Le Canon AE-1 Program, une petite histoire de gamme

Préambule.

Une longue brocante, celle de Emines (namurois), que nous commençons tôt pour avoir la chance de trouver quelques pépites, enfin, peut-être.

Au détour d’un étal qui termine son installation, je vois trois boites marquées Canon : celle d’un boitier, d’un objectif et d’un flash. Je m’enquiert du prix, très raisonnable et j’emporte le tout.

Je viens de faire acquisition d’un Canon AE-1 Program noir, de son zoom FD 35 -70 mm f4 constant et d’un flash Vivitar 3500, compatible et toujours fonctionnel.

Partons à sa découverte …

Un peu d’histoire.

Pour remonter dans la genèse de ce modèle, il faut se souvenir que le premier fut le AE-1, qui utilise la monture FD et qui parait en 1976. Cette gamme introduit l’automatisme contrôlé électroniquement. Les appareils antérieurs (du FX – 1964 – au F-1 – 1971) ne possédaient pas de calculateur embarqué.

Ceux qui suivront, la série T (duT50 – 1983 – au T90- 1986) utilisent toujours la monture FD mais sont motorisés.

Il faut attendre 1987 pour découvrir une nouvelle monture, la EF et les appareils qui la supportent, les EOS.

Ceux-là marquent une rupture conséquente : non seulement l’abandon total d’une monture mais aussi l’introduction de l’autofocus et de l’électronique générale embarquée.

Mais revenons à la gamme des A, qui se compose de six boitiers :

  • Canon AE-1 (1976), qui est un priorité vitesse
  • Canon AT-1 (1976), qui est aussi un priorité vitesse mais sans automatisme donc purement manuel
  • Canon A-1, reflex pro (1978), premier appareil avec ordinateur numérique à bord et 4 programmes (tout automatique, priorité vitesse, priorité ouverture, manuel, priorité au flash de la série Speedlite)
  • Canon AV-1 (1979), qui est un priorité ouverture (moins cher à fabriquer)
  • Canon AE-1 Program (1981), qui est un priorité vitesse comme le AE-1 et qui ajoute l’Exposition programmée (AE) et un mode mesure manuelle à diaphragme fermé.
  • Canon AL-1 (1982), avec les mêmes modes que ses grands frères mais sans vitesses lentes

Pour la première fois, ces appareils possèdent un véritable « ordinateur » numérique et non plus analogique, une puce en somme, capable de calculs selon la sensibilité, l’ouverture ou la vitesse utilisés. Le triangle d’exposition est mis en équations.

Ensuite, le Canon AE-1 inaugure une nouvelle manière de fabriquer des appareils photo : les chaines de fabrication passent pas une automatisation poussée, ce qui garanti à la fois un coût de production moindre mais aussi une régularité et un contrôle du processus d’assemblage jamais égalé à cette époque. Par rapport aux boitiers précédents, 300 pièces ont été éliminées grâce à l’utilisation des composants électroniques.

Petit aparté :

Plus qu’aucun autre sans doute, le Canon AE-1 s’inscrit dans la logique du créateur de la marque, Yoshida Goro (fondation de Canon en 1933). Celui-ci, désireux de comprendre comment fonctionnaient les Leica II et Contax model 1, les deux appareils considérés à l’époque comme les meilleurs appareils 35mm et les plus chers, achetât un Leica II, qu’il a entièrement démonté, pour saisir le mécanisme et le pourquoi de leur prix élevé.

Il fut particulièrement déçu : J’ai simplement démonté la caméra sans aucun plan spécifique, mais simplement pour jeter un œil à chaque pièce. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas d’objets spéciaux comme des diamants à l’intérieur de l’appareil photo. Les pièces étaient en laiton, en aluminium, en fer et en caoutchouc. J’ai été surpris de constater que lorsque ces matériaux bon marché étaient assemblés dans un appareil photo, cela demandait un prix exorbitant. Cela m’a mis en colère ».


De plus, comme le Canon F-1, la série des A s’inscrit aussi dans un système qui comprend des accessoires spécifiques, en plus de la gamme des objectif FD.

Image illustrant la série A des appareils photo Canon, mettant en avant plusieurs modèles, un flash et des accessoires, avec un schéma en bas détaillant les spécifications et les composants du système.
Source : fou de F-1

Tous ces éléments réunis ont fait de cet appareil un best-seller car entre 1976 (date de sortie) et 1981, plus de quatre millions de Canon AE-1 sortiront des chaines.

Un mot encore sur l’autre révolution qui accompagne la série des Canon A, la monture FD. Celle-ci fut conçue spécialement pour le Canon F-1 et elle se retrouve bien évidemment compatible avec la série A. Que propose-t-elle d’exceptionnel ? Elle permet d’exploiter toutes les fonctions automatiques des nouveaux appareils qui agissent sur le diaphragme. Ces objectifs sont entièrement automatiques et leur système permet une mesure de la lumière TTL à pleine ouverture et se ferme à l’ouverture de travail automatiquement, qu’il soit utilisé en mode priorité à l’ouverture ou priorité à la vitesse.

Si le F-1, l’initiateur, suivi ensuite par le A-1 (sorti deux ans après le premier Canon AE-1) étaient essentiellement destinés aux professionnels, le Canon AE-1 était lui destiné aux amateurs … exigeants.

La recherche marketing et la campagne de publicité faite autour de cet appareil a montré que le plus grand nombre de photographes non professionnels étaient à la recherche d’un appareil qui puisse leur permettre de réaliser de superbes photos et qui sache rester simple d’utilisation.

Illustration d'un Canon AE-1 Program argentique avec objectifs, montrant les réglages et fonctionnalités de l'appareil.

Ensuite vient le AE-1 Program, sorti 5 ans après le AE-1. Les clients avaient pris goût à la qualité et la simplicité de ce dernier mais ils le trouvaient parfois un peu limité, au regard de ce que le A-1, par exemple, proposait. Ils voulaient que le mode AE, qui définit automatiquement la vitesse d’obturation et l’ouverture, puisse être présent dans un boitier comme le AE-1.

Le Canon AE-1 Program est la réponse à cette demande. Nous allons le découvrir …

Présentation du Canon AE-1 Program.

Tout d’abord, deux choses à retenir : le Canon AE-1 Program est sorti 5 ans après son illustre aïeul et nous sommes donc dans les années quatre-vingt. De nouvelles attentes se font jour de la part des amateurs exigeants, ce qui va se traduire par une ergonomie un peu modifiée et l’ajout, comme je l’écrivais ci-dessus, de fonctions rendant encore plus facile l’utilisation d’un appareil reflex. Enfin, la polyvalence de l’appareil est encore améliorée, tant avec les flashs que la large gamme d’optiques en monture FD.

Appareil photo Canon AE-1 Program sur un fond neutre, avec des éléments textuels décrivant ses caractéristiques principales comme la polyvalence et la simplicité.

Un petit éclaté de l’appareil vous permet en un clin d’œil de voir les commandes et de vous en familiariser si vous n’avez pas un boitier sous la main.

Illustration de la caméra Canon AE-1 Program avec des numéros indiquant les différentes parties et fonctionnalités de l'appareil.

Petite présentation de celui qui nous occupe aujourd’hui :

L’ergonomie du Canon AE-1 Program.

Au niveau ergonomie, il reprend la mini-poignée du A-1, qui rend la tenue un peu meilleure et, surtout, protège le logement des piles, toujours aussi fragile. Le levier d’armement est modifié afin de l’appréhender plus rapidement (course à 120° et position d’attente à 30°) et il propose un appui pour l’index avant le déclenchement. Le déclencheur est électromagnétique, pour plus de douceur et de stabilité lors de la prise de vue.

Comme sur le A-1 encore, un sélecteur permet 3 options : A = prêt à l’emploi ; L = verrouillé (tous les circuits sont éteints) ; S = le retardateur de 10s (un signal retentit et accélère lors il reste 2s).

Les deux boutons pour contrôler et bloquer l’exposition sont idéalement placés pour être manipulés de la main gauche, tout comme, en dessous, le levier pour le contrôle de la profondeur de champ.

La fenêtre d’affichage de la sensibilité du film est bien lisible, sous la molette de rembobinage. La palette de sensibilités s’étend de 12 à 3200Asa, ce qui couvre les possibilités des films du moment.

Enfin, au dos de l’appareil, une fenêtre permet de glisser le carton du film, qui sert de mémo.

C’est un appareil compact, léger, robuste et simple d’emploi.

La simplicité d’utilisation du Canon AE-1 Program.

La nouveauté de cet appareil, c’est l’exposition automatique programmée. Ce qui veut dire que lorsque vous avez fait la mise au point, l’appareil aura choisit pour vous la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme qui se prêtent le mieux à votre sujet. Il ne vous reste plus qu’à déclencher.

Si c’est une scène d’action, le boitier choisira la priorité à la vitesse. Si c’est un paysage ou un portrait, il choisira la priorité à l’ouverture. Et si vous vous trouvez devant un cas particulier, vous pouvez encore passer en mode manuel de l’exposition.

L‘AE programmée indique clairement que le boitier travaille avec une unité de calcul, numérique et non plus analogique. Ce calculateur va régir le calcul de l’exposition, la mise en mémoire, les signaux d’avertissement et, surtout, il réagit à chaque modifications des situations de la prise de vue comme par exemple les variations d’éclairages.

Simplicité d’utilisation car il suffit de mettre le sélecteur sur Program et la bague de sélection de l’objectif sur A pour que tout se mette en place. Dès que vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, dans le viseur, un P vert s’affichera pour vous rappeler votre choix. Si la luminosité est trop faible, forçant l’appareil à opter pour une vitesse égale ou inférieur au 1/30s, le P clignotera pour vous avertir du risque de flou de bougé. L’ouverture du diaphragme est aussi déterminée automatiquement, sa valeur sera affichée en rouge dans le viseur. N’oublions pas que cette valeur est importante pour la profondeur de champ.

Si nous devions ne retenir qu’une chose de tout ceci, c’est que l’exposition programmée, qui choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse, évolue à chaque variation de luminosité. Il nous faut peaufiner le cadrage et la composition, le boitier s’occupe du reste.

Cela peut paraître évident de nos jours, mais au seuil des années quatre-vingt, Canon faisait là une avancée décisive dans l’usage des reflex destinés aux amateurs éclairés … et au professionnels qui cherchent un second boitier fiable.

Vue d'un viseur de Canon AE-1 Program avec une cible circulaire au centre et indication du mode Program à gauche.

Vient ensuite l’AE à priorité à la vitesse. Celle-ci favorise, vous l’avez compris, la photographie en action. Ici, vous choisissez la vitesse et l’appareil va calculer l’ouverture la plus utile, qui sera affichée dans la viseur. Si celle-ci devait être en sur ou sous-exposition, cette valeur clignotera dans le viseur.

Vue du viseur et du sélecteur de mode de l'appareil photo Canon AE-1 Program, montrant la zone de mise au point et les réglages de l'exposition.

Pour vous aider dans la photo d’action, il sera sans doute nécessaire d’utiliser le moteur MA car il vous permettra d’atteindre la vitesse de 4i/s (de quoi vider un film de 36 vues en 9 secondes !). Les moteurs A2 et A ne donneront que 2i/s.

Diagramme illustrant les connexions des moteurs et accessoires compatibles avec le Canon AE-1 Program, incluant le moteur d'entraînement MA, moteurs d'arment A et A2, ainsi que divers contrôles et télécommandes.

Ensuite, le mode manuel. Après les modes Program et AE vitesse, il reste le mode manuel qui ravira les photographes qui veulent tout contrôler eux-mêmes ou parce que les conditions de prises de vue sont telles qu’il faut y avoir recours.

Là encore, rien de difficile car il suffit de dégager la position A de l’objectif, de choisir la vitesse d’obturation, d’enfoncer le déclencheur à mi-course. Vous verrez alors le M en rouge apparaître dans le viseur mais surtout la valeur d’ouverture que le posemètre vous donnerait si vous étiez en automatique. A partir de là, vous choisissez l’ouverture que vous voulez, selon le type d’effet que vous voulez appliquer (netteté, sur ou sous-exposition).

C’est encore le mode que vous choisirez pour effectuer des poses longues, notamment.

Vue du viseur et des commandes du Canon AE-1 Program, mettant en avant l'écran de mise au point et le sélecteur de mode.

Toujours dans les commandes manuelles, il y a aussi la mémorisation d’exposition. Très utile lorsque des sujets sont à contre-jour. Vous vous approchez du sujet puis maintenez le déclencheur à mi-course en appuyant sur le bouton de mémorisation. Vous recadrez, en gardant le déclencheur enfoncé à mi-course, puis l’enfoncez à fond pour prendre la photo. C’est la pression constante à mi-course sur le déclencheur qui garde en mémoire le fait de pousser une fois sur le bouton de mémorisation.

Détail du Canon AE-1 Program montrant le bouton de mémorisation d'exposition et la monture d'objectif FD.

Il faut encore aborder la photographie au flash. Canon a développé un nouveau flash dédié au Canon AE-1 Program, le Speedlite 188A. Il est parfaitement calibré pour l’appareil, même si les autres flashs Speedlite restent utilisables, comme le montre l’illustration ci-dessous.

En ce qui concerne donc le 188 A, il suffit de régler sur le flash la sensibilité du film et de programmer une ouverture autre que f2,8 ou f5,6 (les deux ouvertures automatiques du flash pour 100Asa). Lorsque le flash est mis sous tension, après quelques secondes un signal vert s’allume dans le viseur, signifiant que le flash est prêt à fonctionner. Le AE-1 Program va passer automatiquement au 1/60s (la vitesse de synchro flash) et régler l’ouverture en fonction de celle réglée sur le flash. Bien entendu, vous devez être sur A pour l’objectif et sur une vitesse autre que la pose B. Après le déclenchement, un éclair vert va clignoter quelques secondes dans la viseur pour vous indiquer si la distance était dans les limites prévues et l’exposition correcte.

Schéma montrant des modèles de flash Speedlite compatibles avec l'appareil photo Canon AE-1 Program, incluant des connecteurs et des accessoires.

Je cite souvent le viseur, il est temps d’écrire quelques mots à son sujet car il participe de la commodité d’utilisation de l’appareil.

Ce dernier couvre 94% de l’image réelle. Tant que vous n’appuyez pas sur le déclencheur à mi-course, aucune indication ne vient perturber la vision. Si vous appuyez, les informations s’affichent à droite, toujours hors du champ de vision. S’il y a risque de sous-exposition, l’ouverture affichée clignote. Si la vitesse retenue dans le mode Program est égale ou inférieure à 1/30s, le P clignote pour avertir du risque de flou de bougé. Il fut encore remarquer que l’intensité des DEL varie selon la luminosité du sujet, les rendant toujours parfaitement lisibles.

Ensuite, le télémètre à coïncidence est une première mondiale : il utilise des prismes à double pente qui évite l’assombrissement que l’on voit avec l’ancien système à pente unique, notamment avec les objectifs peu lumineux. De plus, il est entouré par un dépoli extrêmement fin et lise, réalisé au laser. Cela se traduit par un gain de lumière de 50% par rapport aux anciens verres.

Les verres de visée sont en outre interchangeables, comme dans les appareils professionnels. Ils sont au nombre de 8, selon les besoins ou habitudes photographiques. Un verre de visée à double télémètre est même proposé, à la fois sur le plan horizontal et sur le plan vertical, pour plus de précision.

La polyvalence du Canon AE-1 Program.

Cet appareil a été pensé pour pouvoir répondre à quasi toutes les demandes des photographes. Comme je le citais pour le AE-1, il s’inscrit dans un système, inauguré par le F-1 professionnel. Il vous offre donc l’accès à un ensemble d’accessoires impressionnants, qui va des flashs aux objectifs en passant par un dos dateur et autre matériel spécifique à certaines applications (médicale, astronomique, etc.). Vous retrouverez ces planches dans la brochure commerciale citée plus bas, que je vous suggère de lire aussi. Ceci vous donne une idée de l’étendue des possibilités offertes à cet appareil.

Un ensemble d'appareils photo Canon, objectifs et accessoires présentés sur une table, comprenant des flashes, des trépieds et divers filtres de couleur.
Illustration d'un manuel technique pour le Canon AE-1 Program, montrant des objectifs, des accessoires et des schémas de configuration.
Diagramme explicatif des différents accessoires et de leurs connexions pour le Canon AE-1 Program, incluant les configurations d'utilisation et les éléments nécessaires au bon fonctionnement de l'appareil.

Une dernière chose à son sujet, que j’ai découverte plusieurs fois en lisant ce qui m’a servi à publier cet article mais que je n’ai pas lue chez Canon : l’appareil semble avoir été conçu pour résister aux intempéries (on dirait tropicalisé de nos jours). Pourquoi pas, il a déjà bien résisté au temps passé …

Que penser de cet appareil ?

Sa conception, tout automatique en mode Program peut en chagriner plu d’un(e) mais je pense, comme à l’époque que c’est un bon moyen d’apprentissage car l’appareil nous donne toujours des indictions utiles, que l’on peut mémoriser et reproduire ensuite en mode priorité vitesse ou en manuel. C’est vraiment un appareil d’écolage très subtil.

Ensuite, sa forme, sa compacité, sa légèreté en font un appareil que l’on aime sortir et utiliser. L’âge ne change rien à sa précision ni à son agrément.

De plus, le large choix des optiques FD va nourrir à moindres frais, votre créativité. Depuis l’avènement des optiques en monture EF, elles sont en effet devenues complétement obsolètes. Si vous tombez sur un FD 24mm f1,4 L, ou un FD 50mm f1,2L ; voire encore un FD 85mm f1,2/ L, ne les laissez pas partir (mais il faut être réaliste, ceux-là seront chers).

Celui que je vous présente est noir, comme je les aime, mais il a majoritairement existé en bis-tons, argent et noir.

Son alimentation, si vous ne passez pas par un moteur, est assurée par une 4LR44 de 6v, facile à trouver. La seule chose à laquelle il faut faire attention, c’est à ne pas casser la porte qui cache la pile. Allez-y doucement.

Ce Canon AE-1 Program n’a-t-il que des qualités ? Il en a beaucoup mais avec l’âge aussi quelques défauts. Le plus classique, ce sont les mousses qui s’effritent et qu’il faut remplacer, non seulement celle du miroir mais aussi celle du dos, à la jonction de la porte. C’est facile à faire et cela vous évitera des fuites de lumière.

Plus agaçant, le Squeeze, ce bruit de ferraille lorsque vous déclenchez. C’est aussi un classique qui touche le A-1, le AE-1 et presque toute la gamme A d’ailleurs. C’est un manque de lubrification qui est l’origine de ce bruit désagréable mais pas dangereux. Une petite vidéo, ci-dessous, vous montre comment faire. Je l’ai suivie car le mien est atteint et j’avoue que je ne me souvenais plus ou l’aiguille devait passer.

Question prix, selon son état et l’optique qui est montée dessus (le mien est équipé d’un 35 – 70mm f4 constant), il faudra compter au moins 150€ pour en acquérir un (un peu moins pour un bis-tons).

Mais ensuite, quel plaisir que de posséder un tel boitier et de faire des photos avec lui.

Et vous, vous en pensez quoi du Canon AE-1 Program ?

Vidéos d’illustration.

Réparation du bruit sur un A-1. C’est la même chose sur le 1E-1 Program

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par LA (85 pages utiles et qui contiennent même un cours pour la prise de vue, génial).

La lecture de brochures commerciales d’époque est un régal, que je vous conseille de lire ICI.

Fiche technique détaillant les spécifications du Canon AE-1 Program, incluant les modes d'exposition, monture d'objectif et commandes.

Des références.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_AE-1_Program, https://pellochemoi.com/blog/canon-ae-1-program-guide-complet/, https://www.focale-alternative.be/blog/canon-ae-1-program/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-10263-Canon_AL-1%20QF.html, https://www.fou-du-canon-f-1.net/appareils-canon-apres-le-f-1/canon-serie-a/, https://www.lomography.fr/magazine/326629-lomopedia-appareil-argentique-canon-a-1-35mm-avis-test, http://www.canon.photo.free.fr/photos/modeles/reflex.php?canon=196 en français ; https://www.kenrockwell.com/canon/fd/ae-1-program.htm, https://global.canon/en/c-museum/product/film103.html, https://www.canonclassics.com/canon-ae-1-program/20-11/, https://thenoisyshutter.com/2022/09/01/classic-camera-review-canon-ae-1-program/, en anglais.

2 réflexions au sujet de « Le Canon AE-1 Program, une petite histoire de gamme »

  1. Bonjour JP, quelle belle affaire, Les CANON AE-1p se font rares en ce moment. J’ai eu la chance d’en trouver deux en Angleterre avant le brexit (donc, pas de problème d’importation). Et oui, la maladie du « Squeeze » est hélas récurrente. Les deux que j’ai obtenus en Angleterre avaient tous les deux cette maladie. Pour le premier modèle reçu, j’ai utilisé la technique de l’aiguille pour injecter du lubrifiant dans le mécanisme d’amortissement. Pour le deuxième, j’ai voulu faire cela plus sérieusement et j’ai démonté le boitier. Finalement, le bruit n’est pas très grave, c’est uniquement la masselotte d’inertie (qui tourne autour d’un axe et qui est entrainé par le miroir quand il se lève) qui provoque ce bruit désagréable. Le lubrifiant associé à la masselotte fini par disparaitre et cela engendre ce célèbre « Squeeze ». Donc, même sans intervention de notre part, le système d’amortissement ne craint pas grand chose et cela ne remet pas en cause le fonctionnement de l’appareil. Par contre, au niveau huile, ne pas mettre une huile trop épaisse car même si cela diminue fortement le bruit, cela a comme effet secondaire de ralentir le miroir. Bref, j’ai fait cette erreur (mais est-ce vraiment une erreur ?) sur mon canon AE-1p (finition noire) et j’ai mis une huile plus fluide et bien mieux appliquée (car le boitier a été démonté) sur mon canon AE-1p (finition ALU). Les deux fonctionnent très bien et la version ALU a bénéficié d’un nouveau gainage en bleu marine (merci à notre ami japonais qui nous propose des kits pour refaire l’esthétisme de nos boitiers favoris). bonne journée JP, bien amicalement Olivier

    1. latelierdejp – Passionné de peinture et de photographie, j'essaie de partager mes univers car il n'est rien de plus vain que de garder cela pour soi. L'art est échange, ouverture d'esprit, tolérance, polémique (parfois) mais il suscite toujours le débat et crée du lien. N'ayons pas peur de lui, apprenons à l'apprivoiser et à le transmettre pour nos enfants, aussi.
      latelierdejp dit :

      Bonjour Olivier, celui de l’article couine aussi mais je vais le piquer où il faut. J’utilise une huile très fluide, celle pour machine à coudre et ça fonctionne super bien (je l’ai déjà fait avec le A-1). C’est vrai que ce n’est pas dangereux, juste agaçant. Je pense que ton explication va en rassurer plus d’un(e). Bien amicalement.

Répondre à latelierdejpAnnuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.