Recherche rapide : Préambule – Un peu d’histoire – Présentation de l’Agfamatic 4008– Que penser de cet appareil ? – Vidéos d’illustration – Des références
Préambule.
Mon (petit) stock de découvertes de la brocante de Maroilles diminue encore.
Cet appareil est plus commun que les autres déjà vu jusqu’ici mais comme le format 110 revient à la mode (merci Lomography), il est un bel exemple des bons appareils dans ce format, facile à utiliser et bien construit. La preuve ? Cinquante ans après sa première sortie, il est toujours en forme.
Un peu d’histoire.
Je ne vais pas revenir sur l’histoire du format 110, que vous pourrez découvrir au fil de vos lectures sur les appareils pocket déjà vus sur le site.
Simplement re-préciser que si c’est Kodak qui l’a inventé, dix ans après le format 126, le format 110 a détrôné l’ancien format 16 (des Minolta MG-16), alors le plus courant pour les tous petits appareils de poche (hormis le 8×11 des Minox, mais ce n’est pas le même monde).
Ce nouveau format (1972) a été adopté par presque toutes les marques, qui ont inventé des boitiers de plus en plus petits, parfois très simples, souvent un peu plus sophistiqués, pour tenter de pallier la médiocre qualité des grandissements du film, un négatif de 13x17mm.
La plupart des appareils Instamatic ou Agfamatic, comme ceux des concurrents, sont équipés d’optique en plastique, qui ne contribuent pas à l’amélioration de la qualité des photos. Cependant, même chez Kodak et Agfa et surtout chez leurs concurrents, de nombreux boitiers seront aussi équipés d’optiques en verre, voire d’objectifs avec plusieurs lentilles (Canon, Minolta, Rollei, Pentax, par exemple).
Les Agfamatic ont bénéficié du concours de Schlagheck Design pour définir leur forme que beaucoup considère comme presque parfaite. C’est vrai que les contours arrondis, le mélange du métal satiné et du noir, plus l’intégration du gros bouton rouge du déclencheur Sensor, lui vont à ravir.
Dans la gamme des Agfamatic, apparue en 1974 et qui s’éteindra au seuil des années quatre-vingt,il y a des séries :
- celles en millier (1000, 2000, etc.) qui sont équipées de Magicube (flash carré à 4 ampoules) ; elles s’appelleront Flash Pocket si un flash est intégré
- celles des huit (1008, 2008, etc.) qui travaillent avec des Flipflash, ces rampes de 8 ou 10 ampoules flash (qui ont l’avantage d’éloigner la source de lumière de l’objectif pour éviter l’effet yeux rouges) ; elles peuvent être Télé Pocket si une lentille additionnelle donne cet effet télé ; elles peuvent aussi être Macro Pocket si l’objectif est macro (disons plutôt proxiphotographie)
- la série des 901avec une taille différente car équipé d’un moteur
- quelques appareils portant des noms seuls, sans numéro (Snapper, Traveler, Sport, par exemple), surtout donnés à des appareils de fin de règne, au début des années quatre-vingt.
Personnellement, j’ai tendance à considérer les séries en huit comme étant des hauts de gamme et celles en millier comme des entrées de gamme. Les appareils motorisés étant une série à part.

Tous ces boitiers ultra légers et éminemment destinés à être glissés dans toutes les poches, sont équipés du système Répitomatic, que la plupart des utilisateurs vont exprimer en nommant les appareils schris-scrach-click du fait des bruits émis par ceux-ci lorsque l’on déplie puis replie le boitier pour armer et le click pour la prise de vue.
Tous sauf ceux équipés, bien évidemment d’un moteur (901, Tramp, Sport et Star).
En effet, le mouvement d’avant- arrière opéré par le photographe arme l’obturateur, le déclencheur et allume la cellule. Pour éteindre le boitier, il faut le refermer et faire glisser une espèce de verrou, situé en dessous, pour bloquer le mouvement et fermer la cellule. Il faut remarquer que si vous ouvrez-fermez plusieurs fois de suite l’appareil sans déclencher, une protection spéciale fait que le film n’avance pas tant que vous n’avez pas déclenché en appuyant sur le Sensor.
Les moins de cinquante ans se souviennent sans doute avec nostalgie de ces pocket, que l’on offrait pour les communions, les anniversaires, les réussites scolaires. Abordable, simple d’utilisation (chargement facile du film, utilisation quasi instinctive pour la prise de vue) en ont fait des grands succès des années septante et quatre-vingt. Si vous fouillez un peu dans les albums photos familiaux, vous en trouverez des traces émues ou émouvantes …
Présentation de l’Agfamatic 4008 Sensor.
Ce 4008 est en fait un 4000 a qui l’on a offert un nouveau flash : exit le Magicube, voici le Flipflap.
Si le 4000 était le fleuron de la série des millier, le 4008 sera précédé des 1008, 2008, 3008 et suivi par un 5008 et, le haut de la gamme, le 6008.
Pour le reste, rien ne change (ou comment faire du neuf avec de l’éprouvé) : système Repitomatic, objectif Color Apotar fixe 26mm f6.3 à 3 lentilles de verre, cellule CdS qui commande la vitesse lors de la prise de vue, automatiquement ; utilisation de deux piles A625 (ou 2 LR44 dans un adaptateur) et vous voilà prêt pour des images instinctives, amusantes.





Comme je le faisais remarquer dans l’article sur le 2008, Bernard Plossu a utilisé ces appareils pour un projet devenu livre, justement à cause de l’instantanéité de la prise de vue, la facilité de celle-ci qui fait que l’on se concentre sur le cadrage ou sur la spontanéité de l’action.
Le viseur est projeté et collimaté, avec un signal lumineux lorsqu’on descend sous le 1/30s et qu’un Flipflash est nécessaire. Très clair malgré la taille de l’appareil, c’est très agréable de viser à travers.

Sur ce modèle, vous avez trois positions de prise de vue : pour le portrait (de 90cm à 1,2m), pour un groupe (de 1,2m à 2m) et pour l’infini (montagne). On peut juste regretter qu’il n’y a pas de rappel des distances choisies dans le viseur, mais ça, c’est pour le 5008 et le 6008 seulement.

Pour alimenter la cellule et l’obturateur, il faut glisser 2 piles A625 dans un petit compartiment dont l’ouverture se situe sur le côté.

Que penser de ce pocket ?
C’est un petit appareil bien fini, bien construit. La seule chose à laquelle faire attention, c’est (comme d’habitude) au compartiment des piles, dans lequel on les a vite oubliées. Et elles peuvent faire des dégâts irrémédiables.
Pour le reste, ouvrez le compartiment du film et actionnez le mécanisme d’avant – arrière pour vérifier si les roues dentées tournent correctement, ce sont elles qui doivent entrainer les vues du film.
Les objectifs sont rarement sales car ils sont généralement protégés par une plaquette qui ne s’escamote qu’au moment de la prise de vue.
Si vous en trouvez un exemplaire avec son petit sac de transport et sa dragonne en métal, vous ne devriez pas dépenser plus de 20€ (soit 6 fois moins que le 110 de Lomography) et vous en aurez autant de plaisir.
Et vous savez que si je taquine bien volontiers Lomography, je leur suis reconnaissant d’encore sortir des films en 110, avec des coloris spéciaux parfois, voire des déclinaisons d’appareils marrants.
Ils nous offre d’ailleurs une belle collection de photos réalisées, notamment, avec cet Agfamatic 4008, que vous pouvez découvrir LA.
Ce pocket, comme tous ceux de cette famille de petits appareils, méritent vraiment d’être redécouverts par les plus jeune (et les autres aussi, en souvenir). Outre ce que j’ai déjà écris au sujet de leur facilité d’emport, d’usage, de spontanéité, de plaisir simple, c’est une manière de photographier, décomplexée, qui rappelle l’âge d’or de la photographie.
Soyez raisonnable, faites-vous plaisir …
Vidéos d’illustration.
Un peu de technique.
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.
Caméras : analogique catégorie/type appareil photo de poche
Marque : Agfa, Allemagne
Film photographique : format 110
Film photographique format négatif 13 x 17 mm (pochette)
Transport de films : manuel
Posemètre intégré, couplé au CdS, sensibilité de 25 à 400Iso
Contrôle de l’exposition automatique (priorité vitesse)
Objectif Color Apotar fixe 26mm f6.3 à 3 lentilles en verre, mise au point minimale de 90cm, mise au point sur personne, groupe, montagne
Obturateur à plan focal de 1/30s à 1/500s ; déclencheur Sensor d’Agfa avec possibilité de monter une commande filaire à viser
Flash : Flipflash, possibilité de monter sur le côté un flash électronique Agfalux 400T à brancher sur la prise du Flipflash
Période de production à partir de 1975
Matériaux du boîtier : Métal (aluminium), plastique
Des références.
https://kameramuseum.de/objekte/agfa-agfamatic-4008-pocket-sensor/, https://www.kamera-museum-scholz.de/agfa-kamera/agfamatic-pocket/agfamatic-pocket-4008/ en allemand ; https://camera-wiki.org/wiki/Agfamatic_4008_pocket_sensor, http://www.submin.com/110/collection/agfa110/cameras/4008.htm, https://www.aperturepreview.com/agfamatic-4008-pocket-sensor, en anglais ; https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=10015






































































































































































































































