin des années quatre-vingt.

C’est du costaud, du solide et même de l’ergonomique (notez la poignée avant bien marquée).

Mais fidèle au concept de ces années-là, c’est encore un appareil facile à manipuler, qui donne de bons résultats sans prise de tête. Il faut juste viser, composer et appuyer sur le déclencheur, le Ricoh TF 900 fait le reste.

Mais voyons cela de plus près …

Présenté à la PMA de 1987 – le grand salon de la photo de ces époques outre Atlantique (pour mémoire, en Europe il y avait la Photokina à Cologne), il fait partie des précurseurs de cette nouvelle vague d’appareils compacts munis d’un zoom.

La majorité des boitiers ont des focales fixes (comme le Canon AF 35 M ou le Fujica DL 100) et l’alternative, quand elle existe, sera de proposer un bi-focal. Ce n’est pas vraiment un zoom au sens ou l’entendons et qui arrivera plus tard. On ne passe pas du 35 au 70 avec la nuance des focales intermédiaires mais on part d’un 35mm et on passe au 70mm.

D’autres marques ont opté pour cette proposition. Citons le Canon Top Twin ou le Fuji DL 500 (même si la formule est là d’un 28 – 45mm).

De fait, il s’agit bien de deux focales distinctes : une 35mm et une 70mm. Lors du passage du 70 vers le 35, la moitié des éléments bascule dans le fond de l’appareil grâce un un petit moteur électrique.

Il n’y a donc pas de focale intermédiaire comme un 50mm p. ex.

C’est grand angle et mini télé. Finalement, ce sont deux focales couramment utilisées lorsque l’on veut mettre un grand nombre de sujets dans le cadre ou lorsque l’on veut isoler un détail, ce que chacun fait lorsqu’il est en vacances …

Ce type d' »appareil était en effet destiné aux familles pour qui la simplicité d’utilisation prime. Mais sans sacrifier pour autant la qualité.

Au 35mm, l’ouverture est de f2,8 et f5,6 pour le 70mm (ce n’est pas mal comparé au f6,3 que l’on trouvera dans les années nonante sur certains fix focus !).

Au rayon des petits plus intéressants, un retardateur qui autorise, si besoin, deux déclenchement consécutifs (pratique pour être aussi sur les photos avec la famille les pieds dans l’eau), la possibilité de compenser l’exposition (+2) et un mode « rafale » qui va jusqu’à une image par seconde.

Le retardateur vous signale son décompte par un léger bip sonore et une petite lampe clignote jusqu’au déclenchement.

Il a même existé une version de l’appareil avec un dos dateur, comble du luxe pour l’époque.

Nous pouvons considérer qu’il est bien doté pour l’époque.

Quoi d’autre ?

Puisqu’il est conçu pour être utilisé par tout le monde, il vous facilite la tâche : chargement automatique du film, avance et rembobinage automatisés, petit flash automatique (il est « pop-up » si la luminosité est insuffisante) pour déboucher les ombres (fill in), lecture automatique de la sensibilité des films (codage DX de 64 à 1600Iso),

L’autofocus est précis et vous avez même la possibilité de faire une pré-mise au point, parfois utile lors d’évènements où il est difficile de se placer.

Comme la grande majorité des appareils de l’époque, il fait tout « tout seul », c.-à-d. le réglage de la distance (ça vous le voyez dans le viseur) mais aussi le réglage de l’ouverture et de la vitesse, et là, il ne vous dit rien.

Mais encore une fois, la majorité des appareils de cette &époque, destinés aux familles, faisaient l’impasse sur ces éléments qui n’intéressent, in fine, que ceux qui veulent tout contrôler et qui, déjà à l’époque, optaient pour d’autres type d’appareils (un reflex par exemple, mais sans bénéficier, sauf à partir de 1985, de l’autofocus).

Le petit écran, sur le dessus, vous renseigne sur l’état de la pile, le nombre de vue, le fait que le film soit bien accroché, le choix de la rafale, le statut du flash.

Un mot encore sur le viseur, clair et qui possède des marques de correction de la parallaxe pour les prises de vue rapprochées (min 90 cm) et qui est collimaté (c.-à-d. avec les marques pour le cadrage). Sa particularité est qu’il bascule lui aussi quand vous changez de focale, ainsi vous voyez en temps réel le champ de visée selon la focale choisie.

Petite particularité de ce Ricoh : vous le mettez en route en faisant glisser le cache du viseur, à l’arrière. De ce fait, vous ouvrez les lamelles de l’objectif et activez la mécanique. Il vous reste à actionner le curseur sur le dessus pour choisir le format 35 ou 70mm.

Voilà, voilà … un chouette appareil qui sent bon la nostalgie et les années quatre-vingt. Ricoh a toujours eu une bonne réputation, notamment au niveau de la qualité des images délivrées (voyez le petit film ci-dessous).

Ah oui, l’alimentation se fait grâce à une pile CR-P2, un peu onéreuse mais qui tient au moins une année (sauf si vous utilisez systématiquement le flash).

Ne comptez pas le glisser dans une poche de Jean’s mais plutôt dans un petit sac, mais emportez le partout, il vous suivra toujours. Il n’est pas spécialement bruyant mais le l’emportez pas pour photographier votre concertiste préféré. Il sera par contre à son aise dans tous les concerts rock !

C »‘est un petit compagnon, peu courant sans être forcément rare, que vous devriez pouvoir acheter dans les 20€ maximum, idéalement avec son petit sac mais au moins avec sa dragonne d’origine.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1584465658.jpg
source : Collection-appareils.fr, Photokina 1988 – 1989.

Une video d’illustration qui en plus reprend une pub de l’époque :

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Ricoh_TF-500/TF-900, https://www.newwavepool.shop/products/ricoh-tf-900-35mm-film-camera?variant=33305307185238, https://blog.nokkos.fi/ricoh-tf-900-review-and-a-goodbye-to-winter/, https://www.flickr.com/photos/98922823@N00/7328898576/, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2412-Ricoh_TF-900.html en français

Argentique

Le Samsung Fino 80 Super

Encore un petit compact de la fin des années nonante découvert dans une brocante, sur une table, dans sa pochette, et donc propre.

Petit coup d’œil à la trappe des piles, rien n’a coulé; pas de film resté à l’intérieur non plus. Faudra un jour que je me décide à prendre des piles avec moi pour tester mes achats … bon, je verrai bien et je m’enquiers du prix, que je négocie pour le plaisir et hop, il rejoint mon sac à dos.

In fine, c’est un compact du début des années deux-mille (2002), un certain âge d’or de ces appareils : assez petit que pour se glisser dans un petit sac, parfois une poche, avec un petit zoom raisonnable, un petit flash d’appoint, motorisé bien évidemment et avec un autofocus suffisant pour la plupart des photos auxquels ils étaient destinés (vacances, famille, sorties, ….)

Mais voyons si je trouve des infos à son sujet sur la Grande Toile.

Bon, manifestement, il n’a pas bouleversé l’histoire de la photographie, les infos sont chiches.

Si en Europe nous le connaissons sous ce nom là, manifestement pour les USA et l’Asie, il s’appelait Maxima Elite 80

Il semble que la gamme des Fino soit celle des entrées de gamme. Ce qui n’empêche qu’il possède quelques fonctions inhabituelles sur un tel appareil, comme une pause B, un petit avertisseur sonore qui se manifeste en cas de flou de bougé et même un retardateur

Son zoom est un 38 – 80mm, ouvrant de f6,3 à f12,3 avec un autofocus assez réactif. Le bottier est asservi à une cellule au CdS, sensible de 50 à 1600 Iso. Pas besoin de paramétrer l’appareil, il « lit » le codage DX des films et fait ses réglages tout seul.

Du classique jusque là.

Continuons. C’est un appareil tout automatique. C’est donc lui qui décide de tout pour la vitesse (de 60s – en mode Bulb – à 1/250s) et il ne vous tient pas forcément au courant de ses choix (pas d’infos dans le viseur)

Un petit flash intégré peut vous aider en cas de faible luminosité, avec fonction anti-yeux rouges et débrayable (ça, j’aime bien).

Que dire encore ? Il y a dessous un petit filetage pour le fixer à un trépied. Léger, il ne va pas vous surcharger en balade (225gr avec la pile). Son alimentation est assurée par une CR2 (6v).

Point de vue manipulations, c’est ultra facile : vous visez, il fait la mise au point (et le reste). Si vous voulez actionner le zoom, deux petits boutons sur l’arrière l’un pour « avancer » le zoom, l’autre pour « reculer ». La visée suit le mouvement du zoom en temps réel. Une diode vous averti de la mise au point.

Tiens au fait, le viseur est assez clair, collimaté ce qui ajoute à son confort d’utilisation

Sur le dessus, un écran LCD vous renseigne sur le nombre de vues prises, les états du flash.

Un loquet sur la tranche vous permet d’ouvrir le dos de l’appareil pour y introduire une bobine et il se chargera d’amener le film à la première vue.

Voilà, rien de transcendant mais rien de rébarbatif non plus. Comme je l’écrivais au début de cet article, un petit appareil qui va vous faciliter la vie (faut même pas lire un mode d’emploi pour savoir l’utiliser).

Si vous en trouvez un, ne déboursez pas plus de 15€ s’il est accompagné de sa house et de sa dragonne. Il vous suivra partout et vous ne craindrez pas de l’abîmer le cas échéant.

Bref, un petit compagnon qui ne fait pas de vague mais rend de petits services utiles quand on a besoin de lui.

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

Des exemples d’images prises avec le même type d’appareil ICI

Des références : https://filmphotography.eu/en/samsung-fino-80-super/ en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-4795-Samsung_Fino%2080%20Super.html, https://www.kijiji.ca/v-appareil-photo-camera/ville-de-montreal/point-and-shoot-a-film-samsung-maxima-elite-80-zoom-38-80mm/1580219914 en français