Préambule.
Si vous vous en souvenez, j’avais trouvé de drôle de Polaroid Automatic Land transformé.
Pour ceux qui ferait l’impasse sur l’article sus mentionné, voici le résumé de la présentation de cet inconnu :


Si le dos de cet appareil étrange est incontestablement celui d’un Automatic Land en pack 100, tout le reste est spécifique à ce pourquoi il a été créé.


Aussi, à la place du soufflet habituel, une espèce de cheminée en métal, terminée par un ensemble qui doit contenir l’obturateur et son mécanisme modifié. En effet, il n’y a plus – ou plutôt, il n’y a jamais eu – de bouton de déclencheur sur cet appareil, ni de levier d’armement.


En lieu et place, une fiche pour brancher sans doute une commande électrique.


Reste qu’en regardant par l’intérieur de la chambre, j’aperçois une autre grande modification, celle de la lentille interne.

L’objectif a été modifié, tout comme l’obturateur puisqu’on voit la commande électrique sur le côté de la plaque métallique. Enfin, le tube en aluminium qui est à l’avant porte aussi une lentille, enfoncée assez profondément dans le tube, ce qui me laisse à penser qu’il s’agit sans doute d’un appareil qui se fixait sur un autre objet : télescope, appareil du domaine médical, pour la police, … ?

La transformation semble avoir été faite par la marque elle-même

Le compartiment autrefois dévolu aux piles est vide et n’a, visiblement, pas été conçu pour en recevoir un jour. C’est aussi pourquoi je penche en faveur d’une modification d’usine.

Finalement de quoi s’agit-il ?
Et bien, lors d’une brocante où j’exposais le boitier, un Monsieur l’a pris en mains et nous a expliqué ce à quoi il pouvait servir et le pourquoi de certaines transformations.
Ce Polaroid Automatic Land servait à vérifier la cuisson de briques dans les fours où celles-ci prenaient forme.
Le tube en aluminium était glissé dans une chambre donnant sur le four, protégée de la chaleur autant que faire se peut. Ce qui expliquait encore les modifications des lentilles, conçues pour résister aux hautes températures et traitées pour éviter la déformation sur l’image due à la chaleur intense (effet de vibrations ou effet mirage).
Les tirages effectués étaient des épreuves de vérifications et de contrôle.
Voilà un mystère de résolu semble-t-il, merci cher Monsieur.
Finalement, cet appareil étrange va rejoindre, suite à la Foire de Cormontreuil, la collection d’un passionné de la marque, tout est bien qui finit bien pour ce Polaroid atypique.

Ce n’est donc pas un endoscope médical d’un autre temps… 🙂
hihihi … non, il était difficile à faire entrer, alors ils ont changé sa destination ! Mes amitiés Phil.